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Pour toi, Maman â€đŸ’‹

Pour toi, Maman :

En ce Dimanche 27 Mai 2018, je voulais te dĂ©dier ces mots en l’honneur de ta fĂȘte des MĂšres


Une fĂȘte des Mamans qui sera bien diffĂ©rente de toutes les autres


DiffĂ©rente par la grande absence si douloureuse de l’amour de ta vie qui n’est dĂ©sormais plus Ă  tes cĂŽtĂ©s


L’amour de ta vie qui Ă©tait toujours prĂ©sent Ă  chacune de tes fĂȘtes des mĂšres


Qui aimait participer Ă  cet Ă©vĂ©nement en t’offrant un magnifique bouquet de fleurs


Qui Ă©tait si fier d’avoir eu deux beaux enfants avec toi


Qui ne pouvait aussi s’empĂȘcher de te faire des petites surprises car oui il aimait tant te faire sourire
 te faire rire


Il aimait tout simplement la vie et toutes ces petites choses qui nous entourent et qui contribuent à nous rendre heureux sur cette terre


Et la fĂȘte des MĂšres en faisait largement partie


Une fĂȘte des MĂšres qu’il aurait souhaitĂ© joyeuse tout en Ă©coutant tes airs favoris


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Car oui, il nous regardera du nouveau monde d’oĂč il se trouve et voudra trĂšs certainement voir un joli sourire sur ton doux visage…

Ce que je voudrais voir Ă©galement ma petite Maman d’amour et mĂȘme si je sais fort bien que l’Ă©motion finira par te faire pleurer


Laisse couler tes larmes ma petite Maman


Elles ne seront que le reflet de ton immense amour envers ton Ăąme sƓur et tes deux enfants…

Elles n’en seront alors que plus belles et si bouleversantes de sincĂ©rité 

Maman, je t’aime tant…

Aujourd’hui, c’est avec beaucoup d’Ă©motion que je te souhaite une trĂšs belle fĂȘte des Mamans


Et plus que jamais… plus que tout
 Si ce n’est davantage depuis la trĂšs grande perte de Papa qui nous manque tant…

« Bonne fĂȘte ma Mamounette ChĂ©rie !! »

Je ne cesserai jamais de continuer Ă  te cĂ©lĂ©brer cet Ă©vĂ©nement car je t’aime fort


Si fort


Et sans aucun doute plus fort que jamais car il ne me reste désormais plus que toi depuis que Papa nous as quittés


Et de savoir cela
 me fait déjà monter les larmes aux yeux, et craindre le futur


Craindre de te perdre un jour comme j’ai perdu Papa


Je sais que je ne devrais pas penser à cela


Je le sais fort bien
 mais je ne peux m’en empĂȘcher car tu reprĂ©sentes tant pour moi


Tu es ma principale confidente


Je partage tant de choses avec toi


On s’entend si bien


On s’aime fort, tout simplement…

C’est pourquoi j’espĂšre de tout mon cƓur te souhaiter encore et encore de trĂšs belles fĂȘte des Mamans durant de nombreuses et nombreuses annĂ©es


Plus que jamais


Plus que tout


Par delà les frontiùres


Sans aucune limite…

Car je dĂ©borde d’amour pour toi…

Et que mon cƓur ne cessera jamais de battre pour toi d’un amour intense


VoilĂ  pourquoi c’Ă©tait si important pour moi de te dĂ©dier ce texte
 pas pour te prouver mon amour Ă  travers le monde entier mais juste pour te dire que tu m’as donnĂ© le plus beau des cadeaux sur Terre : la vie


Sans toi
 je n’aurais jamais pu voir le jour…

Je n’aurai jamais eu l’immense joie de te connaĂźtre en tant que Maman…

Et je suis si fiĂšre d’ĂȘtre ta fille…

Et pour ce magnifique lien de sang entre toi et moi ; je voulais te faire aujourd’hui Ă  mon tour ce petit cadeau… t’Ă©crire une lettre… une lettre d’amour 💟…

Un cadeau que tous les enfants, petits et grands, devraient offrir Ă  leur Maman en ce jour de fĂȘte des mĂšres… et pas uniquement ce jour d’ailleurs…

Car donner la vie Ă  un petit ĂȘtre
 c’est ce qu’il y a de plus beau dans ce monde
 Rien ne pourrait surpasser un tel acte d’amour


Non, absolument rien
 pas mĂȘme tout l’or du monde…

Bonne fĂȘte Ă  toi ma si prĂ©cieuse Maman ! Et merci de m’avoir donnĂ© la vie et d’ĂȘtre toujours lĂ  pour moi…

Je t’aime fort et Ă  l’infini 💟💟💟

Ta fille, CĂ©cile.

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À toi, l’amour de ma vie đŸ’˜

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Voici un texte que ma Maman a Ă©crit pour rendre hommage Ă  mon pĂšre Guy ❀ :

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À toi, l’amour de ma vie :

Mon coeur est parti avec toi et dans l’immensitĂ© du ciel Ă©toilĂ©, mes yeux se brouillent de larmes et l’Ă©motion m’envahit…

J’ai perdu mon pilier d’amour, si grand, si fort, si protecteur et toujours lĂ  Ă  mes cĂŽtĂ©s, un matin du 15 Novembre 2017.

On se prĂ©pare Ă  toutes Ă©ventualitĂ©s et malgrĂ© tous les remparts pour me protĂ©ger, ta prĂ©sence me manque…

Le passĂ© est devant moi et je m’accroche Ă  tous nos souvenirs pour avancer…

Ils seront mes piliers…

Pour ton anniversaire, ce 22 Mai 2018, je te dĂ©die ces trĂšs belles musiques et chansons qui retracent ton arrivĂ©e Ă  Madagascar, Ă  Namakia le 26 FĂ©vrier 1968 et le dĂ©but de notre histoire d’amour en Juillet 1968 scellĂ© par un mariage le 26 FĂ©vrier 1972 Ă  Namakia, suivi de deux naissances : CĂ©cile en 1977 Ă  Namakia et Olivier en 1978 Ă  Antananarivo.

Ce matin-lĂ  du 15 Novembre 2017 qui devait ĂȘtre une journĂ©e ordinaire et lĂ©gĂšre, tu nous as quittĂ©s…

DĂ©sarmĂ©e et dĂ©semparĂ©e, je me suis effondrĂ©e devant cette fatalitĂ© dont personne n’est jamais prĂ©parĂ©…

Je m’allonge, je t’enlace et je m’endors contre toi…

Notre amour sera toujours Ă©ternel.

Ton HĂ©liette qui t’aime… tout simplement.

HĂ©liette Vidal

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GUY (33 ans) ET HÉLIETTE (16 ans) EN 1968 ❀

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LE BONHEUR EST LÀ ❀ :

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TOUT EST BEAU ❀ :

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LES JOIES ET LES SAVEURS ❀ :

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UNE TRÈS BELLE JOURNÉE ENSOLEILLÉE POUR TON ANNIVERSAIRE, CE 22 MAI 2018 ❀ :

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DÉTENTES ET SORTIES ❀ :

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JE TE GARDERAI TOUJOURS DANS MON COEUR ❀ ❀ :

HĂ©liette Vidal

Son plus beau cadeau sur Terre 🎁 La suite…

L’hypnotisant et chaleureux feu de cheminĂ©e avec ses braises crĂ©pitantes et rougeoyantes dans son Ăątre.

Oh ! Rien que d’y penser, elle avait presque hĂąte !

Oui, un bon feu de cheminĂ©e qui lui rĂ©chaufferait le cƓur et l’ñme durant l’hiver.

Entendre le doux son du bois craquer au contact des flammes dansantes et lumineuses lui ferait trĂšs certainement oublier sa forĂȘt enchantĂ©e


L’oublier un temps soit peu, c’est vrai, mais pas dans ses rĂȘves nocturnes pendant que la neige se mettrait Ă  tomber dehors et finirait par la recouvrir intĂ©gralement d’un joli manteau d’une blancheur immaculĂ©e…

Voilà tout ce dont à quoi ce buffet en pin massif lui faisait penser


À toutes ces belles choses qui la rendaient infiniment heureuse…

Ah ! qu’elle aurait aimĂ©, Ă  cet instant prĂ©cis, se retrouver dans sa merveilleuse forĂȘt !

Mais cela n’aurait pas Ă©tĂ© raisonnable, Ă©tant donnĂ© qu’il avait bien trop plu.

Tout ne serait donc qu’humiditĂ© et rien que d’y penser Mira en fut Ă©cƓurĂ©e !

Non, il Ă©tait plus sage d’attendre que celle-ci redevienne bien sĂšche comme elle l’Ă©tait il n’y a pas si longtemps.

« Peut-ĂȘtre aprĂšs demain et biensĂ»r Ă  condition que Maman ne soit pas lĂ  » se dit-elle tout en baillant.

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Mira attendait toujours bien sagement que sa Maman revienne mais elle trouvait que le temps Ă©tait de plus en plus long et commençait sĂ©rieusement Ă  s’inquiĂ©ter de son absence prolongĂ©e.

Soudain, elle sursauta en entendant :

« Cou-cou ! Cou-cou ! Cou-cou ! »

Le bruit provenait de l’horloge en bois qui se trouvait juste au-dessus de la porte de la cuisine.

CentrĂ©e au beau milieu de celle-ci ; une petite porte arrondie venait Ă  peine de s’ouvrir laissant surgir un oiseau qu’elle connaissait fort bien et qui avait le don de l’horripiler.

Il s’agissait de « Canari », le fameux oiseau de malheur qui se cachait Ă  l’intĂ©rieur et qui rĂ©apparaissait de temps en temps quand cela lui chantait.

Et lĂ , il Ă©tait en train de siffloter gaiement dans un son particuliĂšrement aigu qui l’agaçait :

« Cou-cou ! Cou-cou ! Cou-cou ! »

Elle le regarda d’un air mauvais et mĂ©prisant :

« Mais tais-toi donc le Canari ! Pfff ! Oh la la ! On a compris le message ! Il est telle heure ! Et alors ? C’est pas la fin du monde que je sache ! » lui lança t-elle rageuse avec cette irrĂ©sistible envie de lui arracher le bec en deux temps trois mouvements pour qu’il puisse se taire une bonne fois pour toutes.

« Cou-cou ! Cou-cou ! » continua de chanter le petit oiseau sans vergogne.

Il venait d’annoncer qu’il Ă©tait exactement 17H00.

Mira avait toujours aimĂ© cette bonne vieille horloge en bois qui devait trĂšs certainement dater de l’avant guerre.

Les jolies arabesques qui y Ă©taient gravĂ©es lui donnaient une allure des plus singuliĂšre et d’une rare authenticitĂ©.

C’Ă©tait vraiment une magnifique horloge !

Par contre, le petit ĂȘtre arrogant qui se renfermait dans ses entrailles n’avait pas le moins du monde sa grĂące.

À dire vrai, elle le dĂ©testait.

Certes, c’Ă©tait peut-ĂȘtre un bel oiseau avec son plumage jaune poussin des plus rayonnant mais elle n’arrivait plus Ă  supporter son sempiternel « Cou-cou » lui sortant de son minuscule bec orange vif.

Deux couleurs des plus criardes qui se voyaient Ă  des kilomĂštres Ă  la ronde !

C’est pourquoi elle aimait bien se moquer de lui en l’appelant : Canari.

