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Interview de Lauraline Aday

R√©cemment, une jeune auteure qui se nomme Lauraline Aday¬†m’a nomin√©e le 29 Janvier 2016 afin de r√©pondre √† son interview.

Voici l’article qu’elle avait publi√© ce jour-l√† concernant sa nomination pour le Liebster Award :

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Je l’ai rencontr√©e sur la plateforme de WordPress en Janvier 2016 et depuis on se follow.

C’est une personne tr√®s sympathique et spontan√©e. Tout ce que j’aime √† vrai dire !
Je trouve qu’elle a beaucoup de talent dans le domaine de l’√©criture qui est sa passion.

Voici un extrait de son roman qu’elle a √©crit il y a un an et que vous pourrez lire (personnellement j’ai vraiment appr√©ci√© !) afin de d√©couvrir son univers litt√©raire. Le titre de son roman est :

Penthésilée

A ce sujet, elle recherche un √©diteur qui voudrait bien le publier alors si jamais vous lisiez cet article, n’h√©sitez pas √† lire son oeuvre…

J’esp√®re de tout coeur que son r√™ve pourra enfin se r√©aliser car elle le m√©rite vraiment vu qu’elle √©crit fort bien !

Merci encore √† toi Lauraline de m’avoir invit√©e √† participer √† ton interview qui me ramena loin en arri√®re dans mes souvenirs par certaine de tes questions…

****

Et voici son interview : 11 choses que Lauraline aimerait savoir sur moi :

1. Depuis quand écrivez-vous ?

Lorsque j’√©tais √Ęg√©e de 10 ans, mes parents m’avaient offert un journal intime pour mon anniversaire. Ce fut √† partir de ce moment l√† que je commen√ßai √† y √©crire mes instants les plus pr√©cieux et je dois dire qu’il y en avait beaucoup. J’adorais ce journal (que j’ai malheureusement √©gar√© depuis) car il me permettait de m’√©vader et de r√™ver.

D’aussi loin que je m’en souvienne, je n’y √©crivais que des choses positives et heureuses vu que j’√©tais une enfant tr√®s √©panouie et si insouciante…Je me souviens encore de sa couverture avec la fameuse Panth√®re rose qui √©tait dessin√©e dessus. Il restera pour moi un merveilleux souvenir d’√©critures…

panthère pink

2. Quel est le premier texte que vous ayez écrit ?

Lorsque je vivais en afrique (Tchad √† N’Djamena), je me souviens que j’avais √©crit une petite histoire qui parlait de loups-garous. Je l’avais √©crite dans un grand cahier de format A4 dont la couverture √©tait rigide et brillante. C’√©tait une histoire assez longue (10 pages recto-verso) dont j’√©tais particuli√®rement fi√®re et qui avait pour titre : « La mutation ».

J’avais 14 ans et je dois bien avouer qu’√† cette √©poque l√† j’adorais tout ce qui se rapportait au domaine du fantastique et de la science fiction.

D’ailleurs, je n’ai pas beaucoup chang√©e √† ce sujet puisque c’est toujours le cas aujourd’hui.

loup gare au loup

3. Est-ce que vous planifiez toute votre histoire, ou est-ce que vous vous lancez ¬ę au feeling ¬Ľ ?

J’ai pour habitude de tout planifier dans ma vie de tous les jours mais bizarrement pas dans le domaine de l’√©criture.
En ce qui concerne mes écrits, je fonctionne uniquement au feeling.

J’ai une id√©e qui me traverse subitement l’esprit puis mon imagination commence alors √† galoper un peu dans tous les sens et √† partir de ce moment l√†, je jette √† la vol√©e quelques phrases ou/et mots sur une feuille afin de ne rien oublier.

 

4. Avez-vous déjà fini d’écrire un roman ? Quel est son titre et de quoi parle-t-il ?

J’ai toujours aim√© √©crire depuis que je suis toute jeune mais lorsque j’ai commenc√© √† me lancer v√©ritablement c’√©tait dans les ann√©es 2009. J’√©tais alors √Ęg√©e de 32 ans.

Ayant la nostalgie de mon pass√© d’expatriation √† travers l’Afrique (Guin√©e √† Conakry, Tchad √† N’Djamena et Madagascar √† Antananarivo), j’avais d√©cid√© de retranscrire mes plus beaux souvenirs pass√©s l√†-bas, sous forme d’anecdotes.

Voici un de mes plus beaux souvenirs que vous pourrez découvrir et qui à pour titre :

Le manguier voyageur

 

5. Qu’est-ce que vous aimez écrire ?

J’aime √©crire mes souvenirs d’enfance pass√©s en Afrique o√Ļ en France √† Marseille.

J’aime √©galement inventer des petites histoires au gr√© de mon imagination. Les sujets peuvent √™tre tr√®s vastes et vari√©s. Je n’ai pas sp√©cialement de pr√©f√©rence. L√† aussi, je fonctionne au feeling. Il est vrai que j’aime bien les thrillers mais pas que…

 

6. Quel est votre lieu favori pour écrire ?

J’√©cris principalement dans ma chambre via mon fid√®le ordinateur portable. C’est mon endroit favori car je m’y sens bien, tout simplement.

Mes sources d’inspirations me viennent en √©coutant des musiques de films (mais pas que, puisqu’actuellement j’aime bien √©couter en boucle « Love me like you do » d’Ellie Goulding) sur mon ordinateur.

Mon imagination s’envole et √† partir de ce moment l√† je me mets √† pianoter sur mon clavier durant des heures.

D’ailleurs, je ne vois jamais le temps passer lorsque j’√©cris…

 

7. Quel est votre auteur / livre préféré ?

Mon auteure pr√©f√©r√©e est sans conteste : Mary Higgins Clark et ce depuis de nombreuses ann√©es…

Pourquoi cette auteure ? Lorsque je vivais √† Madagascar √† Antananarivo et que j’avais 16 ans, je me souviens que j’avais un beau jour emprunt√© un livre √† la biblioth√®que de mon lyc√©e (Lyc√©e Fran√ßais de Tananarive) qui avait pour titre « La nuit du renard ».

Ce fut le titre qui attira le plus mon attention. Etant assez press√©e ce jour-l√†, je n’avais m√™me pas pris la peine de lire le sujet. Quant √† son auteure, son nom ne me disait rien du tout. Mais √† peine avais-je commenc√© √† lire le premier chapitre que j’en fus litt√©ralement scotch√©e…

« La nuit du renard » devint alors pour moi mon roman pr√©f√©r√© et ce jusqu’√† aujourd’hui. Disons qu’il reste mon livre f√©tiche.

La suite fut prévisible : je lisais donc tous les romans de mon auteure préférée que je trouvais à la bibliothèque de mon lycée.

la nuit renard

8. Cinq livres que vous emporteriez sur une √ģle d√©serte?

– « La maison du guet » de Mary Higgins Clark

– « M√©chant gar√ßon » de Jack Vance

– « Racines » de Alex Haley

– « L’√ģle du docteur Moreau » de H.G. Wells (Herbert Georges Wells)

–  » Anna Karenine » de L√©on Tolstoi

mort eau doc

9. Un projet en cours, dont vous aimeriez nous parler ?

Actuellement je suis en train d’√©crire une nouvelle en plusieurs parties dont le titre est : « La derni√®re danse de la lune ».

Vous pourrez découvrir mon histoire en cliquant sur ce lien :

La dernière danse de la lune

C’est une histoire qui me tient particuli√®rement √† coeur et que j’ai commenc√© √† √©crire durant l’√©t√© 2015 (juillet/ao√Ľt).

J’ai voulu me lancer gr√Ęce √† une amie que j’ai rencontr√© sur Twitter et qui s’appelle Michelle. Elle m’a donn√© l’envie d’inventer et de publier mon histoire sur wordpress. Merci √† toi ma Belette !

Depuis, je n’ai de cesse de me r√©p√©ter les m√™mes phrases d’encouragement :

« Il faut toujours croire en ses r√™ves et aller jusqu’au bout pour pouvoir les r√©aliser »

« Ne surtout pas abandonner et suivre son chemin malgr√© les emb√Ľches »

 

10. Que peut-on vous souhaiter pour 2016 ?

Une question tr√®s difficile pour moi… Je ne dirais qu’une chose : la vie, c’est comme une bo√ģte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber…

C’est une r√©plique d’un film dont le titre est « Forrest Gump ». En ce qui me concerne, √ßa me parle beaucoup…

 

11. Qu’est-ce que vous aimez à propos de mon blog ? Qu’est-ce que vous aimez moins ?

Lorsque je me suis balad√© pour la premi√®re fois sur ton blog un certain mois de janvier 2016, j’ai √©t√© tout de suite attir√©e par tous les titres de tes articles. Je ne sais pas pourquoi… Encore une fois, une histoire de feeling…

Ce fut en lisant cet article de toi :¬†Penth√©sil√©e¬†que j’ai compris alors que je souhaitais en conna√ģtre davantage sur ton univers litt√©raire mais pas que…

En effet, je trouve que tu as tout simplement une belle personnalité et surtout une spontanéité qui fait vraiment plaisir.

Je tenais encore √† te remercier ma ch√®re Lauraline concernant cette petite interview que j’ai pris plaisir √† r√©pondre.

Gros bisous à toi et surtout crois toujours en tes rêves !

Cécile, la Suricate

Suricate mignon

Le No√™l de mon enfance : Troisi√®me partie

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Minuit passé : Jésus Christ est né :

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Une fois après avoir dégusté nos savoureuses mignardises, mon frère et moi, nous étions endormi devant la télévision.
Soudain je sentis une main qui me touchait l’√©paule. C’√©tait Maman qui me r√©veillait tout doucement en me chuchotant √† l’oreille :

« C√©cile ? Il y a quelqu’un qui frappe √† la porte d’entr√©e. Je crois bien que c’est le Papa No√™l… »

J’√©tais toute endormie mais tr√®s vite je me mis √† sourire tellement j’√©tais heureuse d’apprendre la bonne nouvelle.

« Le Papa No√™l vient d’arriver ? » demandai-je en me frottant les yeux.

« Oui ma poupoule, il est l√† et il vous attend ton fr√®re et toi »

Sans plus attendre, je me levai et me dirigeai vers le fauteuil o√Ļ mon petit fr√®re dormait encore.

« Olivier ! Olivier ! R√©veille toi ! Le Papa No√™l est l√† ! Il est arriv√© ! Vite ! d√©p√™che toi ! »

Le r√©veil fut tonitruant mais tr√®s efficace puisqu’il se leva presque aussit√īt puis dit √† Maman, d’une voix quelque peu endormie :

« Il est l√† ?? Mais o√Ļ √ßa ? Maman ? il est o√Ļ le Papa No√™l ? »

« Il vous attend mes cocos. Venez, suivez-moi, maintenant »

Je me souviens encore que mon fr√®re et moi √©tions tout excit√©s √† l’id√©e de voir enfin ce cher Papa No√™l et qui plus est dans notre belle demeure.

En suivant Maman dans le couloir qui menait vers la porte d’entr√©e, mon coeur se mit √† battre la chamade. Mon fr√®re ne tenait plus en place tellement il √©tait impatient.
Plus que quelques secondes et nous le verrions enfin …

****

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Soudain nous le v√ģmes ! il se trouvait l√† juste devant nous et il arborait un large sourire.
Incroyable mais vrai ! me dis-je avec stup√©faction tant j’√©tais surprise de le voir ici, chez nous. Je n’en revenais toujours pas.

Il √©tait grand et plut√īt imposant. Il rev√™tait un manteau et un pantalon rouge vif qui ressemblaient aux images d’un livre que Maman avait l’habitude de nous faire montrer lorsqu’elle nous parlait de lui, lors des f√™tes de No√™l.

Mais l√†, il n’√©tait plus une image sur papier glac√©. Il √©tait bien r√©√®l et se tenait debout, juste devant nous.
Il portait une capuche de la même couleur que sa tenue, lui tombant sur le front et lui couvrant légèrement les oreilles.

Je dois bien avouer qu’au d√©but il me fit un peu peur sans doute √† cause de sa longue barbe blanche impressionnante qui lui mangeait le visage.
D’ailleurs, j’avais du mal √† distinguer ses traits. Je ne voyais que ses yeux √† travers ses lunettes ainsi que son nez.
C’est alors qu’il s’avan√ßa vers nous et de sa grosse voix, nous dit :

« Bonjour les enfants, je suis le P√®re No√™l ! Vous allez bien ? »

Mon frère et moi lui dirent en choeur :

« Oui ! »

« Et, avez-vous √©t√© bien sage ? »

« Oui ! »

Nous étions tellement intimidés que nous répondions invariablement la même réponse concise.

« Rapprochez-vous les enfants. Vous savez, j’ai fait un tr√®s long voyage pour venir ici dans votre maison et je ne pourrai pas rester tr√®s longtemps car j’ai d’autres maisons √† visiter »

Tout en continuant √† parler, le P√®re No√™l s’asseya sur une chaise car il disait √™tre fatigu√© de son long voyage. Il nous souriait constamment puis nous demanda √† nouveau de venir pr√®s lui.

Nous √©tions quelque peu r√©ticents √† cause de son imposante barbe blanche qui nous faisait peur mais heureusement que Maman √©tait l√† pour nous rassurer. Elle nous demanda d’aller lui faire un bisou car elle nous dit qu’il √©tait tr√®s gentil d’√™tre venu de si loin pour nous apporter nos cadeaux.

A peine eut-elle prononc√© le mot magique « cadeau » que nous commen√ß√Ęmes √† nous d√©rider et venir timidement vers lui.
Chacun notre tour, nous embrass√Ęmes tant bien mal ses joues qui √©taient envahi de barbe soyeuse, ondul√©e.

****

A un moment donné, il mit sa main gantée sur mon épaule et me demanda :

« Comment t’appelles tu jolie petite fille ? »

« C√©cile » r√©pondis-je toute intimid√©e.

« Et toi petit gar√ßon ? Comment t’appelles-tu ? »

« Olivier »

« Vous m’avez dit tout √† l’heure, que vous aviez √©t√© bien sages. C’est vrai, les enfants ? »

« Oui » r√©pond√ģmes nous en choeur.

« C’est tr√®s bien les enfants. Et n’oubliez pas, il faudra toujours √™tre bien sages entre vous deux ainsi qu’avec vos parents. Vous me le promettez C√©cile et Olivier ? »

« Oui ! »

« Merci, vous √™tes tr√®s gentils. Vous savez, j’ai apport√© tous les cadeaux que vous m’avez demand√© dans vos lettres. J’esp√®re que vous les aimerez ! »

« Oui ! »

« Je suis tr√®s content d’√™tre venu chez vous ! Vous √™tes vraiment de gentils enfants. Mais je voulais vous dire aussi qu’il y a une b√™tise que vous faites toujours et pourtant, vous m’aviez promis dans vos lettre que vous ne recommenceriez plus. »

Mon fr√®re et moi le regard√®rent interloqu√©s car nous ne comprenions pas de quelle promesse il voulait bien nous parler mais au bout de quelques instants je compris de quoi il s’agissait.

