Je m’appelle Cécile

LES HISTOIRES DE CECILE

Suricate mignon

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Suricate pour toujours !

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Cécile photo

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Je m’appelle Cécile et je suis née à Madagascar, plus précisément à Namakia.

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Interview sur Madagascar

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Voici mon diaporama de Madagascar :

Diaporama de Madagascar

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Carte de Madagascar

carte_majunga

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Je suis passionnée par mon île natale et par les passions suivantes :

  • Le monde du cinéma et des musiques de films,
  • Le monde des chats,
  • L’écriture : j’aime parler de mon enfance à travers des anecdotes et inventer des petites histoires au gré de mon imagination.

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Voici mes blogs concernant mes différentes passions :

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Vous trouverez dans ce blog mes souvenirs d’enfance ainsi que des histoires que j’aime inventer…

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Merci à vous ! et bonne lecture.

Cécile

CECILE CEC ILES

 

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Son plus beau cadeau sur Terre 🎁 La suite…

L’hypnotisant et chaleureux feu de cheminée avec ses braises crépitantes et rougeoyantes dans son âtre.

Oh ! Rien que d’y penser, elle avait presque hâte !

Oui, un bon feu de cheminée qui lui réchaufferait le cœur et l’âme durant l’hiver.

Entendre le doux son du bois craquer au contact des flammes dansantes et lumineuses lui ferait très certainement oublier sa forêt enchantée…

L’oublier un temps soit peu, c’est vrai, mais pas dans ses rêves nocturnes pendant que la neige se mettrait à tomber dehors et finirait par la recouvrir intégralement d’un joli manteau d’une blancheur immaculée…

Voilà tout ce dont à quoi ce buffet en pin massif lui faisait penser…

À toutes ces belles choses qui la rendaient infiniment heureuse…

Ah ! qu’elle aurait aimé, à cet instant précis, se retrouver dans sa merveilleuse forêt !

Mais cela n’aurait pas été raisonnable, étant donné qu’il avait bien trop plu.

Tout ne serait donc qu’humidité et rien que d’y penser Mira en fut écœurée !

Non, il était plus sage d’attendre que celle-ci redevienne bien sèche comme elle l’était il n’y a pas si longtemps.

« Peut-être après demain et biensûr à condition que Maman ne soit pas là » se dit-elle tout en baillant.

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Mira attendait toujours bien sagement que sa Maman revienne mais elle trouvait que le temps était de plus en plus long et commençait sérieusement à s’inquiéter de son absence prolongée.

Soudain, elle sursauta en entendant :

« Cou-cou ! Cou-cou ! Cou-cou ! »

Le bruit provenait de l’horloge en bois qui se trouvait juste au-dessus de la porte de la cuisine.

Centrée au beau milieu de celle-ci ; une petite porte arrondie venait à peine de s’ouvrir laissant surgir un oiseau qu’elle connaissait fort bien et qui avait le don de l’horripiler.

Il s’agissait de « Canari », le fameux oiseau de malheur qui se cachait à l’intérieur de et qui réapparaissait de temps en temps quand cela lui chantait.

Et là, il était en train de siffloter gaiement dans un son particulièrement aigu qui l’agaçait :

« Cou-cou ! Cou-cou ! Cou-cou ! »

Elle le regarda d’un air mauvais et méprisant :

« Mais tais-toi donc le Canari ! Pfff ! Oh la la ! On a compris le message ! Il est telle heure ! Et alors ? C’est pas la fin du monde que je sache ! » lui lança t-elle rageuse avec cette irrésistible envie de lui arracher le bec en deux temps trois mouvements pour qu’il puisse se taire une bonne fois pour toutes.

« Cou-cou ! Cou-cou ! » continua de chanter le petit oiseau sans vergogne.

Il venait d’annoncer qu’il était exactement 17H00.

Mira avait toujours aimé cette bonne vieille horloge en bois qui devait très certainement dater de l’avant guerre.

Les jolies arabesques qui y étaient gravées lui donnaient une allure des plus singulière et d’une rare authenticité.

C’était vraiment une magnifique horloge !

Par contre, le petit être arrogant qui se renfermait dans ses entrailles n’avait pas le moins du monde sa grâce.

À dire vrai, elle le détestait.

Certes, c’était peut-être un bel oiseau avec son plumage jaune poussin des plus rayonnant mais elle n’arrivait plus à supporter son sempiternel « Cou-cou » lui sortant de son minuscule bec orange vif.

Deux couleurs des plus criardes qui se voyaient à des kilomètres à la ronde !

C’est pourquoi elle aimait bien se moquer de lui en l’appelant : Canari.

Quant à ses petits yeux noirs vifs et malicieux ; ils semblaient toujours la narguer lorsqu’il jaillissait subrepticement de son antre fermée à double tour.

Sans doute qu’il se sentait à l’abri, là haut, à l’intérieur de son refuge et qu’il savait fort bien que Mira n’aurait pas pu lui faire quoi que ce soit…

Ah ! Comme elle aurait voulu l’attraper pour lui régler enfin son compte !

Oui ! Pour toutes ces fois où il avait eu l’audace de la faire sursauter en lui chantant à tue tête ses infernales coucous répétitifs…

« Cou-cou ! Cou-cou ! »

Mais il ne perdait rien pour attendre celui-là…

Un beau jour, elle se vengerait. Elle ne savait pas encore par quel moyen mais elle finirait bien par trouver…

Elle l’observa encore. C’est fou comme il avait l’air vivant, là haut sur son perchoir en train de lui chanter la sérénade !

C’en était presque bluffant !

Monsieur Canari faisait son intéressant. Son grand show. Il devait très certainement se prendre pour Monsieur Rossignol alors qu’il avait une voix stridente de crécelle !

Mira ne le détestait pas tant que ça…

Non, c’était bien pire. Elle le haïssait !

Elle était pourtant habituée à le voir quotidiennement et ce depuis pas mal d’années déjà mais bizarrement, elle ne s’était point faites à son chant.

Non, celui-là, elle n’arrivait toujours pas à l’ingurgiter…

Cependant, elle reconnaissait qu’il accomplissait fort bien son travail d’annonceur…

Ah ça oui ! Et ce durant ces 5 années où elle avait habité ici.

Et d’aussi loin qu’elle s’en souvienne, jamais encore il n’avait eu la moindre extinction de voix…

Non ! Une vraie machine de guerre ce Canari là ! Et biensûr n’ayant pas la moindre pitié pour ses oreilles fines et si délicates.

Elle avait bien essayé de se faire à son chant où encore de contrôler ses sursauts lorsqu’il entonnait ses horribles coucou mais elle avait fini par jeter l’éponge…

C’était tout bonnement impossible !

Résultat des courses : elle détestait toujours autant sa voix et continuait à tressaillir lorsque le volatile en bois sortait de sa cachette tel un clown machiavélique.

Dieu qu’elle le méprisait !

Mira l’observait encore lorsque soudain la petite porte en bois se referma enfin sur lui.

« Pfff, il était temps ! » soupira t-elle en regardant les grandes aiguilles noires de l’horloge.

Elles annonçaient qu’il était déjà 17H15.

« Mais que pouvait bien faire Laura ? Elle n’était toujours pas revenue » s’inquiéta t-elle en tournant la tête vers la porte d’entrée du salon.

****

Mira commençait à avoir une petite faim alors elle franchit le seuil de la cuisine dont la porte était restée grande ouverte.

Immédiatement, elle remarqua au loin une petite assiette garnie de madeleines dorées qui reposait sur la table centrale.

Juste à côté de celle-ci se trouvait un bol à anse accompagné d’une petite cuillère à café.

Mira n’aimait pas trop les madeleines car elles avaient tendance à lui coller au palais et puis il faut dire aussi que ce n’était pas trop sa tasse de thé.

Son intérêt se porta donc sur le bol en porcelaine blanc à gros pois rouges.

Que pouvait bien t-il contenir ? se demanda t-elle en ne le quittant pas de ses yeux perçants.

Sa curiosité grandissait au fur et à mesure qu’elle se rapprochait de la grande table.

Ses narines sentirent les effluves d’un parfum vanillé.

Se pourrait-il que Laura lui ai préparé son dessert préféré ?

Une bonne et onctueuse crème dessert à la vanille ?

Hum ! Rien que d’y songer, Mira était déjà toute excitée à l’idée qu’elle le dégusterait dans quelques secondes.

Un exquis dessert lacté rien que pour elle ! Elle en avait de la chance !

Et sa Maman avait bien veillé à le sortir du frigo à l’avance car elle savait que Mira aimait le manger à température ambiante et non glacée.

Le goût s’en trouvait bien meilleur.

Décidément, elle avait vraiment une Maman en or.

C’était donc ça la fameuse surprise que Laura lui avait concoctée ?

Pourtant, elle aurait juré que sa Maman lui avait bien dit qu’elle lui ramènerait un cadeau en revenant de ses courses.

Mira plissa les yeux de contentement.

Se pourrait-il alors qu’il y ait une deuxième surprise ?

Elle s’apprêtait à déguster sa gourmandise lorsque soudain, elle entendit un drôle de bruit qui provenait du salon.

Ah ! Non ! Personne n’avait le droit de la déranger lorsqu’elle était à table !

« Fichu bruit ! Va t’en ! Et laisse moi savourer ce délicieux met »

Mira se pourlécha les babines, prête à attaquer son savoureux dessert.

« Crrr, crrr, crrr »

Oh non ! Le bruit de tout à l’heure venait encore de recommencer et cette fois-çi il ne s’arrêtait plus.

« Ah ! Mais c’est pas vrai ça ! Je ne peux vraiment pas être tranquille aujourd’hui ! »

À contre cœur elle laissa son assiette de côté et retourna vite sur ses pas.

Du seuil de la cuisine elle inspecta de ses yeux d’aigle le vaste salon.

« Crrr, crrr, crrr »

Le bruit s’intensifiait davantage. C’était un peu comme un grattement à une porte mais elle n’arrivait pas à déceler de quoi il s’agissait exactement.

À l’affût et aux aguets, elle avança à pas de loup à l’intérieur du salon tout en scrutant les alentours mais ce n’était pas si évident que ça vu qu’il faisait à nouveau sombre ici.

Nous étions en plein mois d’octobre et le soleil se couchait beaucoup plus tôt.

Bientôt il ne tarderait plus à faire nuit noire.

« Crrr, crrr, crrr »

Les sens en alerte, Mira épiait les moindres recoins de la pièce.

« Crrrr, crrr, crrr »

Par moment, le grattement s’interrompait, rendant alors difficile la recherche de sa provenance.

« Crrr, crrr, crrr »

« Ah la la ! Fichu bruit ! Mais où te caches tu ? » s’agaça Mira.

Soudain Alléluia ! Elle cru voir quelque chose bouger là-bas, là où était placé son fauteuil.

Vite, sans plus attendre, elle couru en sa direction puis au dernier moment décida de se positionner juste derrière lui afin de mieux épier la chose qui remuait.

Ses yeux verts n’étaient plus que deux fentes extrêmement étrécis à force de scruter dans la pénombre les contours de cette étrangeté.

Une étrangeté qui avait dû ressentir sa présence car à cet instant précis, elle ne bougea plus du tout.