Quant Ă  ses petits yeux noirs vifs et malicieux ; ils semblaient toujours la narguer lorsqu’il jaillissait subrepticement de son antre fermĂ©e Ă  double tour.

Sans doute qu’il se sentait Ă  l’abri, lĂ  haut, Ă  l’intĂ©rieur de son refuge et qu’il savait fort bien que Mira n’aurait pas pu lui faire quoi que ce soit


Ah ! Comme elle aurait voulu l’attraper pour lui rĂ©gler enfin son compte !

Oui ! Pour toutes ces fois oĂč il avait eu l’audace de la faire sursauter en lui chantant Ă  tue tĂȘte ses infernales coucous rĂ©pĂ©titifs


« Cou-cou ! Cou-cou ! »

Mais il ne perdait rien pour attendre celui-là


Un beau jour, elle se vengerait. Elle ne savait pas encore par quel moyen mais elle finirait bien par trouver…

Elle l’observa encore. C’est fou comme il avait l’air vivant, lĂ  haut sur son perchoir en train de lui chanter la sĂ©rĂ©nade !

C’en Ă©tait presque bluffant !

Monsieur Canari faisait son intĂ©ressant. Son grand show. Il devait trĂšs certainement se prendre pour Monsieur Rossignol alors qu’il avait une voix stridente de crĂ©celle !

Mira ne le dĂ©testait pas tant que ça


Non, c’Ă©tait bien pire. Elle le haĂŻssait !

Elle Ă©tait pourtant habituĂ©e Ă  le voir quotidiennement et ce depuis pas mal d’annĂ©es dĂ©jĂ  mais bizarrement, elle ne s’Ă©tait point faites Ă  son chant.

Non, celui-lĂ , elle n’arrivait toujours pas Ă  l’ingurgiter


Cependant, elle reconnaissait qu’il accomplissait fort bien son travail d’annonceur


Ah ça oui ! Et ce durant ces 5 annĂ©es oĂč elle avait habitĂ© ici.

Et d’aussi loin qu’elle s’en souvienne, jamais encore il n’avait eu la moindre extinction de voix


Non ! Une vraie machine de guerre ce Canari lĂ  ! Et biensĂ»r n’ayant pas la moindre pitiĂ© pour ses oreilles fines et si dĂ©licates.

Elle avait bien essayĂ© de se faire Ă  son chant oĂč encore de contrĂŽler ses sursauts lorsqu’il entonnait ses horribles coucou mais elle avait fini par jeter l’Ă©ponge…

C’Ă©tait tout bonnement impossible !

Résultat des courses : elle détestait toujours autant sa voix et continuait à tressaillir lorsque le volatile en bois sortait de sa cachette tel un clown machiavélique.

Dieu qu’elle le mĂ©prisait !

Mira l’observait encore lorsque soudain la petite porte en bois se referma enfin sur lui.

« Pfff, il Ă©tait temps ! » soupira t-elle en regardant les grandes aiguilles noires de l’horloge.

Elles annonçaient qu’il Ă©tait dĂ©jĂ  17H15.

« Mais que pouvait bien faire Laura ? Elle n’Ă©tait toujours pas revenue » s’inquiĂ©ta t-elle en tournant la tĂȘte vers la porte d’entrĂ©e du salon.

****

Mira commençait à avoir une petite faim alors elle franchit le seuil de la cuisine dont la porte était restée grande ouverte.

Immédiatement, elle remarqua au loin une petite assiette garnie de madeleines dorées qui reposait sur la table centrale.

Juste Ă  cĂŽtĂ© de celle-ci se trouvait un bol Ă  anse accompagnĂ© d’une petite cuillĂšre Ă  cafĂ©.

Mira n’aimait pas trop les madeleines car elles avaient tendance Ă  lui coller au palais et puis il faut dire aussi que ce n’Ă©tait pas trop sa tasse de thĂ©.

Son intĂ©rĂȘt se porta donc sur le bol en porcelaine blanc Ă  gros pois rouges.

Que pouvait bien t-il contenir ? se demanda t-elle en ne le quittant pas de ses yeux perçants.

Sa curiositĂ© grandissait au fur et Ă  mesure qu’elle se rapprochait de la grande table.

Ses narines sentirent les effluves d’un parfum vanillĂ©.

Se pourrait-il que Laura lui ai préparé son dessert préféré ?

Une bonne et onctueuse crĂšme dessert Ă  la vanille ?

Hum ! Rien que d’y songer, Mira Ă©tait dĂ©jĂ  toute excitĂ©e Ă  l’idĂ©e qu’elle le dĂ©gusterait dans quelques secondes.

Un exquis dessert lacté rien que pour elle ! Elle en avait de la chance !

Et sa Maman avait bien veillĂ© Ă  le sortir du frigo Ă  l’avance car elle savait que Mira aimait le manger Ă  tempĂ©rature ambiante et non glacĂ©e.

Le goĂ»t s’en trouvait bien meilleur.

Décidément, elle avait vraiment une Maman en or.

C’Ă©tait donc ça la fameuse surprise que Laura lui avait concoctĂ©e ?

Pourtant, elle aurait jurĂ© que sa Maman lui avait bien dit qu’elle lui ramĂšnerait un cadeau en revenant de ses courses.

Mira plissa les yeux de contentement.

Se pourrait-il alors qu’il y ait une deuxiĂšme surprise ?

Elle s’apprĂȘtait Ă  dĂ©guster sa gourmandise lorsque soudain, elle entendit un drĂŽle de bruit qui provenait du salon.

Ah ! Non ! Personne n’avait le droit de la dĂ©ranger lorsqu’elle Ă©tait Ă  table !

« Fichu bruit ! Va t’en ! Et laisse moi savourer ce dĂ©licieux met »

Mira se pourlĂ©cha les babines, prĂȘte Ă  attaquer son savoureux dessert.

« Crrr, crrr, crrr »

Oh non ! Le bruit de tout Ă  l’heure venait encore de recommencer et cette fois-çi il ne s’arrĂȘtait plus.

« Ah ! Mais c’est pas vrai ça ! Je ne peux vraiment pas ĂȘtre tranquille aujourd’hui ! »

À contre cƓur elle laissa son assiette de cĂŽtĂ© et retourna vite sur ses pas.

Du seuil de la cuisine elle inspecta de ses yeux d’aigle le vaste salon.

« Crrr, crrr, crrr »

Le bruit s’intensifiait davantage. C’Ă©tait un peu comme un grattement Ă  une porte mais elle n’arrivait pas Ă  dĂ©celer de quoi il s’agissait exactement.

À l’affĂ»t et aux aguets, elle avança Ă  pas de loup Ă  l’intĂ©rieur du salon tout en scrutant les alentours mais ce n’Ă©tait pas si Ă©vident que ça vu qu’il faisait Ă  nouveau sombre ici.

Nous Ă©tions en plein mois d’octobre et le soleil se couchait beaucoup plus tĂŽt.

BientĂŽt il ne tarderait plus Ă  faire nuit noire.

« Crrr, crrr, crrr »

Les sens en alerte, Mira Ă©piait les moindres recoins de la piĂšce.

« Crrrr, crrr, crrr »

Par moment, le grattement s’interrompait, rendant alors difficile la recherche de sa provenance.

« Crrr, crrr, crrr »

« Ah la la ! Fichu bruit ! Mais oĂč te caches tu ? » s’agaça Mira.

Soudain AllĂ©luia ! Elle cru voir quelque chose bouger lĂ -bas, lĂ  oĂč Ă©tait placĂ© son fauteuil.

Vite, sans plus attendre, elle couru en sa direction puis au dernier moment décida de se positionner juste derriÚre lui afin de mieux épier la chose qui remuait.

Ses yeux verts n’Ă©taient plus que deux fentes extrĂȘmement Ă©trĂ©cis Ă  force de scruter dans la pĂ©nombre les contours de cette Ă©trangetĂ©.

Une étrangeté qui avait dû ressentir sa présence car à cet instant précis, elle ne bougea plus du tout.

Sans doute, avait-elle entendu Mira


« Mince alors ! Allez ! Gratte encore saleté ! Pourquoi tu bouges plus ? » marmonna t-elle entre ses dents.

Soudain, la bestiole recommença innocemment sa petite besogne sans prĂȘter attention Ă  Mira qui Ă©tait Ă  prĂ©sent juste derriĂšre elle.

Les yeux toujours Ă©trĂ©cis Ă  l’extrĂȘme, Mira reconnut enfin le petit animal.

« Quoi ! ? Ce n’Ă©tait qu’une vulgaire souris ! ? » s’indigna t-elle courroucĂ©e et prĂȘte Ă  lui bondir dessus.

Tout ce raffut n’était dĂ» qu’à une insignifiante petite souris ?

Une souris blanche qui Ă©tait en train de gratter frĂ©nĂ©tiquement avec ses pattes avant un coin fissurĂ© de la plinthe en bois du mur de droite. Celui-lĂ  mĂȘme oĂč se trouvait Ă  quelques centimĂštres son fauteuil en velours.

À l’attaaaaaque !!

Toutes griffes dehors, Mira bondit en avant tel un boulet de canon mais au moment oĂč elle allait se jeter sur le rongeur ; celui-ci se faufila aussi vite que l’Ă©clair par un petit trou attenant Ă  l’Ă©troite fissure qu’il n’avait pas eu le temps d’Ă©largir.

« Oh non ! SaletĂ© va ! T’as rĂ©ussi Ă  ĂȘtre plus rapide que moi ! » pesta t-elle dĂ©pitĂ©e d’avoir pu manquer son coup.

Et dire qu’elle avait Ă©tĂ© Ă  deux doigts de lui rĂ©gler son compte !

« Une vraie Speedy Gonzales ! celle-là ! » admit-elle avec une certaine fascination.

« Mais tu ne perds rien pour attendre ! » souffla t-elle sournoisement.

« En plus tu as osĂ© faire ta petite cachette juste Ă  cĂŽtĂ© de mon fauteuil. Ah la la ! Grave erreur, vilaine souris ! » s’insurgea t-elle en regardant d’un Ɠil l’intĂ©rieur du trou par lequel le rongeur s’Ă©tait introduit si lĂąchement.

Mais hélas, celui-ci semblait totalement vide.

Speedy Gonzales s’Ă©tait bel et bien volatilisĂ©e.

Elle avait dĂ» trĂšs certainement emprunter une des nombreuses galeries creusĂ©es par elle oĂč ses congĂ©nĂšres.

Car s’il y en avait une ; il devait alors y en avoir plusieurs


Elle prendrait alors son temps et un malin plaisir Ă  les pourchasser l’une aprĂšs l’autre…

En tous cas, Ă  l’avenir, elle resterait vigilante car elle dĂ©testait que des intrus envahissent son territoire.

Speedy Gonzales et le Canari ne perdaient rien pour attendre…

Mira regarda autour d’elle.

Avec la venue impromptue de cette souris, elle ne s’Ă©tait pas aperçu que le salon Ă©tait Ă  prĂ©sent plongĂ© dans le noir.

Elle ne craignait point la nuit mais elle commençait à se faire du mauvais sang pour sa Maman.

Elle jeta un Ɠil Ă  la porte d’entrĂ©e qui Ă©tait toujours obstinĂ©ment fermĂ©e


Mais que pouvait bien faire Laura Ă  cette heure si tardive ?

