Catégorie : Métamorphose

Un petit souvenir de mon enfance passée en Guinée à Conakry…

Métamorphose

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Je me souviens encore d’un joli souvenir de mon enfance passée en Guinée à Conakry. C’était dans les années 88 et j’avais 11 ans. Mon petit frère, quant à lui était âgé de 10 ans.

Maman adorait nous faire découvrir tout ce qui était en relation avec la nature : aussi bien dans le domaine végétal qu’animal.

Depuis que nous vivions en Guinée, nous avions déjà appris pas mal de choses sur ces divers sujets et je dois bien avouer que nous aimions bien les découvrir au fur et à mesure car en matière de bestioles, la Guinée en regorgeait de toutes sortes.

Et il ne fallait pas aller bien loin pour pouvoir les observer.

En effet, le jardin de notre maison de fonction était un véritable sanctuaire pour dénicher diverses espèces d’insectes…

Mon frère et moi étions à un âge où nous voulions tout savoir sur le règne animal et végétal. Quoique pour ma part, je préférais de loin les végétaux…

Par contre, mon frère lui, aimait bien les deux (le monde végétal et animal) et en savait déjà un rayon par rapport à moi car il se documentait beaucoup concernant ces deux sujets qu’il affectionnait particulièrement.

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L’expérience :

Ce jour-là, je m’en souviens encore comme si c’était hier. Maman voulait nous faire montrer une petite expérience qu’elle avait faites déjà elle-même lorsqu’elle était enfant et qu’elle vivait à Madagascar à Namakia.

A cette époque là, elle avait à peu près le même âge que nous et aimait bien explorer la nature et ses insectes environnants.

Il fut donc primordial pour elle de nous faire montrer à son tour, ladite expérience et je dois bien avouer que nous étions déjà très excités et impatients, mon frère et moi, de pouvoir enfin la découvrir…

Avant de nous entraîner dehors, elle prit une grosse boîte d’allumettes vide qu’elle transporta avec elle et nous dit qu’elle en aurait besoin au moment voulu.

boite

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Exploration dans notre jardin :

Maman, mon petit frère et moi sortîmes donc dehors et nous retrouvâmes dans notre charmant jardin puis elle nous dit sans plus attendre qu’elle était à la recherche d’une chenille à papillons pour pouvoir réaliser sa fameuse expérience.

Au bout de quelques instants, elle finit par en trouver une qui était collée à l’envers sur une des feuilles d’un petit arbuste.

papillon cocon

Elle commença alors à la décoller tout doucement car elle était fragile et qu’il ne fallait pas trop la manipuler avec les doigts puis, une fois décollée de sa feuille, elle la déposa bien délicatement à l’intérieur de la boîte d’allumettes qu’elle tenait toujours dans sa main.

La chenille en question s’était déjà enroulée dans son cocon de soie et remuait encore légèrement à l’intérieur de celui-çi car elle n’était pas tout à fait arrivée au stade de sa transformation en chrysalide.

En effet, maman voulait tout d’abord nous faire découvrir l’évolution de celle-çi lorsqu’elle s’était à peine enturbannée dans son fil de soie.

C’est pourquoi, elle avait fait exprès de la choisir à ce stade de mutation afin que nous puissions observer par la suite, chaque détail de sa future transformation…

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Petite parenthèse : La chenille :

papillon guinée

La chenille est la larve éruciforme des papillons. Certains hyménoptères dont les larves ressemblent beaucoup à celles des lépidoptères sont appelées fausse-chenille.

La chenille, une fois arrivée à son plein développement, s’enveloppe dans un cocon afin de se transformer en chrysalide qui va à son tour devenir l’insecte adulte.

Seules certaines espèces de chenille tissent autour d’elles un véritable cocon pour se mettre à l’abri en vue de leur nymphose (la nymphose étant le passage à l’état de nymphe, que l’on appelle chrysalide chez les papillons).

chenille pour papy

D’autres se contentent de se fixer à un support par une ceinture de soie, fil sécrété de la même manière, mais en faible quantité.

