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Ma plus belle Ă©toile đŸŒ 

En ce jour de 24 DĂ©cembre 2017 ; un de ces jours que j’aime particuliĂšrement ; un de ces jours que tous les enfants du monde entier affectionnent tant ; un de ces jours qui me ramĂšneront toujours loin en arriĂšre
.

Un de ces jours oĂč tous mes plus beaux souvenirs de NoĂ«l me reviennent en tĂȘte


De merveilleux souvenirs de repas de Noël passés en famille


Le sapin scintillant, la crÚche toute illuminée attendant la venue au monde du Christ


Les jolies dĂ©corations d’or et d’argent faisant briller mes yeux de joie


Le festin de fĂȘte prĂ©parĂ© avec amour de Maman


Les bonnes odeurs alléchantes de tous ces mets me faisant frétiller les narines de plaisir


Les mignardises sucrĂ©s Ă  souhait…

Les douces et chaleureuses mélodies de Noël me transportant dans une allégresse et me faisant verser quelques larmes


Des larmes que je verse encore aujourd’hui mais surtout pour un ĂȘtre cher que j’ai perdu et qui nous a quittĂ©s ce Mercredi 15 Novembre 2017


Un ĂȘtre exceptionnel que j’aimais si fort


Un ĂȘtre qui aimait beaucoup l’ambiance de NoĂ«l, sa magie et toute sa fĂ©erie…

Un ĂȘtre qui n’est autre que mon Cher Papa adorĂ©…

Un Papa au cƓur d’or avec une gĂ©nĂ©rositĂ© extrĂȘme prĂȘt Ă  toujours aider son prochain ; tendre la main


Un Papa aimant et tolérant


Un Papa qui aimait la vie, tout simplement…

Un homme fort, courageux, combatif et veillant tel un Papa Poule sur sa petite famille


Oui, tu Ă©tais bien tout cela mon Papa


Et tu aimais particuliĂšrement les veillĂ©es de NoĂ«l comme celle d’aujourd’hui qui te rendaient toujours si Ă©mu


Un Papa si fort et si sensible à la fois


Et moi, ta fille ; je souhaitais te dĂ©dier cet article en ce 24 DĂ©cembre 2017…

Tu n’es pas lĂ  mais tu veilleras toujours sur nous
 sur ta petite famille que tu aimais tant


Tu n’es pas mort
 Tu es juste parti faire un voyage dans le ciel
parmi les Ă©toiles toutes illuminĂ©es et tu nous observes de lĂ  haut


Tu es toujours là ; prùs de nos cƓurs


Tes jolis yeux verts pĂ©tillants nous regardent avec ce bel amour que tu portais Ă  chacun d’entre nous


Le plus grand amour de ta vie : Notre Maman que tu chĂ©rissais tant t’accompagnera pour l’Ă©ternitĂ© et Ă  jamais dans ton long voyage


Il en sera de mĂȘme pour nous, tes enfants… Olivier et Moi
.

Oui, un Papa merveilleux qui restera pour toujours dans nos cƓurs car nous t’aimons trĂšs fort et Ă  l’infini


Un Amour de Papa…

Ma plus belle Ă©toile qui scintillera Ă  jamais dans le ciel…🌠

Joyeux NoĂ«l ! Papa ! On t’aime !❀❀❀

Joyeux NoĂ«l Ă  tous ! 💗💖💖💖💖💝

La Suricate.

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Le NoĂȘl de mon enfance : DeuxiĂšme partie

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Le Menu de fĂȘte lors de la veillĂ©e de NoĂȘl :

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Maman fit rĂ©chauffer tous les bons petits plats qu’elle avait concoctĂ© la veille.
Du salon, je pouvais sentir toutes les effluves qui s’Ă©chappaient de la porte entrouverte de la cuisine.

Hum ! toutes ces bonnes odeurs allĂ©chantes qui me mettaient l’eau Ă  la bouche…
Ah ! les bons menus de fĂȘte de Maman ! C’Ă©tait tout de mĂȘme quelque chose !

 

Voici le menu de fĂȘte de cette soirĂ©e mĂ©morable :

L’apĂ©ritif :

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– Biscuits apĂ©ritifs,
– oeufs de lump sur toasts,

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– olives vertes et noix de cajou,

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– Bretzels,
– jus de fruits pour les enfants et Punch ou Kirr (ou vin blanc) pour les adultes…

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Pour cette occasion, nos parents nous avaient autorisĂ© Ă  boire quelques larmes de punch afin d’ĂȘtre dans l’ambiance de la fĂȘte.

 

Le hors d’oeuvre :

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– HuĂźtres,
– Saumons fumĂ©s,

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– Foie gras accompagnĂ©s de ses petits toasts,

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– BouchĂ©es Ă  la reine et sa salade pĂȘcheur grand rivage (crevettes, miettes de crabes, salade verte, ect…)

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– Boisson alcoolisĂ©e pour les parents : Vin gris.

Le plat de résistance :

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– Petites cailles rĂŽties accompagnĂ©es de pommes de terres, de champignons Ă  la Bretonne et de riz blanc.
ou encore :

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– RĂŽti de porc au lait accompagnĂ© de pommes de terre sautĂ©es, de lĂ©gumes (carottes Ă  la crĂšme et champignons forestiĂšres) et de riz blanc.

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– Boissons alcoolisĂ©es pour les adultes : vin gris et vin rouge.