Pour passer le temps, elle décida de rester encore quelques instants devant le trou de la plinthe, histoire de voir si la souris finirait bien par en ressortir.

Mais Speedy Gonzales Ă©tait loin d’ĂȘtre bĂȘte.

Ce soir, il Ă©tait Ă©vident qu’elle ne montrerait plus le bout de son museau.

Mira devait se résigner.

Elle commença Ă  bĂąiller d’ennui et repensa Ă  nouveau aux douces paroles de sa Maman :

« Je te ramÚnerai une petite surprise ma Mira ! Sois bien sage surtout ! »

Les rĂ©pĂ©ter inlassablement dans sa tĂȘte lui permettaient de se rassurer et mĂȘme si elle commençait Ă  redouter le pire.

« Pourvu que sa Maman n’ait pas eu un accident sur la route » se demanda t-elle trĂšs inquiĂšte.

Mais il ne fallait surtout pas qu’elle perde les pĂ©dales.

Et pour cela, il valait mieux qu’elle resta positive en se disant que Laura ne tarderait plus Ă  revenir.

Soudain, elle repensa Ă  son onctueuse crĂšme dessert qu’elle avait bien failli oublier Ă  cause de la satanĂ©e Speedy Gonzales.

Celle-ci lui redonnerait du baume au cƓur concernant son inquiĂ©tude pour sa Maman et lui permettrait Ă©galement d’oublier le fĂącheux petit incident qu’elle avait eu avec le rongeur.

****

Mira venait Ă  peine de terminer sa dĂ©licieuse crĂšme dessert Ă  la vanille lorsqu’elle repensa encore aux paroles de Laura :

« Je reviendrai avec une petite surprise pour toi ma Chérie. Sois bien sage surtout ! »

VoilĂ  ce qu’elle lui avait dit avant de refermer derriĂšre elle, la lourde porte d’entrĂ©e en bois massif.

Elle ne pouvait s’empĂȘcher de se la ressasser en boucle.

Elle revoyait aussi l’image de son doux visage souriant avec ce joli foulard rose pastel nouĂ© autour de son cou dĂ©licatement parfumĂ©.

Un parfum aux notes florales emportĂ© dans le sillage du vent frais de cet aprĂšs-midi lĂ  et que Mira n’avait point oubliĂ©.

À cette pensĂ©e, elle eut une boule dans la gorge. Sa Maman lui manquait…

Soudainement, elle entendit le Canari chanter :

« Cou-cou ! Cou-cou ! »

Elle sursauta mais bizarrement ne lui en voulut pas.

Cet oiseau de malheur rompait le silence de plomb qui régnait dans la vaste maison et cela la rassurait.

Et mĂȘme si son « Cou-cou » Ă©tait dĂ©testable ; elle lui en Ă©tait quand mĂȘme reconnaissante


Et dire qu’il n’y a pas si longtemps, elle mourait d’envie de lui arracher le bec !

Ce n’Ă©tait plus le cas maintenant. Le Canari Ă©tait devenu son ami.

Il venait d’annoncer qu’il Ă©tait exactement 19H00.

Son inquiétude redoubla.

Jamais encore sa Maman n’Ă©tait arrivĂ©e en retard. Elle respectait toujours ses promesses…

Mais que faisait-elle alors ?

Elle regarda par la baie vitrĂ©e. Le jardin Ă©tait dans l’obscuritĂ© totale et il n’y avait pas Ăąme qui vive.

Sa Maman ne donnait pas de cours le samedi au lycĂ©e et c’est pour cela qu’elle profitait toujours de ce jour pour faire ses courses.

« Maman ! Reviens moi ! S’il te plaĂźt ! »

Elle faisait cet ultime vƓu tout en regardant le ciel noir opaque dĂ©nuĂ© d’Ă©toiles


Soudain, elle entendit un cliquetis Ă  la porte.

Incroyable mais vrai ! Sa demande avait-elle été exaucée ? !

Vite, le cƓur battant et sans plus attendre, elle courut vers la porte et attendit.

Son impatience la rendait fébrile et trÚs nerveuse.

Subitement, la porte s’ouvrit enfin en grand, laissant apparaĂźtre sa douce et belle Maman qui lui lança :

« Coucou ma chĂ©rie ! Oui, je sais, je suis trĂšs en retard. Attends, je vais allumer. On n’y voit strictement rien ici ! »

Le grand lustre du salon s’illumina immĂ©diatement, Ă©clairant toute la piĂšce d’une intense lumiĂšre qui faisait plaisir Ă  voir.

Ainsi, le salon retrouvait enfin son cÎté chaleureux et sécurisant.

« Oh ma Chérie ! Tu as dû avoir peur toute seule ici dans le noir. Je suis vraiment désolée »

Laura dĂ©posa son gros sac de provisions sur le carrelage puis s’empressa de fermer Ă  clef la lourde porte en bois.

Elle se retourna et regarda Mira avec une extrĂȘme douceur dans le regard.

« Tu sais, je m’inquiĂ©tais pour toi ma Mira. Te savoir toute seule ici me tracassait. Mais je suis heureuse de te retrouver enfin. Allez, viens me faire un cĂąlin »

Tout en s’accroupissant, elle tendit les bras vers elle mais Mira ne broncha pas.

Elle restait immobile sans ciller.

« Que se passe-t-il ma Chérie ? Tu me boudes ? »

Le regard vert de Mira était réprobateur.

« Ah ! Je vois ! Tu m’en veux toujours. Mais tu sais ce n’est pas entiĂšrement de ma faute. Il y avait beaucoup de monde au supermarchĂ© et lorsque je conduisais sur la route qui mĂšne chez nous ; j’ai dĂ» faire un dĂ©tour Ă  cause d’un grave accident »

Les yeux verts de Mira s’arrondirent d’Ă©tonnement.

Mais alors l’absence prolongĂ©e de sa Maman Ă©tait donc dĂ» Ă  cause de toutes ces choses ?

« Tu m’en veux toujours ? » questionna Laura avec un petit sourire enjĂŽleur.

Avec de tels arguments ! Grand Dieu ! Biensûr que non ! Alors, contre toute attente, elle se précipita avec hùte vers sa Maman puis se caressa immédiatement tout contre elle en faisant ses pattes de velours.

« Oooh ! Ma jolie Mira ! » s’exclama Laura avec une certaine Ă©motion dans la voix.

Mira ronronnait de plaisir en ne cessant de se caresser contre elle.

« Mais toi aussi Maman ! Tu m’as manquĂ©e » miaula t-elle d’une petite voix en la dĂ©vorant des yeux.

« Oh ! J’aime quand tu me fais des cĂąlins comme ça ma Mira ! »

Laura lui caressa affectueusement la tĂȘte puis passa sa main sous son ventre tout blanc et si soyeux. Elle savait que Mira aimait bien qu’on le lui caresse en faisant de grands vas et vient.

Mira ronronnait de plus belle. Elle Ă©tait vraiment au septiĂšme ciel.

Laura lui fit ensuite un petit bisou sur le bout du nez.

« Ah ! mais j’allais oublier ta surprise ! » s’Ă©cria t-elle subitement.

« Attends, je vais la chercher dans le sac » ajouta t-elle en se relevant.

Quelques secondes plus tard, elle tenait dans sa main droite un sachet brillant qui ressemblait Ă  un gros paquet de chips.

Mira le reconnut immĂ©diatement avec son logo si particulier qui reprĂ©sentait l’empreinte d’un coussinet fĂ©lin.

« Tiens ! Regarde ! C’est pour toi ma Mira ! » s’enthousiasma Laura en commençant Ă  l’agiter de haut en bas.

« Tu reconnais ce bruit ? »

Bien Ă©videment qu’elle le reconnaissait !

Et quand bien mĂȘme il y aurait eu tout un tas de vacarme autour ; elle l’aurait encore reconnu entre mille


Mira ne cessa de le fixer de ses grands yeux verts en amande pendant que sa Maman continuait de le lui agiter sous le nez.

« Quel son merveilleux ! » miaula t-elle en ne le quittant pas des yeux.

Sa Maman venait de lui offrir un trĂšs joli cadeau : ses croquettes favorites d’aprĂšs le coussinet dorĂ© qui Ă©tait dessinĂ© dessus.

Sa marque prĂ©fĂ©rĂ©e ! Les savoureuses et fondantes croquettes de bƓuf aux lĂ©gumes verts dont elle raffolait tant.

Mira ronronna de plus belle Ă  l’idĂ©e de bientĂŽt les croquer


Mais elle ne ronronnait pas que pour elles


Est-ce que Laura s’Ă©tait aperçu qu’elle s’Ă©tait beaucoup inquiĂ©tĂ© pour elle ?

Et se doutait-elle un seul instant de l’immense amour qu’elle lui portait ?

Un amour qui surpassait tout le confort dont elle bénéficiait ici dans cette maison.

Un amour dĂ©bordant qui ne pouvait ĂȘtre comblĂ© et rassasiĂ© juste par des croquettes aussi affriolantes soient-elles.

Un amour qu’elle avait besoin de transmettre car elle n’Ă©tait peut-ĂȘtre qu’une chatte de gouttiĂšre, un fĂ©lin ronronnant Ă  la moindre caresse ou victuaille ; elle n’en restait pas moins un ĂȘtre vivant avec un cƓur rempli de sentiments Ă  l’intĂ©rieur.

Un cƓur qui n’oublierait jamais ce jour ou Laura l’avait adoptĂ©e un certain mois de juillet de l’annĂ©e 2013 Ă  la SPA ; juste en Ă©tant attirĂ©e par ses miaulements de dĂ©sespoir, sans mĂȘme la voir !

Ce jour oĂč elle Ă©tait encore tenue prisonniĂšre dans l’une de ces cages, enfermĂ©e Ă  double tour avec cinq autres amies comme elle qui attendaient en vain de se faire adopter mais sans aucun succĂšs.

Ce jour oĂč pourtant une certaine Laura avait su remarquer la dĂ©tresse dans sa voix Ă©raillĂ©e, Ă  force de miauler.

Ce jour qui avait changé irrémédiablement sa vie


Une complainte que Laura avait su Ă©couter et qui l’avait alors guidĂ©e et menĂ©e jusqu’Ă  elle.

Elle, la chatte de gouttiùre aux yeux verts


Et le coup de cƓur fut rĂ©ciproque. Aussi bien pour l’une que pour l’autre


Une rencontre qui Ă©tait sans doute Ă©crite


Le plus beau jour de sa vie…

Un jour Ă  jamais gravĂ© dans son petit cƓur de fĂ©lin.

Un cƓur qui avait enfin trouvĂ© sa Maman.

Une merveilleuse Maman qui l’avait sauvĂ©e et aimĂ©e de toute ses forces d’un amour inconditionnel


Un amour qui durerait encore et encore…

Son plus beau cadeau sur Terre…

 

Son plus beau cadeau sur Terre đŸŽ

Mira s’Ă©tait endormie dans le large fauteuil en velours si doux et si confortable qui se trouvait tout prĂšs de la grande baie vitrĂ©e.

À travers celle-ci, on pouvait voir un immense et magnifique jardin dont la pelouse venait tout juste d’ĂȘtre tondue il y a Ă  peine deux jours et qui Ă©tait Ă  prĂ©sent toute imbibĂ©e d’eau Ă  cause de l’interminable pluie.

