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Mr Lapin 🐰

Je me souviens encore d’un souvenir d’enfance qui aujourd’hui me fait sourire lorsque j’y repense…

Un souvenir qui je dois bien l’avouer me rend aussi quelque peu honteuse mais disons-le surtout trùs originale


Nous habitions alors ma famille et moi Ă  Marseille et plus prĂ©cisĂ©ment Ă  Sausset les pins, dans notre charmante villa avec vue sur la mer et situĂ©e seulement Ă  quelques centaines de mĂštres d’elle


À cette Ă©poque lĂ , je devais bien avoir 5 ou 6 ans


Ah la la, et rien que de vous raconter le début de cette histoire, je souris déjà mais vous comprendrez alors bientÎt pourquoi


Je disais donc que je devais bien avoir 5 ou 6 ans


Un beau jour, mes parents avaient eu l’heureuse idĂ©e de m’offrir une jolie peluche, juste comme ça pour le plaisir de me donner un cadeau car je me souviens fort bien que ce n’était point mon anniversaire


Une belle attention de leur part dont je me souviendrai toujours


Et cette surprise-lĂ  n’était autre qu’un charmant lapin.

J’insiste sur le « un lapin » et non une lapine puisque celui-ci portait en guise de vĂȘtements une jolie salopette bleue ciel


Vous me diriez alors :

« Mais une lapine peut tout aussi bien porter une salopette ! »

Et je m’empresserai de vous rĂ©pondre que vous avez entiĂšrement raison sur ce point sauf que pour moi, je ne sais pas pourquoi mais je savais d’ores et dĂ©jĂ  qu’il Ă©tait bel et bien un « Garçon » et non une fille


De toute façon, dans mon esprit, je voulais absolument qu’il en soit un car j’en avais un peu marre d’avoir toujours des poupĂ©es fĂ©minines


Et donc, pour moi, il s’agissait bien d’un garçon et mĂȘme si en lui retirant sa fameuse salopette, on aurait pu croire et mĂȘme penser qu’il aurait trĂšs bien pu ĂȘtre les deux Ă  la fois : Fille ou Garçon Ă©tant donnĂ© qu’il n’avait aucune particularitĂ©s physiques singuliĂšre Ă  ce sujet !

Aujourd’hui, je me dis que le crĂ©ateur de cette peluche voulait sans doute, selon l’imagination oĂč encore le souhait de l’enfant que son Ɠuvre puisse devenir mixte


Un concept pas si mal, finalement !

Et donc, Mr Lapin, c’est ainsi que j’avais dĂ©cidĂ© de le nommer Ă©tait une peluche de couleur beige relativement grande puisqu’il mesurait Ă  tout casser 40 cm de hauteur


Un lapin fort grand et bien diffĂ©rent de l’animal que nous connaissons tous normalement dotĂ© de deux pattes avants ainsi que de deux pattes arriĂšres
 Mais pas en ce concernait Mon Lapin


Non, lui, il Ă©tait vraiment exceptionnel puisqu’il avait l’apparence d’un humain avec ses deux bras, ses petites mains, ses jambes, ses petits pieds chaussĂ©s de baskets blanches pouvant ainsi se tenir tantĂŽt debout oĂč assis lorsque je l’articulais telle une marionnette


Car oui, Mr Lapin Ă©tait trĂšs souple
 Il n’était pas rigide et encore moins statique comme la plupart des peluches


Et moi, j’adorais le faire mouvoir Ă  n’en plus finir comme s’il Ă©tait un vĂ©ritable ĂȘtre humain
 Pouvoir le faire marcher debout et non Ă  quatre pattes Ă©tait pour moi un pur bonheur


D’ailleurs, s’il n’aurait Ă©tĂ© qu’un simple lapin ordinaire comme tous les autres, cela ne m’aurait sans doute pas suffit alors disons qu’avec lui, j’étais une petite fille vraiment comblĂ©e


Et puis j’aimais bien aussi ses longues oreilles qui pendaient de chaque cĂŽtĂ© de sa jolie frimousse.