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Et pour parfaire ce repas de fĂȘte, 13 desserts tous aussi bons les uns que les autres furent servis Ă  table :

Les treize desserts ou calenos (desserts provençaux de NoĂȘl) sont prĂ©sentĂ©s Ă  la fin du repas de NoĂȘl et font parti de la tradition provençale ancienne.
Le nombre de ces desserts doit toujours ĂȘtre de 13 si vous souhaitez bien suivre la tradition. les treize desserts reprĂ©sentent le nombre de convives lors de la CĂšne, le repas rassemblant le Christ et les douze apĂŽtres.

 

Voici les 13 desserts :

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– Une bĂ»che de noĂȘl glacĂ©e ou encore une bĂ»che pĂątissiĂšre au chocolat,
– Des calissons,

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Le Christ : reprĂ©sentĂ© par des fruits venus de l’orient :
– Des dattes,

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Le pénitent blanc : représente la pureté par sa blancheur :
– Du nougat blanc,

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Le pénitent noir : évoque la dureté et les forces du mal :
– Du nougat noir,

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Les 4 mendiants :
– Des amandes et des raisins secs,
– Des noix et des noisettes,

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Puis des fruits :

– Des pĂątes de fruits,

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– Des oranges et des mandarines ou des clĂ©mentines,

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DĂ©gustations de chocolats :

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Pour terminer ce grand repas de rĂ©veillon de NoĂȘl, nous avions quittĂ© la table et nous Ă©tions installĂ© dans nos fauteuils pour dĂ©guster quelques rochers de chocolat au lait, des boudoirs, ou encore de dĂ©licieux assortiments de chocolats.

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Mes parents buvaient leurs flĂ»tes de champagne blanc ou rosĂ© tout en regardant avec nous les Ă©missions de NoĂȘl qui passaient Ă  la tĂ©lĂ©vision.

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Pour cette occasion, mon frĂšre et moi avions eu l’autorisation de tremper nos lĂšvres dans leurs coupes afin de pouvoir goĂ»ter (comme les grands) cette boisson qui Ă  dire vrai ne me plaisait pas du tout Ă  cette Ă©poque lĂ .

Aujourd’hui, biensĂ»r, c’est bien diffĂ©rent puisque j’apprĂ©cie de boire le champagne lors de grandes occasions de fĂȘtes mais seulement du rosĂ©.

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Ces moments de noĂȘl partagĂ©s en famille, je ne les oublierai jamais car nous Ă©tions tous les 4 en totale harmonie et que pour moi, c’Ă©tait des instants magiques, tout simplement…

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Pour lire la suite, cliquez sur la TroisiĂšme partie.

Mon stage de communication Ă  Mantasoa

Mantasoa se trouve Ă  proximitĂ© de la Capitale d’Antananarivo »Â dans une rĂ©gion montagneuse entourĂ©e de forĂȘts de pins, d’eucalyptus, de forĂȘts primaires et de rĂ©serves naturelles prĂ©servĂ©es :

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Voici mon histoire :

Lorsque j’Ă©tais Ă©tudiante au LycĂ©e Français de Tananarive, j’ai eu l’opportunitĂ© de faire un stage de communication Ă  Mantasoa dans un Ă©tablissement qui s’appelait « L’Ermitage » ; un charmant HĂŽtel-restaurant situĂ© en pleine nature au bord du lac Mantasoa.

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Voici le lien qui vous mĂšnera Ă  L’HĂŽtel Ermitage :

HĂŽtel-restaurant L’Ermitage

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MANTASO

Mes professeurs de l’Ă©poque (AnnĂ©e 93/94) avaient organisĂ© ce stage en vue de nous faire progresser dans le domaine de la communication afin de nous ouvrir au monde du travail.

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Par un beau jour ensoleillĂ©, mes camarades et moi qui Ă©tions en classe de « BEP acc de premiĂšre annĂ©e » partĂźmes donc en bus, direction « Mantasoa ».

Inutile de vous dire que nous Ă©tions tous trĂšs excitĂ©s Ă  l’idĂ©e de rester 1 semaine dans cet endroit de rĂȘve dont on nous avait racontĂ© monts et merveilles.

Certains de mes camarades connaissaient bien ce lieu et me racontaient que c’Ă©tait un endroit fort agrĂ©able et trĂšs reposant.

Quant Ă  moi, je connaissais quelque peu Mantasoa car mes parents, mon frĂšre et moi allions pratiquement tous les dimanches y dĂ©jeuner dans la grande salle de restaurant du cĂŽtĂ© de la grande baie vitrĂ©e qui donnait sur le trĂšs beau jardin de l’Ă©tablissement et biensĂ»r sur le lac Mantasoa.

En effet, ma famille et moi adorions leur buffet à volonté qui était trÚs bien achalandé en toutes sortes de mets diversifiés.

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Lorsque j’ai vu pour la premiĂšre Mantasoa, j’Ă©tais littĂ©ralement tombĂ©e sous le charme de ce lieu que je trouvais bien agrĂ©able sans doute parce qu’il Ă©tait situĂ© en pleine campagne et donc loin du vacarme assourdissant de la Capitale d’Antananarivo.

Et comme ma famille et moi habitions justement à Tananarive ; Mantasoa nous apparaissait tel un endroit de paradis loin de tous les bruits de la ville et des embouteillages perpétuels.

