√Čtiquette¬†: professeur

Un jour extraordinaire ‚ėĄ

Je me rappelle encore d’un souvenir tr√®s intense pass√© √† Madagascar, dans la Capitale d’Antananarivo…

J’avais 16 ans et j’√©tais en classe de 3i√®me.

Nous √©tions dans les ann√©es 92 et notre professeure Principal de l’√©poque avait eu l’id√©e d’organiser une sortie d’√©l√®ves…

C’√©tait un jour de semaine et plus pr√©cis√©ment un matin aux alentours de 9H30.

Un matin tout √† fait ordinaire mais qui allait se transformer en un jour extraordinaire…

D’ailleurs, je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier….

****

Voici mon histoire :

Mes camarades et moi √©tions en train d’attendre l’arriv√©e du bus dans la vaste cour du Lyc√©e Fran√ßais de Tananarive (l’ancien lyc√©e : Le Monast√®re).

Nous √©tions accompagn√©s de notre professeure principal de Fran√ßais (Je me souviens encore de son nom de famille : elle s’appelait Mme Origlio) et nous discutions avec elle de la fameuse sortie culturelle pendant que tous les autres √©l√®ves du Lyc√©e avaient d√©j√† tous rejoint leurs classes d’√©tudes…

À cet instant là, le lycée semblait désertique et était devenu totalement silencieux mis à part nos petits bavardages entre nous et notre professeure.

Je me disais m√™me qu’il √©tait redevenu ce qu’il √©tait autrefois : c’est √† dire, un Monast√®re. Un monast√®re paisible o√Ļ le silence √©tait roi…

Oui, cela faisait du bien de ne plus entendre le brouhaha perpétuel de tous ces élèves.

On aurait m√™me dit que le temps s’√©tait fig√© comme s’il n’y avait plus personne sur cette Terre…

Je n’exag√®re pas le moins du monde en vous disant cela et pour tout vous dire, je savourais pleinement ce moment avec un immense plaisir.

Je regardais les alentours tout en discutant avec une amie de l’√©poque et nous nous disions, toutes les deux, que nous avions vraiment beaucoup de chance de pouvoir faire cette sortie (escapade) alors que tous les autres √©l√®ves du lyc√©e √©taient en train d’√©tudier √† l’int√©rieur de pi√®ces confin√©es, par cette si belle matin√©e chaude et ensoleill√©e…

****

Au bout de quelques minutes, le silence de plomb fut interrompu par l’arriv√©e de notre bus qui venait tout juste de s’engager dans la cour du lyc√©e.

Il roulait dans notre direction tout en faisant pas mal de bruits √† cause des petits graviers que ses grandes roues projetaient de part et d’autres sur son passage.

Il √©tait en train de contourner la vaste cour puis fini par effectuer une marche arri√®re afin de se placer directement devant la route principale d’o√Ļ il venait d’arriver.

La manŇďuvre termin√©e, le chauffeur laissa tourner son moteur puis nous fit signe de nous rapprocher afin de monter √† l’int√©rieur de son bus.

Ce que nous f√ģmes rapidement.

Une fois √† l’int√©rieur, il v√©rifia que nous √©tions tous bien install√©s √† l’arri√®re et nous demanda si nous voulions √©couter un peu de musique.

Ayant eu l’approbation de notre Professeure, mes camarades et moi lui r√©pond√ģmes tous en chŇďur que oui !

****

Petite parenthèse avant de continuer mon histoire :

Madame Origlio avait la r√©putation d’√™tre une excellente professeure qui savait hisser ses √©l√®ves vers le haut.

Elle √©tait ouverte d’esprit mais tr√®s stricte lorsqu’elle enseignait son cour de fran√ßais et ne supportait pas les bavardages intempestifs dans sa classe.

Mais dans certaines occasions comme celle d’aujourd’hui par exemple, elle savait √™tre souple et tr√®s g√©n√©reuse.

J’adorais √©tudier le fran√ßais avec elle et je dois bien avouer que j’√©tais tr√®s dou√©e en la mati√®re (disons que √ßa aide beaucoup).

D’ailleurs, √† maintes reprises, elle en faisait souvent la remarque lorsque j’obtenais d’excellentes notes, suite aux multiples r√©dactions qu’elle nous imposait et dont les diff√©rents sujets avaient souvent le don (fort heureusement) de toujours m’inspirer.

Et pour donner l’exemple aux autres √©l√®ves, elle ne pouvait s’emp√™cher de lire √† haute voix le texte de ma copie (avant de me la rendre) ; ce qui avait tendance √† m’intimider et √† vouloir me cacher mille pieds sous terre.

Je me souviens aussi des fins de trimestre avec ses fameux bilans qu’elle n‚Äôoubliait jamais de nous exposer en commen√ßant toujours et in√©vitablement son discours par le mien et ce bien √©videment devant tous mes camarades de classe (chose qui me mettait ind√©niablement tr√®s mal √† l’aise) :

¬ę C√©cile ! Vous √™tes une fois de plus la premi√®re de votre classe dans ma mati√®re ! F√©licitations ! ¬Ľ

D√®s lors o√Ļ elle pronon√ßait ces paroles, mon visage devenait soudainement rouge pivoine tellement j’√©tais embarrass√©e vis √† vis de mes camarades (Il faut dire aussi qu’√† cette √©poque l√†, je n’avais aucune confiance en moi).

