Étiquette : penser

Mes pensĂ©es đŸ–ŒïžđŸ–ŒïžđŸ–Œïž

J’ai des tas de pensĂ©es en tĂȘte,
Des milliards en fait,

TantÎt positives, négatives,
TantĂŽt complexes, perplexes,

Des tas de pensĂ©es se comptant Ă  l’infini sans pouvoir leur donner de sens, de consistance,

Souvent irréalistes, futuristes,

Quelque fois agaçantes, énervantes,

Mais toujours autant fascinantes, bluffantes,

Et incontestablement Ă©mouvantes, passionnantes,

Des tas de pensées difficiles à cerner, à analyser,

Juste des pensĂ©es pĂȘle-mĂȘle, plus ou moins logiques, illogiques, dramatiques, critiques,

Un brin hilarantes, trĂšs amusantes, rassurantes, insouciantes,

Clairement magiques, fantastiques, magnifiques,

Des pensĂ©es toutes autant hasardeuses qu’incomprĂ©hensibles,

Toutes autant bancales qu’irrĂ©flĂ©chies,

Abstraites oĂč concrĂštes…

D’infinies pensĂ©es que je ne puis les compter Ă  force de les accumuler,

Mais pourquoi diable sont-elles venue se loger Ă  l’intĂ©rieur de ma boĂźte crĂąnienne ?

Là, bien dissimulées derriÚre leurs persiennes


CampĂ©es ici en permanence comme si elles voulaient, souhaitaient que je ne pense qu’à elles, ces chĂšres demoiselles


Que je ne les oublie surtout pas,

Que je les entende Ă  mi-voix oĂč pire qu’elles se matĂ©rialisent lĂ ,

Soudainement, face à moi


Un peu comme si je me retrouvais dans une salle de cinéma en train de les visionner sur grand écran,

LĂ , subitement,

Dans un long métrage sans fin, sans moindre suite


Et c’est bien ça le hic


Comme si elles avaient la trouille de mourir, de s’évanouir, de se fondre dans un brouillard un peu trop Ă©pais finissant alors par les ensevelir,

Les faire agonir une Ă  une, dans une mort lente, pesante, suffocante, oppressante,

Au cƓur de la nuit sans nul bruit,

À cet instant prĂ©cis oĂč tout n’est qu’ennui,

C’est là que ces chùres outranciùres,

Dans un calme presque mortuaire,

Se mettent Ă  accomplir avec plaisir leur savoir-faire,

Dans l’opacitĂ© de l’obscuritĂ©,

Leur instant prĂ©fĂ©rĂ© pour Ɠuvrer en toute tranquillitĂ©, impunité 

Pourtant, et je m’en souviens parfaitement


Mes mĂ©ninges ne leur ont point adressĂ© d’invitation mais voyez-vous c’est qu’elles s’en fichent royalement


Et ce que je sais maintenant, c’est qu’elles s’en donneront toujours l’autorisation


Comme aujourd’hui oĂč elles souhaitent absolument que je leur donne vie


Alors me voici en train de les décrire de ma plume comme si elles étaient parfaitement humaines,

IncorporĂ©es de multiples facettes au fond d’elles-mĂȘmes,

D’une rare sensibilitĂ©, fragilitĂ©,

Si belles, si passionnelles,

Si mystĂ©rieuses, si hasardeuses, que je ne pourrai les dĂ©finir ni mĂȘme les saisir,

TantĂŽt rationnelles, irrationnelles,

TantĂŽt solubles, insolubles,

Sublimes, subtiles,

Insaisissables, insoupçonnables,

Que je ne pourrai les répertorier dans mon petit carnet secret


Si bien, que je me demande encore ce qu’elles ont en tĂȘte,

Ah ! Saperlipopette !

Bien cachĂ©es, lĂ , derriĂšre leurs persiennes, ancrĂ©es Ă  l’intĂ©rieur de ma boĂźte crĂąnienne


Que cherchent t-elles exactement ces magiciennes ?

Alors je leur pose cette ultime question :

« ChĂšres pensĂ©es, que pensez-vous Ă  votre tour, d’ĂȘtre analysĂ©es tels des petits rats de laboratoire ? »

« N’est-ce pas trop rasoir ? »

« Car oui, j’aimerais bien savoir ce que vous ressentez lĂ , maintenant, d’ĂȘtre dissĂ©quĂ©es par mon scalpel si bien aiguisĂ© ? »

« Oui, qu’est-ce que cela vous fait d’ĂȘtre enfin dĂ©masquĂ©es par le viseur de mon microscope inquisiteur ? »

Vous qui ĂȘtes lĂ  quasiment en permanence dans mon esprit,

Il fallait bien que vous soyez mise en pleine lumiĂšre mĂȘme si cela vous exaspĂšre


« Alors, dites-moi, ĂȘtes-vous enfin prĂȘtes Ă  me rĂ©vĂ©ler votre vĂ©ritĂ© ? Votre vĂ©ritable identitĂ© ? OĂč prĂ©fĂ©rez-vous encore rester silencieuses, mystĂ©rieuses ? »

« Oserez-vous enfin me dire ce que vous avez sur le cƓur ?»

Que ce soit avec rondeur oĂč froideur,

Que ce soit avec douceur oĂč rancƓur


Mais vous connaissant par cƓur, une chose me dit que vous prendrez encore un malin plaisir à vous enfuir derriùre vos barriùres de fer,

Ne suis-je pas dans le vrai, en insistant sur ce fait ?