Si jamais vous ne connaissiez pas Mantasoa ; il faudra un beau jour que vous envisagiez de le visiter car c’est un lieu incontournable Ă  Madagascar.

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Pour en revenir Ă  la suite de mon histoire concernant mon stage de communication effectuĂ© Ă  Mantasoa ; je n’avais jamais encore eu l’occasion de sĂ©journer Ă  l’hĂŽtel « L’Ermitage ».

Et biensĂ»r c’Ă©tait pour moi le rĂȘve de pouvoir y dormir avec mes camarade de classe ; accompagnĂ©s de nos deux maĂźtres de stage qui Ă©taient :

  • Mr Boussard (Prof de Maths)
  • Mr Husson (Prof de Droit).

J’Ă©tais dĂ©jĂ  toute Ă©moustillĂ©e Ă  l’idĂ©e de pouvoir mieux dĂ©couvrir Mantasoa et ce durant 1 semaine.

Pour moi, c’Ă©tait un peu comme si c’Ă©tait des vacances (Mais chut ! les professeurs avaient organisĂ© ce stage pour nous faire travailler et non l’inverse).

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De Tananarive Ă  Mantasoa :

Point de départ : Le lycée Français de Tananarive et direction Mantasoa.

Mes camarades et moi venions de nous installer bien confortablement Ă  l’intĂ©rieur du bus.
Et hop ! c’Ă©tait parti pour deux longues heures de route Ă  travers des lacets interminables de petites collines, Ă  vous donner quelque peu la nausĂ©e; surtout en ce qui me concernait.

En effet je suis sujette au mal des transports mais disons que le pire pour moi reste les voyages en avion.
Et donc, aprĂšs deux longues heures de route ; nous arrivĂąmes enfin Ă  bon port.

Nous Ă©tions chacun d’entre nous, trĂšs heureux d’ĂȘtre dans cet endroit de rĂȘve ; loin de la ville et surtout loin du LycĂ©e !

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Mes camarades et moi regagnùmes rapidement nos chambres afin de ranger nos affaires et de nous faire un brin de toilette.

Ensuite, nous visitĂąmes l’intĂ©rieur de l’hĂŽtel-restaurant ainsi que les alentours du grand domaine de l’Ermitage.
Comme il se faisait tard, les professeurs nous proposĂšrent d’aller nous coucher afin d’ĂȘtre frais et dispos pour le lendemain ; ce que nous fĂźment rapidement car nous Ă©tions tous fatiguĂ©s de notre voyage.

Le lendemain fut magique pour moi ainsi que les jours suivants.

Le seul fait d’avoir sĂ©journĂ©e dans cet hĂŽtel durant 1 semaine me mĂ©tamorphosa.

En effet, ce stage de communication fut une vĂ©ritable rĂ©vĂ©lation pour moi puisqu’il me permis de davantage m’ouvrir et surtout de me rĂ©vĂ©ler, vu que j’Ă©tais une personne assez timide Ă  l’Ă©poque.

L’expĂ©rience humaine ; le fait de vivre en communautĂ© avec mes camarades de classe ; tout cela m’apporta un grand bienfait.

De plus, pouvoir effectuer ce stage Ă  l’Ă©tranger et qui plus est dans mon pays natal fut incroyable et sensationnel pour moi !

D’ailleurs, jusqu’Ă  aujourd’hui, j’en garde un excellent souvenir que je n’oublierai jamais et qui restera Ă  jamais gravĂ© dans ma mĂ©moire.

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Jeu de piste dans le village de Mantasoa :

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Au cours de notre séjour, nos deux professeurs décidÚrent de nous faire participer à un jeu de piste qui consistait à retrouver des balises qui se trouvaient dans le village de Mantasoa.

Comme nous étions 16 élÚves, les professeurs nous séparÚrent en deux groupes composés de 8 élÚves.

Je faisais partie de l’Ă©quipe n°2 et le but du jeu Ă©tait de retrouver Ă  travers toute l’Ă©tendue du village de Mantasoa, Ă  l’aide d’une carte de la rĂ©gion chacune des balises mentionnĂ©es sur une feuille que nos professeurs nous avaient donnĂ©e.

Ensuite, nous devions rĂ©pertorier dans un calepin les balises trouvĂ©es et ramener celles qu’il fallait Ă  nos professeurs et biensĂ»r, le tout devait ĂȘtre effectuĂ© dans un laps de temps limitĂ© si nous voulions remporter la victoire.

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Recherche des balises :

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Mantasoa est si vaste qu’on peut facilement s’y perdre si on ne connaĂźt pas trĂšs bien l’endroit.

Son village est entourĂ© de grandes Ă©tendues de forĂȘts d’eucalyptus qui sentent agrĂ©ablement bon.

Je me souviens encore de cette odeur vivifiante.

Lorsque mes camarades et moi, nous retrouvĂąmes dans le coeur du village de Mantasoa ; ce ne fut pas si Ă©vident que ça de se repĂ©rer Ă  l’aide de la carte de la rĂ©gion et mĂȘme en Ă©tant muni d’une boussole que nos professeur nous avaient prĂȘtĂ©e.

Parmi toutes les recherches que l’on devait effectuer, on devait trouver la maison de Jean Laborde ; le cĂ©lĂšbre personnage historique qui avait crĂ©Ă© le premier site industriel Ă  Madagascar.