La suite était alors prévisible…

Quelques-uns d’entre eux ne manquaient pas de lui r√©torquer avec un certain agacement :

« Mais Madame, c’est pas notre faute si elle a toujours de l’inspiration pour vos r√©dactions… C’est dur de r√©diger un texte comme √ßa, surtout si on n’est pas inspir√©… »

Et Mme Origlio leur r√©pondait invariablement ceci avec une pointe d’ironie :

¬ę C’est parce que vous ne vous donnez pas la peine de vous atteler √† la t√Ęche. Il faut le vouloir aussi et non attendre que cela vous tombe du ciel ¬Ľ

Puis elle rajoutait :

¬ę Vous savez, si C√©cile r√©ussit √† faire de bonnes r√©dactions, ce n’est pas un simple hasard. Elle travaille tout simplement. Et √† force, elle s’am√©liore davantage. Mais si vous ne travaillez pas bien votre texte, celui-ci sera alors forc√©ment mauvais. C’est pourquoi, je ne cesse de vous r√©p√©ter √† chacun de mes cours que le travail compte √©norm√©ment. Tout le monde peut avoir de l’imagination. Mais ce qui reste difficile, je vous l’accorde, c’est de pouvoir r√©diger votre texte en le rendant compr√©hensible, agr√©able √† lire et si possible sans fautes d’orthographe. Tout ceci n’est pas √©vident mais c’est possible √† force de travail ¬Ľ

Et certains d’entre eux lui r√©pliquaient alors aussit√īt en ricanant :

¬ę Mais Madame ! c’est impossible de faire tout √ßa ! et en plus sans fautes d’orthographe ? ¬Ľ

¬ę Pourtant, je vous affirme que c’est tout √† fait possible. Pourquoi croyez-vous que je sois ici alors ? Il faut travailler davantage et vous vous am√©liorerez tout comme le fait C√©cile ¬Ľ

¬ę Oh non ! Ne leur d√ģtes surtout pas √ßa ! ¬Ľ me disais-je alors dans mon for int√©rieur ; le nez dans la feuille de copie qu’elle venait tout juste de me rendre.

Et malheureusement, je savais qu’√† ces moments-l√†, toute la classe et y compris mon amie de l’√©poque (qui n’en √©tait pas vraiment une finalement) n‚Äôappr√©cieraient point tous ces compliments √† mon √©gard et que forc√©ment, j’attiserai leurs m√©pris.

C’est pourquoi, j’√©tais le plus souvent une personne solitaire lors des diff√©rents cours en classe ou encore pendant les r√©cr√©ations.

Je n’avais pour ainsi dire qu’une seule amie mais l√† encore je savais pertinemment que le mot ¬ę amie ¬Ľ n’√©tait pas vraiment appropri√©, qu’il fallait le mettre entre parenth√®se, puisqu’elle n’√©tait pas une v√©ritable amie comme j’aurais voulu qu’elle le soit.

En fait, ce que j’avais compris √† cette √©poque l√†, c’est qu’il ne fallait surtout pas que je m‚Äôentiche d’avoir une amie sinc√®re puisque c’√©tait du domaine de l’impossible.

Par contre, ce que je savais au fond de moi, c’√©tait que la solitude √©tait la meilleure de mes amies et alli√©es puisque ¬ę ELLE ¬Ľ ne m’avait jamais laiss√©e tomber, trahie ou contrari√©e.

D’ailleurs, jusqu’au jour d’aujourd’hui, j’aime toujours autant la solitude.

Alors vous l’aurez compris ; ce qui m’importait le plus lorsque j‚Äô√©tais √©tudiante en classe de 3i√®me, c’√©tait d’√™tre avant tout appr√©ci√©e par ma professeure de Fran√ßais : Mme Origlio et d’avoir la joie de suivre chacun de ses cours.

D’ailleurs, √† la fin de mon ann√©e de 3i√®me, ce fut gr√Ęce √† elle et √† ses conseils avis√©s que j’avais d√©cid√© d’emprunter une autre voie que celle qui m’√©tait destin√©e.

En effet, n’√©tant pas au niveau exig√© par rapport aux autres mati√®res que j’avais du mal √† suivre ; Mme Origlio me conseilla la fili√®re de la formation professionnelle de BEPacc (Brevet d’√©tudes professionnel d’Administration, Commercial et Comptable) qui au final contribua largement √† mon √©panouissement d’√©tudiante.

Je ne la remercierai jamais assez de m’avoir conseill√©e de suivre cette formation qui fut pour moi une belle r√©ussite au cours de mes deux ann√©es de BEPacc pass√©es au Lyc√©e Fran√ßais d’Antananarivo et dont j‚Äôobtenu en finalit√© haut la main mes deux dipl√īmes avec beaucoup de fiert√©.

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Après cette longue parenthèse que je me devais de vous raconter, je peux enfin reprendre le cours de mon histoire.

Ce fut donc en musique, que le bus quitta enfin la cour du lyc√©e et commen√ßa √† emprunter sans plus tarder la fameuse route qui nous conduirait au centre-ville d’Antananarivo.

C’√©tait parti pour l’aventure !

Mes camarades et moi, concrétisions enfin notre fameuse sortie culturelle !

Le bus nous emmenait donc en direction du Centre Culturel Albert Camus et moi, j’√©tais d√©j√† en train de r√™vasser en me disant que je d√©couvrirai enfin et pour la toute premi√®re fois la fameuse salle de cin√©ma dans laquelle mes parents avaient d√©j√† visionn√© pas mal de films durant les ann√©es 77 √† 79…

Au fur et √† mesure que nous nous rapprochions de notre destination ; j’√©tais toute excit√©e de joie et je savourais pleinement chaque instant de notre voyage en bus.

Quant √† mes camarades, eux aussi √©taient aux anges et tr√®s impatients d’arriver au fameux Centre Culturel.

Apr√®s une bonne quarantaine de minutes de trajet et quelques embouteillages que l’on ne pouvait h√©las gu√®re √©viter, (La Capitale de Tananarive est r√©put√©e pour ses embouteillages) nous arriv√Ęmes enfin √† bon port.