Tout était redevenu calme dehors et peu à peu les petits moineaux revenaient se poser gaiement sur les branches dénudées des grands amandiers.
En haut de leurs cimes et par certaines ramifications de leurs branchages ; on pouvait remarquer quelques nids détruits.

Il faut dire que la tempĂȘte avait Ă©tĂ© d’une rare violence… Elle n’avait rien Ă©pargnĂ©…

Pourtant, Ă  voir les moineaux sautiller de branches en branches tout en piaffant entre eux ; ils ne semblaient guĂšre rancuniers au saccage de leurs petites demeures.

Sans doute que dans leurs langages d’oiseaux, ils prĂ©voyaient dĂ©jĂ  d’en reconstruire de nouvelles.

Par moment, ils venaient s’abreuvoir ou encore s’amuser dans les quelques flaques d’eau un peu boueuses qui s’étaient formĂ©es tels des petits cratĂšres dans les zones clairsemĂ©es de la pelouse.

Finalement, la pluie tant mĂ©prisĂ©e leur avait apportĂ©e de l’eau pour se dĂ©saltĂ©rer mais aussi la joie de pouvoir faire la toilette de leurs plumages.

Et c’était un spectacle des plus merveilleux que celui de pouvoir les observer en train de dĂ©ployer leurs petites ailes et secouer avec frĂ©nĂ©sie leurs plumes faisant alors jaillir d’innombrables gouttelettes d’eau autour d’eux.

Les moineaux avaient enfin retrouvĂ© leur joie de vivre comme si la tempĂȘte n’était jamais apparue


Mais ce n’Ă©tait hĂ©las pas le cas le cas pour tout le monde


Au centre du jardin, Ă  l’intĂ©rieur d’un pourtour de galets blancs ; de hauts rosiers buissons de couleur rouge-Bordeaux avaient perdu de leurs splendeurs Ă  cause des incessantes bourrasques de vent qui sans vergogne, les avaient entiĂšrement dĂ©pouillĂ©es de leurs si jolies et gracieuses pĂ©tales.

Elles s’étaient envolĂ©es de part et d’autre du jardin et reposaient de-ci de-lĂ  sur l’immense pelouse telles de belles endormies.

Elles avaient Ă©tĂ© arrachĂ©es de force Ă  leur mĂšre nourriciĂšre et ne tarderaient pas Ă  s’abĂźmer puis Ă  se flĂ©trir au fil des heures.

Mais pour l’instant, leur couleur rouge si profonde offrait un contraste des plus ravissant et romantique sur la vaste pelouse verte pomme.

La rageuse tempĂȘte n’avait pas rĂ©ussi Ă  dĂ©truire la magnificence de ce lieu habituellement si charmant par temps radieux


Les oiseaux tout comme les vĂ©gĂ©taux semblaient vouloir oublier ses terribles affres en continuant leur vie bien paisible tout en attendant avec une certaine impatience la venue de « Monsieur Soleil » qui les rĂ©chaufferait de bon cƓur de ses ardents et lumineux rayons.

****

La pluie s’était arrĂȘtĂ©e de tomber depuis dĂ©jĂ  quelques bonnes heures mais toujours pas de Monsieur soleil Ă  l’horizon…

Pourtant Ă  cet instant mĂȘme, le ciel venait de changer de nuance et sa couleur si grise de tout Ă  l’heure s’était alors transformĂ©e en un joli bleu gris parsemĂ© de gros nuages effilochĂ©s.

Des nuages qui n’allaient pas tarder Ă  s’Ă©vaporer selon les dires de l’annonce mĂ©tĂ©orologique diffusĂ©e hier soir Ă  la tĂ©lĂ©vision.

Cependant, Monsieur Soleil se faisait encore attendre et ne daignait toujours pas pointer le bout de son nez…

Que Diable attendait-il pour faire son entrée ?

Soudain, ĂŽ Miracle ! les premiers rayons apparurent et commencĂšrent Ă  traverser les vitres des deux grandes fenĂȘtres du salon ainsi que celle de la baie vitrĂ©e ; caressant au passage, la tĂȘte de Mira qui reposait sur l’un des accoudoirs moelleux du fauteuil.

La douce lumiĂšre s’insinua davantage Ă  l’intĂ©rieur de la piĂšce, la rendant alors beaucoup plus spacieuse et conviviale.

Elle finit ensuite par se projeter avec fougue sur les jolies courbes anatomiques de Mira et s’y attarda longuement en y faisant une jolie danse d’ondulation.

Elle explorait ainsi ce corps endormi en ne cessant d’y dessiner Ă  l’infini de douces vagues tels des tatouages Ă©phĂ©mĂšres.

Elle aimait jouer avec les sens de Mira mais que cherchait-elle exactement ?

Mira ne le savait que trop bien et faisait semblant de ne pas comprendre…

Elle ressentait les chaudes caresses des rayons du soleil lui réchauffer le corps mais elle ne voulait pas encore lui céder
 Pas tout de suite
 Pas maintenant


De son cĂŽtĂ© Mademoiselle LumiĂšre mettait du cƓur Ă  l’ouvrage en se faisant de plus en plus pressante et insistante


Elle jouait de plus belle avec Mira


Brusquement, comme si une mouche venait de la piquer ; elle fini par se lasser de ce petit jeu et dĂ©cida de terminer son incessante danse lumineuse en s’installant sur le bout de son nez ; obligeant ainsi cette derniĂšre Ă  ouvrir peu Ă  peu ses grands yeux verts en amande.

La lumiĂšre fut si forte que Mira dut les plisser afin de les accoutumer Ă  son intense luminosité 

Il faut dire que depuis pas mal d’heures dĂ©jĂ , il avait fait trĂšs sombre dans cette piĂšce.

Elle se souvenait encore des myriades de gouttelettes de pluie qui n’avaient eu de cesse de se projeter avec fracas contre les vitres des deux fenĂȘtres ainsi que sur celle de la baie vitrĂ©e lui donnant alors un lĂ©ger mal de tĂȘte suivi d’une irrĂ©sistible envie de dormir et de rejoindre sans plus tarder son cher fauteuil si douillet.

Mais le soleil venait Ă  prĂ©sent la dĂ©ranger juste pour la rĂ©veiller alors qu’elle ; elle voulait encore et encore dormir telle une Belle au bois dormant.

« Soleil ! va-t’en ! Tu aurais dĂ» venir avant
 C’est trop tard maintenant ! Je ne veux plus sortir de mon fauteuil si doux et si moelleux
 Et puis tu as beau ĂȘtre le maĂźtre de l’univers que cela n’y changerait rien alors laisse-moi tranquille »

Mais Mademoiselle Lumiùre lui chuchota à l’oreille :

« Tu dois te lever Mira ! Tu as des choses à faire. Et puis, tu as suffisamment dormi, ne trouves-tu pas petite flemmarde ? »

« Non, non
 Pourquoi viens-tu me rĂ©veiller ? Va-t’en ! J’étais en train de faire un merveilleux rĂȘve
 Oh ! Et puis tu m’énerves ! OK ! Tu as encore gagnĂ© ! »

Sortant enfin de sa léthargie, Mira finit par ouvrir en grand ses jolis yeux verts irisés de constellations ambrées qui se voyaient davantage avec la lumiÚre du soleil.

Elle se leva de son fauteuil et s’Ă©tira longuement Ă  cause des courbatures qu’elle avait attrapĂ©es Ă  force d’ĂȘtre restĂ©e trop longtemps endormie dans la mĂȘme position.

À chaque fin de repas, elle avait pour habitude de faire une sieste.

C’Ă©tait pour ainsi dire, le meilleur moment de toutes ses journĂ©es mais aujourd’hui, son sommeil n’avait pas Ă©tĂ© rĂ©parateur Ă  cause du vacarme de cette fichue pluie qui lui avait donnĂ© un terrible mal de tĂȘte avant de s’endormir.

Et le comble de tout, c’est que celle-ci n’avait eu de cesse de tomber depuis 11 heures du matin jusqu’Ă  15H30 ; de quoi la mettre de trĂšs mauvaise humeur…

Mais fort heureusement, elle ne le resterait pas bien longtemps vu qu’elle Ă©tait d’une nature toujours trĂšs gaie et optimiste.

Elle fit un long bĂąillement Ă  s’en dĂ©faire la mĂąchoire mais c’était beaucoup plus pour exprimer son agacement que celui d’une fatigue quelconque puisqu’elle n’avait point sommeil Ă  cet instant-lĂ .

Monsieur soleil avait osé lui envoyer une de ses fidÚles servitrices pour la réveiller.

Et bien entendu, Mademoiselle LumiĂšre n’avait pas hĂ©sitĂ© la moindre seconde Ă  s’exĂ©cuter illico presto…

Elle, toujours prĂ©sente et si dĂ©vouĂ©e Ă  son poste depuis des millions et des millions d’annĂ©es devait trĂšs certainement trouver un certain plaisir non dissimulĂ© Ă  vouloir rĂ©veiller le monde entier.

Sa tĂąche quotidienne d’illuminer de mille feux notre planĂšte lui tenait tant Ă  cƓur qu’il ne valait mieux pas lui rĂ©sister


Et puis, de toute façon, elle avait l’art et la maniĂšre de savoir se faire respecter…

C’est pourquoi Mira ne lui en voulut plus du tout et quand bien mĂȘme son sommeil n’avait pas Ă©tĂ© rĂ©parateur ; eh bien, elle ferait avec


Monsieur Soleil n’avait donc pas eu si tort que ça de lui envoyer sa fidĂšle compĂšre pour la dĂ©loger de son fauteuil sinon qui d’autre l’aurait fait ?

Décidément, ces deux-là étaient trÚs complémentaires ! Et il savaient remplir leur rÎle à la perfection : lui, de tourner autour de notre bonne vieille planÚte terre et elle, de nous propager de ses intenses faisceaux lumineux.

Ainsi, grĂące Ă  l’éclat de leur rayonnement, le monde s’en trouvait heureux.

En conclusion, nous ne ferions pas grand-chose sans eux…

C’est pourquoi Mira se sentit Ă  prĂ©sent d’humeur plus guillerette et prĂȘte Ă  affronter cette fin d’aprĂšs-midi.

Elle s’étira encore tout en regardant le salon qui Ă©tait devenu nettement plus lumineux ; semblant alors reprendre enfin vie.

****

Mira avait toujours aimé cette piÚce qui ne manquait jamais de luminosité par temps radieux.

Par contre, par temps de pluie, le salon s’habillait alors d’une lugubre et austĂšre apparence qu’elle dĂ©testait au plus haut point ; lui faisant un tantinet peur et sursauter au moindre bruit.

Elle avait toujours eu une sainte horreur de la pluie et ce, depuis sa plus tendre enfance !

Mira s’Ă©tira une derniĂšre fois puis regarda par la baie vitrĂ©e l’immense pelouse qui Ă©tait toujours autant imbibĂ©e d’eau.

Elle leva les yeux au ciel et constata qu’il avait pris une jolie teinte d’un bleu limpide, sans le moindre nuages.

« Quel bien joli ciel ! » se dit-elle en ne se lassant pas de l’admirer.

Le fameux proverbe : « AprÚs la pluie vient le beau temps » était bien vrai.

La preuve Ă©tait devant ses yeux Ă©bahis.