Cliquez sur ce lien si vous souhaitez en savoir un peu plus sur Jean Laborde :

L’histoire de Jean Laborde

maison jean

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Je me souviens que j’avais adorĂ© visiter les alentours de cette maison ; par contre mes camarades et moi n’avions pas pu visiter ses intĂ©rieurs car la personne qui dĂ©tenait la clef Ă©tait absente.

La recherche des balises fut pour nous, la plus difficile de toutes les Ă©preuves qu’on avait dĂ» effectuer durant notre stage de communication mais ce fut aussi un sacrĂ© dĂ©fi que chacun d’entre nous avait su relever avec succĂšs !

Comme quoi ce sont dans les dĂ©fis qu’on se rĂ©vĂšle le plus ; du moins pour ma part.

Ce fut donc une excellente expĂ©rience humaine et j’en garderai toujours un trĂšs bon souvenir.

Ce jour-lĂ , nous fĂ»mes filmĂ©s par l’un de nos professeurs afin de garder un souvenir de nos recherches de balises Ă  travers le village de Mantasoa, qui Ă  n’en pas douter resterait Ă  jamais gravĂ© dans nos mĂ©moires !

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Le journal télévisé :

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De plus lors de ce stage, mes camarades et moi avions été filmés, chacun notre tour pour présenter le journal télévisé comme de véritables présentateurs de JT (journal télévisé).

Ce fut d’ailleurs pour moi une grande premiĂšre que je tenais Ă  vous raconter !
Je me souviens encore de cette petite piĂšce qui se trouvait Ă  l’intĂ©rieur de L’hĂŽtel et oĂč l’on devait y jouer le rĂŽle du prĂ©sentateur de JT.

J’Ă©tais installĂ©e Ă  une table avec devant moi des feuillets que je venais de rĂ©diger avec l’aide de mes professeurs et que je devais le moins possible lire car je devais regarder la camĂ©ra.

Il est vrai qu’au dĂ©but j’Ă©tais trĂšs intimidĂ©e face Ă  l’objectif (c’Ă©tait mon Professeur de Math qui me filmait : Mr Boussard) mais ensuite je finissais peu Ă  peu Ă  m’y adapter et mĂȘme Ă  avoir plus de confiance en moi.

J’essayai de regarder le plus possible la camĂ©ra car il fallait Ă©viter de rester trop longtemps le nez plongĂ© dans les documents.

Et ce fut avec rĂ©ussite que je remplis cette tĂąche : En effet j’avais pratiquement tout le temps regardĂ© la camĂ©ra.
Par contre la chose la moins Ă©vidente pour moi, fut de sourire constamment.

D’ailleurs, en revoyant les images lors de la sĂ©ance de diffusion de notre journal tĂ©lĂ©visĂ© ; mes professeurs me firent remarquer que j’avais un petit sourire crispĂ© ; sans doute dĂ» Ă  mon Ă©motivitĂ© face Ă  la camĂ©ra.

Mais ce qui me rendit trĂšs heureuse, fĂ»t lorsqu’ils m’annoncĂšrent que je pouvais vraiment ĂȘtre fiĂšre de moi car j’avais su surmonter ma timiditĂ© et mon manque de confiance en moi.

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Le casting :

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A l’issue de ce stage, on avait aussi la possibilitĂ© de passer un casting si on le souhaitait pour pouvoir obtenir un rĂŽle dans le domaine du cinĂ©ma ou de la chanson.

Et devinez quoi ? J’avais choisi cette option car je voulais relever le dĂ©fi et surtout pouvoir me prouver Ă  moi-mĂȘme que je pouvais y arriver.
C’Ă©tait mon objectif principal ; faire montrer Ă  mes professeurs que je n’Ă©tais pas qu’une personne timide dans mon coin mais que je pouvais ĂȘtre bien plus que ça : une jeune fille qui avait de la personnalitĂ©.

J’avais donc choisi de jouer le premier rĂŽle d’une jeune fille qui s’appelait Lisa et qui voulait rĂ©aliser son rĂȘve : devenir une grande actrice de cinĂ©ma.

Et donc, mon professeur de Maths me remit un petit texte que je devais apprendre par coeur, la veille avant de passer mon audition.
Il me suggéra également de choisir une tenue appropriée qui me mettrai en valeur pour ce grand jour.

En ce qui concernait ce dĂ©tail vestimentaire, ce ne fut pas un problĂšme pour moi car ma douce Maman m’avait conseillĂ© d’emmener dans mon sac de voyage : ma jolie chemise bleue Ă  petites fleurs roses ainsi que mon pantalon en jean que j’aimais bien porter lorsque j’allais au lycĂ©e.

Ce casting Ă©tait si important pour moi, que j’avais pris pas mal de temps Ă  jouer la fameuse scĂšne que j’avais bien apprise par coeur, devant ma meilleure amie de l’Ă©poque.

Et lorsque j’Ă©tais toute seule, je continuais encore et encore Ă  la retravailler afin que je sois fin prĂȘte pour le lendemain.

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Et le jour J arriva irrémédiablement !

Quelques Ă©lĂšves devaient passer avant moi alors ce fut en quelque sorte une vĂ©ritable torture d’attendre enfin mon tour.
Ce jour là, les professeurs qui nous suivaient avaient pour mission de nous analyser dans les moindres détails ; ce qui accentua un peu plus ma peur.