D’autres encore s’enterrent dans l’humus à faible profondeur, dans une loge plus ou moins soyeuse : c’est le cas de la plupart des Sphinx.

chenille chenille

  1. Tête 
  2. Thorax
  3. Abdomen
  4. Segment
  5. Corne post-abdominale
  6. Fausses pattes
  7. Stigmate
  8. Pattes
  9. Pièces buccales

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Observation de la bestiole :

En ce qui concernait notre petite expérience, notre chenille avait d’ores et déjà tissé autour d’elle son fameux cocon (pas dans son intégralité) si particulier qui était encore transparent et pas tout à fait opaque puisqu’on pouvait encore la voir à l’intérieur.

En effet, je pouvais aperçevoir son étrange petite tête ainsi que son corps de couleur vert clair qui continuait à se mouvoir dans sa fine enveloppe blanchâtre.

A l’intérieur de son fin cocon, la bestiole semblait tout droit venir de la planète Mars tellement elle avait un drôle d’aspect. On aurait dit un petit alien…

Cela me faisait bizarre de pouvoir l’observer ainsi en direct, sur toutes les coutures et non dans un documentaire animalier.

C’était bien plus intéressant et je dois bien avouer assez fascinant de la regarder et de la jauger dans les moindres détails.

Elle paraissait à la fois forte et fragile : d’une part à cause de son cocon dont elle était prisonnière mais d’autre part, bien vivace lorsque qu’elle remuait de temps en temps à l’intérieur de celui-çi.

En somme, ce petit être si bizarre et si petit soit-il avait déjà une certaine force de caractère qui ne nous laissait pas indifférent, mon frère et moi.

Elle avait réussi à attiser notre grande curiosité et nous étions déjà très impressionnés par elle…

Mais il n’empêche qu’elle me faisait également un peu peur étant donné que je n’aimais pas trop le monde des insectes…

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La bestiole dans sa boîte d’allumettes :

Notre petite trouvaille à l’intérieur de sa boîte d’allumettes légèrement entrouverte ; maman, mon petit frère et moi rentrâmes à nouveau à l’intérieur de notre maison.

Maman déposa la boîte sur l’une des étagères du grand buffet de notre salon. Ainsi, nous pourrions voir facilement l’évolution de la fameuse chenille lorsque nous le souhaiterions…

« Voilà les enfants. Vous avez vu que la chenille remuait encore à l’intérieur de son cocon. Ensuite, de plus en plus, elle va le consolider pour se transformer enfin en une chrysalide » dit-elle en nous souriant.

Olivier était beaucoup plus curieux que moi et lui demanda presque aussitôt :

« Maman ? Est-ce que la chenille va bien respirer ? »

« Mais oui Olivier. Regarde, j’ai laissé entrouverte la boîte pour justement qu’elle ait son oxygène. Ne t’inquiète pas. Tout ira bien pour elle jusqu’à ce qu’elle se transforme en chrysalide »

« Chouette ! On verra toute sa transformation alors ? » dit-il dans un large sourire.

« Eh oui mon Coco ! Toi et ta soeur pourrez voir toute son évolution en direct. Ce sera bien mieux qu’un documentaire télévisé ! »

En ce qui me concernait, je n’osais pas trop toucher la boîte où était logée cette étrange bestiole mais cela m’intéressait tout de même. Il est vrai que je n’aimais pas trop le monde des insectes mais en ce qui concernait celle-çi, j’avais envie de connaître son évolution.

Et puis maman m’avait assuré que la bestiole en question ne pourrait guère s’enfuir vu que la boîte d’allumettes n’était que légèrement entrouverte. D’ailleurs, en voyant mon air inquiet, maman se mit à rire.

« Mais ne t’inquiète pas Cécile ! Tu vois bien que cette chenille est enroulée dans son cocon. En plus, bientôt elle ne bougera plus du tout. Crois-moi, tu ne risques rien. Et lorsqu’elle commençera à sortir de son cocon, maman t’a déjà dit qu’on irait ensemble dehors pour qu’elle puisse déployer ses ailes. D’accord ? Tu es rassurée maintenant ma Poupoule ? »

« Oui, maman » dis-je dans un timide sourire quelque peu crispé.

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Olivier, contrairement à moi était fou de joie. De temps en temps il ne pouvait pas s’empêcher de regarder par l’ouverture de la boîte pour y observer notre petite chenille.

