Je m’appelle Cécile

LES HISTOIRES DE CECILE

Suricate mignon

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Pourquoi Suricate ? Vous voulez en savoir plus ? Il vous suffit de cliquer sur ce lien :

Suricate pour toujours !

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Cécile photo

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Je m’appelle Cécile et je suis née à Madagascar, plus précisément à Namakia.

Vous voulez en savoir plus sur mon île natale, cliquez sur :

Interview sur Madagascar

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Voici mon diaporama de Madagascar :

Diaporama de Madagascar

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madagascar_carte

Carte de Madagascar

carte_majunga

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Je suis passionnée par mon île natale et par les passions suivantes :

  • Le monde du cinéma et des musiques de films,
  • Le monde des chats,
  • L’écriture : j’aime parler de mon enfance à travers des anecdotes et inventer des petites histoires au gré de mon imagination.

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Voici mes blogs concernant mes différentes passions :

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Vous trouverez dans ce blog mes souvenirs d’enfance ainsi que des histoires que j’aime inventer…

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Si vous souhaitez m’adresser un message privé : Cliquez sur ce lien :

Messages privés

Merci à vous ! et bonne lecture.

Cécile

CECILE CEC ILES

 

Un amour de Papa 💖

Pour toi, Papa :

À l’occasion de la fête des Pères, en ce Dimanche 18 Juin 2017, je souhaitais te dédier cet article pour t’exprimer tout l’amour que j’ai pour toi.

C’est la première fois que je fais un article en ton honneur et il était temps d’ailleurs…

Et pour t’émouvoir un peu, je voulais te raconter une anecdote qui me tient particulièrement à cœur et qui nous lie toi et moi. Cela te fera aussi sourire en la lisant…

Mais avant toute chose :

Bonne fête mon Papa adoré que j’aime tant !

Tu es un Papa formidable et je voulais tout simplement te l’écrire à travers cet article.

Je sais que tu seras très ému mais c’est aussi le but recherché.

Ne dit-on pas que les paroles s’envolent et que les écrits restent ?

Eh bien, je voulais que ce jour unique de fête des Pères reste à jamais gravé dans ta mémoire ainsi que sur mon blog ; un peu à la manière d’une photographie figée dans le temps…

Alors, mon petit Papounet, es-tu prêt à lire la fameuse anecdote ? C’est parti !

Pour toi, mon Papounet :

Tu es un excellent danseur et ce depuis que tu es tout jeune et que tu avais appris à danser dans les bals de ta jeunesse lorsque tu avais la vingtaine.

À l’époque, dans les années 1955, il était important de savoir danser toutes les danses qui étaient à la mode si tu ne voulais pas passer pour un ringard et pouvoir ainsi inviter à danser la gente féminine assez exigeante qui ne dansait qu’avec les bons danseurs…

Tous les autres garçons faisaient alors tapisserie ; eh oui ! C’était nettement plus dur qu’aujourd’hui en matière de séduction.

Et comme la danse était entre autre justement une arme de séduction très prisée à cette époque là ; alors vous l’aurez compris, les jeunes hommes se devaient d’être d’excellents danseurs lors des bals.

Et donc, ce fut dans ces fameux bals que tu t’exerças au fur et à mesure et que tu devins par la suite un très bon danseur dont les pistes de danse n’avaient plus aucun secrets pour toi.

Tu excellais en la matière !

Et bien entendu, lorsque tu fus muté à Madagascar dans le cadre de ton travail en 1968 (tu avais donc 33 ans) et que tu rencontras Maman à Namakia (lieu où était situé la société Sucrière de Namakia « Siramamy » dans laquelle tu travaillais en tant que Comptable) et que vous sortîtes ensemble ; tu lui appris à danser lorsque vous alliez au « Cercle » de Namakia ; l’unique établissement du village qui organisait régulièrement des bals de fin de coupe (de la canne à sucre) ainsi que toutes autres fêtes ou événements.

C’est pourquoi, au fil du temps, elle devint à son tour une excellente danseuse tout comme toi.

Quelques années après vous vous mariâtes et eûtes une petite fille qui n’était autre que moi : Cécile.

Et donc, tout comme ma Maman, je naissais à l’hôpital de Namakia, un certain Dimanche 13 Février 1977.

Mon petit frère Olivier vint au monde en 1978 mais pas dans le même village que moi puisque dans le cadre de ton travail, Maman et toi quittâtes Namakia pour aller vous installer dans la belle Capitale d’Antananarivo.

Ce fut dans cette grande ville qu’Olivier poussa son premier cri.

Et donc tous les quatre vivions dans une charmante villa située au cœur d’Antananarivo.

Les années passèrent comme un long fleuve tranquille puis toujours dans le cadre de ton travail, vous dûtes quitter définitivement Madagascar pour retourner en France.

Et les années passèrent entremêlées d’expatriations en Afrique : Côte d’Ivoire, Guinée, Tchad et à nouveau un retour au source dans ma belle île natale : Madagascar.

Et donc l’anecdote que je vais à présent vous raconter se situe à l’époque où nous habitions à nouveau à Antananarivo, lieu de travail de mon Papa.

Nous étions dans les années 93 et j’étais âgée de 16 ans.

L’âge où je voulais à tout prix savoir danser comme vous deux, mes chers parents…

Je ne sais pas pourquoi mais j’enviais tellement votre jeu de jambes ! Que je me disais :

« Cécile ! Tu ne peux pas ne pas savoir danser face à tes danseurs de parents ! Regarde les comme ils dansent bien ! Non, si tu veux être comme eux, il va falloir que tu observes bien attentivement leurs pas de danse. Et puis tu te dois de leur faire montrer que toi aussi, leur fille, tu as l’ADN de la danse en toi ! »

Et c’est ce que je fis au bout de quelques temps, lors d’une soirée dansante à l’hôtel-restaurant « Villas Caroline » de Flic en Flac situé à L’île Maurice.

Villas Caroline

Eh oui, mes parents, mon petit frère et moi étions parti dans cette île de rêve durant les vacances scolaires de Pâques.

Et cette soirée là, je ne sais pas pourquoi mais à force de vous observer en train de vous trémousser sur la piste de danse au rythme des différentes musiques endiablées que le DJ passait ; un déclic se fit dans ma tête et je commençais peu à peu à vouloir imiter vos pas de danse et tout particulièrement ceux de Maman…

Et devinez quoi ? Alléluia ! Je venais de réussir quelques timides chorégraphies un peu hésitantes au début mais ensuite elles furent beaucoup plus précises…

Ce qui m’enchanta de plus en plus et me permis d’avoir davantage confiance en moi.

Ce fut donc la première fois de ma vie que j’arrivais enfin à faire les mêmes pas de danse que vous et surtout ceux de ma très chère Maman…

Au début, vous ne vous en étiez pas tout de suite aperçu mais lorsque vous m’avez tous les deux enfin remarquée ; Maman n’avait pas pu s’empêcher de s’exclamer à haute voix :

« Mais ma Poupoule sait très bien danser ! Ça y est, tu danses comme moi, maintenant. Bravo ! »

Elle avait eu ce large sourire qui illuminait son visage tant elle était heureuse et fière de me voir enfin bien danser.

Quant à toi, mon Papa, tu n’étais pas de reste. Tu n’arrêtais pas de lever ton pouce en l’air pour me féliciter.

Tes yeux brillaient et cela se voyait que tu étais très fier de moi.

Que ta progéniture sache enfin bien danser ! (même si je n’étais pas encore tout à fait une pro mais je peux vous dire que c’était déjà un bon début tout de même !) te mettait en joie.

Et moi, je continuais de plus belle…

Ben, quoi ? Il fallait bien que je vous en mette plein les yeux. J’avais enfin en moi votre fameuse ADN de la danse qui se diffusait en moi ; je n’allais tout de même pas en rester là et laisser de côté la magie de la Power Dance s’éloigner de mon corps alors que j’avais enfin un bon feeling avec elle…

Elle s’était propagée en moi et cela n’était pas prêt de s’arrêter… Non, ce n’était que le début de mon ascension…

Une ascension pour devenir à mon tour une très bonne danseuse…

Et ce jour-là, cette fameuse nuit là ; Olivier (mon petit frère) vous aviez aussi épaté en dansant sur la piste de danse…

Et quel bon danseur, il était !

La relève de la « POWER DANCE » était donc assurée dans notre famille !

Ah ! Cette soirée là fut vraiment mémorable !

Danser dans la douce brise de la nuit, face à l’océan (sans pouvoir le voir à cause de l’opacité de la nuit) en entendant par moment le clapotis des vagues, le ressac lorsque le DJ changeait son registre musical par quelques slows lents permettant ainsi d’écouter les sons de l’océan Indien.

Oui, toute cette ambiance était magique, presque irréelle tant il y avait ce côté merveilleux qui planait tout autour de nous…

Nous étions auréolés de myriade d’étoiles et totalement insouciants…

Heureux, tout simplement…

Danser avec ses parents et son petit frère et qui plus est, dans un magnifique décor paradisiaque ! fut un véritable enchantement.

J’avais l’impression de vivre un conte de fées…

Et toutes ces fées bienveillantes me prouvaient qu’elles s’étaient bel et bien penchées sur mon berceau pour me donner leurs clefs du bonheur…

Un bonheur que j’étais en train de vivre pleinement auprès de mes parents et de mon petit frère.

Oui, j’en étais très consciente et reconnaissante…

Oui, je vivais un bonheur absolu…

Et apprendre à danser dans une île comme L’île Maurice, n’était que la cerise sur le gâteau…

Un rêve devenu réalité…

Un souvenir inaltérable que je n’oublierai jamais…

T’en souviens-tu encore Mon Papa ? Cela remonte à si loin…

Mais je suis certaine que tu n’as pas pu oublier ce jour là, n’est-ce pas ?

Et te souviens-tu aussi lorsque j’avais dansé ma toute première danse avec toi lors d’une autre soirée qui s’était déroulée cette fois-çi à L’hôtel restaurant Hilton d’Antananarivo à Madagascar ?

J’étais toute intimidée face à toi car si j’avais appris à danser à L’île Maurice toute seule en vous observant Maman et toi ; là par contre c’était tout à fait différent…

Danser avec son père qui est un excellent danseur ! La barre est plutôt haute mais pas inaccessible surtout si on est devenue une passionnée de la danse…

Ce que j’étais devenue au fil du temps…

Cette soirée là, j’avais su relever le défi de danser avec toi et même si j’étais quelque peu empruntée et malhabile face à tes pas de danseur chevronné.

Et comme tu voulais que je sois à la hauteur ; tu me donnais quelques conseils au passage afin d’éviter quelques erreurs à ne surtout pas commettre dans l’art de la danse.

Ah ! Mais c’est que mon Papa est un passionné de danse alors quand on a le rythme dans la peau comme lui ; il est bien normal d’être exigeant et de ne pas du tout apprécier de se faire marcher sur les pieds ou encore d’être trop rigide, pas assez souple si jamais vous décidiez d’entamer quelques pas de danse avec lui et que biensûr ; c’est lui qui mènerait alors la danse puisqu’il serait votre cavalier.

Et je l’avoue, ce soir-là, ce ne fut pas vraiment le top car je manquais encore de pratique du haut de mes 16/17/18 ans mais tu ne m’en tenu pas rigueur même si tu étais très  pointilleux à ce sujet.

Mais les années passant, je te prouvais enfin le contraire ! J’avais finalement eu ma revanche…

T’en souviens-tu encore mon Papa de ce fameux jour ? D’un certain 31 Décembre de l’an 2000 où nous avions passés en famille la Saint Sylvestre dans le restaurant « Le Parc » situé à Alès.

Je suis certaine que oui…

J’avais à cette époque là, exactement 23 ans !

Et donc le soir du réveillon, nous étions tous les 4 à table, accompagnés de ma Tante Patrica (sœur de Maman) ainsi que de son compagnon.

L’ambiance était à son comble.

Il faut dire que le DJ passait de très bonnes musiques très entraînantes et dansantes à souhait pour notre plus grand plaisir.

Tantôt, nous dansions tous ensemble sur tous nos airs favoris (années 80 et actuels) et tantôt nous dégustions à table l’excellent menu de fête.

C’était vraiment une très belle soirée !

Nous étions en train de discuter lorsque subitement, tu te mis debout (tu te trouvais à côté de moi) et tu t’adressa à moi en me tendant la main :

« Une petite danse Cécile ? C’est une valse. Tu sais danser les valses. Allez, viens avec moi, sur la piste de danse »

Je ne savais plus où me mettre, surtout qu’il y avait pas mal de monde dans la salle du restaurant mais comme je voulais te faire ce plaisir (je n’avais pas vraiment le choix non plus et je suis certaine que tu l’avais fait exprès, non ? Mais si, te connaissant, je suis certaine que oui) et aussi parce que tu étais mon Papa d’Amour alors je pris ta main sans vraiment hésiter puis tu m’entraînas vers la piste de danse.

Il y avait quelques couples qui dansaient déjà mais il n’y avait pas foule non plus…

Tu me regardais de tes jolis yeux verts/jaunes pétillant de joie et tu me dis tout doucement, près de mon oreille, comme pour me rassurer :

« Tout se passera bien. Tu es très jolie. Il te suffit de bien me suivre comme je te l’ai toujours appris. Allez ! En piste, maintenant ! »

Et mon cœur battait la chamade. Il fallait absolument que je sois à la hauteur du danseur que tu étais et ne surtout pas trébucher ou encore te marcher sur les pieds.

J’essayai de me détendre mais c’était tout bonnement impossible !

Puis, je fini par me laisser aller en écoutant les vibrations de la musique s’insinuer jusque dans mes oreilles, me donnant l’impression que j’étais seule avec toi ; toute seule, sur la grande piste de danse…

La valse me donnait déjà le tournis mais j’étais heureuse d’être dans tes bras. J’étais fière de danser avec toi…

Tout le long de la danse, je faisais tout pour bien suivre tes pas et rester le plus souple possible dans tous mes mouvements.

Je me laissais aller dans le tourbillon de la valse et plus rien ne comptait…

Toutes les personnes assises nous regardaient, nous admiraient ; y compris Maman qui ne manqua pas de nous photographier afin d’immortaliser ce moment.

Un Papa et sa fille dansant une valse…

Que d’émotions ! J’en étais toute retournée car je dansais avec mon danseur de Papa…Mon amour de Papounet !

Un moment intense que je n’oublierai jamais…

Et lorsque la danse se termina alors que j’aurai souhaité qu’elle continua encore ; quelques personnes nous applaudîmes à notre passage avant que nous regagnâmes notre table.

Inutile de vous dire que je devins littéralement rouge pivoine tant je fus intimidée par toutes ces personnes qui ne cessaient de me sourire tout en me disant que j’avais bien dansé la valse avec mon Papa.

Ah ! T’en souviens-tu encore Papa ? Tu étais si fier. Si fier de moi.

Et moi aussi, je l’étais…

Grâce à toi et à ton expérience de danseur, tu m’avais fait vivre un moment exceptionnel…

Un moment que chaque jeune fille devrait vivre avec leur Papa…

Un de ces moment qu’il faut savoir savourer dans l’instant et le garder à jamais tout au fond de soi pour pouvoir un beau jour comme aujourd’hui se le remémorer en l’écrivant sous forme d’un article afin de le faire lire au monde entier…

De le faire tout simplement partager…

Oui, et particulièrement aujourd’hui, le jour de la fête des Pères…

Je t’aime mon Papa… Pour toujours et à jamais.

Et mon doux rêve sera lorsque nous danserons ensemble sur l’une de ces merveilleuses valses à mon Mariage…

Un beau jour qui se concrétisera, j’en suis persuadée…

Et ce jour-là, nous virevolterons sur la piste de danse avec une certaine émotion qui nous submergera…

Un Papa et sa fille dansant une valse à l’infini.

Un tourbillon de joie et d’amour.

L’amour d’un Père qui aime profondément sa fille et d’une fille qui aime infiniment son père…

Je t’aime, tout simplement…

Bonne fête mon Papa d’Amour !!

Tag : Vous êtes invités à dîner chez la Suricate !

Mon amie Alessandra 💖 du blog Plume du Phoenix m’a invitée à faire ce tag que je trouvais intéressant mais en version cinéma car je bloquais totalement sur la version littéraire du sujet.

C’est donc avec grand plaisir que je vous partage aujourd’hui mes réponses.

Gros bisous à toi ma chère Alexianou et encore merci pour ton amitié qui me touche depuis le jour où l’on s’est rencontrées sur WordPress.

En espérant que celle-ci dure le plus longtemps possible 💕💖💖 car tu es vraiment une chouette personne qui ne manque pas de sensibilité. Tout ce que j’aime 💖💖💖.

Et maintenant, voici le fameux questionnaire accompagnées de mes réponses :

1) Un personnage qui sait ou aime cuisiner :

J’adore le film d’animation « Ratatouille » et à chaque fois que j’en ai l’occasion j’aime le regarder.

La réponse sera donc très simple puisque notre adorable héros qui n’est autre que le rat qui se nomme « Rémy » est un véritable cordon bleu et qui plus est un fin gastronome très gourmand. Avec lui, le repas promet d’être des plus succulent pour nos papilles…

Vous allez vous dire : « Mais c’est un petit rongeur ? Il n’a donc pas sa place à ce dîner avec nous, les humains »

Et je vous répondrai : « Et alors ? Justement, ce charmant petit rongeur saura tout d’abord vous épater par ses dons culinaire dont vous vous pourlécherez les babines et deuxièmement ; intelligent comme il est, il aura du répondant à toutes les questions que vous vous poserez sur lui.

Ne manquant pas d’humour alors il s’en sortira très facilement face à nous, les humains et il aura sans aucun doute pas mal de leçon à nous donner.

La différence dans notre société est hélas trop souvent rejetée, alors ouvrons-lui au contraire les bras et acceptons notre petit rongeur tel qu’il est. Le monde en deviendra meilleur.

 

2) Un personnage qui finance la soirée :

J’ai tout de suite penser au film « Pretty woman » que j’aime particulièrement et qui je trouve n’a pas pris une seule ride malgré les années qui passent.

Le héros « Edward Lewis » interprété par le séduisant Richard Gere est plein aux as ; ça tombe plutôt bien.

Ses dollars contribueront à rendre somptueux mon dîner et comme il est généreux, il ne lésinera sur mes différentes dépenses en matière de victuailles, décorations de table et cadeaux pour chacun de mes invités.

