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Son plus beau cadeau sur Terre đŸŽ

Mira s’Ă©tait endormie dans le large fauteuil en velours si doux et si confortable qui se trouvait tout prĂšs de la grande baie vitrĂ©e.

À travers celle-ci, on pouvait voir un immense et magnifique jardin dont la pelouse venait tout juste d’ĂȘtre tondue il y a Ă  peine deux jours et qui Ă©tait Ă  prĂ©sent toute imbibĂ©e d’eau Ă  cause de l’interminable pluie.

Tout était redevenu calme dehors et peu à peu les petits moineaux revenaient se poser gaiement sur les branches dénudées des grands amandiers.
En haut de leurs cimes et par certaines ramifications de leurs branchages ; on pouvait remarquer quelques nids détruits.

Il faut dire que la tempĂȘte avait Ă©tĂ© d’une rare violence… Elle n’avait rien Ă©pargnĂ©…

Pourtant, Ă  voir les moineaux sautiller de branches en branches tout en piaffant entre eux ; ils ne semblaient guĂšre rancuniers au saccage de leurs petites demeures.

Sans doute que dans leurs langages d’oiseaux, ils prĂ©voyaient dĂ©jĂ  d’en reconstruire de nouvelles.

Par moment, ils venaient s’abreuvoir ou encore s’amuser dans les quelques flaques d’eau un peu boueuses qui s’étaient formĂ©es tels des petits cratĂšres dans les zones clairsemĂ©es de la pelouse.

Finalement, la pluie tant mĂ©prisĂ©e leur avait apportĂ©e de l’eau pour se dĂ©saltĂ©rer mais aussi la joie de pouvoir faire la toilette de leurs plumages.

Et c’était un spectacle des plus merveilleux que celui de pouvoir les observer en train de dĂ©ployer leurs petites ailes et secouer avec frĂ©nĂ©sie leurs plumes faisant alors jaillir d’innombrables gouttelettes d’eau autour d’eux.

Les moineaux avaient enfin retrouvĂ© leur joie de vivre comme si la tempĂȘte n’était jamais apparue


Mais ce n’Ă©tait hĂ©las pas le cas le cas pour tout le monde


Au centre du jardin, Ă  l’intĂ©rieur d’un pourtour de galets blancs ; de hauts rosiers buissons de couleur rouge-Bordeaux avaient perdu de leurs splendeurs Ă  cause des incessantes bourrasques de vent qui sans vergogne, les avaient entiĂšrement dĂ©pouillĂ©es de leurs si jolies et gracieuses pĂ©tales.

Elles s’étaient envolĂ©es de part et d’autre du jardin et reposaient de-ci de-lĂ  sur l’immense pelouse telles de belles endormies.

Elles avaient Ă©tĂ© arrachĂ©es de force Ă  leur mĂšre nourriciĂšre et ne tarderaient pas Ă  s’abĂźmer puis Ă  se flĂ©trir au fil des heures.

Mais pour l’instant, leur couleur rouge si profonde offrait un contraste des plus ravissant et romantique sur la vaste pelouse verte pomme.

La rageuse tempĂȘte n’avait pas rĂ©ussi Ă  dĂ©truire la magnificence de ce lieu habituellement si charmant par temps radieux


Les oiseaux tout comme les vĂ©gĂ©taux semblaient vouloir oublier ses terribles affres en continuant leur vie bien paisible tout en attendant avec une certaine impatience la venue de « Monsieur Soleil » qui les rĂ©chaufferait de bon cƓur de ses ardents et lumineux rayons.

****

La pluie s’était arrĂȘtĂ©e de tomber depuis dĂ©jĂ  quelques bonnes heures mais toujours pas de Monsieur soleil Ă  l’horizon…

Pourtant Ă  cet instant mĂȘme, le ciel venait de changer de nuance et sa couleur si grise de tout Ă  l’heure s’était alors transformĂ©e en un joli bleu gris parsemĂ© de gros nuages effilochĂ©s.

Des nuages qui n’allaient pas tarder Ă  s’Ă©vaporer selon les dires de l’annonce mĂ©tĂ©orologique diffusĂ©e hier soir Ă  la tĂ©lĂ©vision.

Cependant, Monsieur Soleil se faisait encore attendre et ne daignait toujours pas pointer le bout de son nez…

Que Diable attendait-il pour faire son entrée ?

Soudain, ĂŽ Miracle ! les premiers rayons apparurent et commencĂšrent Ă  traverser les vitres des deux grandes fenĂȘtres du salon ainsi que celle de la baie vitrĂ©e ; caressant au passage, la tĂȘte de Mira qui reposait sur l’un des accoudoirs moelleux du fauteuil.

La douce lumiĂšre s’insinua davantage Ă  l’intĂ©rieur de la piĂšce, la rendant alors beaucoup plus spacieuse et conviviale.

Elle finit ensuite par se projeter avec fougue sur les jolies courbes anatomiques de Mira et s’y attarda longuement en y faisant une jolie danse d’ondulation.

Elle explorait ainsi ce corps endormi en ne cessant d’y dessiner Ă  l’infini de douces vagues tels des tatouages Ă©phĂ©mĂšres.

Elle aimait jouer avec les sens de Mira mais que cherchait-elle exactement ?

Mira ne le savait que trop bien et faisait semblant de ne pas comprendre…

Elle ressentait les chaudes caresses des rayons du soleil lui réchauffer le corps mais elle ne voulait pas encore lui céder
 Pas tout de suite
 Pas maintenant


De son cĂŽtĂ© Mademoiselle LumiĂšre mettait du cƓur Ă  l’ouvrage en se faisant de plus en plus pressante et insistante


Elle jouait de plus belle avec Mira


Brusquement, comme si une mouche venait de la piquer ; elle fini par se lasser de ce petit jeu et dĂ©cida de terminer son incessante danse lumineuse en s’installant sur le bout de son nez ; obligeant ainsi cette derniĂšre Ă  ouvrir peu Ă  peu ses grands yeux verts en amande.

La lumiĂšre fut si forte que Mira dut les plisser afin de les accoutumer Ă  son intense luminosité 

Il faut dire que depuis pas mal d’heures dĂ©jĂ , il avait fait trĂšs sombre dans cette piĂšce.

Elle se souvenait encore des myriades de gouttelettes de pluie qui n’avaient eu de cesse de se projeter avec fracas contre les vitres des deux fenĂȘtres ainsi que sur celle de la baie vitrĂ©e lui donnant alors un lĂ©ger mal de tĂȘte suivi d’une irrĂ©sistible envie de dormir et de rejoindre sans plus tarder son cher fauteuil si douillet.

Mais le soleil venait Ă  prĂ©sent la dĂ©ranger juste pour la rĂ©veiller alors qu’elle ; elle voulait encore et encore dormir telle une Belle au bois dormant.

« Soleil ! va-t’en ! Tu aurais dĂ» venir avant
 C’est trop tard maintenant ! Je ne veux plus sortir de mon fauteuil si doux et si moelleux
 Et puis tu as beau ĂȘtre le maĂźtre de l’univers que cela n’y changerait rien alors laisse-moi tranquille »

Mais Mademoiselle Lumiùre lui chuchota à l’oreille :

« Tu dois te lever Mira ! Tu as des choses à faire. Et puis, tu as suffisamment dormi, ne trouves-tu pas petite flemmarde ? »

« Non, non
 Pourquoi viens-tu me rĂ©veiller ? Va-t’en ! J’étais en train de faire un merveilleux rĂȘve
 Oh ! Et puis tu m’énerves ! OK ! Tu as encore gagnĂ© ! »

Sortant enfin de sa léthargie, Mira finit par ouvrir en grand ses jolis yeux verts irisés de constellations ambrées qui se voyaient davantage avec la lumiÚre du soleil.