Une fois qu’il l’avait pour la énième fois observée sur toutes les coutures ; il revenait alors en sautillant vers moi qui était sagement installée dans le canapé du salon en train de jouer à un jeu vidéo puis invariablement il me disait avec beaucoup d’enthousiasme :

« Cécile ! J’ai encore regardé la chenille. Elle remue toujours un peu. J’ai hâte qu’elle devienne une chrysalide comme maman nous a dit »

Sachant qu’il affectionnait particulièrement le monde des insectes, je lui demandais alors :

« Et tu sais ce que c’est une chrysalide ? »

« Biensûr. Maman nous a déjà expliqué. Et puis j’ai aussi appris en lisant mon magazine « Sciences et vies Junior ». Tu sais, c’est trop incroyable ces bêtes là ! Moi, en tout cas je les aime bien. Et toi ? »

« Oui ça va. De toute façon, maman a dit que la chenille ne pouvait pas s’enfuir de la boîte… » dis-je avec une pointe d’appréhension dans la voix.

« Pfff ! N’importe quoi ! Tu vas pas avoir peur aussi de cette chenille ! Bientôt, elle ne pourra plus bouger du tout. Et puis maman nous a dit qu’elle ne voulait pas qu’elle sorte totalement de sa chrysalide lorsqu’elle deviendra un papillon. T’as rien à craindre du tout Cécile ! Je t’assure ! T’es trop inquiète toi ! Allez, viens la voir de plus près avec moi » dit-il en m’attrapant déjà par le bras.

« Oui ! Attends, j’éteins d’abord mon jeu vidéo puis je viens tout de suite la voir avec toi » dis-je un peu à contre-coeur.

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Quelques instants après, j’étais à ses côtés en train d’observer l’étrange bestiole qui n’était vraiment pas jolie…

Quant à mon frère, lui, il semblait totalement sous le charme de ladite bébête. Il en était littéralement fasciné.

papillon vert

J’aimais bien le regarder en train de s’extasier et s’exclamer au sujet de celle-çi. Il faut dire qu’il adorait tout ce qui se rapportait à la nature. Tout l’intriguait à ce sujet. Le monde des insecte l’émerveillait. A ce sujet, il ressemblait énormément à maman lorsqu’elle avait son âge. Il était d’ailleurs autant curieuse qu’elle et voulait toujours tout savoir et plus particulièrement sur ces chères insectes…

Oui, j’aimais bien le regarder en train d’observer notre chenille. C’est pourquoi il est tellement facile pour moi de vous raconter dans les moindres détails ce joli souvenir de mon enfance.

Pendant qu’il observait la bestiole, moi, j’immortalisais cet instant dans un coin de ma tête tout en ne sachant pas qu’un beau jour j’aurais souhaité le retranscrire à l’écrit et qui plus est dans le vaste monde du virtuel.

Et puis, comme je vous l’avais déjà dit dans un de mes nombreux articles de souvenirs, Olivier ne m’avait jamais fait un sale petit tour de gamin comme le font certains petits frères envers leurs soeurs.

Non, je dois bien avouer qu’il n’était pas du tout comme ça. Il savait que j’avais peur des insectes et que j’en avais une sainte horreur ; d’ailleurs il s’en moquait parfois mais jamais il n’allait plus loin que ça en m’en lançant une sur moi par exemple. Non, et fort heureusement d’ailleurs, sinon je n’aurais guère apprécié et cela aurait valu à mes yeux, d’être une trahison, ni plus, ni moins !

Bref, j’étais surtout intriguée par mon jeune frère.

Le voir autant passionné par ces étranges bestioles me sidérait quelque peu mais je finissais par m’y adapter. Sans doute était-ce déjà l’amour inconditionnel d’une soeur aînée envers son petit frère car il faut bien que je l’avoue, j’était totalement attendrie par lui.

C’était disons plutôt lui qui me fascinait autant que la petite bestiole.

Et vous me diriez alors pourquoi ? Tout simplement parce que d’une part je l’aimais et que d’autre part, je le trouvais très débrouillard pour son jeune âge et très vif d’esprit.