 

3) Un personnage qui pourrait causer une scène :

Sans aucune hésitation, le meilleur ami de Spider-Man alias Peter Parker qui n’est autre qu’Harry Osborn.

Harry est un être assez sombre et comme il a hérité de la fortune colossale de son père à la mort de celui-ci ; il est devenu quelque peu arrogant et présomptueux envers quiconque et plus particulièrement vis à vis de son fidèle ami Peter.

Harry est souvent rasoir comme personnage surtout dans Spider-Man 2 où il jette carrément tout son dévolu de colère sur le pauvre Peter alors qu’il est totalement dans le faux.

Sans oublier qu’il veut toujours lui voler la jolie Mary Jane dont il est pourtant amoureux fou. Non, décidément, Harry n’est vraiment pas loyal comme ami !

Et comme il est fortuné, il essai toujours d’en mettre plein la vue sur celle-ci qui est totalement désintéressée puisqu’elle est avant tout amoureuse de Peter.

Harry a un côté gâté pourri qui a tendance à m’exaspérer car il arrive toujours à causer du tort à notre héros justicier.

Avec son côté rebelle et taciturne, il promet de causer pas mal d’embrouilles à la table de mes invités mais comme il fallait absolument placer ce genre de personnage à mon dîner alors il sera tout de même le bienvenu.

 

4) Un personnage drôle et amusant :

Là aussi, ma réponse est toute faîte ! Ce sera Mlle Bridget Jones (Renée Zellweger) !

C’est une jeune femme attachante et très sympa.

Elle ne manque pas de panache et elle est vraiment hilarante lorsqu’elle se met dans des situations pas possible. Avec elle, ce sera fous rires garantis tout au long du repas.

 

5) Un personnage sociable ou populaire :

Le super héros Spider-Man à n’en pas douter. Il est très apprécié. Aussi bien par les enfants que par les parents. Tout le monde voudrait l’avoir comme ami tellement il est sympa : que ce soit derrière son masque de justicier ou encore lorsqu’il est lui-même, dans sa propre identité.

Il ferait le bonheur de pas mal de beaux-parents en tant que gendre vu que c’est un garçon remarquable et respectueux de son prochain.

Quant à l’heureuse élue de son coeur ; elle se sentirait totalement protégée à ses côtés grâce à ses pouvoirs surnaturels qui feraient sans nul doute pas mal d’envieux ou d’envieuses…

 

6) Un vilain :

La célèbre Miranda Priestly (Meryl Streep) du cultussime film « Le Diable s’habille en Prada ».

Dieu qu’elle est vilaine et qu’on aurait tous envie de lui tordre le cou tellement elle est arrogante, maniérée et insupportable à fréquenter.

Elle donnerait forcément du piquant à mon dîner avec ses petites répliques assassines.


À ce sujet, ça me rappelle un extrait d’une scène du film où elle critique fortement l’héroïne « Andrea Sachs » (Anne Hathaway) en lui disant qu’elle est grosse alors qu’elle ne fait qu’une taille 40. Ce qui est pourtant tout à fait raisonnable et loin d’être grassouillet comme elle a l’air de le sous-entendre dans le film.

Ah ! Sacrée Miranda !

Une Comédie drôle à souhait que je vous recommande si jamais vous ne l’aviez pas encore vu…

 

7) Un couple (compte pour deux) pas forcément romantique :

Il y a pas mal de films à ce sujet mais j’opterais pour le film « L’Amant » qui pour moi n’est franchement pas des plus romantique dans l’histoire du cinéma. Trop de nudités et de bestialités…

L’amour passionnel tel qu’il est représenté dans ce film ne mène en général nulle part. L’amour ne peut être que sexuel ; du moins, c’est mon point de vue…

Par contre ce que j’aime le plus dans ce film sont essentiellement certains décors exotiques qui ont un charme fou ainsi que la sublime musique de fond dans certaines scènes que je trouve vraiment magique à écouter ; dont celle qui se trouve ci-dessous.

Ce couple explosif serait tout de même le bienvenu à ma table mais tant qu’il resterait bien sage, bien entendu…

 

8) Un héros ou une héroïne :

L’héroïne « Alice » (Milla Jovovich) de l’incontournable saga horrifique « Resident Evil ».

Elle ne manque pas de caractère et elle n’a pas sa langue dans sa poche (un peu comme moi).

Avec elle, les débats portant sur toutes sortes de sujets de conversation risqueraient d’être musclés à souhait si jamais vous la contredisiez alors qu’elle aurait raison (comme toujours, d’ailleurs)…

Il en faut parfois aussi des grandes gueules qui ne se laissent pas marcher sur les pieds ! Non ?

 

9) Un personnage qui n’est pas apprécié à sa juste valeur :

Le héros du film « Jane Eyre » qui n’est autre que le riche et ombrageux Edward Rochester (à croire que ce prénom est destiné à toujours être fortuné dans pas mal de films comme par exemple Edward Lewis dans le film Pretty woman).

Edward Rochester est un homme très sombre car il porte une souffrance en lui depuis pas mal d’années. Un lourd fardeau ; un terrible secret qui l’empêche de vivre et de mener sa vie comme il l’entend.

Il passe donc pour une personne très autoritaire et assez irascible de par son côté emporté et coléreux lorsqu’une personne ose le défier en ne suivant pas ses ordres ou règles.

Mais au fond de lui, c’est un être des plus romantique, capable de donner tout son amour à la femme de sa vie.

Et là, à priori, il s’agit de l’héroïne Jane Eyre (Charlotte Gainsbourg) dont il tombera éperdument amoureux.

Grâce à elle, son coeur de pierre deviendra tout tendre… Ah ! The power of love !!

 

10) Un personnage au choix :

La jolie et indomptable Sélène (Kate Beckinsale) de ma saga préférée « underworld ».

Elle s’entendrait certainement très bien avec l’héroïne « Alice » de la saga Resident Evil. 

Elles deviendraient sans doute les meilleures amies du monde.

Sélène est une jeune femme forte qui ne manque pas de mordant avec ses deux longues canines acérées qui n’hésiteront pas à vous croquer le cou (ou ailleurs, ah ah !) si jamais vous osiez l’embêter…

J’adore son côté femme rebelle guerrière et justicière qui se bat seule contre tous. Tout ce que j’aime dans les films de science-fiction…

Avec elle, mon dîner sera riche en rebondissements et loin d’être ennuyeux.

Eh bien voilà, le tag est à présent terminé.

J’espère que mes réponses vous auront plu.

Pour ma part, j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer le jeu en version cinéma.

La question est : « Qu’en dis-tu ma chère Alessandra ? »

Sans oublier biensûr tous mes amis wordpresser. Qu’avez-vous pensé de ce tag ?

Merci encore pour ce tag, Alessandra. Je t’embrasse bien fort 💕💕💕 ma chère petite plume 🦅 ainsi que tout ce qui auront lu cet article.

Cécile, La Suricate

L’Alien

L’amitié n’est pas chose facile dans la vie. Elle peut s’en aller en un rien de temps ; un simple claquement de doigt ; sans crier gare ; sans que vous n’ayez strictement rien fait pour en arriver là…

L’humain est décidément complexe et compliqué…

Du jour au lendemain ; la personne en question s’éloigne de vous et essaye de vous le faire comprendre par certains actes en espérant que vous finirez par avoir la puce à l’oreille… ; histoire de vous titiller et de vous entraîner dans sa réflexion qui n’est autre que sa vérité… Une vérité qui veut tout dire pour elle et absolument rien pour vous…

Vous ne savez alors plus trop quoi en penser et vous essayez de ne pas trop rentrer dans son jeu quelque peu machiavélique, histoire de vous dire que tout ceci n’est peut-être que le fruit de votre imagination et que vous exagérez votre impression de distance et de mépris…

Mais au fur et à mesure du temps qui passe, vous vous rendez vite compte que vous étiez dans le vrai et que cette impression n’était pas si disproportionnée que ça…

Alors, pour ce faire, vous vous laissez un ultime sursis qui en fait n’est qu’un leurre ; histoire de vous dire : « Je pense que tout finira par s’arranger et qu’il vaut mieux la sagesse à l’anticipation »

Puis le temps s’écoule irrémédiablement…

Vous vaquez à vos occupations qui effacent un peu le chiffonnement et la tristesse qui vous nouent l’estomac…

Pendant ce temps-là, la personne en question joue avec vos nerfs mais vous, vous faîtes semblant que cela ne vous atteint aucunement et vous essayez de vous changer les idées…

Toute idée est d’ailleurs bonne à prendre du moment que cela vous permet d’oublier…

Le travail est un excellent remède… Il vous accapare l’esprit et vous permet de rester fidèle à vous-même : joviale et souriante car vous aimez votre métier…

Puis lorsque vient le moment de rentrer chez vous le soir ; vous vous dîtes : « Tiens, je vais me plonger dans un bon bain bien moussant et bien parfumé dans lequel je me délasserai enfin de toute cette journée »

Vous exaucez alors ce doux rêve facile à réaliser en ayant bien évidemment une baignoire à portée de main…

Vous bénéficiez ensuite de tous les bienfaits de cette délicate mousse onctueuse qui enveloppe tout votre être…

Vous vous sentez bien… Très bien même… et c’est à ce moment-là, comme par hasard que votre esprit commence à vagabonder un peu dans tous les sens…

Vous soufflez sur les bulles de savon qui volètent de-ci delà devant votre visage et vous revoyez à travers elles de merveilleux souvenirs qui vous font sourire puis vous finissez par en éclater une de votre doigt et c’est alors que vous changez radicalement de sujet en revenant hélas sur la « fausse amie » ; celle qui vous a trahie.

De toute façon, vous vous doutiez bien que vous auriez fini par y repenser alors à quoi bon y résister…

Et c’est précisément là, que vous vous demandez : « Mais comment est-ce que cette personne a pu oser me traiter de la sorte ? Que lui ais-je donc fait ? »

Tout se bouscule alors dans votre tête et vous ne comprenez toujours pas le pourquoi du comment…

Vous n’en revenez pas encore de son attitude désinvolte et cruelle envers vous comme si elle n’avait jamais eu l’ombre d’une conscience ; pas la moindre parcelle d’âme en elle ni même ne serait-ce qu’un petit soupçon de remord ou de regret à votre égard…

Non, il n’en est rien…

C’est le vide…

Vous ne reconnaissez plus cette personne…

Une personne qui se serait subitement transformée comme ces aliens que vous appréciez tant mais seulement dans les films futuristes, pas dans la réalité…

Une alien sous une apparence humaine qui cachait bien son jeu et qui du jour au lendemain vous a craché son venin, sa haine et tout son mépris parce qu’elle vous détestait…

En fait, cette alien souhaitait en arriver là car elle ne pouvait plus vous supporter. Pourquoi ? La réponse est pourtant simple…

L’alien voulait vous tester durant quelques temps… Vous étiez devenue son rat de laboratoire…

Elle voulait juste vous analyser sur toutes les coutures… Une simple curiosité de sa part…

Mais pourquoi ? La réponse est pourtant claire comme de l’eau de roche…

C’est que pour elle ; vous n’étiez absolument rien ; juste sa petite chose, sa petite souris entre ses grandes pattes acérées de griffes crochues…

Mais vous ; vous ne l’aviez pas vu venir avec ses faux airs de courtoisie…

Pire, vous ne l’aviez encore jamais vu sous cet angle là ; celui de l’alien dénuée de tout sentiment qui ne ressent vraiment rien lorsqu’elle bave toute sa noirceur, son acidité sur votre personne…

Vous ne connaissiez pas sa nature, sa double personnalité, son côté bestial, animal, cruel et sans pitié puisque vous aviez confiance en elle…

Alors certaines personnes vous diront : « Mais tu ne voyais pas son petit jeu machiavélique ?? Moi, je savais qu’elle t’aurait fait ce mauvais coup »

Et vous, vous les regarderez avec de grands yeux tristes ; les implorant de se taire car ils vous feront passer pour une personne naïve et stupide alors que vous êtes loin de l’être…

Non, je ne savais pas que cette alien m’aurait un jour craché au visage ; je me disais en fait tout le contraire.

Je pensais qu’elle m’appréciait…

Oui, biensûr que je me trompais mais je ne pouvais pas encore prédire ses méfaits ; ses jets d’acide désintégrant toute amitié.

Comment aurais-je pu concevoir un seul instant que notre amitié se serait effondrée en une petite fraction de seconde ?

L’alien, elle, le savait déjà puisqu’elle essayait de me le faire comprendre depuis quelques temps par des traces de crachats acides de-ci delà.

Ce n’est pas que je voulais fermer les yeux… Non, ce n’est pas ça du tout…

Je voulais juste être tolérante envers elle et lui donner la chance de se ressaisir… ; qu’elle prenne conscience que j’étais quelqu’un de bien et de profondément sincère et surtout d’HUMAINE…

Vous savez, ce genre d’humaine avec une certaine sensibilité qui veut croire que ses semblables lui ressembleraient un temps soit peu…

Vous savez, ce genre d’humaine qui a le cœur sur la main, sans être à tout prix parfaite mais qui a certaines valeurs en elle…

Vous savez, ce genre d’humaine qui…

Mais suis-je trop innocente dans ce monde pour me laisser envahir par cet esprit de bienfaisance que j’ai tout au fond de moi ? Il semblerait que oui…

Alors fallait-il que je devienne à mon tour une redoutable alien sans cœur qui dégoulinerait de venin en méchancetés ?

Cesser d’être bienveillante, complaisante, gentille, altruiste, sympathique et j’en passe et des meilleurs…

Cesser d’être tout simplement moi-même ?

Je voulais juste qu’elle s’aperçoive que j’étais une véritable amie…

Mais l’amitié est ainsi… ça va, ça vient… ; ça ne dure jamais longtemps…

Pourquoi ? Mais tout simplement parce que l’autre fini par se lasser de vous…

Il ou elle ne supporte plus votre gentillesse, votre loyauté…

Toutes ces qualités lui donnent le tournis, la nausée et il ou elle en a assez de vous…

Pire, il ou elle vous jalouse…

Et tout le monde sait à quel point la jalousie peut être dévastatrice si vous en êtes la cible…

L’alien en question en avait marre de moi et c’est pourquoi, elle a eu cette frénétique envie de me briser, de me casser en mille…

Le simple fait d’entendre ma respiration ; mon cœur battre d’un rythme régulier à l’intérieur de ma poitrine, l’importunait, l’exaspérait au plus haut point.

Elle n’aimait pas ma joie de vivre et encore moins ma spontanéité qui l’étonnait et l’agaçait…

Si au moins, j’avais pu ressentir tout ce mépris… Tout ce grondement intérieur qui lui taraudait l’esprit et qui finirait par se déverser tôt ou tard sur moi alors j’aurais pris les devants…

Mais voilà, j’ignorais ses agissements envers ma personne…

La tempête a fini par bel et bien me balayer d’un revers de main…

Je suis tombée de haut mais je me suis déjà relevée…

Étrange, non ? !

Et pourtant ce fut facile de le faire car j’ai cette capacité et cette force en moi…

Et puis, comme on dit la vie continue alors je vais tourner définitivement la page de ce vieux roman d’amitié qui ne valait rien et qui finalement n’était pas si terrible à lire…

Une autre personne remplacera cette alien sans cœur…

Meilleur(e) ou pas ? Telle est la question mais c’est ça aussi la vie avec son lot de bonnes ou mauvaises surprises…

Tomber sur une personne sincère ; c’est si rare de nos jours mais si jamais celle-ci l’était vraiment alors pourquoi ne pas lui accorder votre confiance ?

Alors vous me direz : « Mais  pourquoi cet article aujourd’hui ? Parce que tout simplement, j’avais besoin de l’écrire…

Ce n’est pas un défoulement que celui de mettre à l’écrit ses états d’âmes…

Ce n’est pas non plus une rage…

J’avais juste besoin de partager ce que d’autres ont déjà connu, connaîtront tôt ou tard (ce que je ne leur souhaite pas) et que j’ai moi-même subi il y a quelques temps déjà et à plusieurs reprises…

Eh oui ! Les trahisons de faux amis, ça me connait…

Mais alors, je devrais donc m’y habituer à force, n’est-ce pas ? Oui et non…

Ça fait toujours mal et je ne suis pas un bloc de ciment immunisé contre ce type d’aliens…

Alors, cela ne sert sans doute à rien d’en avoir fait un article : je suis totalement d’accord avec vous ; quoique, pourquoi pas ?

Mais c’est ça aussi les blogs ; un véritable melting pot bon à lire ou à jeter…

Disons que j’ai écrit cet article pour moi-même, pour que ma conscience se sente mieux…

Plus ou moins réussi, je vous l’accorde… Mais j’avais besoin de le faire…

Dans ce monde, il y a pas mal d’aliens qui sont déguisées en humains pour se donner une belle apparence et ainsi pouvoir exercer leurs méfaits sur vous si jamais elles devenaient votre ami.

Hélas, on ne pourra jamais savoir à quel moment elles vont un jour vous attaquer, vous frapper et cracher leur venin en plein cœur…

Vous n’aurez donc d’autre choix que de les subir si elles en arrivaient là.

Par contre, une douloureuse question vient s’insinuer dans mon esprit :

« L’amitié existe-t-elle vraiment ? N’est-elle pas qu’une chimère inaccessible ? »

Pour ma part, je sais déjà la réponse. Biensûr qu’elle existe vraiment mais il faudrait que L’autre vous apprécie réellement pour ce que vous êtes… Et surtout que vous ne deveniez pas son petit rat de laboratoire… ; son petit jouet qui l’amuserait quelques temps seulement puis hop ! Bon à la casse…

C’est une histoire de feeling, de partages et de réciprocité sans avoir forcément les mêmes goûts ou passions.

Il faut néanmoins savoir l’entretenir pour la préserver et ainsi pouvoir la garder le plus longtemps possible…

C’est ça l’amitié ; rien de plus et rien de moins.

En ce qui me concerne, il est clair que cette mésaventure amicale m’a quelque peu échaudée mais je tiens à dire à cette alien n’aura pas réussi à dépecer tout ce que j’ai de meilleur en moi et que justement elle jalousait…

Mon côté bon enfant, ma spontanéité, ma bienveillance… ; toutes ces qualités qu’elle méprisait resteront toujours en moi…

Eh oui ! C’est comme ça car j’ai la peau dure… Je suis une coriace…

Et si un jour une autre alien venait à croiser mon chemin ; sans doute que je ne la verrai pas venir vu sa facilité à se fondre dans le décor pour piéger toutes ses victimes mais par contre j’arriverai à déceler son côté  malveillant à mon encontre au moindre crachat subtil et déguisé qui sortirait de sa bouche venimeuse.