Sans doute, avait-elle entendu Mira…

« Mince alors ! Allez ! Gratte encore saleté ! Pourquoi tu bouges plus ? » marmonna t-elle entre ses dents.

Soudain, la bestiole recommença innocemment sa petite besogne sans prêter attention à Mira qui était à présent juste derrière elle.

Les yeux toujours étrécis à l’extrême, Mira reconnut enfin le petit animal.

« Quoi ! ? Ce n’était qu’une vulgaire souris ! ? » s’indigna t-elle courroucée et prête à lui bondir dessus.

Tout ce raffut n’était dû qu’à une insignifiante petite souris ?

Une souris blanche qui était en train de gratter frénétiquement avec ses pattes avant un coin fissuré de la plinthe en bois du mur de droite. Celui-là même où se trouvait à quelques centimètres son fauteuil en velours.

À l’attaaaaaque !!

Toutes griffes dehors, Mira bondit en avant tel un boulet de canon mais au moment où elle allait se jeter sur le rongeur ; celui-ci se faufila aussi vite que l’éclair par un petit trou attenant à l’étroite fissure qu’il n’avait pas eu le temps d’élargir.

« Oh non ! Saleté va ! T’as réussi à être plus rapide que moi ! » pesta t-elle dépitée d’avoir pu manquer son coup.

Et dire qu’elle avait été à deux doigts de lui régler son compte !

« Une vraie Speedy Gonzales ! celle-là ! » admit-elle avec une certaine fascination.

« Mais tu ne perds rien pour attendre ! » souffla t-elle sournoisement.

« En plus tu as osé faire ta petite cachette juste à côté de mon fauteuil. Ah la la ! Grave erreur, vilaine souris ! » s’insurgea t-elle en regardant d’un œil l’intérieur du trou par lequel le rongeur s’était introduit si lâchement.

Mais hélas, celui-ci semblait totalement vide.

Speedy Gonzales s’était bel et bien volatilisée.

Elle avait dû très certainement emprunter une des nombreuses galeries creusées par elle où ses congénères.

Car s’il y en avait une ; il devait alors y en avoir plusieurs…

Elle prendrait alors son temps et un malin plaisir à les pourchasser l’une après l’autre…

En tous cas, à l’avenir, elle resterait vigilante car elle détestait que des intrus envahissent son territoire.

Speedy Gonzales et le Canari ne perdaient rien pour attendre…

Mira regarda autour d’elle.

Avec la venue impromptue de cette souris, elle ne s’était pas aperçu que le salon était à présent plongé dans le noir.

Elle ne craignait point la nuit mais elle commençait à se faire du mauvais sang pour sa Maman.

Elle jeta un œil à la porte d’entrée qui était toujours obstinément fermée…

Mais que pouvait bien faire Laura à cette heure si tardive ?

Pour passer le temps, elle décida de rester encore quelques instants devant le trou de la plinthe, histoire de voir si la souris finirait bien par en ressortir.

Mais Speedy Gonzales était loin d’être bête.

Ce soir, il était évident qu’elle ne montrerait plus le bout de son museau.

Mira devait se résigner.

Elle commença à bâiller d’ennui et repensa à nouveau aux douces paroles de sa Maman :

« Je te ramènerai une petite surprise ma Mira ! Sois bien sage surtout ! »

Les répéter inlassablement dans sa tête lui permettaient de se rassurer et même si elle commençait à redouter le pire.

« Pourvu que sa Maman n’ait pas eu un accident sur la route » se demanda t-elle très inquiète.

Mais il ne fallait surtout pas qu’elle perde les pédales.

Et pour cela, il valait mieux qu’elle resta positive en se disant que Laura ne tarderait plus à revenir.

Soudain, elle repensa à son onctueuse crème dessert qu’elle avait bien failli oublier à cause de la satanée Speedy Gonzales.

Celle-ci lui redonnerait du baume au cœur concernant son inquiétude pour sa Maman et lui permettrait également d’oublier le fâcheux petit incident qu’elle avait eu avec le rongeur.

****

Mira venait à peine de terminer sa délicieuse crème dessert à la vanille lorsqu’elle repensa encore aux paroles de Laura :

« Je reviendrai avec une petite surprise pour toi ma Chérie. Sois bien sage surtout ! »

Voilà ce qu’elle lui avait dit avant de refermer derrière elle, la lourde porte d’entrée en bois massif.

Elle ne pouvait s’empêcher de se la ressasser en boucle.

Elle revoyait aussi l’image de son doux visage souriant avec ce joli foulard rose pastel noué autour de son cou délicatement parfumé.

Un parfum aux notes florales emporté dans le sillage du vent frais de cet après-midi là et que Mira n’avait point oublié.

À cette pensée, elle eut une boule dans la gorge. Sa Maman lui manquait…

Soudainement, elle entendit le Canari chanter :

« Cou-cou ! Cou-cou ! »

Elle sursauta mais bizarrement ne lui en voulut pas.

Cet oiseau de malheur rompait le silence de plomb qui régnait dans la vaste maison et cela la rassurait.

Et même si son « Cou-cou » était détestable ; elle lui en était quand même reconnaissante…

Et dire qu’il n’y a pas si longtemps, elle mourait d’envie de lui arracher le bec !

Ce n’était plus le cas maintenant. Le Canari était devenu son ami.

Il venait d’annoncer qu’il était exactement 19H00.

Son inquiétude redoubla.

Jamais encore sa Maman n’était arrivée en retard. Elle respectait toujours ses promesses…

Mais que faisait-elle alors ?

Elle regarda par la baie vitrée. Le jardin était dans l’obscurité totale et il n’y avait pas âme qui vive.

Sa Maman ne donnait pas de cours le samedi au lycée et c’est pour cela qu’elle profitait toujours de ce jour pour faire ses courses.

« Maman ! Reviens moi ! S’il te plaît ! »

Elle faisait cet ultime vœu tout en regardant le ciel noir opaque dénué d’étoiles…

Soudain, elle entendit un cliquetis à la porte.

Incroyable mais vrai ! Sa demande avait-elle été exaucée ? !

Vite, le cœur battant et sans plus attendre, elle courut vers la porte et attendit.

Son impatience la rendait fébrile et très nerveuse.

Subitement, la porte s’ouvrit enfin en grand, laissant apparaître sa douce et belle Maman qui lui lança :

« Coucou ma chérie ! Oui, je sais, je suis très en retard. Attends, je vais allumer. On n’y voit strictement rien ici ! »

Le grand lustre du salon s’illumina immédiatement, éclairant toute la pièce d’une intense lumière qui faisait plaisir à voir.

Ainsi, le salon retrouvait enfin son côté chaleureux et sécurisant.

« Oh ma Chérie ! Tu as dû avoir peur toute seule ici dans le noir. Je suis vraiment désolée »

Laura déposa son gros sac de provisions sur le carrelage puis s’empressa de fermer à clef la lourde porte en bois.

Elle se retourna et regarda Mira avec une extrême douceur dans le regard.

« Tu sais, je m’inquiétais pour toi ma Mira. Te savoir toute seule ici me tracassait. Mais je suis heureuse de te retrouver enfin. Allez, viens me faire un câlin »

Tout en s’accroupissant, elle tendit les bras vers elle mais Mira ne broncha pas.

Elle restait immobile sans ciller.

« Que se passe-t-il ma Chérie ? Tu me boudes ? »

Le regard vert de Mira était réprobateur.

« Ah ! Je vois ! Tu m’en veux toujours. Mais tu sais ce n’est pas entièrement de ma faute. Il y avait beaucoup de monde au supermarché et lorsque je conduisais sur la route qui mène chez nous ; j’ai dû faire un détour à cause d’un grave accident »

Les yeux verts de Mira s’arrondirent d’étonnement.

Mais alors l’absence prolongée de sa Maman était donc dû à cause de toutes ces choses ?

« Tu m’en veux toujours ? » questionna Laura avec un petit sourire enjôleur.

Avec de tels arguments ! Grand Dieu ! Biensûr que non ! Alors, contre toute attente, elle se précipita avec hâte vers sa Maman puis se caressa immédiatement tout contre elle en faisant ses pattes de velours.

« Oooh ! Ma jolie Mira ! » s’exclama Laura avec une certaine émotion dans la voix.

Mira ronronnait de plaisir en ne cessant de se caresser contre elle.

« Mais toi aussi Maman ! Tu m’as manquée » miaula t-elle d’une petite voix en la dévorant des yeux.

« Oh ! J’aime quand tu me fais des câlins comme ça ma Mira ! »

Laura lui caressa affectueusement la tête puis passa sa main sous son ventre tout blanc et si soyeux. Elle savait que Mira aimait bien qu’on le lui caresse en faisant de grands vas et vient.

Mira ronronnait de plus belle. Elle était vraiment au septième ciel.

Laura lui fit ensuite un petit bisou sur le bout du nez.

« Ah ! mais j’allais oublier ta surprise ! » s’écria t-elle subitement.

« Attends, je vais la chercher dans le sac » ajouta t-elle en se relevant.

Quelques secondes plus tard, elle tenait dans sa main droite un sachet brillant qui ressemblait à un gros paquet de chips.

Mira le reconnut immédiatement avec son logo si particulier qui représentait l’empreinte d’un coussinet félin.

« Tiens ! Regarde ! C’est pour toi ma Mira ! » s’enthousiasma Laura en commençant à l’agiter de haut en bas.

« Tu reconnais ce bruit ? »

Bien évidement qu’elle le reconnaissait !

Et quand bien même il y aurait eu tout un tas de vacarme autour ; elle l’aurait encore reconnu entre mille…

Mira ne cessa de le fixer de ses grands yeux verts en amande pendant que sa Maman continuait de le lui agiter sous le nez.

« Quel son merveilleux ! » miaula t-elle en ne le quittant pas des yeux.

Sa Maman venait de lui offrir un très joli cadeau : ses croquettes favorites d’après le coussinet doré qui était dessiné dessus.

Sa marque préférée ! Les savoureuses et fondantes croquettes de bœuf aux légumes verts dont elle raffolait tant.

Mira ronronna de plus belle à l’idée de bientôt les croquer…

Mais elle ne ronronnait pas que pour elles…

Est-ce que Laura s’était aperçu qu’elle s’était beaucoup inquiété pour elle ?

Et se doutait-elle un seul instant de l’immense amour qu’elle lui portait ?

Un amour qui surpassait tout le confort dont elle bénéficiait ici dans cette maison.

Un amour débordant qui ne pouvait être comblé et rassasié juste par des croquettes aussi affriolantes soient-elles.

Un amour qu’elle avait besoin de transmettre car elle n’était peut-être qu’une chatte de gouttière, un félin ronronnant à la moindre caresse ou victuaille ; elle n’en restait pas moins un être vivant avec un cœur rempli de sentiments à l’intérieur.

Un cœur qui n’oublierait jamais ce jour ou Laura l’avait adoptée un certain mois de juillet de l’année 2013 à la SPA ; juste en étant attirée par ses miaulements de désespoir, sans même la voir !

Ce jour où elle était encore tenue prisonnière dans l’une de ces cages, enfermée à double tour avec cinq autres amies comme elle qui attendaient en vain de se faire adopter mais sans aucun succès.

