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22 Mai ♄♄♄

22 Mai, date que je n’oublierai jamais


Date qui m’émeut toujours autant lorsque je repense Ă  toi, Papa


Date de ta naissance, de ton entrée dans ce monde


Date que je souhaitais mettre en lumiĂšre aujourd’hui, ce Mercredi 22 Mai 2019 si ensoleillĂ© dans le Sud de la France


Ce soleil que tu aimais tant


D’ailleurs, lorsque tu nous as quittĂ©s en Novembre 2017, il y avait un grand soleil radieux le jour de ton enterrement
 Certes, il faisait trĂšs froid mais le soleil Ă©tait là


Tu avais alors rejoins l’immensitĂ© du ciel bleu azur un Mercredi matin tout comme celui d’aujourd’hui du mois de Mai de ton anniversaire


Un mercredi alors si triste et douloureux


Un mercredi qui me fit aussi prendre conscience à quel point je t’aimais


Non pas que je l’ignorais


Mais parfois on sous-estime ses sentiments


On ne se rend pas compte des années qui passent, qui elles, justement, nous rapprocheront pourtant un peu plus et irrémédiablement de la Mort


On ne fait pas suffisamment attention et un jour le moment fatidique que l’on repousse constamment de notre esprit finit par arriver


Cela fait hĂ©las parti de la vie, c’est vrai, mais c’est une chose que j’ai toujours autant de mal Ă  accepter


Je t’aimais tant mais je ne m’en rendais pas compte
 Pas compte Ă  quel point mon amour pour toi Ă©tait immense


Aujourd’hui, je sais


Et il y a tant de choses que j’aurais voulu encore te dire oĂč partager avec toi

On ne dit jamais assez « Je t’aime » aux personnes que l’on aime


Pas suffisamment en tous les cas et surtout de leurs vivants
 Sans doute par pudeur


Mais là encore, c’est une erreur de penser ainsi


Aujourd’hui, je t’écris et je revois tant de souvenirs de toi


De si beaux et merveilleux souvenirs


Alors voici ces quelques mots que je voulais te dĂ©dier car je t’aime fort et que je ne peux t’oublier


Ta Naissance :

Né un 22 Mai 1935 à Caudéran en Gironde à 02H00 du matin, ton signe astrologique est bien donc celui du Gémeaux.

En tant que signe d’air (tout comme moi), tu Ă©tais toujours reliĂ© Ă  tout ce qui concernait l’esprit.

Mercure, ta planĂšte te permettait de voler avec aisance d’une situation Ă  l’autre, d’un lieu Ă  l’autre avec une certaine facilitĂ©.

C’est pourquoi ton signe « GĂ©meaux » reprĂ©sentĂ© par des jumeaux identiques est Ă©galement symbolisĂ© par cette icĂŽne ci-aprĂšs qui ressemble fortement Ă  s’y mĂ©prendre en regardant de loin Ă  une paire d’ailes (en tous les cas cette icĂŽne lĂ  dont j’avoue particuliĂšrement aimer parmi toutes celles qui existent).

 

Ainsi, tu avais donc la facultĂ© de t’adapter Ă  n’importe quelle situation et ce malgrĂ© certains obstacles rencontrĂ©s dans ta vie


Tes ailes de GĂ©meaux te rendaient alors agile, libre et lĂ©ger comme peut l’ĂȘtre un oiseau


Tu dĂ©gageais une telle jeunesse Ă©ternelle, un charme adolescent, un sourire en coin, une lueur dans le regard pouvant sĂ©duire n’importe qui Ă  ton passage…

Ta curiositĂ©, ton intelligence, deux atouts majeurs de ta personnalitĂ© ne cessaient de t’enrichir et de te faire continuellement Ă©voluer


Tu avais toujours soif de connaissances, de nouvelles expĂ©riences car tu t’intĂ©ressais au monde qui t’entoure


Ne surtout pas restĂ© figĂ© sur certains soucis du passĂ© mais au contraire avancer ; tels Ă©taient tes maĂźtres mots car c’était ainsi que tu fonctionnais


Tu n’étais pas un homme Ă  te laisser abattre


Et si parfois la nostalgie te gagnait, c’était tout simplement parce que tu aimais ton passĂ© d’expatriation Ă  l’étranger


Et puis c’est humain d’ĂȘtre nostalgique, cela fait parti de la vie


Et toi, tu aimais tant la vie


VoilĂ  toutes les facettes qui caractĂ©risaient tant l’homme que tu Ă©tais


Sociable, gĂ©nĂ©reux, aimant beaucoup l’humour, tu Ă©tais un vĂ©ritable boute-en-train


Ah ! Tu avais une si belle personnalité ! Et je ne dis pas cela parce que je suis ta fille


Pour moi, tu Ă©tais un pĂšre exceptionnel, si sensible, si protecteur, si bon


Il est certain qu’en Ă©crivant tout cela sur toi et surtout en employant chaque verbe Ă  l’imparfait, je ne peux m’empĂȘcher d’avoir les larmes aux yeux mais c’est ainsi et je n’y peux rien


Tu me manques tant Papa


On dit que le temps guérit peu à peu les chagrins endurés mais me concernant je dirais que non


Tu es parti il y a dĂ©jĂ  1 an et 6 mois mais je ne m’en remets toujours pas


C’est pourquoi je tenais Ă  t’écrire ce petit texte, rien que pour toi


Mais avant d’en dire encore davantage sur tout ce que tu Ă©tais, je voudrais tout d’abord faire un petit retour en arriĂšre


****

Un retour sur ton passé :

Dans les annĂ©es 50, ta mĂšre qui travaillait alors pour l’ambassade du Mexique avait Ă  cette Ă©poque-lĂ  pas mal d’ambition pour toi lorsque tu Ă©tais encore Ă©tudiant dans ton Ă©cole de commerce Ă  Marseille.

Elle souhaitait fortement que tu deviennes Avocat oĂč encore Journaliste. Mais ce qu’elle ignorait Ă©tait que ta destinĂ©e ne se profilerait point dans ces secteurs du travail mais plutĂŽt vers une autre filiĂšre


Une filiÚre qui te réserverait alors de bien belles surprises et opportunités


Une filiĂšre, certes au dĂ©part des plus classique puisqu’il s’agissait du domaine de la ComptabilitĂ© mais qui deviendrait au fil du temps et trĂšs nettement beaucoup plus enrichissante et stimulante


Toi-mĂȘme, tu ne pouvais alors pas encore t’en douter mais la voie que tu Ă©tais en train d’emprunter te mĂšnerait vers plusieurs et belles contrĂ©es


Elle te conduirait Ă  bord d’un Boeing pour aller vers ton premier pays africain : Madagascar Ă  Antananarivo puis en direction de Namakia, un village situĂ© en pleine brousse non loin de la mer mais pas non plus coupĂ© du monde oĂč encore totalement en vase clos comme on pourrait le penser
 Loin de là


Un endroit trÚs plaisant, un véritable lieu de Cocagne comme tu aimais à le dire à quiconque lorsque tu racontais ta vie passée là-bas


Un lieu inoubliable oĂč se trouvait alors la sociĂ©tĂ© sucriĂšre « Siramamy » (signifiant « Sucre » en langue Malgache) dans laquelle tu travaillais en tant que Chef-Comptable.

Une sociĂ©tĂ© qui marquerait alors Ă  jamais ta carriĂšre professionnelle et qui te propulserait quelques annĂ©es aprĂšs vers d’autres pays africains : CĂŽtĂ© d’Ivoire Ă  Abidjan, GuinĂ©e Ă  Conakry, Tchad Ă  N’Djamena puis Ă  nouveau un retour Ă  Madagascar Ă  Antananarivo dans les annĂ©es 92. Et bien-sĂ»r toujours accompagnĂ© de ta petite famille (Maman, Olivier et moi) !

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Et donc, pour en revenir au souhait de ta Maman qui voulait que tu deviennes avocat oĂč encore Journaliste lorsque tu Ă©tais jeune, on peut dire aujourd’hui avec du recul, que tu n’aurais vraiment rien eu Ă  envier Ă  ces deux mĂ©tiers. Bien au contraire, puisque ton goĂ»t de l’aventure, de l’exploration, des voyages, de l’évasion furent pleinement exaucĂ©s et accomplis de bout en bout


Et ce que tu ne savais pas non plus encore, c’est que tu aurais connu aussi le grand amour à Madagascar


L’amour de ta vie, celle qui serait alors devenue ta femme ainsi que la mùre de tes enfants


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Oui, la terre si rouge de Madagascar que tu avais alors foulĂ© du pied pour la toute premiĂšre fois Ă  l’ñge de 33 ans un certain 26 FĂ©vrier 1968 t’avait donc rĂ©ellement portĂ©e chance


Elle t’avait permis de rencontrer Maman, de vous aimer puis de vous unir quelques annĂ©es aprĂšs en 1972 Ă  Majunga Ă  la mĂȘme date que celle de ton arrivĂ©e Ă  Madagascar


DĂ©cidĂ©ment, le 26 FĂ©vrier Ă©tait Ă  n’en pas douter une date porte-bonheur symbolique !

Quelle magnifique histoire d’amour ! N’est-ce pas ?

Maintenant, Papa, je te propose d’aller encore plus loin dans ton passé 

Parlons à présent un peu de ton enfance.

Une enfance que tu aimais bien nous raconter de temps en temps et que je souhaiterais retranscrire ici, dans cet article


Nous étions alors dans les années 40 et tu séjournais dans la maison de tes grands-parents maternels située à Chalon-sur-SaÎne.