Ce n’est pas la première fois qu’une alien me crache son venin à la figure et ce ne sera sans aucun doute pas la dernière mais au moins j’aurai appris une chose…

Laquelle me direz-vous ?

Il faut savoir tourner la page très vite et recommencer à lire sans attendre un autre chapitre d’un nouveau roman qui vous mènera ou pas vers une véritable amitié…

Je ne suis pas une idéaliste pour rien ; n’en déplaise à certaines aliens…

La suricate que je suis finira toujours par les fatiguer, par les déstabiliser…

Elle continuera d’avancer et à sourire à la vie pendant que l’alien, elle, se morfondra dans la ténacité de sa méchanceté, dure comme ses crocs d’acier…

Avis aux autres aliens qui voudront m’affronter ; vous n’êtes pas prêt de gagner…

Cécile, la Suricate qui embrasse tous ses amis(es) de wordpress et en particulier sa petite MA SOLIPLUME D’AMOUR  qui est actuellement triste. Suricate te serre dans ses bras et te dit que tu es une merveilleuse amie 💜💜💜. Le soleil rentrera de nouveau dans ta vie… En attendant ce jour, écoute cette petite chanson que je te dédie. Je t’adore et je t’embrasse bien fort 💜💜💜

Pierrot et ma Maman

Pour toi, Maman : 

Je souhaitais faire ce petit article pour exprimer tout l’amour que je ressens pour toi, ma douce Maman…

Souvent on ne pense jamais à dire à quel point on aime ses proches…

Aujourd’hui j’ai décidé de dédier cette page en ton honneur, pour te dire que je t’aime très fort, tout simplement…

Grâce à toi, je suis devenue une belle personne. Et je ne parle pas de mon physique même si j’ai hérité de ta beauté…

Je parle de ton cœur, de ton âme…

Tu m’as transmis de belles valeurs qui resteront à jamais en moi ; qui me suivront toujours dans mon évolution de femme…

Tu es ma force ; tu es mon tout… Merci de t’être si bien occupée de moi durant tant d’années…

Alors pour te remercier… Je désirais le faire par écrit ; le jour de la fête des Mamans ; ce Dimanche 28 Mai 2017.

JE T’AIME À L’INFINI POUR TOUTE LA VIE ET SANS MESURE CAR MON AMOUR POUR TOI EST DÉMESURÉ, FORT ET SANS AUCUNE LIMITE…

Pour toi, et en toute sincérité…

MAMOUNETTE CHÉRIE :

C’est un petit surnom que j’aime beaucoup et qui te correspond parfaitement, je trouve…

Tu es née à Madagascar, à Namakia (tout comme moi, d’ailleurs) et tu fais partie d’une grande famille de 7 enfants…

Enfant, (âgée de 10 ans à peine) tu voulais toujours protéger les tiens…

Le mot « justice » faisait déjà partie intégrante de ton vocabulaire car tu ne supportais pas une seule seconde que l’on puisse s’en prendre à un membre de ta famille.

À Namakia, dans la cour de ton école, si un élève osait s’en prendre à un cheveu de tes frères et sœurs ; tu n’hésitais pas à aller au devant de lui ou elle pour l’affronter ; qu’il soit petit, grand, costaud ou même plus âgé que toi… Tu n’avais vraiment pas froid aux yeux…

Du haut de tes 10 ans, tu avais le coeur brave et tu détestais l’injustice ainsi que la méchanceté gratuite…

Dans tes veines coulaient déjà deux grandes valeurs qui te tenaient particulièrement à cœur : « La Famille » et la « Loyauté ».

Tu avais donc hérité des nombreuses qualités de tes parents : La grâce, la beauté et la douceur de ta mère mais aussi le caractère bien trempé de ton père ainsi que son sens des valeurs familiales.

De biens belles valeurs que tu possèdes encore et toujours…

Pour moi, tu incarnes : la sincérité, l’honnêteté, la tempérance, l’harmonie ainsi que cette si belle générosité qui te caractérise tant…

Et moi je suis fière d’être ta fille ; d’être ta petite Cécile…

C’est pourquoi j’ai souhaité te dédier cette page car je trouve que l’on ne dit jamais assez « je t’aime » aux personnes que l’on aime…

Et plutôt que d’avoir des regrets, moi je voulais te dire aujourd’hui et sans attendre : « Je t’aime Maman et je t’aimerai toujours éternellement… »

BONNE FÊTE MAMAN D’AMOUR !

Petites anecdotes de ma Maman :

Pierrot, le perroquet :

Toute petite déjà, tu adorais les animaux car tes parents avaient toute une ménagerie dans leur maison de Namakia (Madagascar) : une chatte toute blanche qui avait eu plusieurs portées de chatons en plusieurs années ; un enclos qui comportait des poules et des coqs ; un lapin qui portait le nom de Lapinot et aussi un perroquet tout gris que ta Maman t’avait offert…

Tu adorais ce perroquet que tu avais baptisé : « Pierrot » et avec qui tu aimais bien passer du temps lorsque tu avais fini tes cours d’école…

En effet, tu aimais bien t’occuper de lui en lui faisant sa toilette, lui donner à manger (bananes, morceaux de pains nappés de beurre, ect…) ou encore lui apprendre à parler. Il était capable de prononcer quelques mots ou encore des petites phrases toutes simples…

D’ailleurs, il y a une charmante anecdote à ce sujet que je vais vous raconter :

Lorsque ton père revenait de son travail et qu’il empruntait le chemin qui menait à votre maison ; Pierrot n’en loupait pas une miette en l’observant au loin et il ne pouvait alors s’empêcher de répéter la phrase suivante tout en hochant la tête de bas en haut et en se dandinant d’une patte sur l’autre :

« Qui c’est qui arrive ? Qui c’est qui arrive ? »

Et en l’entendant répéter cette fameuse phrase ; et même si tu te trouvais à l’intérieur de la maison, tu savais qu’il s’agissait de ton père qui revenait enfin de son travail.

Très intelligent, ce perroquet ! Il avait trouvé son propre signal pour annoncer l’arrivée de votre père.

C’est pourquoi, jusqu’à aujourd’hui, lorsque tu me racontes cette petite anecdote de ton enfance ; tu ne cesse de me dire avec une certaine émotion que toi et ton perroquet, vous étiez vraiment des inséparables…

Si bien, que lorsqu’il décéda un jour, des suites d’une grave maladie ; tu fus tellement inconsolable que tu mis un certain temps à te remettre de sa disparition car pour toi « Pierrot » représentait beaucoup à tes yeux…

C’était bien plus qu’un simple oiseau… c’était ton petit compagnon avec lequel tu aimais bien te confier et cajoler…

(Petite parenthèse : LePerroquet Vaza :

Le Perroquet vaza (Coracopsis vasa) est avec le Perroquet noir (coracopsis nigra) une des deux espèces du genre Coracopsis.

Ce perroquet peuple Madagascar et les Comores.

Il a été introduit à la réunion (probablement la sous-espèce vasa) où il est aujourd’hui apparemment éteint.

Il mesure 50 cm environ.

Son plumage est brun sombre mais légèrement plus pâle sur les parties inférieures.

Le Perroquet vasa peuple les forêts tropicales et subtropicales humides caducifoliées, les cocoteraies littorales, les savanes arborées, les rizières, et autres cultures voisines des massifs boisés mais aussi les zones subdésertiques).

Voici que mon article ne va pas tarder à se terminer même si je voudrais que celui-ci ne s’arrête jamais car j’ai tellement de mots pour toi…

Des milliards de mots… qui n’en finissent pas et qui se bousculent dans ma tête tellement je suis sous l’effet de l’émotion…

Une émotion qui me submerge et qui m’emporte dans de nombreux souvenirs… Des souvenirs à jamais gravés dans mon coeur…

Des souvenirs inaltérables ; anciens ou nouveaux et si merveilleux qui me chuchotent comme une douce voix à mes oreilles ; jusqu’au plus profond de moi ; la joie immense, la grande chance que celle de t’avoir pour Maman…

Une Maman unique, irremplaçable qui m’aime autant que je l’aime…

Seules les personnes qui aiment très fort leur Maman pourront comprendre ce lien indéfectible qui nous uni…

Maman, je t’aime pour l’éternité et à jamais.

Voici cette vidéo pour toi ; elles nous parle beaucoup et nous fait couler à chaque fois une petite larme lorsque nous l’écoutons… Une larme remplie d’amour…

Et voici une autre vidéo pour toi. Je sais que tu ne l’as encore jamais entendue et que ce sera donc une totale surprise pour toi. Elle te fera sans aucun doute verser d’autres petites larmes… des larmes d’amour entre une mère et sa fille… Que veux-tu, j’ai également hérité de ta grande sensibilité. Alors voici rien que pour toi cette belle chanson… Je t’aime très fort ma Mamounette…

Concours d’écriture : Le message

J’ai participé à un concours d’écriture qui avait été proposé par le site The Millennials stories et je dois bien avouer qu’au début j’étais un peu intimidée par ce genre de défi puis je me suis dis : « Pourquoi pas ? ». 

J’ai déjà participé à des concours d’écriture mais pas avec des images comme support.

J’espère que j’aurai relevé le défi ! car j’ai vraiment apprécié y participer.

C’était un peu comme un jeu… Une envie de me dépasser…

Merci encore à toi Andy !

Voici les images que j’ai choisi d’utiliser pour construire mon histoire : elles m’ont beaucoup inspirées. Elles proviennent de l’article d’Andy qui parle de son fameux : Concours d’écriture

En espérant que vous apprécierez lire mon histoire qui porte le titre suivant :

LE MESSAGE : 

23H45. Jessica dormait à poings fermés dans son lit. Elle était en train de rêver à son chat « Tootsy » qu’elle avait perdu tragiquement, il y a trois ans, écrasé sur la route, tout près de sa maison de campagne, par un de ces chauffards inconscients sans scrupules, avides de vitesses et se fichant bien d’ôter une vie animale…

Elle le revoyait avec une netteté précise dans diverses scènes qu’elle avait toujours gardé en mémoire et qu’elle n’avait jamais oublié malgré le temps passé.

Tantôt il était en train de se caresser contre ses jambes tout en faisant ses pattes de velours, tantôt il ronronnait très bruyamment lorsqu’elle lui caressait son ventre d’un blanc immaculé.

Toutes ces images ne cessaient de tourner en boucle et la rendaient infiniment heureuse comme si son chat n’avait jamais quitté cette terre, qu’il était toujours là, bien vivant, tout près d’elle, dans sa chambre, en train de dormir paisiblement dans le fameux fauteuil qui lui était attitré et qu’elle avait surnommé « Petit Prince » tant elle l’adorait.

Un fauteuil dont le revêtement de velours si doux et si moelleux avait le don de le rendre totalement dingue lorsqu’à peine, il s’y s’allongeait et qu’il se mettait alors dans sa position préférée : celle de l’escargot tout en mordillant avec délectation le tissu de velours bleu turquoise.

Et bien entendu comme tous les chats, il lui arrivait également d’y planter ses petites griffes acérées avec un certain plaisir non dissimulé tant il se sentait dans une totale plénitude.

Comme Tootsy lui manquait ! Et le revoir ainsi, allongé dans son fauteuil, en train de la regarder intensément avec ses si jolis yeux jaunes la faisaient littéralement fondre.

Elle s’avança vers lui et commença à lui caresser la tête tout en lui murmurant des mots doux.

Sous l’effet de ses caresses, Tootsy s’étira puis se mit soudainement à miauler trois fois. Habituellement, elle aurait fait semblant de comprendre ce qu’il pouvait bien vouloir lui dire mais là, dans son rêve, il n’était pas nécessaire de le faire puisque comme par magie, ses miaulements se traduisirent instantanément dans sa langue humaine. Et voici ce qu’elle entendit :

« Maman, tu me manques beaucoup… »

Jessica fut un peu surprise de l’entendre parler ainsi mais néanmoins ravie car ce n’est pas si fréquent de pouvoir enfin comprendre les miaulements de son chat. Sans plus attendre, elle lui répondit :

« Moi aussi, mon bébé, tu me manques énormément, j’espère que tu le sais… »

« Oui, je le sais Maman. C’est pourquoi, j’ai voulu te voir ce soir pour te dire aussi que je t’aimerai toujours… »

« Oh ! Comme tu es mignon ! Moi aussi, je t’aimerai toujours mon Tootsy… »

C’est alors qu’il rapprocha son museau tout blanc de ses longs cheveux cuivrés qui se balançaient juste devant sa truffe ; les renifla avec insistance un petit moment car il aimait bien sentir leurs parfums qui embaumaient le shampooing à la fleur de Tiaré puis commença à mordiller leurs pointes avec espièglerie.

Tootsy adorait jouer avec ses cheveux et Jessica le savait bien, c’est pourquoi, elle faisait exprès de les laisser tomber en cascade sur le sommet de son crâne tout en leur faisant faire des mouvements de va et vient à l’aide de sa main, lui balayant ainsi l’extrémité de son museau ; si bien, que cela avait tendance à le rendre complétement fou et plus joueur que jamais.

Ensuite, tout en ronronnant, il terminait son jeu de mâchouillage capillaire en léchant le bout de ses doigts avec sa petite langue rose si râpeuse et si chatouilleuse, qu’elle ne pouvait s’empêcher de rire aux éclats.

À ces moments-là, elle aurait voulu figer le temps et garder pour toujours son chat à ses côtés mais

elle savait bien que ce n’était pas possible…

Cependant, tout était possible dans son rêve alors elle en profitait au maximum tout en espérant que celui-ci durerait le plus longtemps possible.

Mais ne dit-on pas que jamais rien ne dure ici-bas ?

Subitement, la dernière image de son chat lui léchant le bout des doigts commença à se flouter puis à s’estomper de plus en plus jusqu’à totalement disparaître derrière un gros nuage sombre.

« Non, ne t’en va pas, reste encore près de moi Tootsy… » murmura-t-elle dans son rêve.

Mais le nuage noir venait de tout effacer laissant place à présent, à un vaste désert aride inondé d’une lumière blanche blafarde qui lui aveuglait les yeux.

Elle porta alors sa main droite en visière de façon à se les protéger des éblouissants rayons ardant du soleil puis se mit à regarder autour d’elle.

Il n’y avait pas la moindre végétation ; juste le désert sablonneux qui n’en finissait pas et elle, toute seule en train d’errer…

Le soleil tapait fort ; il lui brûlait la peau et l’air était lourd.

Fort heureusement, une légère brise venait de temps en temps lui caresser le visage, lui procurant ainsi un certain bien-être qui lui donnait la sensation de rester fraîche et de ne pas trop transpirer vu qu’il faisait une chaleur insoutenable ici.

Comme elle était pieds nus, elle pouvait ressentir la chaleur du sable chaud à chacun de ses pas mais ce n’était pas si désagréable vu qu’il n’était pas non plus brûlant.

Ici, il n’y avait pas âme qui vive. Tout était cruellement désertique. Le paysage ne se résumait qu’à une vaste terre sans limite, de couleur ocre, accompagnée de hautes dunes sablonneuses de-ci delà avec pour unique toile de fond un ciel bleu pâle sans nuages d’où irradiait un soleil d’un jaune vif beaucoup trop éclatant qui lui faisait mal aux yeux.

Et il faisait extrêmement chaud. Une chaleur exubérante mais supportable grâce aux quelques coups de vent intermittents qui au passage venaient lui ébouriffer les cheveux et lui faire le plus grand bien.

Pour l’instant, Jessica n’éprouvait pas encore l’envie de boire mais cela ne tarderait pas arriver vu les rayons persistants de ce soleil implacable.

Elle marchait tranquillement sans trop savoir où elle allait quand soudain le ciel commença à s’obscurcir.

« Tiens, que se passe-t-il ? » se demanda-t-elle en le scrutant des yeux.

Quelques secondes après, elle compris qu’il s’agissait d’une éclipse solaire. Tout en se protégeant les yeux, elle regarda en direct le soleil se voiler partiellement puis passer à l’état d’éclipse totale rendant alors ces lieux des plus lugubre ; ce qui déstabilisa Jessica qui avait une sainte horreur de la nuit.

Jusque-là, jamais encore elle n’avait assisté à ce type de phénomène, mais elle savait bien qu’il fallait éviter de regarder une éclipse sans lunettes de protection alors elle préféra baisser les yeux et attendre que le soleil revienne.

« Alors tu reviens ou pas ? » s’agaça t-elle tout en jetant furtivement un œil au ciel qui était toujours autant obscurci.

Mais au lieu que celui-ci réapparaisse ; Jessica remarqua qu’il venait subitement de se dissimuler derrière les dunes de sable ocre.

« Eh ! Mais qu’est-ce que ça veut dire ? » s’écria-t-elle toute décontenancée.

Normalement, ce genre de phénomène ne se produisait jamais après une éclipse et le soleil aurait dû revenir alors que là, il avait totalement disparu.

Quant au ciel obscur, il était à nouveau redevenu clair et avait repris sa couleur initiale bleue azur comme lors de son arrivée dans ce désert.

« Ce n’est pas possible que le ciel soit redevenu bleu ! puisque le soleil n’est plus là ! Et pourquoi s’est-il déjà couché ? Mais que se passe-t-il ici ? » s’exclama t-elle tout haut.

Mais ce qui la rendit encore plus perplexe, c’est qu’il ne faisait pas nuit. Or, la nuit aurait dû tomber depuis déjà longtemps puisque le soleil s’était couché. Tout ceci n’était vraiment pas normal.

Soudain, sous ses yeux ébahis, le ciel bleu azur changea brusquement de couleur et se métamorphosa en un ciel bleu violet pour se teindre finalement en une couleur mauve profonde.

Jamais encore, Jessica n’avait assisté à un tel spectacle et ce, en quelques fractions de secondes seulement…

« Comme tout est étrange ici ! » murmura-t-elle dans un souffle. « C’est à n’y rien comprendre mais je dois bien reconnaître que ce ciel est vraiment magnifique. Je n’en avais jamais vu de semblable sur terre…» s’extasia t-elle en admirant avec émerveillement ce ciel qui semblait sortir tout droit d’un film de science-fiction.

Le paysage semblait alors beaucoup plus insolite comme si elle se trouvait dans un autre monde. Une autre dimension. Un lieu irréel mais si beau qu’elle en était subjuguée et totalement fascinée au point même de ne plus craindre de se retrouver toute seule ici.