Elles Ă©taient si grandes qu’elles reposaient constamment sur ses petites Ă©paules, le rendant alors encore plus craquant et extraordinaire Ă  mes yeux d’enfant…

Je pouvais elles aussi les faire mouvoir Ă  ma guise et mĂȘme les entourer autour de mon index si l’envie me prenait tant elles Ă©taient souples Ă  souhait


Souples et bien douces car oui, Mr Lapin avait un pelage d’une extrĂȘme douceur
 Une douceur comparable Ă  de la peau de chamois mais en nettement plus soyeuse encore


Ah ! Qu’il Ă©tait tout doux Mr Lapin !

Certes, il avait le poil bien court, pas du tout Ă©pais pour deux sous mais c’était justement ce que je prĂ©fĂ©rais chez lui


Car oui, je dois bien avouer que je n’aimais point du tout les peluches Ă  poils longs dont on peut aisĂ©ment enfoncer nos doigts en profondeur de leur fourrure… Une sensation certes agrĂ©able pour certains mais pas pour moi…

Non, fort heureusement, Mr Lapin, lui, avait la juste mesure d’une fourrure toute douce, non envahissante
 ce qui me convenait parfaitement


Ah ! Ce lapin ! Je pense qu’il devait savoir que je l’aimais Ă©normĂ©ment mais il devait aussi trĂšs certainement m’en vouloir un peu et mĂȘme beaucoup si jamais il Ă©tait un tantinet rancunier


Mais ça, je ne le saurai jamais


Et c’est là que vous me diriez aussitît :

« Mais pourquoi t’en aurait-il donc voulu ? »

Et je vous répondrai alors ceci :

« Ben, il est vrai que je l’aimais vraiment beaucoup Mr Lapin mais pas la nuit
 »

« Comment ça, pas la nuit ? » vous exclameriez-vous alors trÚs intrigués.

Et moi d’un sourire amusĂ©, je vous dirais :

« Attendez, je vais vous expliquer
 »

Alors oui, j’adorais jouer avec Mr Lapin, lui parler, l’écouter, lui donner de multiples conseils et qu’il m’en donne aussi par la mĂȘme occasion puisqu’il aimait bien dialoguer avec moi

Ben oui, c’est vrai qu’on communiquait beaucoup ensemble lui et moi et pas qu’un peu d’ailleurs


Nous étions de véritables bazarettes si bien que si Maman se trouvait dans les parages, elle pouvait alors me dire en riant :

« Mais qu’est-ce que tu lui racontes encore de beau aujourd’hui Ă  Mr Lapin ? »

Et moi, prise sur le fait, (Ă  force de discuter, je ne m’étais mĂȘme pas aperçu qu’elle venait tout juste d’entrer dans ma chambre) je lui rĂ©pondais de mon petit sourire d’ange :

« Heu… Rien, Maman
 Je lui parle juste comme ça
 C’est tout
 »

Ah ! Ce Lapin
 il devait sans doute en avoir marre de m’écouter
 Quoique je ne pense pas puisqu’il ne s’agaçait jamais avec moi
 La preuve, son Ă©ternel sourire figĂ© sur son charmant minois me le confirmait fort bien si jamais j’en doutais


Ainsi, Mr Lapin Ă©tait pour ainsi dire toujours content sauf si je lui trouvais exceptionnellement une mine quelque peu chagrine par temps d’hiver

Mais là encore, à force de le consoler et de le cajoler, il retrouvait trÚs vite le moral et bien-sûr le sourire


Vous l’aurez compris : Mr Lapin n’était pas du tout compliqué  Il Ă©tait facile Ă  vivre et savait me comprendre mais surtout me faire des cĂąlins Ă  tout moment


Il Ă©tait bien plus qu’un simple partenaire de jeu
 C’était mon meilleur ami
 Celui qui partageait toutes mes journĂ©es lorsque j’étais Ă  la maison


Car il faut aussi que je vous dise que je n’emmenais jamais ma peluche avec moi Ă  l’extĂ©rieur


Et pourquoi donc ?

Tout simplement parce que je ne voulais pas la salir et surtout parce que je n’aurais pas voulu non plus jouer avec elle dehors


Mais pourquoi ça ?