Ce jour où pourtant une certaine Laura avait su remarquer la détresse dans sa voix éraillée, à force de miauler.

Ce jour qui avait changé irrémédiablement sa vie…

Une complainte que Laura avait su écouter et qui l’avait alors guidée et menée jusqu’à elle.

Elle, la chatte de gouttière aux yeux verts…

Et le coup de cœur fut réciproque. Aussi bien pour l’une que pour l’autre…

Une rencontre qui était sans doute écrite…

Le plus beau jour de sa vie…

Un jour à jamais gravé dans son petit cœur de félin.

Un cœur qui avait enfin trouvé sa Maman.

Une merveilleuse Maman qui l’avait sauvée et aimée de toute ses forces d’un amour inconditionnel…

Un amour qui durerait encore et encore…

Son plus beau cadeau sur Terre…

 

Son plus beau cadeau sur Terre 🎁

Mira s’était endormie dans le large fauteuil en velours si doux et si confortable qui se trouvait tout près de la grande baie vitrée.

À travers celle-ci, on pouvait voir un immense et magnifique jardin dont la pelouse venait tout juste d’être tondue il y a à peine deux jours et qui était à présent toute imbibée d’eau à cause de l’interminable pluie.

Tout était redevenu calme dehors et peu à peu les petits moineaux revenaient se poser gaiement sur les branches dénudées des grands amandiers.
En haut de leurs cimes et par certaines ramifications de leurs branchages ; on pouvait remarquer quelques nids détruits.

Il faut dire que la tempête avait été d’une rare violence… Elle n’avait rien épargné…

Pourtant, à voir les moineaux sautiller de branches en branches tout en piaffant entre eux ; ils ne semblaient guère rancuniers au saccage de leurs petites demeures.

Sans doute que dans leurs langages d’oiseaux, ils prévoyaient déjà d’en reconstruire de nouvelles.

Par moment, ils venaient s’abreuvoir ou encore s’amuser dans les quelques flaques d’eau un peu boueuses qui s’étaient formées tels des petits cratères dans les zones clairsemées de la pelouse.

Finalement, la pluie tant méprisée leur avait apportée de l’eau pour se désaltérer mais aussi la joie de pouvoir faire la toilette de leurs plumages.

Et c’était un spectacle des plus merveilleux que celui de pouvoir les observer en train de déployer leurs petites ailes et secouer avec frénésie leurs plumes faisant alors jaillir d’innombrables gouttelettes d’eau autour d’eux.

Les moineaux avaient enfin retrouvé leur joie de vivre comme si la tempête n’était jamais apparue…

Mais ce n’était hélas pas le cas le cas pour tout le monde…

Au centre du jardin, à l’intérieur d’un pourtour de galets blancs ; de hauts rosiers buissons de couleur rouge-Bordeaux avaient perdu de leurs splendeurs à cause des incessantes bourrasques de vent qui sans vergogne, les avaient entièrement dépouillées de leurs si jolies et gracieuses pétales.

Elles s’étaient envolées de part et d’autre du jardin et reposaient de-ci de-là sur l’immense pelouse telles de belles endormies.

Elles avaient été arrachées de force à leur mère nourricière et ne tarderaient pas à s’abîmer puis à se flétrir au fil des heures.

Mais pour l’instant, leur couleur rouge si profonde offrait un contraste des plus ravissant et romantique sur la vaste pelouse verte pomme.

La rageuse tempête n’avait pas réussi à détruire la magnificence de ce lieu habituellement si charmant par temps radieux…

Les oiseaux tout comme les végétaux semblaient vouloir oublier ses terribles affres en continuant leur vie bien paisible tout en attendant avec une certaine impatience la venue de « Monsieur Soleil » qui les réchaufferait de bon cœur de ses ardents et lumineux rayons.

****

La pluie s’était arrêtée de tomber depuis déjà quelques bonnes heures mais toujours pas de Monsieur soleil à l’horizon…

Pourtant à cet instant même, le ciel venait de changer de nuance et sa couleur si grise de tout à l’heure s’était alors transformée en un joli bleu gris parsemé de gros nuages effilochés.

Des nuages qui n’allaient pas tarder à s’évaporer selon les dires de l’annonce météorologique diffusée hier soir à la télévision.

Cependant, Monsieur Soleil se faisait encore attendre et ne daignait toujours pas pointer le bout de son nez…

Que Diable attendait-il pour faire son entrée ?

Soudain, ô Miracle ! les premiers rayons apparurent et commencèrent à traverser les vitres des deux grandes fenêtres du salon ainsi que celle de la baie vitrée ; caressant au passage, la tête de Mira qui reposait sur l’un des accoudoirs moelleux du fauteuil.

La douce lumière s’insinua davantage à l’intérieur de la pièce, la rendant alors beaucoup plus spacieuse et conviviale.

Elle finit ensuite par se projeter avec fougue sur les jolies courbes anatomiques de Mira et s’y attarda longuement en y faisant une jolie danse d’ondulation.

Elle explorait ainsi ce corps endormi en ne cessant d’y dessiner à l’infini de douces vagues tels des tatouages éphémères.

Elle aimait jouer avec les sens de Mira mais que cherchait-elle exactement ?

Mira ne le savait que trop bien et faisait semblant de ne pas comprendre…

Elle ressentait les chaudes caresses des rayons du soleil lui réchauffer le corps mais elle ne voulait pas encore lui céder… Pas tout de suite… Pas maintenant…

De son côté Mademoiselle Lumière mettait du cœur à l’ouvrage en se faisant de plus en plus pressante et insistante…

Elle jouait de plus belle avec Mira…

Brusquement, comme si une mouche venait de la piquer ; elle fini par se lasser de ce petit jeu et décida de terminer son incessante danse lumineuse en s’installant sur le bout de son nez ; obligeant ainsi cette dernière à ouvrir peu à peu ses grands yeux verts en amande.

La lumière fut si forte que Mira dut les plisser afin de les accoutumer à son intense luminosité…

Il faut dire que depuis pas mal d’heures déjà, il avait fait très sombre dans cette pièce.

Elle se souvenait encore des myriades de gouttelettes de pluie qui n’avaient eu de cesse de se projeter avec fracas contre les vitres des deux fenêtres ainsi que sur celle de la baie vitrée lui donnant alors un léger mal de tête suivi d’une irrésistible envie de dormir et de rejoindre sans plus tarder son cher fauteuil si douillet.

Mais le soleil venait à présent la déranger juste pour la réveiller alors qu’elle ; elle voulait encore et encore dormir telle une Belle au bois dormant.

« Soleil ! va-t’en ! Tu aurais dû venir avant… C’est trop tard maintenant ! Je ne veux plus sortir de mon fauteuil si doux et si moelleux… Et puis tu as beau être le maître de l’univers que cela n’y changerait rien alors laisse-moi tranquille »

Mais Mademoiselle Lumière lui chuchota à l’oreille :

« Tu dois te lever Mira ! Tu as des choses à faire. Et puis, tu as suffisamment dormi, ne trouves-tu pas petite flemmarde ? »

« Non, non… Pourquoi viens-tu me réveiller ? Va-t’en ! J’étais en train de faire un merveilleux rêve… Oh ! Et puis tu m’énerves ! OK ! Tu as encore gagné ! »

Sortant enfin de sa léthargie, Mira finit par ouvrir en grand ses jolis yeux verts irisés de constellations ambrées qui se voyaient davantage avec la lumière du soleil.

Elle se leva de son fauteuil et s’étira longuement à cause des courbatures qu’elle avait attrapées à force d’être restée trop longtemps endormie dans la même position.

À chaque fin de repas, elle avait pour habitude de faire une sieste.

C’était pour ainsi dire, le meilleur moment de toutes ses journées mais aujourd’hui, son sommeil n’avait pas été réparateur à cause du vacarme de cette fichue pluie qui lui avait donné un terrible mal de tête avant de s’endormir.

Et le comble de tout, c’est que celle-ci n’avait eu de cesse de tomber depuis 11 heures du matin jusqu’à 15H30 ; de quoi la mettre de très mauvaise humeur…

Mais fort heureusement, elle ne le resterait pas bien longtemps vu qu’elle était d’une nature toujours très gaie et optimiste.

Elle fit un long bâillement à s’en défaire la mâchoire mais c’était beaucoup plus pour exprimer son agacement que celui d’une fatigue quelconque puisqu’elle n’avait point sommeil à cet instant-là.

Monsieur soleil avait osé lui envoyer une de ses fidèles servitrices pour la réveiller.

Et bien entendu, Mademoiselle Lumière n’avait pas hésité la moindre seconde à s’exécuter illico presto…

Elle, toujours présente et si dévouée à son poste depuis des millions et des millions d’années devait très certainement trouver un certain plaisir non dissimulé à vouloir réveiller le monde entier.

Sa tâche quotidienne d’illuminer de mille feux notre planète lui tenait tant à cœur qu’il ne valait mieux pas lui résister…

Et puis, de toute façon, elle avait l’art et la manière de savoir se faire respecter…

C’est pourquoi Mira ne lui en voulut plus du tout et quand bien même son sommeil n’avait pas été réparateur ; eh bien, elle ferait avec…

Monsieur Soleil n’avait donc pas eu si tort que ça de lui envoyer sa fidèle compère pour la déloger de son fauteuil sinon qui d’autre l’aurait fait ?

Décidément, ces deux-là étaient très complémentaires ! Et il savaient remplir leur rôle à la perfection : lui, de tourner autour de notre bonne vieille planète terre et elle, de nous propager de ses intenses faisceaux lumineux.

Ainsi, grâce à l’éclat de leur rayonnement, le monde s’en trouvait heureux.

En conclusion, nous ne ferions pas grand-chose sans eux…

C’est pourquoi Mira se sentit à présent d’humeur plus guillerette et prête à affronter cette fin d’après-midi.

Elle s’étira encore tout en regardant le salon qui était devenu nettement plus lumineux ; semblant alors reprendre enfin vie.

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Mira avait toujours aimé cette pièce qui ne manquait jamais de luminosité par temps radieux.

Par contre, par temps de pluie, le salon s’habillait alors d’une lugubre et austère apparence qu’elle détestait au plus haut point ; lui faisant un tantinet peur et sursauter au moindre bruit.

Elle avait toujours eu une sainte horreur de la pluie et ce, depuis sa plus tendre enfance !

Mira s’étira une dernière fois puis regarda par la baie vitrée l’immense pelouse qui était toujours autant imbibée d’eau.

Elle leva les yeux au ciel et constata qu’il avait pris une jolie teinte d’un bleu limpide, sans le moindre nuages.

« Quel bien joli ciel ! » se dit-elle en ne se lassant pas de l’admirer.

Le fameux proverbe : « Après la pluie vient le beau temps » était bien vrai.

La preuve était devant ses yeux ébahis.

Elle l’admira encore quelques instants puis décida de s’extirper avec hâte de son fauteuil. Elle avait des tas de choses à faire…

Finalement, cette fin de journée ne serait pas si morose que ça se dit-elle tout en marchant et en regardant autour d’elle.