Les cheveux épars et vêtue d’une simple et longue tunique noire en satin qui volait au moindre coup de vent, Jessica marchait au hasard, sans trop savoir où elle allait mais elle ne se sentait plus autant perdue qu’auparavant.

Elle découvrait ce nouveau monde avec beaucoup de curiosité tout en se demandant où tout cela la mènerait.

Et de toute façon, maintenant qu’elle était ici, elle voulait aller jusqu’au bout de cette aventure incongrue et ne surtout pas retourner en arrière. Il fallait au contraire, qu’elle avance.

Elle regarda à nouveau le ciel. Il venait à l’instant même de changer de nuance. Il s’était à présent teinté d’une jolie couleur mauve claire dans lequel venait de s’incruster par myriades des étoiles multicolores qui commencèrent à briller par intermittence ; ce qui la fit immédiatement penser aux guirlandes lumineuses que l’on accrochait aux branches du sapin de Noël.

« Vraiment magnifique ! » s’émerveilla t-elle à haute voix.

Elle venait de s’arrêter de marcher et admirait toute la magnificence de ce ciel étoilé qui s’étendait à l’infini. Il était si spécial et tellement original, qu’elle en restait éblouie.

« Dieu, que c’est beau ! » s’exclama t-elle en ayant presque les larmes aux yeux.

Ce ciel teinté de mauve et envahit d’étoiles multicolores contrastait littéralement avec cet immense désert de couleur ocre et totalement dépouillé de végétations. Et s’il fallait choisir entre le ciel et la terre ; son choix était déjà fait. Il faut dire que ce désert n’était guère accueillant tant il était triste et fade…

Regarder ce ciel lui faisait le plus grand bien. Il lui permettait d’oublier le côté sinistre de ces lieux ternes, sans vie et sans couleurs.

Ce ciel portait en lui toute la lumière dont elle avait besoin et lui redonnait de l’espoir.

Quant à la nuit, elle ne semblait pas exister dans ce nouveau monde ; ce qui arrangeait bien Jessica qui la détestait au plus haut point. Elle avait toujours eu peur de la nuit. La nuit avait tendance à lui faire perdre ses points de repère. La nuit rendait tout différent. Et puis dans la nuit, on n’y voit strictement rien. Alors, qu’ici, le ciel restait perpétuellement inondé d’une douce lumière, lui permettant ainsi de voir tout ce qui l’entourait comme si elle était toujours en plein jour.

Cette lumière n’était ni jaune, ni blanche, ni blafarde ; elle restait d’une jolie couleur mauve tamisée rendant alors l’atmosphère bien plus chaleureuse. Un peu comme si on se retrouvait dans une bulle de protection ou encore à l’intérieur du ventre de sa mère.

Et au milieu de ce triste désert inconnu, Jessica évoluait tranquillement tout en admirant ce ciel mauve étoilé qui lui redonnait du courage.

Au fond d’elle, elle espérait que cette aventure la conduirait vers un heureux dénouement.

Mais le seul inconvénient perturbateur qui commença à se faire ressentir fut bien la soif. Elle lui brûlait et asséchait la gorge, l’empêchant ainsi de déglutir convenablement et finissant par lui provoquer de terribles quintes de toux assez fatigantes.

À cet instant-là, elle ne put s’empêcher d’imaginer une paisible oasis se dressant droit devant elle, avec, posé en son centre, sur une table basse, un grand verre de coca-cola bien glacé, agrémenté d’un zeste de citron vert car c’est ainsi qu’elle l’appréciait et qui n’attendait qu’elle. Elle prenait alors le verre tout enveloppé de condensation dégoulinante et se mettait à le boire goulument d’un trait. Et là, enfin ! Sa soif était étanchée.

Afin de réaliser son vœu de désaltération, elle se mit à fermer les yeux et attendit quelques instants avant de les rouvrir. Mais une fois les yeux ouverts, elle ne vit strictement rien. Pas le moindre verre d’eau ni de boisson gazeuse ne s’était matérialisée devant elle alors elle préféra oublier cette pensée et se concentrer plutôt sur sa marche.

Et le temps s’écoula, s’égrèna sous cette écrasante chaleur…

Elle marchait toujours sans but précis dans cet immense désert lorsque soudain elle crut apercevoir au loin une silhouette allongée qui semblait porter quelque chose de très brillant devant elle mais de là où elle se trouvait, elle n’arrivait pas à voir clairement de quoi il s’agissait exactement.

Elle se frotta les yeux pour voir si elle n’avait pas été victime d’une hallucination à cause de sa fatigue mais quand elle regarda à nouveau au loin, la silhouette se profilait toujours. Ce n’était donc pas une hallucination…

Un peu interloquée et ne sachant quoi faire face à cette inopinée présence, elle se demanda avec une certaine inquiétude si elle devait attendre sa venue ou au contraire la fuir.

La panique s’insinua en elle, entraînant ainsi de multiples questions qui commencèrent à lui envahir l’esprit :

Est-ce que cette soudaine apparition venue de nulle part était humaine comme elle ? Et dans ce cas-là, était-ce un homme ou une femme ? Et le plus important de tout : est-ce qu’il ou elle lui voudrait du bien ou du mal ?

Mais à peine s’était-elle posée toutes ces questions que l’étrange silhouette allongée vola subitement dans les airs et se dirigea droit vers elle telle une fusée.

« Mon Dieu ! » s’écria Jessica en sursautant. Trop tard ! Désormais, elle ne pouvait plus fuir…

Instinctivement, elle ferma les yeux pensant ainsi qu’elle pourrait peut-être effacer cette vision et même si cela n’avait rien donné tout à l’heure concernant son souhait de désaltération. Elle se concentra et compta alors jusqu’à 10 dans sa tête et lorsqu’elle arriva enfin au chiffre fatidique, les rouvrit aussitôt s’attendant à voir un monstre en face d’elle…

À sa grande surprise, ce qu’elle vit ne ressembla en rien à un monstre mais plutôt à une étrange jeune femme souriante qui tenait entre ses mains un énorme globe terrestre tout illuminé qui lui mangeait pratiquement tout le devant du corps.

Comme elle venait d’atterrir tel un boulet de canon ; elle était encore toute auréolée d’un épais nuage de poussière de sable blanc mais peu à peu, il finit par se dissiper permettant ainsi à Jessica de pouvoir mieux distinguer ses traits.

La jeune femme accentua davantage son sourire comme pour lui faire montrer qu’elle n’était pas son ennemie ; ce qui la rassura grandement.

Cependant, il y avait quelque chose qui clochait chez elle. Elle ne semblait pas tout à fait humaine par rapport à quelques particularités physiques qu’elle venait de remarquer.

En effet, mis à part leurs formes en amande, ses grands yeux noirs frangés de cils épais ne ressemblaient pas à ceux d’un humain. Ils étaient d’un noir profond très opaque semblable à de l’encre de chine et totalement dénués d’iris, de pupilles ainsi que de sclère : la fameuse membrane qui forme le « blanc » de l’œil et que tout être humain bien constitué a à sa naissance. Mais là, en leur absence, le regard de cette jeune femme était des plus troublant et mystérieux ; voire presque rebutant tant leur noirceur profonde était énigmatique.

Quant à ses doigts démesurés qui maintenaient l’énorme globe terrestre à hauteur de sa poitrine ; ils étaient palmés avec de longs ongles noirs recourbés si pointus qu’ils faisaient penser aux griffes acérées des grands félins mais en beaucoup plus redoutables. C’était d’ailleurs, ce qu’il y a avait de plus effrayant chez elle ; si bien, que Jessica préféra ne pas trop s’y attarder sous peine de paniquer.

Jessica continua son inspection physique.

La jeune femme avait de longs cheveux raides de couleur mauve striés de jolis reflets violet qui lui tombaient de chaque côtés du visage jusqu’aux épaules ainsi qu’une épaisse frange lisse qui lui arrivait au ras des sourcils. Une chevelure des plus originale que Jessica n’avait encore jamais vu sur terre et qu’elle trouvait plutôt jolie. Toutefois, elle se demandait si leur texture ressemblait à celles des humains. Il lui semblait que oui mais elle n’en était pas sûr.

Enfin, son visage poudré de blanc à outrance et rehaussé de rose à joues nacré bien prononcé ressemblait au maquillage si particulier des Geisha tandis que ses lèvres pulpeuses étaient peintes d’un rouge vif brillant qui jurait avec la blancheur de son teint.

À force de l’observer, Jessica finit par en déduire que cette étrange jeune femme devait être une extra-terrestre vu les traits physiques quelque peu hétéroclites qui la caractérisait.

Quant au reste de son anatomie : bras, jambes et pieds ; ils étaient comme ceux des humains.

Ses bras étaient revêtus de longues manches chauve-souris de couleur noir qui lui retombaient le long des coudes à cause du globe qu’elle portait.

Sa jupe noire moulante qui lui arrivait au-dessous des genoux laissait apparaître de jolies jambes fuselées avec des pieds nus dont les ongles avaient la même couleur que celles de ses mains.

Par contre, elle ne pouvait pas encore voir l’ensemble de son corps à cause de l’énormissime globe terrestre qu’elle tenait toujours contre elle, entre ses mains et qui lui cachait tout le devant de la poitrine jusqu’à la taille.

Mis à part les yeux d’un noir opaque sans sclère ainsi que les doigts démesurés aux longs ongles noirs crochus ; Jessica n’était pas trop effrayée par cette jeune femme venue d’ailleurs ; sans doute parce qu’elle arborait constamment un sourire sur son visage impassible et qu’elle semblait être pacifiste envers elle.

Alors, pour briser la glace, elle décida de lui rendre le sien puis lui demanda :

« Comment vous appelez-vous ? »

La jeune femme ne cilla pas. Elle restait imperturbable et sans aucune réaction. Ses grands yeux noirs vides d’expression ne cessaient de la fixer et pas un seul mot ne sortit de sa bouche. Elle semblait ailleurs…

Soudain, Jessica ouvrit les yeux grands comme des soucoupes.

Les longs cheveux raides et mauves de la jeune femme venaient subitement de se soulever tout seuls et commencèrent à s’onduler tels des serpents, dans un mouvement régulier, tout autour de son visage.

« Eh ! Mais comment faites-vous ça ? » s’écria Jessica, les yeux écarquillés.

Toujours en apesanteur, les longs cheveux ne cessaient de s’onduler et de s’entremêler entre eux lorsque soudain ils s’élevèrent dans leurs totalités au-dessus de sa tête et restèrent ainsi suspendus dans les airs tout en continuant leurs jolies danses d’ondulation.

Hypnotisée et sans voix devant ce phénomène capillaire des plus insolite, Jessica n’en revenait pas de ce qu’elle voyait : les cheveux bougeaient réellement tout seuls.

La chevelure mauve semblait être vivante.

Quel étrange phénomène ! se dit-elle intérieurement, totalement subjuguée.

Les cheveux continuaient toujours de s’onduler en apesanteur lorsque brusquement ils se figèrent et restèrent ainsi immobiles durant quelques minutes avant de finir par retomber lentement, mèches après mèches avec délicatesse sur les fines épaules drapées de noir de la jeune femme.

Comme par enchantement, ils avaient repris leur apparence de raideur bien lisse et encadraient à nouveau le contour de son visage comme si aucune manifestation ne s’était passée.

« Mais comment avez-vous fait ça ?? » s’écria à nouveau Jessica en espérant que la jeune femme finirait bien par lui répondre.

Mais la jeune femme restait toujours autant imperturbable comme si elle n’entendait pas Jessica. Elle gardait ce même sourire figé qui ne l’avait jamais quitté depuis qu’elles s’étaient rencontrées.

« Répondez-moi s’il vous plaît… » insista-t-elle.

Mais la jeune femme ne daignait toujours pas ouvrir les lèvres.

Mais pourquoi diable ne voulait-elle pas lui répondre ? Était-elle muette ? Et pourquoi ce sourire perpétuel sur son visage ? s’interrogea t-elle.

« Vous êtes muette ? C’est pour ça que vous ne me parlez pas ? » questionna Jessica avec une pointe d’agacement dans la voix.

Brusquement, le globe que tenait la jeune femme entre ses mains se mit à vibrer et à briller plus intensément. La lumière jaune qui l’enveloppait devint alors beaucoup plus incandescente et irradiante tel un soleil brillant de mille feux.

Ce fut à ce moment-là que la jeune femme émit enfin son premier son tout en gardant son perpétuel sourire :

« Bonjour Jessica ! Je suis Cortana. Je suis venue de très loin pour vous dire un message »

« Me dire un message ? Mais de quoi me parlez-vous ? Et pourquoi ce globe bouge comme ça. Qu’est-ce qui se passe ? »

À présent, le globe tressautait vigoureusement comme s’il allait exploser d’une minute à l’autre. Manifestement, la jeune femme faisait beaucoup d’efforts pour pouvoir le maintenir tout contre elle afin qu’il ne lui échappa pas des mains. Ses longs doigts aux ongles noirs si pointus étaient tendus à l’excès et semblaient se distendre tellement ils luttaient et résistaient contre les tressautements violents.

Cependant, son visage n’exprimait aucune crispation d’effort et gardait toujours le même sourire figé comme si de rien n’était.

De son côté, Jessica ne quittait pas des yeux le globe qui semblait être enragé.

Soudain, son incandescente lumière devint brutalement aveuglante ; si bien qu’elle dû fermer les yeux.

C’est alors que la jeune femme sortit à nouveau de son mutisme :

« Ne vous inquiétez pas Jessica. Ce globe qui représente votre planète Terre n’explosera pas. Les violentes vibrations qui le secouent ainsi que la forte lumière aveuglante qui l’entoure ne sont que les manifestations d’un signe. Ce signe nous indique qu’il sera bientôt prêt à vous transmettre le message dont je vous parlais tout à l’heure. Moi, je ne suis que son intermédiaire. N’ayez crainte, Jessica ; les deux manifestations vont bientôt s’arrêter. Gardez les yeux fermés et attendez mon signal »

Quelque peu décontenancée, Jessica s’exécuta et attendit.

Entre les mains de la jeune femme, le globe continuait toujours de vibrer avec violence lorsque soudain il s’arrêta brutalement de bouger et resta totalement immobile.

Sa lumière aveuglante diminua peu à peu d’intensité jusqu’à s’éteindre complétement, laissant place à un globe qui était devenu tout terne.

Il ne semblait plus être en vie.

À présent, il avait pris une couleur grisâtre et on pouvait voir sur son pourtour, sculptés en relief, les différents continents de la planète Terre.

« Maintenant, Vous pouvez réouvrir les yeux Jessica. Les manifestations viennent de s’arrêter »

Jessica ouvrit aussitôt les yeux et revit la fameuse boule terrestre qui lui avait tant fait peur tout à l’heure et qui semblait s’être enfin calmée maintenant. Elle constata qu’elle n’était plus illuminée de son incandescente lumière si aveuglante et qu’elle avait pris une teinte grise.

« Le globe est devenu tout terne et il ne bouge plus du tout » dit-elle en regardant Cortana.

« Oui, comme je vous l’avais dit précédemment. Cette couleur grise est le processus normal qui fait suite aux deux manifestations. Et dans une trentaine de minutes, il vous annoncera enfin votre message »

« Mais de quel message s’agit-il ? »

« Je sais que tout cela doit vous paraître incongru mais je vous en prie, faites-vous confiance »

« Mais dans ce cas là, est-ce que je peux vous poser d’autres questions ? »

« Oui, si cela peut vous aider à vous mettre en confiance »

« Heu…. Tout d’abord, qui êtes-vous exactement ? Une sorte d’extra-terrestre ? »

« Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, je m’appelle Cortana. Je suis effectivement une extra-terrestre mais je n’aime pas ce terme que je trouve péjoratif et galvaudé. Plus exactement, je suis une humanoïde mais là encore, je préfère dire que je suis une humaine tout comme vous mais avec quelques différences que vous avez dû remarquer par rapport à mes yeux, mes mains ainsi que mes cheveux. Toutes ces différences qui font que je suis un être exceptionnel, unique et à part » ajouta-t-elle fièrement dans un large sourire qui fit apparaître pour la première fois une rangée de dents d’une éclatante blancheur.

« Oui, j’ai vu tout à l’heure que vos cheveux volaient dans les airs ! Jamais encore, je n’avais assisté à un tel phénomène… »

« Oui, je sais. Je vous dois quelques explications à ce sujet. Tout à l’heure, mes cheveux étaient en apesanteur parce qu’ils étaient en connexion avec le globe. À ce moment-là, je ne pouvais pas encore vous parler car j’étais concentrée et en communion avec eux. Mes cheveux sont ultra sensibles et lorsqu’ils ressentent n’importe quelle manifestation ou évènement à venir, ils me l’annoncent en faisant des mouvement d’ondulation »

« Ils vous prédisent donc l’avenir ? »

« Oui, en quelque sorte mais juste en ce qui concerne les manifestations de la nature. Par exemple, si jamais il y avait un séisme ou encore un tsunami ; mes cheveux seraient capables de me l’annoncer deux ou trois jours à l’avance afin que je m’y attende et que je puisse trouver des solutions pour sauver l’humanité et même si malheureusement on ne peut jamais éviter les pertes »

« wahou ! En effet, des cheveux pareils, ce n’est pas courant ! Mais là, il me semble qu’ils bougeaient à cause de ce globe terrestre. Pourquoi ? »

« Ce globe représente la nature de votre planète Terre. Il n’est donc pas ordinaire car il est vivant. C’est un peu comme si vous aviez là, juste devant vos yeux votre propre planète en miniature et que vous pourriez enfin voir tout ce qu’il y a à l’intérieur »

« Ah d’accord, je comprends mieux… D’où ce mystérieux message qui m’est destiné ? »

« En effet, vous comprenez vite Jessica… Avez-vous d’autres questions ? »

« Heu… »

Jessica voulait connaître le mystère de ses yeux noirs mais elle n’osait pas lui poser la question. Ce fut Cortana qui la devança comme si elle lisait dans ses pensées telle une télépathe.