Étant une enfant assez dynamique qui aimait beaucoup faire du vĂ©lo, courir oĂč encore jouer Ă  trappe-trappe avec mon frĂšre, vous pensez bien que ma peluche si adorable soit-elle m’aurait beaucoup plus encombrĂ©e qu’autre chose. VoilĂ , pourquoi


Ah ! Mais qu’est-ce que j’ai pu passer d’agrĂ©ables moments en compagnie de Mr Lapin ! C’était vraiment une sacrĂ©e peluche, ce lapin-là


C’est alors vous me diriez sans plus tarder :

« Mais tu nous disais aussi tout Ă  l’heure que tu ne l’aimais pas la nuit ta peluche
 Et pourquoi donc pas la nuit ? »

Resourire en coin de ma part


Je vais enfin pouvoir vous expliquer le pourquoi du comment


La nuit, au moment de me glisser sous les draps pour me coucher, je prenais alors ma peluche avec moi, plaçais sa jolie frimousse toute douce tout prùs de mon visage, contre ma joue puis je fermais les yeux et commençais à compter les moutons tout comme Maman me l’avait bien appris afin de pouvoir mieux m’endormir


Et en général, cette méthode marchait trÚs bien


Sauf, qu’il y avait un petit souci non nĂ©gligeable qui finissait toujours par me rĂ©veiller au bout d’une dizaine de minutes environs


Mais quoi donc ? Ben, mon adorable peluche


Comment ça ? Ben, oui
 Je ne sais pas pourquoi mais ses poils pourtant si courts me donnaient l’impression d’étouffer
 Et ce n’était point Ă  cause de la tempĂ©rature de ma chambre qui elle, Ă©tait juste comme il faut en toutes saisons


Non, le véritable problÚme venait bien de ma peluche et plus précisément de son pelage


Je trouvais subitement que ses poils Ă©taient bien trop fournis, trop envahissants, voire mĂȘme gĂȘnants comme s’ils venaient de pousser en l’espace de quelques minutes seulement
 Et comme si le fait de s’ĂȘtre allongĂ© tout prĂšs de moi dans mon lit douillet leur avait donnĂ© soudainement le pouvoir de grandir davantage juste pour me contrarier


Totalement insensĂ© ! Je sais
 Et pourtant c’est ce que je pensais dur comme fer


Alors, je poussais gentiment de cĂŽtĂ© mon adorable peluche de façon Ă  ce qu’elle soit un peu plus Ă©loignĂ©e de moi afin qu’elle ne puisse plus du tout me toucher le visage

Je fermais alors Ă  nouveau les paupiĂšres puis comptais inlassablement les moutons et hop ! au bout de quelques instants comme par enchantement, je m’endormais presque instantanĂ©ment


Je dis bien presque


Car au bout d’un quart d’heure environ, j’avais Ă  nouveau comme l’impression que les membres de ma peluche me frĂŽlaient Ă  prĂ©sent le bras droit et alors je finissais irrĂ©mĂ©diablement par rouvrir mes yeux


Bien rĂ©veillĂ©e et quelque peu agacĂ©e, je poussais donc Ă  nouveau gentiment un peu plus sur le cĂŽtĂ© Mr Lapin afin qu’il soit nettement beaucoup plus loin de moi


Ma mission honteusement accomplie, je me rendormais alors presque aussitît mais pas vraiment non plus


Pourtant, Mr Lapin Ă©tait bel et bien loin de moi
 Mais lĂ  encore, cela ne semblait pas me suffire

J’avais l’impression qu’il envahissait toujours mon espace
 Comme s’il prenait toute la place de mon lit douillet


Alors, rebelote et cette fois-ci beaucoup plus honteusement, je finissais par le placer trĂšs trĂšs loin de moi, c’est-Ă -dire, presque au niveau de mes jambes, toujours sur le cĂŽtĂ©, un peu comme s’il n’était plus Mr Lapin l’ĂȘtre vivant que j’aimais tant mais plutĂŽt un vulgaire chiffon


Vous imaginez la scĂšne ? De quoi faire Ă©touffer cette pauvre peluche sous les draps mais c’était plus fort que moi


Alors, je lui chuchotais tout doucement pour le rassurer :

« Tu sais que je t’aime beaucoup, hein ? Tu le sais ? »

Et lui, me disait immédiatement :

« Ben, je crois pas là
 »

Alors, pour lui prouver le contraire, je renchérissais :