Un jour de sortie, dans les rues du centre-ville, ta grand-mĂšre et toi Ă©tiez tombĂ©s sur un soldat Allemand. Et en te voyant, sans doute par rapport Ă  ton adorable petite bouille de garçonnet ĂągĂ© de 5 ans, le soldat avait souhaitĂ© t’offrir des bonbons. Ta Grand-mĂšre accepta sans rechigner qu’il te les donna afin de ne pas le contrarier oĂč tout simplement juste par crainte vu le contexte de l’époque
 Quoi qu’il en soit, et comme n’importe quel enfant insouciant de ton Ăąge, tu Ă©tais bien content de sucer tes bonbons


Une autre fois encore, toujours lors d’une promenade dans les rues de Chalon-sur-SaĂŽne, c’était alors durant la pĂ©riode de la libĂ©ration de la France, tu avais donc 9 ans ; vous Ă©tiez tombĂ©s Ă  nouveau ta Grand-mĂšre et toi sur un soldat mais cette fois-ci un G.I (soldat AmĂ©ricain) qui t’offrit spontanĂ©ment des chewing-gum comme ils aimaient bien le faire Ă  cette Ă©poque-lĂ  avec tous les Français


Une confiserie que tu dĂ©couvrais alors avec dĂ©lectation et pour la toute premiĂšre fois de ta vie d’enfant.
Une confiserie dont le goĂ»t mentholĂ©/sucrĂ© ainsi que leur fameuse texture en gomme destinĂ©e Ă  ĂȘtre mĂąchĂ©e et non avalĂ©e firent sans aucun doute ton Ă©merveillement vu qu’il n’existait point ce genre de sucrerie en France.

Ce fut d’ailleurs Ă  ce moment-lĂ  que tu appris que le Cheming-gum avait Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en AmĂ©rique et que les G.I en avaient ramenĂ©s plein de lĂ -bas dans leurs bardas lors de leur dĂ©barquement en Normandie, le 06 Juin 1944 pour libĂ©rer et sauver la France.

Et pour continuer la petite histoire du chewing-gum, l’un de ces G.I, Courtland E. Parfet dĂ©cida un jour de revenir en France en 1952 pour y lancer la marque « Hollywood », un chewing-gum Ă  la chlorophylle entiĂšrement alors fabriquĂ© en France et qui plus est dans la premiĂšre usine qui venait de s’installer Ă  Montreuil.

Et voilà comment le fameux Cheming-gum (bubble gum) finit par se populariser en France à la fin de la deuxiùme guerre mondiale et qu’il devint de plus en plus à la mode


IntĂ©ressant, n’est-ce pas ? Je parle de ton enfance et j’en apprends des choses car j’ignorais que la marque « Hollywood » avait Ă©tĂ© entiĂšrement fabriquĂ©e en France… Comme quoi !

Alors Papa, que dirais-tu de parler encore d’une autre anecdote ? Maintenant que je suis sur ma lancĂ©e, je ne vais pas m’arrĂȘter en si bon chemin
 C’est parti !

Ton Grand-pĂšre maternel que tu apprĂ©ciais vraiment beaucoup, Pharmacien de profession tenait sa propre officine dans le centre-ville de Chalon-sur-SaĂŽne et lorsque tu Ă©tais en vacances scolaires et que tu venais sĂ©journer chez tes grands-parents, tu ne manquer jamais de te retrouver avec lui dans sa pharmacie et d’observer avec grand intĂ©rĂȘt tout ce qu’il accomplissait et surtout la maniĂšre dont il prĂ©parait les mĂ©dicaments de sa clientĂšle. Tu trouvais cela particuliĂšrement fascinant et passionnant qu’il puisse par de savants mĂ©langes et dosages bien pesĂ©s, fabriquer sous tes yeux Ă©bahis des mĂ©dicaments qui par la suite, permettraient de soigner et de guĂ©rir les patients venant alors les rĂ©cupĂ©rer.

D’ailleurs, Ă  force de venir sur le lieu de travail de ton Grand-pĂšre, tu finissais mĂȘme par apprĂ©cier l’odeur de tous ces mĂ©dicaments


Si certaines personnes n’aiment pas trop ce genre d’odeur, toi, par contre tu ne trouvais pas cela si dĂ©sagrĂ©able que ça


En fait, tu commençais Ă  aimer tout ce qui Ă©tait en relation avec la mĂ©decine et mĂȘme que la vue du sang ne te faisait point peur


Quelques annĂ©es aprĂšs, lorsque tu fis ton service militaire obligatoire et qu’on t’affecta au poste d’infirmier, tes supĂ©rieurs disaient de toi que tu savais mieux que personne administrer les piqĂ»res aprĂšs ton apprentissage en la matiĂšre bien-sĂ»r. C’était devenu pour toi ta grande spĂ©cialitĂ© d’insĂ©rer une aiguille dans la veine d’un avant-bras oĂč encore dans le muscle d’une fesse. Et donc, le maniement de la seringue n’avait plus aucun secret pour toi !

Tout cela pour dire, que le domaine de la mĂ©decine t’attirait mais pas non plus pour en faire ton mĂ©tier.

Certes, pas mĂ©decin mais tu veillais toujours Ă  avoir avec toi toutes sortes de mĂ©dicaments Ă  portĂ©e de main, au cas oĂč, sait-on jamais ?

Et puis ne dit-on pas qu’il vaut mieux prĂ©venir que guĂ©rir ? Et donc, toi, tu Ă©tais toujours bien muni, peut-ĂȘtre un peu trop d’ailleurs et c’est sans doute pour cela que Maman disait toujours de toi en te taquinant que tu Ă©tais une vĂ©ritable armoire Ă  pharmacie Ă  toi tout seul ! Ce qui Ă©tait la stricte vĂ©ritĂ© !

Un petit mal de tĂȘte ? Demande Ă  Papa, c’est certain qu’il aura de l’aspirine sur lui


Et il s’avĂ©rait que c’était toujours le cas et ce durant des annĂ©es et des annĂ©es


Un petit bobo ? Des crampes d’estomac ? Un mal au cƓur ? Papa aura trĂšs certainement de quoi te soigner, c’est sĂ»r


Quand j’y repense Ă  tous ces instants-lĂ , cela me fait sourire et me rappelle ĂŽ combien c’était le bon temps


Ah ! Tu étais vraiment un sacré Papa !

Et maintenant mon Papounet, que dirais-tu si nous parlions un peu de tes goĂ»ts, de tes passions, de ce que tu aimais oĂč encore dĂ©testais ? Tu es partant ? Alors on y va


Épicurien dans l’ñme, tu ne pouvais cĂ©der Ă  la tentation de dĂ©guster une belle entrecĂŽte de bƓuf saignante accompagnĂ©e de ses pommes de terre sautĂ©es et bien-sĂ»r le tout relevĂ© d’un soupçon de moutarde et si possible Ă  l’ancienne


Tu Ă©tais un tantinet Carnivore et si on t’aurait demandĂ© de ne plus manger de viande rouge, de devenir pour ainsi dire VĂ©gĂ©tarien, tu aurais alors Ă©tĂ© bien malheureux


La nourriture Ă©tait trĂšs importante pour toi voire essentielle pour pouvoir te sentir bien
 Elle contribuait Ă  ton bonheur


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Voici d’ailleurs une petite liste de ce que tu aimais particuliùrement savourer :

Les huütres, les crevettes, le saumon, les moules-frites, le foie gras, l’andouillette, l’omelette aux champignons, le saucisson à l’ail, les spaghettis à la bolognaise, les lasagnes, la moussaka, le gratin dauphinois, le melon bien frais, les fraises à la chantilly, les truffes, le chocolat noir et bien d’autres mets encore


Tu mangeais un peu de tout à part les abats ainsi que toutes les catégories de fromages que tu fuyais comme la peste !

Et rien que d’y penser, cela me fait à nouveau sourire


C’est vrai que tu Ă©tais vraiment fĂąchĂ© avec le fromage.

Je me souviens encore des Saints Sylvestres passĂ©s ensemble en famille dans des restaurants dansants et prĂ©cisĂ©ment au fameux moment oĂč le serveur ne tarderait plus Ă  nous apporter nos assiettes remplies de diffĂ©rentes variĂ©tĂ©s de portions de fromages. Et c’est lĂ  que je faisais exprĂšs de te taquiner en te disant :

« Papa ! Tu vas adorer la suite du menu de fĂȘte ! »

« Ah oui ? Qu’est-ce que c’est ? » me disais-tu alors intriguĂ© sans savoir que je te faisais une blague.

« C’est du fromage Papounet ! Tu sais, ce que tu adores le plus ! »

Tu faisais alors directement la grimace en signe de dégoût puis pour te venger tu nous disais :

« Mais comment faites-vous pour manger ça ? L’odeur est franchement dĂ©sagrĂ©able !  »

Et nous, on renchérissait de plus belle :

« Tu es sûr que tu ne veux vraiment pas y goûter ? »

« Ah non alors ! Jamais d’la vie ! »

« Tu ne sais pas ce que tu perds ! » lui disions-nous alors en riant.

« Je ne perds rien du tout ! Allez ! Terminez plutÎt vos fromages qui sentent mauvais ! »

« Tu exagĂšres Papa ! Ça ne sent pas si mauvais que ça » disais-je alors en Ă©clatant de rire.

« Oh que si ! D’ailleurs, ça commence dĂ©jĂ  Ă  m’Ă©coeurer
 Pour vous dire ! »

DĂ©cidĂ©ment, le fromage et toi, c’était tout bonnement impossible !