Bien-sûr que si et vous le savez


Une fois de plus, vous vous déroberez comme à votre accoutumée


C’est pourquoi je n’insisterai pas davantage et que je resterai donc à votre image, bien sage


Car je ne veux point vous contrarier, vous ennuyer


Car je ne veux point que nous restions fùchées, éloignées


C’est pourquoi, je rajouterai ceci trĂšs chĂšres amies au cas oĂč vous en douteriez encore et pour que nous soyons d’accords :

Douces pensées,

Oh ! Si vous saviez,

Si vous saviez,

Comme je ne vous en veux guĂšre d’ĂȘtre si cavaliĂšres, autant outranciĂšres et mĂȘme inhospitaliĂšres


Oh non ! Bien au contraire


Si vous saviez comme j’ai tant besoin de vous pour continuer


« Pour continuer ? Mais pour continuer Ă  quoi faire ? » me demanderiez-vous alors trĂšs intriguĂ©es


« Eh bien, je ne sais par oĂč commencer mais sachez que j’ai besoin de vous pour continuer d’avancer, d’Ă©voluer, d’innover,

De crĂ©er, de me stimuler, de m’encourager et par-dessus tout encore, de continuer à
 »

« Mais de continuer Ă  quoi faire exactement ? » me demanderiez-vous Ă  nouveau quelque peu agacĂ©es


« J’y viens, j’y viens, trĂšs chĂšres alliĂ©es. Et je suis ravie de constater que votre curiositĂ© soit si empressĂ©e. Alors ? PrĂȘtes Ă  m’écouter ? »

« Oh ouiiii ! Plus que jamais ! » vous exclameriez-vous toutes surexcitĂ©es, l’oreille aux aguets


Et c’est lĂ  que je vous rĂ©vĂ©lerai sans plus tarder :

« Continuer à écrire, mes douces pensées »

« Continuer à écrire pour mon plaisir »

« Continuer Ă  Ă©crire pour exister, m’extasier »

« Continuer Ă  Ă©crire pour rĂȘver, voyager »

Écrire et encore Ă©crire


Écrire pour laisser mon esprit vagabonder,

Écrire pour laisser une trace de mon passage sur cette Terre, Ă  notre humanitĂ©,

Écrire pour ne pas ĂȘtre oubliĂ©e mĂȘme si je sais que je le serai bien un jour sans dĂ©tour,

Écrire avant de disparaitre,

Écrire de tout mon ĂȘtre,

Écrire avant que l’araignĂ©e ne me piĂšge dans sa toile,

Écrire avant de me mĂ©tamorphoser en poussiĂšre d’étoile,

Écrire, car je ne sais pas faire autrement,

Écrire, car c’est ma grande passion,

Écrire, plus que de raison,

Écrire et encore Ă©crire


« VoilĂ , tout ce dont je suis capable et que je tenais absolument Ă  vous avouer en toute sincĂ©ritĂ© mes chĂšres pensĂ©es
 »

VoilĂ  qui est fait…

Et Ă  prĂ©sent que je me sois dĂ©voilĂ©e, exposĂ©e, quelque peu dĂ©nudĂ©e, j’ose espĂ©rer que vous ne me quitterez jamais,

J’ose croire que vous resterez Ă  jamais ancrĂ©es Ă  l’intĂ©rieur de ma boĂźte crĂąnienne,

Que vous resterez les fidĂšles gardiennes de mes Ă©critures avec oĂč sans ratures,

Que vous resterez toujours à mes cÎtés pour continuer mes écrits inachevés,

Pour continuer Ă  Ă©crire encore et encore,

Et ce uniquement grùce à vous mes chers trésors,

En unifiant le fruit de nos efforts,

Car je ne vous l’ai sans doute pas encore dit mais sachez que pour moi, vous valez bien plus que de l’or,

Vous valez mon respect Ă  tout jamais,

Vous valez que je vous fasse tournoyer dans mon manÚge enchanté,

Vous valez que je vous sorte de ma matiĂšre grise Ă  votre guise pour ĂȘtre sublimĂ©e, dorĂ©e Ă  souhait,

Vous valez d’exister,

De ne plus vous cacher derriĂšre vos persiennes, mes chĂšres musiciennes,

De vous envoler trĂšs haut dans le ciel,

De déployer enfin vos ailes, chÚres demoiselles,

D’oser tremper votre plume dans le pot de miel, le nectar ou le caviar,

De jouer, de rimer avec les mots ainsi que les autres maux, avec oĂč sans trĂ©molo,

D’ĂȘtre vivantes, d’ĂȘtre savantes, Ă©tincelantes, brillantes,

De valser, de danser, de chanter, de s’Ă©poumoner,

De vibrer, de nous dĂ©chaĂźner, de nous libĂ©rer, d’insuffler notre air de libertĂ©,

De fusionner, de pétiller, de rayonner et surtout, plus que tout,

De continuer Ă  Ă©crire Ă  n’en plus finir sans nous tarir,

Écrire pour notre plaisir,

Écrire, parce-que c’est notre dĂ©sir,

Écrire dans le temps qui nous reste, y compris dans le stress, la maladresse, la dĂ©tresse,

Écrire dans la peine, et mĂȘme dans la haine, la souffrance, l’ignorance,

Écrire, mes chĂšres prĂ©cieuses, mes douces Ɠuvres,

Écrire et encore Ă©crire,

MĂȘme dans le pire qui empire,

Écrire, juste Ă©crire,

Mes Pensées, tes pensées, nos pensées, vos pensées,

Les faire fusionner, transcender, s’exalter Ă  tout jamais et si possible pour l’éternitĂ©,

Rien que pour nous,
Rien que pour toi,
Rien que pour vous,

Nos pensées, tes pensées, vos pensées,

Tel est mon souhait pour cette annĂ©e…

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