« C√©cile, J’ai vu que tu su√ßais encore ton pouce » me dit-il de sa grosse voix mais toujours dans un large sourire.

« Oui » r√©pondis-je honteusement.

« Ce n’est pas tr√®s grave C√©cile mais il faudra me promettre que tu feras attention de ne plus sucer ton pouce. D’accord petite C√©cile ? Et c’est pareil pour toi Olivier. D’accord les enfants ?

« oui »

« Je suis content de vous avoir vu les enfants. Surtout, travaillez bien √† l’√©cole et soyez toujours gentils entre vous deux ainsi qu’avec vos parents. Papa No√™l est vraiment fier de vous deux ! Maintenant, je vais devoir partir car j’ai d’autres enfants √† voir et plein de cadeaux √† livrer »

Sur ces belles paroles, le Père Noêl se leva de sa chaise et se pencha pour venir nous embrasser chacun notre tour.
Après nous avoir fait la bise, il nous dit au-revoir de la main.

« Au-revoir C√©cile et Olivier ! Amusez-vous bien avec vos jouets ! »

Il tourna les talons et repartit comme il √©tait venu par la porte d’entr√©e.

****

Je n’en revenais toujours pas ! On aurait dit un r√™ve mais non, c’√©tait bien r√©√®l ! et nous venions de voir enfin le P√®re No√™l.
M√™me si au d√©but nous avions eu un peu peur de lui, on √©tait triste √† pr√©sent qu’il soit d√©j√† parti.

Mais je savais qu’il devait voir d’autres enfants et livrer encore plein de cadeaux alors je me disais qu’il ne fallait pas que je sois √©goiste √©tant donn√© qu’il √©tait venu chez nous pour nous donner les n√ītres.

Je l’imaginai alors dans un ciel √©toil√©, son tra√ģneau tir√© par des rennes en partance pour de nouvelles contr√©es, bravant le froid polaire afin de donner de la joie aux enfants du monde entier en leur apportant des jouets.

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Je repensais encore à sa grosse voix et me disais intérieurement que je ferais tout pour tenir ma promesse car il avait réalisé mon rêve : celui de le voir en personne.
Oui, le simple fait de l’avoir vu et entendu avait suffit √† ravir mon coeur de petite fille insouciante que j’√©tais…

****

C’est alors que Maman nous dit :

« Vous √©tiez contents de voir le P√®re No√™l ? »

« Oui ! » nous empress√Ęmes de lui crier √† coeur joie.

« Vous avez vu les beaux cadeaux qu’il vous a apport√© ? Venez les voir ! »

Maman nous entra√ģna √† l’int√©rieur d’une pi√®ce et nous fit montrer les cadeaux qui reposaient sur la moquette. Nous √©tions √©merveill√©s devant tous ces jouets.

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« Wahou ! ils sont trop beaux nos v√©los, Maman ! » dis-je toute excit√©e.

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« Wahou ! Et la grosse bo√ģte de playmobiles Safari ! wahou ! trop bien ! t’as vu C√©cile ? »

« Oui, j’ai vu ! On pourra bien s’amuser ! Je suis trop contente ! »

 

 

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Mon frère et moi, étions vraiment très heureux car nous avions eu les cadeaux de nos rêves.

« Maman ? o√Ļ il est Papa ? Il √©tait pas l√† quand le Papa No√™l est venu » dit Olivier en faisant une moue boudeuse.

« Il √©tait aux toilettes, mon coco. Mais ce n’est pas bien grave, il le verra l’ann√©e prochaine. Vous √™tes contents que le Papa No√™l soit venu chez nous ? »

« Oh oui ! en plus il avait une tr√®s grosse barbe ! Maman ? il doit √™tre tr√®s vieux le Papa No√™l ! Sa barbe, elle √©tait toute blanche ! » dit Olivier en faisant la grimace.

« Oui,mon coco, tu as raison, il est tr√®s vieux »

Soudain notre père fit son apparition.

« Coucou les enfants ! j’√©tais √† l’√©tage. Maman m’a dit que vous aviez vu le P√®re No√™l pendant que je n’√©tais pas l√†. Comment il √©tait ? Il √©tait gentil avec vous ? »

« Oui, tr√®s gentil, Papa ! » s’empressa de lui r√©pondre Olivier.

« Et il nous a donn√© tous les jouets qu’on voulait ! les v√©los et les playmobiles ! » lui dis-je en souriant.

« Je suis content pour vous deux ! Ce sont de bien beaux cadeaux qu’il vous a apport√© pour No√™l ! Moi, je n’ai pas pu le voir mais promis la prochaine fois je le verrai »

« Les enfants, il se fait tard » dit Maman. « Il faudra aller vous coucher maintenant et demain vous pourrez jouer avec vos playmobiles. D’accord ? Comme √ßa, vous pourrez vous amuser toute la journ√©e avec vos jouets. Et vous avez vu comme la bo√ģte √©tait tr√®s grosse ? »

« Oui Maman, c’est vrai. La bo√ģte, elle est g√©ante ! Et demain on pourra mieux jouer, hein Olivier ? » dis-je en regardant mon petit fr√®re de connivence.

« Oui ! super ! Ce sera trop bien demain ! Tu viens C√©cile ? on va regarder encore la bo√ģte »

Et nous voici tous les deux en train d’examiner sur toutes les coutures la fameuse grosse bo√ģte de playmobiles Safari tout en nous exclamant sur les petites images qui se trouvaient au dos de celle-√ßi.
Nous faisions des commentaires sur tel ou tel personnage en vantant les mérites de chacun.

****

Apr√®s nous √™tre soigneusement bross√© les dents, nos parents vinrent nous souhaiter une bonne nuit en nous embrassant l’un apr√®s l’autre.
Quelques instants plus tard, nous dormions à poing fermés.

Bien au chaud, sous mes draps, je rêvais à la venue du bon vieux monsieur à la barbe blanche qui nous avait apporté de biens jolis cadeaux.

Je rêvais également au lendemain qui serait le jour le plus merveilleux de la terre, lorsque nous nous amuserions mon petit frère et moi, avec nos jouets tant désirés.

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Le No√™l de mon enfance : Premi√®re partie

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J’ai toujours aim√© la magie de No√™l ainsi que tous les pr√©paratifs qui pr√©c√®dent ce si grand et bel √©v√®nement.
Quel plaisir de pouvoir se rem√©morer chaque instant de son enfance rien qu’en d√©corant le sapin de boules, de guirlandes scintillantes et d’ampoules √©lectriques multicolores.

C’est pourquoi j’ai d√©cid√© de vous raconter √† travers cette page, quelques anecdotes du No√™l de mon enfance pass√© √† Marseille, plus pr√©cis√©ment √† Sausset-Les-Pins.

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Un Noêl à Sausset-Les-Pins :

Je me souviens encore de mes noêls passés à Sausset-Les-Pins, dans notre charmante villa qui se trouvait dans un lotissement à Carry Le rouet à Marseille.
Ces noêls là étaient vraiment magiques !

Je me rappelle encore avec beaucoup d’√©motion, l’un d’entre eux o√Ļ mon fr√®re et moi avions re√ßu comme cadeaux, de magnifiques v√©los rouges tout terrain ainsi que toute la panoplie compl√®te des playmobiles cat√©gorie « Safari en Afrique ».

Vous me diriez alors que c’√©tait tout √† fait de bon augure √©tant donn√© qu’apr√®s avoir v√©cu 5 belles ann√©es √† Marseille ; mes parents, mon petit fr√®re et moi allions faire quelques ann√©es plus tard, notre premier voyage africain direction la Guin√©e √† Conakry.

Une petite parenth√®se s’impose : mes parents connaissaient d√©j√† la C√īte d’Ivoire puisque nous y avions v√©cu 1 an et demi avant de faire construire notre villa √† Sausset-Les-Pins. Par contre, mon fr√®re et moi √©tions beaucoup trop petits pour nous souvenir de l’afrique.

Et donc, pour reprendre mon histoire, lorsque nous avions reçu ces magnifiques cadeaux, je devais bien avoir 6 ans et mon petit frère 5 ans (année 1983).

 

Préparatifs avant Noêl :

Quelques jours avant Noêl, notre maman nous avait aidé à fabriquer deux petites crèches pour mon frère et moi que nous avions par la suite, installées dans nos chambres respectives.

Elles √©taient vraiment tr√®s jolies et le soir, lorsque je m’allongeais sur mon lit, j’adorais admirer la mienne tout en r√™vassant et en pensant au Papa No√™l qui ne tarderait pas √† venir dans notre maison pour nous donner nos cadeaux.

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J’√©tais √©merveill√©e et ne cessais de me dire que j’avais beaucoup de chance de pouvoir f√™ter No√™l avec mes parents et mon petit fr√®re.
Oui j’√©tais tr√®s consciente du bonheur que j’avais et je m’en d√©lectais chaque jour qui passait jusqu’√† ce que No√™l arrive enfin.

****

Au moment du coucher, en me glissant sous les couvertures, je ne manquais jamais de faire mes prières pour la Sainte Vierge Marie et son mari Saint Joseph afin que tout puisse bien se passer pour eux ainsi que la future venue au monde de leur enfant Jésus Christ.

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Il est vrai √©galement que je n’oubliais jamais de mentionner le Petit Papa no√™l car je me disais qu’il lui faudrait beaucoup de courage pour livrer tous ces cadeaux dans chacune des maisons et ce sans en oublier une seule, surtout par ce froid si glacial.

Oui, je voulais que Dieu prenne bien soin de lui afin qu’il puisse nous apporter sans encombres √† mon petit fr√®re et √† moi nos jouets et pourquoi pas d’autres petites surprises √©tant donn√© que nous avions tout fait pour √™tre des enfants tr√®s sages avec nos parents (c’est du moins ce que je pensais).

Je priais aussi pour ma petite famille et demandais assez r√©guli√®rement pardon (pratiquement tout le temps) au Seigneur et au Petit Papa No√™l d’avoir une fois de plus sucer mon pouce et ce chaque soir durant. Oui, je dois bien avouer que c’√©tait ma plus grande faiblesse enfantine et qu’il m’√©tait difficile de m’en d√©tacher.

Et ce, malgr√© le vernis au go√Ľt amer que ma m√®re prenait le soin d’appliquer tous les une fois par semaine car elle ne voulait pas que je me d√©forme la dentition.
En y repensant aujourd’hui, je me demande encore comment je pouvais bien faire pour continuer tout de m√™me √† sucer mon pouce alors que l’amertume du vernis √©tait bien prononc√©e !

Pour vous dire √† quel point j’√©tais totalement accro de ce satan√© pouce ! ce qui n’arrangea rien du tout puisque 2 ans apr√®s je fus oblig√© de porter un appareil dentaire puis par la suite des bagues inesth√©tiques pour redresser mes dents.
Oui une v√©ritable torture mais au moins je remercie encore mes parents (et mon dentiste) de m’avoir fait faire ce traitement d’orthodontie sinon je n’aurais jamais pu arborer un joli sourire, aujourd’hui.

Avec du recul, je me dis qu’un pouce peut bien faire des d√©g√Ęts sans qu’on s’en rende compte durant son enfance !

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Lettre au père Noêl :

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En √©crivant ma lettre au Papa no√™l et avant de la lui adresser par l’interm√©diaire de mes parents, je lui promettais que je ferais tout pour ne plus sucer mon pouce mais que si jamais je le faisais (sans faire expr√®s biens√Ľr), je lui demandais de bien vouloir ne pas trop m’en tenir rigueur.

J’esp√©rais donc secr√®tement qu’il me pardonnerait cette petite incartade involontaire et qu’il tiendrait plut√īt compte de ma gentillesse et du fait que je fus durant tout le mois de novembre et d√©cembre, une enfant tr√®s sage avec ses parents et son petit fr√®re (du moins c’est ce que je pensais puisque j’√©tais une vraie petite fille mod√®le : douce, polie et appliqu√©e).

Ensuite, je terminai ma lettre en le remerciant et en lui dessinant des petits coeurs au bas de la page pour lui prouver √† quel point je l’aimais beaucoup.
J’√©tais pour ainsi dire comme tous les enfants du monde entier qui souhaitaient tout simplement que le Papa No√™l leur apporterait tous les jouets dont ils avaient r√™v√© durant le mois de d√©cembre.

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La Chrétienté :

Tout petits d√©j√†, Maman nous avait inculqu√© √† mon fr√®re et √† moi, les valeurs de la Chr√©tient√© car c’√©tait tr√®s important pour elle de nous transmettre ce que ses parents lui avaient appris √©tant enfant.

Pour ma part j’y croyais tr√®s fortement et j’aimais lorsqu’elle nous racontait l’histoire de la naissance de J√©sus Christ √† quelques jours de sa venue au monde…

ADORATION DE JESUS

 

Elle nous parlait aussi de tout ce qu’il avait accompli en grandissant et ce que les hommes lui avaient fait subir avant de mourir sur la croix.

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J’aimais ces instants l√† car j’√©tais fascin√©e par la vie de J√©sus Christ : cet homme si bon qui ne ressemblait √† personne et qui avait tant souffert mais toujours pardonn√© √† son prochain.

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Le soir, mon fr√®re et moi ne manquions jamais de faire nos pri√®res avant de nous coucher car c’√©tait tout simplement ancr√© en nous et que nous y avions pris l’habitude gr√Ęce √† Maman.
Depuis mes convictions chr√©tiennes n’ont toujours pas chang√©es et je reste tr√®s croyante en ce qui concerne ma religion catholique.

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Petit spectacle de marionnettes :

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R√©guli√®rement, et m√™me assez souvent, notre Maman aimait bien nous raconter des petites histoires lorsqu’elle en avait le temps.
Je me rappelle que durant la p√©riode des f√™tes de No√™l, elle faisait tout pour nous faire plaisir en nous en racontant davantage d’histoires car elle adorait nous faire rire et nous rendre heureux.

On s’asseyait bien sagement face √† elle et on l’√©coutait attentivement.
Le plus souvent, elle nous racontait ses petites histoires comme √ßa, juste en improvisant et elle y arrivait fort bien. Il pouvait lui arriver √©galement d’utiliser des marionnettes-main ou encore √† fil pour agr√©menter ses contes invent√©es.

Et le simple fait d’enfiler sa marionnette-main ou encore de la faire se mouvoir √† l’aide de ses fils, suffisaient √† l’inspirer et √† commen√ßer le d√©but de son histoire.
Oui, elle aimait improviser et je dois dire qu’elle √©tait extr√™mement dou√©e pour inventer de biens jolies petites histoires qui nous fascinaient mon fr√®re et moi.

Elle nous racontait √©galement les contes traditionnels que tout un chacun conna√ģt bien, tels que : le petit chaperon rouge, Cendrillon ou encore Blanche Neige et les sept nains, ect…
Lorsque mon fr√®re et moi l’√©coutions et regardions la marionnette qui s’animait, le temps √©tait comme suspendu et nous √©tions totalement subjugu√©s par toute cette magie qu’elle d√©ployait devant nos yeux √©bahis.