Le bus se gara ensuite devant le grand b√Ętiment du centre Culturel.

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A peine avais-je franchi le seuil du vaste hall du Centre Culturel ; l√† o√Ļ se situait le comptoir d’accueil ; que j’en fus totalement enchant√©e.

La d√©coration des lieux √©tait vraiment magnifique et d’une tr√®s grande classe…

La suite des événements promettait de me réserver de bien belles surprises…

Et ce fut d’ailleurs le cas lorsque nous nous retrouv√Ęmes au premier √©tage et que je poussais enfin une haute porte battante qui menait √† l’immense salle de cin√©ma √† l’int√©rieur de laquelle nous devions, mes camarades et moi visionner le fameux film tant attendu.

¬ę Wahou ! ¬Ľ m‚Äôexclamais-je tout haut en regardant tout autour de moi.

C’√©tait un peu comme si je me retrouvais dans une salle de cin√©ma en France mais avec ce petit quelque chose de diff√©rent, d’original que je n’avais encore jamais vu ailleurs et qui se trouvait juste l√†, devant mes yeux √©bahis.

La salle était vraiment très spacieuse et avait des allures de Belle époque avec son sublime habillage (sol, plafond et murs) rouge bordeaux des plus profond et si raffiné.

Quant aux élégants fauteuils de velours de la même couleur dominante ; ils vous invitaient à vous y installer bien confortablement tant leurs revêtements semblaient à la fois doux et moelleux.

Tout n’√©tait que somptuosit√© ici et la couleur rouge bordeaux y √©tait pour beaucoup.

En effet, gr√Ęce √† elle, la salle de cin√©ma semblait tout droit sortir d’un bel op√©ra et c’√©tait sans doute pour cela qu’elle en devenait exceptionnelle, ne ressemblant alors √† aucune autre.

Avec de tels atours, cette magnifique salle ne pouvait que vous convier √† y passer un agr√©able moment lors de la diffusion d’un film sur son grand √©cran.

Et moi, j’√©tais d√©j√† tr√®s sensible √† toute cette ambiance feutr√©e et chaleureuse.

Sans oublier l’agr√©able fra√ģcheur de la climatisation qui contrastait avec la chaleur √©crasante du dehors.

Oui, je me sentais vraiment bien ici…

J’√©tais litt√©ralement tomb√©e sous le charme de cette salle et j’avais comme l’impression de me retrouver dans un cocon de bien √™tre m’enveloppant peu √† peu de son infinie douceur.

Je me laissais alors totalement envahir et submerger par cette sensation unique d’apaisement tout en me disant que j’avais vraiment beaucoup de chance de me retrouver ici, et qui plus est dans mon beau pays natal de Madagascar.

Et rien que d’y penser, j’√©tais encore plus envo√Ľt√©e et fascin√©e par ce lieu hors du temps qui me transportait dans un autre monde, un autre univers.

Un univers fantastique et magique…

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Après avoir longuement admiré la vaste salle de cinéma ; je m’asseyais enfin bien confortablement dans l’un de ces fauteuils de velours rouge.

En caressant le tissu de ma main ; je constatais qu’il √©tait vraiment comme je me l’√©tais imagin√© : tr√®s doux et tr√®s soyeux.

Comme j’√©tais bien dans ce fauteuil !

√Ä pr√©sent, je n’avais qu‚Äôune seule h√Ęte : regarder le fameux film qui n‚Äôavait eu que des √©loges aupr√®s des critiques de cin√©ma…

Et quel rêve absolu pour une cinéphile telle que moi de pouvoir enfin le regarder bien tranquillement dans une salle quasi déserte.

Déserte et qui plus est sans être ennuyée par une personne trop grande qui se trouverait comme par hasard juste devant moi ou qui aurait une de ces crinières volumineuses et sauvages nuisant fatalement et gravement à la vision de mon film.

Oh oui ! Quel plaisir immense que celui de ne point subir toutes ces incommodit√©s et d’avoir l’impression unique d’√™tre seule au monde comme si le film ne serait diffus√© que pour moi et moi uniquement.

J’en ferais l’exp√©rience et j’√©tais d√©j√† aux anges…

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Mes camarades √©taient eux aussi sous le charme de cette immense salle et √©taient de plus en plus excit√©s √† l’id√©e qu’ils regarderaient dans une poign√©e de minutes le fameux film.

N’ayant √† l’√©poque pas de meilleure amie attitr√©e ; je m’√©tais donc install√©e √† l’√©cart des autres √©l√®ves afin d’√©viter d’√©couter leur discussions entre eux.

Ainsi, je profiterai pleinement de mon film.

Confortablement assise dans mon fauteuil, j’attendais donc que les lumi√®res s’√©teignent enfin mais il semblait que le projectionniste n’√©tait pas encore pr√™t pour diffuser le film.

Sans doute un retard imprévu de sa part mais qui finirait bien par se régler.

Alors pour passer le temps, je décidais de me retourner pour voir quels élèves se trouvaient derrière moi.

√Ä ma grande surprise, il n’y en avait aucun √† part ma Prof de Fran√ßais pr√©f√©r√©e qui √©tait en train de me sourire et sur le point de me dire quelque chose vu qu’elle venait de se pencher vers mon fauteuil.

Je lui souris √©galement et c’est alors qu’elle me dit avec enthousiasme :

¬ę Vous ne serez pas d√©√ßue C√©cile !Ce film vous plaira beaucoup ! Je l’ai d√©j√† vu et connaissant votre sensibilit√© je suis certaine qu’il vous √©mouvra. Sans parler de sa bande originale qui est vraiment sublime. Je sais que vous aimez les musiques de films, n’est-ce pas ? ¬Ľ

¬ę Oui, c’est vrai Madame ¬Ľ lui r√©pondis-je un peu intimid√©e.