Elle repensa alors à Laura qui lui avait dit juste après le repas de ce midi, qu’elle irait faire des courses mais qu’elle ne tarderait pas pour revenir.

Elle se souvenait également que celle-çi lui avait promis une petite surprise dès son retour. Mais laquelle au juste ?

Mira n’aimait pas trop les surprises et elle bouillonnait déjà d’impatience de revoir au plus vite sa maman.

Mais en attendant celle-çi, que pourrait t-elle bien faire d’intéressant ?

Elle l’ignorait encore mais trouverait bien une idée d’ici là…

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Mira avait toujours aimé cette grande et belle demeure située en pleine campagne.

Elle était certes assez éloignée de la ville mais pas si isolée que ça par rapport au voisinage bienveillant qui l’entourait.

Oui, Mira était vraiment heureuse de vivre ici.

Et parmi toutes les pièces de la maison ; elle avait une nette préférence pour le grand salon.

C’était son endroit favori.

Il faut dire que sa Maman Laura l’avait décoré avec beaucoup de goût en agrémentant chaque pan de mur, de jolis tableaux d’aquarelles.

Ses propres œuvres qu’elle aimait peindre durant ses heures de loisir car oui ; en dehors de son métier de professeure de Français, Laura était aussi une artiste peintre extrêmement douée.

Mira ne se lassait jamais de regarder ses toiles tant elles étaient belles.

Soudain, elle fut prise d’émotion lorsque son regard s’attarda sur l’une d’entre elles.

Celle qu’elle préférait le plus…

Celle qui la représentait et dont elle était si admirative…

Il s’agissait de son propre portrait.

Mira se souvenait encore de ce merveilleux jour où Laura était devenue sa mère adoptive.

Il y avait 5 ans de ça.

5 ans de pur bonheur se dit-elle en admirant le tableau.

Une toile que sa douce et si belle Maman avait peint en son honneur pour lui dire à quel point elle l’aimait de tout son cœur et de toute son âme.

La toile était si bien réussie que Mira avait l’impression de se voir dedans comme dans un miroir tant la ressemblance était frappante.

Sa Maman avait su la dessiner et l’immortaliser telle qu’elle était…

Oui, elle était vraiment fière de ce tableau…

Elle avait eu beaucoup de chance de tomber sur une Maman telle que Laura…

Et pour tout l’or du monde, elle n’en aurait souhaité une autre car oui, sa Laura était un être unique et à part…

Cinq belles années qu’elle grandissait et évoluait à ses côtés, entourée de plein d’amour.

Un amour pur et sincère dont elle avait cruellement manqué autrefois mais qui aujourd’hui comblait son cœur.

Un amour si profond qu’elle avait fini par oublier les maltraitances subies dans son passé…

Un passé désormais révolu car aujourd’hui, elle était pleinement heureuse et épanouie…

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Mira sentit une agréable odeur de fraîcheur vivifiante.

Elle provenait du mobilier en bois de pin massif qui se trouvait dans le salon.

Il sentait agréablement bon l’odeur des pins comme si on se retrouvait à l’intérieur de l’une de ces forêts enivrantes et revigorantes capables de libérer votre esprit.

Une odeur certes piquante et quelque peu entêtante mais que Mira aimait respirer à pleins poumons.

D’ailleurs, il n’y avait pas qu’elle qui appréciait ces effluves mentholées.

Les rares convives qui passaient à la maison aimaient aussi l’humer tout en faisant quelques remarques agréable à son sujet :

« Hum, quelle agréable senteur Laura ! On se croirait dans une forêt de pins tellement c’est vivifiant ! »

Ils pensaient alors que cette forte odeur de résine devait sans aucun doute provenir de bougies d’ambiance alors qu’il n’en était absolument rien.

Et c’est là que quelque peu amusée, Laura leur répondait toujours invariablement ceci :

« Il s’agit de mes meubles et non de bougies parfumées. Ils sont tous en bois de pin »

S’ensuivait alors un petit silence d’étonnement rapidement rompu par quelques exclamations :

« Mais ce n’est pas possible !! Tu plaisantes ? Ça sent tellement bon. Tu en es certaine ? »

Et à son tour, elle leur rétorquait de son joli sourire un brin moqueur :

« C’est pourtant bien vrai. Et pour faire perdurer leur odeur si plaisante ; j’utilise une cire d’abeille liquide à base d’huile essentielle de pin pour bien les nourrir et les faire briller. Voilà le secret. Ni plus ni moins »

Mira aimait alors voir l’expression de leurs visages dubitatifs comme s’ils ne croyaient pas du tout à ce que venait de leur révéler sa Maman.

Et cela l’amusait d’autant plus lorsque venait le moment fatidique où ils se rapprochaient du grand buffet en pin pour pouvoir le renifler de très près ; histoire de vérifier ses dires…

Oui, cela l’amusait toujours beaucoup…

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Mira s’approcha du grand buffet en pin et commença à l’humer intensément.

Elle ne pouvait s’empêcher de faire ce petit rituel à chaque fois qu’elle passait par ici, avant de franchir le seuil de la cuisine.

Elle le respira de très près et très longuement.

Cette effluve lui rappelait toujours celle de la forêt qui se trouvait à quelques mètres de leur demeure.

Quelques fois et lorsque Laura n’était pas là ; elle aimait bien s’y aventurer tout en sachant que c’était un lieu qui lui était interdit.

En effet, Laura l’avait souvent mise en garde à ce sujet, lui répétant inlassablement les même paroles :

« Je te préviens encore Mira ! Tu ne dois pas aller dans cette forêt ! C’est bien trop dangereux et tu pourrais t’y perdre. Pourtant, je suis certaine que tu me désobéiras encore. Mais, tu ne devrais pas faire ça. J’espère que tu ne le feras plus et que tu resteras bien sagement ici chez nous sinon je dirais à Madame Sanchez de te garder chez elle »

Oh non ! Surtout pas Madame Sanchez !

Mira n’aimait pas du tout cette vieille dame avec sa grosse voix éraillée d’ancienne fumeuse qui la faisait toujours peur.

Mais ce qu’elle détestait par-dessus tout était bien lorsqu’elle celle-ci la prenait dans ses bras pour lui faire des câlins…

Elle avait alors l’impression de littéralement étouffer sous ces innombrables baisers baveux…

Berk ! Elle n’aimait pas ça du tout !

Non, par pitié ! Surtout pas Madame Sanchez qui était à son goût bien trop débordante d’amour envers elle…

Certes, elle était très gentille mais elle n’aimait pas son côté envahissant et disons-le trop étouffant.

Madame Sanchez était une vieille dame âgée de 90 ans qui vivait seule dans une grande demeure qui se trouvait non loin de la leur.

Elle n’avait plus aucune famille mais fort heureusement pas mal d’amis du voisinage y compris sa Maman venaient régulièrement lui rendre quelques petites visites pour lui changer les idées et prendre de ses nouvelles.

À ces moments là, elle semblait alors beaucoup plus gaie.

Cependant, la solitude devait parfois la peser et c’est pourquoi elle avait autant besoin de transmettre son amour à tous ceux qui la côtoyaient…

Mira compatissait et avait de la peine pour elle alors elle acceptait sans trop rechigner ses bisous baveux ainsi ses petites mignardises bien trop sucrés.

Elle savait aussi que Madame Sanchez adorait s’occuper d’elle…

Néanmoins, elle n’aimait pas du tout rester en sa compagnie car elle s’ennuyait à mourir dans sa vieille maison et ce malgré la distrayante balançoire qui se trouvait dans son jardin.

Non ! Rien n’y faisait ! C’était comme ça…

Et Laura ne le savait que trop bien alors pourquoi lui infliger un tel chantage à chaque fois qu’elle s’absentait de la maison ?

Certes, la forêt lui était interdite mais pourquoi en faire toute une histoire surtout qu’elle était très dégourdie pour son âge et pas du tout du genre à se laisser influencer par n’importe qui et n’importe quoi…

Alors pourquoi ne pas lui faire tout simplement confiance ?

De toute façon, elle persisterait à aller dans sa forêt et ce malgré les nombreuses recommandations de Laura.

Ce n’était sans doute pas très prudent de sa part, mais elle aimait le goût du risque et de l’aventure alors pourquoi s’en priverait-elle ?

Et puis c’était aussi de son âge de faire des petites bêtises, non ? !

Elle ne voulait surtout pas vieillir sans les avoir commises sinon elle le regretterai très certainement…

Et puis cela lui faisait le plus grand bien de s’éloigner de temps en temps de cette maison et de son jardin, si immense soit-il.

Car oui ! Mira aimait se sentir libre !

Libre comme l’était le vent ou encore ces moineaux qui piaffaient gaiement entre eux sur les branches des grands amandiers…

Elle avait besoin de cette liberté pour se sentir exister…

Et la forêt exaltait tous ses sens. Elle s’y sentait bien.

Elle aimait s’y balader mais toujours avec une certaine prudence car elle était peut-être une grande aventureuse mais pas non plus une irresponsable inconsciente…

Elle savait fort bien que sa douce Maman était une personne très inquiète alors elle ne tenterait jamais le diable car elle l’aimait bien trop pour agir inconsidérément…

Mais Laura ne lui faisait pas encore entièrement confiance. Elle l’a traitée toujours comme un bébé…

Son « petit bébé » comme elle aimait l’appeler affectueusement…

Mira aimait bien ce petit surnom mais elle ne le trouvait pas en accord avec sa personnalité intrépide.

De toute façon, personne ne pouvait lui mettre d’entraves pas même sa bien-aimée Maman…

C’est pourquoi, elle agirait toujours derrière son dos durant ses absences pour pouvoir enfin partir en vadrouille.

Ben quoi ? Avait-elle le choix ?

Et il fallait qu’elle en profita encore car l’automne ne tarderait plus à arriver…

Elle s’en était bien rendue compte avec l’interminable pluie d’aujourd’hui.

Elle savait alors qu’elle serait bien obligée de ralentir ses cadences d’aventurière dans sa forêt ô combien si captivante car le temps hivernal deviendrait aussitôt un obstacle avec son incessante et perpétuelle humidité.

L’insidieux froid que Mira détestait tant l’empêcherait de faire ses petites escapades…

Comme le temps deviendrait alors trop long durant cette période !

Mais elle finit par se rassurer en se souvenant d’une belle image qui lui revint en mémoire.

LA SUITE…

Le dragon de feu et la rose rouge ⚘

L’eau chaude du bain la délassait de sa dure journée de travail tandis que le dragon qui lui collait à la peau semblait nager avec elle tout en ondulant le long de sa cuisse.

Jessica se sentait bien. La voluptueuse mousse parfumée aux essences de jasmin était en train de lui glisser le long des épaules et du dos où était figé sur son omoplate droite le dessin d’une petite rose rouge de la taille d’un bâton d’allumette.

Elle tendit le bras puis prit le verre de jus de fruits bien frais qui reposait sur le rebord de la baignoire et en bu quelques gorgées avant de finir par le boire d’un trait.

Jessica et son dragon appréciaient toujours ces moments-là où elle se plongeait avec délectation dans un bon bain moussant.

Dans l’eau, ils ne semblaient alors former qu’un.

Redéposant son verre vide, elle replia son genou droit et se mit à observer son cher dragon noir et bleuté qui était tatoué sur sa cuisse.