« N’avez-vous pas des questions au sujet de la particularité de mes yeux ? Ils doivent vous paraître affreux et effrayants. Sans parler de mes mains… »

Jessica fut surprise par les paroles négatives de la jeune femme mais soulagée que ce fut elle qui engagea la discussion à ce sujet…

« Eh bien, il est vrai qu’ils ne sont pas communs mais j’aimerais beaucoup que vous m’en parliez »

« Très bien, je vous remercie. Mes yeux sont entièrement colorés en noir parce qu’ils sont dotés d’un filtre protecteur qui me protègent des rayons ultraviolets nocifs du soleil ainsi que de toutes sources de lumières agressives ou aveuglantes tel que ce globe par exemple. Ce filtre est un véritable bouclier. Ainsi, je suis totalement immunisée du vieillissement oculaire ainsi que de toutes sortes de maladies de l’œil »

« Wahou ! En effet, vos yeux sont vraiment exceptionnels. Je comprends mieux à présent, leurs couleurs si noires. Et vos mains ? »

« Mes mains sont démesurées pour pouvoir porter toutes sortes de choses très lourdes ou très volumineuses et sans en subir les conséquences. Par exemple, je serais capable de porter une masse de 500 kg sans aucune difficulté et sans le moindre effort. Quant à mes longues griffes ; elles me permettent de pouvoir me défendre de toutes agressions physiques. Ainsi, grâce à elles, je ne crains strictement rien »

« Wahou ! Je suis vraiment bluffée ! Vous êtes vraiment exceptionnelle comme personne ! »

« Merci, Jessica. Je suis heureuse que vous pensiez cela. Avez-vous d’autres questions à me poser ? »

« Oui. Heu… Avant que l’on se rencontre tout à l’heure ; je vous avais vu voler dans le ciel comme si vous étiez une véritable fusée. Comment est-ce possible ? »

Cortana accentua davantage son sourire laissant apparaître à nouveau ses dents d’une extrême blancheur.

« Eh bien, mon espèce est capable de voler comme vos machines volantes ou encore comme un oiseau. J’ai également la possibilité de choisir ma vitesse de vol selon mes désirs. Tous les humains de mon espèce sont dotés de ce pouvoir surnaturel. C’est ainsi que nous sommes nés »

« wahou ! Vos pouvoirs sont vraiment extraordinaires ! Comme ça doit être merveilleux de pouvoir voler comme un oiseau… Mais, je voulais vous demander… Est-ce que vous êtes nombreux dans votre espèce ? »

« Oui, mais pas suffisamment. Actuellement, nous avons atteint le nombre de 5000 Uranusiens. Comme vous pouvez le constater, nous ne sommes pas aussi nombreux que votre planète Terre »

« Uranusien ?? » questionna Jessica, les sourcils froncés.

« Oui, Uranusien. Là aussi, je vous dois quelques explications. Alors tout d’abord, je ne viens pas de ce désert qui fait parti de la planète « Strangia ». Strangia est une planète inhabitée qui ne possède aucune ressource naturelle pour pouvoir y vivre. Moi, je viens d’une autre planète qui s’appelle « Uranus ». C’est une planète géante qui possède toutes les ressources naturelles dont nous avons besoin contrairement à Strangia »

« D’où le terme Uranusien » enchaîna Jessica. « Vous êtes donc originaire d’Uranus ? »

« Oui, c’est bien ça. Et nous avons aussi des clans au sein de notre espèce. Moi, je fais partie du clan des Verseau. C’est une communauté révolutionnaire qui mène le combat de protéger les Humains de toutes les catastrophes naturelles qui menaceraient votre planète Terre comme par exemple : les inondations, les feux de forêts, les séismes, ect… C’est notre principale cause. Et biensûr, nous avons aussi la faculté de pouvoir vous annoncer des messages par le biais de notre globe terrestre »

« Wahou ! Vraiment impressionnant ! Et ces messages que vous transmettez, sont-ils bons ou mauvais ? »

« Ils sont toujours porteurs d’espoir et embellissent en général votre vie de terriens car nous sommes infiniment respectueux de votre espèce. Nous sommes des idéalistes ouverts d’esprits qui acceptons la différence. Nous sommes totalement dénués de méchanceté. D’ailleurs, dans notre planète, il n’y a ni meurtres ni corruptions »

« Vous en avez de la chance ! Hélas, ce n’est pas le cas, pour nous les terriens. Notre humanité a pas mal de défauts… »

« C’est vrai, mais il y a aussi des exceptions et vous en faîtes partie »

« Merci de me dire ça, Cortana mais je pense ne pas être parfaite non plus… »

« Tout un chacun a ses défauts. Personne n’est parfait mais je sais lire en vous comme dans un livre ouvert. Vous avez beaucoup de qualités que vous ignorez »

« Ah bon ? Je ne sais pas… Peut-être… »

« Si, croyez-moi… »

Jessica trouvait que les paroles de cette étrange jeune femme étaient sages et pleines d’esprit. Elle commençait à lui faire davantage confiance et même à l’apprécier…

Peut-être qu’en fin de compte, elle lui ouvrirait l’esprit sur certaines choses de la vie et que c’était écrit dans son destin de tomber sur elle, dans ce désert…

Cependant, il y avait encore une question qui la turlupinait à son sujet…

« Tout à l’heure, vous avez mentionné que dans votre planète, vous ne connaissiez ni le meurtre, ni la corruption… »

« Oui, c’est vrai »

« Mais alors pourquoi est-ce que vous avez de telles griffes aux doigts ? »

Cortana regarda une de ses mains qui maintenait le globe. Son regard semblait lointain comme si cette question l’avait dérangée..

« Excusez-moi Cortana. Je n’aurais jamais dû vous poser cette question et… »

« Mais non, pas du tout » coupa t-elle aussitôt en la fixant à nouveau de ses grands yeux noirs opaques.

« Votre question est très pertinente et je vais y répondre. Il est vrai que ces ongles sont assez effrayants mais c’est ainsi que nous sommes nés. Nous ne pouvons pas les couper ni même les raccourcir car ils sont en acier. Ces griffes nous servent à nous protéger des terriens qui nous voudraient du mal et uniquement dans ce cas-là »

« Je vois… Désolée pour cette question… Je comprends mieux à présent… »

« Il n’y a pas de mal Jessica. C’est bien que vous m’ayez posé cette question. Au moins, vous arriverez à mieux connaître mon espèce. Avez-vous d’autres questions ? »

« Heu… Que va-t-il se passer maintenant ? Il s’est déjà écoulé 30 minutes, je pense… »

« Oui, c’est exact. Le globe va bientôt vous annoncer votre message. Mais avant tout, pourriez-vous vous rapprocher un peu plus près de lui ? Rassurez-vous, il ne vous fera aucun mal »

Jessica hésita quelques secondes puis finit par se rapprocher du globe terrestre qui se mit subitement à clignoter d’une incandescente lumière rouge.

« Que se passe-t-il !! » s’écria-t-elle paniquée.

« Ne vous inquiétez pas. C’est tout à fait normal. À présent, regardez bien le globe et ne dîtes plus un mot. C’est important que vous suiviez mes consignes. Entendu ? »

« Entendu »

Entre les mains de Cortana, le globe terrestre clignota encore 3 fois de suite de la même incandescente lumière rouge puis se mit soudainement à vibrer. À ce moment-là, Cortana retira ses mains de celui-ci et fit un pas en arrière tout en ne le quittant pas des yeux.

Comme par magie, le globe resta suspendu en apesanteur et totalement immobile.

L’instant d’après, il se mit à tourner lentement sur lui-même dans le sens des aiguilles d’une montre sous le regard hypnotisée de Jessica qui n’en loupait pas une miette…

Incroyable ! se dit-elle tout en se demandant comment il pouvait rester ainsi en apesanteur et pourquoi s’était-il mis soudainement à tournoyer…

Cortana observait également la rotation du globe. Elle semblait concentrée.

Brusquement, le globe s’arrêta de tournoyer et s’immobilisa net. Qu’allait-il bien se passer maintenant ? s’inquiéta Jessica qui n’en pouvait plus de ce suspens.

Soudainement, un phénomène des plus étrange commença à se produire devant ses yeux ébahis.

Les continents sculptés en relief venaient de se surélever simultanément et s’étaient ainsi détaché de leurs océans respectifs.

Toujours tenue en haleine, Jessica ne quittait pas des yeux le globe.

Brusquement, le continent africain se suréleva davantage et prit alors une hauteur bien plus élevée que tous les autres continents avant de commencer à s’illuminer progressivement d’une douce lumière verte qui devint finalement verte fluo.

Ainsi, L’Afrique et la grande île de Madagascar se différenciaient de tous les autres continents qui avaient gardé leur même couleur grisâtre.

Encore un phénomène des plus étrange se dit intérieurement Jessica mais néanmoins très beau.

Cortana et elle suivaient des yeux l’évolution de ce globe qui n’était vraiment pas ordinaire.

Soudainement, L’Afrique qui était tout illuminée de vert fluo se détacha complétement de la boule terrestre telle une pièce de puzzle que l’on retirerait de son support et tomba sur le sable, juste aux pieds de Jessica.

En touchant le sol sablonneux, la pièce de puzzle de L’Afrique quitta aussitôt sa lumière verte fluo et repris sa couleur grisâtre du début.

Interloquée, Jessica la regarda quelques secondes avant de jeter un regard interrogateur à Cortana qui n’avait pas quitté son sourire légendaire.

« Il s’agit de la première interprétation de votre message » lui dit-elle en pointant du doigt la pièce de puzzle qui reposait sur le sable. « Il vous en reste encore une » ajouta t-elle.

« Encore une ?? » s’exclama Jessica.

« Oui. Ensuite, vous devrez rassembler les 2 interprétations pour pouvoir composer votre message »

« Mais je ne comprends pas. Je devrais donc deviner de quel message il s’agit ? »

« Oui, c’est tout à fait ça. Je n’ai pas voulu vous en faire part tout à l’heure car je savais que cela vous aurait tracassé. Mais ne vous inquiétez pas Jessica, je suis certaine que vous finirez par trouver de quoi il s’agit »

« C’est donc un jeu de rébus ? Mais pourquoi tant de mystère et ne pas tout simplement me révéler directement ce fameux message ? »

« Tout ceci ne vient pas de moi Jessica mais du globe terrestre. Il vous suffit de jouer le jeu et tout se passera bien. Toute chose ne vient pas toujours à vous d’un seul claquement de doigt. Parfois les difficultés ont leurs avantages. Elles vous permettent de vous révéler. Je suis certaine que tout se passera bien. Croyez moi et ayez confiance »

Jessica fit la moue puis fini par acquiescer d’un signe de tête.

« Alors, pour l’instant, ne vous occupez pas de la pièce de puzzle de L’Afrique » dit Cortana. « Laissez-la, telle qu’elle est, posée sur le sable et venez plutôt regarder d’un peu plus près le globe terrestre »

Jessica s’exécuta sans rechigner.

À présent, elle se trouvait très proche du globe qui était toujours en apesanteur.

En l’observant, elle remarqua du premier coup d’œil, sur son pourtour, la présence d’une ouverture assez profonde qui avait la forme et les contours de L’Afrique. Elle compris aussitôt qu’il s’agissait de l’emplacement où était positionnée la pièce de puzzle qui s’était brusquement éjectée tout à l’heure. À sa place, il y avait un trou assez large dans lequel on pourrait aisément y plonger une main.

En ne le quittant pas des yeux, elle demanda à Cortana :

« Il y a une ouverture à l’emplacement de L’Afrique et je voudrais savoir si je peux y plonger ma main… »

« Oui, allez-y Jessica. Vous êtes sur la bonne voie »

Sans plus attendre, Jessica plongea sa main droite à l’intérieur du large trou. Ses doigts rencontrèrent alors quelque chose de plus ou moins dur mais elle ne savait pas trop de quoi il s’agissait. À force de le triturer du bout des doigts, elle en déduisit que cela pouvait être sans doute une carte d’identité plastifiée. Pour en avoir le cœur net, elle essaya d’attraper l’objet entre son index et son majeur mais à chaque fois il lui glissait des doigts. Elle souffla d’agacement. Décidément, ce satané message était sacrément coriace. Elle ne se découragea pas et se concentra à nouveau. Quelques minutes s’écoulèrent.

« Alléluia !! Je l’ai enfin !!! » s’écria-t-elle de joie.

« Ravie de l’entendre Jessica. Vous devrez garder pour vous ce qu’il y a d’écrit sur cette carte et en aucun cas me le divulguer. C’est une des règles du jeu du globe terrestre »

« OK, j’ai bien compris »

Avec hâte, Jessica regarda la petite carte qu’elle tenait dans sa main. Il s’agissait d’une carte de visite plastifiée de couleur bleu ciel. Sur le recto était représentée l’image d’un trèfle à 4 feuilles tandis que sur le verso, on pouvait lire en lettres majuscules et caractère gras le mot suivant : « RUOSIS »

Jessica répéta plusieurs fois le mot « RUOSIS » dans sa tête pour voir si quelque chose lui reviendrait à l’esprit mais pour l’instant, il n’y avait rien de bien concluant.

« Je verrai ça plus tard » murmura t-elle entre ses dents. « Je finirai bien par trouver… » ajouta t-elle dans son for intérieur tout en retournant la carte entre ses doigts.

Cortana s’avança doucement vers elle avec cet éternel sourire sur les lèvres. Jessica la regarda en coin.

Visiblement, elle avait l’air de vouloir lui dire quelque chose alors elle déposa prestement la carte de visite sur le sable juste à coté de la pièce de puzzle de L’Afrique et attendit que Cortana se rapprocha d’elle.

Sans son énormissime globe terrestre qui lui mangeait entièrement le buste jusqu’à la taille ; Jessica pouvait enfin voir l’ensemble de son corps qui était revêtu d’un haut noir tout simple ainsi que d’une jupe noire moulante qui lui allait fort bien. Habillée ainsi, elle avait une certaine allure et ressemblait beaucoup à une humaine. C’était vraiment une jolie jeune femme se dit-elle mis à part ses grandes mains démesurées et armées de griffes. Mais depuis leur rencontre, elle avait fini par s’y habituer.

« Vous vouliez me dire quelque chose ? » s’empressa t-elle de lui demander avec un petit sourire.

« Oui, en effet Jessica. Ma mission auprès de vous est terminée et à présent je dois rejoindre ma planète où les miens m’attendent »

« Vous devez déjà partir ? Mais que ferais-je ici sans vous, dans ce désert ? »

« Vous ne serez pas longtemps seule. Une autre personne se manifestera une fois que je serai partie et une surprise vous attendra »

« Une autre personne ?? Et une surprise ?? » s’exclama Jessica.

« Oui. Je vous en parlerai avant mon départ. Mais avant cela, je voulais vous remercier Jessica »

« Me remercier ? »

« Oui. Parce que vous êtes quelqu’un de bien et que vous avez su me faire confiance. Vous vous êtes intéressée à mes origines, à mon peuple… Tout ceci m’a beaucoup touchée… C’est pourquoi, je tenais à vous remercier »

« Merci de me dire ça. Moi aussi, je tenais à vous remercier car vous m’avez appris beaucoup de choses que je n’oublierai jamais. Vous êtes également quelqu’un de bien »

« Merci Jessica »

« Merci à vous »

« À présent Jessica, si vous le voulez bien, je dois vous informer de ce qui se passera après mon départ. Vous êtes prête à écouter bien attentivement mes consignes ? »

« Oui, je vous écoute »

« Lorsque je quitterai ces lieux, un homme tombera du ciel. Ce sera un Android ou si vous voulez un robot humanoïde. Il viendra à vous et vous demandera de lui remettre les interprétations que vous avez en votre possession : la pièce de puzzle de L’Afrique ainsi que la carte que vous avez trouvé à l’intérieur du globe terrestre. Vous devrez les lui remettre. Ensuite, concernant ces 2 interprétations, il vous posera quelques questions dont j’ignore totalement. Une fois que vous y aurez répondu, il se passera un phénomène et à partir de ce moment là, vous découvrirez enfin votre surprise. Voilà, je vous ai tout dit »

« Mais de quel phénomène s’agit-il ? »

« Je ne peux vous le dire Jessica. Je suis désolée. Mais ne vous inquiétez pas, tout se passera bien »

« Alors, je vous fais confiance… Heu, j’aurai une dernière question s’il vous plaît »

« Allez-y. Je vous écoute »

« Voilà, ne le prenez surtout pas mal mais je voudrais savoir pourquoi vous avez constamment un sourire sur votre visage depuis que l’on s’est rencontrées ? »

« Vous êtes très observatrice Jessica. Cela vous a-t-il ennuyée ou agacée ? »

« Non, pas du tout mais je dois bien avoué que cela m’avait un peu déroutée au début. Un sourire est plutôt agréable à regarder. Mais c’est juste, que vous n’aviez que cette expression sur le visage depuis notre rencontre alors cela a fini par attiser ma curiosité ; d’où ma question »

« Et c’est une question très pertinente. Je vais vous en donner la raison. J’ai toujours ce sourire parce que dans ma communauté, nous ne connaissons ni la tristesse, ni la souffrance. Ainsi, nous sommes toujours heureux et c’est pourquoi nous souhaitons faire montrer cette belle image de nous vis-à-vis de vous les Terriens. D’où ce sourire constant sur notre visage. C’est une conception que nous avons adoptée et que nous souhaitons perdurer »

« C’est une belle conception, je trouve. Merci pour cette explication Cortana »

« Merci à vous Jessica. À présent, je dois vous quitter. J’ai été très heureuse de faire votre connaissance. Je comprends tout à fait qu’au début, vous ayez eu peur de moi lors de notre rencontre. Surtout ne changez rien, Jessica. Vous êtes quelqu’un de bien et de bien belles choses vous attendent encore sur votre Terre, sachez-le »

« Merci Cortana »

« Merci à vous. Je suis navrée mais il est temps que je m’en aille maintenant. Je vous dis donc au-revoir et peut-être à bientôt. Et n’oubliez pas tout ce que je viens de vous dire »

« Promis. Au-revoir Cortana ! »

Dans le désert inondé d’une douce lumière mauve, les deux jeunes femmes étaient en train de se dire au-revoir. À proximité d’elles, le globe terrestre était toujours en apesanteur et totalement immobile.

L’instant était très émouvant, si bien que Jessica ne put s’empêcher d’avoir quelques larmes aux yeux.

Elle n’aurait jamais crû dans sa vie pouvoir tomber sur une telle personne dans ce désert immense.

Une personne qui au prime abord lui avait fait peur mais qui par la suite lui avait donné une belle leçon de vie.

Une personne venue d’ailleurs qui avait de bien belles valeurs. Une rencontre unique et des plus improbable qu’elle n’oublierai jamais.