« Mais si, tu sais bien que tu es ma peluche prĂ©fĂ©rĂ©e
 »

Et lui me répondait un brin agacé :

« Mais je suis ton unique peluche
 Tu n’en as pas d’autres comme moi
 »

Ce qui Ă©tait totalement vrai alors pour mettre fin Ă  notre conversation, je finissais par lui dire que c’était de sa faute, qu’il m’étouffait trop avec son pelage
 Et lĂ , en gĂ©nĂ©ral, il ne m’adressait plus du tout la parole


Je savais que cela le rendait triste mais chaque soir c’était la mĂȘme sĂ©rĂ©nade


Je ne sais pas pourquoi mais je n’arrivais pas Ă  dormir prĂšs de lui oĂč encore que Lui dorme prĂšs de moi. C’était comme ça ! Et je vous assure que je ne le faisais vraiment pas exprĂšs


Alors, pour ne pas trop le blesser, je lui avouais tout simplement que j’étais obligĂ©e de le laisser loin de moi, au niveau de mes jambes afin que je puisse mieux m’endormir car oui, sa fourrure m’empĂȘchait d’ĂȘtre sereine pour rejoindre les bras de MorphĂ©e


Je ne sais pas s’il accepta aussi facilement que ça la situation car chaque matin, il se retrouvait toujours par terre, allongĂ© de tout son long sur la moquette rose tendre de ma chambre


Maman qui venait alors me réveiller me faisait montrer du doigt le désolant spectacle


« Tu as encore jetĂ© ton Lapin par terre CĂ©cile
 Ce n’est pas trĂšs gentil
 »

Et moi, réellement surprise et confuse de voir ma peluche reposant inerte sur la moquette, je lui disais toute penaude :

« Mais je n’sais pas Maman
 Je ne l’ai pas jetĂ© par terre
 »

Ce qui était la stricte vérité puisque durant mon sommeil, sans le faire exprÚs, à force de remuer tel un ver de terre, Mr Lapin avait fini par malencontreusement atterrir par terre


Maman savait parfaitement que je ne mentais pas à ce sujet et finit par en conclure que je ne supportais tout simplement pas le contact de la fourrure synthétique contre ma peau durant mon sommeil


Alors un beau jour, elle me dit :

« Tu sais ce qu’on va faire CĂ©cile ? »

« Non, Maman
 Qu’est-ce qu’on va faire ? »

« On va tout simplement laisser Mr Lapin là-bas dans ton petit fauteuil au moment du coucher »

« Mais il me manquera trop
 »

« Mais non, tu verras
 On le mettra assis bien en face de toi comme s’il te regardait, qu’il veillait sur toi »

« Tu crois ? Il ne m’en voudra pas ?  »

« Mais non
 il t’aime beaucoup
 Tu le sais bien et puis comme ça il ne se fera plus mal en tombant du lit »

« C’est vrai Maman
 Tu as raison »

Et Ă  ce moment-lĂ , un large sourire apparĂ»t alors sur mon visage qui Ă©tait l’instant d’avant si soucieux


Maman venait de trouver enfin la solution à mon problùme majeur de petite fille


Et dĂ©sormais, chaque soir, avant de me coucher, je venais embrasser Mr Lapin, lui murmurer des petits mots doux Ă  l’oreille, histoire de le rassurer encore et toujours afin qu’il sache Ă  quel point je l’aimais et qu’il ne devait surtout pas croire le contraire lorsque je dormais seule sans lui


Je lui demandais de bien vouloir me comprendre oĂč alors de bien vouloir me pardonner si jamais cela le rendait encore triste


Je lui expliquais que j’adorais son pelage tout doux et si soyeux mais pas le soir. Pas au moment de m’endormir en tous les cas


Je crois bien qu’il finit par accepter mon choix puisqu’un beau jour il me chuchota dans la nuit :

« Je suis bien dans mon fauteuil CĂ©cile
 Je te vois dormir
 Je veille sur toi et je m’endors moi aussi bien paisiblement »

Il avait alors rĂ©ussi Ă  me rassurer cette nuit-là
 Si bien, que je lui rĂ©pondis aussitĂŽt avec tendresse :

« Je t’aime Mr Lapin ! »

« Moi aussi, je t’aime CĂ©cile ! »