Les marionnettes nous faisaient tant√īt rire selon certaines situations ou peur lorsqu’elle faisait son √©trange voix qui imitait celle d’un animal que l’on connaissait bien ou encore celle d’une sorci√®re ou d’un monstre d’un conte de f√©es.
Mon fr√®re et moi ne voulions jamais que le spectacle s’arr√™te et nous en redemandions toujours et encore afin que cela puisse continuer √† l’infini mais ne dit-on pas que les bonnes choses ont irr√©m√©diablement une fin ?

Je n’oublierai jamais ces merveilleux instants que je garderai toujours en m√©moire…
Il est vrai que parfois j’aurais aim√© me projeter dans le pass√© et me retrouver alors l’enfant que j’√©tais, en train d’√©couter et de savourer les belles histoires de Maman.

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Les belles décorations de Noêl :

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Je me souviens encore des belles d√©corations de no√™l que Maman avait pris le soin d’installer un peu partout dans notre grand salon.
Il y avait des accordéons de guirlandes dorées/argentées accrochés au plafond ainsi que de grandes images autocollantes sur les vitres des fenêtres représentants des scènes de noêl tels que des petits anges, des étoiles, des sapins ou encore des petits pères Noêl.

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Pour moi, le salon de notre maison semblait alors tout droit sortir d’un conte de f√©es tellement il √©tait magnifiquement bien d√©cor√© et qu’il s’en d√©gageait une telle magnificence que j’en √©tais subjugu√©e.
Je me rappelle aussi qu’√† ces moments l√†, cette pi√®ce m’apparaissait encore plus grande et d√©mesur√©e.

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Ne dit-on pas que tout peut nous para√ģtre plus grand lorsque l’on est un petit enfant ?
Pour moi, c’√©tait √ßa aussi la magie de no√™l : toutes ces belles d√©corations qui mettaient imm√©diatement dans l’ambiance et √©merveillaient mes yeux √† chaque fois que je les admirais.

 

Le soir du 24 décembre, avant la naissance de Jésus Christ :

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Ce soir l√†, Maman nous avait pass√© plein de disques de No√™l et l’int√©rieur de notre demeure baignait dans une chaleur humaine tr√®s intense.
En effet, nous avions chanté tous ensemble de très jolis chants de Noêl tels que :

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РPetit Papa Noêl,

– Vive le vent d’hiver,

– Mon beau sapin,

– No√™l blanc, ect…

 

Tous ces chants m√©lodieux √©taient si merveilleux qu’ils enveloppaient nos coeurs de joie. Je me sentais en symbiose avec ma famille et en s√©curit√© √† l’int√©rieur de notre chez nous.

Cette nuit là, fut une bien belle veillée de Noêl.

 

Le sapin et la crèche :

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Je revois encore avec mes yeux d’enfant ce superbe et haut sapin vert (en synth√©tique) orn√© de boules, de guirlandes scintillantes ainsi que de guirlandes √©lectriques multicolores qui l’illuminaient joliment.

Le sapin tr√īnait fi√®rement dans notre salon et il √©tait accompagn√© de sa jolie cr√®che que Maman avait construite de ses mains pour l’occasion (elle est tr√®s dou√©e pour faire en deux temps trois mouvements des merveilles avec de simples mat√©riaux : papier, colle, ruban, ect ou avec du mat√©riel de r√©cup√©ration).
Ah cette crèche ! Elle était vraiment magnifique !

****

La féérie de Noêl :

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Au moment o√Ļ notre salon fut plong√© dans le noir mais tamis√© par de doux √©clairages d’abat-jours, le spectacle fut tout simplement f√©√©rique !

Les petites ampoules multicolores du sapin clignotaient par intermittence et rendaient un effet très cosy à toute la pièce.
Les effets de lumières colorées qui se projetaient sur la crèche lui donnaient un aspect magique, presque surréaliste qui me faisait rêver.

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Les santons qui se trouvaient √† l’int√©rieur semblaient alors vivants comme s’ils √©taient sur le point de se mouvoir devant nos yeux √©merveill√©s.
Et devant un tel spectacle, je me mettais √† penser au Papa No√™l qui ne tarderait plus √† venir chez nous et me disait qu’il devait d√©j√† √™tre en chemin s’il ne voulait pas √™tre en retard.

J’avais h√Ęte d’arriver au lendemain mais restais patiente car j’adorais cette veill√©e de No√™l en famille !
Demain, mon fr√®re et moi aurions l’immense joie de pouvoir d√©couvrir nos cadeaux et d’y jouer avec.

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Pour lire la suite, cliquez sur Deuxième partie.

Pour ton anniversaire, Maman

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Je souhaitai faire ce petit article pour exprimer tout l’amour que je ressens pour toi Maman…
En ce jour d’anniversaire, ce 28 Novembre 2015 : ma ch√®re petite Mamounette d’amour que j’aime tant, je voulais te d√©dier cette page pour te dire √† quel point je t’aime et que je t’aimerai pour toujours et √† jamais…

Heureux Anniversaire Maman !

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Une petite surprise juste pour toi, en toute sinc√©rit√©…

Ma belle mamounette adorée

Te voici √† Namakia (Madagascar) √† l’√Ęge de 16 ans

 

Un petit souvenir de ton enfance :

Un jour, ta Ma√ģtresse (une Religieuse originaire de la Suisse qu’on appelait « Soeur Myriam ») vous aviez demand√© √† toi ( tu devait avoir 12/13 ans) et √† tes camarades de classe de bien vouloir apprendre par coeur une chanson d’√©cole dont vous veniez de recopier les paroles sur vos cahiers de chants.

De retour √† la maison, tu avais donc appris les paroles de ladite chanson mais comme tu n’aimais pas trop sa m√©lodie, tu d√©cidas d’en apprendre aussi une autre que tu aimais particuli√®rement et dont le titre √©tait : « Les Marionnettes » du chanteur Christophe. Un chanteur populaire qui √©tait tr√®s √† la mode √† cette √©poque l√† et qui avait pas mal de succ√®s.

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Certes, la chanson ne faisait pas partie du registre musical de l’enseignement auquel les instituteurs avaient pour habitude de partager avec leurs √©l√®ves mais qu’importe, du moment qu’elle te plaisait…

****

Le lendemain matin, durant le cours de chant, la Soeur Myriam d√©signa au hasard quelques √©l√®ves afin qu’il puisse chanter la fameuse chanson d’√©cole puis vint enfin ton tour…

Tu te levas alors de ton banc puis tu commen√ßas √† entonner les premi√®res notes de la m√©lodie que tu n’aimais pas beaucoup. Tu la chantas si parfaitement bien que la Soeur Myriam te f√©licita pour ta prestation. Avant de te rasseoir, tu te lan√ßas et lui demanda timidement :

« Soeur Myriam, j’ai appris aussi une autre chanson que j’aimerais vous chanter s’il vous pla√ģt… »

Quelque peu surprise, la Soeur Myriam te répondit :

« Une chanson ? Mais tu sais qu’elle ne comptera pas dans ta note car je vous avais demand√© de n’apprendre que cette chanson que tu viens de nous chanter. Mais bon, je veux bien que tu nous la chantes. Quel est le titre de cette chanson H√©liette ? »

« Le titre de la chanson est : « Les Marionnettes du chanteur Christophe… » lui dis-tu avec une petite voix mais n√©anmoins avec assurance et satisfaction car tu te r√©jouissais de pouvoir la chanter devant elle et tes camarades.

La Soeur Myriam ajouta :

« Mais ce n’est pas une chanson d’√©cole ? Bon, je veux bien que tu nous la chantes mais comme je te l’ai dit tout √† l’heure, elle ne sera pas not√©e. Vas-y H√©liette, on t’√©coute maintenant. »

Ce fut un tr√®s grand moment d’√©motion pour toi lorsque tu commen√ßa √† chanter les premi√®res notes des « marionnettes ». Tu √©tais un peu intimid√©e mais fi√®re de la chanter haut et fort et ce jusqu’au bout sans faire une seule fois trembler ta voix ni faire de fausses notes.

D’ailleurs, la Soeur Myriam ne put s’emp√™cher de te f√©liciter tellement tu l’avais merveilleusement bien chant√©e.
Quant √† Tes camarades ils n’avaient eu de cesse de t’encenser car eux aussi avaient √©t√© bluff√© par ta prestation musicale.
Il faut dire que tu avais une voix magnifique qui ne pouvait laisser quiconque indifférent lorsque tu te mettais à chanter toutes sortes de mélodies.

Et de toi m√™me, tu √©tais consciente de ce fabuleux don que tu avais mais tu restais modeste car tu n’aimais pas trop te mettre au devant de la sc√®ne. Cependant, tu n’avais aucune g√™ne √† chanter chez toi, dans ton cocon familial car tu t’y sentais pleinement heureuse et sereine.

Oui, chanter était ta passion et tes parents disaient de toi que tu étais le petit pinson de votre maison.
D’ailleurs, ne dit-on pas : « gai comme un pinson ». Un petit rappel s’impose pour ceux qui ne le savent pas : Les pinsons europ√©ens sont des oiseaux chanteurs et de ce fait les ¬ę Pinsonneux ¬Ľ les √©l√®vent pour participer √† des concours de chants.

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Je trouve que tes parents avaient bien eu raison de te comparer à ce joli petit oiseau chanteur.

****

D√©j√†, lorsque tu √©tais enfant (d√®s l’√Ęge de 8 ans) tu aimais beaucoup chanter et cette passion ne fit que s’accro√ģtre au fur et √† mesure jusqu’√† ce que tu atteignis ton adolescence o√Ļ tu pris √† ce moment l√†, un peu plus d’assurance par rapport √† ta voix.

Tous les dimanches matins, toi et ta famille aviez pour habitude d’aller √† la messe (√† la petite √©glise de Namakia √† Madagascar) et tu ne manquais jamais de chanter avec all√©gresse chaque chant religieux en faisant ressortir du plus profond de ton √™tre et de ton √Ęme toute la puissance de ta voix d’alto.

Etant de religion catholique, tu aimais beaucoup te rendre dans cette √©glise pour prier car tu avais la foi en notre Seigneur et que tu appr√©ciais chanter tous ces chants liturgiques que tu trouvais beaux et m√©lodieux. De plus, ils te permettaient de travailler ta voix et de l’embellir un peu plus davantage.

****

Découverte des musiques de chambre :

Dans ton √©cole de Namakia (√† Madagascar), lorsque toi et tes camarades de classe aviez cours de dessin, ta Ma√ģtresse d’√©cole, la Soeur Myriam aimait bien vous faire √©couter ses vinyles de musique classique tel que le c√©l√®bre compositeur Wolfgang Amadeus Mozart ou encore Bethoveen, ect…

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Ce fut d’ailleurs √† cette p√©riode l√† que tu commen√ßas √† appr√©cier les musiques de chambre.

En effet, lorsque tu √©coutais ce genre musical, tu √©tais encore plus inspir√©e et ton imagination devenant fertile, tu prenais encore plus de plaisir √† dessiner (toi, tes fr√®res Christian et Francis ainsi que ta soeur Denise aimiez bien dessiner √† vos heures perdues car c’√©tait votre grande passion. Il arrivait √©galement que Christian, Francis et toi r√©alisiez des bandes dessin√©es. Tout ceci pour dire √† quel point vous √©tiez dou√©s pour le dessin dans la famille et ce d√®s votre plus jeune √Ęge.)

Un jour tu demandas √† la Soeur Myriam si elle pouvait te pr√™ter un de ses disques classiques, notamment le vinyle de Mozart (l’un de tes pr√©f√©r√©s) afin de pouvoir l’√©couter bien tranquillement chez toi.

Elle en fut d’abord agr√©ablement surprise puis te r√©pondit que oui car elle √©tait tr√®s fi√®re de constater que tu aimais bien la musique classique.
Et inutile de dire que tu t’en r√©jouissais d√©j√† √† l’avance car tu pourrais le r√©√©couter √† loisir et autant de fois que tu le voudrais.

****

Lorsque tu avais du temps libre devant toi, tu ne pouvais t’emp√™cher de chanter car cela te procurait de la joie. Ta famille (Tes parents : Ir√®ne et Th√©odore ainsi que tes fr√®res et soeurs : Solange, Christian, Denise, Francis, Alain et Patricia) savait que tu avais beaucoup de talent en la mati√®re et que tu r√™vais d’√™tre une chanteuse.

Ta meilleure amie (Renée) le savait aussi puisque vous aimiez bien chanter ensemble vos airs préférés.

Il pouvait t’arriver de chanter rien que pour ta Maman ou ton papa ou m√™me devant tes soeurs a√ģn√©es (Solange et Denise) rien que pour le plaisir ou tout simplement parce qu’ils te le demandaient car ils aimaient bien √©couter ta jolie voix.

Dans ces moments l√† tu ouvrais ton coeur et ton √Ęme car tu adorais leur faire plaisir. Oui, tu avais le don magique de vouloir toujours les rendre heureux, les rassembler.

Ta Maman √©tait ta plus grande fan et elle te demandait souvent de lui chanter une ou plusieurs de ses chansons favorites des artistes suivants : Alain Barri√®re, Salvatore Adamo ou encore Charles Aznavour…

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Dans ces instants l√†, vous partagiez toutes les deux de grands moments de complicit√© et d’√©motion car tout comme toi elle aimait la musique alors le simple fait de voir ses jolis yeux noirs p√©tiller de bonheur suffisait √† te procurer une immense joie.

Ta soeur a√ģn√©e Solange aimait bien √©galement lorsque tu lui chantais les chansons de son artiste pr√©f√©r√©e : Dalida car elle trouvait que ta voix ressemblait beaucoup √† celle de l’artiste.

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En effet, tu arrivais facilement √† imiter la voix si particuli√®re de Dalida en roulant les R, si bien que Solange en √©tait totalement admirative. D’ailleurs, avant de chanter tous les airs pr√©f√©r√©s de son artiste, elle ne manquait jamais de te demander de chanter toujours en premier lieu sa chanson f√©tiche qui n’√©tait autre que « Gondolier » interpr√©t√©e par Dalida.

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Le plaisir de chanter en duo :

Souvent, il pouvait t’arriver de chanter avec ta meilleure amie « Ren√©e » (ton amie d’enfance) car en mati√®re de chant, vous √©tiez vraiment deux ins√©parables.
Vous chantiez √† tue-t√™te et d’ailleurs vos parents ne manquaient jamais de vous dire que vous aviez vraiment de la voix, toutes les deux !

Vous aimiez chanter ensemble toutes sortes de chansons des artistes suivants : Dalida, Salvatore Adamo, Marie Lafor√™t ou encore Christophe…

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Chanter, faisait parti de l’un de vos passe-temps favoris et il faut dire qu’√† ce sujet, vous vous accordiez fort bien…

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La passion pour le chant et la musique :

Le chant faisait donc parti int√©grante de ta vie et tout comme le peuple Malgache qui aime chanter (√† savoir que le Malgache a une √Ęme de chanteur et de musicien) tu avais la passion de la musique dans le sang.