Elle l’admira encore quelques instants puis dĂ©cida de s’extirper avec hĂąte de son fauteuil. Elle avait des tas de choses Ă  faire…

Finalement, cette fin de journĂ©e ne serait pas si morose que ça se dit-elle tout en marchant et en regardant autour d’elle.

Elle repensa alors Ă  Laura qui lui avait dit juste aprĂšs le repas de ce midi, qu’elle irait faire des courses mais qu’elle ne tarderait pas pour revenir.

Elle se souvenait également que celle-çi lui avait promis une petite surprise dÚs son retour. Mais laquelle au juste ?

Mira n’aimait pas trop les surprises et elle bouillonnait dĂ©jĂ  d’impatience de revoir au plus vite sa maman.

Mais en attendant celle-çi, que pourrait t-elle bien faire d’intĂ©ressant ?

Elle l’ignorait encore mais trouverait bien une idĂ©e d’ici lĂ …

****

Mira avait toujours aimé cette grande et belle demeure située en pleine campagne.

Elle Ă©tait certes assez Ă©loignĂ©e de la ville mais pas si isolĂ©e que ça par rapport au voisinage bienveillant qui l’entourait.

Oui, Mira Ă©tait vraiment heureuse de vivre ici.

Et parmi toutes les piÚces de la maison ; elle avait une nette préférence pour le grand salon.

C’Ă©tait son endroit favori.

Il faut dire que sa Maman Laura l’avait dĂ©corĂ© avec beaucoup de goĂ»t en agrĂ©mentant chaque pan de mur, de jolis tableaux d’aquarelles.

Ses propres Ɠuvres qu’elle aimait peindre durant ses heures de loisir car oui ; en dehors de son mĂ©tier de professeure de Français, Laura Ă©tait aussi une artiste peintre extrĂȘmement douĂ©e.

Mira ne se lassait jamais de regarder ses toiles tant elles Ă©taient belles.

Soudain, elle fut prise d’Ă©motion lorsque son regard s’attarda sur l’une d’entre elles.

Celle qu’elle prĂ©fĂ©rait le plus


Celle qui la représentait et dont elle était si admirative


Il s’agissait de son propre portrait.

Mira se souvenait encore de ce merveilleux jour oĂč Laura Ă©tait devenue sa mĂšre adoptive.

Il y avait 5 ans de ça.

5 ans de pur bonheur se dit-elle en admirant le tableau.

Une toile que sa douce et si belle Maman avait peint en son honneur pour lui dire Ă  quel point elle l’aimait de tout son cƓur et de toute son Ăąme.

La toile Ă©tait si bien rĂ©ussie que Mira avait l’impression de se voir dedans comme dans un miroir tant la ressemblance Ă©tait frappante.

Sa Maman avait su la dessiner et l’immortaliser telle qu’elle Ă©tait…

Oui, elle Ă©tait vraiment fiĂšre de ce tableau…

Elle avait eu beaucoup de chance de tomber sur une Maman telle que Laura


Et pour tout l’or du monde, elle n’en aurait souhaitĂ© une autre car oui, sa Laura Ă©tait un ĂȘtre unique et Ă  part


Cinq belles annĂ©es qu’elle grandissait et Ă©voluait Ă  ses cĂŽtĂ©s, entourĂ©e de plein d’amour.

Un amour pur et sincĂšre dont elle avait cruellement manquĂ© autrefois mais qui aujourd’hui comblait son cƓur.

Un amour si profond qu’elle avait fini par oublier les maltraitances subies dans son passĂ©…

Un passĂ© dĂ©sormais rĂ©volu car aujourd’hui, elle Ă©tait pleinement heureuse et Ă©panouie…

****

Mira sentit une agréable odeur de fraßcheur vivifiante.

Elle provenait du mobilier en bois de pin massif qui se trouvait dans le salon.

Il sentait agrĂ©ablement bon l’odeur des pins comme si on se retrouvait Ă  l’intĂ©rieur de l’une de ces forĂȘts enivrantes et revigorantes capables de libĂ©rer votre esprit.

Une odeur certes piquante et quelque peu entĂȘtante mais que Mira aimait respirer Ă  pleins poumons.

D’ailleurs, il n’y avait pas qu’elle qui apprĂ©ciait ces effluves mentholĂ©es.

Les rares convives qui passaient Ă  la maison aimaient aussi l’humer tout en faisant quelques remarques agrĂ©able Ă  son sujet :

« Hum, quelle agrĂ©able senteur Laura ! On se croirait dans une forĂȘt de pins tellement c’est vivifiant ! »

Ils pensaient alors que cette forte odeur de rĂ©sine devait sans aucun doute provenir de bougies d’ambiance alors qu’il n’en Ă©tait absolument rien.

Et c’est lĂ  que quelque peu amusĂ©e, Laura leur rĂ©pondait toujours invariablement ceci :

« Il s’agit de mes meubles et non de bougies parfumĂ©es. Ils sont tous en bois de pin »

S’ensuivait alors un petit silence d’Ă©tonnement rapidement rompu par quelques exclamations :

« Mais ce n’est pas possible !! Tu plaisantes ? Ça sent tellement bon. Tu en es certaine ? »

Et à son tour, elle leur rétorquait de son joli sourire un brin moqueur :

« C’est pourtant bien vrai. Et pour faire perdurer leur odeur si plaisante ; j’utilise une cire d’abeille liquide Ă  base d’huile essentielle de pin pour bien les nourrir et les faire briller. VoilĂ  le secret. Ni plus ni moins »

Mira aimait alors voir l’expression de leurs visages dubitatifs comme s’ils ne croyaient pas du tout Ă  ce que venait de leur rĂ©vĂ©ler sa Maman.

Et cela l’amusait d’autant plus lorsque venait le moment fatidique oĂč ils se rapprochaient du grand buffet en pin pour pouvoir le renifler de trĂšs prĂšs ; histoire de vĂ©rifier ses dires…

Oui, cela l’amusait toujours beaucoup


****

Mira s’approcha du grand buffet en pin et commença Ă  l’humer intensĂ©ment.

Elle ne pouvait s’empĂȘcher de faire ce petit rituel Ă  chaque fois qu’elle passait par ici, avant de franchir le seuil de la cuisine.

Elle le respira de trĂšs prĂšs et trĂšs longuement.

Cette effluve lui rappelait toujours celle de la forĂȘt qui se trouvait Ă  quelques mĂštres de leur demeure.

Quelques fois et lorsque Laura n’Ă©tait pas lĂ  ; elle aimait bien s’y aventurer tout en sachant que c’Ă©tait un lieu qui lui Ă©tait interdit.

En effet, Laura l’avait souvent mise en garde Ă  ce sujet, lui rĂ©pĂ©tant inlassablement les mĂȘme paroles :

« Je te prĂ©viens encore Mira ! Tu ne dois pas aller dans cette forĂȘt ! C’est bien trop dangereux et tu pourrais t’y perdre. Pourtant, je suis certaine que tu me dĂ©sobĂ©iras encore. Mais, tu ne devrais pas faire ça. J’espĂšre que tu ne le feras plus et que tu resteras bien sagement ici chez nous sinon je dirais Ă  Madame Sanchez de te garder chez elle »

Oh non ! Surtout pas Madame Sanchez !

Mira n’aimait pas du tout cette vieille dame avec sa grosse voix Ă©raillĂ©e d’ancienne fumeuse qui la faisait toujours peur.

Mais ce qu’elle dĂ©testait par-dessus tout Ă©tait bien lorsqu’elle celle-ci la prenait dans ses bras pour lui faire des cĂąlins…

Elle avait alors l’impression de littĂ©ralement Ă©touffer sous ces innombrables baisers baveux


Berk ! Elle n’aimait pas ça du tout !

Non, par pitiĂ© ! Surtout pas Madame Sanchez qui Ă©tait Ă  son goĂ»t bien trop dĂ©bordante d’amour envers elle


Certes, elle Ă©tait trĂšs gentille mais elle n’aimait pas son cĂŽtĂ© envahissant et disons-le trop Ă©touffant.

Madame Sanchez était une vieille dame ùgée de 90 ans qui vivait seule dans une grande demeure qui se trouvait non loin de la leur.

Elle n’avait plus aucune famille mais fort heureusement pas mal d’amis du voisinage y compris sa Maman venaient rĂ©guliĂšrement lui rendre quelques petites visites pour lui changer les idĂ©es et prendre de ses nouvelles.

À ces moments là, elle semblait alors beaucoup plus gaie.

Cependant, la solitude devait parfois la peser et c’est pourquoi elle avait autant besoin de transmettre son amour à tous ceux qui la cîtoyaient


Mira compatissait et avait de la peine pour elle alors elle acceptait sans trop rechigner ses bisous baveux ainsi que ses petites mignardises bien trop sucrés.

Elle savait aussi que Madame Sanchez adorait s’occuper d’elle


NĂ©anmoins, elle n’aimait pas du tout rester en sa compagnie car elle s’ennuyait Ă  mourir dans sa vieille maison et ce malgrĂ© la distrayante balançoire qui se trouvait dans son jardin.

Non ! Rien n’y faisait ! C’Ă©tait comme ça


Et Laura ne le savait que trop bien alors pourquoi lui infliger un tel chantage Ă  chaque fois qu’elle s’absentait de la maison ?

Certes, la forĂȘt lui Ă©tait interdite mais pourquoi en faire toute une histoire surtout qu’elle Ă©tait trĂšs dĂ©gourdie pour son Ăąge et pas du tout du genre Ă  se laisser influencer par n’importe qui et n’importe quoi…

Alors pourquoi ne pas lui faire tout simplement confiance ?

De toute façon, elle persisterait Ă  aller dans sa forĂȘt et ce malgrĂ© les nombreuses recommandations de Laura.

Ce n’Ă©tait sans doute pas trĂšs prudent de sa part, mais elle aimait le goĂ»t du risque et de l’aventure alors pourquoi s’en priverait-elle ?

Et puis c’Ă©tait aussi de son Ăąge de faire des petites bĂȘtises, non ? !

Elle ne voulait surtout pas vieillir sans les avoir commises sinon elle le regretterai trĂšs certainement…

Et puis cela lui faisait le plus grand bien de s’Ă©loigner de temps en temps de cette maison et de son jardin, si immense soit-il.

Car oui ! Mira aimait se sentir libre !

Libre comme l’Ă©tait le vent ou encore ces moineaux qui piaffaient gaiement entre eux sur les branches des grands amandiers


Elle avait besoin de cette liberté pour se sentir exister


Et la forĂȘt exaltait tous ses sens. Elle s’y sentait bien.

Elle aimait s’y balader mais toujours avec une certaine prudence car elle Ă©tait peut-ĂȘtre une grande aventureuse mais pas non plus une irresponsable inconsciente…

Elle savait fort bien que sa douce Maman Ă©tait une personne trĂšs inquiĂšte alors elle ne tenterait jamais le diable car elle l’aimait bien trop pour agir inconsidĂ©rĂ©ment


Mais Laura ne lui faisait pas encore entiĂšrement confiance. Elle l’a traitĂ©e toujours comme un bĂ©bé 

Son « petit bĂ©bĂ© » comme elle aimait l’appeler affectueusement


Mira aimait bien ce petit surnom mais elle ne le trouvait pas en accord avec sa personnalité intrépide.