Ah ! comme j’aimerais encore t’entendre me dire que tu dĂ©testais le fromage
 Cela m’amusait tellement


Certes, définitivement fùché avec le fromage mais friand des bonnes tartes aux pommes de Maman, de son onctueuse mousse au chocolat ainsi que de son fameux flan maison


Sans oublier la « ForĂȘt noire » que tu adorais dĂ©guster Ă  chacun de tes anniversaires


Et puis il y avait aussi les bonnes madeleines dorĂ©es Ă  souhait, les croissants Ă  la confiture d’abricots oĂč encore les gaufres sucrĂ©s qui te procuraient toujours autant de plaisir en les accompagnant d’un grand verre de lait bien chaud


C’est que tu Ă©tais trĂšs gourmand


Mais qui a dit déjà que la gourmandise était un vilain défaut ? Pas toi, en tous les cas


On sait maintenant tes goĂ»ts gustatifs mais qu’en est-il de tes passions ? Il serait temps d’en parler


Lorsque tu Ă©tais enfant, tu aimais beaucoup aller au cinĂ©ma… C’était un moment agrĂ©able qui te plaisait Ă©normĂ©ment ! Pouvoir visionner des films sur grand Ă©cran Ă©tait quelque-chose de magique pour toi. Si bien, que tu aurais bien voulu que le film ne s’arrĂȘta jamais
 En fait, Ă©tant dĂ©jĂ  un enfant trĂšs sensible, tu souhaitais tout simplement que la magie du film continua encore et encore d’opĂ©rer tout en illuminant  indĂ©finiment l’intĂ©rieur de la vaste salle obscure


Étrange oĂč pas, j’Ă©tais exactement comme toi enfant et mĂȘme durant la pĂ©riode de mon adolescence
 Pour dire ! Tel pĂšre, telle fille !

Et donc, les annĂ©es passants, tu aimais toujours autant aller au cinĂ©ma mais avec l’arrivĂ©e des K7 vidĂ©os puis enfin des DVD, tu prĂ©fĂ©rais largement regarder les films via ton tĂ©lĂ©viseur.

Tu apprĂ©ciais beaucoup les films qui te faisaient rire tels que : 4 mariages et 1 enterrement, Pour le pire et le meilleur, Le dĂźner de cons, Les Visiteurs 1 et 2 mais certainement pas le 3 que tu trouvais ratĂ©, Le grand blond avec une chaussure noire, La chĂšvre, Rain Man, Mme Doubtfire oĂč encore Forrest Gump avec sa fameuse rĂ©plique que tu aimais bien et moi aussi d’ailleurs :

« La vie, c’est comme une boĂźte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber »

L’humour Ă©tait trĂšs important pour toi
 D’ailleurs, sans cela, je pense que la vie t’aurait paru un peu fade


Une fois, je me souviens t’avoir demandĂ© quel genre de film tu aurais souhaitĂ© emmenĂ© avec toi si jamais tu devais te retrouver seul sur une Ăźle dĂ©serte. Et tu m’avais alors rĂ©pondu sans la moindre hĂ©sitation :

« Un film rigolo, ça c’est certain vu la situation dĂ©sespĂ©rĂ©e »

Et je t’avais ensuite demandĂ© :

« Mais quel film exactement ? »

« Le dßner de cons ! Il est tellement marrant ce film ! Au moins, je me sentirais moins triste dans ta fameuse ßle déserte ! »

Et je ne pouvais qu’abonder dans ton sens


Sacré Papa !

Non seulement tu aimais bien regarder des comĂ©dies mais tu aimais bien aussi pratiquer l’humour de temps Ă  autres en nous lançant toutes sortes de blagues et vannes pour ton plus grand plaisir…

Il faut dire aussi que tu avais pas mal de K7 audio humoristiques de Raymond Devos, de Fernand Reynaud oĂč encore de Guy Bedos que tu avais prĂ©cieusement conservĂ© depuis des annĂ©es et des annĂ©es et que tu aimais bien Ă©couter durant tes moments de loisirs et ce, sans jamais en ĂȘtre lassé 

Voici d’ailleurs les sketchs que tu prĂ©fĂ©rais sans doute le plus :

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Nous savons Ă  prĂ©sent que tu adorais l’humour mais pas que puisque tu aimais aussi Ă©couter de la musique. Cela pouvait aller de la musique classique, aux chansons de Georges Moustaki que tu apprĂ©ciais particuliĂšrement oĂč encore des musiques des Ăźles que tu avais appris Ă  aimer grĂące Ă  Maman et dont tu n’hĂ©sitais pas Ă  venir te trĂ©mousser sur la piste de danse avec elle en les Ă©coutant


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Car oui, tu Ă©tais un excellent danseur qui savait autant bien danser le Tango, la Valse que le Rock, le Cha-cha oĂč encore le Sega. Tous les pas de chacune de ces danses n’avaient aucun secret pour toi


Ce fut d’ailleurs toi qui initia Maman (à Madagascar) en lui apprenant quelques bases essentielles de la danse qui lui permirent ainsi à son tour de devenir tout comme toi une excellente danseuse.

Non seulement tu avais trouvé la femme de ta vie mais tu avais à présent la meilleure partenaire de danse qui soit !

Et quel beau couple vous Ă©tiez lorsque vous vous mettiez Ă  danser ensemble sur la piste de danse


À chaque fois, vous faisiez sensation


Ah ! C’était vraiment de merveilleux souvenirs que ces instants-lĂ  et ils resteront Ă  jamais gravĂ©s dans ma mĂ©moire


Mon petit Papounet, voilà que nous arrivons déjà presque à la fin de mon article


Et je sais que tu aimerais que cela continue encore et encore et moi aussi d’ailleurs


Tu me manques tellement…

Tu Ă©tais vraiment un Papa en or
 Un Papa si protecteur


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Sache que tu resteras pour toujours dans mon cƓur


Sache que le temps Ă©coulĂ© ne pourra t’effacer,

Sache que tu me manqueras toujours Ă©ternellement…

Sache que tous ces instants passés avec toi resteront


Oui, ils resteront infiniment gravĂ©s dans mon esprit…

Car je t’aime immensĂ©ment Papa ChĂ©ri ♄♄♄.

Ta fille, CĂ©cile.

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Ma petite Ă©toile đŸŒŸ

Pour toi, mon Papa… Ma petite Ă©toile…

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Un sĂ©duisant jeune homme trĂšs charmeur…

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Aimant dĂ©jĂ  beaucoup les voyages….

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Un charme fou… On comprend pourquoi Maman tomba amoureuse de toi et toi d’elle rien qu’en la voyant sur une certaine plage dĂ©serte de Madagascar portant le nom de « Empassy Bueny ». Tu avais ce jour-lĂ  succombĂ© Ă  sa grande beautĂ©… Tu Ă©tais  tombĂ© trĂšs amoureux de celle qui serait devenue un beau jour ta femme… Vous Ă©tiez vĂ©ritablement faits l’un pour l’autre ❀…

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Deux belles Ăąmes soeurs ❀❀… Deux destins qui devaient se rencontrer dans la Grande Île de Madagascar…

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Une histoire d’amour qui dura trĂšs longtemps… 49 ans !!! ❀

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Un souvenir de ta 1Ăšre Communion… Cet ange te protĂ©geait tout au long de ta vie. Tu le gardais bien prĂ©cieusement dans tes affaires… Aujourd’hui, c’est un honneur pour moi de le garder Ă  mon tour, bien prĂ©cieusement…

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En ce dimanche 17 Juin 2018, je pense à toi


Je revois encore ton joli sourire lorsque je te souhaitais une bonne fĂȘte des Papas


Lorsque je t’offrais des petits cadeaux accompagnĂ©s d’une jolie carte…

Une carte que tu aimais lire Ă  haute voix tant cela te faisait plaisir…

Et quel plaisir des yeux que celui de te voir heureux en ces jours de fĂȘte des pĂšres…

Tu sais… je revois tant de souvenirs de toi que je ne peux m’empĂȘcher de verser quelques larmes
.

Tu me manques tant
 Je n’y peux rien… C’est ainsi…

Ton absence est si dure à vivre
.

Mais comme tu peux le voir
 je n’ai pas pu m’empĂȘcher de te dĂ©dier encore un article car j’y tenais tout simplement…

Pour moi, c’est juste une magnifique preuve d’amour…

Une preuve que je t’aime fort…

Et quoi de plus beau que de pouvoir parler de toi…

Cela veut dire que je ne t’oublie pas et que tu restes dans mes pensĂ©es…

C’est pourquoi je tenais Ă  te souhaiter aujourd’hui une bonne fĂȘte des Papas et mĂȘme si tu n’es plus Ă  nos cĂŽtĂ©s


Oui
 mĂȘme si tu n’es plus lĂ  car je sais que tu nous regardes de ton nouveau monde et que tu nous Ă©coutes


Tu es notre petite Ă©toile d’amour
.

Tu nous Ă©claires de ta rayonnante clartĂ© et tu nous protĂšges…

Tu avais tant de bontĂ© en toi…

Oh Papa… Je t’aime tant…❀

Je ne cesserai jamais de te souhaiter ta fĂȘte des PĂšres en pensant trĂšs fort Ă  toi…

Tu restes Ă  jamais dans mon cƓur… 💘

Un cƓur qui te pleure encore et encore…

Je t’aime 💘


Ta fille, CĂ©cile ❀

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Petits souvenirs de ton parcours professionnel dont je suis si fiĂšre :

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Un pin’s de la SociĂ©tĂ© « SAGA » pour laquelle tu travaillais en Afrique. Une expatriation merveilleuse Ă  travers plusieurs pays : Madagascar en 1968, CĂŽte D’Ivoire en 1980, GuinĂ©e en 1987, Tchad en 1989, Madagascar en 1992… Des voyages que je n’oublierai jamais… De jolis souvenirs passĂ©s Ă  l’Ă©tranger en famille que je garde jusqu’Ă  prĂ©sent en mĂ©moire…

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Montre de la SociĂ©tĂ© Saga… je la garde bien prĂ©cieusement en souvenir de toi 💗.