Chanter pour toi √©tait comme une seconde nature…

Dans la maison de tes parents, vous aviez un transistor et tu aimais bien √©couter les derni√®res nouveaut√©s qui passaient sur les ondes. D√®s lors o√Ļ il y avait une chanson qui te plaisait, tu prenais tout de suite ton cahier pour y recopier les paroles de celle-√ßi afin que tu puisses l’apprendre par coeur et pouvoir par la suite la chanter.

Tu avais aussi un mange-disque qui te permettait d’√©couter tes vinyles pr√©f√©r√©s. Pour dire, √† quel point tu √©tais une grande m√©lomane et que pour toi c’√©tait tout √† fait impossible de vivre sans musique !

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Aujourd’hui, rien n’a chang√© puisque tu es toujours autant passionn√©e de musique et d’ailleurs nous avons les m√™mes go√Ľts musicaux toi et moi.

Cela peut aller de Kendji Girac, Lady Gaga, Enrique Iglesias, Florent Pagny √† Shy’m, Johnny Hallyday ou encore aux musiques d’ambiance des √ģles, jusqu’aux musiques de films telles que : la BO de 1492 Christophe Colomb, Gladiator ou encore Out of Africa…La liste n’est pas exhaustive.

Voici ta Musique du moment que tu adores écouter actuellement :

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Tes registres sont tr√®s vari√©s et on se ressemble beaucoup de ce c√īt√© l√† vu que nous sommes deux m√©lomanes…
Et non seulement tu es une passionn√©e de musique, mais tu adores aussi danser…

****

La danse :

C’est d’ailleurs gr√Ęce √† toi si j’ai appris un jour, √† faire mes premiers pas de danse rien qu’en te regardant danser sur la piste…
Et depuis ce jour, je suis devenue (sans me vanter) une excellente danseuse tout comme toi…
Ce fut Papa qui t’appris √† danser car il √©tait lui-m√™me un excellent danseur qui savait d√®s son plus jeune √Ęge danser le rock, la valse, le paso doble, ect…

Et jusqu’√† pr√©sent, Papa et toi, dansez superbement bien et je dois bien avouer que j’adore vous regarder lorsque vous √™tes sur la piste de danse.
Concernant notre famille, je dois dire que la rel√®ve est bien assur√©e puisque la danse fait partie aussi de l’une de mes innombrables passions…

Du coup, on sait tr√®s bien danser (Toi, Papa et Olivier) ! si bien que les pistes de danses n’ont aucun secrets pour nous car nous avons le swing et le rythme dans la peau ! ce qui n’est pas donn√© √† tout le monde !

****

Pour terminer ma page en l’honneur de ton anniversaire :

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Je voulais te dire que tu incarnes pour moi : la loyaut√©, la sinc√©rit√©, l’honn√™tet√©, la temp√©rance, l’harmonie et la g√©n√©rosit√© sans oublier l’√©clat de ta beaut√© dont j’ai h√©rit√©…

Et moi je suis fi√®re d’√™tre ta fille, d’√™tre ta petite C√©cile…

C’est pourquoi je souhaitai te d√©dier cette page en ton honneur car je trouve que l’on ne dit jamais assez « je t’aime » aux personnes que l’on aime…

Aujourd’hui comme hier et pour tous les autres jours √† venir : « Je t’aime Maman ».

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Je te souhaite un très bon anniversaire !

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Ta fille Cécile.

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Voici les paroles de la chanson : « Les Marionnettes » du Chanteur « Christophe » :

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Je vais, je vais vous les présenter

L’une d’entre elles est la plus belle
Elle sait bien dire papa maman
Quand à son frère il peut prédire
Pour demain la pluie ou bien le beau temps

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Je vais, je vais vous les présenter

Chez nous √† chaque instant c’est jour de f√™te
Gr√Ęce au petit clown qui nous fait rire
Même Alexa cette pauvrette
Oublie, oublie, qu’elle a toujours pleur√©

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Elles vous diront, elles vous diront
Que je suis leur ami, que je suis leur ami
Que je suis leur ami, leur ami, leur ami

 

Mon stage de communication √† Mantasoa

Mantasoa se trouve √† proximit√© de la Capitale d’Antananarivo »¬†dans une r√©gion montagneuse entour√©e de for√™ts de pins, d‚Äôeucalyptus, de for√™ts primaires et de r√©serves naturelles pr√©serv√©es :

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Voici mon histoire :

Lorsque j’√©tais √©tudiante au Lyc√©e Fran√ßais de Tananarive, j’ai eu l’opportunit√© de faire un stage de communication √† Mantasoa dans un √©tablissement qui s’appelait « L’Ermitage » ; un charmant H√ītel-restaurant situ√© en pleine nature au bord du lac Mantasoa.

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Voici le lien qui vous m√®nera √† L’H√ītel Ermitage :

H√ītel-restaurant L’Ermitage

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Mes professeurs de l’√©poque (Ann√©e 93/94) avaient organis√© ce stage en vue de nous faire progresser dans le domaine de la communication afin de nous ouvrir au monde du travail.

****

Par un beau jour ensoleill√©, mes camarades et moi qui √©tions en classe de « BEP acc de premi√®re ann√©e » part√ģmes donc en bus, direction « Mantasoa ».

Inutile de vous dire que nous √©tions tous tr√®s excit√©s √† l’id√©e de rester 1 semaine dans cet endroit de r√™ve dont on nous avait racont√© monts et merveilles.

Certains de mes camarades connaissaient bien ce lieu et me racontaient que c’√©tait un endroit fort agr√©able et tr√®s reposant.

Quant √† moi, je connaissais quelque peu Mantasoa car mes parents, mon fr√®re et moi allions pratiquement tous les dimanches y d√©jeuner¬†dans la grande salle de restaurant du c√īt√© de la grande baie vitr√©e qui donnait sur le tr√®s beau jardin de l’√©tablissement et biens√Ľr sur le lac Mantasoa.

En effet, ma famille et moi adorions leur buffet à volonté qui était très bien achalandé en toutes sortes de mets diversifiés.

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Lorsque j’ai vu pour la premi√®re Mantasoa, j’√©tais litt√©ralement tomb√©e sous le charme de ce lieu que je trouvais bien agr√©able sans doute parce qu’il √©tait situ√© en pleine campagne et donc loin du vacarme assourdissant de la Capitale d’Antananarivo.

Et comme ma famille et moi habitions justement à Tananarive ; Mantasoa nous apparaissait tel un endroit de paradis loin de tous les bruits de la ville et des embouteillages perpétuels.

Si jamais vous ne connaissiez pas Mantasoa ; il faudra un beau jour que vous envisagiez de le visiter car c’est un lieu incontournable √† Madagascar.

****

Pour en revenir √† la suite de mon histoire concernant mon stage de communication effectu√© √† Mantasoa ; je n’avais jamais encore eu l’occasion de s√©journer √† l’h√ītel « L’Ermitage ».

Et biens√Ľr c’√©tait pour moi le r√™ve de pouvoir y dormir avec mes camarade de classe ; accompagn√©s de nos deux ma√ģtres de stage qui √©taient :

  • Mr Boussard (Prof de Maths)
  • Mr Husson (Prof de Droit).

J’√©tais d√©j√† toute √©moustill√©e √† l’id√©e de pouvoir mieux d√©couvrir Mantasoa et ce durant 1 semaine.

Pour moi, c’√©tait un peu comme si c’√©tait des vacances (Mais chut ! les professeurs avaient organis√© ce stage pour nous faire travailler et non l’inverse).

****

De Tananarive à Mantasoa :

Point de départ : Le lycée Français de Tananarive et direction Mantasoa.

Mes camarades et moi venions de nous installer bien confortablement √† l’int√©rieur du bus.
Et hop ! c’√©tait parti pour deux longues heures de route √† travers des lacets interminables de petites collines, √† vous donner quelque peu la naus√©e; surtout en ce qui me concernait.

En effet je suis sujette au mal des transports mais disons que le pire pour moi reste les voyages en avion.
Et donc, apr√®s deux longues heures de route ; nous arriv√Ęmes enfin √† bon port.

Nous √©tions chacun d’entre nous, tr√®s heureux d’√™tre dans cet endroit de r√™ve ; loin de la ville et surtout loin du Lyc√©e !

****

Mes camarades et moi regagn√Ęmes¬†rapidement nos chambres afin de ranger nos affaires et de nous faire un brin de toilette.

Ensuite, nous visit√Ęmes l’int√©rieur de l’h√ītel-restaurant ainsi que les alentours du grand domaine de l’Ermitage.
Comme il se faisait tard, les professeurs nous propos√®rent d’aller nous coucher afin d’√™tre frais et dispos pour le lendemain ; ce que nous f√ģment rapidement car nous √©tions tous fatigu√©s de notre voyage.

Le lendemain fut magique pour moi ainsi que les jours suivants.

Le seul fait d’avoir s√©journ√©e dans cet h√ītel durant 1 semaine me m√©tamorphosa.

En effet, ce stage de communication fut une v√©ritable r√©v√©lation pour moi puisqu’il me permis de davantage m’ouvrir et surtout de me r√©v√©ler, vu que j’√©tais une personne assez timide √† l’√©poque.

L’exp√©rience humaine ; le fait de vivre en communaut√© avec mes camarades de classe ; tout cela m’apporta un grand bienfait.

De plus, pouvoir effectuer ce stage √† l’√©tranger et qui plus est dans mon pays natal fut incroyable et sensationnel pour moi !

D’ailleurs, jusqu’√† aujourd’hui, j’en garde un excellent souvenir que je n’oublierai jamais et qui restera √† jamais grav√© dans ma m√©moire.

****

Jeu de piste dans le village de Mantasoa :

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Au cours de notre séjour, nos deux professeurs décidèrent de nous faire participer à un jeu de piste qui consistait à retrouver des balises qui se trouvaient dans le village de Mantasoa.

Comme nous étions 16 élèves, les professeurs nous séparèrent en deux groupes composés de 8 élèves.

Je faisais partie de l’√©quipe n¬į2 et le but du jeu √©tait de retrouver √† travers toute l’√©tendue du village de Mantasoa, √† l’aide d’une carte de la r√©gion chacune des balises mentionn√©es sur une feuille que nos professeurs nous avaient donn√©e.

Ensuite, nous devions r√©pertorier dans un calepin les balises trouv√©es et ramener celles qu’il fallait √† nos professeurs et biens√Ľr, le tout devait √™tre effectu√© dans un laps de temps limit√© si nous voulions remporter la victoire.

****

Recherche des balises :

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Mantasoa est si vaste qu’on peut facilement s’y perdre si on ne conna√ģt pas tr√®s bien l’endroit.

Son village est entour√© de grandes √©tendues de for√™ts d’eucalyptus qui sentent agr√©ablement bon.

Je me souviens encore de cette odeur vivifiante.

Lorsque mes camarades et moi, nous retrouv√Ęmes dans le coeur du village de Mantasoa ; ce ne fut pas si √©vident que √ßa de se rep√©rer √† l’aide de la carte de la r√©gion et m√™me en √©tant muni d’une boussole que nos professeur nous avaient pr√™t√©e.

Parmi toutes les recherches que l’on devait effectuer, on devait trouver la maison de Jean Laborde ; le c√©l√®bre personnage historique qui avait cr√©√© le premier site industriel √† Madagascar.

Cliquez sur ce lien si vous souhaitez en savoir un peu plus sur Jean Laborde :

L’histoire de Jean Laborde

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Je me souviens que j’avais ador√© visiter les alentours de cette maison ; par contre mes camarades et moi n’avions pas pu visiter ses int√©rieurs car la personne qui d√©tenait la clef √©tait absente.

La recherche des balises fut pour nous, la plus difficile de toutes les √©preuves qu’on avait d√Ľ effectuer durant notre stage de communication mais ce fut aussi un sacr√© d√©fi que chacun d’entre nous avait su relever avec succ√®s !

Comme quoi ce sont dans les d√©fis qu’on se r√©v√®le le plus ; du moins pour ma part.

Ce fut donc une excellente exp√©rience humaine et j’en garderai toujours un tr√®s bon souvenir.

Ce jour-l√†, nous f√Ľmes film√©s par l’un de nos professeurs afin de garder un souvenir de nos recherches de balises √† travers le village de Mantasoa, qui √† n’en pas douter resterait √† jamais grav√© dans nos m√©moires !

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Le journal télévisé :

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De plus lors de ce stage, mes camarades et moi avions été filmés, chacun notre tour pour présenter le journal télévisé comme de véritables présentateurs de JT (journal télévisé).

Ce fut d’ailleurs pour moi une grande premi√®re que je tenais √† vous raconter !
Je me souviens encore de cette petite pi√®ce qui se trouvait √† l’int√©rieur de L’h√ītel et o√Ļ l’on devait y jouer le r√īle du pr√©sentateur de JT.

J’√©tais install√©e √† une table avec devant moi des feuillets que je venais de r√©diger avec l’aide de mes professeurs et que je devais le moins possible lire car je devais regarder la cam√©ra.

Il est vrai qu’au d√©but j’√©tais tr√®s intimid√©e face √† l’objectif (c’√©tait mon Professeur de Math qui me filmait : Mr Boussard) mais ensuite je finissais peu √† peu √† m’y adapter et m√™me √† avoir plus de confiance en moi.

J’essayai de regarder le plus possible la cam√©ra car il fallait √©viter de rester trop longtemps le nez plong√© dans les documents.

Et ce fut avec r√©ussite que je remplis¬†cette t√Ęche : En effet j’avais pratiquement tout le temps regard√© la cam√©ra.
Par contre la chose la moins évidente pour moi, fut de sourire constamment.

D’ailleurs, en revoyant les images lors de la s√©ance de diffusion de notre journal t√©l√©vis√© ; mes professeurs me firent remarquer que j’avais un petit sourire crisp√© ; sans doute d√Ľ √† mon √©motivit√© face √† la cam√©ra.

Mais ce qui me rendit tr√®s heureuse, f√Ľt lorsqu’ils m’annonc√®rent que je pouvais vraiment √™tre fi√®re de moi car j’avais su surmonter ma timidit√© et mon manque de confiance en moi.

****

Le casting :

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A l’issue de ce stage, on avait aussi la possibilit√© de passer un casting si on le souhaitait pour pouvoir obtenir un r√īle dans le domaine du cin√©ma ou de la chanson.

Et devinez quoi ? J’avais choisi cette option car je voulais relever le d√©fi et surtout pouvoir me prouver √† moi-m√™me que je pouvais y arriver.
C’√©tait mon objectif principal ; faire montrer √† mes professeurs que je n’√©tais pas qu’une personne timide dans mon coin mais que je pouvais √™tre bien plus que √ßa : une jeune fille qui avait de la personnalit√©.

J’avais donc choisi de jouer le premier r√īle d’une jeune fille qui s’appelait Lisa et qui voulait r√©aliser son r√™ve : devenir une grande actrice de cin√©ma.