« Au-revoir Cortana ! Et merci pour tout »

« Au-revoir Jessica »

Suite à ces mots, Cortana s’avança vers le globe terrestre et le prit à nouveau entre ses si grandes mains puis tourna la tête en direction de Jessica pour lui adresser un dernier au-revoir avec le plus beau des sourires.

Jessica lui rendit le sien avec une certaine émotion…

À cet instant précis, elle pensa qu’elle n’oublierai jamais ce visage si souriant…

Leurs regards se croisèrent pour la dernière fois…

À présent, Cortana était en train de se concentrer tout en regardant le ciel mauve étoilé. Ça y est, elle était fin prête à partir pour rejoindre sa planète Uranus où tous ses congénères l’attendaient.

L’air triste, Jessica la suivait du regard. Une larme venait de couler sur sa joue.

Le globe terrestre entre ses mains ; les pieds de Cortana commencèrent à se surélever lentement du sol sablonneux jusqu’à ne plus le toucher puis se retrouva en apesanteur, à quelques mètre au-dessus de Jessica.

Elle se concentra quelques secondes avant de subitement se propulser vers le haut telle une fusée et fendre les airs à une vitesse vertigineuse.

En un clignement d’œil, elle venait de totalement disparaître…

Dans le ciel mauve étoilé, seule la trace d’une longue traînée blanche et vaporeuse pouvait encore témoigner de son passage éclair mais dans quelques minutes, elle aussi ne tarderait pas à s’effacer…

Cortana était bel et bien partie et Jessica se retrouverait à nouveau seule dans ce vaste désert aride.

Elle détourna son regard du ciel puis ramassa sur le sable la pièce de puzzle ainsi que la carte de visite qu’elle rangea directement à  l’intérieur de la grande poche avant de sa longue tunique. Comme la pièce du puzzle était beaucoup trop grande ; elle dépassa légèrement de sa poche.

À cet instant précis, elle ne savait pas trop quoi faire alors elle décida de marcher comme elle l’avait fait au début de son aventure.

Le temps s’écoula sans que rien ne se passa.

Les rayons ardents du soleil étaient peut-être absents mais la chaleur, elle ; était toujours autant omniprésente…

Les coups de vents s’étaient atténué et se faisaient de plus en plus rare.

Tout en marchant, Jessica jetait de temps en temps un regard furtif au ciel mais aucun homme robot ne semblait vouloir en tomber…

Lorsqu’elle était en compagnie de Cortana elle n’avait plus du tout éprouvé cette soif qui l’avait tant gênée lors de sa marche à travers ce désert mais voilà qu’à présent, cela lui reprenait… Mais pourquoi donc ?

Elle avait de nouveau cette folle envie de boire un grand verre de coca-cola bien glacé tellement son gosier était sec alors qu’en la présence de Cortana, pas du tout…

Comme tout cela était étrange et incompréhensible…

C’était un point dont elle n’arrivait pas encore à éclaircir et qui l’agaçait car cette soif l’empêchait de bien terminer son aventure…

Elle commençait à se décourager lorsque soudain elle entendit un son qui provenait du ciel. Le son s’amplifia de plus en plus. Il s’agissait d’une mélodie. Une musique qu’elle connaissait bien et qu’elle aimait particulièrement. Elle l’écouta tout en scrutant le ciel mauve étoilé.

Comme cette musique était belle ! Mais comment diable avait-t-elle pu surgir de ce ciel ? Il n’y avait point d’appareils pour pouvoir la transmettre. Encore une fois, une bizarrerie de ce désert…

Elle s’était arrêté de marcher et écoutait la douce mélodie en ne cessant de scruter les moindres recoins du ciel. Toujours pas d’homme robot…

Elle avait parlé trop vite. Soudain la musique s’arrêta. Au milieu du ciel, surgi comme par enchantement, le fameux Android. Mais ce qui était encore plus bizarre, c’est qu’il n’avait pas de tête.

Elle ne s’attendait vraiment pas à ça et fut quelque peu décontenancée. Encore une fois, il faudrait qu’elle fasse avec et qu’elle accepta cette bizarrerie hétéroclite… De toute façon, elle n’avait guère le choix…

L’homme android tenait à la main droite un grand parapluie ouvert de couleur rouge qui lui permettait de voler et de descendre du ciel avec plus ou moins de rapidité selon les caprices du vent.

Ainsi, il évoluait tranquillement dans les airs telle la célèbre Mary Poppins et n’allait plus tarder à atterrir.

Au fur et à mesure qu’il se rapprochait davantage d’elle et du sol sablonneux ; Jessica lui trouva une allure des plus austère mais néanmoins très élégante. Il portait un costume trois pièces de couleur sombre avec une cravate qui semblait être grise ainsi que des chaussures noires.

Elle avait vraiment hâte de se retrouver enfin face à lui mais avait tout de même une certaine appréhension vu qu’il n’avait pas de tête.

De toute façon, elle le saurait bien assez vite vu que dans une poignée de quelques secondes il toucherait bientôt le sol…

Ce qui fut le cas…

L’homme Android venait d’atterrir en douceur dans un nuage de poussière sous le regard quelque peu inquiet de Jessica.

Soudain, les rebords du tissu de son parapluie se mirent étrangement à brûler.

« Votre parapluie est en train de brûler ! » lui cria t-elle affolée.

L’Android qui tenait toujours dans sa main droite la poignée de son parapluie, ne réagissa pas. Il faut dire qu’il n’avait ni tête, ni oreilles… La communication promettait d’être compliquée…

« Votre parapluie ! Il est train de brûler ! » répéta-t-elle en criant un peu plus fort.

À présent, les petites flammèches étaient devenue de grandes flammes et elles léchaient dangereusement une large moitié du tissu du parapluie. Bientôt elles finiraient par l’envahir totalement.

Prise de panique, Jessica allait de nouveau crier très fort lorsque soudainement, L’homme Android lança à quelques mètres de lui le parapluie en flamme.

L’avait-il entendu ? Un peu abasourdie, Jessica regarda cet étrange homme sans tête qui à présent, marchait d’un pas décidé vers elle.

Pendant ce temps là, non loin d’eux, le parapluie continuait toujours de se consumer et au bout de quelques secondes, il ne resta de lui qu’une carcasse noircie et fumante qui reposait sur le sable ocre.

L’Homme se retrouva maintenant face à elle.

« Je vous avais bien entendu Jessica » dit-il subitement. « Je savais parfaitement que mon parapluie était en train de brûler et je l’aurai évidemment jeté. C’est toujours ainsi, lorsque nous venons à Strangia. Les parapluies finissent par s’enflammer » continua-t-il dans une voix qui semblait sourire.

Un Android qui fait maintenant de l’humour se dit Jessica en virant les yeux au ciel. J’aurai vraiment tout vu dans ce désert…

Un peu perplexe, Jessica regarda l’homme sans tête en se demandant d’où pouvait bien sortir le son de sa voix. En l’observant, elle remarqua que son cou était fermé à l’horizontal d’un couvercle rond qui semblait être de l’acier.

« Vous me paraissez un peu perdue et inquiète » dit L’Android d’un ton amusé. « Mais rassurez-vous, tout se passera bien » ajouta t-il.

Jessica ne savait quoi lui répondre.

Voyant qu’elle restait sans voix, L’Android continua sur le même ton :

« Avant que vous ne me posiez la question qui vous taraude l’esprit ma chère Jessica, je préfère anticiper. Voilà, en ce qui concerne ma voix ; elle provient de l’intérieur de mon cou. C’est une sorte de boîtier électronique implantée sur la paroi de ma gorge et qui me permet de parler mais aussi d’entendre. Ainsi je peux engager une conversation et écouter tous types de sons. Maintenant, en ce qui concerne mes yeux, vous ne pourrez pas les voir non plus. Ils se trouvent sur ma gorge et non à l’intérieur de celle-ci. Ce sont des lentilles oculaires ultra perfectionnées et invisibles à l’œil nu qui me permettent de voir mais aussi de mémoriser tout ce que je regarde par des images photographiques que j’ai la possibilité d’enregistrer via mon disque dur interne qui se situe à l’intérieur de mon corps »

« wahou !! J’avoue que je n’en reviens pas ! Et donc vous m’entendez et vous me voyez ? »

« Oui, tout à fait. Et je peux vous dire que ma vue est excellente et que mon ouïe est très fine. Tout à l’heure, je vous ai vu virer les yeux au ciel »

« Wahou !! Tout à fait surprenant ! Je suis désolée pour tout à l’heure… »

« Il n’y a pas de souci. Il faut dire que vous ne vous attendiez pas à tomber sur un Android sans tête »

« Oui, c’est vrai. Mais en ce qui concerne votre adorat ? Vu que vous n’avez pas de nez. Comment avez-vous su que votre parapluie brûlait ? »

« Il est vrai que je n’ai pas de nez et donc aucun sens de l’odorat mais je possède un détecteur de fumées à l’intérieur de mon cou qui me prévient en cas d’éventuelles fumées d’incendie ou encore chimiques. Le détecteur me renseigne également sur la nature de l’incendie. C’est pourquoi, tout à l’heure, je savais que c’était mon parapluie qui brûlait. De toute façon, à chaque fois que je viens ici, c’est comme ça à cause de l’air qui est trop chaud… »

« Ah, d’accord… Je comprends mieux. Votre créateur vous a bien conçu »

« Oui, c’est vrai. Et vous savez, j’éprouve également certaines émotions comme les humains. Je peux faire de l’humour, être triste ou encore avoir peur. Pas mal d’émotions en somme qui font parti de ma base de donnée informatisée mais par contre je ne connais pas le sentiment amoureux. Cela n’a pas été inclus dans ma programmation lors de ma création. Ce qui veut dire, que je ne serai jamais totalement comme vous ou encore Cortana »

« Vous connaissez Cortana ? Elle m’a parlé de vous avant son départ »

« Oui, je la connais. Mais que depuis une trentaine de minutes seulement »

« Comment ça ? Je ne comprends pas »

« Eh bien, je l’ai rencontré dans le ciel lors de mon voyage en parapluie. J’avais pour mission de visiter une planète inconnue lorsque je suis tombée sur elle par hasard. Nous nous sommes alors entretenu ensembles durant quelques instants. Et au cours de cet entretien, elle m’a donné quelques instructions à votre sujet puis nous nous sommes quitté. Et me voici ici, maintenant avec vous »

« Et donc, elle vous a transmis ses instructions. Quelles sont-elles ? »

« Avant d’en arriver là, je tiens tout d’abord à me présenter. Je me nomme Titanium. Je suis un Android homme, entièrement conçu et créé par les Uranusiens. Ma fonction principale est de visiter les planètes inexplorées et inhabitées afin d’y découvrir éventuellement des vies extra-terrestre différentes de celle du peuple Uranusien et dans le même temps, d’y découvrir également des ressources naturelles qui y seraient cachées. J’ai pour instruction ensuite de rapporter sur la planète Uranus mes prélèvements d’échantillons organiques afin de les faire analyser ainsi que toutes mes recherches effectuées sous forme de films vidéos et de photographies. En quelque sorte, on peut dire que je suis un explorateur du futur »

« C’est un travail passionnant que vous avez. Mais ce n’est pas trop risqué d’aller explorer tout seul ces planètes inconnues ? Vous pourriez tomber sur un alien dangereux par exemple »

« Eh bien, cela dépend des planètes biensûr. Mais pour l’instant je ne suis jamais tombé sur un alien. Et puis je n’y vais pas toujours seul. Parfois, je peux y aller en binôme selon les directives de mes créateurs et le type de mission. Mais je dois avouer que j’aime effectuer mon travail en solitaire ; cela ne me pose aucun problème »

« Et il y en a beaucoup des comme vous ? »

« Non, nous ne sommes que 4  sur la planète Uranus »

« Mais sans tête ? Avec les même particularités physique que vous ? »

« Oui, exactement pareil et du même sexe. Nous sommes également habillés de la même façon »

« Et vous êtes construit à partir de quelle matière ? »

« De l’acier, du verre, du métal et des fils électroniques. On ressemble un peu à des ordinateurs hybrides »

« Mais pourquoi avez-vous été conçu sans tête ? »

En entendant la question, Titanium se mit à rire.

« Eh bien… Je savais que vous finiriez par me poser cette question et c’est bien normal, d’ailleurs. Nous avons été conçu ainsi pour créer un effet de surprise où encore attiser la curiosité. En n’ayant pas de tête, nous déstabilisons tout être vivant et forcément nos adversaires où ennemis si jamais nous en croisions sur notre route lors de nos explorations dans les planètes inconnues. De cette manière, nous nous protégeons et nous anticipons tous les mauvais coups. N’avoir pas de tête comme vous les humains ou encore les Uranusiens est en quelque sorte notre force et notre différence »

« Je comprends et je dois bien reconnaître que cette différence n’est vraiment pas commune. Bravo à votre concepteur qui a eu une idée très originale »

« Merci Jessica. Cortana ne s’était pas trompé sur vous en me disant que vous étiez une personne tolérante et ouverte d’esprit »

« Elle vous a dit ça ? »

« Oui et elle a rajouté également que vous étiez une personne bien »

« J’en suis touchée et je dirais la même chose sur elle. C’est une personne qui a beaucoup de sagesse. Mais dites-moi, jamais encore vous ne l’aviez rencontré sur la planète Uranus ? »

« Non, jamais. Mais vous savez, on ne se connaît pas tous à Uranus. C’est une grande planète »

« Oui, c’est vrai, vous avez raison… »

« À présent Jessica, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, j’aimerais passer à la mission « MESSAGE » à laquelle je suis chargé. C’est ainsi que Cortana l’a nommée. Peut-on commencer ? »

« Oui, biensûr… Allez-y »

« Très bien. Voici les instructions : Premièrement, vous devez me remettre les 2 interprétations et une fois que ce sera fait, en deuxième étape, je vous poserai quelques questions à ce sujet. Vous êtes prête ? »

« Oui, je suis prête »

« Pouvez-vous me remettre les 2 interprétations s’il vous plaît ? »

« Oui, attendez »

Jessica sortit les 2 interprétations de la grande poche de sa tunique puis les tendit à Titanium qui les prit l’une après l’autre.

Ainsi la pièce de puzzle de L’Afrique se retrouva dans sa main droite tandis que l’autre maintenait la carte de visite.

Soudain, la plaque d’acier ronde qui recouvrait le dessus de son cou à l’horizontal s’ouvrit telles les portes d’un ascenseur et laissa apparaître un véritable trou béant qui ressemblait à un gros tuyau ouvert à son embout.

Comme elle était à sa hauteur et juste en face de lui ; elle put voir aisément ce qu’il y avait à l’intérieur de ce gros tuyau. Sur les parois, il y avait tout un tas d’enchevêtrement de fils électroniques tandis qu’au centre, il n’y avait rien du tout.

Soudain, sous ses yeux ébahis, elle vit les deux mains de Titanium se lever au-dessus de son cou et jeter simultanément la pièce de puzzle ainsi que la carte de visite à l’intérieur de celui-ci.

Les 2 interprétations venaient d’être engouffrées comme si elles avaient été littéralement avalées…

« Voici, c’est fait » dit Titanium. « À présent, je vais vous poser quelques questions. Vous êtes prête Jessica ? »

Jessica se remit un peu de ses émotions. Ce n’était pas si évident de devoir revenir à la réalité après ce qu’elle venait de voir…

« Oui, je… Enfin, oui, je suis prête » balbutia t-elle.

L’Android, lui, semblait imperturbable et continuait sa mission.

« Pouvez-vous me dire tout ce qui vous vient en tête concernant l’une de ces interprétations s’il vous plaît ? Vous commencez par celle que vous voulez »

« Heu… Oui… Eh bien… Je vous parlerai de la pièce de puzzle qui représente l’Afrique. Je ne sais pas si cela a un rapport quelconque mais bon je me lance. Autrefois, je faisais pas mal d’expatriations à l’étranger et notamment en Afrique. Peut-être que cela a un lien avec le message que je dois recevoir. Voilà, c’est tout ce que je peux vous dire à ce sujet »

« Très bien. Pour l’instant, vous vous en sortez plutôt bien Jessica. Bon, maintenant, parlez moi de la seconde interprétation. Dites-moi tout ce qui vous passe par la tête. Je vous écoute »

« Eh bien… Il s’agit d’une carte de visite de couleur bleue ciel. Sur le recto, je me souviens qu’il y avait le dessin d’un trèfle à 4 feuilles. Pour moi, le trèfle est synonyme de chance et de porte bonheur. Sinon, je ne vois vraiment pas ce que je pourrais dire de plus à ce sujet. Par contre, je me souviens que sur le verso de la carte, il y avait écrit en lettre majuscules et caractère gras le mot : RUOSIS. Mais que vous dire là-dessus ? Pendant que je marchais dans le désert, je me suis beaucoup trituré le cerveau en ce qui concernait cet étrange mot et à force de chercher en inversant les lettres de leur place, j’ai réussi à trouver le nom d’un animal et je pens… »

« Stooop !! Arrêtez-vous !! Ne me dîtes pas le nom de cet animal ! » cria subitement L’Android comme si une mouche venait de le piquer.

« Mais pourquoi ? » s’écria Jessica. « Je ne sais même pas si j’ai trouvé le mot juste » ajouta t-elle.

