Étiquette : PAPA

22 Mai ♄♄♄

22 Mai, date que je n’oublierai jamais


Date qui m’émeut toujours autant lorsque je repense Ă  toi, Papa


Date de ta naissance, de ton entrée dans ce monde


Date que je souhaitais mettre en lumiĂšre aujourd’hui, ce Mercredi 22 Mai 2019 si ensoleillĂ© dans le Sud de la France


Ce soleil que tu aimais tant


D’ailleurs, lorsque tu nous as quittĂ©s en Novembre 2017, il y avait un grand soleil radieux le jour de ton enterrement
 Certes, il faisait trĂšs froid mais le soleil Ă©tait là


Tu avais alors rejoins l’immensitĂ© du ciel bleu azur un Mercredi matin tout comme celui d’aujourd’hui du mois de Mai de ton anniversaire


Un mercredi alors si triste et douloureux


Un mercredi qui me fit aussi prendre conscience à quel point je t’aimais


Non pas que je l’ignorais


Mais parfois on sous-estime ses sentiments


On ne se rend pas compte des années qui passent, qui elles, justement, nous rapprocheront pourtant un peu plus et irrémédiablement de la Mort


On ne fait pas suffisamment attention et un jour le moment fatidique que l’on repousse constamment de notre esprit finit par arriver


Cela fait hĂ©las parti de la vie, c’est vrai, mais c’est une chose que j’ai toujours autant de mal Ă  accepter


Je t’aimais tant mais je ne m’en rendais pas compte
 Pas compte Ă  quel point mon amour pour toi Ă©tait immense


Aujourd’hui, je sais


Et il y a tant de choses que j’aurais voulu encore te dire oĂč partager avec toi

On ne dit jamais assez « Je t’aime » aux personnes que l’on aime


Pas suffisamment en tous les cas et surtout de leurs vivants
 Sans doute par pudeur


Mais là encore, c’est une erreur de penser ainsi


Aujourd’hui, je t’écris et je revois tant de souvenirs de toi


De si beaux et merveilleux souvenirs


Alors voici ces quelques mots que je voulais te dĂ©dier car je t’aime fort et que je ne peux t’oublier


Ta Naissance :

Né un 22 Mai 1935 à Caudéran en Gironde à 02H00 du matin, ton signe astrologique est bien donc celui du Gémeaux.

En tant que signe d’air (tout comme moi), tu Ă©tais toujours reliĂ© Ă  tout ce qui concernait l’esprit.

Mercure, ta planĂšte te permettait de voler avec aisance d’une situation Ă  l’autre, d’un lieu Ă  l’autre avec une certaine facilitĂ©.

C’est pourquoi ton signe « GĂ©meaux » reprĂ©sentĂ© par des jumeaux identiques est Ă©galement symbolisĂ© par cette icĂŽne ci-aprĂšs qui ressemble fortement Ă  s’y mĂ©prendre en regardant de loin Ă  une paire d’ailes (en tous les cas cette icĂŽne lĂ  dont j’avoue particuliĂšrement aimer parmi toutes celles qui existent).

 

Ainsi, tu avais donc la facultĂ© de t’adapter Ă  n’importe quelle situation et ce malgrĂ© certains obstacles rencontrĂ©s dans ta vie


Tes ailes de GĂ©meaux te rendaient alors agile, libre et lĂ©ger comme peut l’ĂȘtre un oiseau


Tu dĂ©gageais une telle jeunesse Ă©ternelle, un charme adolescent, un sourire en coin, une lueur dans le regard pouvant sĂ©duire n’importe qui Ă  ton passage…

Ta curiositĂ©, ton intelligence, deux atouts majeurs de ta personnalitĂ© ne cessaient de t’enrichir et de te faire continuellement Ă©voluer


Tu avais toujours soif de connaissances, de nouvelles expĂ©riences car tu t’intĂ©ressais au monde qui t’entoure