Elle se leva de son fauteuil et s’Ă©tira longuement Ă  cause des courbatures qu’elle avait attrapĂ©es Ă  force d’ĂȘtre restĂ©e trop longtemps endormie dans la mĂȘme position.

À chaque fin de repas, elle avait pour habitude de faire une sieste.

C’Ă©tait pour ainsi dire, le meilleur moment de toutes ses journĂ©es mais aujourd’hui, son sommeil n’avait pas Ă©tĂ© rĂ©parateur Ă  cause du vacarme de cette fichue pluie qui lui avait donnĂ© un terrible mal de tĂȘte avant de s’endormir.

Et le comble de tout, c’est que celle-ci n’avait eu de cesse de tomber depuis 11 heures du matin jusqu’Ă  15H30 ; de quoi la mettre de trĂšs mauvaise humeur…

Mais fort heureusement, elle ne le resterait pas bien longtemps vu qu’elle Ă©tait d’une nature toujours trĂšs gaie et optimiste.

Elle fit un long bĂąillement Ă  s’en dĂ©faire la mĂąchoire mais c’était beaucoup plus pour exprimer son agacement que celui d’une fatigue quelconque puisqu’elle n’avait point sommeil Ă  cet instant-lĂ .

Monsieur soleil avait osé lui envoyer une de ses fidÚles servitrices pour la réveiller.

Et bien entendu, Mademoiselle LumiĂšre n’avait pas hĂ©sitĂ© la moindre seconde Ă  s’exĂ©cuter illico presto…

Elle, toujours prĂ©sente et si dĂ©vouĂ©e Ă  son poste depuis des millions et des millions d’annĂ©es devait trĂšs certainement trouver un certain plaisir non dissimulĂ© Ă  vouloir rĂ©veiller le monde entier.

Sa tĂąche quotidienne d’illuminer de mille feux notre planĂšte lui tenait tant Ă  cƓur qu’il ne valait mieux pas lui rĂ©sister


Et puis, de toute façon, elle avait l’art et la maniĂšre de savoir se faire respecter…

C’est pourquoi Mira ne lui en voulut plus du tout et quand bien mĂȘme son sommeil n’avait pas Ă©tĂ© rĂ©parateur ; eh bien, elle ferait avec


Monsieur Soleil n’avait donc pas eu si tort que ça de lui envoyer sa fidĂšle compĂšre pour la dĂ©loger de son fauteuil sinon qui d’autre l’aurait fait ?

Décidément, ces deux-là étaient trÚs complémentaires ! Et il savaient remplir leur rÎle à la perfection : lui, de tourner autour de notre bonne vieille planÚte terre et elle, de nous propager de ses intenses faisceaux lumineux.

Ainsi, grĂące Ă  l’éclat de leur rayonnement, le monde s’en trouvait heureux.

En conclusion, nous ne ferions pas grand-chose sans eux…

C’est pourquoi Mira se sentit Ă  prĂ©sent d’humeur plus guillerette et prĂȘte Ă  affronter cette fin d’aprĂšs-midi.

Elle s’étira encore tout en regardant le salon qui Ă©tait devenu nettement plus lumineux ; semblant alors reprendre enfin vie.

****

Mira avait toujours aimé cette piÚce qui ne manquait jamais de luminosité par temps radieux.

Par contre, par temps de pluie, le salon s’habillait alors d’une lugubre et austĂšre apparence qu’elle dĂ©testait au plus haut point ; lui faisant un tantinet peur et sursauter au moindre bruit.

Elle avait toujours eu une sainte horreur de la pluie et ce, depuis sa plus tendre enfance !

Mira s’Ă©tira une derniĂšre fois puis regarda par la baie vitrĂ©e l’immense pelouse qui Ă©tait toujours autant imbibĂ©e d’eau.

Elle leva les yeux au ciel et constata qu’il avait pris une jolie teinte d’un bleu limpide, sans le moindre nuages.

« Quel bien joli ciel ! » se dit-elle en ne se lassant pas de l’admirer.

Le fameux proverbe : « AprÚs la pluie vient le beau temps » était bien vrai.

La preuve Ă©tait devant ses yeux Ă©bahis.

Elle l’admira encore quelques instants puis dĂ©cida de s’extirper avec hĂąte de son fauteuil. Elle avait des tas de choses Ă  faire…

Finalement, cette fin de journĂ©e ne serait pas si morose que ça se dit-elle tout en marchant et en regardant autour d’elle.

Elle repensa alors Ă  Laura qui lui avait dit juste aprĂšs le repas de ce midi, qu’elle irait faire des courses mais qu’elle ne tarderait pas pour revenir.

Elle se souvenait également que celle-çi lui avait promis une petite surprise dÚs son retour. Mais laquelle au juste ?

Mira n’aimait pas trop les surprises et elle bouillonnait dĂ©jĂ  d’impatience de revoir au plus vite sa maman.

Mais en attendant celle-çi, que pourrait t-elle bien faire d’intĂ©ressant ?

Elle l’ignorait encore mais trouverait bien une idĂ©e d’ici lĂ …

****

Mira avait toujours aimé cette grande et belle demeure située en pleine campagne.

Elle Ă©tait certes assez Ă©loignĂ©e de la ville mais pas si isolĂ©e que ça par rapport au voisinage bienveillant qui l’entourait.

Oui, Mira Ă©tait vraiment heureuse de vivre ici.

Et parmi toutes les piÚces de la maison ; elle avait une nette préférence pour le grand salon.

C’Ă©tait son endroit favori.

Il faut dire que sa Maman Laura l’avait dĂ©corĂ© avec beaucoup de goĂ»t en agrĂ©mentant chaque pan de mur, de jolis tableaux d’aquarelles.

Ses propres Ɠuvres qu’elle aimait peindre durant ses heures de loisir car oui ; en dehors de son mĂ©tier de professeure de Français, Laura Ă©tait aussi une artiste peintre extrĂȘmement douĂ©e.

Mira ne se lassait jamais de regarder ses toiles tant elles Ă©taient belles.

Soudain, elle fut prise d’Ă©motion lorsque son regard s’attarda sur l’une d’entre elles.

Celle qu’elle prĂ©fĂ©rait le plus


Celle qui la représentait et dont elle était si admirative


Il s’agissait de son propre portrait.

Mira se souvenait encore de ce merveilleux jour oĂč Laura Ă©tait devenue sa mĂšre adoptive.

Il y avait 5 ans de ça.

5 ans de pur bonheur se dit-elle en admirant le tableau.

Une toile que sa douce et si belle Maman avait peint en son honneur pour lui dire Ă  quel point elle l’aimait de tout son cƓur et de toute son Ăąme.

La toile Ă©tait si bien rĂ©ussie que Mira avait l’impression de se voir dedans comme dans un miroir tant la ressemblance Ă©tait frappante.

Sa Maman avait su la dessiner et l’immortaliser telle qu’elle Ă©tait…

Oui, elle Ă©tait vraiment fiĂšre de ce tableau…

Elle avait eu beaucoup de chance de tomber sur une Maman telle que Laura


Et pour tout l’or du monde, elle n’en aurait souhaitĂ© une autre car oui, sa Laura Ă©tait un ĂȘtre unique et Ă  part


Cinq belles annĂ©es qu’elle grandissait et Ă©voluait Ă  ses cĂŽtĂ©s, entourĂ©e de plein d’amour.