Et de plus, pour cette grande occasion, la Directrice de casting d’une grande agence locale s’Ă©tait dĂ©placĂ©e en personne afin de nous Ă©valuer et de nous donner ses apprĂ©ciations concernant nos interprĂ©tations et nos performances.

Et bien Ă©videmment, les Ă©lĂšves qui avaient choisi de passer ce casting devraient Ă©galement ĂȘtre filmĂ©s comme pour le journal tĂ©lĂ©visĂ©.

Lorsque vint enfin mon tour, j’entrais en scĂšne en adoptant une attitude neutre car je voulais paraĂźtre le plus naturel possible.
Mon coeur battait la chamade mais j’Ă©tais trĂšs concentrĂ©e et chose incroyable je n’avais plus peur ; j’Ă©tais totalement dans la peau de mon personnage : Lisa.

Lorsque la Directrice de casting me demanda pourquoi je voulais absolument avoir le premier rĂŽle, je lui rĂ©pondis tout simplement que j’aimais le personnage de Lisa car c’Ă©tait une rĂȘveuse comme moi qui Ă©tait certes timide mais qui avait du talent pour jouer n’importe quel personnage que ce soit dans la tristesse ou la joie et que j’en Ă©tais capable car j’avais pris des cours d’art dramatique durant deux annĂ©es.

BiensĂ»r j’avais totalement inventĂ© cette histoire de cours dramatique mais le simple fait de l’avoir mentionnĂ© me donna l’avantage par rapport Ă  certains de mes camarades qui n’avaient pas pensĂ© Ă  cette idĂ©e lors de leur passage en scĂšne.

Ce jour lĂ , je ne sais pas pourquoi mais je m’Ă©tais sentie pousser des ailes dans le dos tellement je m’Ă©tais donnĂ©e Ă  fond car je voulais absolument dĂ©crocher le rĂŽle de Lisa.

Lorsque le casting fut terminé, les professeurs et la Directrice de casting se réunirent dans une autre salle afin de débattre pour savoir quel élÚve obtiendrait le premier rÎle de Lisa.

Une fois aprĂšs avoir Ă©lu l’Ă©lĂšve qui jouerait le rĂŽle de Lisa ; il revinrent dans la grande salle de confĂ©rence, dans laquelle, mes camarades et moi avions passĂ© le casting.

Lorsque mon professeur de Droit commença Ă  marquer Ă  la craie blanche les premiĂšres lettres de mon prĂ©nom « CĂ© » sur le grand tableau noir ; je croyais rĂȘver ! mais non, c’Ă©tait bel et bien vrai !

Oui c’Ă©tait bien moi qui avait obtenu le fameux rĂŽle !

Je n’en cru pas mes yeux ! et sous le coup de l’Ă©motion j’en versais quelques larmes surtout au moment oĂč tous mes camarades et professeurs m’applaudirent à l’unisson.

Et pour me rĂ©compenser d’ĂȘtre sortie enfin de ma coquille, mes professeurs m’offrirent un pin’s reprĂ©sentant l’emblĂȘme des Rolling stones : la fameuse langue qui sort d’une bouche.

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Car pour la premiĂšre fois j’avais dĂ©montrĂ© Ă  tout le monde de quoi je pouvais ĂȘtre capable !

Et pour fĂȘter la finalitĂ© de ces Ă©preuves, nos professeurs nous firent la surprise de faire une petite excursion en bateau sur le lac Mantasoa pour aller visiter la ferme du gĂ©rant de l’hĂŽtel qui Ă©tait situĂ©e sur un Ăźlot voisin.

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Visite d’une ferme :

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Mes camarades et moi Ă©tions ravis et heureux de faire du bateau.

Le soleil Ă©tait au rendez-vous et nous Ă©tions tous en osmose avec la nature : c’Ă©tait tellement magnifique de voir toutes ces maisons en bois qui bordaient le lac.

Et lorsque nous visitĂąmes la ferme du gĂ©rant de L’HĂŽtel L’Ermitage ; ce fut un pur plaisir des yeux.
Il y avait un Ă©levage de porcs et de volailles dont le gĂ©rant Ă©tait fier de nous montrer car il nous expliquait qu’il faisait lui-mĂȘme sa propre fabrication de charcuterie tels que : salamis, saucissons, saucisses, ect…

Il avait Ă©galement des cultures de toutes sortes de lĂ©gumes qu’il utilisait pour confectionner tous ses plats qu’il cuisinait car il Ă©tait le chef cuisinier du restaurant l’Ermitage.

Nous vßmes aussi deux magnifiques chevaux en liberté qui couraient ensemble, criniÚres au vent.

Cela se ressentait que tous les animaux qui vivaient ici étaient bien traités car ils étaient en bonne santé et heureux.
Jamais je n’oublierai cette visite de cette paisible ferme. Ce fut une bien magnifique journĂ©e !

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Pour terminer mon histoire, je tenais Ă  remercier tous mes professeurs.

Oui, merci d’avoir eu l’idĂ©e d’organiser ce stage de communication et qui plus est dans un merveilleux cadre tel que Mantasoa.

Ce stage me fut trĂšs bĂ©nĂ©fique et j’en garde jusqu’Ă  aujourd’hui une trĂšs bonne expĂ©rience.