¬ę Je pense que vous l’aimerez aussi¬Ľ rajouta t-elle.

√Ä peine eut-t-elle fini de prononcer ces quelques mots que soudainement toutes les lumi√®res de la salle de cin√©ma s’√©teignirent toutes en m√™me temps.

Nous √©tions alors dans l’obscurit√© la plus totale et je ne voyais plus du tout le visage de Mme Origlio qui √©tait en train de me chuchoter :

¬ę Ah ! √áa y est ! Le film va enfin commencer ma ch√®re C√©cile ! Je vous souhaite un tr√®s bon film ! ¬Ľ

¬ę Merci. √Ä vous aussi Madame ¬Ľ lui chuchotais-je √† mon tour.

On ne voyait strictement rien dans tout ce noir.

Je me retournais alors pour faire face √† nouveau au grand √©cran et constatais qu’il venait tout juste de s‚Äôilluminer en faisant appara√ģtre les premi√®res images du g√©n√©rique du film.

Des images rouges et noirs repr√©sentant des sc√®nes historiques d’Am√©rindiens ainsi que de Colons sous un fond musical qui me donna d’embl√©e des frissons.

Une musique √† couper le souffle tant sa m√©lodie √©tait des plus envo√Ľtante et fascinante.

Une musique dont je tombais irrémédiablement amoureuse.

Et lorsque le titre du film apparu : ¬ę 1492, Christophe Colomb ¬Ľ ; suivi de ce texte :

¬ę Il y 500 ans, L’Espagne √©tait une Nation Livr√©e √† la Peur Et √† la Superstition Sous la Loi de la Couronne Et d’une Inquisition Qui pers√©cutait Sans merci Tous ceux qui osaient r√™ver.

Un Seul Homme défia Ce pouvoir.

Conscient de son Destin, Il traversa La Mer des T√©n√®bres, En qu√™te d’Honneurs et d’Or Pour La Plus Grande Gloire de Dieu ¬Ľ

Je savais d’instinct que j’aimerais d’ores et d√©j√† ce film et m√™me en ne l’ayant jamais vu.

C’√©tait pour moi comme une certitude.

Et je ne m’√©tais point tromp√©e puisqu’il devint par la suite mon film historique pr√©f√©r√©.

Et l’ultime cerise sur le g√Ęteau fut de pouvoir le regarder dans la m√™me salle de cin√©ma que mes parents avaient autrefois fr√©quent√©e, des ann√©es auparavant.

Des années avant ma naissance.

Oui, cela ne faisait qu’intensifier le c√īt√© magique et √©motionnel que j‚Äô√©prouvais.

Une journ√©e cin√©ma qui fut l’un des plus beaux moments de ma vie.

Un moment qui n’appartenait qu’√† moi, comme si le temps s’√©tait subitement arr√™t√© et suspendu dans l’air…

Un grand moment d’√©motion avec une musique de film inoubliable qui me donne encore la chair de poule √† chaque fois que je l’√©coute et une petite larme √† l’Ňďil de nostalgie…

Une musique qui restera √©ternellement dans mon cŇďur et qui me rappellera toujours cette s√©ance de cin√©ma ainsi que mon √ģle natale avec tous les merveilleux moments pass√©s l√†-bas.

Un chef d’Ňďuvre musical digne du tr√®s grand compositeur Vangelis et qui restera incontestablement ma bande originale number one parmi toutes celles que j’aime.

Un souvenir cin√©ma que je n’oublierai jamais et que je souhaitais tout simplement partager avec vous.

Mon stage de communication √† Mantasoa

Mantasoa se trouve √† proximit√© de la Capitale d’Antananarivo »¬†dans une r√©gion montagneuse entour√©e de for√™ts de pins, d‚Äôeucalyptus, de for√™ts primaires et de r√©serves naturelles pr√©serv√©es :

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Voici mon histoire :

Lorsque j’√©tais √©tudiante au Lyc√©e Fran√ßais de Tananarive, j’ai eu l’opportunit√© de faire un stage de communication √† Mantasoa dans un √©tablissement qui s’appelait « L’Ermitage » ; un charmant H√ītel-restaurant situ√© en pleine nature au bord du lac Mantasoa.

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Voici le lien qui vous m√®nera √† L’H√ītel Ermitage :

H√ītel-restaurant L’Ermitage

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MANTASO

Mes professeurs de l’√©poque (Ann√©e 93/94) avaient organis√© ce stage en vue de nous faire progresser dans le domaine de la communication afin de nous ouvrir au monde du travail.

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Par un beau jour ensoleill√©, mes camarades et moi qui √©tions en classe de « BEP acc de premi√®re ann√©e » part√ģmes donc en bus, direction « Mantasoa ».

Inutile de vous dire que nous √©tions tous tr√®s excit√©s √† l’id√©e de rester 1 semaine dans cet endroit de r√™ve dont on nous avait racont√© monts et merveilles.

Certains de mes camarades connaissaient bien ce lieu et me racontaient que c’√©tait un endroit fort agr√©able et tr√®s reposant.

Quant √† moi, je connaissais quelque peu Mantasoa car mes parents, mon fr√®re et moi allions pratiquement tous les dimanches y d√©jeuner¬†dans la grande salle de restaurant du c√īt√© de la grande baie vitr√©e qui donnait sur le tr√®s beau jardin de l’√©tablissement et biens√Ľr sur le lac Mantasoa.

En effet, ma famille et moi adorions leur buffet à volonté qui était très bien achalandé en toutes sortes de mets diversifiés.

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Lorsque j’ai vu pour la premi√®re Mantasoa, j’√©tais litt√©ralement tomb√©e sous le charme de ce lieu que je trouvais bien agr√©able sans doute parce qu’il √©tait situ√© en pleine campagne et donc loin du vacarme assourdissant de la Capitale d’Antananarivo.