Un amour pur et sincĂšre dont elle avait cruellement manquĂ© autrefois mais qui aujourd’hui comblait son cƓur.

Un amour si profond qu’elle avait fini par oublier les maltraitances subies dans son passĂ©…

Un passĂ© dĂ©sormais rĂ©volu car aujourd’hui, elle Ă©tait pleinement heureuse et Ă©panouie…

****

Mira sentit une agréable odeur de fraßcheur vivifiante.

Elle provenait du mobilier en bois de pin massif qui se trouvait dans le salon.

Il sentait agrĂ©ablement bon l’odeur des pins comme si on se retrouvait Ă  l’intĂ©rieur de l’une de ces forĂȘts enivrantes et revigorantes capables de libĂ©rer votre esprit.

Une odeur certes piquante et quelque peu entĂȘtante mais que Mira aimait respirer Ă  pleins poumons.

D’ailleurs, il n’y avait pas qu’elle qui apprĂ©ciait ces effluves mentholĂ©es.

Les rares convives qui passaient Ă  la maison aimaient aussi l’humer tout en faisant quelques remarques agrĂ©able Ă  son sujet :

« Hum, quelle agrĂ©able senteur Laura ! On se croirait dans une forĂȘt de pins tellement c’est vivifiant ! »

Ils pensaient alors que cette forte odeur de rĂ©sine devait sans aucun doute provenir de bougies d’ambiance alors qu’il n’en Ă©tait absolument rien.

Et c’est lĂ  que quelque peu amusĂ©e, Laura leur rĂ©pondait toujours invariablement ceci :

« Il s’agit de mes meubles et non de bougies parfumĂ©es. Ils sont tous en bois de pin »

S’ensuivait alors un petit silence d’Ă©tonnement rapidement rompu par quelques exclamations :

« Mais ce n’est pas possible !! Tu plaisantes ? Ça sent tellement bon. Tu en es certaine ? »

Et à son tour, elle leur rétorquait de son joli sourire un brin moqueur :

« C’est pourtant bien vrai. Et pour faire perdurer leur odeur si plaisante ; j’utilise une cire d’abeille liquide Ă  base d’huile essentielle de pin pour bien les nourrir et les faire briller. VoilĂ  le secret. Ni plus ni moins »

Mira aimait alors voir l’expression de leurs visages dubitatifs comme s’ils ne croyaient pas du tout Ă  ce que venait de leur rĂ©vĂ©ler sa Maman.

Et cela l’amusait d’autant plus lorsque venait le moment fatidique oĂč ils se rapprochaient du grand buffet en pin pour pouvoir le renifler de trĂšs prĂšs ; histoire de vĂ©rifier ses dires…

Oui, cela l’amusait toujours beaucoup


****

Mira s’approcha du grand buffet en pin et commença Ă  l’humer intensĂ©ment.

Elle ne pouvait s’empĂȘcher de faire ce petit rituel Ă  chaque fois qu’elle passait par ici, avant de franchir le seuil de la cuisine.

Elle le respira de trĂšs prĂšs et trĂšs longuement.

Cette effluve lui rappelait toujours celle de la forĂȘt qui se trouvait Ă  quelques mĂštres de leur demeure.

Quelques fois et lorsque Laura n’Ă©tait pas lĂ  ; elle aimait bien s’y aventurer tout en sachant que c’Ă©tait un lieu qui lui Ă©tait interdit.

En effet, Laura l’avait souvent mise en garde Ă  ce sujet, lui rĂ©pĂ©tant inlassablement les mĂȘme paroles :

« Je te prĂ©viens encore Mira ! Tu ne dois pas aller dans cette forĂȘt ! C’est bien trop dangereux et tu pourrais t’y perdre. Pourtant, je suis certaine que tu me dĂ©sobĂ©iras encore. Mais, tu ne devrais pas faire ça. J’espĂšre que tu ne le feras plus et que tu resteras bien sagement ici chez nous sinon je dirais Ă  Madame Sanchez de te garder chez elle »

Oh non ! Surtout pas Madame Sanchez !

Mira n’aimait pas du tout cette vieille dame avec sa grosse voix Ă©raillĂ©e d’ancienne fumeuse qui la faisait toujours peur.

Mais ce qu’elle dĂ©testait par-dessus tout Ă©tait bien lorsqu’elle celle-ci la prenait dans ses bras pour lui faire des cĂąlins…

Elle avait alors l’impression de littĂ©ralement Ă©touffer sous ces innombrables baisers baveux


Berk ! Elle n’aimait pas ça du tout !

Non, par pitiĂ© ! Surtout pas Madame Sanchez qui Ă©tait Ă  son goĂ»t bien trop dĂ©bordante d’amour envers elle


Certes, elle Ă©tait trĂšs gentille mais elle n’aimait pas son cĂŽtĂ© envahissant et disons-le trop Ă©touffant.

Madame Sanchez était une vieille dame ùgée de 90 ans qui vivait seule dans une grande demeure qui se trouvait non loin de la leur.

Elle n’avait plus aucune famille mais fort heureusement pas mal d’amis du voisinage y compris sa Maman venaient rĂ©guliĂšrement lui rendre quelques petites visites pour lui changer les idĂ©es et prendre de ses nouvelles.

À ces moments là, elle semblait alors beaucoup plus gaie.

Cependant, la solitude devait parfois la peser et c’est pourquoi elle avait autant besoin de transmettre son amour à tous ceux qui la cîtoyaient


Mira compatissait et avait de la peine pour elle alors elle acceptait sans trop rechigner ses bisous baveux ainsi que ses petites mignardises bien trop sucrés.

Elle savait aussi que Madame Sanchez adorait s’occuper d’elle


NĂ©anmoins, elle n’aimait pas du tout rester en sa compagnie car elle s’ennuyait Ă  mourir dans sa vieille maison et ce malgrĂ© la distrayante balançoire qui se trouvait dans son jardin.

Non ! Rien n’y faisait ! C’Ă©tait comme ça


Et Laura ne le savait que trop bien alors pourquoi lui infliger un tel chantage Ă  chaque fois qu’elle s’absentait de la maison ?

Certes, la forĂȘt lui Ă©tait interdite mais pourquoi en faire toute une histoire surtout qu’elle Ă©tait trĂšs dĂ©gourdie pour son Ăąge et pas du tout du genre Ă  se laisser influencer par n’importe qui et n’importe quoi…

Alors pourquoi ne pas lui faire tout simplement confiance ?

De toute façon, elle persisterait Ă  aller dans sa forĂȘt et ce malgrĂ© les nombreuses recommandations de Laura.

Ce n’Ă©tait sans doute pas trĂšs prudent de sa part, mais elle aimait le goĂ»t du risque et de l’aventure alors pourquoi s’en priverait-elle ?

Et puis c’Ă©tait aussi de son Ăąge de faire des petites bĂȘtises, non ? !

Elle ne voulait surtout pas vieillir sans les avoir commises sinon elle le regretterai trĂšs certainement…

Et puis cela lui faisait le plus grand bien de s’Ă©loigner de temps en temps de cette maison et de son jardin, si immense soit-il.

Car oui ! Mira aimait se sentir libre !