Et donc, mon professeur de Maths me remit un petit texte que je devais apprendre par coeur, la veille avant de passer mon audition.
Il me suggéra également de choisir une tenue appropriée qui me mettrai en valeur pour ce grand jour.

En ce qui concernait ce d√©tail vestimentaire, ce ne fut pas un probl√®me pour moi car ma douce Maman m’avait conseill√© d’emmener dans mon sac de voyage : ma jolie chemise bleue √† petites fleurs roses ainsi que mon pantalon en jean que j’aimais bien porter lorsque j’allais au lyc√©e.

Ce casting √©tait si important pour moi, que j’avais pris pas mal de temps √† jouer la fameuse sc√®ne que j’avais bien apprise par coeur, devant ma meilleure amie de l’√©poque.

Et lorsque j’√©tais toute seule, je continuais encore et encore √† la retravailler afin que je sois fin pr√™te pour le lendemain.

****

Et le jour J arriva irrémédiablement !

Quelques √©l√®ves devaient passer avant moi alors ce fut en quelque sorte une v√©ritable torture d’attendre enfin mon tour.
Ce jour là, les professeurs qui nous suivaient avaient pour mission de nous analyser dans les moindres détails ; ce qui accentua un peu plus ma peur.

Et de plus, pour cette grande occasion, la Directrice de casting d’une grande agence locale s’√©tait d√©plac√©e en personne afin de nous √©valuer et de nous donner ses appr√©ciations concernant nos interpr√©tations et nos performances.

Et bien évidemment, les élèves qui avaient choisi de passer ce casting devraient également être filmés comme pour le journal télévisé.

Lorsque vint enfin mon tour, j’entrais en sc√®ne en adoptant une attitude neutre car je voulais para√ģtre le plus naturel possible.
Mon coeur battait la chamade mais j’√©tais tr√®s concentr√©e et chose incroyable je n’avais plus peur ; j’√©tais totalement dans la peau de mon personnage : Lisa.

Lorsque la Directrice de casting me demanda pourquoi je voulais absolument avoir le premier r√īle, je lui r√©pondis tout simplement que j’aimais le personnage de Lisa car c’√©tait une r√™veuse comme moi qui √©tait certes timide mais qui avait du talent pour jouer n’importe quel personnage que ce soit dans la tristesse ou la joie et que j’en √©tais capable car j’avais pris des cours d’art dramatique durant deux ann√©es.

Biens√Ľr j’avais totalement invent√© cette histoire de cours dramatique mais le simple fait de l’avoir mentionn√© me donna l’avantage par rapport √† certains de mes camarades qui n’avaient pas pens√© √† cette id√©e lors de leur passage en sc√®ne.

Ce jour l√†, je ne sais pas pourquoi mais je m’√©tais sentie pousser des ailes dans le dos tellement je m’√©tais donn√©e √† fond car je voulais absolument d√©crocher le r√īle de Lisa.

Lorsque le casting fut termin√©, les professeurs et la Directrice de casting se¬†r√©unirent dans une autre salle afin de d√©battre pour savoir quel √©l√®ve obtiendrait le premier r√īle de Lisa.

Une fois apr√®s avoir √©lu l’√©l√®ve qui jouerait le r√īle de Lisa ; il revinrent dans la grande salle de conf√©rence, dans laquelle, mes camarades et moi avions pass√© le casting.

Lorsque mon professeur de Droit commen√ßa √† marquer √† la craie blanche les premi√®res lettres de mon pr√©nom « C√© » sur le grand tableau noir ; je croyais r√™ver ! mais non, c’√©tait bel et bien vrai !

Oui c’√©tait bien moi qui avait obtenu le fameux r√īle !

Je n’en cru pas mes yeux ! et sous le coup de l’√©motion j’en versais quelques larmes surtout au moment o√Ļ tous mes camarades et professeurs¬†m’applaudirent¬†√† l’unisson.

Et pour me r√©compenser d’√™tre sortie enfin de ma coquille, mes professeurs m’offrirent un pin’s repr√©sentant l’embl√™me des Rolling stones : la fameuse langue qui sort d’une bouche.

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Car pour la premi√®re fois j’avais d√©montr√© √† tout le monde de quoi je pouvais √™tre capable !

Et pour f√™ter la finalit√© de ces √©preuves,¬†nos professeurs nous firent la surprise de faire une petite excursion en bateau sur le lac Mantasoa pour aller visiter la ferme du g√©rant de l’h√ītel qui √©tait situ√©e sur un √ģlot voisin.

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Visite d’une ferme :

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Mes camarades et moi étions ravis et heureux de faire du bateau.

Le soleil √©tait au rendez-vous et nous √©tions tous en osmose avec la nature : c’√©tait tellement magnifique de voir toutes ces maisons en bois qui bordaient le lac.

Et lorsque nous visit√Ęmes la ferme du g√©rant de L’H√ītel L’Ermitage ; ce fut un pur plaisir des yeux.
Il y avait un √©levage de porcs et de volailles dont le g√©rant √©tait fier de nous montrer car il nous expliquait qu’il faisait lui-m√™me sa propre fabrication de charcuterie tels que : salamis, saucissons, saucisses, ect…

Il avait √©galement des cultures de toutes sortes de l√©gumes qu’il utilisait pour confectionner tous ses plats qu’il cuisinait car il √©tait le chef cuisinier du restaurant l’Ermitage.

Nous v√ģmes aussi deux magnifiques chevaux en libert√© qui couraient ensemble, crini√®res au vent.

Cela se ressentait que tous les animaux qui vivaient ici étaient bien traités car ils étaient en bonne santé et heureux.
Jamais je n’oublierai cette visite de cette paisible ferme. Ce fut une bien magnifique journ√©e !

****

Pour terminer mon histoire, je tenais à remercier tous mes professeurs.

Oui, merci d’avoir eu l’id√©e d’organiser ce stage de communication et qui plus est dans un merveilleux cadre tel que Mantasoa.

Ce stage me fut tr√®s b√©n√©fique et j’en garde jusqu’√† aujourd’hui une tr√®s bonne exp√©rience.

Ce souvenir est immortalis√© sous forme de K7 vid√©o que je garde bien pr√©cieusement et ce depuis des ann√©es et d’ailleurs je ne tarderai pas le convertir en DVD afin de le faire montrer plus tard aux personnes qui me sont ch√®res…

 

Souvenirs du Lyc√©e Fran√ßais de Tananarive

Lorsque j’√©tais √©tudiante √† Madagascar, plus pr√©cis√©ment √† Antananarivo j’avais 16, 17 et 18 ans et je me rappelle encore de mon ancien Lyc√©e Fran√ßais (LFT).

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lft

C’√©tait un ancien Monast√®re qui √©tait situ√© pas tr√®s loin de notre villa d’Ambodirotra situ√©e au 109 route circulaire.

(Aujourd’hui ce lyc√©e n’existe plus mais il y en a un autre bien plus beau et surtout bien plus grand et tr√®s moderne ! qui se situe au¬†B.P. 4019 Ambatobe, 101 Tananarive.)

Mais je vous avouerais que je pr√©f√©rais mon ancien lyc√©e qui avait une certaine √Ęme, sans doute par son architecture que je trouvais belle ; mais bien √©videmment, le nouveau Lyc√©e actuel doit √™tre beaucoup plus ergonomique et surtout bien mieux √©quip√© en mati√®re de technologies modernes et c’est ce qui compte finalement, surtout √† notre √©poque, o√Ļ nous voulons le meilleur de l’√©ducation pour nos enfants.

Cliquez sur ce lien si vous souhaitez visiter le nouveau LFT :

Réseau Lycée Français de Tananarive

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Voici le nouveau LFT de Madagascar : une petite ville à lui tout seul !!!

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Voici une photo du nouveau LFT de Madagascar

Durant les ann√©es 92/95 ; j’√©tais √©tudiante dans les classes suivantes :

  • ¬†3i√®me (Septembre 92 √† Juin 93)
  • ¬†BEP ACC 1√®re ann√©e (Administration Commercial et Comptable) (Septembre 93 √† Juin 94)
  • BEP ACC 2i√®me ann√©e (Septembre 94 √† Juin 95)

De ce Lyc√©e, j’en avais gard√© de tr√®s bons souvenirs ; c’est pourquoi j’ai voulu les raconter dans cette page.

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Sur cette photo, j’ai 17 ans et je me trouve dans mon village natal √† Namakia.

Voici mon histoire :

Mes meilleurs souvenirs d’√©tudiante furent sans conteste durant ma p√©riode de BEPacc de 93 √† 95.

En effet lorsque j’√©tais en classe de 3i√®me j’avais beaucoup de mal √† √™tre au niveau et je dois dire que je n’avais pratiquement pas d’amis(es).

Les professeurs dans l’ensemble √©taient trop durs envers moi √† part ma Professeur de Fran√ßais (Mme Origlio) qui m’appr√©ciait beaucoup.

Il faut dire que j’adorais la mati√®re « Fran√ßais » qu’elle nous enseignait et que j’√©tais assez dou√©e en r√©daction.

Ce fut d’ailleurs ma Professeur Principale de Fran√ßais (Mme Origlio) qui me conseilla la fili√®re professionnelle de BEP ACC.

Gr√Ęce √† elle, j’avais enfin trouv√© ma voie…

A cette √©poque l√†, il n’existait que la fili√®re BEP ACC (Brevet d’Etudes Professionnels d’Administration Commercial et Comptable) et donc aucun autre choix de section en ce qui concerne ce type de formation.

Mais qu’importe puisque je m’√©tais tout de suite sentie tr√®s √† l’aise en classe de BEP.

Non seulement j’√©tais bonne √©tudiante mais j’avais enfin beaucoup d’amis(es).

****

Durant la premi√®re ann√©e de BEP Acc j’√©tais la seule √©tudiante Fran√ßaise (« vazaha » comme on dit en langue Malgache).

Mais je me fichais d’√™tre la seule « Vazaha » car je me sentais avant tout « Zanatany » puisque je suis n√©e √† Madagascar.
C’√©tait au contraire, pour moi une grande fiert√© d’√™tre une Zanatany avec un coeur Malgache et des origines « R√©unionaise, Espagnole et Corse ». Un vrai melting pot que j’appr√©cie particuli√®rement.

Et donc, je m’√©tais totalement bien int√©gr√©e dans cette classe de BEPacc, entour√©e d’amis(es) d’origines Malgaches et Indiennes (karany) qui m’appr√©ciaient et dont je m’√©tait bien li√©e d’amiti√©.

D’ailleurs, j’√©tais une jeune fille tr√®s √©panouie durant cette p√©riode de scolarit√© de 93 √† Juin 95.

J’apprenais beaucoup de mes amis(es) Malgaches et Indiens et j’adorais par-dessus tout ; leurs cultures, leur savoirs, ect…

Et biens√Ľr mes professeurs de BEP avaient √©galement beaucoup contribu√© √† ma r√©ussite scolaire.

D’ailleurs, je tenais √† tous les remercier : (D√©sol√©e si j’en oublie…)

****

Voici quelques noms des Professeurs de BEP Acc Première et seconde année dont je me souvienne le plus :

  • Mr Moreno Henri (Prof de Comptabilit√©)
  • Mr Husson G√©rard (Prof de Droit)
  • Mme Husson Nicole (Prof de Biologie) (j’ai appris qu’elle √©tait d√©c√©d√©e : « Soyez en paix Madame car vous √©tiez un v√©ritable rayon de soleil dans votre classe de biologie et je tenais √† vous dire que je vous appr√©ciais vraiment beaucoup… »)
  • Mr Boussard Alain (Prof de Math)
  • Mr God√®s (Prof de Fran√ßais)

****

Durant les 1√®res et Secondes ann√©es de Bep Acc ; tous ces professeurs m’avaient suivi et je dois dire qu’ils m’avaient tous marqu√©e tant par leur rigueur que par leur gentillesse.

Sans eux, je n’aurais jamais eu de tr√®s bons souvenirs de mes deux derni√®res ann√©es de scolarit√©s de BEP pass√©es √† Madagascar ni m√™me de bons r√©sultats. (Je suis fi√®re d’avoir obtenu mes dipl√īmes de BEP ACC et de CAP ACC durant la promotion de 94/95).

Je tenais aussi √† remercier mes professeurs Principaux en ce qui concerne l’organisation des deux stages effectu√©s durant la premi√®re ann√©e et la seconde ann√©e de BEPacc.

Que de souvenirs gr√Ęce √† vous !

Je n’oublierai jamais mon stage de communication effectu√© √† Mantasoa lors de ma premi√®re ann√©e de BEP !

Gr√Ęce √† ce stage (d’une dur√©e d’une semaine dans un cadre magnifique tel que « Mantasoa » et qui plus est dans un charmant h√ītel-restaurant qui se nomme « L’Ermitage ») ; je m’√©tais enfin r√©v√©l√©e !

Enfin la petite C√©cile timide que j’√©tais ; avait su gravir les √©chelons et s’√©tait sentie v√©ritablement grandit et fi√®re d’elle-m√™me !

MERCI A VOUS TOUS !!¬†√† mes Professeurs et √† tous mes camarades de classe que j’ai perdu de vue.

Je ne vous oublierai jamais car vous êtes et que vous resterez toujours et à jamais mes plus beaux souvenirs de mes années lycée passées à Madagascar.

Nouveau document_1En haut, de gauche à droite : 

Jean-Luc, Judicael, Albert, Zaid, Marcellin, Hanif et notre Professeur Principal de Comptabilité : Mr Moreno Henri.

En bas, de gauche à droite :

Cathy, Sabine, Jos√©phine, Afssana (ma meilleure amie de l’√©poque), Moi C√©cile, Fran√ßoise et Marie Emilie Aim√© (M√©a).

Une charmante bestiole

1990 : Tchad √† N’Djamena :
Je me souviens encore de cette ann√©e l√† o√Ļ j’avais exactement 13 ans et mon fr√®re 12 ans…
J’√©tais d√©j√† une tr√®s grande passionn√©e de cin√©ma et j’adorai notamment tous les films fantastiques et futuristes…
La vid√©oth√®que : « SAVI » :

videothequeUn jour, que j’√©tais en train de regarder les jaquettes de films dans leurs boitiers VHS qui √©taient soigneusement align√©es et rang√©es √† l’int√©rieur des grandes √©tag√®res de la vid√©oth√®que « SAVI » ; je fus attir√©e par le titre d’un film que je n’avais encore jamais vu… : « GREMLINS »…

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Tout √† fait √† droite de l’√©tag√®re, vous pouvez aper√ßevoir le titre du film : Gremlins

Ce titre √©tait vraiment tr√®s √©trange mais surtout tr√®s accrocheur puisqu’il avait r√©ussi √† √©veiller ma curiosit√©…
Rapidement ; je lus le sujet du film et fus tout de suite tr√®s enthousiasm√©e par son histoire…

18462089.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxTitre original : Gremlins
Réalisé : par Joe Dante
Durée : 1H45
Date de sortie : 5 Décembre 1984 en France
Genre : Fantastique
Pays d’origine : Etats-Unis

Sujet du film :
L’inventeur Rand Peltzer veut offrir √† son fils Billy une √©trange petite cr√©ature, craquante comme une peluche, un « mogwa√Į », d√©nich√© chez un vieil antiquaire chinois.
Celui-ci ayant refus√© de lui vendre la bestiole, c’est son petit-fils qui le c√®de √† Rand en lui expliquant les consignes indispensables au bon entretien d’un tel animal : ne jamais l’exposer √† l’eau ni √† la lumi√®re et ne pas le nourrir apr√®s minuit.