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Voici quelques chansons pour toi 💘 : Je sais que tu les Ă©couteras avec plaisir et beaucoup d’Ă©motions :

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Je t’aime fort mon Papa 💖💖💖. Je te garde dans mon coeur pour toujours ❀❀

Interview de Lauraline Aday

RĂ©cemment, une jeune auteure qui se nomme Lauraline Aday m’a nominĂ©e le 29 Janvier 2016 afin de rĂ©pondre Ă  son interview.

Voici l’article qu’elle avait publiĂ© ce jour-lĂ  concernant sa nomination pour le Liebster Award :

liebster-award

Je l’ai rencontrĂ©e sur la plateforme de WordPress en Janvier 2016 et depuis on se follow.

C’est une personne trĂšs sympathique et spontanĂ©e. Tout ce que j’aime Ă  vrai dire !
Je trouve qu’elle a beaucoup de talent dans le domaine de l’Ă©criture qui est sa passion.

Voici un extrait de son roman qu’elle a Ă©crit il y a un an et que vous pourrez lire (personnellement j’ai vraiment apprĂ©ciĂ© !) afin de dĂ©couvrir son univers littĂ©raire. Le titre de son roman est :

Penthésilée

A ce sujet, elle recherche un Ă©diteur qui voudrait bien le publier alors si jamais vous lisiez cet article, n’hĂ©sitez pas Ă  lire son oeuvre…

J’espĂšre de tout coeur que son rĂȘve pourra enfin se rĂ©aliser car elle le mĂ©rite vraiment vu qu’elle Ă©crit fort bien !

Merci encore Ă  toi Lauraline de m’avoir invitĂ©e Ă  participer Ă  ton interview qui me ramena loin en arriĂšre dans mes souvenirs par certaine de tes questions…

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Et voici son interview : 11 choses que Lauraline aimerait savoir sur moi :

1. Depuis quand Ă©crivez-vous ?

Lorsque j’Ă©tais ĂągĂ©e de 10 ans, mes parents m’avaient offert un journal intime pour mon anniversaire. Ce fut Ă  partir de ce moment lĂ  que je commençai Ă  y Ă©crire mes instants les plus prĂ©cieux et je dois dire qu’il y en avait beaucoup. J’adorais ce journal (que j’ai malheureusement Ă©garĂ© depuis) car il me permettait de m’Ă©vader et de rĂȘver.

D’aussi loin que je m’en souvienne, je n’y Ă©crivais que des choses positives et heureuses vu que j’Ă©tais une enfant trĂšs Ă©panouie et si insouciante…Je me souviens encore de sa couverture avec la fameuse PanthĂšre rose qui Ă©tait dessinĂ©e dessus. Il restera pour moi un merveilleux souvenir d’Ă©critures…

panthĂšre pink

2. Quel est le premier texte que vous ayez Ă©crit ?

Lorsque je vivais en afrique (Tchad Ă  N’Djamena), je me souviens que j’avais Ă©crit une petite histoire qui parlait de loups-garous. Je l’avais Ă©crite dans un grand cahier de format A4 dont la couverture Ă©tait rigide et brillante. C’Ă©tait une histoire assez longue (10 pages recto-verso) dont j’Ă©tais particuliĂšrement fiĂšre et qui avait pour titre : « La mutation ».

J’avais 14 ans et je dois bien avouer qu’Ă  cette Ă©poque lĂ  j’adorais tout ce qui se rapportait au domaine du fantastique et de la science fiction.

D’ailleurs, je n’ai pas beaucoup changĂ©e Ă  ce sujet puisque c’est toujours le cas aujourd’hui.

loup gare au loup

3. Est-ce que vous planifiez toute votre histoire, ou est-ce que vous vous lancez « au feeling » ?

J’ai pour habitude de tout planifier dans ma vie de tous les jours mais bizarrement pas dans le domaine de l’Ă©criture.
En ce qui concerne mes Ă©crits, je fonctionne uniquement au feeling.

J’ai une idĂ©e qui me traverse subitement l’esprit puis mon imagination commence alors Ă  galoper un peu dans tous les sens et Ă  partir de ce moment lĂ , je jette Ă  la volĂ©e quelques phrases ou/et mots sur une feuille afin de ne rien oublier.

 

4. Avez-vous dĂ©jĂ  fini d’écrire un roman ? Quel est son titre et de quoi parle-t-il ?

J’ai toujours aimĂ© Ă©crire depuis que je suis toute jeune mais lorsque j’ai commencĂ© Ă  me lancer vĂ©ritablement c’Ă©tait dans les annĂ©es 2009. J’Ă©tais alors ĂągĂ©e de 32 ans.

Ayant la nostalgie de mon passĂ© d’expatriation Ă  travers l’Afrique (GuinĂ©e Ă  Conakry, Tchad Ă  N’Djamena et Madagascar Ă  Antananarivo), j’avais dĂ©cidĂ© de retranscrire mes plus beaux souvenirs passĂ©s lĂ -bas, sous forme d’anecdotes.

Voici un de mes plus beaux souvenirs que vous pourrez découvrir et qui à pour titre :

Le manguier voyageur

 

5. Qu’est-ce que vous aimez Ă©crire ?

J’aime Ă©crire mes souvenirs d’enfance passĂ©s en Afrique oĂč en France Ă  Marseille.

J’aime Ă©galement inventer des petites histoires au grĂ© de mon imagination. Les sujets peuvent ĂȘtre trĂšs vastes et variĂ©s. Je n’ai pas spĂ©cialement de prĂ©fĂ©rence. LĂ  aussi, je fonctionne au feeling. Il est vrai que j’aime bien les thrillers mais pas que…

 

6. Quel est votre lieu favori pour Ă©crire ?

J’Ă©cris principalement dans ma chambre via mon fidĂšle ordinateur portable. C’est mon endroit favori car je m’y sens bien, tout simplement.

Mes sources d’inspirations me viennent en Ă©coutant des musiques de films (mais pas que, puisqu’actuellement j’aime bien Ă©couter en boucle « Love me like you do » d’Ellie Goulding) sur mon ordinateur.

Mon imagination s’envole et Ă  partir de ce moment lĂ  je me mets Ă  pianoter sur mon clavier durant des heures.

D’ailleurs, je ne vois jamais le temps passer lorsque j’Ă©cris…

 

7. Quel est votre auteur / livre préféré ?

Mon auteure prĂ©fĂ©rĂ©e est sans conteste : Mary Higgins Clark et ce depuis de nombreuses annĂ©es…

Pourquoi cette auteure ? Lorsque je vivais Ă  Madagascar Ă  Antananarivo et que j’avais 16 ans, je me souviens que j’avais un beau jour empruntĂ© un livre Ă  la bibliothĂšque de mon lycĂ©e (LycĂ©e Français de Tananarive) qui avait pour titre « La nuit du renard ».

Ce fut le titre qui attira le plus mon attention. Etant assez pressĂ©e ce jour-lĂ , je n’avais mĂȘme pas pris la peine de lire le sujet. Quant Ă  son auteure, son nom ne me disait rien du tout. Mais Ă  peine avais-je commencĂ© Ă  lire le premier chapitre que j’en fus littĂ©ralement scotchĂ©e…

« La nuit du renard » devint alors pour moi mon roman prĂ©fĂ©rĂ© et ce jusqu’Ă  aujourd’hui. Disons qu’il reste mon livre fĂ©tiche.

La suite fut prévisible : je lisais donc tous les romans de mon auteure préférée que je trouvais à la bibliothÚque de mon lycée.

la nuit renard

8. Cinq livres que vous emporteriez sur une ßle déserte?

– « La maison du guet » de Mary Higgins Clark

– « MĂ©chant garçon » de Jack Vance

– « Racines » de Alex Haley

– « L’Ăźle du docteur Moreau » de H.G. Wells (Herbert Georges Wells)

–  » Anna Karenine » de LĂ©on Tolstoi

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9. Un projet en cours, dont vous aimeriez nous parler ?

Actuellement je suis en train d’Ă©crire une nouvelle en plusieurs parties dont le titre est : « La derniĂšre danse de la lune ».

Vous pourrez découvrir mon histoire en cliquant sur ce lien :

La derniĂšre danse de la lune

C’est une histoire qui me tient particuliĂšrement Ă  coeur et que j’ai commencĂ© Ă  Ă©crire durant l’Ă©tĂ© 2015 (juillet/aoĂ»t).

J’ai voulu me lancer grĂące Ă  une amie que j’ai rencontrĂ© sur Twitter et qui s’appelle Michelle. Elle m’a donnĂ© l’envie d’inventer et de publier mon histoire sur wordpress. Merci Ă  toi ma Belette !

Depuis, je n’ai de cesse de me rĂ©pĂ©ter les mĂȘmes phrases d’encouragement :

« Il faut toujours croire en ses rĂȘves et aller jusqu’au bout pour pouvoir les rĂ©aliser »

« Ne surtout pas abandonner et suivre son chemin malgrĂ© les embĂ»ches »

 

10. Que peut-on vous souhaiter pour 2016 ?

Une question trĂšs difficile pour moi… Je ne dirais qu’une chose : la vie, c’est comme une boĂźte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber…

C’est une rĂ©plique d’un film dont le titre est « Forrest Gump ». En ce qui me concerne, ça me parle beaucoup…

 

11. Qu’est-ce que vous aimez à propos de mon blog ? Qu’est-ce que vous aimez moins ?

Lorsque je me suis baladĂ© pour la premiĂšre fois sur ton blog un certain mois de janvier 2016, j’ai Ă©tĂ© tout de suite attirĂ©e par tous les titres de tes articles. Je ne sais pas pourquoi… Encore une fois, une histoire de feeling…

Ce fut en lisant cet article de toi : PenthĂ©silĂ©e que j’ai compris alors que je souhaitais en connaĂźtre davantage sur ton univers littĂ©raire mais pas que…

En effet, je trouve que tu as tout simplement une belle personnalité et surtout une spontanéité qui fait vraiment plaisir.