À cet instant-lĂ , nous Ă©tions enfin tous les deux rĂ©conciliĂ©s


Ah ! Il faut dire qu’on s’aimait tant lui et moi que cette petite incartade venant de ma part n’aurait pas pu nous sĂ©parer oĂč en tout les cas pas pour longtemps


C’est pourquoi je tenais absolument à vous raconter cette petite anecdote de mon enfance


Aujourd’hui, je ne sais plus ce qu’est devenu Mr Lapin car en quittant Sausset Les Pins pour partir en Afrique Ă  Conakry (J’avais alors 10 ans), je finis hĂ©las par le perdre de vue au moment oĂč mes parents faisaient leurs cantines ainsi que leurs bagages


Ce qui est fort dommage, je le sais bien
 Mais dans la vie, il arrive parfois qu’on perde certains objets pourtant si prĂ©cieux Ă  nos yeux


Cet article est dĂ©diĂ© Ă  Mr Lapin
 Pour lui dire tout simplement que je ne l’ai jamais oubliĂ© et ce malgrĂ© toutes ces annĂ©es passĂ©es


Et si vous vous posiez encore cette fameuse question :

« Mais dis-nous, aprÚs Mr Lapin, as-tu eu encore une autre peluche ? »

Quand j’ai perdu Mr Lapin, j’avais exactement 10 ans. Il est vrai que je n’ai jamais Ă©tĂ© en adoration devant une quelconque peluche lorsque j’étais enfant
 À part pour Mr Lapin qui fut alors l’unique exception


Mais en grandissant, vers seulement l’ñge de 35 ans, Maman eu l’idĂ©e de m’offrir pour mon anniversaire une petite peluche et bien-sĂ»r Ă  poil court que vous pourrez voir ci-aprĂšs en photo.

Oui, il s’agit bien de la cĂ©lĂšbre Kitty que j’apprĂ©cie toujours autant Ă©tant donnĂ© que j’adore les chats


Sa fourrure est toute douce et agrĂ©able au toucher
 Elle repose sagement sur mon oreiller et j’aime bien parfois la contempler tant je la trouve toute mignonne


Elle ne ressemble en rien Ă  Mr Lapin mais c’est tout aussi bien comme ça
 Je prĂ©fĂšre sa petitesse qui n’est guĂšre encombrante


Mr Lapin, Lui, Ă©tait unique en son genre et je ne l’oublierai jamais mais il appartient Ă  mon passĂ© de petite fille


D’ailleurs, j’ai eu beau chercher sur internet
 Aucune peluche « Lapin » d’aujourd’hui ne lui ressemble


Et c’est là, avant que je termine mon histoire, que vous me poserez sans doute cette ultime question à mon sujet :

« Les peluches ne semblaient pas ĂȘtre ton dada et pourtant tu aimes les chats. Mais eux, ils ont pas mal de poils ! Et pas du synthĂ©tique qui plus est
 Alors ? cela ne te dĂ©range pas ? »

Je vous répondrai alors :

« Oui et non »

Tout simplement parce qu’en fin de compte, dĂšs l’ñge de 10 ans, j’appris avec une certaine tristesse que j’étais hĂ©las allergique aux poils des trois chats que Maman venait d’adopter lorsque nous habitions alors en GuinĂ©e Ă  Conakry


Mais cela ne m’empĂȘcha aucunement de les aimer et de les cĂąliner Ă  n’en plus finir
 De ressentir une vĂ©ritable passion pour eux


Il fallait juste que je respecte quelques rĂšgles d’hygiĂšne afin d’éviter tous dĂ©sagrĂ©ment avec ces chĂšres petites boules de poils


Car oui, les personnes qui connaissent tout comme moi ce type d’allergie savent fort bien que cela peut ĂȘtre un vĂ©ritable souci non nĂ©gligeable voire fatal si on ne fait pas suffisamment attention


Mais comme on dit :

« Quand on veut ! On peux ! »

Et donc, j’eus des chats jusqu’à l’ñge de 30 ans sans avoir le moindre problĂšme de santĂ© et ce malgrĂ© ma trĂšs forte allergie Ă  leurs poils