Ce souvenir est immortalisĂ© sous forme de K7 vidĂ©o que je garde bien prĂ©cieusement et ce depuis des annĂ©es et d’ailleurs je ne tarderai pas le convertir en DVD afin de le faire montrer plus tard aux personnes qui me sont chĂšres…

 

Mon baptĂȘme de l’air

Dans les annĂ©es 87, nous partĂźmes de nouveau en Afrique ; direction : La GuinĂ©e, Ă  Conakry (La Capitale)…

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A cette Ă©poque lĂ , j’avais 10 ans et je peux vous dire que ce fĂ»t pour moi le plus beau et le plus mĂ©morable des voyages africains…
En effet, Ă©tant donnĂ© que je n’avais gardĂ© pratiquement aucuns souvenirs de la CĂŽte d’Ivoire ; ce fut donc avec dĂ©lĂšctation que je profitai pleinement de mon premier voyage Africain et disons-le ; de mon premier baptĂšme de l’air et ce ; mĂȘme si j’avais dĂ©jĂ  pris plusieurs fois l’avion avec mes parents lorsque j’Ă©tais encore un bĂ©bĂ©…
Mon premier baptĂšme de l’air :

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J’ai eu vraiment beaucoup de chance de pouvoir dĂ©couvrir la GuinĂ©e Ă  l’Ăąge de 10 ans !!! et d’y vivre en famille, durant 2 belles annĂ©es !!!
Mais je dois avouer que l’un de mes plus beaux souvenirs restera tout d’abord et avant tout, mon voyage en avion…
L’un de mes trĂšs grands moments Ă  mes yeux…

A présent, je vais vous raconter mon histoire :

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A l’intĂ©rieur de l’aĂ©roport de Paris, Roissy Charles de Gaulle ; mes parents, mon petit frĂšre et moi attendions notre tour dans la file d’attente des passagers en partance pour la GuinĂ©e…
Lorsque vint enfin notre tour de remettre nos billets d’avion Ă  l’hĂŽtesse d’accueil ; ce fĂ»t dans une dĂ©marche assez rapide que nous commençùmes Ă  marcher dans l’interminable couloir d’embarquement qui menait Ă  l’entrĂ©e de notre boeing…
Et je dois dire qu’Ă  partir de ce moment-lĂ  trĂšs prĂ©cis, je commençai Ă  me dire : « CĂ©cile !!, ça y est, tu vas bientĂŽt te retrouver Ă  l’intĂ©rieur de l’avion et ce ; dans Ă  peine quelques minutes… »

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A l’intĂ©rieur de l’avion :

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La premiĂšre fois que je suis montĂ© dans un boeing ; ce fut pour moi une vĂ©ritable dĂ©couverte…
Je reviens donc Ă  mon histoire ou je me retrouvai enfin Ă  l’intĂ©rieur de l’avion…
Il devait bien ĂȘtre 21h00 du soir…(C’Ă©tait en juillet et donc il faisait encore jour…)
Lorsque nous entrĂąmes enfin, Ă  l’intĂ©rieur de l’avion ; ma famille et moi, fĂ»mes accueillis par 2 hĂŽtesses de l’air et 1 stewart qui nous dirent : « Bienvenue Ă  bord de notre Compagnie « Air Sabena ». Nous vous souhaitons un agrĂ©able voyage Madame, Mademoiselle et Messieurs… »
Pendant que je suivai mes parents et mon petit frĂšre dans l’Ă©troit couloir, j’observai aux alentours tous ces gens qui rangeaient leur affaires dans des compartiments qui se trouvaient au dessus leurs fauteuils ou encore des passagers qui commençaient Ă  s’installer dans leur siĂšges respectifs…
J’adorai dĂ©jĂ  toute cette effervescence…

Puis mon pĂšre s’arrĂȘta de marcher et nous dit : « Voici nos places et vous les enfants, vous ĂȘtes placĂ©s juste devant nous ; donnez-moi vos sacs, je vais les ranger en haut dans les compartiments… »
Une fois dĂ©barrassĂ©e de mon sac je m’installai dans mon fauteuil et je commençai Ă  dĂ©couvrir avec mes yeux d’enfant Ă©merveillĂ©s tout l’intĂ©rieur de l’avion tels que : les siĂšges, les hublots, le personnel naviguant, ect…
J’Ă©tais totalement fascinĂ©e par toute cette ambiance…
Il faut dire que c’Ă©tait vraiment une premiĂšre pour moi….
Mon petit frĂšre aussi Ă©tait aux anges car il dĂ©couvrait tout comme moi, l’intĂ©rieur de l’avion.
Mais ce qui lui plaisait le plus, vraisemblablement ; c’Ă©tait de regarder Ă  travers le hublot, la piste de l’aĂ©roport…

HUBLOT
D’ailleurs, lorsque nous Ă©tions rentrĂ© Ă  l’intĂ©rieur de l’avion ; mon frĂšre m’avait dit d’emblĂ©e : « CĂ©cile, je voudrais ĂȘtre placĂ© prĂšs du hublot, s’il te plaĂźt… »
Et comme je suis d’une nature gĂ©nĂ©reuse ; je lui disais que je n’y voyais aucun inconvĂ©nient…bien au contraire puisque je souhaitai moi-mĂȘme, ĂȘtre placĂ©e prĂšs du couloir afin de mieux regarder les allĂ©es et venues du personnel naviguant….(Ă  cette Ă©poque lĂ , c’Ă©tait un mĂ©tier qui me plaisait beaucoup : ça me faisait rĂȘver…)