Je tenais encore Ă  te remercier ma chĂšre Lauraline concernant cette petite interview que j’ai pris plaisir Ă  rĂ©pondre.

Gros bisous Ă  toi et surtout crois toujours en tes rĂȘves !

CĂ©cile, la Suricate

Suricate mignon

Une charmante bestiole

1990 : Tchad Ă  N’Djamena :
Je me souviens encore de cette annĂ©e lĂ  oĂč j’avais exactement 13 ans et mon frĂšre 12 ans…
J’Ă©tais dĂ©jĂ  une trĂšs grande passionnĂ©e de cinĂ©ma et j’adorai notamment tous les films fantastiques et futuristes…
La vidĂ©othĂšque : « SAVI » :

videothequeUn jour, que j’Ă©tais en train de regarder les jaquettes de films dans leurs boitiers VHS qui Ă©taient soigneusement alignĂ©es et rangĂ©es Ă  l’intĂ©rieur des grandes Ă©tagĂšres de la vidĂ©othĂšque « SAVI » ; je fus attirĂ©e par le titre d’un film que je n’avais encore jamais vu… : « GREMLINS »…

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Tout Ă  fait Ă  droite de l’Ă©tagĂšre, vous pouvez aperçevoir le titre du film : Gremlins

Ce titre Ă©tait vraiment trĂšs Ă©trange mais surtout trĂšs accrocheur puisqu’il avait rĂ©ussi Ă  Ă©veiller ma curiositĂ©…
Rapidement ; je lus le sujet du film et fus tout de suite trĂšs enthousiasmĂ©e par son histoire…

18462089.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxTitre original : Gremlins
Réalisé : par Joe Dante
Durée : 1H45
Date de sortie : 5 DĂ©cembre 1984 en France
Genre : Fantastique
Pays d’origine : Etats-Unis

Sujet du film :
L’inventeur Rand Peltzer veut offrir Ă  son fils Billy une Ă©trange petite crĂ©ature, craquante comme une peluche, un « mogwaĂŻ », dĂ©nichĂ© chez un vieil antiquaire chinois.
Celui-ci ayant refusĂ© de lui vendre la bestiole, c’est son petit-fils qui le cĂšde Ă  Rand en lui expliquant les consignes indispensables au bon entretien d’un tel animal : ne jamais l’exposer Ă  l’eau ni Ă  la lumiĂšre et ne pas le nourrir aprĂšs minuit.

Je venais Ă  peine de ranger dans mon sac, les 7 VHS que j’avais sĂ©lectionnĂ© (pour la semaine) chez « SAVI » ; que je pensai dĂ©jĂ  Ă  vouloir regarder Ă  tout prix, le fameux film fantastique « GREMLINS »…
En tous les cas ; ce serait trĂšs certainement celui-çi que j’insisterai auprĂšs de mes parents de regarder en premier ; parmis tous les autres VHS…
D’ailleurs, j’avais hĂąte de rentrer Ă  la maison et d’y retrouver mon petit frĂšre afin de lui parler de ma petite trouvaille…

Un samedi soir en famille au Tchad : Soirée Cinéma :
SoirĂ©e « GREMLINS » :

18860808.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMon petit frĂšre et moi avions les yeux rivĂ©s sur l’Ă©cran et on ne loupait pas une seule miette du fameux film : « GREMLINS »…

Maman et Papa aimaient bien aussi regarder, le film…Mais disons que mon cher Papounet n’Ă©tait pas autant rĂ©ceptif que ma Mamounette car disons-le : mon Papa n’aime pas trop les films fantastiques avec des bestioles ; surtout avec ce genre de bestiole un peu loufoque et dĂ©jantĂ©e ; c’est pas trop son truc…

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Voici le Chef des Gremlins

Par contre, en ce qui nous concernait ; mon frĂšre et moi, pas de soucis ; nous Ă©tions totalement subjuguĂ©s par chacune des scĂšnes qui se dĂ©roulaient devant nos yeux…
D’ailleurs, au fur et Ă  mesure ; le film devenait de plus en plus intĂ©rĂ©ssant et mĂȘme effrayant…

gremlins-1984-01-gUne fois le film terminĂ© ; mon frĂšre et moi n’arrĂȘtions pas d’en parler ; mĂȘme au moment du coucher ; tellement nous l’avions bien apprĂ©ciĂ©…

GREMLINS_2_THE_NEW_BATCH-8Et comme nous partagions la mĂȘme chambre ; je peux vous dire qu’on s’en donnait Ă  coeur joie…
AllongĂ©s dans nos lits respectifs ; nous ne voulions pas dormir et on n’avait de cesse de chantonner le fameux chant interprĂ©tĂ© par le si mignon Gizmo ; le hĂ©ros de GREMLINS..

Je vous invite à découvrir ce joli chant en cliquant sur la vidéo çi-dessous :

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Gremlins1984RĂ©al. : Joe Dante

Le lendemain :

La magie du film ne s’Ă©tait toujours pas Ă©vaporĂ©e ; bien au contraire…
Mon frĂšre et moi ; on aimait bien parler de chacune des sĂ©quences du film ; surtout de la fameuse scĂšne Ă  l’intĂ©rieur de la cuisine ; oĂč la mĂšre de Billy, armĂ©e de son grand couteau de cuisine Ă©tait en train d’Ă©pier chaque recoins sans se douter une seule seconde que l’un des Gremlins s’Ă©tait cachĂ© Ă  l’intĂ©rieur de l’un de ses placards…

GizmoOn adorait discuter de cette scĂšne qui ne manquait pas de suspens et qui Ă©tait pour nous ; le moment le plus effrayant du film…

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Les vacances de NoĂȘl : DĂ©cembre 1990 :

joyeux-noel-sapin-rougeLorsque vint enfin les vacances de NoĂȘl ; au moment de faire ma sĂ©lection de vidĂ©os VHS Ă  la VidĂ©othĂšque « SAVI » ; je dĂ©cidai de relouer le fameux film « GREMLINS » afin de faire une petite surprise Ă  mon petit frĂšre qui j’en suis certaine, serait ravi de le revoir avec moi..

Gizmo_dEt comme je m’y attendai ; Olivier en fut totalement enthousiasmĂ© ; et Ă  en juger par ses yeux fixĂ©s sur l’Ă©cran de notre tĂ©lĂ©viseur et ses commentaires sur certaines scĂšnes ; cela voulait dire qu’il Ă©tait devenu un fan de ce film ; tout comme moi, d’ailleurs…

gremlins-1984-06-gEt disons-le : nous avions Ă©tĂ© totalement conquis par ces charmantes bestioles…
Puis comme Ă  notre accoutumĂ©e ; Ă  la fin du film ; on aimait bien chanter ensemble le cĂ©lĂšbre air du charmant hĂ©ros : Gizmo…

gremlins_gizmo_sipa_culturebox_1611 » laaaa, laaaa, lalalalala…lala… »
Une bien douce mĂ©lodie que l’on n’a jamais pĂ» oublier, ni lui, ni moi ; et ce ; jusqu’Ă  aujourd’hui…
Et mĂȘme que de nos jours ; il suffit juste que je sifflote ce petit air pour que mon frĂšre s’en souvienne immĂ©diatement ; tellement il a dĂ» en garder, sans aucun doute ; un excellent souvenir depuis ce fameux jour oĂč nous avions regardĂ© en famille, pour la premiĂšre fois « GREMLINS » ; dans notre maison Ă  N’Djamena, au Tchad…
Oui, un excellent souvenir que je n’oublierai jamais… et que je tenais Ă  en retracer le rĂ©cit ici, dans mon blog…

Invasion de criquets dans la ville de N’Djamena

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Je me souviens d’un jour ou nous devions aller sĂ©journer 2 ou 3 jours dans un HĂŽtel qui s’appelle : « Novotel »…

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Voici l’HĂŽtel Novotel Ă  N’Djamena

Et ce jour-lĂ  comme par hasard, il y avait Ă  N’Djamena ; une invasion de criquets nomade…
Afin de nous rendre Ă  l’hĂŽtel Novotel ; ma famille et moi avions empruntĂ© notre voiture et c’Ă©tait trĂšs dur pour mon pĂšre de conduire car la visibilitĂ© de la route Ă©tait assez rĂ©duite Ă  cause de tous ces innombrables criquets qui volaient un peu partout dans l’air et qui venaient le plus souvent se fracasser contre notre pare-brise…
Et d’ailleurs, pour pouvoir dĂ©loger tous ces criquets vivants ou morts ; mon pĂšre fut obligĂ© d’utiliser ses essuie-glaces ; ce qui lui permit d’avoir une meilleure visibilitĂ© de la route ; quoique ce n’Ă©tait pas non plus gagnĂ©, tellement il y avait bien trop de criquets !!!