Comme il était un peu trouble ; d’un revers de main, elle retira la fine pellicule de mousse vaporeuse qui le recouvrait encore légèrement puis de son index commença à dessiner ses contours.

Grand comme sa main, le dragon ailé et armé de griffes acérées donnait l’impression d’être extrêmement redoutable avec sa mâchoire grande ouverte comme s’il en voulait au monde entier mais pas pour Jessica.

Pour elle, il symbolisait la force, la droiture et la loyauté.

Et s’il exprimait une telle colère ; c’était seulement pour dissuader tous les détracteurs qui oseraient s’en prendre à elle.

Car oui, Jessica n’était autre que sa bien-aimée qu’il ne fallait surtout pas bafouer.

C’est pourquoi, elle aimait tant qu’il soit ancré sur sa peau.

Il était son bienveillant protecteur, son fidèle chevalier servant la suivant toujours à la trace et qui sans nul doute n’hésiterait pas à donner de grands coups de griffes à quiconque voudrait lui faire du mal dans l’un de ses horribles cauchemar.

Incrusté à jamais sur son épiderme, il veillait nuits et jours sur elle et si jamais elle avait le moindre cafard, il avait le pouvoir et le don de la consoler rien qu’en la regardant droit dans les yeux.

Deux grands yeux extrêmement étrécis et certes terriblement menaçants mais seulement envers les malveillants car ce regard là ne jurait que pour Jessica.

Et dans les moments de détresse, sa féroce mâchoire démesurée semblait alors lui murmurer :

« Je te protégerai toute ma vie ma Jessica. Personne ne pourra jamais t’atteindre car nous ne faisons qu’un, toi et moi »

Oui, son dragon était vraiment très important pour elle.

De sa main droite, elle caressa l’ensemble du tatouage tout en se remémorant ce jour où elle avait décidé de s’en faire un.

Son tout premier tatouage qui devait alors représenter son signe astrologique chinois sous lequel elle était née : le beau et si majestueux dragon de feu.

C’était l’année dernière, peu avant sa date d’anniversaire car elle souhaitait absolument l’avoir déjà sur sa peau lorsqu’elle soufflerait ses 39 bougies.

Elle avait demandé au tatoueur de lui dessiner sur la cuisse droite un dragon aux ailes colorées de noir et de bleu ; ses deux couleurs favorites et avait insisté sur le fait que sa tête devait être suffisamment tournée vers le haut donnant ainsi l’impression qu’il la regarderait en permanence.

Un détail qui était pour elle de la plus haute importance et qui avait quelque peu amusé le tatoueur.

Quelques heures plus tard, il venait enfin d’achever pour elle la plus belle des œuvres d’art si bien qu’elle en resta longuement éblouie et toute émerveillée devant un tel travail d’orfèvre.

Le talentueux tatoueur lui avait dessiné un magnifique dragon qui était vraiment à la hauteur de ce qu’elle avait toujours désiré.

Tout en repensant à ce joli souvenir, l’eau de son bain était en train de s’évacuer par le siphon de la baignoire.

Elle se mit debout puis commença à s’essuyer soigneusement tout le corps avec sa serviette.

Quelques instants plus tard, le dos tourné de biais face à la grande glace de sa salle de bain ; elle était en train d’admirer son autre tatouage : la fameuse rose rouge dépourvue d’épines qui se trouvait au milieu de son omoplate droite.

Elle se mit à sourire.

Elle qui croyait ne pas faire d’infidélité à son cher dragon adoré avait osé se faire tatouer cette petite rose.

Mais pourquoi diable avait-elle fait cela alors qu’elle lui avait juré qu’il resterait le seul ?

Tout simplement, parce qu’elle ne s’attendait pas à vivre une très grande histoire d’amour à un âge où elle n’y croyait plus…

Alors pour l’amour d’un homme, elle s’était fait tatoué cette rose rouge qu’elle avait souhaité sans aucune épines car seul son dragon devait posséder de telles armes.

Mais que le grand dragon se rassure, lui chuchota Jessica :

La petite rose rouge de l’amour ne le surpasserait jamais car lui seul, resterait avant tout et à jamais son premier tatouage ainsi que sa plus grande force indélébile…

Le flou total

Elle était assise sur le sable et regardait la mer qui se trouvait juste en face d’elle. L’océan si bleu et si calme lui rappelait des bribes de son passé.

Un passé qui lui paraissait pourtant être très proche comme si c’était hier…

Elle revoyait alors à travers les vagues bleutées, son doux visage auréolé de cheveux blonds dorés flottant au vent ainsi que ses magnifiques yeux verts qui avaient tendance à changer de nuance suivant la lumière du jour…

Tantôt ils pouvaient être gris/bleus, tantôt verts/jaunes ou encore bleus/verts ; un peu comme la couleur de l’océan indien qu’elle aimait tant…

Elle ne savait plus exactement…

Elle ne l’avait aperçu qu’une seule fois. Une seule et unique fois qui avait pourtant suffit à lui faire battre le cœur à mille à l’heure…

Un instant si bref ; presque insaisissable…

Elle seule, avait su arrêter le temps par je ne sais quelle façon pour immortaliser ce moment et le figer à tout jamais dans les recoins de sa mémoire.

Un moment où deux regards s’étaient croisés avec une certaine éternisation d’une profondeur intense pour ensuite s’évanouir et s’évaporer dans l’air tel un nuage vaporeux finissant par totalement disparaître dans un ciel beaucoup trop bleu…

Non, Mira n’arrivait pas à oublier ces yeux verts qui se confondaient encore avec la profondeur de l’océan…

Elle regardait le visage de cet homme inconnu se fondre dans l’eau tout en essayant de se remémorer ce qu’il devait bien porter le jour de leur fugace rencontre…

Un détail qui la turlupinait encore et encore sans trop savoir pourquoi…

Sans doute une chemise bleue ciel à manches courtes largement ouverte sur un torse nu imberbe ou plutôt un t-shirt de la même couleur faisant apparaître la musculature de ses bras bronzés.

« Mais que portait-il exactement ? » se demanda t-elle tout bas en caressant du dos de sa main le sable si chaud.

Tout s’embrouillait dans sa tête… Elle ne savait plus…

Avait-elle imaginé cette personne ? Ce doux visage ? Ces yeux verts/bleus ?

Non, elle jurerait que non… Elle était sûre et certaine de l’avoir croisé sur cette plage il y quelques jours ou peut-être moins et qu’il lui avait même souri.

Elle se souvenait encore de son sourire. Un sourire enjôleur qu’il n’avait adressé qu’à elle et à aucune autre…

Ça, elle ne l’avait pas rêvé, tout de même !

Un regard et un sourire inoubliables juste l’espace d’un instant sur cette immense plage déserte…

Un regard et un sourire puis plus rien… Le flou total…

Sa tête était lourde et elle se sentait horriblement fatiguée comme si elle avait fait un marathon alors qu’il n’en était absolument rien…

« Mira ! Mira ! Je te cherchais partout ! Enfin je te retrouve ! Tu vas bien ? » cria au loin une jeune femme.

Elle reconnaissait cette voix entre mille. C’était son amie Lucia. Elle tourna la tête en sa direction et essaya de se relever mais eu subitement un petit vertige inopiné.

Inquiète, son amie Lucia courut rapidement vers elle et s’empressa de lui agripper le bras pour la soutenir afin qu’elle ne tomba pas.

« Comment vas-tu ma Chérie ? Tu as l’air fatigué. Tu viens d’avoir un vertige. Il vaudrait mieux que tu rentres pour te recoucher »

« Non, ça va aller. Ne t’inquiète pas. J’ai eu le tournis mais je t’assure que je vais bien. Je préfère rester ici encore quelques instants. J’aime cet endroit »

« Tu en es certaine ? »

« Oui ma Lucia. Le vent du large me fait du bien »

« Soit ! Comme tu voudras. Tu sais que tu m’as fait peur hier. J’ai bien cru que je ne t’aurais plus jamais revue »

Mira se demanda à quoi elle pouvait bien faire allusion.

Son vertige venant de se dissiper et se sentant nettement mieux ; elle lui posa sans plus attendre la question :

« Mais de quoi me parles tu ? »

« Tu ne t’en souviens vraiment plus ? »

« Mais non » s’agaça t-elle. « Allez, dis-moi ! Ça commence sérieusement à m’inquiéter. Que s’est-il passé hier ? »

« Le docteur m’avait prévenu que tu perdrais momentanément la mémoire »

« Quel docteur ? Mais de quoi me parles tu encore ? » s’écria t-elle sous le coup de la panique.

« Du calme Mira ! Attends, je vais tout te raconter depuis le début »

« Je t’écoute » dit-elle sous le ton de l’impatience.

« Hier après-midi, tu faisais du kayak là-bas près de la barrière de corail. Subitement, ton kayak s’est retourné pour je ne sais quelle raison et ensuite on ne t’a plus revue à la surface de l’eau. Tu venais de t’être noyée »

« Quoi !!?? » s’exclama Mira.

« Si, c’est bien vrai. Et j’ai appris par la suite que ta tête avait heurté la coque de ton canoë et qu’à cause du choc assez violent, tu avais perdu connaiss… »

« Quoi ! ? Mais qu’est-ce que tu me racontes là ? » coupa t-elle brutalement.

« La stricte vérité »

« Mais je ne me souviens pas de tout ça !! » s’écria t-elle, horrifiée d’apprendre une telle nouvelle à son sujet.

« C’est normal que tu ne t’en souviennes pas pour l’instant. Tu as perdu partiellement la mémoire à cause du choc que tu as subi à la tête. Bon, je peux à nouveau te raconter la suite ? »

« Oui vas-y. Au point où j’en suis. De toute façon, je ne me souviens de rien du tout » déplora t-elle.

« Bon, je reprends. Heureusement, un des sauveteurs avait remarqué ton accident alors il est tout de suite venu te secourir. Ensuite, il t’a ramené ici et il a dû te réanimer car tu ne respirais plus du tout. S’il n’avait pas été là, tu ne serais plus de ce monde aujourd’hui. C’était très grave, tu sais… »

Mira n’en revenait toujours pas de ce que son amie venait de lui raconter. Elle restait encore abasourdie.

« Mais, mais… je ne me souviens vraiment pas de tout ça… » bredouilla t-elle toute désorientée.

Lucia lui pressa affectueusement l’épaule puis s’empressa d’ajouter :

« Le docteur m’a assuré que petit à petit tu finirais par retrouver ta mémoire alors sois rassurée ma petite Mira. Il ne faut surtout plus que tu t’inquiètes pour ça »

Mira se mordit la lèvre inférieure. Elle ne se souvenait toujours pas de cette noyade. En revanche, elle revoyait sans cesse dans sa tête le visage de cet inconnu avec de jolis yeux verts rieurs.

« En plus, ton sauveteur était vraiment très sexy. Un blond avec des yeux verts ; il me semble bien. Il a même demandé de tes nouvelles ce matin lorsque tu dormais. Tu en as de la chance ! Je crois que tu lui plais »

Mais alors ? se demanda soudainement Mira dans son for intérieur: Se pourrait-il que l’image de cet homme qu’elle avait dans la tête depuis son réveil, soit effectivement ce sauveteur ?