Et comme ma famille et moi habitions justement à Tananarive ; Mantasoa nous apparaissait tel un endroit de paradis loin de tous les bruits de la ville et des embouteillages perpétuels.

Si jamais vous ne connaissiez pas Mantasoa ; il faudra un beau jour que vous envisagiez de le visiter car c’est un lieu incontournable √† Madagascar.

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Pour en revenir √† la suite de mon histoire concernant mon stage de communication effectu√© √† Mantasoa ; je n’avais jamais encore eu l’occasion de s√©journer √† l’h√ītel « L’Ermitage ».

Et biens√Ľr c’√©tait pour moi le r√™ve de pouvoir y dormir avec mes camarade de classe ; accompagn√©s de nos deux ma√ģtres de stage qui √©taient :

  • Mr Boussard (Prof de Maths)
  • Mr Husson (Prof de Droit).

J’√©tais d√©j√† toute √©moustill√©e √† l’id√©e de pouvoir mieux d√©couvrir Mantasoa et ce durant 1 semaine.

Pour moi, c’√©tait un peu comme si c’√©tait des vacances (Mais chut ! les professeurs avaient organis√© ce stage pour nous faire travailler et non l’inverse).

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De Tananarive à Mantasoa :

Point de départ : Le lycée Français de Tananarive et direction Mantasoa.

Mes camarades et moi venions de nous installer bien confortablement √† l’int√©rieur du bus.
Et hop ! c’√©tait parti pour deux longues heures de route √† travers des lacets interminables de petites collines, √† vous donner quelque peu la naus√©e; surtout en ce qui me concernait.

En effet je suis sujette au mal des transports mais disons que le pire pour moi reste les voyages en avion.
Et donc, apr√®s deux longues heures de route ; nous arriv√Ęmes enfin √† bon port.

Nous √©tions chacun d’entre nous, tr√®s heureux d’√™tre dans cet endroit de r√™ve ; loin de la ville et surtout loin du Lyc√©e !

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Mes camarades et moi regagn√Ęmes¬†rapidement nos chambres afin de ranger nos affaires et de nous faire un brin de toilette.

Ensuite, nous visit√Ęmes l’int√©rieur de l’h√ītel-restaurant ainsi que les alentours du grand domaine de l’Ermitage.
Comme il se faisait tard, les professeurs nous propos√®rent d’aller nous coucher afin d’√™tre frais et dispos pour le lendemain ; ce que nous f√ģment rapidement car nous √©tions tous fatigu√©s de notre voyage.

Le lendemain fut magique pour moi ainsi que les jours suivants.

Le seul fait d’avoir s√©journ√©e dans cet h√ītel durant 1 semaine me m√©tamorphosa.

En effet, ce stage de communication fut une v√©ritable r√©v√©lation pour moi puisqu’il me permis de davantage m’ouvrir et surtout de me r√©v√©ler, vu que j’√©tais une personne assez timide √† l’√©poque.

L’exp√©rience humaine ; le fait de vivre en communaut√© avec mes camarades de classe ; tout cela m’apporta un grand bienfait.

De plus, pouvoir effectuer ce stage √† l’√©tranger et qui plus est dans mon pays natal fut incroyable et sensationnel pour moi !

D’ailleurs, jusqu’√† aujourd’hui, j’en garde un excellent souvenir que je n’oublierai jamais et qui restera √† jamais grav√© dans ma m√©moire.

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Jeu de piste dans le village de Mantasoa :

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Au cours de notre séjour, nos deux professeurs décidèrent de nous faire participer à un jeu de piste qui consistait à retrouver des balises qui se trouvaient dans le village de Mantasoa.

Comme nous étions 16 élèves, les professeurs nous séparèrent en deux groupes composés de 8 élèves.

Je faisais partie de l’√©quipe n¬į2 et le but du jeu √©tait de retrouver √† travers toute l’√©tendue du village de Mantasoa, √† l’aide d’une carte de la r√©gion chacune des balises mentionn√©es sur une feuille que nos professeurs nous avaient donn√©e.

Ensuite, nous devions r√©pertorier dans un calepin les balises trouv√©es et ramener celles qu’il fallait √† nos professeurs et biens√Ľr, le tout devait √™tre effectu√© dans un laps de temps limit√© si nous voulions remporter la victoire.

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Recherche des balises :

eucalyptus
Mantasoa est si vaste qu’on peut facilement s’y perdre si on ne conna√ģt pas tr√®s bien l’endroit.

Son village est entour√© de grandes √©tendues de for√™ts d’eucalyptus qui sentent agr√©ablement bon.

Je me souviens encore de cette odeur vivifiante.

Lorsque mes camarades et moi, nous retrouv√Ęmes dans le coeur du village de Mantasoa ; ce ne fut pas si √©vident que √ßa de se rep√©rer √† l’aide de la carte de la r√©gion et m√™me en √©tant muni d’une boussole que nos professeur nous avaient pr√™t√©e.

Parmi toutes les recherches que l’on devait effectuer, on devait trouver la maison de Jean Laborde ; le c√©l√®bre personnage historique qui avait cr√©√© le premier site industriel √† Madagascar.

Cliquez sur ce lien si vous souhaitez en savoir un peu plus sur Jean Laborde :

L’histoire de Jean Laborde

maison jean

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Je me souviens que j’avais ador√© visiter les alentours de cette maison ; par contre mes camarades et moi n’avions pas pu visiter ses int√©rieurs car la personne qui d√©tenait la clef √©tait absente.

La recherche des balises fut pour nous, la plus difficile de toutes les √©preuves qu’on avait d√Ľ effectuer durant notre stage de communication mais ce fut aussi un sacr√© d√©fi que chacun d’entre nous avait su relever avec succ√®s !