Wanderheuschrecke-03Tout le long de notre parcours, je ne pouvais m’empĂȘcher de regarder tous ces nombreux criquets qui volaient dans tous les sens et qui venaient se coller contre la vitre de ma portiĂšre…

essaim_criquetsEt je peux vous dire que je dĂ©testais les voir marcher, ces vilaines bestioles sur les vitres de notre voiture ; car j’en ai une peur bleue de ces insectes !!!
Mais le plus dur et le plus pĂ©nible pour moi fut lorsque nous arrivĂąmes enfin Ă  notre hĂŽtel et que nous devions obligatoirement sortir de notre vĂ©hicule afin de regagner la porte d’entrĂ©e de celui-çi…

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Voici une invasion de criquets !

MalgrĂ© que mes parents et mon frĂšre faisaient un rempart autour de moi afin de me protĂ©ger des criquets ; je ne pouvais m’empĂȘcher de pousser des petits cris tellement j’Ă©tais effrayĂ© par ces horribles insectes…(dans ma famille, je suis la seule Ă  en avoir peur !!!)

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Des myriades de criquets !

Et donc, nous courĂ»mes tous les 4 trĂšs rapidement, vers les portes d’entrĂ©es de l’hĂŽtel afin de nous y engouffrer mais une fois Ă  l’intĂ©rieur et avant que les portes ne se refermĂšrent derriĂšre nous ; une dizaine de criquets nous avaient suivi dans notre course folle ; ce qui ne me rassurait pas du tout. Et comme vous pouvez vous l’imaginer ; il y en avaient qui voletaient un peu partout Ă  l’intĂ©rieur du hall de l’hĂŽtel.

1001048-Criquetcriquets1Mais disons que cela n’Ă©tait rien comparĂ© aux innombrables criquets qui volaient Ă  l’extĂ©rieur !!!
C’est bien simple ; on ne pouvait plus distinguer la couleur du ciel tellement celui-çi Ă©tait obscurcit par une nuĂ©e d’essaims de criquets faisant un bruit assourdissant Ă  cause du frottement incessant de leurs ailes…

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Vue du ciel : Invasion d’essaims de criquets

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A l’accueil de l’hĂŽtel, lorsque l’hĂŽtesse nous remit les clefs de nos chambres ; je ne savais pas qu’une autre Ă©preuve m’attendait…

Cliquez sur ce lien pour dĂ©couvrir L’HĂŽtel Novotel de N’Djamena :

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L’HĂŽtel Novotel :

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En effet, il se trouvait que nos chambres communicantes donnaient sur une des ailes extĂ©rieures de l’hĂŽtel ; ce qui ne m’enchanta pas du tout…

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Couloirs extĂ©rieurs de l’HĂŽtel Novotel menant Ă  nos chambres

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Et au moment d’ouvrir la porte de notre chambre ; nous fĂźmes donc, trĂšs attention de ne pas entraĂźner dans notre sillage les fameux insectes ; Ă©tant donnĂ© qu’il y en avaient encore un peu partout qui volaient dans tous les sens ou encore d’autres, qui restaient agglutinĂ©s contre les murs des couloirs extĂ©rieurs de l’hĂŽtel…

9y8ia9s3Mais heureusement tout se passa sans encombres et finalement aucune de ces affreuses bestioles ne s’engouffra ou mĂȘme ne se trouva Ă  l’intĂ©rieur dans nos chambre…
Je pouvais enfin me dĂ©tendre…
Une fois aprĂšs avoir pris une bonne douche, je m’allongeai sur mon lit et avec un soupir de soulagement je me disais en mon for intĂ©rieur, que j’Ă©tais en sĂ©curitĂ© ici ; alors qu’Ă  l’extĂ©rieur ; la ville de N’Djamena Ă©tait envahie de ces essaims de criquets…

a41d30ca-48fe-11e1-8c33-83a9aa16abdcEt pourtant, je dois avouer que cette nuit lĂ , mon sommeil avait Ă©tĂ© trĂšs rĂ©parateur mis Ă  part quelques mauvais rĂȘves concernant ces indĂ©sirables envahisseurs…

Je tenais Ă  vous raconter cette anecdote de ma vie d’expatriation passĂ©e au Tchad car ce fut pour moi un souvenir fort mĂ©morable…Ce n’est pas tous les jours qu’on voit ce genre d’invasion d’insectes !!!

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Quelques explications sur le criquet nomade :

Schistocerca-gregaria-AdultLe criquet nomade ou criquet rouge est une espĂšce de criquet de la famille Acrididae, la seule du genreNomadacris.

SauteriauSa morphologie :
Taille des ailés mùles : 6 à 7 cm.
Taille des ailés femelles : 6 à 8,5 cm.

Son comportement :
Le criquet nomade a un comportement semi-arboricole.
Il privilégie les environnements herbacés souvent embroussaillés et denses avec de hautes graminées tels que : mais, canne à sucre, sorgho.
En saison sÚche, il utilise des perchoirs arbustifs voire arborés.

3385054893_7930ebb74fSon alimentation :
L’espĂšce est considĂ©rĂ©e comme nuisible de par les ravages qu’elle peut faire sur les plantes.
Le criquet nomade est un ravageur polyphage (le terme polyphage dĂ©signe ou qualifie tout organisme se nourrissant d’aliments variĂ©s.
Les Tchadiens :
En gĂ©nĂ©ral, durant l’invasion des criquets, les Tchadiens aiment bien les attrapper pour ensuite les faire frire afin de pouvoir les dĂ©guster un peu comme Ă  la maniĂšre des petites fritures de poissons…
Pour ma part, je n’ai jamais goĂ»tĂ© Ă  ce genre de met et je pense que je ne m’y risquerai jamais…

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Voici une friture de criquets !

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L’harmattan

Ce fut en 1989 que l’on repartait (mes parents, mon frĂšre et moi-mĂȘme) pour de nouvelles aventures Africaines !!! et cette fois-çi direction : Le Tchad Ă  N’Djamena (la Capitale)….
Comme vous pouvez l’imaginer, Le Tchad Ă©tait complĂštement diffĂ©rent de la GuinĂ©e puisque son climat est dĂ©sertique au Nord et tropical au Sud…

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Il y a d’ailleurs des pĂ©riodes de grandes sĂ©cheresses ou l’on peut voir apparaĂźtre des vents chauds, secs et poussiĂ©reux que l’on appelle : harmattan et qui n’arrivent qu’au nord du Tchad…

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Lorsqu’arrive cette pĂ©riode d’intense sĂ©cheresse ; je peux vous dire qu’il ne vaut mieux pas se retrouver Ă  l’extĂ©rieur mais plutĂŽt se calfeutrer Ă  l’intĂ©rieur de sa maison…
L’harmattan ne dure en gĂ©nĂ©ral qu’1 Ă  2 jours consĂ©cutifs puis peut disparaĂźtre totalement….mais il peut tout aussi bien revenir tout au long de l’annĂ©e…

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DĂ©but de l’harmattan qui commence Ă  se lever

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L’harmattan ne cesse de s’amplifier jusqu’Ă  ce que la visibilitĂ© devienne de plus en plus rĂ©duite…

A ces moments lĂ  ; le ciel devient rouge ou de couleur ocre…et on n’y voit plus rien tellement l’air est chargĂ© de poussiĂšres de sable qui viennent du Sahara…

L’Harmattan :

vent_sable_002L’harmattan est un vent (alizĂ©) chaud, sec et poussiĂ©reux d’Afrique de l’ouest qui souffle vers le sud en provenance du Sahara dans le golfe de GuinĂ©e en hiver, entre la fin novembre et le milieu du mois de mars.

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ChargĂ© de poussiĂšres et de sables (fines particules de 0,05 Ă  1 micromĂštre), il peut obscurcir l’atmosphĂšre durant plusieurs jours et favorise les Ă©pidĂ©mies de mĂ©ningite dans les pays sahĂ©liens ;
Notamment au Burkina Faso, au Mali et au Tchad, ce qui entraĂźne :
– La fragilisation des muqueuses par les particules en suspension ;

et/ou

– Par leur dĂ©ssĂšchement, facilitant le passage du mĂ©ningocoque dans le sang. La date de son dĂ©but d’apparition (entre fin novembre et dĂ©but janvier), sa durĂ©e et son intensitĂ© peuvent fortement influencer les rĂ©coltes agricoles en Afrique de l’Ouest.
En effet, il repousse le front intertropical (FIT) au-dessus du golfe de GuinĂ©e, empĂȘchant les pluies sur l’ensemble de la rĂ©gion.
On a remarqué pendant sa présence une nette augmentation des accidents de circulation et des accidents aériens.
Les hopitaux ont aussi notĂ© un nombre plus important d’hospitalisations pour des causes variĂ©es :
– brĂ»lures domestiques,
– poussĂ©es d’hypertension artĂ©rielle,
– bronchites,
– dĂ©compensation psychiatrique (agitation, dĂ©pression, etc.).
Harmattan Ă  N’Djamena :

f01Je me souviens encore d’un jour ou nous devions fĂȘter le nouvel an dans un Ă©tablissement et qu’il fallait prendre la voiture pour pouvoir y accĂ©der et c’Ă©tait justement au moment ou il y avait l’harmattan…
Ce fut un vĂ©ritable cauchemar….
Mon pĂšre qui conduisait n’y voyait plus rien….et il fut mĂȘme obligĂ© d’utiliser ses essuie-glaces afin de retirer toute cette accumulation de poussiĂšre de sable…
Lorsque nous arrivĂąmes enfin tant bien que mal, sur le fameux lieu ou se dĂ©roulait la fĂȘte…je peux vous dire que l’air Ă©tait tout simplement irrespirable tant la poussiĂšre Ă©tait extrĂȘmement fine…
Cet air Ă©tait suffocant.
Si bien qu’il fallait se boucher le nez, fermer les yeux et la bouche et courir rapidement, se rĂ©fugier Ă  l’intĂ©rieur du restaurant afin de ne pas se faire asphyxier par la poussiĂšre qui restait en suspension dans l’air…
C’est vrai que de me rappeler de l’harmattan n’est pas vraiment un trĂšs bon souvenir ; mais bon, au moins j’ai su ce que c’Ă©tait vraiment…
Les Tchadiens connaissent bien l’harmattan et pour se protĂ©ger de cette fine poussiĂšre de sable ; ils portent un tissu enroulĂ© autour de leur tĂȘte, tel que vous pouvez l’aperçevoir sur cette photo…

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Guerre ethnique au Tchad en 1990

Le Tchad :

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Le Tchad est un pays d’Afrique Centrale sans accĂšs Ă  la mer, situĂ© au sud de la Libye, Ă  l’est du Niger et du Nigeria, au nord du Cameroun et de la RĂ©publique centrafricaine et Ă  l’ouest du Soudan.