Et dire qu’elle pensait que sa mémoire lui jouait des tours…

Ce regard et ce sourire étaient donc réels et non imaginaires ?

Ils lui étaient donc véritablement destinés…

« Tu entends ce que je te dis Mira ? Tu as l’air ailleurs. Tu es sûre que tu vas bien ? » demanda son amie quelque peu inquiète.

« Désolée ma Lucia. Oui, je vais très bien, rassure toi. Je suis juste un peu déconcertée et fatiguée »

« Et il y a de quoi ! Tu aurais pu mourir ! Mais n’y pense plus ! Tu es bel et bien vivante et surtout en bonne santé. C’est tout ce qui compte… »

« Oui, tu as raison »

« Parfaitement ! Bon, ben… c’est pas tout mais moi, j’ai un rendez-vous ce soir avec un charmant garçon et j’ai la nette impression que c’est parti pour durer notre histoire. Est-ce que je peux te laisser ma Chérie ? car je dois me préparer pour être la plus belle pour aller danser »

Sacrée Lucia ! Elle n’était pas une personne à se laisser abattre par quoi que ce soit ! Un vrai rayon de soleil !

« Mais biensûr que tu peux y aller ma Lucia. Moi, je vais rester encore un peu ici. Passe une bonne soirée et amuse toi bien ! »

« Tu es un amour ! J’y vais ! »

La silhouette de son amie courait déjà vers le grand bâtiment de l’hôtel-restaurant « Les Rives bleues » qui se trouvait tout juste en bordure de la plage « Coco Lodge » puis finit par disparaître derrière une dune de sable.

Le ciel venait de changer de nuance et le soleil commençait à plonger progressivement dans la mer.

Mira adorait les couchers de soleil et plus particulièrement ceux des îles.

Ils étaient d’autant plus flamboyants qu’en métropole et elle aimait les contempler.

« Bonsoir Mademoiselle. Puis-je m’asseoir ? »

Surprise par cette voix inconnue qui venait de troubler ses pensées ; Mira tourna la tête et reconnu presque immédiatement ce visage ainsi que ces yeux verts…

Elle resta sans voix tandis qu’il continuait :

« Avant que vous ne refusiez, je tiens à me présenter. Je suis Patrick. Je ne sais pas si vous vous rappelez de moi. Je suis sauveteur et je travaille ici. C’est moi qui vous ai sauvé hier après-midi. Vous vous étiez noyée »

Mira n’en revenait toujours pas de se retrouver face à l’homme qu’elle pensait avoir imaginé dans son subconscient.

Il lui souriait tout en la regardant intensément de ses yeux verts.

Son cœur se mit alors à battre plus fort.

À cet instant là, elle aurait voulu le fuir mais il était déjà trop tard pour cette éventualité…

Le vent venait de se lever et les quelques mèches blondes et rebelles qui recouvraient le front de Patrick se mirent à voleter dans tous les sens.

Il portait un bermuda noir ainsi qu’un t-shirt bleu ciel moulant laissant apparaître la virilité de son torse et de ses biceps saillants.

C’était indéniablement un très bel homme…

Un peu comme dans les nombreux rêves de son imagination débordante sauf que cette fois-çi, il s’agissait de la réalité et non d’un conte de fées.

En se noyant dans cet océan, elle avait attiré ce sauveteur qui l’avait sauvée des sombres profondeurs…

Ensuite, elle avait perdu la mémoire qui lui avait joué bien des tours.

Et à présent, venait d’apparaître cet homme qui se tenait assis tout près d’elle en train de lui parler de ce mémorable moment où il l’avait réanimé sur la plage.

Un moment qui selon ses dire l’avait particulièrement touché vu que ce fut une grande première pour lui.

Mira l’écoutait sans dire un mot tout en lui jetant de brefs regards car elle n’osait le regarder dans les yeux.

Soudain, en observant plus attentivement ses lèvres remuer ; C’est alors qu’elle se souvint d’un détail précis où plutôt d’un instant qu’elle avait enfoui au fond de sa mémoire et qui venait brusquement de lui revenir…

Il s’agissait d’un long baiser sans fin…

Un souffle de vie qui lui avait traversé la gorge puis parcouru le corps telle une décharge électrique refaisant ainsi battre son cœur…

Une foudroyante décharge ; un véritable coup de foudre ! qui l’avait alors réanimée et laissait à nouveau en vie sur notre planète Terre…

Une renaissance grâce à un seul et unique baiser.

Patrick venait de terminer son récit et un silence se fit.

Soudain, il lui avoua que cet interminable bouche à bouche lui avait fait prendre conscience qu’il venait d’être foudroyé par l’amour et qu’il avait eu du mal à se séparer des lèvres si douces de Mira.

Et qu’au moment où elle avait enfin entrouvrit ses grands yeux gris/bleus hypnotisants ; ce fut alors pour lui comme une évidence…

À cet instant là, il réalisa qu’il venait de tomber amoureux.

C’est pourquoi, il avait voulu la revoir ce soir car il était déterminé à ne plus la perdre.

Oui, son souhait le plus ardent était de faire un long chemin avec elle. Mais l’accepterait-elle ?

Il espérait que oui alors sans plus tarder, il lui posa la question qui lui brûlait tant les lèvres.

À ce moment-là, ses yeux verts s’intensifièrent davantage, ne quittant plus ceux de Mira.

Rougissante, elle baissa les siens et ne lui répondit pas tout de suite.

Elle était encore sous le coup de l’émotion.

Sa mémoire lui avait peut être joué des tours mais pas le commencement de cette belle histoire d’amour.

Un amour à peine naissant et palpitant ; ici, sur cette magnifique plage de sable blanc alors qu’elle ne s’y attendait pas.

Une belle histoire qui sans nul doute resterait à jamais gravée dans sa mémoire et qu’elle raconterait plus tard à leurs enfants en commençant par ceci :

Il était une fois sur l’inoubliable plage de Coco Lodge, un homme et une femme…

Une petite chanson 🎶🎶

Ce week-end (samedi 22/07/17 et Dimanche 23/07/17), j’avais envie d’être originale ; juste comme ça pour le plaisir…

Mon côté loufoque, sans aucun doute…

Alors je me suis dit :

« Et si je chantais une chanson et que j’enregistrais ma voix ? Pourquoi pas ? Le ridicule ne tue pas… C’est du moins, ce que l’on dit… »

Alors, je me suis lancée sans honte et sans trop me poser de questions car je suis une imprévisible et que ça me plaît d’être un peu hors des sentiers battus…

J’aime bien le chanteur Jean-Jacques Goldman et ce depuis toute jeune…

Il a en quelque sorte toujours été inclus dans les chansons que j’aimais bien écouter durant mon enfance et adolescence…

Alors ce week-end, j’ai recherché via le moteur de recherche Google les paroles d’une de ses chansons  qui me plaisaient bien ; il s’agissait du titre suivant :

« Elle attend »

Pourquoi cette chanson ? Eh bien, je trouve qu’elle me correspond actuellement… Voilà, c’est tout simple…

Certes, elle n’est pas toute jeune mais qu’importe ! Ce qui est ancien peut être autant agréable que la nouveauté…

J’ai choisi cette chanson pour le plaisir de me faire plaisir… Ni plus, ni moins…

L’espace d’un instant, j’ai pu ressentir ce que devait éprouver un artiste lorsqu’il se met à chanter sur scène devant des milliers de personnes… sauf que moi, je me trouvais juste dans ma chambre et toute seule…

Mais bizarrement ou pas ; cela m’a fait beaucoup de bien…

Mais rassurez-vous, je ne suis pas en extase devant le son de ma voix…vu que je manque toujours de confiance en moi…

Non, cela m’a juste permis de me changer les idées en me faisant mon petit karaoké chez moi…

Et je dois bien avouer que cela m’a transportée de joie et même fait rire…

Être dans la peau d’une chanteuse le temps d’une soirée ; ce n’est pas si mal, finalement…

Alors prêt(e) à écouter ma petite voix de Suricate ? Au risque de vous casser les oreilles… (âmes sensibles, s’abstenir, ah ! ah !)

 

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Voici les paroles de la chanson « Elle attend » :

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Elle attend que le monde change

Elle attend que changent les temps

Elle attend que ce monde étrange

Se perde et que tournent les vents

Inexorablement, elle attend

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Elle attend que l’horizon bouge

Elle attend que changent les gens

Elle attend comme un coup de foudre

Le règne des anges innocents

Inexorablement, elle attend

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Elle attend que la grande roue tourne

Tournent les aiguilles du temps

Elle attend sans se résoudre

En frottant ses couverts en argent

Inexorablement, elle attend

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Et elle regarde des images

Et lit des histoires d’avant

D’honneur et de grands équipages

Où les bons sont habillés de blanc

Et elle s’invente des voyages

Entre un fauteuil et un divan

D’eau de rose et de passion sage

Aussi purs que ces vieux romans

Aussi grands que celui qu’elle attend

****
Elle attend que le monde change

Elle attend que changent les temps

Elle attend que ce monde étrange

Se perde et que tournent les vents

Inexorablement, elle attend…

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Et voici la jolie chanson chantée par le talentueux Jean-Jacques Goldman : Gros bisous à tous et allez-y ! Chantez !!!

Un amour de Papa 💖

Pour toi, Papa :

À l’occasion de la fête des Pères, en ce Dimanche 18 Juin 2017, je souhaitais te dédier cet article pour t’exprimer tout l’amour que j’ai pour toi.

C’est la première fois que je fais un article en ton honneur et il était temps d’ailleurs…

Et pour t’émouvoir un peu, je voulais te raconter une anecdote qui me tient particulièrement à cœur et qui nous lie toi et moi. Cela te fera aussi sourire en la lisant…

Mais avant toute chose :

Bonne fête mon Papa adoré que j’aime tant !

Tu es un Papa formidable et je voulais tout simplement te l’écrire à travers cet article.

Je sais que tu seras très ému mais c’est aussi le but recherché.

Ne dit-on pas que les paroles s’envolent et que les écrits restent ?

Eh bien, je voulais que ce jour unique de fête des Pères reste à jamais gravé dans ta mémoire ainsi que sur mon blog ; un peu à la manière d’une photographie figée dans le temps…

Alors, mon petit Papounet, es-tu prêt à lire la fameuse anecdote ? C’est parti !

Pour toi, mon Papounet :

Tu es un excellent danseur et ce depuis que tu es tout jeune et que tu avais appris à danser dans les bals de ta jeunesse lorsque tu avais la vingtaine.

À l’époque, dans les années 1955, il était important de savoir danser toutes les danses qui étaient à la mode si tu ne voulais pas passer pour un ringard et pouvoir ainsi inviter à danser la gente féminine assez exigeante qui ne dansait qu’avec les bons danseurs…

Tous les autres garçons faisaient alors tapisserie ; eh oui ! C’était nettement plus dur qu’aujourd’hui en matière de séduction.

Et comme la danse était entre autre justement une arme de séduction très prisée à cette époque là ; alors vous l’aurez compris, les jeunes hommes se devaient d’être d’excellents danseurs lors des bals.