Libre comme l’Ă©tait le vent ou encore ces moineaux qui piaffaient gaiement entre eux sur les branches des grands amandiers


Elle avait besoin de cette liberté pour se sentir exister


Et la forĂȘt exaltait tous ses sens. Elle s’y sentait bien.

Elle aimait s’y balader mais toujours avec une certaine prudence car elle Ă©tait peut-ĂȘtre une grande aventureuse mais pas non plus une irresponsable inconsciente…

Elle savait fort bien que sa douce Maman Ă©tait une personne trĂšs inquiĂšte alors elle ne tenterait jamais le diable car elle l’aimait bien trop pour agir inconsidĂ©rĂ©ment


Mais Laura ne lui faisait pas encore entiĂšrement confiance. Elle l’a traitĂ©e toujours comme un bĂ©bé 

Son « petit bĂ©bĂ© » comme elle aimait l’appeler affectueusement


Mira aimait bien ce petit surnom mais elle ne le trouvait pas en accord avec sa personnalité intrépide.

De toute façon, personne ne pouvait lui mettre d’entraves pas mĂȘme sa bien-aimĂ©e Maman


C’est pourquoi, elle agirait toujours derriĂšre son dos durant ses absences pour pouvoir enfin partir en vadrouille.

Ben quoi ? Avait-elle le choix ?

Et il fallait qu’elle en profita encore car l’automne ne tarderait plus Ă  arriver


Elle s’en Ă©tait bien rendue compte avec l’interminable pluie d’aujourd’hui.

Elle savait alors qu’elle serait bien obligĂ©e de ralentir ses cadences d’aventuriĂšre dans sa forĂȘt ĂŽ combien si captivante car le temps hivernal deviendrait aussitĂŽt un obstacle avec son incessante et perpĂ©tuelle humiditĂ©.

L’insidieux froid que Mira dĂ©testait tant l’empĂȘcherait de faire ses petites escapades


Comme le temps deviendrait alors trop long durant cette période !

Mais elle finit par se rassurer en se souvenant d’une belle image qui lui revint en mĂ©moire.

LA SUITE…

La Suricate, c’est moi !

SURICATA TENACE

Vous vous demandez encore pourquoi j’ai choisi ce petit surnom « Suricate ? »

Je ne l’ai pas choisi Ă  proprement dit. Il m’a Ă©tĂ© transmis par ma Maman. Elle aime bien me donner des surnoms et ce depuis que je suis toute petite.

Le petit surnom qu’elle affectionne le plus Ă©tant POUPOULE ! et que j’adore Ă©normĂ©ment ! Je ne sais pas pourquoi mais cela me fait toujours fondre lorsqu’elle m’appelle ainsi !

Que voulez-vous ? je suis une incorrigible Ă©motive…

Suricate est un surnom qui a fait son apparition il y deux ans (en 2013), lorsque nous regardions elle et moi un documentaire animalier à la télévision concernant les suricates.

A un moment donnĂ©, elle m’avait lancĂ© dans un grand sourire :

« CĂ©cile, je trouve que tu ressembles vraiment Ă  un Suricate ! tu es toujours Ă  l’affĂ»t et soucieuse de vouloir protĂ©ger ton entourage, ta famille…Tiens ! je sais maintenant ! ce sera ton nouveau petit surnom ! mais biensĂ»r celui que je t’ai donnĂ© Poupoule sera toujours d’actualitĂ©. Tu seras toujours ma Poupoule adorĂ©e ! et aussi ma petite Suricate, maintenant ! »

Je dois bien avouer que ce jour-lĂ  je l’avais regardĂ© avec beaucoup d’amour et de tendresse par le simple fait qu’elle ait pu penser que je ressemblais Ă  cette charmante bestiole !

Oui et j’Ă©tais fiĂšre qu’elle me dise que j’avais beaucoup de points communs avec cet animal qui n’avait de cesse de vouloir protĂ©ger sa famille et son territoire.

j’avais donc adoptĂ© avec plaisir ce nouveau petit surnom qu’elle venait de me trouver rien qu’en regardant un documentaire animalier.

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Quelques temps plus tard, ma Maman portait aussi un petit surnom que je lui avais donnĂ© en regardant un documentaire animalier Ă  la tĂ©lĂ©vision et qui n’Ă©tait autre que l’Ă©cureuil. 

En effet, je trouvais que ce petit rongeur lui ressemblait beaucoup par le fait qu’elle soit toujours trĂšs prĂ©voyante et prĂ©venante avec sa famille.

De plus, elle ne manque pas de panache ! elle sait rebondir de branches en branches, en cas de soucis !

Et tout comme l’Ă©cureuil elle veille Ă  ne jamais manquer de noisettes ou de graines, en les accumulant en profusion Ă  l’intĂ©rieur de son nid (creusĂ© dans un tronc d’arbre) et ce avant que l’hiver n’arrive afin de ne pas ĂȘtre prise au dĂ©pourvu.

J’adore l’appeler Mon petit Ă©cureuil car je trouve qu’elle a beaucoup de points communs avec ce petit animal si mignon.

JOLI ECUREUIL ROUX

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La Suricate, c’est moi !

SOURIS SOURIS

Aujourd’hui, plus que jamais, j’aime beaucoup ce surnom de Suricate car je trouve rĂ©Ăšllement que ce petit animal me ressemble beaucoup : il est toujours vif et aux aguets !

Mais vous vous demanderez peut-ĂȘtre pourquoi ai-je mis autant de temps Ă  inscrire le surnom « SURICATE » Ă  l’en tĂȘte de mon blog ?

DĂ©sormais, vous connaissez dĂ©jĂ  l’origine de ce surnom mais vous ignorez encore pourquoi je me suis lancĂ©e aujourd’hui Ă  le revendiquer.

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Voici le début de mon histoire :

Ma meilleure amie Michelle que j’ai rencontrĂ©e sur Twitter et qui tient Ă©galement un blog sur wordpress https://michellelabelette.wordpress.com/ a un surnom : « La Belette » qui je trouve, lui va Ă  merveille ! et comme je suis de nature trĂšs curieuse, j’ai lu sur internet que la « Belette » avait plusieurs significations et ce en plusieurs langues (j’en ai choisi deux) :

La Belette s’emploie en Français pour dĂ©signer affectueusement une jeune fille ou une femme charmante et en Breton, cela veut dire belle petite bĂȘte.

belle belettissima

Un bien joli surnom qu’elle a choisi et qui lui va Ă  ravir ! vous ne trouvez pas ?

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Au fil du temps qui passait, je me suis dit pourquoi ne pas mettre en lumiĂšre tout comme mon amie Michelle, mon surnom « Suricate » que je porte depuis deux ans et dont j’en suis fiĂšre ?

Alors voilĂ  pourquoi c’est chose faite aujourd’hui.

Et je dois bien avouer que j’apprĂ©cie le fait de l’avoir mis enfin au devant de la scĂšne en faisant un article aujourd’hui (Samedi 12 dĂ©cembre 2015)

A présent, vous savez tout à ce sujet ou presque tout !

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La Suricate que je suis :

SURICATE DEBOUT

Je suis trÚs protectrice envers les miens et tout comme le Suricate je veille au grain en les protégeant contre toutes attaques extérieures, telle une sentinelle fidÚle à son poste.