GĂ©ographiquement et culturellement, le Tchad constitue un point de passage entre l’Afrique du Nord et l’Afrique noire.
Sa capitale est N’Djamena.

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Histoire du Tchad :

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Voici le Président du Tchad : Idriss Déby

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Le Tchad, qui a fait partie des possessions Africaines de la France jusqu’en 1960, a subi 3 dĂ©cennies de guerre ethnique ainsi que des invasions par la Libye avant de retrouver une certaine paix en 1990.

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Voici des Goranes

Une paix qui ne dura hĂ©las pas trĂšs longtemps…

Je vais d’ailleurs vous raconter un bien mauvais souvenir que j’ai vĂ©cu (ma famille et moi) et dont je n’oublierai jamais…

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Voici mon histoire : Guerre ethnique :

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Par une belle matinĂ©e ensoleillĂ©e (nous Ă©tions le 2 DĂ©cembre 1990 et j’Ă©tais alors ĂągĂ©e de 13 ans) nous reçûmes un appel tĂ©lĂ©phonique nous annonçant qu’il y avait des rebelles qui venaient d’envahir N’Djamena pour prendre le pouvoir…

C’Ă©tait un coup d’Ă©tat qui avait Ă©tĂ© organisĂ© par surprise sous le commandement du GĂ©nĂ©ral Idriss DĂ©by afin de ne pas Ă©veiller les soupçons du PrĂ©sident Tchadien de l’Ă©poque : HissĂšne HabrĂ©, son ancien compagnon d’armes…

Ainsi, avec l’appui de la France, le GĂ©nĂ©ral Idriss DĂ©by voulait chasser HissĂšne HabrĂ© de son pouvoir…

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Armée de terre Epervier

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N’Djamena Ă©tait donc assiĂ©gĂ© par des rebelles (Goranes) qui voulaient renverser l’actuel gouvernement d’HissĂšne HabrĂ© et placer au pouvoir leur GĂ©nĂ©ral Idriss DĂ©by en tant que nouveau PrĂ©sident de la RĂ©publique Tchadienne.

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Petite parenthĂšse :

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Voici Idriss DĂ©by

Idriss Déby Itno, né en 1952 à Berdoba (au sud-est de Fada) est un homme politique Tchadien.

Le 2 dĂ©cembre 1990, avec l’appui de la France, il chasse du pouvoir son ancien compagnon d’armes HissĂšne HabrĂ© aprĂšs une pĂ©riode de lutte armĂ©e menĂ©e Ă  partir du Soudan et le remplace le 4 dĂ©cembre avec le titre de prĂ©sident du Conseil d’État.

Il est ensuite dĂ©signĂ© « PrĂ©sident de la rĂ©publique du Tchad » le 28 fĂ©vrier 1991, aprĂšs l’adoption de la Charte nationale).

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J’en reviens donc Ă  mon histoire…

Comme tout coup d’Ă©tat Africain, ce fut la panique gĂ©nĂ©rale…

AprĂšs cet appel tĂ©lĂ©phonique, mes parents, mon frĂšre et moi, dĂ»mes prĂ©parer nos bagages et prendre l’essentiel sans trop se charger.

Ce que nous fĂźmes assez rapidement car il fallait au plus vite quitter notre maison de fonction afin de rejoindre un Ăźlot (une maison rĂ©quisitionnĂ©e sous le commandement de l’armĂ©e de Terre Française « Epervier » et qui y regroupait une petite minoritĂ© d’expatriĂ©s Français tout comme nous…)

Les bagages faits et nos 3 chats installés dans leur sacs de voyage respectifs, nous partßmes direction cet ßlot, en voiture.

Au cours de notre trajet, nous nous retrouvĂąmes subitement nez Ă  nez devant un tank de l’armĂ©e Française et je peux vous dire que la vision de cet Ă©norme engin fut trĂšs impressionnante car son canon Ă©tait tournĂ© en notre direction…

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L’espace d’un instant je crus dĂ©faillir tellement j’avais peur…

Tout de mĂȘme, ce n’est pas tous les jours que l’on se retrouve face Ă  face devant un tank…

Et pourtant ma famille et moi en faisions l’horrible expĂ©rience.

J’en garde d’ailleurs un trĂšs mauvais souvenir…

Mis Ă  part cette mauvaise rencontre lors de notre trajet, nous trouvĂąmes enfin l’adresse de l’Ăźlot.

Une fois notre voiture garĂ©e dans le jardin de celui-çi, tout prĂšs du portail (nous n’avions pas le choix puisqu’il y avait dĂ©jĂ  un bon nombre de voitures qui Ă©taient garĂ©es en Ă©pis) ; nous dĂ©cidĂąmes de laisser nos 3 chats et nos valises Ă  l’intĂ©rieur de notre vĂ©hicule.

Mes parents dĂ©cidĂšrent de sortir nos chats de leur sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus Ă  l’aise et ouvrirent Ă©galement un petit peu les fenĂȘtres arriĂšres de la voiture afin qu’ils puissent mieux respirer.

Ensuite, tous les 4, nous rejoignĂźmes le petit groupe d’expatriĂ©s qui se trouvait dĂ©jĂ  Ă  l’intĂ©rieur de l’Ăźlot.

Une fois Ă  l’intĂ©rieur, les heures passĂšrent et passĂšrent sans que quiconque ne vienne nous sauver.

Ma famille et moi Ă©tions trĂšs inquiets car on avait l’impression d’ĂȘtre abandonnĂ©s et vraiment coupĂ©s du monde…

C’Ă©tait interminable cette attente et cela Ă©tait dĂ» en grande partie Ă  cause de la mauvaise stratĂ©gie de l’armĂ©e de terre Française et du Quai d’Orsay (le MinistĂšre des affaires Ă©trangĂšres).

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Le temps passait irrĂ©mĂ©diablement lorsque soudain 2 goranes (des rebelles Tchadiens) armĂ©s de leur kalachnikov et muni d’un pistolet, firent irruption dans le jardin en rĂ©clamant qu’ils voulaient juste une voiture (afin de pouvoir s’enfuir de N’Djamena, selon les dires du gardien de jour Tchadien de la maison).

photo-280085-LEt malheureusement, comme notre voiture se trouvait ĂȘtre garĂ©e prĂšs du portail, vous devinez alors la suite…

Pourtant, il y avait bien un autre vĂ©hicule garĂ© tout prĂšs de notre voiture et ce, juste en face du portail et qui se trouvait ĂȘtre un 4X4 tout terrain…

Ce 4X4 Ă©tait vide, c’est Ă  dire : sans aucun bagage et qui plus est sans animaux…

Mes parents ne voulaient pas donner leur voiture pour les simples et uniques raisons qu’il y avait tous nos bagages ainsi que nos chats qui Ă©taient restĂ©s Ă  l’intĂ©rieur.

Mes parents ont tout fait pour faire entendre raison Ă  ce propriĂ©taire du 4X4 (qui Ă©tait Ă©galement le propriĂ©taire de la maison) mais celui-çi ne voulait en aucun cas donner son vĂ©hicule car il avait peur et qu’il Ă©tait tout bonnement un lĂąche…

Je me souviens encore de cet homme et pĂšre de famille qui se fichait totalement de notre sort…

Ce jour-lĂ , je me suis mĂȘme dis que c’Ă©tait un ĂȘtre immonde, Ă©goiste et totalement indigne qui aurait du alors se retrouver Ă  notre place Ă  cet instant lĂ … Oui, une situation des plus affreuses qu’il aurait du subir lui aussi…

D’ailleurs, si jamais il lisait cet article (que je souhaite), je tenais Ă  lui dire ceci :

« Vous Ă©tiez une vĂ©ritable ordure ce jour-lĂ  ! Oui une lamentable ordure ! Et vous vous Ă©tiez comportĂ© comme un lĂąche ! Comment avez-vous pu oser ne pas donner votre 4X4 rutilant Ă  ces deux Goranes ? Hein ? Pourquoi ? La rĂ©ponse est Ă©vidente. Vous ne vouliez pas donner votre voiture toute neuve ! Allez au diable ! espĂšce de sale crĂ©tin ! »

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MalgrĂ© un dialogue sans fin à bĂątons rompus (vraiment pitoyable et grotesque) avec cet homme dĂ©nuĂ© d’intelligence et de bon sens (pour lui faire soit disant entendre raison) ; mes parents durent se rĂ©soudre au pire ; donner leur voiture car les rebelles commençaient Ă  s’impatienter.

C’est alors que mon pĂšre prit ses clefs de voiture et sortit dehors.

Ma mĂšre le suivit afin de pouvoir sauver toutes nos affaires ainsi que nos chats dans le cas ou les rebelles leur donneraient peut-ĂȘtre cette Ă©ventuelle possibilité (Ce que ma mĂšre et mon pĂšre espĂ©raient vraiment).