« Je peux vous affirmez que vous avez trouvé le mot juste. Maintenant, ma mission est presque terminée. Écoutez bien la suite des instructions. Vous êtes prête ? »

« Oui, je crois »

« Très bien. Allons y. Dans un premier temps, vous devrez bien fermer vos yeux puis dans un deuxième temps, vous devrez crier très fort le mot : RUOSIS en le répétant 3 fois d’affilée tout en pensant dans votre tête au nom de cet animal que vous m’avez dit avoir trouvé. Une fois que vous aurez fait à la lettre toutes ces instructions ; il se passera un phénomène et à partir de ce moment-là, vous découvrirez enfin votre surprise comme vous l’avait annoncé Cortana »

« Heu… Excusez-moi. Avant de faire tout ceci ; il y a un point sur lequel j’aimerais revenir. Il s’agit du message. Au cours de mon aventure, le globe terrestre m’avait transmis 2 interprétations que je devais décoder pour trouver le message qui m’était  destiné mais le problème c’est que je n’ai toujours pas trouvé de quoi il s’agissait. J’ai eu beau chercher mais en vain. Connaissez-vous ce fameux message qui m’est destiné ? »

« Non, je ne connais pas ce message Jessica. C’est à vous de le découvrir. Soyez certaine que je suis vraiment désolé de ne pas pouvoir vous aider mais ce sont les règles du globe terrestre »

« Bon, tanpis… Ce n’est pas grave. Je me débrouillerai. Désolée de vous avoir retardé »

« Il n’y a pas de mal Jessica. Je suis certain que vous trouverez bientôt la réponse à cette énigme »

« Je l’espère aussi »

« Pouvons-nous continuer la mission ? »

« Oui. Alors je récapitule pour ne pas me tromper. Je dois bien fermer les yeux et crier fort le mot : RUOSIS en le répétant 3 fois d’affilée tout en pensant au nom de l’animal que j’ai trouvé. C’est bien ça ? »

« Oui, c’est bien ça Jessica. Et ne trichez pas au moment de fermer les yeux. Vous devrez les garder bien fermés. C’est très important, sinon vous gâcheriez tout. D’accord ? »

« Je ne tricherai pas. Je vous le promet »

« Très bien, je suis heureux de l’entendre. Avant de poursuivre, je voulais vous dire que j’ai été très heureux de faire votre connaissance Jessica. Et enfin, j’espère que votre surprise vous plaira »

« Merci beaucoup. Moi aussi j’ai été contente de vous connaître. Et en ce qui concerne la surprise, j’ai hâte de la découvrir »

« Alors, ne tardons plus ! Lorsque je crierai TOP ! Vous y allez. Compris ? »

« OK, j’ai bien compris »

Quelques secondes s’écoulèrent lorsque soudain elle entendit le fameux TOP ! Vite, elle ferma bien les yeux et suivi les instructions à la lettre.

Les paupières toujours closes, elle se demandait à quel moment elle pourrait enfin les rouvrir. Pour plus de sécurité, elle préféra attendre quelques instants. Son cœur battait la chamade et sa respiration était saccadée. Qu’allait-il bien se passer ?

N’y tenant plus et estimant qu’elle avait suffisamment laissé de temps s’écouler, elle ouvrit aussitôt les yeux. Et ce qu’elle vit la stupéfia…

« Oh Mon Dieu ! »s’écria t-elle, une main recouvrant sa bouche tellement son émotion était forte.

L’homme robot avait totalement disparu. À sa place, sur le sable, se trouvait une petite boule blanche qui remuait un peu. C’était un petit chaton tout blanc qui était dressé sur ses quatre pattes et qui semblait un peu perdu.

Rapidement, elle s’approcha de lui, se pencha et le prit avec douceur dans ses bras.

« Comme tu es beau ! Fais-moi voir tes jolis yeux » s’extasia t-elle en rapprochant son visage de sa petite tête blanche.

Le chaton avait des yeux d’un bleu magnifique à faire fondre n’importe quel être humain y compris ceux qui n’aimaient pas les chats.

Quant à son pelage à poils courts, il était d’un blanc immaculé.

Soudain, il fit un petit miaulement si faible que Jessica aurait pu ne pas l’entendre si elle n’avait pas rapproché son visage tout près de son museau.

Visiblement, il avait un peu peur d’elle alors pour le rassurer, elle lui caressa sa petite tête toute blanche tout en lui murmurant des mots doux.

« Ne t’inquiète pas mon joli chaton. N’ai pas peur, maman est là pour te protéger »

« Miaou, miaou » miaula le chaton qui à présent la fixait de ses petits yeux bleus en amande.

« Tu es si mignon. Je ne m’attendais pas du tout à toi. Quelle Belle surprise »

Elle fit un petit bisou sur le bout de sa petite truffe rose qui était bien fraîche et un peu humide ; signe qu’il se portait bien et qu’il était en bonne santé.

« Oh ! Je t’aime déjà, toi »

« Miaou » miaula à nouveau le chaton qui avait à présent appuyé sa tête dans le creux de son avant bras replié. Il avait trouvé une place confortable et semblait beaucoup plus apaisé.

Ses petits yeux étaient fermés et il commençait à s’assoupir paisiblement.

Avec tendresse, elle regarda ce petit être qui ne tarderait pas à s’endormir. Il faut dire que c’était encore un bébé et qu’à cet âge-là, les chatons dormaient beaucoup.

Son ventre doux et soyeux reposant sur son avant bras ; elle pouvait ressentir toute sa chaleur corporelle ainsi que les battements réguliers de son cœur.

À ce moment-là, elle ne put s’empêcher de penser au passé et revit son chat Tootsy lorsqu’il n’était qu’un bébé et qu’il s’endormait alors dans ses bras tout comme celui-ci.

Elle souria puis caressa légèrement de son index le sommet de sa petite tête blanche qui était toujours enfouie dans le creux de son avant bras. Il dormait déjà à poing fermés.

****

La chanson du réveil de son smartphone entonna bruyamment « MYTH » de Beach House suivi quelques secondes après, de la douce voix robotisée féminine qui annonça : Il est 7H00.

La chanson reprit alors son cours. Cet air la mettait généralement toujours de bonne humeur et lui donnait l’envie de croquer la vie à pleine dent.

Assise sur le rebord de son lit, elle attendit de retrouver ses esprits puis prit son smartphone qui reposait sur sa table de nuit. Elle ouvrit son étui portefeuille puis toucha de son index la croix qui s’affichait sur l’écran pour éteindre la musique.

Au même moment, elle aperçu tout à fait en haut de l’écran les dernières notifications qui s’affichaient. Elle soupira. Il y avait encore de nombreux de messages. Trop de messages. Elle prendrait le temps de les lire plus tard. Pour l’instant, elle immergeait de son réveil matinal…

Elle bailla longuement tout en s’étirant les bras et regarda à travers les persiennes, le soleil qui brillait déjà. Elle aimait la saison de l’été car le soleil se levait toujours tôt contrairement à l’hiver qui retardait son arrivée. De toute façon, elle avait toujours détesté l’hiver car la nuit tombait beaucoup trop vite à cette période de l’année ; ne laissant alors pas beaucoup de temps au soleil de pouvoir illuminer notre terre.

Le soleil lui rappelait son passé d’expatriation à l’étranger. Il lui faisait du bien et la réconciliait avec sa nouvelle vie en France. Il était tout simplement sa source lumineuse dont elle ne pouvait se passer.

Comme elle était en congés, elle profiterait encore de cette belle matinée.

Et aujourd’hui, elle avait prévu de s’occuper des fleurs de son jardin. Il fallait impérativement qu’elle arracha toutes les mauvaises herbes qui les avaient envahi et cela promettait d’être une tâche des plus laborieuse. Mais comme elle adorait ses rosiers, elle le ferait sans protester.

Tout en prenant son petit déjeuner elle repensa à son rêve d’hier soir. Elle se souvenait avoir rêvé à son chat Tootsy ainsi qu’à un immense désert.

Un désert dans lequel elle avait assisté à pas mal d’événements inattendus et quelque peu incongru. Un désert aride et si chaud qu’elle se souvenait avoir eu envie de boire à chaque fois, un grand verre de coca-cola tellement son gosier était sec.

Mais ce qu’elle avait le plus aimé dans son rêve avait bien été la séquence de la rencontre avec une jeune femme extra-terrestre qui avait su la mettre en confiance par sa grande gentillesse et son sourire permanent. Elle revoyait encore quelques bribes d’elle ainsi que du globe terrestre qu’elle tenait entre ses mains. Mais c’était à peu près tout ce dont elle se souvenait.

Il lui semblait aussi qu’il y avait une histoire qui tournait autour d’un certain message qu’on devait lui transmettre ; mais là aussi ça restait vague. Par contre, elle se souvenait très clairement de la fin de son rêve.

Il s’agissait d’un adorable chaton tout blanc avec de jolis yeux bleus qui ressemblait beaucoup à son chat Tootsy mis à part les yeux biensûr…

Le petit déjeuner terminé, Jessica sortit enfin dehors, une casquette de baseball sur la tête car les rayons du soleil promettaient de s’intensifier davantage au fur et à mesure que la matinée avancerait.

Soudain, elle se souvint qu’elle devait absolument jeter les 3 gros sacs de poubelle qu’elle avait laissé à l’intérieur de son garage. Et comme elle ne voulait pas s’en charger plus tard, elle décida de s’en occuper maintenant pour éviter de le faire après son travail de jardinage.

Sans plus attendre, elle s’empressa d’aller les chercher. Mais en en prenant un par son lien, elle trouva qu’il était déjà très lourd alors elle préféra abandonner les deux autres, le temps de jeter celui-ci.

Habituellement, elle était tout à fait capable d’en porter au moins deux à la fois pour s’éviter de faire trop d’aller et retour entre sa maison et l’emplacement des bennes à ordures mais là, elle était obligée de n’en porter qu’un à cause de la douleur de son poignet qu’elle s’était froissé il y a trois jours en élaguant ses cerisiers.

Elle soupira d’agacement car elle serait obligée de faire trois aller-retour ; ce qui ne l’arrangeait pas du tout.

Comme elle était têtue et quelque peu fainéante, elle essaya d’en porter deux à la fois à l’aide de sa main gauche mais constata très vite que ce n’était pas possible alors elle dû se résigner à n’en porter qu’un et devoir effectuer sans marmonner ses satanées aller-retour puisqu’elle n’avait guère le choix.

Les quatre bennes à ordures se trouvaient à plusieurs mètres de sa maison ; alignées en bordure de la route principale où son chat Tootsy s’était fait écrasé il y trois ans par un fichu chauffard qui n’avait même pas daigné s’arrêter pour au moins déplacer la petite dépouille et la mettre sur le bas-côté.

En regardant la route, elle se souvint encore du petit corps sans vie éclaboussé de sang qui se trouvait au milieu de la route et qu’elle venait à peine de découvrir en allant justement jeter ses poubelles aux alentours de 8H00 du matin. Un horrible matin d’hiver qu’elle n’avait pas pu oublier et qui par moment lui revenait encore à l’esprit.

Depuis, elle avait bien essayé d’oublier cet affreux épisode de sa vie mais de temps en temps, et très précisément lorsqu’elle allait jeter ses poubelles, elle y repensait.

Le chemin qui allait de sa maison aux bennes à ordures était relativement loin mais elle ne se découragea pas pour autant. Et puis le soleil était là pour lui réchauffer le cœur ainsi que les petits oiseaux qui chantaient gaiement dans les hauts arbres des jardins environnants.

Elle venait déjà de terminer de faire deux aller-retour et se réjouissait à l’avance d’en finir avec ce labeur qui n’était pas du tout sa tasse de thé.

« Ouf ! Ce sera bientôt terminé ! » soupira t-elle.

Le dernier sac de poubelle en main, elle marchait tranquillement sur le petit chemin de terre qui menait aux bennes à ordures lorsqu’elle aperçu au loin un homme qui venait à peine de sortir de sa voiture qui était garée sur le bas-côté de la route, tout près de la première benne.

Sa casquette de baseball lui cachait le visage et il semblait très pressé vu la manière dont il venait de se débarrasser en vitesse de la boîte en carton qu’il tenait entre ses mains.

D’ailleurs, à peine, Jessica venait d’arriver près des bennes qu’il était déjà reparti dans un crissement de pneu.

Encore un de ses fous qui devrait éviter de conduire se dit-elle en s’approchant de la première benne.

Elle souleva son couvercle d’où se dégagea une forte odeur nauséabonde.

« Berk ! Dieu que ça pue ! »

Vite, elle jeta rapidement son sac à l’intérieur. Mais avant de refermer le couvercle, elle cru entendre un petit bruit. Vu que la benne était trop haute, elle se hissa sur la pointe des pieds tout en maintenant de sa main gauche le couvercle ouvert. Elle bloqua sa respiration tant l’odeur était nauséabonde et commença à regarder à l’intérieur. Elle ne vit rien de particulier à part d’innombrables poubelles et une boîte de carton qui se trouvait juste au-dessus de toutes ces ordures. Elle attendit quelques secondes mais le fameux bruit qu’elle avait pourtant cru entendre ne réapparu plus.

Alors qu’elle s’apprêtait à fermer le couvercle, c’est alors qu’elle l’entendit à nouveau et cette fois-ci de manière plus distincte. Cela ressemblait fortement à un bruit étouffé d’un animal comme un râle et il semblait provenir de la boîte en carton…

Vite, sans plus attendre, elle tendit le bras pour pouvoir l’attraper tout en tenant de sa main gauche le couvercle de la benne.

Ce ne fut pas simple, surtout d’une seule main mais comme elle était tenace, elle finit par y arriver et réussit enfin à extirper la fameuse boîte de la benne à ordures.

À présent, elle la tenait bien fermement entre ses mains. Il s’agissait plus précisément d’une boîte à chaussures pour hommes vu la paire de mocassins qui était représentée dessus.

La boîte était enroulée de gros ruban adhésif marron et elle semblait très légère. Pourtant, il y avait bien un animal à l’intérieur vu qu’elle entendait par moment des bruits de frottements comme si celui-ci remuait. Par contre, elle n’entendit plus le râle de tout à l’heure..

Vite, elle s’accroupissa et déposa la boîte de carton sur le sol gravillonné puis à l’aide de ses ongles tenta de retirer une à une les bandes adhésives ; ce qui ne fut pas une tâche facile sans l’usage d’un objet coupant mais à force de persévérance, elle fini par y arriver.

Ça y est, elle venait de terminer de retirer tous les adhésifs.

Avec hâte, elle retira enfin le couvercle de la boîte à chaussures et ce qu’elle vit la fit presque tomber à la renverse tant elle ne s’y attendait pas.

Un petit chaton tout blanc et tout frêle aux yeux bleus la regardait. Il tremblait de tout son corps tellement il avait peur et son pelage était rempli d’une fine poussière qui ressemblait à de la terre.

Le contour de ses si jolis yeux étaient vraiment sales. Cela se voyait qu’on ne s’était pas du tout occupé de lui pendant un certain temps.

Elle déposa son index sur le bout de sa truffe. Fort heureusement, elle était humide et fraîche.

« Ouf… » soupira Jessica rassurée.

C’était déjà ça, vu que ce petit chaton était tout maigre. Quelqu’un s’était amusé à le maltraiter…

Soudain, elle se rappela le gars qui avait jeté la boîte de carton dans la benne.

Quel immonde fumier ! S’en prendre à un animal sans défense. Pourquoi, ne pas tout simplement le faire adopter plutôt que de le jeter comme une vieille chaussette. Les personnes de son espèce ne devraient pas exister. Ils devraient au contraire en finir avec eux-mêmes au lieu de s’acharner sur des animaux.

Vite, sans attendre une minute de plus, elle décida de ramener chez elle sa petite merveille à l’intérieur de cet immonde carton qui aurait pu l’étouffer et qu’elle piétinerait bien volontiers mais plus tard…

Tout le long de son trajet qui menait à sa maison, elle repensa à son rêve d’hier soir. Elle venait de se souvenir du fameux message que le globe terrestre devait lui transmettre.

S’agissait-il de cet adorable chat qu’elle venait de récupérer à l’intérieur de la benne à ordures ?

Il semblait que oui lorsqu’elle regarda les jolis yeux bleus qui ne cessaient de la fixer.

Soudain, elle se rappela de certains bribes de son rêve qu’elle avait oublié et qui venaient à l’instant de lui revenir en tête.

Les mots « RUOSIS », « AFRIQUE » et « TREFLE » clignotèrent dans son esprit tels les ampoules lumineuses de Noël.

« Mais biensûr ! » s’exclama t-elle tout haut.

Tout concordait parfaitement.

La pièce de puzzle de L’Afrique correspondait au premier chat qu’elle avait eu pour la première fois en Guinée à Conakry.

En ce qui concernait le trèfle qui était dessiné sur le recto de la carte de visite ; cela voulait dire qu’elle aurait bientôt eu la chance et le bonheur d’avoir un chat.

Quant au mot RUOSIS qui était écrit en lettre majuscules et caractères gras sur le verso de la carte ; il fallait tout simplement inverser les lettres et les mettre dans le bon ordre afin d’obtenir le nom d’un petit rongeur qui n’était autre que la souris.

Tout le monde sait très bien que les chats aiment bien leur courir après juste pour s’amuser ou encore dans le pire des cas, les attraper pour les manger….

C’est alors qu’un large sourire éclaira le visage de Jessica.

À présent, le soleil ne serait plus le seul à lui réchauffer le cœur.

Désormais, cette adorable merveille qui venait de lui tomber du ciel serait son plus grand bonheur…

Tel était le message qui lui était destiné…

FIN

Pour l’éternité

Pour l’éternité

Les os restaient sous l’océan depuis d’innombrables années,

Ne voulant pas encore remonter à la surface pour respirer,

Les os se nourrissaient encore des larmes salées,

Versées par des êtres tristes et abandonnés,

Refoulés du pied et ignorés.

Les os se durcissaient mais vivaient,

Ne voulant toujours pas remonter à la surface pour s’époumoner.

Ils souhaitaient s’enchaîner à jamais,

Au fond de l’océan qui semblait les aimer,

Car ils ne voulaient pas encore se dessécher et s’effriter.

Ils voulaient se nourrir des larmes salées et rejetées,

Et restaient ainsi à jamais,

À s’abandonner pour jouer à leurs tours et sans détours,

Avec toutes ces raies qui ondulaient,

Telles de majestueuses majestés,

Devant leurs yeux émerveillés,

Venant les envelopper, les caresser et leur chuchoter de tendres mots doux,

Entremêlés d’algues vaporeuses et floues,

Ondulantes danseuses qui effaçeraient tout,

Car elles savaient les comprendre et les rassurer,

En absorbant telles des éponges,

Leurs troubles songes tourmentés,

Et leur avouer dans le creux de leurs oreilles décharnées,

Qu’ils n’étaient pas les seuls abandonnés,

Et que leur mère nourricière « La Mer » était là,

Pour engloutir leur désarroi,

Et qu’ils devaient se laisser aller à la dérive,

Pour mieux vivre.

Alors les os se dirent que tout compte fait,

L’océan pourrait enfin les aider à surmonter,

Toutes ces tempêtes déchaînées qui s’étaient accumulées,

Telles des baleines échouées sur la plage esseulée,

Pitoyablement ignorées par tous ces humains inhumains ne daignant pas leur tendre la main.

Alors les os se dirent que tout compte fait,

Plutôt que de rester sur cette plage abandonnée,

Ils se devaient de toujours garder le cap et se relever,

Pour remonter à la surface et regarder en face tous ces cœurs de glace,

Ces navires bondés qui passaient et repassaient devant leur nez pour juste les narguer.