Ne surtout pas restĂ© figĂ© sur certains soucis du passĂ© mais au contraire avancer ; tels Ă©taient tes maĂźtres mots car c’était ainsi que tu fonctionnais


Tu n’étais pas un homme Ă  te laisser abattre


Et si parfois la nostalgie te gagnait, c’était tout simplement parce que tu aimais ton passĂ© d’expatriation Ă  l’étranger


Et puis c’est humain d’ĂȘtre nostalgique, cela fait parti de la vie


Et toi, tu aimais tant la vie


VoilĂ  toutes les facettes qui caractĂ©risaient tant l’homme que tu Ă©tais


Sociable, gĂ©nĂ©reux, aimant beaucoup l’humour, tu Ă©tais un vĂ©ritable boute-en-train


Ah ! Tu avais une si belle personnalité ! Et je ne dis pas cela parce que je suis ta fille


Pour moi, tu Ă©tais un pĂšre exceptionnel, si sensible, si protecteur, si bon


Il est certain qu’en Ă©crivant tout cela sur toi et surtout en employant chaque verbe Ă  l’imparfait, je ne peux m’empĂȘcher d’avoir les larmes aux yeux mais c’est ainsi et je n’y peux rien


Tu me manques tant Papa


On dit que le temps guérit peu à peu les chagrins endurés mais me concernant je dirais que non


Tu es parti il y a dĂ©jĂ  1 an et 6 mois mais je ne m’en remets toujours pas


C’est pourquoi je tenais Ă  t’écrire ce petit texte, rien que pour toi


Mais avant d’en dire encore davantage sur tout ce que tu Ă©tais, je voudrais tout d’abord faire un petit retour en arriĂšre


****

Un retour sur ton passé :

Dans les annĂ©es 50, ta mĂšre qui travaillait alors pour l’ambassade du Mexique avait Ă  cette Ă©poque-lĂ  pas mal d’ambition pour toi lorsque tu Ă©tais encore Ă©tudiant dans ton Ă©cole de commerce Ă  Marseille.

Elle souhaitait fortement que tu deviennes Avocat oĂč encore Journaliste. Mais ce qu’elle ignorait Ă©tait que ta destinĂ©e ne se profilerait point dans ces secteurs du travail mais plutĂŽt vers une autre filiĂšre


Une filiÚre qui te réserverait alors de bien belles surprises et opportunités


Une filiĂšre, certes au dĂ©part des plus classique puisqu’il s’agissait du domaine de la ComptabilitĂ© mais qui deviendrait au fil du temps et trĂšs nettement beaucoup plus enrichissante et stimulante


Toi-mĂȘme, tu ne pouvais alors pas encore t’en douter mais la voie que tu Ă©tais en train d’emprunter te mĂšnerait vers plusieurs et belles contrĂ©es


Elle te conduirait Ă  bord d’un Boeing pour aller vers ton premier pays africain : Madagascar Ă  Antananarivo puis en direction de Namakia, un village situĂ© en pleine brousse non loin de la mer mais pas non plus coupĂ© du monde oĂč encore totalement en vase clos comme on pourrait le penser
 Loin de là


Un endroit trÚs plaisant, un véritable lieu de Cocagne comme tu aimais à le dire à quiconque lorsque tu racontais ta vie passée là-bas


Un lieu inoubliable oĂč se trouvait alors la sociĂ©tĂ© sucriĂšre « Siramamy » (signifiant « Sucre » en langue Malgache) dans laquelle tu travaillais en tant que Chef-Comptable.

Une sociĂ©tĂ© qui marquerait alors Ă  jamais ta carriĂšre professionnelle et qui te propulserait quelques annĂ©es aprĂšs vers d’autres pays africains : CĂŽtĂ© d’Ivoire Ă  Abidjan, GuinĂ©e Ă  Conakry, Tchad Ă  N’Djamena puis Ă  nouveau un retour Ă  Madagascar Ă  Antananarivo dans les annĂ©es 92. Et bien-sĂ»r toujours accompagnĂ© de ta petite famille (Maman, Olivier et moi) !