Je venais √† peine de ranger dans mon sac, les 7 VHS que j’avais s√©lectionn√© (pour la semaine) chez « SAVI » ; que je pensai d√©j√† √† vouloir regarder √† tout prix, le fameux film fantastique « GREMLINS »…
En tous les cas ; ce serait tr√®s certainement celui-√ßi que j’insisterai aupr√®s de mes parents de regarder en premier ; parmis tous les autres VHS…
D’ailleurs, j’avais h√Ęte de rentrer √† la maison et d’y retrouver mon petit fr√®re afin de lui parler de ma petite trouvaille…

Un samedi soir en famille au Tchad : Soirée Cinéma :
Soir√©e « GREMLINS » :

18860808.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMon petit fr√®re et moi avions les yeux riv√©s sur l’√©cran et on ne loupait pas une seule miette du fameux film : « GREMLINS »…

Maman et Papa aimaient bien aussi regarder, le film…Mais disons que mon cher Papounet n’√©tait pas autant r√©ceptif que ma Mamounette car disons-le : mon Papa n’aime pas trop les films fantastiques avec des bestioles ; surtout avec ce genre de bestiole un peu loufoque et d√©jant√©e ; c’est pas trop son truc…

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Voici le Chef des Gremlins

Par contre, en ce qui nous concernait ; mon fr√®re et moi, pas de soucis ; nous √©tions totalement subjugu√©s par chacune des sc√®nes qui se d√©roulaient devant nos yeux…
D’ailleurs, au fur et √† mesure ; le film devenait de plus en plus int√©r√©ssant et m√™me effrayant…

gremlins-1984-01-gUne fois le film termin√© ; mon fr√®re et moi n’arr√™tions pas d’en parler ; m√™me au moment du coucher ; tellement nous l’avions bien appr√©ci√©…

GREMLINS_2_THE_NEW_BATCH-8Et comme nous partagions la m√™me chambre ; je peux vous dire qu’on s’en donnait √† coeur joie…
Allong√©s dans nos lits respectifs ; nous ne voulions pas dormir et on n’avait de cesse de chantonner le fameux chant interpr√©t√© par le si mignon Gizmo ; le h√©ros de GREMLINS..

Je vous invite à découvrir ce joli chant en cliquant sur la vidéo çi-dessous :

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Gremlins1984Réal. : Joe Dante

Le lendemain :

La magie du film ne s’√©tait toujours pas √©vapor√©e ; bien au contraire…
Mon fr√®re et moi ; on aimait bien parler de chacune des s√©quences du film ; surtout de la fameuse sc√®ne √† l’int√©rieur de la cuisine ; o√Ļ la m√®re de Billy, arm√©e de son grand couteau de cuisine √©tait en train d’√©pier chaque recoins sans se douter une seule seconde que l’un des Gremlins s’√©tait cach√© √† l’int√©rieur de l’un de ses placards…

GizmoOn adorait discuter de cette sc√®ne qui ne manquait pas de suspens et qui √©tait pour nous ; le moment le plus effrayant du film…

gremlin

Les vacances de Noêl : Décembre 1990 :

joyeux-noel-sapin-rougeLorsque vint enfin les vacances de No√™l ; au moment de faire ma s√©lection de vid√©os VHS √† la Vid√©oth√®que « SAVI » ; je d√©cidai de relouer le fameux film « GREMLINS » afin de faire une petite surprise √† mon petit fr√®re qui j’en suis certaine, serait ravi de le revoir avec moi..

Gizmo_dEt comme je m’y attendai ; Olivier en fut totalement enthousiasm√© ; et √† en juger par ses yeux fix√©s sur l’√©cran de notre t√©l√©viseur et ses commentaires sur certaines sc√®nes ; cela voulait dire qu’il √©tait devenu un fan de ce film ; tout comme moi, d’ailleurs…

gremlins-1984-06-gEt disons-le : nous avions √©t√© totalement conquis par ces charmantes bestioles…
Puis comme √† notre accoutum√©e ; √† la fin du film ; on aimait bien chanter ensemble le c√©l√®bre air du charmant h√©ros : Gizmo…

gremlins_gizmo_sipa_culturebox_1611 » laaaa, laaaa, lalalalala…lala… »
Une bien douce m√©lodie que l’on n’a jamais p√Ľ oublier, ni lui, ni moi ; et ce ; jusqu’√† aujourd’hui…
Et m√™me que de nos jours ; il suffit juste que je sifflote ce petit air pour que mon fr√®re s’en souvienne imm√©diatement ; tellement il a d√Ľ en garder, sans aucun doute ; un excellent souvenir depuis ce fameux jour o√Ļ nous avions regard√© en famille, pour la premi√®re fois « GREMLINS » ; dans notre maison √† N’Djamena, au Tchad…
Oui, un excellent souvenir que je n’oublierai jamais… et que je tenais √† en retracer le r√©cit ici, dans mon blog…

L’harmattan

Ce fut en 1989 que l’on repartait (mes parents, mon fr√®re et moi-m√™me) pour de nouvelles aventures Africaines !!! et cette fois-√ßi direction : Le Tchad √† N’Djamena (la Capitale)….
Comme vous pouvez l’imaginer, Le Tchad √©tait compl√®tement diff√©rent de la Guin√©e puisque son climat est d√©sertique au Nord et tropical au Sud…

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Il y a d’ailleurs des p√©riodes de grandes s√©cheresses ou l’on peut voir appara√ģtre des vents chauds, secs et poussi√©reux que l’on appelle : harmattan et qui n’arrivent qu’au nord du Tchad…

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Lorsqu’arrive cette p√©riode d’intense s√©cheresse ; je peux vous dire qu’il ne vaut mieux pas se retrouver √† l’ext√©rieur mais plut√īt se calfeutrer √† l’int√©rieur de sa maison…
L’harmattan ne dure en g√©n√©ral qu’1 √† 2 jours cons√©cutifs puis peut dispara√ģtre totalement….mais il peut tout aussi bien revenir tout au long de l’ann√©e…

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D√©but de l’harmattan qui commence √† se lever

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L’harmattan ne cesse de s’amplifier jusqu’√† ce que la visibilit√© devienne de plus en plus r√©duite…

A ces moments l√† ; le ciel devient rouge ou de couleur ocre…et on n’y voit plus rien tellement l’air est charg√© de poussi√®res de sable qui viennent du Sahara…

L’Harmattan :

vent_sable_002L’harmattan est un vent (aliz√©) chaud, sec et poussi√©reux d’Afrique de l’ouest¬†qui souffle vers le sud en provenance du Sahara dans le golfe de Guin√©e en hiver,¬†entre la fin novembre et le milieu du mois de mars.

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Charg√© de poussi√®res et de sables¬†(fines particules de 0,05 √† 1 microm√®tre), il¬†peut obscurcir l’atmosph√®re durant plusieurs jours et favorise les √©pid√©mies de¬†m√©ningite dans les pays sah√©liens ;
Notamment au Burkina Faso, au Mali et au Tchad, ce qui entra√ģne :
– La fragilisation des muqueuses par les particules en suspension ;

et/ou

– Par leur d√©ss√®chement, facilitant le passage du m√©ningocoque dans le sang.¬†La date de son d√©but d’apparition (entre fin novembre et d√©but janvier), sa dur√©e et son intensit√© peuvent fortement influencer les r√©coltes agricoles en Afrique de l’Ouest.
En effet, il repousse le front intertropical (FIT) au-dessus du golfe de Guin√©e, emp√™chant les pluies sur l’ensemble de la r√©gion.
On a remarqué pendant sa présence une nette augmentation des accidents de circulation et des accidents aériens.
Les hopitaux ont aussi not√© un nombre plus important d’hospitalisations pour des causes vari√©es :
– br√Ľlures domestiques,
– pouss√©es d’hypertension art√©rielle,
– bronchites,
Рdécompensation psychiatrique (agitation, dépression, etc.).
Harmattan √† N’Djamena :

f01Je me souviens encore d’un jour ou nous devions f√™ter le nouvel an dans un √©tablissement et qu’il fallait prendre la voiture pour pouvoir y acc√©der et c’√©tait justement au moment ou il y avait l’harmattan…
Ce fut un v√©ritable cauchemar….
Mon p√®re qui conduisait n’y voyait plus rien….et il fut m√™me oblig√© d’utiliser ses essuie-glaces afin de retirer toute cette accumulation de poussi√®re de sable…
Lorsque nous arriv√Ęmes enfin tant bien que mal, sur le fameux lieu ou se d√©roulait la f√™te…je peux vous dire que l’air √©tait tout simplement irrespirable tant la poussi√®re √©tait extr√™mement fine…
Cet air était suffocant.
Si bien qu’il fallait se boucher le nez, fermer les yeux et la bouche et courir rapidement, se r√©fugier √† l’int√©rieur du restaurant afin de ne pas se faire asphyxier par la poussi√®re qui restait en suspension dans l’air…
C’est vrai que de me rappeler de l’harmattan n’est pas vraiment un tr√®s bon souvenir ; mais bon, au moins j’ai su ce que c’√©tait vraiment…
Les Tchadiens connaissent bien l’harmattan et pour se prot√©ger de cette fine poussi√®re de sable ; ils portent un tissu enroul√© autour de leur t√™te, tel que vous pouvez l’aper√ßevoir sur cette photo…

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Guerre ethnique au Tchad en 1990

Le Tchad :

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Le Tchad est un pays d’Afrique Centrale sans acc√®s √† la mer, situ√© au sud de la Libye, √† l’est du Niger et du Nigeria, au nord du Cameroun et de la R√©publique centrafricaine et √† l’ouest du Soudan.

G√©ographiquement et culturellement, le Tchad constitue un point de passage entre l’Afrique du Nord et l’Afrique noire.
Sa capitale est N’Djamena.

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Histoire du Tchad :

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Voici le Président du Tchad : Idriss Déby

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Le Tchad, qui a fait partie des possessions Africaines de la France jusqu’en 1960, a subi 3 d√©cennies de guerre ethnique ainsi que des invasions par la Libye avant de retrouver une certaine paix en 1990.

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Voici des Goranes

Une paix qui ne dura h√©las pas tr√®s longtemps…

Je vais d’ailleurs vous raconter un bien mauvais souvenir que j’ai v√©cu (ma famille et moi) et dont je n’oublierai jamais…

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Voici mon histoire : Guerre ethnique :

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Par une belle matin√©e ensoleill√©e (nous √©tions le 2 D√©cembre 1990 et j’√©tais alors √Ęg√©e de 13 ans) nous re√ß√Ľmes un appel t√©l√©phonique nous annon√ßant qu’il y avait des rebelles qui venaient d’envahir N’Djamena pour prendre le pouvoir…

C’√©tait un coup d’√©tat qui avait √©t√© organis√© par surprise sous le commandement du G√©n√©ral Idriss D√©by afin de ne pas √©veiller les soup√ßons du Pr√©sident Tchadien de l’√©poque : Hiss√®ne Habr√©, son ancien compagnon d’armes…

Ainsi, avec l’appui de la France, le G√©n√©ral Idriss D√©by voulait chasser Hiss√®ne Habr√© de son pouvoir…

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Armée de terre Epervier

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N’Djamena √©tait donc assi√©g√© par des rebelles (Goranes) qui voulaient renverser l’actuel gouvernement d’Hiss√®ne Habr√© et placer au pouvoir leur G√©n√©ral Idriss D√©by en tant que nouveau Pr√©sident de la R√©publique Tchadienne.

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Petite parenthèse :

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Voici Idriss Déby

Idriss Déby Itno, né en 1952 à Berdoba (au sud-est de Fada) est un homme politique Tchadien.

Le 2 d√©cembre 1990, avec l’appui de la France, il chasse du pouvoir son ancien compagnon d’armes Hiss√®ne Habr√© apr√®s une p√©riode de lutte arm√©e men√©e √† partir du Soudan et le remplace le 4 d√©cembre avec le titre de pr√©sident du Conseil d’√Čtat.

Il est ensuite d√©sign√© « Pr√©sident de la r√©publique du Tchad » le 28 f√©vrier 1991, apr√®s l’adoption de la Charte nationale).

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J’en reviens donc √† mon histoire…

Comme tout coup d’√©tat Africain, ce fut la panique g√©n√©rale…

Apr√®s cet appel t√©l√©phonique, mes parents, mon fr√®re et moi, d√Ľmes pr√©parer nos bagages et prendre l’essentiel sans trop se charger.

Ce que nous f√ģmes assez rapidement car il fallait au plus vite quitter notre maison de fonction afin de rejoindre un √ģlot¬†(une maison r√©quisitionn√©e sous le commandement de l’arm√©e de Terre Fran√ßaise « Epervier » et qui y regroupait une petite minorit√© d’expatri√©s Fran√ßais tout comme nous…)

Les bagages faits et nos 3 chats install√©s dans leur sacs de voyage respectifs, nous part√ģmes direction cet √ģlot, en voiture.

Au cours de notre trajet, nous nous retrouv√Ęmes subitement nez √† nez devant un tank de l’arm√©e Fran√ßaise et je peux vous dire que la vision de cet √©norme engin fut tr√®s impressionnante car son canon √©tait tourn√© en notre direction…

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L’espace d’un instant je crus d√©faillir tellement j’avais peur…

Tout de m√™me, ce n’est pas tous les jours que l’on se retrouve face √† face devant un tank…

Et pourtant ma famille et moi en faisions l’horrible exp√©rience.

J’en garde d’ailleurs un tr√®s mauvais souvenir…

Mis √† part cette mauvaise rencontre lors de notre trajet, nous trouv√Ęmes enfin l’adresse de l’√ģlot.

Une fois notre voiture gar√©e dans le jardin de celui-√ßi, tout pr√®s du portail (nous n’avions pas le choix puisqu’il y avait d√©j√† un bon nombre de voitures qui √©taient gar√©es en √©pis) ; nous d√©cid√Ęmes de laisser nos 3 chats et nos valises √† l’int√©rieur de notre v√©hicule.

Mes parents d√©cid√®rent de sortir nos chats de leur sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus √† l’aise et ouvrirent √©galement un petit peu les fen√™tres arri√®res de la voiture afin qu’ils puissent mieux respirer.

Ensuite, tous les 4, nous rejoign√ģmes¬†le petit groupe d’expatri√©s qui se trouvait d√©j√† √† l’int√©rieur de l’√ģlot.