D’ailleurs, j’ai le don de savoir reconnaĂźtre mes ennemis et ce mĂȘme s’ils portent un masque de circonstance pour me piĂ©ger. En gĂ©nĂ©ral, j’ai le flair pour les dĂ©tecter grĂące Ă  mon nez fin de Suricate !

méchant et fort

Eh oui ! je reste trĂšs mĂ©fiante mĂȘme si je suis une personne avenante et trĂšs spontanĂ©e par nature ! Disons que je tĂąte toujours le terrain avec mes petites pattes armĂ©es de griffes afin de connaĂźtre le vrai du faux ! et en gĂ©nĂ©ral, mon instinct ne me trompe jamais !

Bref, je suis une vraie Suricate ! toujours sur mes gardes mais pas que, puisque j’aime aussi prendre la vie du bon cĂŽtĂ© !

Oui, la relaxation d’une Suricate est trĂšs importante si elle veut se rĂ©gĂ©nĂ©rer et faire peau neuve pour avoir toujours un joli poil bien lustrĂ© et brillant !

Pour ce faire, la Suricate recharge pleinement ses batteries en lĂ©zardant au soleil l’Ă©tĂ© ou en se rĂ©fugiant dans son terrier bien douillet et chaud l’hiver !

SOURICAT heureux

De bons petit vers (verre) de jus de toutes sortes ainsi que de savoureux oeufs de lĂ©zards (mimosa) lui redonneront l’oeil vif et la truffe humide pour pouvoir Ă©crire ses souvenirs et ses petites nouvelles sur le sable (page wordpad) chaud de son territoire (ordinateur).

Oui, quand je vous disais que je suis une vĂ©ritable Suricate ! ce n’est pas pour rien !

SUSURIRI coucou

C’est pourquoi la cĂ©lĂšbre rĂ©plique du film « Forrest Gump » reste toujours ma prĂ©fĂ©rĂ©e et ce depuis des annĂ©es :

« La vie, c’est comme une boĂźte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber ! »

Oui, j’aime cette rĂ©plique car je trouve qu’elle est parfaitement en adĂ©quation avec tout ce que je pense au sujet de la vie en gĂ©nĂ©ral.

En effet, elle peut avoir un goĂ»t d’amertume par certains moments ou encore ĂȘtre savoureuse Ă  souhait lorsque la vie vous sourit !

Et pour terminer, je dirais que La Suricate aime aussi les cats : nos amis les chats…

D’ailleurs, je ne sais pas si vous l’avez remarquĂ© mais lorsque vous inversez le mot « SURICATE », vous obtiendrez alors la phrase suivante :

CAT SURI : Cat (le chat) sourit Ă  la vie !

Et c’est pourquoi, j’aime sourire Ă  la vie quoi qu’il arrive ! C’est ma force !

belle suri catsou

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Gros bisous Ă  toi Maman et mille mercis encore de m’avoir trouvĂ© ce charmant surnom qui me va si bien ! Je t’aime Mamounette !!

Ă©cureuil magique

 

Un bisou aussi trĂšs particulier Ă  ma tendre Michelle alias « La Belette », ma meilleure amie qui porte si bien son petit surnom et que j’adore ! Oui la moitiĂ© de ma plume ! Je t’embrasse affectueusement !!

belle belle belette

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Si vous ne connaissez pas bien le Suricate, voici quelques informations Ă  son sujet :

souris cat la petite familia

Le suricate (Suricata suricatta), parfois surnommé « sentinelle du désert », est une espÚce de mammifÚres diurnes de la famille des Herpestidae (mangoustes) et la seule du genre Suricata.

Ce petit carnivore vit dans le sud-ouest de l’Afrique (dĂ©sert de Namib).

Animal trĂšs prolifique, le suricate vit en grands groupes familiaux au sein d’une colonie. Ils se rĂ©fugient la nuit dans de vastes terriers.

Mesurant de 30 Ă  60 centimĂštres, le suricate mange entre autres des insectes, des souris, des rats, des oiseaux, des petits reptiles et des tubercules ou bulbes de plantes qu’il dĂ©terre avec ses pattes munies de fortes griffes non rĂ©tractiles de deux centimĂštres de longueur.

Ainsi, ils sont capables de déplacer leur propre poids de terre en 20 secondes.

Leur ouĂŻe extrĂȘmement fine et leur odorat dĂ©veloppĂ©s permettent aux suricates de repĂ©rer une proie sous le sable, qu’ils creusent parfois assez profondĂ©ment pour chercher leur nourriture.

Des « sentinelles » ont pour rÎle de prévenir les autres membres du groupe de la présence de prédateur(s) par des cris spécifiques.

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On a recensé 30 cris différents selon le type de danger (terrestre ou aérien) et leur éloignement.

Un cri continu indique que tout va bien. Des recherches rĂ©centes ont montrĂ© que les guetteurs Ă©taient des individus du groupe qui n’avaient plus faim.

Chaque surveillance dure environ une heure, pendant laquelle la sentinelle émet des cris continus à intervalles réguliers, lorsque tout va bien.

En cas de danger, il aboie ou siffle trÚs fort. Le groupe se précipite alors chacun dans son terrier.

Les suricates ont un comportement altruiste au sein de leur colonie.

Un ou plusieurs d’entre eux surveillent en sentinelles les autres membres qui creusent ou jouent entre eux.

La chaleur du dĂ©sert du Kalahari pouvant ĂȘtre mortelle, les parents ou leur substitut recouvrent les petits de sable pour les mettre Ă  l’abri du soleil au cours des dĂ©placements.

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Les suricates peuvent se passer de boire, l’eau dont ils ont besoin leur Ă©tant fournie en quantitĂ© suffisante par les insectes et larves qu’ils mangent.

Ils partagent volontiers leur terrier avec la mangouste jaune et l’Ă©cureuil terrestre, espĂšces avec lesquelles ils n’entrent pas en compĂ©tition pour la nourriture.

Ils hébergent parfois des serpents. Cependant, ils peuvent mordre leur « invité » en cas de mésentente.

Les suricates sont également connus pour se livrer à des jeux de société comme des concours de lutte et de course (dans le sens course à pied).

 

 

Une bien jolie dĂ©couverte

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Je me rappelle encore d’un souvenir lointain qui date depuis fort longtemps : en effet, je devais bien avoir 10 ou 11 ans…
Mais je m’en souviens encore comme si c’Ă©tait hier…

Ce jour lĂ , je me trouvais dehors en compagnie de mon petit frĂšre en train de jouer avec nos chats et nos chiens.
Nous attendions l’arrivĂ©e de notre pĂšre qui ne devait pas tarder Ă  rentrer de son travail afin d’aller dĂ©jeuner en famille au restaurant chinois qui s’appelait : « Le Jardin Chinois » et qui se trouvait non loin de notre villa.

Soudain nous entendĂźmes le klaxon de notre voiture que je savais parfaitement reconnaĂźtre entre mille. C’Ă©tait Papa qui arrivait enfin de son travail.
Je regardais ma montre. Il Ă©tait exactement 12H00 pile.
Mon pĂšre gara le 4×4 dans l’allĂ©e qui menait Ă  notre jardin pendant que notre gardien de jour refermait les portes du portail.

Mon frĂšre et moi, nous prĂ©cipitĂąmes vers lui afin de lui dire bonjour et de l’embrasser chacun notre tour.