****

Et donc, pour en revenir au souhait de ta Maman qui voulait que tu deviennes avocat oĂč encore Journaliste lorsque tu Ă©tais jeune, on peut dire aujourd’hui avec du recul, que tu n’aurais vraiment rien eu Ă  envier Ă  ces deux mĂ©tiers. Bien au contraire, puisque ton goĂ»t de l’aventure, de l’exploration, des voyages, de l’évasion furent pleinement exaucĂ©s et accomplis de bout en bout


Et ce que tu ne savais pas non plus encore, c’est que tu aurais connu aussi le grand amour à Madagascar


L’amour de ta vie, celle qui serait alors devenue ta femme ainsi que la mùre de tes enfants


****

Oui, la terre si rouge de Madagascar que tu avais alors foulĂ© du pied pour la toute premiĂšre fois Ă  l’ñge de 33 ans un certain 26 FĂ©vrier 1968 t’avait donc rĂ©ellement portĂ©e chance


Elle t’avait permis de rencontrer Maman, de vous aimer puis de vous unir quelques annĂ©es aprĂšs en 1972 Ă  Majunga Ă  la mĂȘme date que celle de ton arrivĂ©e Ă  Madagascar


DĂ©cidĂ©ment, le 26 FĂ©vrier Ă©tait Ă  n’en pas douter une date porte-bonheur symbolique !

Quelle magnifique histoire d’amour ! N’est-ce pas ?

Maintenant, Papa, je te propose d’aller encore plus loin dans ton passé 

Parlons à présent un peu de ton enfance.

Une enfance que tu aimais bien nous raconter de temps en temps et que je souhaiterais retranscrire ici, dans cet article


Nous étions alors dans les années 40 et tu séjournais dans la maison de tes grands-parents maternels située à Chalon-sur-SaÎne.

Un jour de sortie, dans les rues du centre-ville, ta grand-mĂšre et toi Ă©tiez tombĂ©s sur un soldat Allemand. Et en te voyant, sans doute par rapport Ă  ton adorable petite bouille de garçonnet ĂągĂ© de 5 ans, le soldat avait souhaitĂ© t’offrir des bonbons. Ta Grand-mĂšre accepta sans rechigner qu’il te les donna afin de ne pas le contrarier oĂč tout simplement juste par crainte vu le contexte de l’époque
 Quoi qu’il en soit, et comme n’importe quel enfant insouciant de ton Ăąge, tu Ă©tais bien content de sucer tes bonbons


Une autre fois encore, toujours lors d’une promenade dans les rues de Chalon-sur-SaĂŽne, c’était alors durant la pĂ©riode de la libĂ©ration de la France, tu avais donc 9 ans ; vous Ă©tiez tombĂ©s Ă  nouveau ta Grand-mĂšre et toi sur un soldat mais cette fois-ci un G.I (soldat AmĂ©ricain) qui t’offrit spontanĂ©ment des chewing-gum comme ils aimaient bien le faire Ă  cette Ă©poque-lĂ  avec tous les Français


Une confiserie que tu dĂ©couvrais alors avec dĂ©lectation et pour la toute premiĂšre fois de ta vie d’enfant.
Une confiserie dont le goĂ»t mentholĂ©/sucrĂ© ainsi que leur fameuse texture en gomme destinĂ©e Ă  ĂȘtre mĂąchĂ©e et non avalĂ©e firent sans aucun doute ton Ă©merveillement vu qu’il n’existait point ce genre de sucrerie en France.

Ce fut d’ailleurs Ă  ce moment-lĂ  que tu appris que le Cheming-gum avait Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en AmĂ©rique et que les G.I en avaient ramenĂ©s plein de lĂ -bas dans leurs bardas lors de leur dĂ©barquement en Normandie, le 06 Juin 1944 pour libĂ©rer et sauver la France.