Aujourd’hui, je n’ai plus de chat et pas pour une question d’allergie mais tout simplement parce qu’un animal demande de l’attention, de l’amour et que si malheureusement vous n’avez pas de temps Ă  lui accorder alors il vaut mieux Ă©viter d’en adopter un et surtout Ă©viter de le rendre malheureux


Tout cela pour vous dire que j’apprĂ©cie tout de mĂȘme ma petite peluche « Kitty » mais que j’ai clairement une nette prĂ©fĂ©rence pour les chats


Quoi qu’il en soit, que ce soit pour l’un ou pour l’autre, j’aime leur fourrure soyeuse mais avec parcimonie


Voilà que mon histoire se termine
 J’avais envie de vous la raconter
 Je suis contente de l’avoir fait car cela m’a permis de revenir loin en arriùre et ce pour mon plus grand plaisir


Merci à vous encore de m’avoir lu.

CĂ©cile, La Suricate đŸŸđŸŸ

ThĂ©odore Peyre De Lescure : Mon Papy

Pour toi, Papy :

Je dĂ©die cette page Ă  mes grands-parents maternels qui me manquent vraiment beaucoup…

Je souhaitais leur rendre cet hommage afin de leur dire Ă  quel point je les trouvais formidables…

Je les regrette Ă©normĂ©ment…

Je sais qu’ils me regardent de lĂ  ou ils se trouvent et je me dis qu’ils auraient Ă©tĂ© fiers de moi ; de la personne que je suis devenue…

En effet, ils n’ont pas eu le temps de me connaĂźtre davantage ; ce que je regrette infiniment car ils sont partis beaucoup trop tĂŽt…

Lorsqu’ils sont partis, ma famille et moi Ă©tions Ă  l’Ă©tranger (GuinĂ©e puis Tchad).

En ce qui concerne leur dĂ©cĂšs : j’Ă©tais ĂągĂ©e de 11 ans lorsque ma Mamie est dĂ©cĂ©dĂ©e (Je vivais en GuinĂ©e) et j’avais 15 ans lorsque mon Papy nous a quittĂ© (Je vivais au Tchad).

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Mon Grand-PĂšre maternel :

Mon grand-pÚre maternel : Théodore Peyre De Lescure est né à Tuléar (ses origines sont : Réunionnaise et de Vendée, France).

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Carte Google de Tuléar

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Ile de la RĂ©union

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Mon Papy est dĂ©cĂ©dĂ© en France, dans un tragique accident de voiture (il avait Ă©tĂ© victime d’un mauvais conducteur qui s’Ă©tait arrĂȘtĂ© Ă  un virage et qui plus est par un mauvais temps de brouillard).

Et par le comportement inadmissible et trĂšs dangereux de ce chauffard, mon Grand-PĂšre en est mort…

C’est pourquoi, je trouve totalement injuste qu’il soit parti de cette maniĂšre et de façon si brutal…

Mais ce que je trouve encore plus injuste ; c’est qu’il nous ait quittĂ© comme ça sans mĂȘme pouvoir nous dire un dernier au-revoir…

Mon tendre Papinet était un homme trÚs costaud pour son ùge et il avait vraiment une santé de fer.

Il avait une trĂšs bonne hygiĂšne de vie et je suis sĂ»r qu’il aurait vĂ©cu trĂšs certainement, centenaire !

Mon Papinet Ă©tait un homme droit, intĂšgre avec des valeurs familiales.

DotĂ© d’un caractĂšre fort Ă  toute Ă©preuve et d’un esprit trĂšs vif, mon Papinet Ă©tait toujours trĂšs actif pour son Ăąge (82 ans).

En effet, il adorait faire la cuisine et comme tout passionnĂ© d’art culinaire, il se rĂ©veillait toujours trĂšs tĂŽt afin de pouvoir concocter tous ses bons petits plats.

Et je peux vous dire qu’il cuisinait vraiment trĂšs bien ! un vĂ©ritable cordon bleu !

Je me souviendrai toujours des bons petits plats qu’il nous mitonnait Ă  mes parents, mon petit frĂšre et moi lorsqu’on venait lui rendre visite dans son appartement.

Je sens encore toutes ces bonnes odeurs qui me donnaient l’eau Ă  la bouche.