DĂ©collage de l’avion :
Je parlai tranquillement avec mon frĂšre, lorsque soudain je ressenti des vibrations sous mes pieds…
En effet, l’avion commençait Ă  rouler doucement sur la piste…
Puis il se mit peu Ă  peu, Ă  accĂ©lĂ©rer sa vitesse…
A prĂ©sent, l’avion roulait tellement vite que je ne distinguai mĂȘme plus l’aĂ©roport Ă  travers le hublot…
Puis ce fĂ»t Ă  partir de ce moment que l’avion dĂ©colla…
Et je ressentis alors, comme une drĂŽle de sensation : C’Ă©tait comme si une lourde pesanteur s’abattait sur mon corps ; avec cette impression Ă©trange de m’enfoncer littĂ©ralement dans mon fauteuil…

La tĂȘte dans les nuages :
Mon petit frĂšre me regarda et me dit : « Wahou !!! t’as vu CĂ©cile…ça y est on est dans le ciel…. »
Et je lui rĂ©pondis aussitĂŽt : « Oui, ça fait bizarre…mon dieu, ça fait peur…t’as vu…regarde par ton hublot…on ne voit presque plus la terre…on est vraiment trĂšs haut dans le ciel…maintenant… »
Olivier me rĂ©pondit : « Oui c’est vrai…je ne vois plus la terre…ça y est…regarde les nuages…Wahou !!! c’est beau…t’as vu ? »
Je me penchais davantage pour pouvoir aperçevoir Ă  travers le hublot ; les jolis nuages qui ressemblaient Ă  du coton trĂšs vaporeux…

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Puis je dis Ă  mon frĂšre : « C’est beau…on dirait des morceaux de coton gĂ©ants… »
Puis je sentis une main qui me touchait l’Ă©paule : C’Ă©tait ma Maman qui Ă©tait juste installĂ©e derriĂšre moi …
Je me retournai et aperçu son sourire…
Puis elle me dit : « T’as vu CĂ©cile…on est dans les nuages maintenant…t’as vu par le hublot ? »
« Oui, j’ai vu Maman…C’est vraiment trop beau…et je suis contente d’ĂȘtre dans cet avion… »

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Et Maman me dit « Je savais que tu aurais aimĂ© prendre l’avion…et tout Ă  l’heure on mangera le repas…tu verras comment c’est…surtout profite bien de ce voyage ma poupoule… »
et je lui rĂ©pondis : « Merci Maman…bisous »
Les hĂŽtesses de l’air :

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Alors que je discutais avec animation avec mon frĂšre, j’entendis une voix, Ă  ma droite me dire : « Bonsoir les enfants, vous pouvez dĂ©tacher votre ceinture Ă  prĂ©sent… »
C’Ă©tait une hĂŽtesse de l’air qui s’adressait Ă  nous avec un large sourire et qui avait stoppĂ© devant elle un gros chariot dans lequel je pouvais aperçevoir des boissons et des petits sachets de cacahuĂštes apĂ©ritifs…
Puis, elle nous dit :  » Les enfants, vous dĂ©sirez boire quelque-chose ? »
Je lui rĂ©pondis timidement : « heu oui… »
L’hĂŽtesse de l’air dit : « Il y a du jus d’orange ou du jus de pomme ? »
Je lui dis : « Je voudrais un jus d’orange s’il vous plaĂźt »
L’hĂŽtesse dit : « Et vous jeune homme ? »
Mon frĂšre rĂ©pondit : « moi je prendrais aussi un jus d’orange s’il vous plaĂźt… »
AussitĂŽt dit et aussitĂŽt fait, l’hĂŽtesse nous donna nos boissons accompagnĂ©s de petits sachets de biscuits apĂ©ritifs…
J’adorai vraiment toute cette ambiance et je me sentais trĂšs bien dans ma peau…
Bref, j’Ă©tais heureuse !!!
Quelques instants plus tard, une autre hĂŽtesse de l’air nous donnait Ă  moi et Ă  mon frĂšre des trousses de toilette (de la Compagnie aĂ©rienne « Sabena »), des couvertures pour dormir, des masques de nuit, des jeux pour enfants (puzzle reprĂ©sentant l’avion « Sabena » ; jeu de l’oie, et jeux de dames) ainsi que des casques d’Ă©couteurs pour pouvoir Ă©couter de la musique ou encore Ă©couter le son du film que la Compagnie « Sabena » diffuserait ce soir…
Inutile de vous dire que mon frĂšre et moi Ă©tions ravis d’avoir reçu des jeux pour s’amuser…
Et sans plus attendre, on commença Ă  jouer au jeu de dames…ce qui nous permettait de passer un peu le temps…
Visite du cockpit :

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Durant ce voyage, mon frĂšre et moi avions eu l’opportunitĂ© de visiter le cockpit ….
Mon frĂšre et moi regardions avec des yeux Ă©merveillĂ©s, tous ces boutons (certains Ă©taient lumineux et d’autres pas) et ces petites loupiotes qui n’en finissaient pas…..si bien que je m’Ă©tais demandĂ© comment pouvaient bien faire le pilote et le copilote pour ne pas s’y perdre…
Je me souviens mĂȘme que j’avais dis Ă  haute voix : « Il y a beaucoup de boutons !!! »