De toute façon, personne ne pouvait lui mettre d’entraves pas mĂȘme sa bien-aimĂ©e Maman


C’est pourquoi, elle agirait toujours derriĂšre son dos durant ses absences pour pouvoir enfin partir en vadrouille.

Ben quoi ? Avait-elle le choix ?

Et il fallait qu’elle en profita encore car l’automne ne tarderait plus Ă  arriver


Elle s’en Ă©tait bien rendue compte avec l’interminable pluie d’aujourd’hui.

Elle savait alors qu’elle serait bien obligĂ©e de ralentir ses cadences d’aventuriĂšre dans sa forĂȘt ĂŽ combien si captivante car le temps hivernal deviendrait aussitĂŽt un obstacle avec son incessante et perpĂ©tuelle humiditĂ©.

L’insidieux froid que Mira dĂ©testait tant l’empĂȘcherait de faire ses petites escapades


Comme le temps deviendrait alors trop long durant cette période !

Mais elle finit par se rassurer en se souvenant d’une belle image qui lui revint en mĂ©moire.

LA SUITE…

Pierrot et ma Maman 🐩 đŸ’˜

Pour toi, Maman : 

Je souhaitais faire ce petit article pour exprimer tout l’amour que je ressens pour toi, ma douce Maman…

Souvent on ne pense jamais Ă  dire Ă  quel point on aime ses proches…

Aujourd’hui j’ai dĂ©cidĂ© de dĂ©dier cette page en ton honneur, pour te dire que je t’aime trĂšs fort, tout simplement


GrĂące Ă  toi, je suis devenue une belle personne. Et je ne parle pas de mon physique mĂȘme si j’ai hĂ©ritĂ© de ta beauté 

Je parle de ton cƓur, de ton ñme


Tu m’as transmis de belles valeurs qui resteront Ă  jamais en moi ; qui me suivront toujours dans mon Ă©volution de femme…

Tu es ma force ; tu es mon tout
 Merci de t’ĂȘtre si bien occupĂ©e de moi durant tant d’annĂ©es


Alors pour te remercier
 Je dĂ©sirais le faire par Ă©crit ; le jour de la fĂȘte des Mamans ; ce Dimanche 28 Mai 2017.

JE T’AIME À L’INFINI POUR TOUTE LA VIE ET SANS MESURE CAR MON AMOUR POUR TOI EST DÉMESURÉ, FORT ET SANS AUCUNE LIMITE


Pour toi, et en toute sincĂ©rité 

MAMOUNETTE CHÉRIE :

C’est un petit surnom que j’aime beaucoup et qui te correspond parfaitement, je trouve…

Tu es nĂ©e Ă  Madagascar, Ă  Namakia (tout comme moi, d’ailleurs) et tu fais partie d’une grande famille de 7 enfants…

Enfant, (ĂągĂ©e de 10 ans Ă  peine) tu voulais toujours protĂ©ger les tiens…

Le mot « justice » faisait dĂ©jĂ  partie intĂ©grante de ton vocabulaire car tu ne supportais pas une seule seconde que l’on puisse s’en prendre Ă  un membre de ta famille.

À Namakia, dans la cour de ton Ă©cole, si un Ă©lĂšve osait s’en prendre Ă  un cheveu de tes frĂšres et sƓurs ; tu n’hĂ©sitais pas Ă  aller au devant de lui ou elle pour l’affronter ; qu’il soit petit, grand, costaud ou mĂȘme plus ĂągĂ© que toi… Tu n’avais vraiment pas froid aux yeux…

Du haut de tes 10 ans, tu avais le coeur brave et tu dĂ©testais l’injustice ainsi que la mĂ©chancetĂ© gratuite…

Dans tes veines coulaient dĂ©jĂ  deux grandes valeurs qui te tenaient particuliĂšrement Ă  cƓur : « La Famille » et la « LoyautĂ© ».

Tu avais donc hérité des nombreuses qualités de tes parents : La grùce, la beauté et la douceur de ta mÚre mais aussi le caractÚre bien trempé de ton pÚre ainsi que son sens des valeurs familiales.

De biens belles valeurs que tu possĂšdes encore et toujours…

Pour moi, tu incarnes : la sincĂ©ritĂ©, l’honnĂȘtetĂ©, la tempĂ©rance, l’harmonie ainsi que cette si belle gĂ©nĂ©rositĂ© qui te caractĂ©rise tant


Et moi je suis fiĂšre d’ĂȘtre ta fille ; d’ĂȘtre ta petite CĂ©cile…

C’est pourquoi j’ai souhaitĂ© te dĂ©dier cette page car je trouve que l’on ne dit jamais assez « je t’aime » aux personnes que l’on aime…

Et plutĂŽt que d’avoir des regrets, moi je voulais te dire aujourd’hui et sans attendre : « Je t’aime Maman et je t’aimerai toujours Ă©ternellement… »

BONNE FÊTE MAMAN D’AMOUR !

Petites anecdotes de ma Maman :

Pierrot, le perroquet :

Toute petite dĂ©jĂ , tu adorais les animaux car tes parents avaient toute une mĂ©nagerie dans leur maison de Namakia (Madagascar) : une chatte toute blanche qui avait eu plusieurs portĂ©es de chatons en plusieurs annĂ©es ; un enclos qui comportait des poules et des coqs ; un lapin qui portait le nom de Lapinot et aussi un perroquet tout gris que ta Maman t’avait offert…

Tu adorais ce perroquet que tu avais baptisĂ© : « Pierrot » et avec qui tu aimais bien passer du temps lorsque tu avais fini tes cours d’Ă©cole…

En effet, tu aimais bien t’occuper de lui en lui faisant sa toilette, lui donner Ă  manger (bananes, morceaux de pains nappĂ©s de beurre, ect…) ou encore lui apprendre Ă  parler. Il Ă©tait capable de prononcer quelques mots ou encore des petites phrases toutes simples…

D’ailleurs, il y a une charmante anecdote Ă  ce sujet que je vais vous raconter :

Lorsque ton pĂšre revenait de son travail et qu’il empruntait le chemin qui menait Ă  votre maison ; Pierrot n’en loupait pas une miette en l’observant au loin et il ne pouvait alors s’empĂȘcher de rĂ©pĂ©ter la phrase suivante tout en hochant la tĂȘte de bas en haut et en se dandinant d’une patte sur l’autre :

« Qui c’est qui arrive ? Qui c’est qui arrive ? »

Et en l’entendant rĂ©pĂ©ter cette fameuse phrase ; et mĂȘme si tu te trouvais Ă  l’intĂ©rieur de la maison, tu savais qu’il s’agissait de ton pĂšre qui revenait enfin de son travail.

TrĂšs intelligent, ce perroquet ! Il avait trouvĂ© son propre signal pour annoncer l’arrivĂ©e de votre pĂšre.

C’est pourquoi, jusqu’Ă  aujourd’hui, lorsque tu me racontes cette petite anecdote de ton enfance ; tu ne cesse de me dire avec une certaine Ă©motion que toi et ton perroquet, vous Ă©tiez vraiment des insĂ©parables…

Si bien, que lorsqu’il dĂ©cĂ©da un jour, des suites d’une grave maladie ; tu fus tellement inconsolable que tu mis un certain temps Ă  te remettre de sa disparition car pour toi « Pierrot » reprĂ©sentait beaucoup Ă  tes yeux…

C’était bien plus qu’un simple oiseau
 c’était ton petit compagnon avec lequel tu aimais bien te confier et cajoler


(Petite parenthĂšse : LePerroquet Vaza :

Le Perroquet vaza (Coracopsis vasa) est avec le Perroquet noir (coracopsis nigra) une des deux espĂšces du genre Coracopsis.

Ce perroquet peuple Madagascar et les Comores.

Il a Ă©tĂ© introduit Ă  la rĂ©union (probablement la sous-espĂšce vasa) oĂč il est aujourd’hui apparemment Ă©teint.

Il mesure 50 cm environ.

Son plumage est brun sombre mais légÚrement plus pùle sur les parties inférieures.

Le Perroquet vasa peuple les forĂȘts tropicales et subtropicales humides caducifoliĂ©es, les cocoteraies littorales, les savanes arborĂ©es, les riziĂšres, et autres cultures voisines des massifs boisĂ©s mais aussi les zones subdĂ©sertiques).

Voici que mon article ne va pas tarder Ă  se terminer mĂȘme si je voudrais que celui-ci ne s’arrĂȘte jamais car j’ai tellement de mots pour toi…

Des milliards de mots… qui n’en finissent pas et qui se bousculent dans ma tĂȘte tellement je suis sous l’effet de l’Ă©motion…

Une Ă©motion qui me submerge et qui m’emporte dans de nombreux souvenirs… Des souvenirs Ă  jamais gravĂ©s dans mon coeur…

Des souvenirs inaltĂ©rables ; anciens ou nouveaux et si merveilleux qui me chuchotent comme une douce voix Ă  mes oreilles ; jusqu’au plus profond de moi ; la joie immense, la grande chance que celle de t’avoir pour Maman…

Une Maman unique, irremplaçable qui m’aime autant que je l’aime…

Seules les personnes qui aiment trĂšs fort leur Maman pourront comprendre ce lien indĂ©fectible qui nous uni…

Maman, je t’aime pour l’Ă©ternitĂ© et Ă  jamais.

Voici cette vidĂ©o pour toi ; elles nous parle beaucoup et nous fait couler Ă  chaque fois une petite larme lorsque nous l’Ă©coutons… Une larme remplie d’amour…

Et voici une autre vidĂ©o pour toi. Je sais que tu ne l’as encore jamais entendue et que ce sera donc une totale surprise pour toi. Elle te fera sans aucun doute verser d’autres petites larmes… des larmes d’amour entre une mĂšre et sa fille… Que veux-tu, j’ai Ă©galement hĂ©ritĂ© de ta grande sensibilitĂ©. Alors voici rien que pour toi cette belle chanson… Je t’aime trĂšs fort ma Mamounette…

Le NoĂȘl de mon enfance : TroisiĂšme partie

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Minuit passé : Jésus Christ est né :

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Une fois aprÚs avoir dégusté nos savoureuses mignardises, mon frÚre et moi, nous étions endormi devant la télévision.
Soudain je sentis une main qui me touchait l’Ă©paule. C’Ă©tait Maman qui me rĂ©veillait tout doucement en me chuchotant Ă  l’oreille :

« CĂ©cile ? Il y a quelqu’un qui frappe Ă  la porte d’entrĂ©e. Je crois bien que c’est le Papa NoĂȘl… »

J’Ă©tais toute endormie mais trĂšs vite je me mis Ă  sourire tellement j’Ă©tais heureuse d’apprendre la bonne nouvelle.

« Le Papa NoĂȘl vient d’arriver ? » demandai-je en me frottant les yeux.

« Oui ma poupoule, il est lĂ  et il vous attend ton frĂšre et toi »

Sans plus attendre, je me levai et me dirigeai vers le fauteuil oĂč mon petit frĂšre dormait encore.

« Olivier ! Olivier ! RĂ©veille toi ! Le Papa NoĂȘl est lĂ  ! Il est arrivĂ© ! Vite ! dĂ©pĂȘche toi ! »

Le rĂ©veil fut tonitruant mais trĂšs efficace puisqu’il se leva presque aussitĂŽt puis dit Ă  Maman, d’une voix quelque peu endormie :

« Il est lĂ  ?? Mais oĂč ça ? Maman ? il est oĂč le Papa NoĂȘl ? »

« Il vous attend mes cocos. Venez, suivez-moi, maintenant »

Je me souviens encore que mon frĂšre et moi Ă©tions tout excitĂ©s Ă  l’idĂ©e de voir enfin ce cher Papa NoĂȘl et qui plus est dans notre belle demeure.