Un souvenir culinaire qui me frappe encore particuliÚrement : Ses fameux steaks de boeuf au poivre noir accompagnés de riz blanc, de pommes de terre sautées et de brÚdes mafanes.

Hum ! un pur rĂ©gal des papilles…

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Les fameuses brĂšdes mafanes

Et il pouvait lui arriver Ă©galement de faire un confit d’oignons dĂ©glacĂ© au vinaigre de vin en guise de condiment afin de rehausser ses plats…

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Hum…et je peux vous dire que son confit Ă©tait vraiment trĂšs goĂ»teux…

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Mais Ă©videmment pas de plats sans pili-pili (piment) ou piments antillais, comme diraient mon Papy, ma Mamie ou encore ma Maman.

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Il est vrai qu’Ă  ce sujet, en ce qui me concerne, je prĂ©fĂšre agrĂ©menter mes plats de sauce Tabasco (made in USA) car le pili-pili ou le piment antillais sont trop forts pour moi.

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C’est vrai que pour ce coup-lĂ , je n’ai pas du tout suivi ma mĂšre ou mes grands-parents…

Mais aprĂšs tout, peu importe le type de piment que l’on mange, du moment qu’il soit assez fort pour Ă©veiller nos sens et nos papilles et le tour est jouĂ©, non ?

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Voici le piment Antillais

Et pour parfaire ce repas si goûteux, mon Papinet concoctait aussi en guise de dessert : de succulents beignets de bananes.

Ah ! ses fameux beignets de bananes ! un vrai dĂ©lice…

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C’est pour vous dire Ă  quel point mon Papy avait vraiment une passion certaine pour la cuisine et que parmi tous ses talents culinaires, il aimait bien aussi cuisiner les mets suivants :

  • Poissons frits en carry aux margozes,
  • Rougail tomates,
  • Rougail d’oignons,
  • Rougail de margozes (pour accompagner tous les plats)

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Voici des margozes

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Une margoze coupée en deux

  • Confit d’oignons Ă©mincĂ©s et dĂ©glacĂ© au vinaigre de vin (se dĂ©guste en accompagnement de viandes rouges et de lĂ©gumes),
  • EmincĂ©s de viandes de pot au feu, aux confits d’oignons dĂ©glacĂ©s au vinaigre de vin.

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Souvenir de mon Papy :

Matin bonheur :

Je me rappelle des bons petits déjeuners lorsque ma famille et moi séjournions chez mon Papy et ma Mamie.

Je m’en souviens encore comme si c’Ă©tait hier…

Je me rĂ©veillais le matin et je sentais dĂ©jĂ  les bonnes odeurs de pains grillĂ©s, de croissants et de cafĂ©…

croissant

Lorsque j’aperçevais la grande table de la salle Ă  manger avec toutes ces merveilles, je n’avais qu’une hĂąte, m’installer Ă  table et dĂ©guster enfin toutes ces petites douceurs.

J’adorais boire le bon lait au chocolat « Nesquik »Â tout en croquant de belles tartines de pain beurrĂ©es, croustillantes Ă  souhait et bien nappĂ©es de confiture d’abricots ou de cerises griottes.

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C’Ă©tait vĂ©ritablement pour moi, un pur rĂ©gal…

J’Ă©tais tellement gourmande, qu’il pouvait m’arriver de manger 3 ou 4 belles tartines, accompagnĂ©es d’un bon croissant bien chaud.

Et parfois mon Papy pouvait mĂȘme nous faire quelques crĂȘpes car il voulait nous faire plaisir, tout simplement…

Hum ! de quoi me rendre encore plus gourmande !

Pour vous dire Ă  quel point j’adorais prendre les petits dĂ©jeuners chez mes grands-parents !

petite crĂȘpe
Je n’oublierai jamais ces merveilleux petits dĂ©jeuners entourĂ©s de mes Grands-parents, de mes parents, de mes deux oncles (Francis et Christian) ainsi que de mon petit frĂšre.

Pour moi, ces petits dĂ©jeuners reprĂ©sentaient de grands moments de joies et d’allĂ©gresses…

Ces matins lĂ , resteront Ă  jamais gravĂ©s dans mon coeur car ils respiraient tout simplement le bonheur….