Comme quoi ce sont dans les d√©fis qu’on se r√©v√®le le plus ; du moins pour ma part.

Ce fut donc une excellente exp√©rience humaine et j’en garderai toujours un tr√®s bon souvenir.

Ce jour-l√†, nous f√Ľmes film√©s par l’un de nos professeurs afin de garder un souvenir de nos recherches de balises √† travers le village de Mantasoa, qui √† n’en pas douter resterait √† jamais grav√© dans nos m√©moires !

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Le journal télévisé :

journal tv
De plus lors de ce stage, mes camarades et moi avions été filmés, chacun notre tour pour présenter le journal télévisé comme de véritables présentateurs de JT (journal télévisé).

Ce fut d’ailleurs pour moi une grande premi√®re que je tenais √† vous raconter !
Je me souviens encore de cette petite pi√®ce qui se trouvait √† l’int√©rieur de L’h√ītel et o√Ļ l’on devait y jouer le r√īle du pr√©sentateur de JT.

J’√©tais install√©e √† une table avec devant moi des feuillets que je venais de r√©diger avec l’aide de mes professeurs et que je devais le moins possible lire car je devais regarder la cam√©ra.

Il est vrai qu’au d√©but j’√©tais tr√®s intimid√©e face √† l’objectif (c’√©tait mon Professeur de Math qui me filmait : Mr Boussard) mais ensuite je finissais peu √† peu √† m’y adapter et m√™me √† avoir plus de confiance en moi.

J’essayai de regarder le plus possible la cam√©ra car il fallait √©viter de rester trop longtemps le nez plong√© dans les documents.

Et ce fut avec r√©ussite que je remplis¬†cette t√Ęche : En effet j’avais pratiquement tout le temps regard√© la cam√©ra.
Par contre la chose la moins évidente pour moi, fut de sourire constamment.

D’ailleurs, en revoyant les images lors de la s√©ance de diffusion de notre journal t√©l√©vis√© ; mes professeurs me firent remarquer que j’avais un petit sourire crisp√© ; sans doute d√Ľ √† mon √©motivit√© face √† la cam√©ra.

Mais ce qui me rendit tr√®s heureuse, f√Ľt lorsqu’ils m’annonc√®rent que je pouvais vraiment √™tre fi√®re de moi car j’avais su surmonter ma timidit√© et mon manque de confiance en moi.

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Le casting :

casting
A l’issue de ce stage, on avait aussi la possibilit√© de passer un casting si on le souhaitait pour pouvoir obtenir un r√īle dans le domaine du cin√©ma ou de la chanson.

Et devinez quoi ? J’avais choisi cette option car je voulais relever le d√©fi et surtout pouvoir me prouver √† moi-m√™me que je pouvais y arriver.
C’√©tait mon objectif principal ; faire montrer √† mes professeurs que je n’√©tais pas qu’une personne timide dans mon coin mais que je pouvais √™tre bien plus que √ßa : une jeune fille qui avait de la personnalit√©.

J’avais donc choisi de jouer le premier r√īle d’une jeune fille qui s’appelait Lisa et qui voulait r√©aliser son r√™ve : devenir une grande actrice de cin√©ma.

Et donc, mon professeur de Maths me remit un petit texte que je devais apprendre par coeur, la veille avant de passer mon audition.
Il me suggéra également de choisir une tenue appropriée qui me mettrai en valeur pour ce grand jour.

En ce qui concernait ce d√©tail vestimentaire, ce ne fut pas un probl√®me pour moi car ma douce Maman m’avait conseill√© d’emmener dans mon sac de voyage : ma jolie chemise bleue √† petites fleurs roses ainsi que mon pantalon en jean que j’aimais bien porter lorsque j’allais au lyc√©e.

Ce casting √©tait si important pour moi, que j’avais pris pas mal de temps √† jouer la fameuse sc√®ne que j’avais bien apprise par coeur, devant ma meilleure amie de l’√©poque.

Et lorsque j’√©tais toute seule, je continuais encore et encore √† la retravailler afin que je sois fin pr√™te pour le lendemain.

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Et le jour J arriva irrémédiablement !

Quelques √©l√®ves devaient passer avant moi alors ce fut en quelque sorte une v√©ritable torture d’attendre enfin mon tour.
Ce jour là, les professeurs qui nous suivaient avaient pour mission de nous analyser dans les moindres détails ; ce qui accentua un peu plus ma peur.

Et de plus, pour cette grande occasion, la Directrice de casting d’une grande agence locale s’√©tait d√©plac√©e en personne afin de nous √©valuer et de nous donner ses appr√©ciations concernant nos interpr√©tations et nos performances.

Et bien évidemment, les élèves qui avaient choisi de passer ce casting devraient également être filmés comme pour le journal télévisé.

Lorsque vint enfin mon tour, j’entrais en sc√®ne en adoptant une attitude neutre car je voulais para√ģtre le plus naturel possible.
Mon coeur battait la chamade mais j’√©tais tr√®s concentr√©e et chose incroyable je n’avais plus peur ; j’√©tais totalement dans la peau de mon personnage : Lisa.

Lorsque la Directrice de casting me demanda pourquoi je voulais absolument avoir le premier r√īle, je lui r√©pondis tout simplement que j’aimais le personnage de Lisa car c’√©tait une r√™veuse comme moi qui √©tait certes timide mais qui avait du talent pour jouer n’importe quel personnage que ce soit dans la tristesse ou la joie et que j’en √©tais capable car j’avais pris des cours d’art dramatique durant deux ann√©es.

Biens√Ľr j’avais totalement invent√© cette histoire de cours dramatique mais le simple fait de l’avoir mentionn√© me donna l’avantage par rapport √† certains de mes camarades qui n’avaient pas pens√© √† cette id√©e lors de leur passage en sc√®ne.