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Et le commandant de bord m’avait dit en souriant : « Eh oui, vous avez vu les enfants !!! c’est vrai qu’il y a beaucoup de boutons mais mon collĂšgue et moi ; on est trĂšs habituĂ©s alors ça ne nous fait pas peur du tout…et peut-ĂȘtre qu’un jour le mĂ©tier de pilote de ligne vous plaira Ă  votre tour et qui c’est vous serez vous aussi peut-ĂȘtre amenĂ©s Ă  conduire des avions ? »
Et Olivier lui avait rĂ©pondu sans grande conviction : « Peut-ĂȘtre, je sais pas encore…en tout cas ça a l’air difficile… »
Puis ce fut sur ces derniĂšres phrases prononcĂ©es ; que notre visite du cockpit s’acheva…
Et inutile de vous dire que ce fut une trĂšs belle expĂ©rience pour moi et sans aucun doute, Ă©galement pour mon petit frĂšre…

Le dĂźner :
Je me souviens encore du repas qui n’Ă©tait pas si mal que ça puisque je l’avais apprĂ©ciĂ© :

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– Carottes rĂąpĂ©s, oeufs mimosas et petits canapĂ©s de pĂątĂ©,
– Cuisse de poulet accompagnĂ© de coquillettes au beurre,
– Une petite assiette de fromages,
– un bol de salades de fruits.

Je me souviens encore de ce menu car je l’avais notĂ© dans mon journal intime de l’Ă©poque…
Diffusion d’un film :
Je me rappelle que j’avais regardĂ© un bout de film ( je ne me souviens plus du tout du titre de ce film) mais qu’ensuite je m’Ă©tais endormie devant…
Puis je me souviens que mon pĂšre m’avait rĂ©veillĂ© et chuchotai : « Tiens, CĂ©cile, Mets ton masque de nuit, tu seras mieux avec…et comme il fait froid, tiens ta couverture…. »
Puis mon pĂšre dĂ©ploya la couverture et me la dĂ©posa sur les Ă©paules car il est vrai qu’il faisait lĂ©gĂšrement frisquet Ă  l’intĂ©rieur de l’avion…
Il fit de mĂȘme avec mon frĂšre puis nous souhaita une douce nuit et de beaux rĂȘves car Ă  partir de demain matin on se retrouverait tous les 4 en Afrique : En GuinĂ©e…
Le lendemain matin :
Ma Maman nous rĂ©veilla et nous dit d’aller faire rapidement un brin de toilette avant qu’il n’y ait trop de monde…
Ce que l’on fĂźt….
Et je peux vous dire que je garde un souvenir mĂ©morable des toilettes…
En effet, ils sont extrĂȘmements petits et ce ne fĂ»t pas si Ă©vident que ça de me laver le visage, de me brosser les dents ou encore de me coiffer les cheveux….
Mais bon…il fallait bien faire avec…
Quelques instants aprĂšs, mon frĂšre et moi prenions un petit dĂ©jeuner Ă  base : de lait, de biscottes, de confitures et de jus d’orange…
Puis le temps passa et soudain on entendit dans un micro ; la voix du Commandant de Bord qui annonçait à tous les passagers :
« Bonjour, je suis le Commandant de bord « X » ; et je vous annonçe que nous approchons des cĂŽtes GuinĂ©ennes et que nous allons entamer notre descente vers Conakry, la capitale ; dans quelques minutes…
Veuillez donc regagner votre siĂšge et attachez votre ceinture…
La tempĂ©rature extĂ©rieure est de 28 degrĂ©s celsus et il exactement 6h00, heure locale de Conakry et Ă  Paris il est exactement 8h00…
J’espĂšre que votre vol aura Ă©tĂ© agrĂ©able auprĂšs de notre Compagnie « air Sabena » et espĂ©rons vous revoir trĂšs prochainement Ă  bord de notre ligne. Merci Ă  vous et trĂšs bon sĂ©jour Ă  Conakry. »
L’atterissage :

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Ce fut au moment de l’atterissage que je dĂ©couvrai pour la premiĂšre fois que j’avais « le mal de l’air »…
Et je peux vous dire que durant quelques minutes ; (pour moi, cauchemardesques) j’Ă©tais devenue toute verte car j’essayai de me contrĂŽler afin de ne pas vomir…
Mais dĂšs lors ou les roues de l’avion touchĂšrent le sol GuinĂ©en ; je me senti de plus en plus mal….
Et ce qui devait arriver ; arriva… (si vous voyez ce que je veux dire)
Mais heureusement qu’il y avait le fameux sac en plastique, destinĂ© spĂ©cialement, pour ce genre de dĂ©sagrĂ©ment ; et qui Ă©tait plaçé, juste lĂ , devant moi ; Ă  l’intĂ©rieur de la housse, au dos du fauteuil avant…
Mais tout de mĂȘme ; quelle plaie, que celui d’avoir le mal de l’air !!! surtout si on aime les voyages en avion…
Mis Ă  part ce dĂ©sagrĂ©ment ; je garderai toute ma vie au fond de mon coeur, un trĂšs bon souvenir de ce merveilleux voyage en destination de la GuinĂ©e… car c’Ă©tait mon premier baptĂšme de l’air en quelque sorte ; mĂȘme si j’avais dĂ©jĂ  voyagĂ© en avion Ă©tant tout bĂ©bĂ©…