En suivant Maman dans le couloir qui menait vers la porte d’entrĂ©e, mon coeur se mit Ă  battre la chamade. Mon frĂšre ne tenait plus en place tellement il Ă©tait impatient.
Plus que quelques secondes et nous le verrions enfin …

****

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Soudain nous le vĂźmes ! il se trouvait lĂ  juste devant nous et il arborait un large sourire.
Incroyable mais vrai ! me dis-je avec stupĂ©faction tant j’Ă©tais surprise de le voir ici, chez nous. Je n’en revenais toujours pas.

Il Ă©tait grand et plutĂŽt imposant. Il revĂȘtait un manteau et un pantalon rouge vif qui ressemblaient aux images d’un livre que Maman avait l’habitude de nous faire montrer lorsqu’elle nous parlait de lui, lors des fĂȘtes de NoĂȘl.

Mais lĂ , il n’Ă©tait plus une image sur papier glacĂ©. Il Ă©tait bien rĂ©Ăšl et se tenait debout, juste devant nous.
Il portait une capuche de la mĂȘme couleur que sa tenue, lui tombant sur le front et lui couvrant lĂ©gĂšrement les oreilles.

Je dois bien avouer qu’au dĂ©but il me fit un peu peur sans doute Ă  cause de sa longue barbe blanche impressionnante qui lui mangeait le visage.
D’ailleurs, j’avais du mal Ă  distinguer ses traits. Je ne voyais que ses yeux Ă  travers ses lunettes ainsi que son nez.
C’est alors qu’il s’avança vers nous et de sa grosse voix, nous dit :

« Bonjour les enfants, je suis le PĂšre NoĂȘl ! Vous allez bien ? »

Mon frĂšre et moi lui dirent en choeur :

« Oui ! »

« Et, avez-vous Ă©tĂ© bien sage ? »

« Oui ! »

Nous Ă©tions tellement intimidĂ©s que nous rĂ©pondions invariablement la mĂȘme rĂ©ponse concise.

« Rapprochez-vous les enfants. Vous savez, j’ai fait un trĂšs long voyage pour venir ici dans votre maison et je ne pourrai pas rester trĂšs longtemps car j’ai d’autres maisons Ă  visiter »

Tout en continuant Ă  parler, le PĂšre NoĂȘl s’asseya sur une chaise car il disait ĂȘtre fatiguĂ© de son long voyage. Il nous souriait constamment puis nous demanda Ă  nouveau de venir prĂšs lui.

Nous Ă©tions quelque peu rĂ©ticents Ă  cause de son imposante barbe blanche qui nous faisait peur mais heureusement que Maman Ă©tait lĂ  pour nous rassurer. Elle nous demanda d’aller lui faire un bisou car elle nous dit qu’il Ă©tait trĂšs gentil d’ĂȘtre venu de si loin pour nous apporter nos cadeaux.

A peine eut-elle prononcĂ© le mot magique « cadeau » que nous commençùmes Ă  nous dĂ©rider et venir timidement vers lui.
Chacun notre tour, nous embrassùmes tant bien mal ses joues qui étaient envahi de barbe soyeuse, ondulée.

****

A un moment donné, il mit sa main gantée sur mon épaule et me demanda :

« Comment t’appelles tu jolie petite fille ? »

« CĂ©cile » rĂ©pondis-je toute intimidĂ©e.

« Et toi petit garçon ? Comment t’appelles-tu ? »

« Olivier »

« Vous m’avez dit tout Ă  l’heure, que vous aviez Ă©tĂ© bien sages. C’est vrai, les enfants ? »

« Oui » rĂ©pondĂźmes nous en choeur.

« C’est trĂšs bien les enfants. Et n’oubliez pas, il faudra toujours ĂȘtre bien sages entre vous deux ainsi qu’avec vos parents. Vous me le promettez CĂ©cile et Olivier ? »

« Oui ! »

« Merci, vous ĂȘtes trĂšs gentils. Vous savez, j’ai apportĂ© tous les cadeaux que vous m’avez demandĂ© dans vos lettres. J’espĂšre que vous les aimerez ! »

« Oui ! »

« Je suis trĂšs content d’ĂȘtre venu chez vous ! Vous ĂȘtes vraiment de gentils enfants. Mais je voulais vous dire aussi qu’il y a une bĂȘtise que vous faites toujours et pourtant, vous m’aviez promis dans vos lettre que vous ne recommenceriez plus. »

Mon frĂšre et moi le regardĂšrent interloquĂ©s car nous ne comprenions pas de quelle promesse il voulait bien nous parler mais au bout de quelques instants je compris de quoi il s’agissait.

« CĂ©cile, J’ai vu que tu suçais encore ton pouce » me dit-il de sa grosse voix mais toujours dans un large sourire.

« Oui » rĂ©pondis-je honteusement.

« Ce n’est pas trĂšs grave CĂ©cile mais il faudra me promettre que tu feras attention de ne plus sucer ton pouce. D’accord petite CĂ©cile ? Et c’est pareil pour toi Olivier. D’accord les enfants ?

« oui »

« Je suis content de vous avoir vu les enfants. Surtout, travaillez bien Ă  l’Ă©cole et soyez toujours gentils entre vous deux ainsi qu’avec vos parents. Papa NoĂȘl est vraiment fier de vous deux ! Maintenant, je vais devoir partir car j’ai d’autres enfants Ă  voir et plein de cadeaux Ă  livrer »

Sur ces belles paroles, le PĂšre NoĂȘl se leva de sa chaise et se pencha pour venir nous embrasser chacun notre tour.
AprĂšs nous avoir fait la bise, il nous dit au-revoir de la main.

« Au-revoir CĂ©cile et Olivier ! Amusez-vous bien avec vos jouets ! »

Il tourna les talons et repartit comme il Ă©tait venu par la porte d’entrĂ©e.

****

Je n’en revenais toujours pas ! On aurait dit un rĂȘve mais non, c’Ă©tait bien rĂ©Ăšl ! et nous venions de voir enfin le PĂšre NoĂȘl.
MĂȘme si au dĂ©but nous avions eu un peu peur de lui, on Ă©tait triste Ă  prĂ©sent qu’il soit dĂ©jĂ  parti.

Mais je savais qu’il devait voir d’autres enfants et livrer encore plein de cadeaux alors je me disais qu’il ne fallait pas que je sois Ă©goiste Ă©tant donnĂ© qu’il Ă©tait venu chez nous pour nous donner les nĂŽtres.

Je l’imaginai alors dans un ciel Ă©toilĂ©, son traĂźneau tirĂ© par des rennes en partance pour de nouvelles contrĂ©es, bravant le froid polaire afin de donner de la joie aux enfants du monde entier en leur apportant des jouets.

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Je repensais encore Ă  sa grosse voix et me disais intĂ©rieurement que je ferais tout pour tenir ma promesse car il avait rĂ©alisĂ© mon rĂȘve : celui de le voir en personne.
Oui, le simple fait de l’avoir vu et entendu avait suffit Ă  ravir mon coeur de petite fille insouciante que j’Ă©tais…

****

C’est alors que Maman nous dit :

« Vous Ă©tiez contents de voir le PĂšre NoĂȘl ? »

« Oui ! » nous empressĂąmes de lui crier Ă  coeur joie.

« Vous avez vu les beaux cadeaux qu’il vous a apportĂ© ? Venez les voir ! »

Maman nous entraĂźna Ă  l’intĂ©rieur d’une piĂšce et nous fit montrer les cadeaux qui reposaient sur la moquette. Nous Ă©tions Ă©merveillĂ©s devant tous ces jouets.

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« Wahou ! ils sont trop beaux nos vĂ©los, Maman ! » dis-je toute excitĂ©e.

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« Wahou ! Et la grosse boĂźte de playmobiles Safari ! wahou ! trop bien ! t’as vu CĂ©cile ? »

« Oui, j’ai vu ! On pourra bien s’amuser ! Je suis trop contente ! »

 

 

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Mon frĂšre et moi, Ă©tions vraiment trĂšs heureux car nous avions eu les cadeaux de nos rĂȘves.

« Maman ? oĂč il est Papa ? Il Ă©tait pas lĂ  quand le Papa NoĂȘl est venu » dit Olivier en faisant une moue boudeuse.

« Il Ă©tait aux toilettes, mon coco. Mais ce n’est pas bien grave, il le verra l’annĂ©e prochaine. Vous ĂȘtes contents que le Papa NoĂȘl soit venu chez nous ? »

« Oh oui ! en plus il avait une trĂšs grosse barbe ! Maman ? il doit ĂȘtre trĂšs vieux le Papa NoĂȘl ! Sa barbe, elle Ă©tait toute blanche ! » dit Olivier en faisant la grimace.

« Oui,mon coco, tu as raison, il est trĂšs vieux »

Soudain notre pĂšre fit son apparition.

« Coucou les enfants ! j’Ă©tais Ă  l’Ă©tage. Maman m’a dit que vous aviez vu le PĂšre NoĂȘl pendant que je n’Ă©tais pas lĂ . Comment il Ă©tait ? Il Ă©tait gentil avec vous ? »

« Oui, trĂšs gentil, Papa ! » s’empressa de lui rĂ©pondre Olivier.

« Et il nous a donnĂ© tous les jouets qu’on voulait ! les vĂ©los et les playmobiles ! » lui dis-je en souriant.

« Je suis content pour vous deux ! Ce sont de bien beaux cadeaux qu’il vous a apportĂ© pour NoĂȘl ! Moi, je n’ai pas pu le voir mais promis la prochaine fois je le verrai »

« Les enfants, il se fait tard » dit Maman. « Il faudra aller vous coucher maintenant et demain vous pourrez jouer avec vos playmobiles. D’accord ? Comme ça, vous pourrez vous amuser toute la journĂ©e avec vos jouets. Et vous avez vu comme la boĂźte Ă©tait trĂšs grosse ? »

« Oui Maman, c’est vrai. La boĂźte, elle est gĂ©ante ! Et demain on pourra mieux jouer, hein Olivier ? » dis-je en regardant mon petit frĂšre de connivence.

« Oui ! super ! Ce sera trop bien demain ! Tu viens CĂ©cile ? on va regarder encore la boĂźte »

Et nous voici tous les deux en train d’examiner sur toutes les coutures la fameuse grosse boĂźte de playmobiles Safari tout en nous exclamant sur les petites images qui se trouvaient au dos de celle-çi.
Nous faisions des commentaires sur tel ou tel personnage en vantant les mérites de chacun.

****

AprĂšs nous ĂȘtre soigneusement brossĂ© les dents, nos parents vinrent nous souhaiter une bonne nuit en nous embrassant l’un aprĂšs l’autre.
Quelques instants plus tard, nous dormions à poing fermés.

Bien au chaud, sous mes draps, je rĂȘvais Ă  la venue du bon vieux monsieur Ă  la barbe blanche qui nous avait apportĂ© de biens jolis cadeaux.