Ce jour l√†, je ne sais pas pourquoi mais je m’√©tais sentie pousser des ailes dans le dos tellement je m’√©tais donn√©e √† fond car je voulais absolument d√©crocher le r√īle de Lisa.

Lorsque le casting fut termin√©, les professeurs et la Directrice de casting se¬†r√©unirent dans une autre salle afin de d√©battre pour savoir quel √©l√®ve obtiendrait le premier r√īle de Lisa.

Une fois apr√®s avoir √©lu l’√©l√®ve qui jouerait le r√īle de Lisa ; il revinrent dans la grande salle de conf√©rence, dans laquelle, mes camarades et moi avions pass√© le casting.

Lorsque mon professeur de Droit commen√ßa √† marquer √† la craie blanche les premi√®res lettres de mon pr√©nom « C√© » sur le grand tableau noir ; je croyais r√™ver ! mais non, c’√©tait bel et bien vrai !

Oui c’√©tait bien moi qui avait obtenu le fameux r√īle !

Je n’en cru pas mes yeux ! et sous le coup de l’√©motion j’en versais quelques larmes surtout au moment o√Ļ tous mes camarades et professeurs¬†m’applaudirent¬†√† l’unisson.

Et pour me r√©compenser d’√™tre sortie enfin de ma coquille, mes professeurs m’offrirent un pin’s repr√©sentant l’embl√™me des Rolling stones : la fameuse langue qui sort d’une bouche.

rolling stones pins
Car pour la premi√®re fois j’avais d√©montr√© √† tout le monde de quoi je pouvais √™tre capable !

Et pour f√™ter la finalit√© de ces √©preuves,¬†nos professeurs nous firent la surprise de faire une petite excursion en bateau sur le lac Mantasoa pour aller visiter la ferme du g√©rant de l’h√ītel qui √©tait situ√©e sur un √ģlot voisin.

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Visite d’une ferme :

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Mes camarades et moi étions ravis et heureux de faire du bateau.

Le soleil √©tait au rendez-vous et nous √©tions tous en osmose avec la nature : c’√©tait tellement magnifique de voir toutes ces maisons en bois qui bordaient le lac.

Et lorsque nous visit√Ęmes la ferme du g√©rant de L’H√ītel L’Ermitage ; ce fut un pur plaisir des yeux.
Il y avait un √©levage de porcs et de volailles dont le g√©rant √©tait fier de nous montrer car il nous expliquait qu’il faisait lui-m√™me sa propre fabrication de charcuterie tels que : salamis, saucissons, saucisses, ect…

Il avait √©galement des cultures de toutes sortes de l√©gumes qu’il utilisait pour confectionner tous ses plats qu’il cuisinait car il √©tait le chef cuisinier du restaurant l’Ermitage.

Nous v√ģmes aussi deux magnifiques chevaux en libert√© qui couraient ensemble, crini√®res au vent.

Cela se ressentait que tous les animaux qui vivaient ici étaient bien traités car ils étaient en bonne santé et heureux.
Jamais je n’oublierai cette visite de cette paisible ferme. Ce fut une bien magnifique journ√©e !

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Pour terminer mon histoire, je tenais à remercier tous mes professeurs.

Oui, merci d’avoir eu l’id√©e d’organiser ce stage de communication et qui plus est dans un merveilleux cadre tel que Mantasoa.

Ce stage me fut tr√®s b√©n√©fique et j’en garde jusqu’√† aujourd’hui une tr√®s bonne exp√©rience.

Ce souvenir est immortalis√© sous forme de K7 vid√©o que je garde bien pr√©cieusement et ce depuis des ann√©es et d’ailleurs je ne tarderai pas le convertir en DVD afin de le faire montrer plus tard aux personnes qui me sont ch√®res…

 

Souvenirs du Lyc√©e Fran√ßais de Tananarive

Lorsque j’√©tais √©tudiante √† Madagascar, plus pr√©cis√©ment √† Antananarivo j’avais 16, 17 et 18 ans et je me rappelle encore de mon ancien Lyc√©e Fran√ßais (LFT).

logo-lft

lft

C’√©tait un ancien Monast√®re qui √©tait situ√© pas tr√®s loin de notre villa d’Ambodirotra situ√©e au 109 route circulaire.

(Aujourd’hui ce lyc√©e n’existe plus mais il y en a un autre bien plus beau et surtout bien plus grand et tr√®s moderne ! qui se situe au¬†B.P. 4019 Ambatobe, 101 Tananarive.)

Mais je vous avouerais que je pr√©f√©rais mon ancien lyc√©e qui avait une certaine √Ęme, sans doute par son architecture que je trouvais belle ; mais bien √©videmment, le nouveau Lyc√©e actuel doit √™tre beaucoup plus ergonomique et surtout bien mieux √©quip√© en mati√®re de technologies modernes et c’est ce qui compte finalement, surtout √† notre √©poque, o√Ļ nous voulons le meilleur de l’√©ducation pour nos enfants.

Cliquez sur ce lien si vous souhaitez visiter le nouveau LFT :

Réseau Lycée Français de Tananarive

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Voici le nouveau LFT de Madagascar : une petite ville à lui tout seul !!!

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Voici une photo du nouveau LFT de Madagascar

Durant les ann√©es 92/95 ; j’√©tais √©tudiante dans les classes suivantes :

  • ¬†3i√®me (Septembre 92 √† Juin 93)
  • ¬†BEP ACC 1√®re ann√©e (Administration Commercial et Comptable) (Septembre 93 √† Juin 94)
  • BEP ACC 2i√®me ann√©e (Septembre 94 √† Juin 95)

De ce Lyc√©e, j’en avais gard√© de tr√®s bons souvenirs ; c’est pourquoi j’ai voulu les raconter dans cette page.

moi à namakia

Sur cette photo, j’ai 17 ans et je me trouve dans mon village natal √† Namakia.