Une fois √† l’int√©rieur,¬†les heures pass√®rent et pass√®rent sans que quiconque ne vienne nous sauver.

Ma famille et moi √©tions tr√®s inquiets car on avait l’impression d’√™tre abandonn√©s et vraiment coup√©s du monde…

C’√©tait interminable cette attente¬†et cela √©tait d√Ľ en grande partie √† cause de la mauvaise strat√©gie de l’arm√©e de terre Fran√ßaise et du Quai d’Orsay (le Minist√®re des affaires √©trang√®res).

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Le temps passait irr√©m√©diablement lorsque soudain 2 goranes (des rebelles Tchadiens) arm√©s de leur kalachnikov et muni d’un pistolet, firent irruption dans le jardin en r√©clamant qu’ils voulaient juste une voiture (afin de pouvoir s’enfuir de N’Djamena, selon les dires du gardien de jour Tchadien de la maison).

photo-280085-LEt malheureusement, comme notre voiture se trouvait √™tre gar√©e pr√®s du portail,¬†vous devinez alors la suite…

Pourtant, il y avait bien un autre v√©hicule gar√© tout pr√®s de notre voiture et ce, juste en face du portail et qui se trouvait √™tre un 4X4 tout terrain…

Ce 4X4 √©tait vide,¬†c’est √† dire : sans aucun bagage et qui plus est sans animaux…

Mes parents ne voulaient pas donner leur voiture pour les simples et uniques raisons qu’il y avait tous nos bagages ainsi que nos chats qui √©taient rest√©s √† l’int√©rieur.

Mes parents ont tout fait pour faire entendre raison √† ce propri√©taire du 4X4 (qui √©tait √©galement le propri√©taire de la maison) mais celui-√ßi ne voulait en aucun cas donner son v√©hicule car il avait peur et qu’il √©tait tout bonnement un l√Ęche…

Je me souviens encore de cet homme¬†et p√®re de famille qui se fichait totalement de notre sort…

Ce jour-l√†, je me suis m√™me dis que c’√©tait un √™tre immonde, √©goiste et totalement indigne qui aurait du alors se retrouver √† notre place √† cet instant l√†… Oui, une situation des plus affreuses qu’il aurait du subir lui aussi…

D’ailleurs, si jamais il lisait cet article (que je souhaite), je tenais √† lui dire ceci :

« Vous √©tiez une v√©ritable ordure ce jour-l√† ! Oui une lamentable ordure ! Et vous vous √©tiez comport√© comme un l√Ęche ! Comment avez-vous pu oser ne pas donner votre 4X4 rutilant √† ces deux Goranes ? Hein ? Pourquoi ? La r√©ponse est √©vidente. Vous ne vouliez pas donner votre voiture toute neuve ! Allez au diable ! esp√®ce de sale cr√©tin ! »

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Malgr√© un dialogue sans fin¬†√† b√Ętons rompus (vraiment pitoyable et grotesque) avec cet homme d√©nu√© d’intelligence et de bon sens (pour lui faire soit disant entendre raison) ; mes parents durent se r√©soudre au pire ; donner leur voiture car les rebelles commen√ßaient √† s’impatienter.

C’est alors que mon p√®re prit ses clefs de voiture et sortit dehors.

Ma mère le suivit afin de pouvoir sauver toutes nos affaires ainsi que nos chats dans le cas ou les rebelles leur donneraient peut-être cette éventuelle possibilité (Ce que ma mère et mon père espéraient vraiment).

Mon p√®re essaya donc¬†d’expliquer (par des gestes) aux goranes qu’il voulait r√©cup√©rer ses valises ainsi que ses chats.

Ceux-√ßi ne s’y oppos√®rent pas mais ils voulaient en contrepartie, que mes parents se d√©p√™chent au plus vite afin qu’ils puissent quitter les lieux.

Vu leur excitation et leur impatience, cela se voyait qu’ils voulaient fuir au plus vite N’Djamena √† cause de l’arriv√©e des troupes du G√©n√©ral Idriss D√©by.

Mais l√† encore,¬†mes parents n’eurent pas de chance…

En effet, mon p√®re n’arrivait pas ouvrir la porti√®re avant (droite) √† cause de la serrure qui √©tait d√©fectueuse et qui devait normalement √™tre r√©par√©e dans les jours √† venir.¬†C’√©tait vraiment pas de chance !

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Mon père dut batailler tant bien que mal avec cette satanée serrure mais heureusement, la portière finit enfin par céder !

Mais c’√©tait sans compter sur ces rebelles qui commen√ßaient de plus en plus √† s’exciter et √† s’√©nerver davantage…

L’un deux commen√ßa √† hurler en un dialecte incompr√©hensible car il pensait que mon p√®re avait fait expr√®s de leur faire cette ruse afin qu’ils ne puissent pas voler sa voiture.

C’√©tait un regrettable mauvais coup du sort qui s’acharnait une fois de plus contre nous…

De l√† ou je me trouvais, (derri√®re la grande baie vitr√©e du salon de la maison) je pouvais voir tr√®s nettement toute la sc√®ne et je peux vous dire que jamais je n’avais eu autant peur de ma vie…

C’√©tait horrible de voir mes parents confront√©s √† ces sales brutes de rebelles…

Je m’imaginais le pire et je n’avais pas si tort que √ßa…

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Le gorane qui n’arr√™tait pas de hurler et qui avait les yeux inject√©s de sang car il √©tait sans aucun doute drogu√©, pointa subitement le canon de son pistolet dans le dos de ma m√®re qui essayait de sauver nos 3 chats et quelques uns de nos bagages.

Si vous vous souvenez bien,¬†mes parents avaient d√©cid√© de laisser nos chats en dehors de leurs sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus √† l’aise √† l’int√©rieur de notre voiture.¬†Eh bien, heureusement qu’ils avaient eu cette id√©e…

Deux chats avaient pu s’√©chapper de la voiture gr√Ęce √† ma m√®re qui les avait lib√©r√©s en d√©grafant leurs laisses qui √©taient attach√©es autour de leur cou et qui les emp√™chaient litt√©ralement de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir…

Puis avec rage et d√©termination, elle les avait rapidement repouss√©s vers l’ext√©rieur de l’habitacle afin qu’ils puissent enfin se sortir de ce pi√®ge…

C’est vrai que ma m√®re avait fait preuve de beaucoup de sang froid ce jour-l√† car ces deux chats auraient pu ne jamais s’en sortir si elle ne les avait pas d√©tach√©s de leurs laisses…

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Voici Minouchkaya (Vous savez, celle que j’avais sauv√©e in extr√©mis en Guin√©e √† Conakry)

Et donc, une fois délivrés, nos deux chats se mirent à courir très vite vers les buissons du jardin, tellement ils étaient effrayés.

Toujours avec autant de sans-froid, ma m√®re essaya de sauver tant bien que mal mon chaton blanc « Snoopy » qui s’√©tait cach√© sous le si√®ge avant du v√©hicule tellement il avait eu peur des Goranes mais h√©las, elle ne parvint pas √† le d√©livrer car il √©tait √©galement prisonnier de sa laisse qui l’emp√™chait de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir de cet enfer.

MON PETIT SNOOPYNO

Voici mon petit Snoopy…

Mais √† ce moment l√†, ma m√®re ne se doutait pas une seule seconde que le Gorane drogu√©, la visait dans le dos avec son arme √† feu…

C’est alors que mon p√®re qui avait observ√© les intentions de ce gorane fit un geste h√©roique…

Sans plus attendre, il tapa tr√®s fort sur le canon de la kalachnikov afin de rabaisser l’arme au sol et de d√©tourner la trajectoire de la balle.¬†Le canon se rabattit violemment contre le sol au m√™me moment o√Ļ ce gorane (drogu√©) avait appuy√© sur la g√Ęchette.

Soudain, j’entendis une d√©flagration.¬†Un bruit terrible et affreux,¬†me laissant paralys√©e sur place…

La balle tir√©e de la kalachnikov venait de tomber au sol.¬†Cette ordure de rebelle avait manqu√© son sale coup…

Par son geste, mon p√®re avait sauv√© la vie de ma m√®re…

Mais h√©las, il fut l√©g√®rement bless√© au niveau du ventre car la chaleur du bout du canon de la kalachnikov avait litt√©ralement transperc√©e sa chemise et donc √©gratign√© au passage sa peau, faisant appara√ģtre au bout de quelques instants, une petite¬†aur√©ole de sang qui maculait sa chemise.

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En voyant cette sc√®ne,¬†je d√©cidai de sortir de la maison car j’√©tais affol√©e et tr√®s inqui√®te.

Je sortis donc de la maison en courant...

Mais heureusement, une des personnes qui se trouvait √† l’int√©rieur stoppa ma course en me saisissant par la taille.

L’homme me plaqua contre lui et me dit tout doucement qu’il ne fallait plus que je fasse aucun geste…

En me stoppant dans ma course, j’eu le souffle coup√© et ne pu m’emp√™cher de pleurer (pas √† cause de la douleur mais par le fait que j’√©tais morte d’inqui√©tude pour mes parents).

Le geste de ce monsieur m’avait tout simplement sauv√© la vie car √† ce moment l√†, le deuxi√®me gorane me visait de loin avec sa kalachnikov…

Mon petit fr√®re qui se trouvait √† l’int√©rieur de la maison √©tait tr√®s angoiss√© car il venait de voir toute la sc√®ne.

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Je regardais mes parents au loin et je me disais que c’√©tait la fin du monde…

Le Gorane qui m’avait vis√©, attrapa brusquement le bras de son acolyte…¬†Je crois bien qu’il essayait de le r√©sonner.

La situation les échappait.

Et c’√©tait une certitude, mes parents ne pourraient pas sauver l’int√©gralit√© de leurs affaires, rest√©es dans le coffre de leur voiture.¬†

D’ailleurs, l’instant d’apr√®s, les goranes se pr√©cipit√®rent √† l’int√©rieur du v√©hicule et s’enfuy√®rent en roulant √† grande vitesse, ne laissant appara√ģtre derri√®re eux, qu’un √©pais nuage de poussi√®re de terre rouge…

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Ma m√®re √©tait sous le choc ainsi que mon p√®re…

Ils √©taient d√©sempar√©s et perdus…¬†Nous avions absolument tout perdu…

Nous n’avions plus aucun¬†bagage (les bijoux en or de ma m√®re qui √©taient des souvenirs de Madagascar et d’Afrique se trouvaient dans une de nos valises et ce fut un v√©ritable cr√®ve-coeur pour elle de savoir que ses biens les plus pr√©cieux furent entre les mains d’immondes salopards).

Mais dans ce terrible malheur, nous avions la chance d’avoir toujours nos deux chats qui avaient pu √™tre sauv√©s gr√Ęce √† Maman…

H√©las, ce ne fut pas le cas de mon chaton (que j’aimais tant) « Snoopy » qui √©tait rest√© coinc√© sous le si√®ge avant, c√īt√© conducteur de notre voiture…

J’imagine que ces ordures ont du l’abattre en le faisant souffrir (je ne sais de quelle mani√®re mais jusqu’√† aujourd’hui je pr√©f√®re ne pas trop y penser) vu que c’√©taient des sanguinaires !

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Mais ce que j’ai retenu le plus de cette atroce journ√©e dont je ne cesserai jamais de me la rem√©morer avec beaucoup d’√©motion et de tristesse ; c’est que nous avions fr√īl√© la mort de tr√®s pr√®s et que dans cet infernal chaos, nous avions eu l’immense chance de pouvoir rester en vie tous les 4…

Cela aurait pu mal se terminer mais je remercie encore le ciel d’avoir √©pargn√© nos vies… Qu’il ne soit rien arriv√© √† ma m√®re, ni √† mon p√®re (juste une l√©g√®re blessure due √† la br√Ľlure de la chaleur du canon de la Kalachnikov) et ni √† mon petit fr√®re !

Certes, on nous avait vol√© tous nos souvenirs de Madagascar et d’Afrique ainsi que nos biens les plus pr√©cieux ; sans oublier la perte de mon chaton mais dans tout ce drame, nous √©tions encore en vie et c’est ce qui est l’essentiel √† retenir finalement…

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En conclusion de mon histoire, je terminerai mon récit en vous disant ceci :

« La vie est ce qu’il y a de plus beau et de plus important sur cette terre… Elle n’a pas de prix… Elle est tr√®s pr√©cieuse et plus que jamais, elle vaut d’√™tre v√©cue…

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Je me souviens encore d’un tr√®s joli souvenir de la Guin√©e lorsque nous habitions encore, ma famille et moi dans notre charmante villa situ√©e en bord de mer, √† l’avenue Madina Corniche, dans la Capitale de la Guin√©e, √† Conakry…

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Mon fr√®re « Olivier » aimait beaucoup s’amuser √† explorer notre jardin car je dois dire qu’il y avait une multitude de toutes sortes d’insectes tr√®s insolites et √©tant donn√© qu’il avait une passion certaine pour les fourmis ; il aimait bien √©galement observer d’autres sp√©cimens d’insectes pour son plus grand plaisir !

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Pour ma part, je n’aimais pas du tout le monde des insectes mais alors pas du tout, √† part peut-√™tre pour les fourmis ou encore les coccinelles mais c’est tout !

Un jour, pendant que je jouais avec nos deux chiens Urs et Biciline ainsi que nos 3 chats,¬†Olivier m’interpella et me demanda de le suivre car il avait quelque-chose √† me faire montrer.

Je le suivis avec pas mal d’inqui√©tude,¬†non pas que je me m√©fiais de lui car je dois bien avouer que jamais il ne m’avait jou√© un sale petit tour comme certains petits fr√®res osent le faire par sadisme envers leurs soeurs.

Non, bien au contraire, Olivier ne m’avait jamais fait quoi que ce soit pour m’effrayer en me lan√ßant un insecte sur moi par exemple, non jamais et tant mieux d’ailleurs !

Par contre, le seul inconv√©nient chez lui, √©tait que si jamais je voulais qu’il √©crabouille vite fait bien fait une mante religieuse (j’ai horreur de ces sales bestioles) qui osait se mettre en travers de mon chemin, il ne le faisait jamais car il estimait que chaque insecte m√©ritait de vivre et donc il prenait l’insecte en question et le jetait un peu plus loin afin que celui-√ßi puisse continuer sa petite vie…

Eh oui ! il était très respectueux de la nature et du monde des insectes, pour mon plus grand malheur ! (Je veux parler des insectes bien entendu)

Ce fut donc avec une l√©g√®re appr√©hension que je suivis mon petit fr√®re en me demandant tout de m√™me ce qu’il allait bien me faire montrer ; sans doute le fameux QG de ces ch√®res fourmis…

Enfin arriv√©s sur le fameux lieu o√Ļ se trouvait ladite chose, Olivier me dit :

« Viens avec moi C√©cile. Allez viens. Suis-moi et accroupis toi derri√®re ce petit arbuste. Regarde l√†-bas… Tu as vu ?? »

Une fois m’√™tre accroupie, je regardai dans la direction qu’il me d√©signait du doigt.