Je rĂȘvais Ă©galement au lendemain qui serait le jour le plus merveilleux de la terre, lorsque nous nous amuserions mon petit frĂšre et moi, avec nos jouets tant dĂ©sirĂ©s.

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La Suricate, c’est moi !

SURICATA TENACE

Vous vous demandez encore pourquoi j’ai choisi ce petit surnom « Suricate ? »

Je ne l’ai pas choisi Ă  proprement dit. Il m’a Ă©tĂ© transmis par ma Maman. Elle aime bien me donner des surnoms et ce depuis que je suis toute petite.

Le petit surnom qu’elle affectionne le plus Ă©tant POUPOULE ! et que j’adore Ă©normĂ©ment ! Je ne sais pas pourquoi mais cela me fait toujours fondre lorsqu’elle m’appelle ainsi !

Que voulez-vous ? je suis une incorrigible Ă©motive…

Suricate est un surnom qui a fait son apparition il y deux ans (en 2013), lorsque nous regardions elle et moi un documentaire animalier à la télévision concernant les suricates.

A un moment donnĂ©, elle m’avait lancĂ© dans un grand sourire :

« CĂ©cile, je trouve que tu ressembles vraiment Ă  un Suricate ! tu es toujours Ă  l’affĂ»t et soucieuse de vouloir protĂ©ger ton entourage, ta famille…Tiens ! je sais maintenant ! ce sera ton nouveau petit surnom ! mais biensĂ»r celui que je t’ai donnĂ© Poupoule sera toujours d’actualitĂ©. Tu seras toujours ma Poupoule adorĂ©e ! et aussi ma petite Suricate, maintenant ! »

Je dois bien avouer que ce jour-lĂ  je l’avais regardĂ© avec beaucoup d’amour et de tendresse par le simple fait qu’elle ait pu penser que je ressemblais Ă  cette charmante bestiole !

Oui et j’Ă©tais fiĂšre qu’elle me dise que j’avais beaucoup de points communs avec cet animal qui n’avait de cesse de vouloir protĂ©ger sa famille et son territoire.

j’avais donc adoptĂ© avec plaisir ce nouveau petit surnom qu’elle venait de me trouver rien qu’en regardant un documentaire animalier.

****

Quelques temps plus tard, ma Maman portait aussi un petit surnom que je lui avais donnĂ© en regardant un documentaire animalier Ă  la tĂ©lĂ©vision et qui n’Ă©tait autre que l’Ă©cureuil. 

En effet, je trouvais que ce petit rongeur lui ressemblait beaucoup par le fait qu’elle soit toujours trĂšs prĂ©voyante et prĂ©venante avec sa famille.

De plus, elle ne manque pas de panache ! elle sait rebondir de branches en branches, en cas de soucis !

Et tout comme l’Ă©cureuil elle veille Ă  ne jamais manquer de noisettes ou de graines, en les accumulant en profusion Ă  l’intĂ©rieur de son nid (creusĂ© dans un tronc d’arbre) et ce avant que l’hiver n’arrive afin de ne pas ĂȘtre prise au dĂ©pourvu.

J’adore l’appeler Mon petit Ă©cureuil car je trouve qu’elle a beaucoup de points communs avec ce petit animal si mignon.

JOLI ECUREUIL ROUX

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La Suricate, c’est moi !

SOURIS SOURIS

Aujourd’hui, plus que jamais, j’aime beaucoup ce surnom de Suricate car je trouve rĂ©Ăšllement que ce petit animal me ressemble beaucoup : il est toujours vif et aux aguets !

Mais vous vous demanderez peut-ĂȘtre pourquoi ai-je mis autant de temps Ă  inscrire le surnom « SURICATE » Ă  l’en tĂȘte de mon blog ?

DĂ©sormais, vous connaissez dĂ©jĂ  l’origine de ce surnom mais vous ignorez encore pourquoi je me suis lancĂ©e aujourd’hui Ă  le revendiquer.

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Voici le début de mon histoire :

Ma meilleure amie Michelle que j’ai rencontrĂ©e sur Twitter et qui tient Ă©galement un blog sur wordpress https://michellelabelette.wordpress.com/ a un surnom : « La Belette » qui je trouve, lui va Ă  merveille ! et comme je suis de nature trĂšs curieuse, j’ai lu sur internet que la « Belette » avait plusieurs significations et ce en plusieurs langues (j’en ai choisi deux) :

La Belette s’emploie en Français pour dĂ©signer affectueusement une jeune fille ou une femme charmante et en Breton, cela veut dire belle petite bĂȘte.

belle belettissima

Un bien joli surnom qu’elle a choisi et qui lui va Ă  ravir ! vous ne trouvez pas ?

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Au fil du temps qui passait, je me suis dit pourquoi ne pas mettre en lumiĂšre tout comme mon amie Michelle, mon surnom « Suricate » que je porte depuis deux ans et dont j’en suis fiĂšre ?

Alors voilĂ  pourquoi c’est chose faite aujourd’hui.

Et je dois bien avouer que j’apprĂ©cie le fait de l’avoir mis enfin au devant de la scĂšne en faisant un article aujourd’hui (Samedi 12 dĂ©cembre 2015)

A présent, vous savez tout à ce sujet ou presque tout !

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La Suricate que je suis :

SURICATE DEBOUT

Je suis trÚs protectrice envers les miens et tout comme le Suricate je veille au grain en les protégeant contre toutes attaques extérieures, telle une sentinelle fidÚle à son poste.

D’ailleurs, j’ai le don de savoir reconnaĂźtre mes ennemis et ce mĂȘme s’ils portent un masque de circonstance pour me piĂ©ger. En gĂ©nĂ©ral, j’ai le flair pour les dĂ©tecter grĂące Ă  mon nez fin de Suricate !

méchant et fort

Eh oui ! je reste trĂšs mĂ©fiante mĂȘme si je suis une personne avenante et trĂšs spontanĂ©e par nature ! Disons que je tĂąte toujours le terrain avec mes petites pattes armĂ©es de griffes afin de connaĂźtre le vrai du faux ! et en gĂ©nĂ©ral, mon instinct ne me trompe jamais !

Bref, je suis une vraie Suricate ! toujours sur mes gardes mais pas que, puisque j’aime aussi prendre la vie du bon cĂŽtĂ© !

Oui, la relaxation d’une Suricate est trĂšs importante si elle veut se rĂ©gĂ©nĂ©rer et faire peau neuve pour avoir toujours un joli poil bien lustrĂ© et brillant !

Pour ce faire, la Suricate recharge pleinement ses batteries en lĂ©zardant au soleil l’Ă©tĂ© ou en se rĂ©fugiant dans son terrier bien douillet et chaud l’hiver !

SOURICAT heureux

De bons petit vers (verre) de jus de toutes sortes ainsi que de savoureux oeufs de lĂ©zards (mimosa) lui redonneront l’oeil vif et la truffe humide pour pouvoir Ă©crire ses souvenirs et ses petites nouvelles sur le sable (page wordpad) chaud de son territoire (ordinateur).

Oui, quand je vous disais que je suis une vĂ©ritable Suricate ! ce n’est pas pour rien !

SUSURIRI coucou

C’est pourquoi la cĂ©lĂšbre rĂ©plique du film « Forrest Gump » reste toujours ma prĂ©fĂ©rĂ©e et ce depuis des annĂ©es :

« La vie, c’est comme une boĂźte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber ! »

Oui, j’aime cette rĂ©plique car je trouve qu’elle est parfaitement en adĂ©quation avec tout ce que je pense au sujet de la vie en gĂ©nĂ©ral.

En effet, elle peut avoir un goĂ»t d’amertume par certains moments ou encore ĂȘtre savoureuse Ă  souhait lorsque la vie vous sourit !

Et pour terminer, je dirais que La Suricate aime aussi les cats : nos amis les chats…

D’ailleurs, je ne sais pas si vous l’avez remarquĂ© mais lorsque vous inversez le mot « SURICATE », vous obtiendrez alors la phrase suivante :

CAT SURI : Cat (le chat) sourit Ă  la vie !

Et c’est pourquoi, j’aime sourire Ă  la vie quoi qu’il arrive ! C’est ma force !

belle suri catsou

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Gros bisous Ă  toi Maman et mille mercis encore de m’avoir trouvĂ© ce charmant surnom qui me va si bien ! Je t’aime Mamounette !!

Ă©cureuil magique

 

Un bisou aussi trĂšs particulier Ă  ma tendre Michelle alias « La Belette », ma meilleure amie qui porte si bien son petit surnom et que j’adore ! Oui la moitiĂ© de ma plume ! Je t’embrasse affectueusement !!

belle belle belette

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Si vous ne connaissez pas bien le Suricate, voici quelques informations Ă  son sujet :

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Le suricate (Suricata suricatta), parfois surnommé « sentinelle du désert », est une espÚce de mammifÚres diurnes de la famille des Herpestidae (mangoustes) et la seule du genre Suricata.

Ce petit carnivore vit dans le sud-ouest de l’Afrique (dĂ©sert de Namib).

Animal trĂšs prolifique, le suricate vit en grands groupes familiaux au sein d’une colonie. Ils se rĂ©fugient la nuit dans de vastes terriers.

Mesurant de 30 Ă  60 centimĂštres, le suricate mange entre autres des insectes, des souris, des rats, des oiseaux, des petits reptiles et des tubercules ou bulbes de plantes qu’il dĂ©terre avec ses pattes munies de fortes griffes non rĂ©tractiles de deux centimĂštres de longueur.

Ainsi, ils sont capables de déplacer leur propre poids de terre en 20 secondes.

Leur ouĂŻe extrĂȘmement fine et leur odorat dĂ©veloppĂ©s permettent aux suricates de repĂ©rer une proie sous le sable, qu’ils creusent parfois assez profondĂ©ment pour chercher leur nourriture.

Des « sentinelles » ont pour rÎle de prévenir les autres membres du groupe de la présence de prédateur(s) par des cris spécifiques.

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On a recensé 30 cris différents selon le type de danger (terrestre ou aérien) et leur éloignement.

Un cri continu indique que tout va bien. Des recherches rĂ©centes ont montrĂ© que les guetteurs Ă©taient des individus du groupe qui n’avaient plus faim.

Chaque surveillance dure environ une heure, pendant laquelle la sentinelle émet des cris continus à intervalles réguliers, lorsque tout va bien.

En cas de danger, il aboie ou siffle trÚs fort. Le groupe se précipite alors chacun dans son terrier.

Les suricates ont un comportement altruiste au sein de leur colonie.

Un ou plusieurs d’entre eux surveillent en sentinelles les autres membres qui creusent ou jouent entre eux.

La chaleur du dĂ©sert du Kalahari pouvant ĂȘtre mortelle, les parents ou leur substitut recouvrent les petits de sable pour les mettre Ă  l’abri du soleil au cours des dĂ©placements.

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Les suricates peuvent se passer de boire, l’eau dont ils ont besoin leur Ă©tant fournie en quantitĂ© suffisante par les insectes et larves qu’ils mangent.

Ils partagent volontiers leur terrier avec la mangouste jaune et l’Ă©cureuil terrestre, espĂšces avec lesquelles ils n’entrent pas en compĂ©tition pour la nourriture.

Ils hébergent parfois des serpents. Cependant, ils peuvent mordre leur « invité » en cas de mésentente.

Les suricates sont également connus pour se livrer à des jeux de société comme des concours de lutte et de course (dans le sens course à pied).