Et donc, ce fut dans ces fameux bals que tu t’exerças au fur et à mesure et que tu devins par la suite un très bon danseur dont les pistes de danse n’avaient plus aucun secrets pour toi.

Tu excellais en la matière !

Et bien entendu, lorsque tu fus muté à Madagascar dans le cadre de ton travail en 1968 (tu avais donc 33 ans) et que tu rencontras Maman à Namakia (lieu où était situé la société Sucrière de Namakia « Siramamy » dans laquelle tu travaillais en tant que Comptable) et que vous sortîtes ensemble ; tu lui appris à danser lorsque vous alliez au « Cercle » de Namakia ; l’unique établissement du village qui organisait régulièrement des bals de fin de coupe (de la canne à sucre) ainsi que toutes autres fêtes ou événements.

C’est pourquoi, au fil du temps, elle devint à son tour une excellente danseuse tout comme toi.

Quelques années après vous vous mariâtes et eûtes une petite fille qui n’était autre que moi : Cécile.

Et donc, tout comme ma Maman, je naissais à l’hôpital de Namakia, un certain Dimanche 13 Février 1977.

Mon petit frère Olivier vint au monde en 1978 mais pas dans le même village que moi puisque dans le cadre de ton travail, Maman et toi quittâtes Namakia pour aller vous installer dans la belle Capitale d’Antananarivo.

Ce fut dans cette grande ville qu’Olivier poussa son premier cri.

Et donc tous les quatre vivions dans une charmante villa située au cœur d’Antananarivo.

Les années passèrent comme un long fleuve tranquille puis toujours dans le cadre de ton travail, vous dûtes quitter définitivement Madagascar pour retourner en France.

Et les années passèrent entremêlées d’expatriations en Afrique : Côte d’Ivoire, Guinée, Tchad et à nouveau un retour au source dans ma belle île natale : Madagascar.

Et donc l’anecdote que je vais à présent vous raconter se situe à l’époque où nous habitions à nouveau à Antananarivo, lieu de travail de mon Papa.

Nous étions dans les années 93 et j’étais âgée de 16 ans.

L’âge où je voulais à tout prix savoir danser comme vous deux, mes chers parents…

Je ne sais pas pourquoi mais j’enviais tellement votre jeu de jambes ! Que je me disais :

« Cécile ! Tu ne peux pas ne pas savoir danser face à tes danseurs de parents ! Regarde les comme ils dansent bien ! Non, si tu veux être comme eux, il va falloir que tu observes bien attentivement leurs pas de danse. Et puis tu te dois de leur faire montrer que toi aussi, leur fille, tu as l’ADN de la danse en toi ! »

Et c’est ce que je fis au bout de quelques temps, lors d’une soirée dansante à l’hôtel-restaurant « Villas Caroline » de Flic en Flac situé à L’île Maurice.

Villas Caroline

Eh oui, mes parents, mon petit frère et moi étions parti dans cette île de rêve durant les vacances scolaires de Pâques.

Et cette soirée là, je ne sais pas pourquoi mais à force de vous observer en train de vous trémousser sur la piste de danse au rythme des différentes musiques endiablées que le DJ passait ; un déclic se fit dans ma tête et je commençais peu à peu à vouloir imiter vos pas de danse et tout particulièrement ceux de Maman…

Et devinez quoi ? Alléluia ! Je venais de réussir quelques timides chorégraphies un peu hésitantes au début mais ensuite elles furent beaucoup plus précises…

Ce qui m’enchanta de plus en plus et me permis d’avoir davantage confiance en moi.

Ce fut donc la première fois de ma vie que j’arrivais enfin à faire les mêmes pas de danse que vous et surtout ceux de ma très chère Maman…

Au début, vous ne vous en étiez pas tout de suite aperçu mais lorsque vous m’avez tous les deux enfin remarquée ; Maman n’avait pas pu s’empêcher de s’exclamer à haute voix :

« Mais ma Poupoule sait très bien danser ! Ça y est, tu danses comme moi, maintenant. Bravo ! »

Elle avait eu ce large sourire qui illuminait son visage tant elle était heureuse et fière de me voir enfin bien danser.

Quant à toi, mon Papa, tu n’étais pas de reste. Tu n’arrêtais pas de lever ton pouce en l’air pour me féliciter.

Tes yeux brillaient et cela se voyait que tu étais très fier de moi.

Que ta progéniture sache enfin bien danser ! (même si je n’étais pas encore tout à fait une pro mais je peux vous dire que c’était déjà un bon début tout de même !) te mettait en joie.

Et moi, je continuais de plus belle…

Ben, quoi ? Il fallait bien que je vous en mette plein les yeux. J’avais enfin en moi votre fameuse ADN de la danse qui se diffusait en moi ; je n’allais tout de même pas en rester là et laisser de côté la magie de la Power Dance s’éloigner de mon corps alors que j’avais enfin un bon feeling avec elle…

Elle s’était propagée en moi et cela n’était pas prêt de s’arrêter… Non, ce n’était que le début de mon ascension…

Une ascension pour devenir à mon tour une très bonne danseuse…

Et ce jour-là, cette fameuse nuit là ; Olivier (mon petit frère) vous aviez aussi épaté en dansant sur la piste de danse…

Et quel bon danseur, il était !

La relève de la « POWER DANCE » était donc assurée dans notre famille !

Ah ! Cette soirée là fut vraiment mémorable !

Danser dans la douce brise de la nuit, face à l’océan (sans pouvoir le voir à cause de l’opacité de la nuit) en entendant par moment le clapotis des vagues, le ressac lorsque le DJ changeait son registre musical par quelques slows lents permettant ainsi d’écouter les sons de l’océan Indien.

Oui, toute cette ambiance était magique, presque irréelle tant il y avait ce côté merveilleux qui planait tout autour de nous…

Nous étions auréolés de myriade d’étoiles et totalement insouciants…

Heureux, tout simplement…

Danser avec ses parents et son petit frère et qui plus est, dans un magnifique décor paradisiaque ! fut un véritable enchantement.

J’avais l’impression de vivre un conte de fées…

Et toutes ces fées bienveillantes me prouvaient qu’elles s’étaient bel et bien penchées sur mon berceau pour me donner leurs clefs du bonheur…

Un bonheur que j’étais en train de vivre pleinement auprès de mes parents et de mon petit frère.

Oui, j’en étais très consciente et reconnaissante…

Oui, je vivais un bonheur absolu…

Et apprendre à danser dans une île comme L’île Maurice, n’était que la cerise sur le gâteau…

Un rêve devenu réalité…

Un souvenir inaltérable que je n’oublierai jamais…

T’en souviens-tu encore Mon Papa ? Cela remonte à si loin…

Mais je suis certaine que tu n’as pas pu oublier ce jour là, n’est-ce pas ?

Et te souviens-tu aussi lorsque j’avais dansé ma toute première danse avec toi lors d’une autre soirée qui s’était déroulée cette fois-çi à L’hôtel restaurant Hilton d’Antananarivo à Madagascar ?

J’étais toute intimidée face à toi car si j’avais appris à danser à L’île Maurice toute seule en vous observant Maman et toi ; là par contre c’était tout à fait différent…

Danser avec son père qui est un excellent danseur ! La barre est plutôt haute mais pas inaccessible surtout si on est devenue une passionnée de la danse…

Ce que j’étais devenue au fil du temps…

Cette soirée là, j’avais su relever le défi de danser avec toi et même si j’étais quelque peu empruntée et malhabile face à tes pas de danseur chevronné.

Et comme tu voulais que je sois à la hauteur ; tu me donnais quelques conseils au passage afin d’éviter quelques erreurs à ne surtout pas commettre dans l’art de la danse.

Ah ! Mais c’est que mon Papa est un passionné de danse alors quand on a le rythme dans la peau comme lui ; il est bien normal d’être exigeant et de ne pas du tout apprécier de se faire marcher sur les pieds ou encore d’être trop rigide, pas assez souple si jamais vous décidiez d’entamer quelques pas de danse avec lui et que biensûr ; c’est lui qui mènerait alors la danse puisqu’il serait votre cavalier.

Et je l’avoue, ce soir-là, ce ne fut pas vraiment le top car je manquais encore de pratique du haut de mes 16/17/18 ans mais tu ne m’en tenu pas rigueur même si tu étais très  pointilleux à ce sujet.

Mais les années passant, je te prouvais enfin le contraire ! J’avais finalement eu ma revanche…

T’en souviens-tu encore mon Papa de ce fameux jour ? D’un certain 31 Décembre de l’an 2000 où nous avions passés en famille la Saint Sylvestre dans le restaurant « Le Parc » situé à Alès.

Je suis certaine que oui…

J’avais à cette époque là, exactement 23 ans !

Et donc le soir du réveillon, nous étions tous les 4 à table, accompagnés de ma Tante Patrica (sœur de Maman) ainsi que de son compagnon.

L’ambiance était à son comble.

Il faut dire que le DJ passait de très bonnes musiques très entraînantes et dansantes à souhait pour notre plus grand plaisir.

Tantôt, nous dansions tous ensemble sur tous nos airs favoris (années 80 et actuels) et tantôt nous dégustions à table l’excellent menu de fête.

C’était vraiment une très belle soirée !

Nous étions en train de discuter lorsque subitement, tu te mis debout (tu te trouvais à côté de moi) et tu t’adressa à moi en me tendant la main :

« Une petite danse Cécile ? C’est une valse. Tu sais danser les valses. Allez, viens avec moi, sur la piste de danse »

Je ne savais plus où me mettre, surtout qu’il y avait pas mal de monde dans la salle du restaurant mais comme je voulais te faire ce plaisir (je n’avais pas vraiment le choix non plus et je suis certaine que tu l’avais fait exprès, non ? Mais si, te connaissant, je suis certaine que oui) et aussi parce que tu étais mon Papa d’Amour alors je pris ta main sans vraiment hésiter puis tu m’entraînas vers la piste de danse.

Il y avait quelques couples qui dansaient déjà mais il n’y avait pas foule non plus…

Tu me regardais de tes jolis yeux verts/jaunes pétillant de joie et tu me dis tout doucement, près de mon oreille, comme pour me rassurer :

« Tout se passera bien. Tu es très jolie. Il te suffit de bien me suivre comme je te l’ai toujours appris. Allez ! En piste, maintenant ! »

Et mon cœur battait la chamade. Il fallait absolument que je sois à la hauteur du danseur que tu étais et ne surtout pas trébucher ou encore te marcher sur les pieds.

J’essayai de me détendre mais c’était tout bonnement impossible !

Puis, je fini par me laisser aller en écoutant les vibrations de la musique s’insinuer jusque dans mes oreilles, me donnant l’impression que j’étais seule avec toi ; toute seule, sur la grande piste de danse…

La valse me donnait déjà le tournis mais j’étais heureuse d’être dans tes bras. J’étais fière de danser avec toi…

Tout le long de la danse, je faisais tout pour bien suivre tes pas et rester le plus souple possible dans tous mes mouvements.

Je me laissais aller dans le tourbillon de la valse et plus rien ne comptait…

Toutes les personnes assises nous regardaient, nous admiraient ; y compris Maman qui ne manqua pas de nous photographier afin d’immortaliser ce moment.