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Un autre souvenir de mon Papinet :

Tendre Snorky :

Je me souviens de toi Papy, lorsque tu nous avais fait une petite surprise Ă  mon petit frĂšre et Ă  moi lorsque nous Ă©tions venus te rendre visite (A cette Ă©poque lĂ  je devais avoir 9 ans et mon petit frĂšre devait bien avoir 7 ans).

Ce jour-là (un jour tout à fait ordinaire), tu nous avais réuni dans ton salon et tu nous avais dit :

« Les enfants, j’ai une petite surprise pour vous. J’espĂšre que vous aimerez. Tenez c’est pour vous… »

Puis tu avais dĂ©posĂ© sur la table Ă  manger deux adorables peluches qui reprĂ©sentaient des « Snorky ». En dĂ©signant du doigt l’une d’elles, tu m’avais dit :

« Tiens CĂ©cile, cette peluche lĂ , est pour toi… »

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Une petite parenthĂšse s’impose avant de continuer mon histoire :

Les Snorky sont des petites crĂ©atures sous-marines colorĂ©es, toujours prĂȘtes Ă  aider en cas de problĂšme.

Elles disposent d’une sorte de tuba sur la tĂȘte dont elles se servent pour avancer sous l’eau.

Les Snorky Ă©tait une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e d’animation AmĂ©ricaine, diffusĂ©e Ă  la TV dans « le club dorothĂ©e » durant les annĂ©es 84 Ă  89).

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Puis tu avais donné à mon frÚre la seconde peluche en lui disant :

« Tiens Olivier, ça c’est pour toi… »

Mais ce que tu ignorais encore mon petit Papinet ; c’est que tu avais fait une lĂ©gĂšre erreur en me donnant la peluche qui se nommait « Astral ».

En effet, tu avais confondu les deux peluches en pensant sans doute que la peluche « Astral » devait ĂȘtre une fille et que la peluche « DaphnĂ© » devait ĂȘtre « un garçon » (Il faut dire que leurs prĂ©noms respectifs n’Ă©taient pas indiquĂ©s).

Et cela n’avait pas Ă©chappĂ© non plus Ă  mon petit frĂšre qui s’Ă©tait vite empressĂ© de te dire :

« Papy, tu t’es trompĂ©. Tu m’as donnĂ© « la Snorky fille ». Et Ă  CĂ©cile, tu lui as donnĂ© le garçon… »

Ah ! mon petit Papy, tu ne pouvais pas savoir et je me rappelle que tu nous avais mĂȘme dit :

« Ah bon ? je savais pas du tout. DĂ©cidĂ©ment, je ne suis pas trop Ă  la page sur ce genre de chose… »

Et je me rappelle que mon frĂšre et moi, on t’avait rĂ©pondu presque en mĂȘme temps :

« Mais Papy, c’est pas grave du tout. Il suffit qu’on s’Ă©change les peluches »

AussitĂŽt dit, aussitĂŽt fait, mon frĂšre et moi s’Ă©tions Ă©changĂ©s les peluches et ce fut avec un large sourire que l’on vint t’embrasser afin de te remercier.

Et ce fut Ă  ce moment lĂ  que tu nous dis en souriant :

« Alors ça vous plaĂźt les enfants ? je suis bien content. Par contre je savais pas du tout qu’il y avait des filles ou des garçons dans ces peluches lĂ  »

Oui, ce jour-lĂ , tu ne le savais peut-ĂȘtre pas mon Papy adorĂ© mais tu nous avais fait une bien jolie surprise Ă  mon petit frĂšre et Ă  moi.

Une trÚs belle attention de ta part qui nous avait beaucoup touchés.

C’est vrai qu’elles Ă©taient bien mignonnes ces petites peluches !

Merci encore pour tous ces petits moments de bonheur, Papinet !

Tu me manques tellement ! Je ne t’oublierai jamais.

Je t’aime Papinet. Ta petite fille CĂ©cile.

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Cliquez sur ce lien pour Ă©couter la musique de mon Grand-PĂšre maternel :

MUSIQUE DE MON PAPY

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Alors vous comprendrez Ă  quel point, pourquoi je souhaitais absolument rendre hommage Ă  mes grands-parents maternels afin de leur dire tout simplement que je les aime et que je ne les oublierai jamais….