Et ce fut √† ce moment l√† que j’aper√ßus une bien √©trange bestiole que je n’avais jusqu’alors pas encore remarqu√©e dans notre jardin car cela ne faisait pas tr√®s longtemps que nous vivions en Guin√©e. Et donc, nous n’avions pas encore fait suffisamment le tour de toutes ces charmantes b√©b√™tes…

Cette bestiole l√†, semblait venir tout droit de l’√®re pr√©historique tellement elle √©tait diff√©rente de tous les insectes que j’avais jusque l√† d√©j√† vu dans ma vie d’enfant. Et il se trouvait que cet extraordinaire animal √©tait l√†, juste devant mes yeux, √† quelques m√®tres seulement de moi…

Vraiment incroyable¬†une telle d√©couverte ! et qui plus est dans notre jardin…

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Puis, avec un petit sourire en coin, Olivier me dit :

« T’as vu ?? C’est la premi√®re fois que je vois un tel sp√©cimen. Il est beau, non ? Tu as vu ses pattes ? Et sa t√™te ? Trop bizarre, hein ?? »

« Oui c’est vrai, tu as raison » lui r√©pondis-je. « J’avais jamais vu une telle bestiole ! Elle fait un peu peur. Mais qu’est-ce qu’il fait l√† ?? » ajoutai-je avec curiosit√©.

Le grand l√©zard venait de boire une petite lamp√©e d’eau d’une petite flaque boueuse (la veille, il y avait eu une forte pluie) puis il enfouit sa dr√īle de t√™te pr√©historique dans un petit trou qui devait √™tre assez profond car √† pr√©sent, je ne voyais plus que ses deux pattes arri√®res griffues ainsi que sa si longue queue…

C’est alors que mon fr√®re me dit :

« √ßa fait un moment que je l’observe et j’ai vu qu’il n’arr√™tait pas de sortir des trucs ronds et blancs du petit trou ; sans doute des oeufs et qu’il les crevait ensuite avec ses pattes de devant pour manger ce qu’il y a dedans. Je pense que ce doit √™tre un m√Ęle sinon il aurait pas manger ses propres oeufs si c’√©taient les siens… »

« Mais √† qui sont les oeufs alors ? demandai-je. « Berk, il est d√©gueulasse en tout cas. Pourquoi il mange √ßa ?? Il est m√©chant, je trouve. Il tue des b√©b√©s »

« Mais c’est la nature C√©cile ! Tu peux pas emp√™cher √ßa. Je pense que les oeufs appartiennent √† la femelle l√©zard qui lui ressemble un peu, sauf que j’ai remarqu√© qu’elle est beaucoup plus petite que lui. Je l’ai vu tout √† l’heure avant de voir le grand m√Ęle et elle mettait souvent sa t√™te √† l’int√©rieur du petit trou mais je sais pas trop ce qu’elle y faisait. Puis ensuite, j’ai vu le grand l√©zard qui venait tout pr√®s du trou pendant que la femelle √©tait partie. Et c’est l√† que j’ai mieux observ√© le man√®ge du m√Ęle et que j’ai voulu que tu vois √ßa. Depuis tout √† l’heure, il a d√©j√† mang√© 3 oeufs »

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« Mais tu le laisses faire ? Pourquoi ?? Et la femelle ?? Qu’est-ce qu’elle fait ?? pourquoi elle revient pas ?? »

« Mais elle √©tait revenue tout √† l’heure. Sauf que le m√Ęle lui barrait la route qui m√®ne √† ses oeufs et il avait l’air de la menacer alors elle s’est enfuit quelque part et depuis elle n’est plus revenue. Mais je voulais faire quelque-chose, c’est pour √ßa que je t’ai appel√©. Tu veux que je te dise mon plan ? »

« Mais c’est quoi comme plan ?? Qu’est-ce que tu veux faire ? Dis-moi… »

Avec de nouveau ce petit sourire que je lui connaissais si bien ; il me dit :

« Voil√†, j’aimerais l’attraper et le placer √† l’int√©rieur de la gloriette. Ensuite, on pourrait lui donner √† manger, prendre soin de lui et mieux l’observer. Tu sais, c’est rare une b√™te comme √ßa ! Moi, en tout cas, j’aimerais bien le faire et toi ?? »

« Eh bien, je sais pas trop… Il fait un peu peur quand m√™me. Comment on ferait pour l’attraper ? En plus, il a des griffes. Je sais pas trop… Tu crois vraiment qu’il faudrait faire √ßa ?? »

« Mais oui, pourquoi pas ?? Allez C√©cile ! N’aie pas peur. Je suis l√†. Regarde, j’ai d√©j√† cette ficelle en raphia que je viens de faire un noeud coulant pour pouvoir l’attraper. Toi, tu prendras ce b√Ęton pour l’emp√™cher de fuir et alors il sera pris au pi√®ge ici m√™me. C’est le lieu id√©al pour l’attraper, je trouve… »

****

En effet, nous nous trouvions dans l’all√©e principale qui menait √† notre jardin avec des murs en vis √† vis.

Il y avait le haut mur de cl√īture qui se trouvait √† notre gauche et dont le dessus √©tait parsem√© de bris de verres (pour dissuader les voleurs de le franchir) ; quant √† notre droite, il y avait le mur de notre propre maison qui longeait notre all√©e ; o√Ļ se trouvait tr√®s pr√©cis√©ment notre « Grand L√©zard »…

Aussit√īt dit, aussit√īt fait,¬†nous d√©cid√Ęmes de mettre √† ex√©cution notre plan machiav√©lique…

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Mon fr√®re r√©ussit tant bien que mal √† capturer l’√©trange animal en lui passant la corde au cou pendant que moi je tapais tr√®s fort sur le sol de l’all√©e avec mon b√Ęton afin qu’il ne puisse pas se frayer un passage et s’enfuir entre nos jambes.

Accul√© au mur de notre maison,¬†le l√©zard √©tait bel et bien pris au pi√®ge tandis que mon fr√®re √©tait en train de bien lui nouer le collier autour de son cou tout en veillant √† ne pas trop le lui serrer trop fortement afin que celui-√ßi n’en soit pas g√™n√©.

Enfin captur√©, notre troph√©e se trouvait √† pr√©sent √† l’int√©rieur de notre gloriette, en train de ne cesser de glisser sur le carrelage √† cause de ses pattes griffues qui n’adh√©raient pas bien √† la surface trop lisse de celui-√ßi. Il essayait en vain de courir pour pouvoir s’enfuir mais sans succ√®s…

Le grand l√©zard √©tait attach√© de mani√®re √† ce qu’il ne puisse pas s’enfuir de la gloriette pour aller dans le jardin mais il avait assez de laisse et suffisamment d’espace pour pouvoir marcher et se d√©gourdir les pattes.

Quelques temps plus tard,¬†√† force de glisser sur le carrelage, il commen√ßait √† se fatiguer et s√Ľrement √† r√©aliser qu’il n’arriverait pas √† se sauver.

C’est alors qu’il finit par se calmer et donc √† ne plus se rebeller ; ce qui nous perm√ģmes √† mon fr√®re et √† moi de pouvoir faire enfin, plus ample connaissance avec notre nouvel h√īte que nous avions d√©cid√© de baptiser : « L√©on ».

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Léon, le lézard géant :

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Petite parenth√®se : « Le Crotaphytus collaris » :

Le Crotaphytus collaris est une espèce de sauriens de la famille des Crotaphytidae.

Ce lézard atteint environ 30 centimètres (queue comprise). Il a une large tête, des membres bien développés avec des doigts longs et pourvus de griffes. Le corps est assez aplati et large.

Le Crotaphytus collaris poss√®de un collier noir autour du cou, caract√©ristique.¬†La t√™te du m√Ęle peut √™tre jaune ou orange vif. Le reste de la livr√©e est color√©e, avec une dominance de bleu azur, vert – gris, parsem√©e de taches jaunes ou gris√Ętres.¬†Cette livr√©e peut √™tre assez vari√©e selon les sous-esp√®ces.

La femelle pr√©sente en g√©n√©ral des couleurs plus ternes dans les bruns, sauf lorsqu’elle est en p√©riode de ponte, o√Ļ apparaissent des t√Ęches et des traits rouge-orang√© sur la gorge et le flanc.

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Cela faisait d√©j√† pas mal de jours que L√©on vivait chez nous dans notre gloriette et je dois bien avouer que mon fr√®re et moi avions commenc√© √† nous y attacher tr√®s fortement…

Pour ainsi dire,¬†il √©tait devenu la mascotte de la maison et m√™me si au d√©but nos parents n’√©taient pas tout √† fait d’accord sur le principe de sa captivit√©, ils finirent par nous laisser faire, vu que Maman connaissait parfaitement ce genre de jeu qu’elle avait pratiquait elle-m√™me durant sa jeunesse, sauf qu’√† la seule diff√©rence pr√®s, c’est qu’elle n’avait encore jamais gard√© en captivit√© un l√©zard mais plut√īt jouer avec eux…

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Au fil des jours qui passaient,¬†L√©on √©tait devenu tr√®s gentil et il aimait bien qu’on lui donne toutes sortes de nourritures : Des petits insectes tels que des vers de terre, des sauterelles, des mantes religieuses g√©antes (cela ne lui faisait pas peur de gober de tr√®s gros insectes vu que sa gueule √©tait d√©mesur√©e) que je chargeais bien volontiers mon petit fr√®re de les lui donner, vu que j’avais une trouille bleue de tous ces insectes et encore plus des mantes religieuses ! Quelle horreur !¬†

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Pour ma part, j’aimais bien lui donner des petites feuilles de salade que Maman me donnait lorsqu’elle faisait de la salade verte pour ses repas…

Bref, mon fr√®re et moi, nous occupions fort bien de notre petit L√©on…

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Et comme on l’avait attrap√© durant nos cong√©s de scolarit√©,¬†on prenait bien soin de lui d√®s le lever du matin jusqu’en fin d’apr√®s-midi. On adorait jouer avec lui, le nourrir ou encore le caresser…

Il est vrai qu’en ce qui me concernait,¬†je n’avais jamais os√© lui caresser la t√™te ou encore le ventre et je pr√©f√©rais de loin que ce soit mon petit fr√®re qui lui fasse ce genre de soin.

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Mais √ßa n’emp√™chait pas que je l’aimais bien notre l√©zard m√™me si celui-√ßi avait une t√™te un peu √©trange et qu’il ressemblait quelque peu √† un tyrannosaure rex de la pr√©histoire, certes en version miniature et en beaucoup moins f√©roce ou effrayant que l’original… Je le trouvais tout de m√™me assez mignon !

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Et ce fut donc durant pr√®s de 2 semaines que nous gard√Ęmes en captivit√© notre petit L√©on que nous aimions tant…

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Mais un jour, mon fr√®re et moi d√©cid√Ęmes qu’il fallait le remettre en libert√© car nous avions remarqu√© que de plus en plus, il y avait d’autres l√©zards de son esp√®ce qui venaient lui rendre visite par curiosit√© ou qui venaient lui chercher querelle…

Et comme il √©tait attach√© par une corde,¬†il ne pouvait pas bien se d√©fendre face √† ses d√©tracteurs qui n’h√©sitaient pas √† s’attaquer √† lui en le mordant, lui laissant au passage quelques vilaines petites cicatrices sur le corps…

De plus, mon fr√®re et moi n’√©tions pas non plus 24 h/24 √† le prot√©ger car nous avions aussi d’autres occupations et ce fut donc en parti √† cause de toutes ces raisons, que nous d√©cid√Ęmes un beau jour, de le rel√Ęcher afin qu’il redevienne libre comme il l’√©tait autrefois…

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La liberté de Léon :

Ce jour l√†,¬†chose tr√®s rarissime¬†dans le domaine de nos amis les l√©zard, Monsieur L√©on ne voulait plus du tout nous quitter et ce malgr√© que mon fr√®re lui eut retir√© son collier…

Il s’√©tait trop habitu√© √† nous¬†et il restait plant√© l√†, √† nous regarder de ses petits yeux noirs en amande, comme s’il nous disait :

« Mais je ne veux pas partir ! Je veux rester avec vous ! S’il vous pla√ģt, laissez-moi avec vous ! Je vous aime bien, moi… »

Mon fr√®re et moi √©tions tr√®s tristes de le laisser partir mais on voulait vraiment qu’il retrouve sa libert√©…

Alors d’un geste de la main,¬†on lui faisait signe de s’en aller et on lui disait :

« Allez L√©on ! Il faut que tu partes maintenant. Tu verras, tu seras tr√®s heureux en libert√©. Allez, vas-y petit L√©on. Va retrouver ta libert√©. On ne t’oubliera jamais gentil petit L√©on…On t’aime, tu sais… »

Au bout d’un certain temps,¬†il inclina la t√™te comme s’il avait compris notre message puis il nous regarda pour la derni√®re fois de ses √©tranges petits yeux malicieux puis s’enfuya √† toutes pattes √† travers une des alv√©oles de notre mur de cl√īture qui donnait sur la plage…

Et hop ! en un rien de temps, il s’√©tait retrouv√© √† l’ext√©rieur de notre jardin, c√īt√© plage ; l’endroit m√™me o√Ļ tous ses amis les l√©zards de son esp√®ce, aimaient bien r√©chauffer leur corps au soleil et qui devaient tr√®s certainement l’attendre √† ce moment-l√†…

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Et voilà que notre ami Léon était bel et bien parti pour de nouvelles aventures.

Des aventures qui n’appartiendraient qu’√† lui…

D√©sormais, nous n’aurions plus jamais le plaisir et le privil√®ge de pouvoir observer notre petit l√©zard…

Mais c’√©tait notre souhait ! alors nous n’avions aucun regret √† ce sujet !

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L√©on fut donc le seul et dernier des l√©zards de son esp√®ce √† √™tre rest√© en captivit√© chez nous et √©galement le seul √† √™tre observ√© de tr√®s pr√®s durant plusieurs jours…

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Pour toutes celles ou tous ceux qui se demanderaient si un jour, mon fr√®re et moi √©tions tomb√©s par hasard sur notre petit L√©on ; la r√©ponse sera n√©gative…

L√©on avait quelques particularit√©s physiques telles que de longues balafres sur ses flancs ainsi qu’une t√™te bien sp√©cifique que l’on aurait pu reconna√ģtre entre mille parmi tous ses cong√©n√®res…

Non, notre L√©on ne revint plus jamais chez nous mais cela ne nous attrist√Ęmes pas ; bien au contraire, puisque nous nous disions qu’il devait sans doute couler des jours heureux ailleurs, avec ses amis(es) les l√©zards de son esp√®ce…

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C’√©tait l’histoire de L√©on, notre l√©zard g√©ant que je voulais absolument vous raconter car il faisait parti de l’un de mes plus beaux souvenirs pass√©s en Guin√©e lorsque j’avais 10 ans. Un √Ęge o√Ļ l’on est intr√©pide et que la d√©couverte est tr√®s enrichissante…