Puis mon frĂšre dĂ©cida d’aller vĂ©rifier le fameux QG de ses fourmis car Ă  cette Ă©poque lĂ , je remarquai qu’il aimait beaucoup les observer et mĂȘme leur donner Ă  manger ; voire les protĂ©ger de tous prĂ©dateurs car je crois bien qu’il devait en ĂȘtre rĂ©ellement passionnĂ© de ces insectes (une similitude que mon frĂšre avait avec notre Maman qui adorait, elle aussi, lorsqu’elle Ă©tait petite, jouer avec ces charmantes petites bestioles) par rapport Ă  moi qui prĂ©fĂ©rait de loin : les chats.

Bref, pendant que mon petit frĂšre observait ses chĂšres fourmis en train de construire leur forteresse, moi je regardais mon pĂšre du coin de l’oeil.

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AprĂšs que mon pĂšre eut demandĂ© un verre d’eau glacĂ© au domestique qui se trouvait encore Ă  l’intĂ©rieur de notre maison en train de terminer son mĂ©nage et pendant que Maman se prĂ©parait dans sa chambre pour s’apprĂȘter Ă  sortir ; je ne pouvais m’empĂȘcher de me dire rien qu’en regardant son visage qu’il avait dĂ» sĂ»rement se passer quelque-chose aujourd’hui, car il me paraissait bien absent.

Je m’asseyais donc prĂšs de lui alors qu’il Ă©tait en train de boire son verre d’eau, tranquillement installĂ© sur le petit muret de notre gloriette qui Ă©tait situĂ©e au centre de notre jardin puis je dĂ©cidai de lui poser la question qui me brĂ»lait les lĂšvres :

« Papa, tu m’as l’air bien soucieux, il s’est passĂ© quelque-chose ? on aurait dit que tu es un peu triste ? »

Papa me répondit avec un petit sourire :

 » Pourquoi tu me poses cette question ? Je vois que tu es toujours autant curieuse CĂ©cile… »

« Mais je vois bien que tu as l’air soucieux comme si tu avais fait quelque-chose…mais je sais pas quoi…Allez dis-moi…s’il te plaĂźt…s’il te plaĂźt »

« Mais je n’ai rien fait. Enfin, si…il y a quelque-chose. Tout Ă  l’heure lorsque je conduisais, j’ai failli Ă©craser un chat mais je ne sais pas vraiment si j’ai pu l’Ă©viter ou pas. Je ne sais pas du tout. Je pense peut-ĂȘtre l’avoir Ă©vitĂ© mais maintenant je n’en suis plus si sĂ»r que ça…enfin bref, j’en sais rien du tout… »

« C’est vrai ?? Mais sur quelle route tu te trouvais ? »

« C’Ă©tait tout prĂšs de notre maison. Pas loin du tout, juste sur la route Ă  double sens qui est devant chez nous, l’avenue Madina Corniche »

« Mais alors, on devrait aller voir…Peut-ĂȘtre que le chat doit ĂȘtre toujours lĂ …et s’il est blessĂ©, on pourrait le sauver. C’Ă©tait un chat, comment ? Comme nos 3 chats ? grands comme eux ? »

« Mais enfin CĂ©cile ! ce chat, mĂȘme s’il est encore vivant, il doit ĂȘtre dĂ©jĂ  trĂšs loin. C’Ă©tait un petit chat. Enfin, je sais plus. Mais on ne va pas partir lĂ  pour aller chercher un chat. Oublie ça, surtout que Maman ne va pas tarder Ă  sortir pour qu’on aille au restaurant. Laisse tomber. Je sais que tu aimes les chats mais lĂ  je t’assure, ça sert Ă  rien du tout. Allez, laisse tomber. Je n’aurais pas dĂ» t’en parler, d’ailleurs »

Je lui répondis aussitÎt, avec un certain agacement dans la voix :

« Si ! il faut qu’on y aille ! ou alors j’irais voir sans toi mais je t’en prie, viens s’il te plaĂźt ! il faut se dĂ©pĂȘcher maintenant ! »

Je l’agrippai par le bras en le tirant fortement vers moi afin qu’il se lĂšve.

« Allez viens Papa ! »

Subitement, ne pouvant plus attendre, je me mis Ă  courir vers le portail et demandai au gardien de l’ouvrir afin que je puisse sortir.

AussitĂŽt, mon pĂšre courut derriĂšre moi et cria :

« CĂ©cile ! Mais non ! oĂč vas-tu ? Reviens… »

Avant de sortir dans la rue, je lui dis de mon air le plus triste :

« Viens, on va juste aller voir Papa puis on revient. Je veux juste savoir qu’est-ce qu’est devenu ce chat… viens, s’il te plaĂźt… »

Puis mon pĂšre me suivit et nous sortĂźmes ensemble dans la rue ; la fameuse avenue qui portait le nom de « Madina Corniche » pendant que le Gardien maintenait lĂ©gĂšrement le portail entrouvert.

L’avenue grouillait de monde et il y avait un va et vient de voitures sur la grande route Ă  double sens.
Ici, c’Ă©tait loin d’ĂȘtre le havre de paix de notre maison avec tous ces bruits assourdissants.

Soudain, j’aperçus Ă  ma droite, une femme GuinĂ©Ăšnne assez forte qui Ă©tait en train de faire griller des maĂŻs au bord de la route (comme il en existe souvent ici, en GuinĂ©e) et qui venait de donner un magistral coup de pied dans l’arriĂšre train d’un tout petit chat. Sans aucun doute un chaton.

Mais de lĂ  oĂč je me trouvais, je n’arrivais pas Ă  bien distinguer la scĂšne alors je m’Ă©criai vers mon pĂšre avec pas mal d’excitation dans la voix :

« Papa ! Papa ! Je viens de voir le chat ! Je suis sĂ»re que c’est celui que tu as failli Ă©craser ! C’est lui ! Viens ! La femme vient de lui donner un coup de pied ! Oh non ! Vite, il faut y aller ! »

Je courus trĂšs vite vers la femme GuinĂ©Ăšnne qui parut trĂšs surprise de me voir lĂ  ; sans doute qu’elle n’Ă©tait pas habituĂ©e Ă  voir une petite fille « Blanche » qui Ă©tait en train de courir pour je ne sais quelle raison, sur cette avenue…

Puis la femme comprit et se mit Ă  Ă©clater de rire en regardant le petit chat qui fuyait.
Moi, de mon cĂŽtĂ©, en un clin d’oeil, j’avais aperçu la petite boule de poil de couleur tigrĂ©e rouquine qui courait en boitillant, vers une bouche d’Ă©gout.

Je courus trĂšs rapidement vers le chaton qui avait dĂ©jĂ  engouffrĂ© sa petite tĂȘte Ă  l’intĂ©rieur de l’Ă©gout (il avait pratiquement la moitiĂ© de son corps Ă  l’intĂ©rieur) puis d’un geste trĂšs rapide, j’attrapai sa queue et la tirait de toute mes forces vers moi afin que je puisse l’extirper de cet endroit si sale et puant.

Mais ce ne fut pas Ă©vident du tout car (ce n’est pas la meilleure maniĂšre qu’il soit pour attraper un chat) le chaton Ă©tait non seulement trĂšs effrayĂ© par le bruit de cette avenue si bruyante mais aussi par le sale coup de pied qu’il venait de reçevoir.

Mais je rĂ©ussis tant bien que mal Ă  l’attraper de justesse. A prĂ©sent, je le tenais bien fermement dans mes mains afin qu’il ne puisse surtout pas s’Ă©chapper.
Il Ă©tait si frĂȘle et si apeurĂ© qu’il tremblait de tout son corps dans mes bras.
Il me ragardait de ses petits yeux verts en amande et il ne cessait de cracher. Un vrai petit rebelle !