Mon pĂšre essaya donc d’expliquer (par des gestes) aux goranes qu’il voulait rĂ©cupĂ©rer ses valises ainsi que ses chats.

Ceux-çi ne s’y opposĂšrent pas mais ils voulaient en contrepartie, que mes parents se dĂ©pĂȘchent au plus vite afin qu’ils puissent quitter les lieux.

Vu leur excitation et leur impatience, cela se voyait qu’ils voulaient fuir au plus vite N’Djamena Ă  cause de l’arrivĂ©e des troupes du GĂ©nĂ©ral Idriss DĂ©by.

Mais lĂ  encore, mes parents n’eurent pas de chance…

En effet, mon pĂšre n’arrivait pas ouvrir la portiĂšre avant (droite) Ă  cause de la serrure qui Ă©tait dĂ©fectueuse et qui devait normalement ĂȘtre rĂ©parĂ©e dans les jours Ă  venir. C’Ă©tait vraiment pas de chance !

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Mon pÚre dut batailler tant bien que mal avec cette satanée serrure mais heureusement, la portiÚre finit enfin par céder !

Mais c’Ă©tait sans compter sur ces rebelles qui commençaient de plus en plus Ă  s’exciter et Ă  s’Ă©nerver davantage…

L’un deux commença Ă  hurler en un dialecte incomprĂ©hensible car il pensait que mon pĂšre avait fait exprĂšs de leur faire cette ruse afin qu’ils ne puissent pas voler sa voiture.

C’Ă©tait un regrettable mauvais coup du sort qui s’acharnait une fois de plus contre nous…

De lĂ  ou je me trouvais, (derriĂšre la grande baie vitrĂ©e du salon de la maison) je pouvais voir trĂšs nettement toute la scĂšne et je peux vous dire que jamais je n’avais eu autant peur de ma vie…

C’Ă©tait horrible de voir mes parents confrontĂ©s Ă  ces sales brutes de rebelles…

Je m’imaginais le pire et je n’avais pas si tort que ça…

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Le gorane qui n’arrĂȘtait pas de hurler et qui avait les yeux injectĂ©s de sang car il Ă©tait sans aucun doute droguĂ©, pointa subitement le canon de son pistolet dans le dos de ma mĂšre qui essayait de sauver nos 3 chats et quelques uns de nos bagages.

Si vous vous souvenez bien, mes parents avaient dĂ©cidĂ© de laisser nos chats en dehors de leurs sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus Ă  l’aise Ă  l’intĂ©rieur de notre voiture. Eh bien, heureusement qu’ils avaient eu cette idĂ©e…

Deux chats avaient pu s’Ă©chapper de la voiture grĂące Ă  ma mĂšre qui les avait libĂ©rĂ©s en dĂ©grafant leurs laisses qui Ă©taient attachĂ©es autour de leur cou et qui les empĂȘchaient littĂ©ralement de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir…

Puis avec rage et dĂ©termination, elle les avait rapidement repoussĂ©s vers l’extĂ©rieur de l’habitacle afin qu’ils puissent enfin se sortir de ce piĂšge…

C’est vrai que ma mĂšre avait fait preuve de beaucoup de sang froid ce jour-lĂ  car ces deux chats auraient pu ne jamais s’en sortir si elle ne les avait pas dĂ©tachĂ©s de leurs laisses…

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Voici Minouchkaya (Vous savez, celle que j’avais sauvĂ©e in extrĂ©mis en GuinĂ©e Ă  Conakry)

Et donc, une fois délivrés, nos deux chats se mirent à courir trÚs vite vers les buissons du jardin, tellement ils étaient effrayés.

Toujours avec autant de sans-froid, ma mĂšre essaya de sauver tant bien que mal mon chaton blanc « Snoopy » qui s’Ă©tait cachĂ© sous le siĂšge avant du vĂ©hicule tellement il avait eu peur des Goranes mais hĂ©las, elle ne parvint pas Ă  le dĂ©livrer car il Ă©tait Ă©galement prisonnier de sa laisse qui l’empĂȘchait de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir de cet enfer.

MON PETIT SNOOPYNO

Voici mon petit Snoopy…

Mais Ă  ce moment lĂ , ma mĂšre ne se doutait pas une seule seconde que le Gorane droguĂ©, la visait dans le dos avec son arme Ă  feu…

C’est alors que mon pĂšre qui avait observĂ© les intentions de ce gorane fit un geste hĂ©roique…

Sans plus attendre, il tapa trĂšs fort sur le canon de la kalachnikov afin de rabaisser l’arme au sol et de dĂ©tourner la trajectoire de la balle. Le canon se rabattit violemment contre le sol au mĂȘme moment oĂč ce gorane (droguĂ©) avait appuyĂ© sur la gĂąchette.

Soudain, j’entendis une dĂ©flagration. Un bruit terrible et affreux, me laissant paralysĂ©e sur place…

La balle tirĂ©e de la kalachnikov venait de tomber au sol. Cette ordure de rebelle avait manquĂ© son sale coup…

Par son geste, mon pĂšre avait sauvĂ© la vie de ma mĂšre…

Mais hélas, il fut légÚrement blessé au niveau du ventre car la chaleur du bout du canon de la kalachnikov avait littéralement transpercée sa chemise et donc égratigné au passage sa peau, faisant apparaßtre au bout de quelques instants, une petite auréole de sang qui maculait sa chemise.

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En voyant cette scĂšne, je dĂ©cidai de sortir de la maison car j’Ă©tais affolĂ©e et trĂšs inquiĂšte.

Je sortis donc de la maison en courant...

Mais heureusement, une des personnes qui se trouvait Ă  l’intĂ©rieur stoppa ma course en me saisissant par la taille.

L’homme me plaqua contre lui et me dit tout doucement qu’il ne fallait plus que je fasse aucun geste…

En me stoppant dans ma course, j’eu le souffle coupĂ© et ne pu m’empĂȘcher de pleurer (pas Ă  cause de la douleur mais par le fait que j’Ă©tais morte d’inquiĂ©tude pour mes parents).

Le geste de ce monsieur m’avait tout simplement sauvĂ© la vie car Ă  ce moment lĂ , le deuxiĂšme gorane me visait de loin avec sa kalachnikov…

Mon petit frĂšre qui se trouvait Ă  l’intĂ©rieur de la maison Ă©tait trĂšs angoissĂ© car il venait de voir toute la scĂšne.

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Je regardais mes parents au loin et je me disais que c’Ă©tait la fin du monde…

Le Gorane qui m’avait visĂ©, attrapa brusquement le bras de son acolyte… Je crois bien qu’il essayait de le rĂ©sonner.

La situation les Ă©chappait.

Et c’Ă©tait une certitude, mes parents ne pourraient pas sauver l’intĂ©gralitĂ© de leurs affaires, restĂ©es dans le coffre de leur voiture. 

D’ailleurs, l’instant d’aprĂšs, les goranes se prĂ©cipitĂšrent Ă  l’intĂ©rieur du vĂ©hicule et s’enfuyĂšrent en roulant Ă  grande vitesse, ne laissant apparaĂźtre derriĂšre eux, qu’un Ă©pais nuage de poussiĂšre de terre rouge…

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Ma mĂšre Ă©tait sous le choc ainsi que mon pĂšre…

Ils Ă©taient dĂ©semparĂ©s et perdus… Nous avions absolument tout perdu…

Nous n’avions plus aucun bagage (les bijoux en or de ma mĂšre qui Ă©taient des souvenirs de Madagascar et d’Afrique se trouvaient dans une de nos valises et ce fut un vĂ©ritable crĂšve-coeur pour elle de savoir que ses biens les plus prĂ©cieux furent entre les mains d’immondes salopards).

Mais dans ce terrible malheur, nous avions la chance d’avoir toujours nos deux chats qui avaient pu ĂȘtre sauvĂ©s grĂące Ă  Maman…

HĂ©las, ce ne fut pas le cas de mon chaton (que j’aimais tant) « Snoopy » qui Ă©tait restĂ© coincĂ© sous le siĂšge avant, cĂŽtĂ© conducteur de notre voiture…

J’imagine que ces ordures ont du l’abattre en le faisant souffrir (je ne sais de quelle maniĂšre mais jusqu’Ă  aujourd’hui je prĂ©fĂšre ne pas trop y penser) vu que c’Ă©taient des sanguinaires !

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Mais ce que j’ai retenu le plus de cette atroce journĂ©e dont je ne cesserai jamais de me la remĂ©morer avec beaucoup d’Ă©motion et de tristesse ; c’est que nous avions frĂŽlĂ© la mort de trĂšs prĂšs et que dans cet infernal chaos, nous avions eu l’immense chance de pouvoir rester en vie tous les 4…

Cela aurait pu mal se terminer mais je remercie encore le ciel d’avoir Ă©pargnĂ© nos vies… Qu’il ne soit rien arrivĂ© Ă  ma mĂšre, ni Ă  mon pĂšre (juste une lĂ©gĂšre blessure due Ă  la brĂ»lure de la chaleur du canon de la Kalachnikov) et ni Ă  mon petit frĂšre !

Certes, on nous avait volĂ© tous nos souvenirs de Madagascar et d’Afrique ainsi que nos biens les plus prĂ©cieux ; sans oublier la perte de mon chaton mais dans tout ce drame, nous Ă©tions encore en vie et c’est ce qui est l’essentiel Ă  retenir finalement…

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En conclusion de mon histoire, je terminerai mon récit en vous disant ceci :

« La vie est ce qu’il y a de plus beau et de plus important sur cette terre… Elle n’a pas de prix… Elle est trĂšs prĂ©cieuse et plus que jamais, elle vaut d’ĂȘtre vĂ©cue…