Voici mon histoire :

Mes meilleurs souvenirs d’√©tudiante furent sans conteste durant ma p√©riode de BEPacc de 93 √† 95.

En effet lorsque j’√©tais en classe de 3i√®me j’avais beaucoup de mal √† √™tre au niveau et je dois dire que je n’avais pratiquement pas d’amis(es).

Les professeurs dans l’ensemble √©taient trop durs envers moi √† part ma Professeur de Fran√ßais (Mme Origlio) qui m’appr√©ciait beaucoup.

Il faut dire que j’adorais la mati√®re « Fran√ßais » qu’elle nous enseignait et que j’√©tais assez dou√©e en r√©daction.

Ce fut d’ailleurs ma Professeur Principale de Fran√ßais (Mme Origlio) qui me conseilla la fili√®re professionnelle de BEP ACC.

Gr√Ęce √† elle, j’avais enfin trouv√© ma voie…

A cette √©poque l√†, il n’existait que la fili√®re BEP ACC (Brevet d’Etudes Professionnels d’Administration Commercial et Comptable) et donc aucun autre choix de section en ce qui concerne ce type de formation.

Mais qu’importe puisque je m’√©tais tout de suite sentie tr√®s √† l’aise en classe de BEP.

Non seulement j’√©tais bonne √©tudiante mais j’avais enfin beaucoup d’amis(es).

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Durant la premi√®re ann√©e de BEP Acc j’√©tais la seule √©tudiante Fran√ßaise (« vazaha » comme on dit en langue Malgache).

Mais je me fichais d’√™tre la seule « Vazaha » car je me sentais avant tout « Zanatany » puisque je suis n√©e √† Madagascar.
C’√©tait au contraire, pour moi une grande fiert√© d’√™tre une Zanatany avec un coeur Malgache et des origines « R√©unionaise, Espagnole et Corse ». Un vrai melting pot que j’appr√©cie particuli√®rement.

Et donc, je m’√©tais totalement bien int√©gr√©e dans cette classe de BEPacc, entour√©e d’amis(es) d’origines Malgaches et Indiennes (karany) qui m’appr√©ciaient et dont je m’√©tait bien li√©e d’amiti√©.

D’ailleurs, j’√©tais une jeune fille tr√®s √©panouie durant cette p√©riode de scolarit√© de 93 √† Juin 95.

J’apprenais beaucoup de mes amis(es) Malgaches et Indiens et j’adorais par-dessus tout ; leurs cultures, leur savoirs, ect…

Et biens√Ľr mes professeurs de BEP avaient √©galement beaucoup contribu√© √† ma r√©ussite scolaire.

D’ailleurs, je tenais √† tous les remercier : (D√©sol√©e si j’en oublie…)

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Voici quelques noms des Professeurs de BEP Acc Première et seconde année dont je me souvienne le plus :

  • Mr Moreno Henri (Prof de Comptabilit√©)
  • Mr Husson G√©rard (Prof de Droit)
  • Mme Husson Nicole (Prof de Biologie) (j’ai appris qu’elle √©tait d√©c√©d√©e : « Soyez en paix Madame car vous √©tiez un v√©ritable rayon de soleil dans votre classe de biologie et je tenais √† vous dire que je vous appr√©ciais vraiment beaucoup… »)
  • Mr Boussard Alain (Prof de Math)
  • Mr God√®s (Prof de Fran√ßais)

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Durant les 1√®res et Secondes ann√©es de Bep Acc ; tous ces professeurs m’avaient suivi et je dois dire qu’ils m’avaient tous marqu√©e tant par leur rigueur que par leur gentillesse.

Sans eux, je n’aurais jamais eu de tr√®s bons souvenirs de mes deux derni√®res ann√©es de scolarit√©s de BEP pass√©es √† Madagascar ni m√™me de bons r√©sultats. (Je suis fi√®re d’avoir obtenu mes dipl√īmes de BEP ACC et de CAP ACC durant la promotion de 94/95).

Je tenais aussi √† remercier mes professeurs Principaux en ce qui concerne l’organisation des deux stages effectu√©s durant la premi√®re ann√©e et la seconde ann√©e de BEPacc.

Que de souvenirs gr√Ęce √† vous !

Je n’oublierai jamais mon stage de communication effectu√© √† Mantasoa lors de ma premi√®re ann√©e de BEP !

Gr√Ęce √† ce stage (d’une dur√©e d’une semaine dans un cadre magnifique tel que « Mantasoa » et qui plus est dans un charmant h√ītel-restaurant qui se nomme « L’Ermitage ») ; je m’√©tais enfin r√©v√©l√©e !

Enfin la petite C√©cile timide que j’√©tais ; avait su gravir les √©chelons et s’√©tait sentie v√©ritablement grandit et fi√®re d’elle-m√™me !

MERCI A VOUS TOUS !!¬†√† mes Professeurs et √† tous mes camarades de classe que j’ai perdu de vue.

Je ne vous oublierai jamais car vous êtes et que vous resterez toujours et à jamais mes plus beaux souvenirs de mes années lycée passées à Madagascar.

Nouveau document_1En haut, de gauche à droite : 

Jean-Luc, Judicael, Albert, Zaid, Marcellin, Hanif et notre Professeur Principal de Comptabilité : Mr Moreno Henri.

En bas, de gauche à droite :

Cathy, Sabine, Jos√©phine, Afssana (ma meilleure amie de l’√©poque), Moi C√©cile, Fran√ßoise et Marie Emilie Aim√© (M√©a).