Minouchkaya :

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Voici Minouchkaya Ă  l’Ăąge adulte. Ici, elle se trouve au Tchad avec l’un de ses chatons.

Ce chaton Ă©tait tout mignon et il ressemblait Ă©trangement Ă  la chatte de ma Maman qui s’appelait « Minith » et qui Ă©tait trĂšs gravement malade.
Il ne cessait de me mordiller le bout des doigts et il sortait les griffes car il Ă©tait trĂšs apeurĂ©. Quoi de plus normal, vu qu’il n’avait plus confiance en l’ĂȘtre humain et qu’il devait penser que je voulais sans doute, lui faire du mal.

Pourtant je ne cessai de le rassurer en lui murmurant des mots doux tout prĂšs de ses petites oreilles si pointues :

« Coucou, toi ! non, non et non, tu ne m’Ă©chapperas pas. Je te tiens trĂšs bien. Tu te rends compte que tu aurais pu t’enfuir dans cet Ă©gout si sale. Non, tu ne seras plus dans la rue. Tu es sauvĂ© maintenant ! Et on ne te fera plus de mal…Eh !! tu sais que tu ressembles beaucoup Ă  Minith ! Tu le sais mon joli chaton ? Aie ! Aie ! Mais tu oses me mordre et me griffer petit rebelle ! »

Je passai devant la femme GuinĂ©Ăšnne qui venait il n’y a pas si longtemps d’Ă©clater de rire. Elle me regarda d’un air incrĂ©dule et pointa du doigt le chaton que je tenais dans les mains puis me dit :

« Ah ! Tu as trouvĂ© le chat ! Il voulait manger mon maĂŻs alors j’ai tapĂ© lui…Mais lui, il n’a plus sa maman, je crois…Tu vas prendre lui ? »

Mon pÚre qui se trouvait tout prÚs de moi, lui répondit :

« Oui, on va garder le chat mais toi pas trĂšs gentille avec le chat… »

La femme lui répondit en riant :

« Ah ! missieu ! Oui pas gentille avec lui mais vous maintenant garder lui dans votre maison…C’est bon pour lui…Lui, trĂšs content maintenant… »

AprĂšs avoir dit au revoir Ă  cette femme que je n’aimais pas du tout, mon pĂšre et moi, nous rendĂźmes trĂšs vite chez nous, avec notre merveilleuse dĂ©couverte.
Mon petit frĂšre ne s’Ă©tait mĂȘme pas rendu compte de notre absence tellement il Ă©tait absorbĂ© par ses chĂšres fourmis !
Je vins vers lui et lui dit :

« Regarde Olivier, ce qu’on a trouvĂ© Papa et moi ! t’as vu ? C’est un petit chaton »

Olivier qui Ă©tait accroupi, se leva et regarda la petite boule de poil qui ne cessait de se contorsionner dans mes mains pour pouvoir s’enfuir.

« Wahou ! Mais vous l’avez trouvĂ© oĂč ? C’est vrai qu’il ressemble beaucoup Ă  Minith ! Il fait que cracher ! »

« C’est grĂące Ă  CĂ©cile ! » dit mon pĂšre. « Elle a tout fait pour qu’on aille retrouver le chat que je pensais avoir Ă©crasĂ© sur la route. Le chat Ă©tait toujours lĂ  mais Ă  un moment donnĂ©, il a failli s’Ă©chapper Ă  l’intĂ©rieur d’un Ă©gout. Heureusement que CĂ©cile Ă©tait lĂ  pour l’empĂȘcher d’aller plus loin sinon on ne l’aurait plus jamais retrouvĂ© ! »

 » Wahou ! C’est vrai CĂ©cile ? Va vite le faire montrer Ă  Maman maintenant…Vite, dĂ©pĂȘche toi… »

AussitĂŽt dit et aussitĂŽt fait. Je me retrouvai donc en un rien de temps Ă  l’intĂ©rieur de notre maison, faisant montrer Ă  Maman et Ă  notre domestique « Mamadou » notre jolie dĂ©couverte…
Mamadou dit en s’Ă©criant Ă  Maman :

« Madame ! Ce chat, il ressemble trop Ă  Minith ! C’est vrai, regarde Madame…Lui, trop beau comme Minith… »

Maman lui répondit :

« C’est vrai Mamadou ! Ce chaton ressemble vraiment beaucoup Ă  Minith ! Mais dis moi CĂ©cile, c’est un mĂąle ou une femelle ? Il faudrait vĂ©rifier. Tu peux me le donner, s’il te plaĂźt ? Je vais voir si c’est une fille ou un garçon »

Je tendis le chat Ă  ma mĂšre puis celle-çi commença Ă  bien l’observer. Au bout de quelques secondes, elle nous dit Ă  moi et Ă  Mamadou :

« C’est bien une femelle ! ah ! Je suis vraiment contente. En plus, elle est trĂšs belle ! Elle a la mĂȘme couleur que Minith. Son pelage est tigrĂ©. Il faudra bien la laver car elle est trĂšs sale »

Et ce fut ainsi que « notre belle dĂ©couverte » devint notre jolie « Minouchkaya ».

Elle resta auprÚs de nous durant des années et des années, voyageant à nos cÎtés, traversant les frontiÚres et toujours en nous apportant beaucoup de joie et de bonheur. Et au cours de ces années, elle nous donna également de bien jolies portées de chatons pour notre plus grand plaisir.

Cette jolie petit rouquine aux yeux verts fut un vĂ©ritable don du ciel car elle remplaça pour ainsi dire notre si douce Minith qui Ă©tait atteinte (Ă  cette Ă©poque lĂ ) d’un cancer gĂ©nĂ©ralisĂ© et qui mourut quelques temps plus tard, aprĂšs que l’on eut dĂ©couvert Minouchkaya.

Maman pleura beaucoup Minith car elle l’adorait plus que tout mais elle pressentait aussi depuis pas mal de temps qu’elle aurait eu une autre chatte qui aurait Ă©tĂ© sa rĂ©plique exacte mais en plus costaude et que sa remplaçante aurait vĂ©cue bien plus longtemps qu’elle…

Tout cela pour vous dire que ce jour lĂ  oĂč j’avais bien observĂ© mon pĂšre ; et bien, je pense que c’Ă©tait un jour bĂ©ni des Dieux car grĂące Ă  moi, je donnais Ă  ma douce Mamounette, l’opportunitĂ© et le bonheur d’avoir une seconde petite Minith…

Et qui sait ? Peut-ĂȘtre que c’Ă©tait tout simplement la rĂ©incarnation de Minith et que c’Ă©tait la providence qui nous l’apportait comme ça, afin d’apaiser la perte de notre regrettĂ©e Minith, par je ne sais quel miracle de la vie…

Un bien joli miracle et une bien jolie anecdote que je souhaitais absolument vous raconter…

Un amour de chat

Par un beau jour de semaine ; mes parents, mon frĂšre et moi Ă©tions allĂ©s au restaurant « Chez Papy »…
Et comme Ă  notre accoutumĂ©e, mon frĂšre et moi avions commandĂ© le mĂȘme menu dont nous raffolions particuliĂšrement….
Alors que nous mangions tranquillement ; le neveu de « Papy » vint nous annoncer que sa chatte venait d’avoir une portĂ©e de 6 chatons (les chatons avaient 2 semaines) et qu’il souhaitait en faire adopter quelques uns….