Un Papa et sa fille dansant une valse…

Que d’émotions ! J’en étais toute retournée car je dansais avec mon danseur de Papa…Mon amour de Papounet !

Un moment intense que je n’oublierai jamais…

Et lorsque la danse se termina alors que j’aurai souhaité qu’elle continua encore ; quelques personnes nous applaudîmes à notre passage avant que nous regagnâmes notre table.

Inutile de vous dire que je devins littéralement rouge pivoine tant je fus intimidée par toutes ces personnes qui ne cessaient de me sourire tout en me disant que j’avais bien dansé la valse avec mon Papa.

Ah ! T’en souviens-tu encore Papa ? Tu étais si fier. Si fier de moi.

Et moi aussi, je l’étais…

Grâce à toi et à ton expérience de danseur, tu m’avais fait vivre un moment exceptionnel…

Un moment que chaque jeune fille devrait vivre avec leur Papa…

Un de ces moment qu’il faut savoir savourer dans l’instant et le garder à jamais tout au fond de soi pour pouvoir un beau jour comme aujourd’hui se le remémorer en l’écrivant sous forme d’un article afin de le faire lire au monde entier…

De le faire tout simplement partager…

Oui, et particulièrement aujourd’hui, le jour de la fête des Pères…

Je t’aime mon Papa… Pour toujours et à jamais.

Et mon doux rêve sera lorsque nous danserons ensemble sur l’une de ces merveilleuses valses à mon Mariage…

Un beau jour qui se concrétisera, j’en suis persuadée…

Et ce jour-là, nous virevolterons sur la piste de danse avec une certaine émotion qui nous submergera…

Un Papa et sa fille dansant une valse à l’infini.

Un tourbillon de joie et d’amour.

L’amour d’un Père qui aime profondément sa fille et d’une fille qui aime infiniment son père…

Je t’aime, tout simplement…

Bonne fête mon Papa d’Amour !!

Tag : Vous êtes invités à dîner chez la Suricate !

Mon amie Alessandra 💖 du blog Plume du Phoenix m’a invitée à faire ce tag que je trouvais intéressant mais en version cinéma car je bloquais totalement sur la version littéraire du sujet.

C’est donc avec grand plaisir que je vous partage aujourd’hui mes réponses.

Gros bisous à toi ma chère Alexianou et encore merci pour ton amitié qui me touche depuis le jour où l’on s’est rencontrées sur WordPress.

En espérant que celle-ci dure le plus longtemps possible 💕💖💖 car tu es vraiment une chouette personne qui ne manque pas de sensibilité. Tout ce que j’aime 💖💖💖.

Et maintenant, voici le fameux questionnaire accompagnées de mes réponses :

1) Un personnage qui sait ou aime cuisiner :

J’adore le film d’animation « Ratatouille » et à chaque fois que j’en ai l’occasion j’aime le regarder.

La réponse sera donc très simple puisque notre adorable héros qui n’est autre que le rat qui se nomme « Rémy » est un véritable cordon bleu et qui plus est un fin gastronome très gourmand. Avec lui, le repas promet d’être des plus succulent pour nos papilles…

Vous allez vous dire : « Mais c’est un petit rongeur ? Il n’a donc pas sa place à ce dîner avec nous, les humains »

Et je vous répondrai : « Et alors ? Justement, ce charmant petit rongeur saura tout d’abord vous épater par ses dons culinaire dont vous vous pourlécherez les babines et deuxièmement ; intelligent comme il est, il aura du répondant à toutes les questions que vous vous poserez sur lui.

Ne manquant pas d’humour alors il s’en sortira très facilement face à nous, les humains et il aura sans aucun doute pas mal de leçon à nous donner.

La différence dans notre société est hélas trop souvent rejetée, alors ouvrons-lui au contraire les bras et acceptons notre petit rongeur tel qu’il est. Le monde en deviendra meilleur.

 

2) Un personnage qui finance la soirée :

J’ai tout de suite penser au film « Pretty woman » que j’aime particulièrement et qui je trouve n’a pas pris une seule ride malgré les années qui passent.

Le héros « Edward Lewis » interprété par le séduisant Richard Gere est plein aux as ; ça tombe plutôt bien.

Ses dollars contribueront à rendre somptueux mon dîner et comme il est généreux, il ne lésinera sur mes différentes dépenses en matière de victuailles, décorations de table et cadeaux pour chacun de mes invités.

 

3) Un personnage qui pourrait causer une scène :

Sans aucune hésitation, le meilleur ami de Spider-Man alias Peter Parker qui n’est autre qu’Harry Osborn.

Harry est un être assez sombre et comme il a hérité de la fortune colossale de son père à la mort de celui-ci ; il est devenu quelque peu arrogant et présomptueux envers quiconque et plus particulièrement vis à vis de son fidèle ami Peter.

Harry est souvent rasoir comme personnage surtout dans Spider-Man 2 où il jette carrément tout son dévolu de colère sur le pauvre Peter alors qu’il est totalement dans le faux.

Sans oublier qu’il veut toujours lui voler la jolie Mary Jane dont il est pourtant amoureux fou. Non, décidément, Harry n’est vraiment pas loyal comme ami !

Et comme il est fortuné, il essai toujours d’en mettre plein la vue sur celle-ci qui est totalement désintéressée puisqu’elle est avant tout amoureuse de Peter.

Harry a un côté gâté pourri qui a tendance à m’exaspérer car il arrive toujours à causer du tort à notre héros justicier.

Avec son côté rebelle et taciturne, il promet de causer pas mal d’embrouilles à la table de mes invités mais comme il fallait absolument placer ce genre de personnage à mon dîner alors il sera tout de même le bienvenu.

 

4) Un personnage drôle et amusant :

Là aussi, ma réponse est toute faîte ! Ce sera Mlle Bridget Jones (Renée Zellweger) !

C’est une jeune femme attachante et très sympa.

Elle ne manque pas de panache et elle est vraiment hilarante lorsqu’elle se met dans des situations pas possible. Avec elle, ce sera fous rires garantis tout au long du repas.

 

5) Un personnage sociable ou populaire :

Le super héros Spider-Man à n’en pas douter. Il est très apprécié. Aussi bien par les enfants que par les parents. Tout le monde voudrait l’avoir comme ami tellement il est sympa : que ce soit derrière son masque de justicier ou encore lorsqu’il est lui-même, dans sa propre identité.

Il ferait le bonheur de pas mal de beaux-parents en tant que gendre vu que c’est un garçon remarquable et respectueux de son prochain.

Quant à l’heureuse élue de son coeur ; elle se sentirait totalement protégée à ses côtés grâce à ses pouvoirs surnaturels qui feraient sans nul doute pas mal d’envieux ou d’envieuses…

 

6) Un vilain :

La célèbre Miranda Priestly (Meryl Streep) du cultussime film « Le Diable s’habille en Prada ».

Dieu qu’elle est vilaine et qu’on aurait tous envie de lui tordre le cou tellement elle est arrogante, maniérée et insupportable à fréquenter.

Elle donnerait forcément du piquant à mon dîner avec ses petites répliques assassines.


À ce sujet, ça me rappelle un extrait d’une scène du film où elle critique fortement l’héroïne « Andrea Sachs » (Anne Hathaway) en lui disant qu’elle est grosse alors qu’elle ne fait qu’une taille 40. Ce qui est pourtant tout à fait raisonnable et loin d’être grassouillet comme elle a l’air de le sous-entendre dans le film.

Ah ! Sacrée Miranda !

Une Comédie drôle à souhait que je vous recommande si jamais vous ne l’aviez pas encore vu…

 

7) Un couple (compte pour deux) pas forcément romantique :

Il y a pas mal de films à ce sujet mais j’opterais pour le film « L’Amant » qui pour moi n’est franchement pas des plus romantique dans l’histoire du cinéma. Trop de nudités et de bestialités…

L’amour passionnel tel qu’il est représenté dans ce film ne mène en général nulle part. L’amour ne peut être que sexuel ; du moins, c’est mon point de vue…

Par contre ce que j’aime le plus dans ce film sont essentiellement certains décors exotiques qui ont un charme fou ainsi que la sublime musique de fond dans certaines scènes que je trouve vraiment magique à écouter ; dont celle qui se trouve ci-dessous.

Ce couple explosif serait tout de même le bienvenu à ma table mais tant qu’il resterait bien sage, bien entendu…

 

8) Un héros ou une héroïne :

L’héroïne « Alice » (Milla Jovovich) de l’incontournable saga horrifique « Resident Evil ».

Elle ne manque pas de caractère et elle n’a pas sa langue dans sa poche (un peu comme moi).

Avec elle, les débats portant sur toutes sortes de sujets de conversation risqueraient d’être musclés à souhait si jamais vous la contredisiez alors qu’elle aurait raison (comme toujours, d’ailleurs)…

Il en faut parfois aussi des grandes gueules qui ne se laissent pas marcher sur les pieds ! Non ?

 

9) Un personnage qui n’est pas apprécié à sa juste valeur :

Le héros du film « Jane Eyre » qui n’est autre que le riche et ombrageux Edward Rochester (à croire que ce prénom est destiné à toujours être fortuné dans pas mal de films comme par exemple Edward Lewis dans le film Pretty woman).

Edward Rochester est un homme très sombre car il porte une souffrance en lui depuis pas mal d’années. Un lourd fardeau ; un terrible secret qui l’empêche de vivre et de mener sa vie comme il l’entend.

Il passe donc pour une personne très autoritaire et assez irascible de par son côté emporté et coléreux lorsqu’une personne ose le défier en ne suivant pas ses ordres ou règles.

Mais au fond de lui, c’est un être des plus romantique, capable de donner tout son amour à la femme de sa vie.

Et là, à priori, il s’agit de l’héroïne Jane Eyre (Charlotte Gainsbourg) dont il tombera éperdument amoureux.

Grâce à elle, son coeur de pierre deviendra tout tendre… Ah ! The power of love !!

 

10) Un personnage au choix :

La jolie et indomptable Sélène (Kate Beckinsale) de ma saga préférée « underworld ».

Elle s’entendrait certainement très bien avec l’héroïne « Alice » de la saga Resident Evil. 

Elles deviendraient sans doute les meilleures amies du monde.

Sélène est une jeune femme forte qui ne manque pas de mordant avec ses deux longues canines acérées qui n’hésiteront pas à vous croquer le cou (ou ailleurs, ah ah !) si jamais vous osiez l’embêter…

J’adore son côté femme rebelle guerrière et justicière qui se bat seule contre tous. Tout ce que j’aime dans les films de science-fiction…

Avec elle, mon dîner sera riche en rebondissements et loin d’être ennuyeux.

Eh bien voilà, le tag est à présent terminé.

J’espère que mes réponses vous auront plu.

Pour ma part, j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer le jeu en version cinéma.

La question est : « Qu’en dis-tu ma chère Alessandra ? »

Sans oublier biensûr tous mes amis wordpresser. Qu’avez-vous pensé de ce tag ?

Merci encore pour ce tag, Alessandra. Je t’embrasse bien fort 💕💕💕 ma chère petite plume 🦅 ainsi que tout ce qui auront lu cet article.

Cécile, La Suricate