C’était déjà un véritable trombe de l’air qui adorait explorer, s’aventurer, trifouiller, fouiner sans peurs ni craintes dans à peu près tout et n’importe quoi… Un vrai petit aventurier qui était avide de savoir et de tout connaître sur notre belle et si vaste nature…

J’étais tout l’inverse, c’est pourquoi je l’admirais tant car contrairement à lui, je n’étais pas une fanatique de la nature et encore moins des insectes…

Non, moi c’était de grimper sur MON MANGUIER VOYAGEUR , de me jucher sur la plus haute des branches afin d’admirer le ciel, les nuages, les oiseaux, l’océan, les vagues, ressentir le vent, laisser les rayons du soleil me chauffer le visage et le corps et observer de temps en temps, mon cher petit frère en train de jouer en bas sur la terre ferme avec tous ces étranges insectes…

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Je lui laissai bien volontiers ce plaisir et préférais le regarder du haut de mon arbre, en train de s’extasier sur telle ou telle espèce d’insecte qu’il venait de dénicher…

A le voir ainsi si débrouillard et si méticuleux avec ces bébêtes, je me disais souvent au plus profond de moi-même qu’il était l’aîné et que moi, j’étais sa petit soeur… Je ne ne sais pas pourquoi mais je le pensais réellement à cette époque là. Il semblait si sérieux et attentionné envers la nature qui l’entourait alors que moi j’en étais parfaitement désinvolte.

Ce n’était pas péjoratif pour moi de penser que j’étais sa petite soeur, bien au contraire puisque cela me réconfortait de le savoir différent de moi. De le savoir si audacieux et si aventureux…

Tout ceci pour vous dire que notre chenille était certes une formidable découverte mais découvrir le côté explorateur de mon jeune frère l’était tout autant…

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Quelques jours après (disons 5 jours plus tard), notre fameuse chenille ne bougeait plus du tout comme si celle-çi était morte mais ce n’était pas du tout le cas.

En fait, son enveloppe corporelle avait totalement changée d’aspect et de couleur. Elle semblait plus solide qu’avant et sa teinte était entre le marron et le beige clair.

marron beige chrysalide

Olivier en était davantage fasciné car il savait que bientôt la chrysalide deviendrait un majestueux papillon.

Il trépignait d’impatience et ne cessait de me répéter :

« T’as vu Cécile ! ça y est ! c’est comme maman nous a dit ! Bientôt, elle va déchirer sa chrysalide. J’ai trop hâte ! et toi ? »

« Moi aussi » dis-je dans un petit sourire.

Je ne sais pas pourquoi mais à cet instant précis où je lui parlais, j’étais vraiment sincère. J’avais hâte également de voir enfin l’envolée de cette bestiole.

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Petite parenthèse : La chrysalide :

chrysalide transf

Chez les insectes holométaboles (c’est-à-dire aux métamorphoses complètes, par exemple les papillons et les abeilles), qui effectuent deux mues de métamorphose, la chrysalide est le stade de développement intermédiaire entre la larve et l’adulte.

Les chrysalides durcissent et changent de couleur. Les papillons selon les espèces se métamorphosent au bout d’une semaine.

Quelques heures avant l’émergence du papillon, l’enveloppe de la chrysalide devient transparente chez certaines espèces et laisse apparaître les couleurs des papillons.

Lorsque les segments abdominaux se distendent, l’émergence est imminente. Un autre nom pour désigner ce stade intermédiaire est la nymphe.

chrysalide papillon

Une des caractéristiques de la nymphe est qu’elle ne se nourrit pas (ses pièces buccales et son tube digestif subissent aussi une métamorphose importante) et qu’elle vit sur ses réserves.

La nymphe des lépidoptères est souvent appelée chrysalide. La nymphe peut, selon les espèces, être protégée par un cocon.

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La métamorphose :

Voici une vidéo intéressante sur la mutation d’une chenille à papillon : ici, il s’agit du Papillon Monarque.

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Deux jours plus tard, maman s’écria :

« Regardez les enfants ! Venez voir ! Vite ! La bête est en train de crever son enveloppe. Vous voyez, regardez bien »

Je n’en revenais pas et je dois bien avouer que j’en fus littéralement subjuguée.

En effet, l’étrange bête semblait pousser avec sa tête la fibre du cocon dans lequel elle était enfermée.