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Ma Maman fut trĂšs intĂ©rĂ©ssĂ©e par cette proposition et demanda au Neveu, qu’elle souhaitait juste en adopter 3, si c’Ă©tait possible…
Le Neveu lui dit que c’Ă©tait tout Ă  fait possible et qu’il suffisait juste qu’elle choisisse les coloris des pelages des 3 chatons…
En effet sur les 6 chatons ; le Neveu nous dit qu’ils y en avaient 3 qui Ă©taient particuliĂšrement beaux ; dont 1 mĂąle qui Ă©tait tout blanc, 1 autre mĂąle qui Ă©tait tout noir avec les 4 pattes blanches (comme si il avait enfilĂ© des chaussettes) et enfin une femelle qui avait une robe de couleur tigrĂ©e rouquine…
Le Neveu insista beaucoup sur le fait que ces 3 chatons Ă©taient vraiment trĂšs mignons (par rapport aux autres chatons de la portĂ©e) et que chacun avaient une trĂšs belle robe…
Il ne pouvait pas nous les faire montrer car ils Ă©taient chez lui, dans sa maison, mais il promit Ă  ma mĂšre qu’elle n’en serait vraiment pas déçue, bien au contraire….
Ma mĂšre qui aimait dĂ©jĂ  beaucoup les chats, lui fit entiĂšrement confiance…
Puis le Neveu lui dit : « Vous verrez Madame, vos enfants aimeront beaucoup ces petits chatons…ils sont si mignons…Vous pourrez par exemple les prendre demain si vous le souhaitez… »
Mon frĂšre et moi Ă©tions tous les deux tout excitĂ©s et nous regardĂąmes Maman en lui disant : « Oh oui, Maman !!! ce serait bien pour demain !!! »
Maman nous regarda Ă  son tour, en souriant et nous dit : « Mais oui pourquoi pas !!!… »
Puis Maman s’adressa Ă  nouveau au Neveu de « Papy » et lui dit : »Oui, ce serait parfait pour demain…On pourrait faire venir notre chauffeur le matin par exemple…et il viendrait ici au restaurant pour rĂ©cupĂ©rer les chatons…qu’en pensez-vous ? »
Le Neveu lui dit : »Mais biensĂ»r, pas de problĂšme…Vous ferez donc venir votre chauffeur, le matin vers 10 heures car je serais lĂ  en cuisine avec mon oncle…Je mettrai donc les 3 chatons dans un carton afin qu’ils ne s’Ă©chappent pas et je remettrai le carton Ă  votre chauffeur…VoilĂ  Madame….en tout cas je vous remercie de bien vouloir les adopter…et je suis sĂ»r qu’ils seront trĂšs heureux chez vous et que vos enfants s’occuperont bien d’eux…N’est-ce pas les enfants ? »
Le Neveu nous regarda avec un large sourire puis mon frĂšre et moi, on s’empressa de lui dire en choeur : « Oui !!! merci beaucoup Monsieur… »
« Mais de rien les enfants, c’est un plaisir pour moi… » dit-il en souriant…
Et inutile de vous dire que mon frĂšre et moi Ă©tions vraiment trĂšs impatient d’arriver dĂ©jĂ  au lendemain…

L’arrivĂ©e de la boĂźte en carton :
Momo, notre chauffeur, tapa Ă  la porte fenĂȘtre du salon et nous dit Ă  travers la baie vitrĂ©e : « Les enfants, vous pouvez dire Ă  Madame, que j’ai la boĂźte en carton avec les chats Ă  l’intĂ©rieur ?…Merci… »
Je lui rĂ©pondis avec excitation : « Oui, oui, attends je vais vite aller lui dire… »
Je courus et me prĂ©cipitai vers la chambre de mes parents car Maman s’y trouvait Ă  l’intĂ©rieur….
J’ouvris la porte de la chambre et lui dit : « Maman, Maman, ça y est, Momo vient de revenir avec les chatons !!! on va vite les voir, tu viens ? »
Maman me dit « Mais biensĂ»r, attends, je viens tout de suite…. »

Les 3 adorables chatons :
Le carton Ă©tait posĂ© Ă  mĂȘme le sol (de la vĂ©randa abritĂ©e de notre maison) et on pouvait y entendre, Ă  l’intĂ©rieur, des petits miaulements…
Maman dit Ă  mon frĂšre et Ă  moi : « Allez, les enfants…Ouvrez le carton, maintenant… »
Nous ouvrĂźmes le carton et subitement, un petit chaton tout blanc sauta dans mes bras…

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Je m’en souviens encore comme si c’Ă©tait hier…
Ce chaton s’Ă©tait littĂ©rallement jetĂ© dans mes bras comme s’il me disait : « Je veux ĂȘtre ton chat, CĂ©cile… »
Je le soulevai et le serrai tout contre moi en disant Ă  ma mĂšre et Ă  mon petit frĂšre : « Je voudrais qu’il soit mon chat, il est trop beau…Il est tout blanc et sa queue est toute noire….Maman, Olivier…il sera mon chat, hein ? »
Mon frĂšre ne m’Ă©coutait pas du tout…et il tenait lui aussi dans ses bras, le second chaton noir et blanc dont le nez Ă©tait tout noir…

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Au bout d’un instant, mon petit frĂšre dit Ă  ma mĂšre et Ă  moi : »Maman, CĂ©cile, j’aime beaucoup ce chaton…Ses pattes sont toutes blanches comme s’ils portaient des chaussettes et en plus son nez est trĂšs spĂ©cial…Il est tout noir… »
Ma mĂšre ne fit pas attention Ă  ce que disait mon petit frĂšre car elle avait entendu un petit miaulement qui provenait de la boĂźte en carton…
Elle s’approcha de la boĂźte et se pencha en avant afin de regarder Ă  l’intĂ©rieur…
En effet, Ă  l’intĂ©rieur, se trouvait encore cachĂ©, dans un coin du carton ; le dernier chaton qui n’Ă©tait autre qu’une petite femelle toute tigrĂ©e couleur rouquine…
Cette petite derniĂšre Ă©tait la plus sage des trois chatons et elle paraissait plus intimidĂ©e que les deux autres ; si bien que lorsque ma mĂšre la prit dans ses bras, elle nous dit Ă  moi et Ă  mon frĂšre : « Les enfants, cette petite tigrĂ©e sera Ă  moi…J’aime beaucoup sa robe…elle est vraiment trĂšs belle… »
Puis ma mĂšre nous dit : « Alors toi CĂ©cile, le chaton blanc sera Ă  toi et toi, Olivier, le chat noir et blanc sera Ă  toi…Quant Ă  moi, voici ma petite tigrĂ©e toute mignonne… »
Et ce fut donc, par cette belle matinĂ©e que nous reçûmes, ma mĂšre, mon petit frĂšre et moi, de bien jolis prĂ©sents, tels que ces 3 adorables chatons…
Les jour suivant, ma mĂšre nous aida Ă  trouver des prĂ©noms Ă  nos chatons…
Elle finit d’ailleurs, par nous trouver de bien jolis prĂ©noms qui allaient parfaitement avec ces adorables petites boules de poils…

Nos 3 chats : Pussy-Cat, Mitsou et Minith :

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Et ce fut ainsi que « Pussy-Cat » (mon chat), Mitsou (le chat de mon frĂšre) et Minith (la chatte de ma Maman) furent partis de notre vie durant plusieurs annĂ©es, pour notre plus grand bonheur…