Tous ces infâmes sans âmes,

Qui semblaient ignorer qu’ici-bas,

Gisaient ça et là dans un infini oubli,

Des débris d’os brisés par la vie,

D’un squelette endormi,

Appartenant sans nul doute à une personne chavirée,

Qui gouttes après gouttes, larmes après larmes,

Cette naufragée d’un monde sans pitié,

Venait de se jeter sans le moindre regret,

Dans cet océan de quiétude qui remplirait enfin sa solitude.

Cette solitude qui la pesait depuis tant d’années,

Et que seul l’océan viendrait effacer à coup de grandes et hautes vagues,

Toutes ces attaques de pirates,

Ces envahisseurs des Mers qui voulaient la réduire en poussière,

Ce vague à l’âme qui la rongeait,

Et qui finirait bien par se désagréger, se dissiper et se cacher,

Au fond d’un coffre à trésors,

Parmi les innombrables pièces d’or,

Pour ne plus jamais en ressortir,

Et ce jusqu’à la mort,

Prisonnier à jamais et empêché,

De détruire sa bien aimée,

Car lui seul, savait la protéger de tous ces empoisonneurs nés,

Tous ces requins qui voulaient la dévorer sans aucune pitié.

Tous ces êtres nuisibles de la terre,

Ces cœurs de pierre,

Ces lâches avides de guerre,

Qui même au-delà des frontières,

Voulaient d’un coup de révolver,

Ou encore d’un coup d’épée,

Lui assener le coup de grâce tant convoité pour l’achever,

Avec cette ultime grimace sur leur visages déformés d’aliénés,

Qui lui diraient dans un éclat de rire prolongé :

« Le pire viendra à venir,

Alors, ne veux-tu pas en finir ? »

Elle avait bien essayé de se camoufler derrière le déguisement de ce poisson clown que tout le monde appréciait,

Mais finalement, ce costume l’avait lassée et écoeurée,

Alors elle voulait s’en débarrasser à tout jamais,

En nageant au fin fond de ces abîmes si froids mais délicats,

Dont elle n’aurait en aucun cas,

Échangé sa place de Reine,

Dans cet arène sous-marin,

Qui lui avait tendu la main,

Et qui la considérait enfin,

Comme une sirène, une Reine.

Et bientôt elle chanterait sa douce mélodie du bonheur qui lui tenait tant à cœur,

Sans ce soucier de tous ces infâmes,

Ces voleurs d’âmes,

Qui n’oseraient plus la juger et la jeter au banc des accusés.

Être enfin libérée de toutes ces chaînes qui encombraient encore ses poignets.

Être enfin libre et sereine,

Dans cet océan de candeur et de douceur,

Qui connaissait déjà par cœur,

Son joli chant de sirène,

Trop longtemps refoulé,

Par les remous agités de tous ces navires qui osaient lui lancer :

« Arrête de chanter ! On en a assez ! Tu nous donnes la migraine avec ton chant de sirène ! »

Mais l’océan n’allait pas tarder à les entraîner dans son terrible tourbillon,

Car il était furibond,

Que l’on puisse s’attaquer à sa bien aimée.

Et bientôt tous ces navires bondés,

Qui n’avaient eu de cesse de pourchasser son adorée,

Se retrouveraient confrontés à sa colère légendaire,

Pour disparaître à jamais de cette terre.

Car l’océan était venu la sauver,

De ce monde de cruautés,

De cette suffocante cage de verre et d’acier,

Qui l’avait trop longtemps retenue prisonnière.

Et que pour s’en défaire,

Elle avait écouté ses conseils avisés.

Et aujourd’hui,

Elle avait décidé de se noyer et de se fondre en lui,

De se jeter à corps perdu,

Et de goûter le sel de cet inconnu dont elle s’était toujours défendu,

Pour trouver enfin la lumière,

La réponse à sa prière,

Et se détacher à tout jamais de cet obscurité qui l’avait fragilisée,

Pour rejoindre avec délectation,

Ces profondeurs qui l’attiraient avec passion,

Et dans lesquelles elle venait de plonger avec volupté,

En plein cœur de cette pureté inégalée,

Limpide à souhait,

Qui ne la décevrait jamais.

Pour vivre enfin son conte de fées,

En s’ancrant à jamais tel un rocher,

Dans ces profondeurs inexplorées.

Car la tentation l’avait gagnée,

Et que son cœur venait d’être happé et scellé à tout jamais,

À son océan bien aimé,

Et ce pour l’éternité…

                        ****

Un poème de Cécile La Suricate.

Liebstar Award 2017

Ma chère Solène que j’aime bien appeler « Soliplume » (ce n’est pas moi qui ait trouvé ce joli surnom) et que je ne connais que très récemment (et pourtant, c’est comme si je la connaissais depuis toujours tellement elle sait vous mettre à l’aise) m’a nominée pour participer à son Liebstar Award 2017.

Solène ; si jamais vous ne la connaissiez pas suffisamment ou pas du tout est une Auteure de talent qui a déjà publié 2 romans dont voici les titres :

– « L’orage ou la flûte » que vous pourrez vous procurer Ici (Je ne l’ai pas encore lu mais cela ne saurait tarder afin de mieux connaître son univers d’écrivaine)

– « Le T shirt Blanc » que vous pourrez vous procurer Ici est un polar… Ah, ben moi qui adore frissonner…Ce sera avec grand plaisir que je le lirai…

– Et enfin, son nouveau roman en ligne « Souviens-toi d’oublier » qui est en cours d’écriture et que je ne tarderai pas à lire non plus, vu que j’aime déjà sa plume si particulière qui n’appartient qu’à elle…

Cela vous fait envie de la connaître davantage ? Alors, vous savez ce qu’il vous reste à faire et je vous assure que vous ne serez point déçue tant elle est chaleureuse à souhait et que sa plume vous fera voyager à n’en pas douter…

Alors maintenant que vous avez fait le bon choix tellement votre curiosité est grande ; je vous invite à découvrir les 11 secrets me concernant et qui font parti de ma participation à son « Liebstar Award » :

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– 1) Je ne peux pas commencer une journée sans avoir bu mon thé ; c’est un peu ma petite drogue du matin. Je l’aime bien fort et sucré dans du lait ou de l’eau…Mais j’avoue que jai une préférence pour le thé au lait…

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– 2) Si jamais je croise un chat sur mon chemin, je ne pourrais pas m’empêcher d’aller vers lui pour lui caresser le pelage…Enfin, s’il n’est pas trop farouche mais en général, ils ne me fuient pas alors j’en profite toujours…

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– 3) Lorsque je vais au cinéma, je n’oublie jamais d’emmener mon sachet de pop corn… Je ne sais pas pourquoi mais c’est ainsi et c’est très addictif chez moi. Par contre, lorsque je regarde un film chez moi, ce n’est pas du tout le cas…Va savoir pourquoi…

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– 4) Je suis une addicte de fruits et légumes exotiques tels que : La mangue, l’avocat, la banane, la noix de coco, le letchi, noix de cajou, la patate douce blanche, brèdes mafanes, piments oiseaux, ect… Je ne pourrais tout simplement pas m’en passer. Je sais qu’en les achetant, je ne participe pas à l’écologie de notre planète mais que voulez-vous…Je reste avant tout une fille des îles…

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– 5) Ayant eu une très mauvaise expérience chez les coiffeurs, je m’occupe moi-même de ma propre chevelure que j’aime bien colorer d’une teinture cuivrée intense depuis déjà quelques années et si jamais j’en ai marre, il peut m’arriver de changer de nuance…

Evidemment comme je ne vais jamais chez le coiffeur, je me coupe également moi-même les cheveux et je dois dire que je suis devenue une experte en la matière…

En fait, m’occuper de mes cheveux est devenu un véritable plaisir. Et donc, vous l’aurez compris…Je n’arrange pas du tout cette profession de l’art capillaire…

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– 6) Lorsque la saison de l’été fait enfin son entrée, j’aime bien me balader au bord de mer mais sans jamais m’y baigner car je déteste m’agglutiner avec toute cette foule qui lézarde comme des rangées de sardines pour avoir le meilleur bronzage possible (très peu pour moi d’ailleurs)… 

En fait, j’ai sans doute été trop habituée à fréquenter des plages quasi désertes durant mes voyages à l’étranger… 

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– 7) J’aime bien les jeux vidéos. Cela me permet de décompresser et de retirer en un rien de temps le stress que j’aurais tendance à trop accumuler chez moi. C’est disons comme une véritable thérapie dont je ne pourrais pas m’en passer. D’ailleurs, pour mon anniversaire de ce mois de Février, je me suis offert un DVD jeu pour PC tout à fait génial dont le titre est : « Alien Isolation » et je peux vous dire que j’en suis addicte étant donné que j’adore ces viaines bêtes… 

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– 8) Je suis une personne assez fétichiste car je ne me sépare jamais de mon pendentif représentant un dragon lorsque je suis de sortie. Par contre chez moi, je peux le retirer sans problème. En fait, j’ai l’impression qu’il me protège à chaque fois que je franchi le seuil de ma porte pour me rendre quelque-part… En Afrique, on appellerait ça un Gri-gri…

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– 9) J’aime bien acheter diverses chose sur internet sauf l’alimentaire. De cette façon, cela me permet de gagner du temps et de ne pas subir les affres des magasins trop bondés… Et donc, il est clair que je ne pourrais pas me passer d’internet…

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– 10) J’aime trop mon nouvel ordinateur portable hybride. C’est grave Docteur ? Et pourtant c’est vrai. 

Il faut dire qu’il me facilite bien la vie et surtout en ce qui concerne mes écrits (je le transforme alors en version tablette car c’est bien plus fluide). Certes, j’ai dû casser ma tirelire pour pouvoir me l’offrir mais je n’ai aucun regret à ce sujet vu qu’il est tellement génial ! 

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– 11) Depuis près d’1 an déjà, je porte une montre bracelet. Rien d’original là dessus me diriez-vous vu que tout le monde ou presque en porte de nos jours. Sauf que là, il s’agit d’une montre d’homme. Alors la question qui vous tarauderait l’esprit serait indéniablement celle-çi : « Mais pourquoi Grand Dieu, portes-tu une montre d’homme ? » 

Tout simplement parce que cela me plaît bien et que j’ai voulu m’en offrir une. C’est sans doute mon côté masculin…Je n’en sais rien…

Mais n’y voyez surtout pas un lien quelconque avec un homme par exemple ; vous seriez dans le faux car cela n’a strictement rien à voir…

Et puis vous savez, tout peut changer du jour au lendemain comme on dit…

Pour l’instant ça me convient plutôt bien de porter cette montre alors pourquoi me gêner ?

Et puis il faut dire aussi que j’aime bien créer ma petite polémique à ce sujet car ça m’amuse bien de voir tous ces intrigués(ées) se posant d’innombrables questions lorsqu’ils voient ma grosse montre attaché à mon poignet si délicat…

C’est que suricate n’est pas anticonformiste pour rien…

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Et à présent, voici le fameux questionnaire de ma chère Solène auquel j’ai répondu avec grand plaisir :

– 1) Pourquoi ce blog ?

J’avais déjà plusieurs blogs depuis les années 2007 mais pas concernant « l’écriture ». 

Et ce fut grâce à mon amie La Belette (qui avait d’ores et déjà un blog dans wordpress) que je me lançais dans la création d’un nouveau blog où je publiais au départ tous mes plus beaux souvenirs passés à l’étranger puis par la suite, je décidais d’y rajouter des nouvelles et des histoires au gré de mon imagination…

Puis finalement, ce blog « Au Coeur de Ma Plume » est resté le principal par rapport à tous les autres car je le trouve très bien conçu et beaucoup plus convivial…

Mais à dire vrai, il n’y a pas que ça non plus, puisque j’y ai rencontré de merveilleuses personnes qui sont devenus pour la plupart des amis avec lesquels j’ai une forte complicité ; ils ou elles se reconnaîtront…

Et donc, depuis sa toute première création ; soit un certain Septembre 2015, mon blog est devenu pour moi ma petite oeuvre d’art ayant une ouverture sur le monde et quoi de plus fantastique que celui de pouvoir tomber sur des personnes qui partagent la même passion que vous dont notamment celle qui l’emporte le plus ! Je veux parler de l’écriture biensûr !

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– 2) Si tu devais te décrire en 3 mots :

Je suis tout d’abord une personne profondément loyale et c’est pourquoi si on me fait des couteaux dans le dos… Eh bien, c’est juste tout simplement impossible et inconcevable pour moi…mais hélas c’est arrivé assez souvent et malheureusement cela se reproduira encore…

Ensuite les 2 autres mots qui me représentent bien sont les suivants : Sensible et spontanée à souhait.

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– 3) Les choses dont tu ne saurais te passer dans la vie :

J’adore toutes les variétés de piments forts : cela peut aller du flacon de Tabasco à celui du fameux « Louisiana » dont j’aime m’en verser une généreuse dose sur tous mes plats. C’est tout simplement impossible pour moi de faire sans mais lorsque je vais dans une cafétéria ou encore dans un restaurant, je suis bien obligée de faire avec si jamais ils n’avaient pas ce condiment à leur table. 

Mais cela reste tout de même assez difficile pour moi puisque j’adore relever mon assiette de sauce pimentée.

La deuxième chose dont je ne pourrais absolument pas me passer non plus est bien mon smartphone car il y a tout ou presque à l’intérieur et que ce serait donc totalement impossible pour moi de m’en défaire… 

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– 4) Si tu étais un animal :

Ah ! Si j’étais un animal je serais…Mais je pense que vous le savez déjà… Eh bien oui ! Une Suricate, tout simplement car il me ressemble sur pas mal de points que vous pourrez lire Ici si vous souhaitez en savoir davantage sur le pourquoi du comment de ce choix d’animal pas très commun.

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– 5) La citation d’auteur qui te guide (ou te correspond le plus) :

Eh bien, j’en ai pas mal en tête mais voici celle que j’affectionne particulièrement mais qui ne vient pas d’un auteur mais plutôt du film « Forrest Gump « . La voici :

« La vie, c’est comme une boîte de chocolats ; on ne sait jamais sur quoi on va tomber… »

Sinon, il y a bien une autre citation qui me parle beaucoup mais qui fait partie d’une poésie dont le titre est « Îles » de Blaise Cendrars. Et voici l’extrait en question :

« Îles inoubliables et sans noms

Je lance mes chaussures par-dessus bord car je voudrais bien aller jusqu’à vous »

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– 6) Le premier livre qui t’a vraiment marqué ou qui a bouleversé ta vie :

Le premier livre qui marqua ma vie fut incontestablement « Racines » d’Alex Haley. 

Il m’avait vraiment beaucoup émue par rapport à l’histoire de cet africain « Kounta Kinté » qui avait été arraché de force à sa terre natale puis transporté dans un négrier direction La Virginie pour y devenir l’esclave d’un riche propriétaire terrien qui l’avait acheté afin de récolter le coton de son champ.

Mais ce qui m’avait bouleversé au plus haut point fut que l’esclave en question n’était autre que l’aïeul de l’auteur « Alex Haley » et que les descendants de sa lignée sur 7 génération furent des esclaves de père en fils, humiliés, battus, vendus au plus offrant et toujours séparés de ceux qu’ils aiment…

Ce roman était si déchirant et si poignant que je l’avais lu en même pas 3 jours tellement il m’avait passionnée…

C’est cruel et terrible de vous priver comme ça de votre liberté. 

Cela m’a toujours révoltée d’autant plus que c’est hélas toujours d’actualité mais sous une forme bien différente et sans doute beaucoup plus sournoise qu’autrefois…

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– 7) Le dernier que tu as lu :

Le dernier livre que j’ai lu remonte à l’été 2016 et son titre est le suivant : « Désolation » de Stephen King. 

C’est un livre très épais vu son nombre de pages assez considérable mais peu importe vu qu’il m’avait tenu en haleine jusqu’à la fin de son dernier chapitre. 

C’est un livre qui m’avait vraiment captivée et fascinée étant donné que j’adore tout ce qui se rapporte à la littérature des thrillers/horreur/fantastique/ et autres suspens quelque peu rocambolesques, maléfiques et sanguinaires à souhait…

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– 8) Si demain on t’offrait un billet d’avion pour la destination de ton choix, quel pays choisirais-tu ?

Sans hésitation,  je choisirais l’île Maurice car j’y ai gardé d’excellents souvenir lorsque je vivais encore à Madagascar…

C’est une île tellement chaleureuse et si magnifique avec tous ces paysages idylliques que l’on ne peut tout simplement pas rester de marbre devant tant de beautés… 

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– 9) Quelle est ta conception du bonheur ? 

Il me suffit de peu de choses pour être heureuse… Tiens, un petit exemple : Un simple et joli commentaire sur mon blog peut suffire à égayer toute ma journée…

C’est pourquoi un simple mot, une chanson, des photos, un livre, un geste, une gentillesse, des fleurs, une gourmandise, un film, un sourire, une balade, aider quelqu’un, aimer son prochain, donner un cadeau, ect… ou bien que l’on ait une petite attention à mon égard peuvent suffire à m’émouvoir littéralement, tellement je suis sensible…

Et donc, ma conception du bonheur se résume à des tous petits rien qui pourtant m’apportent beaucoup dans la vie de tous les jours…

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– 10) Quelle est la qualité qui t’émeut le plus chez un homme ?

Je dirais sans aucune hésitation, sa loyauté envers sa famille et biensûr envers son épouse ou compagne et y compris ses enfants…

La loyauté est un signe de respect et d’honnêteté qui je l’avoue m’émeut et c’est ce que j’apprécie le plus chez un homme…

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– 11) À contrario, qu’est-ce qui peut être rédhibitoire, et te faire fuir :

Vous allez rire ou pas : Mais bien entendu que ce serait sa déloyauté…

Ah ben là, ce serait pour moi un signe de lâcheté et de très grande faiblesse de sa part…

Et sans oublier le côté macho, autoritaire, possessif, jaloux ou encore l’invétéré casanova qui se dit « tombeur de femmes » et que je fuis comme la peste tellement ils m’insuportent…

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Voilà, le petit questionnaire est à present terminé et je dois bien avouer qu’il m’a bien plu…

Et donc, je souhaitais encore te remercier ma chère Solène 😘 de m’avoir nominée…

Je t’embrasse bien fort 💗💕 ainsi que tous les amis(es) qui me suivent et qui apprécient la Suricate que je suis…

Merci encore de m’avoir lu…

La Suricate.