De nouveau (comme au tout début, où maman l’avait décollée de sa feuille), l’insecte bougeait à l’intérieur de son enveloppe qui était très épaisse et opaque.

Sous nos yeux d’enfants émerveillés et fascinés, la vie naissait.

Un petit être voulait sortir de sa prison qui l’avait pourtant protégée jusqu’alors car il était tout simplement désireux de connaître la liberté…

Du coin de l’oeil, j’observais également mon petit frère et j’étais heureuse de le voir heureux…

« Regarde maman, il vient de passer sa trompe. Il va pas tarder à sortir de sa chrysalide. Hein, pas vrai maman ? »

trompe papillon

« Oui, mon Coco ! Effectivement. D’ailleurs, nous allons vite aller dehors, maintenant. Venez, suivez-moi. Vite, il va pas tarder à sortir entièrement de son cocon »

Maman transporta avec elle la boîte d’allumettes dont elle avait retiré complètement le couvercle et sortit rapidement dehors avec nous, à ses côtés.

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L’envolée majestueuse :

le papillon et son cocon

A présent, le papillon dont les ailes étaient froissées et fripées ne tarderait plus à sortir de son épais cocon.

Il se débattait tant bien que mal mais s’arrêtait de temps en temps car il était encore faible.

Il se tortillait dans tous les sens et ne cessait de fissurer son cocon à force de se débattre.

Les antennes de sa tête étaient d’ores et déjà sorties à l’extérieur ainsi que ses ailes et bientôt la coque si épaisse de son enveloppe ne tarderait pas à se détacher de son abdomen.

« Maman ! Cécile ! Regardez ! ça y est ! il vient de sortir totalement de son cocon ! Vous avez vu ?? Wahou ! Il est trop beau ! T’as vu les couleurs de ses ailes Cécile ? » s’exclama Olivier en me les montrant du doigt.

« Oui. Ses ailes sont jolies » répondis-je tout bas, sous le coup de l’émotion et de la fascination.

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Maman était vraiment heureuse de nous faire découvrir en direct ce qu’elle même avait vécu des années auparavant lorsqu’elle n’était qu’une enfant.

« Vous voyez les enfants. Voilà ce que Maman avait vu lorsqu’elle était petite fille à Madagascar et dont je vous parlais à chaque fois à Sausset-Les-Pins. C’est beau, non ? »

« Oh oui Maman ! » répondit aussitôt mon petit frère qui ne cessait de sourire tellement il était émerveillé.

« Il va bientôt s’envoler Maman ? »demandais-je un peu intriguée.

« Oui, ma Poupoule. Il ne va plus tarder »

J’étais aux anges de voir ma mère et mon petit frère si complices vu qu’ils aimaient bien les papillons puis spontanément je fis une bise à Maman comme pour la remercier de cet instant, de ce partage qu’elle venait de nous faire vivre.

« Voilà ! il va s’envoler ! » s’exclama Olivier en tapant dans ses mains.

« Oui, mon Coco ! Il va s’envoler, maintenant » dit Maman, les yeux brillants de joie.

A cet instant précis, Olivier ne put s’empêcher d’effleurer les ailes du papillon.

« Ses ailes sont douces » chuchota t-il.

Et à peine eut-il prononcé cette phrase, que le papillon étira ses ailes et commença à voleter maladroitement vers la branche la plus basse d’un arbuste.

papillon

Il s’y posa dessus puis commença à se faire une petite toilette à l’aide de ses longues pattes qu’il ne cessait de mouvoir vers sa petite tête.

envol du papillon

Au bout de quelques instants, il quitta sa branche puis vola davantage plus haut jusqu’à ce qu’on ne puisse plus l’aperçevoir du tout.

En effet, il venait de voler par dessus le haut mur de clôture alvéolé qui faisait face à la mer.

Sans doute avait-il été attiré par l’océan. Nul ne le saura jamais.

Quoi qu’il en soit, nous avions assisté en direct, mon frère et moi à sa majestueuse envolée vers le vaste monde.

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Un spectacle magnifique de la nature que je tenais à vous décrire dans les moindres détails à travers cet article et que je n’oublierai jamais.

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