Et pour continuer la petite histoire du chewing-gum, l’un de ces G.I, Courtland E. Parfet dĂ©cida un jour de revenir en France en 1952 pour y lancer la marque « Hollywood », un chewing-gum Ă  la chlorophylle entiĂšrement alors fabriquĂ© en France et qui plus est dans la premiĂšre usine qui venait de s’installer Ă  Montreuil.

Et voilà comment le fameux Cheming-gum (bubble gum) finit par se populariser en France à la fin de la deuxiùme guerre mondiale et qu’il devint de plus en plus à la mode


IntĂ©ressant, n’est-ce pas ? Je parle de ton enfance et j’en apprends des choses car j’ignorais que la marque « Hollywood » avait Ă©tĂ© entiĂšrement fabriquĂ©e en France… Comme quoi !

Alors Papa, que dirais-tu de parler encore d’une autre anecdote ? Maintenant que je suis sur ma lancĂ©e, je ne vais pas m’arrĂȘter en si bon chemin
 C’est parti !

Ton Grand-pĂšre maternel que tu apprĂ©ciais vraiment beaucoup, Pharmacien de profession tenait sa propre officine dans le centre-ville de Chalon-sur-SaĂŽne et lorsque tu Ă©tais en vacances scolaires et que tu venais sĂ©journer chez tes grands-parents, tu ne manquer jamais de te retrouver avec lui dans sa pharmacie et d’observer avec grand intĂ©rĂȘt tout ce qu’il accomplissait et surtout la maniĂšre dont il prĂ©parait les mĂ©dicaments de sa clientĂšle. Tu trouvais cela particuliĂšrement fascinant et passionnant qu’il puisse par de savants mĂ©langes et dosages bien pesĂ©s, fabriquer sous tes yeux Ă©bahis des mĂ©dicaments qui par la suite, permettraient de soigner et de guĂ©rir les patients venant alors les rĂ©cupĂ©rer.

D’ailleurs, Ă  force de venir sur le lieu de travail de ton Grand-pĂšre, tu finissais mĂȘme par apprĂ©cier l’odeur de tous ces mĂ©dicaments


Si certaines personnes n’aiment pas trop ce genre d’odeur, toi, par contre tu ne trouvais pas cela si dĂ©sagrĂ©able que ça


En fait, tu commençais Ă  aimer tout ce qui Ă©tait en relation avec la mĂ©decine et mĂȘme que la vue du sang ne te faisait point peur


Quelques annĂ©es aprĂšs, lorsque tu fis ton service militaire obligatoire et qu’on t’affecta au poste d’infirmier, tes supĂ©rieurs disaient de toi que tu savais mieux que personne administrer les piqĂ»res aprĂšs ton apprentissage en la matiĂšre bien-sĂ»r. C’était devenu pour toi ta grande spĂ©cialitĂ© d’insĂ©rer une aiguille dans la veine d’un avant-bras oĂč encore dans le muscle d’une fesse. Et donc, le maniement de la seringue n’avait plus aucun secret pour toi !

Tout cela pour dire, que le domaine de la mĂ©decine t’attirait mais pas non plus pour en faire ton mĂ©tier.

Certes, pas mĂ©decin mais tu veillais toujours Ă  avoir avec toi toutes sortes de mĂ©dicaments Ă  portĂ©e de main, au cas oĂč, sait-on jamais ?

Et puis ne dit-on pas qu’il vaut mieux prĂ©venir que guĂ©rir ? Et donc, toi, tu Ă©tais toujours bien muni, peut-ĂȘtre un peu trop d’ailleurs et c’est sans doute pour cela que Maman disait toujours de toi en te taquinant que tu Ă©tais une vĂ©ritable armoire Ă  pharmacie Ă  toi tout seul ! Ce qui Ă©tait la stricte vĂ©ritĂ© !

Un petit mal de tĂȘte ? Demande Ă  Papa, c’est certain qu’il aura de l’aspirine sur lui


Et il s’avĂ©rait que c’était toujours le cas et ce durant des annĂ©es et des annĂ©es


Un petit bobo ? Des crampes d’estomac ? Un mal au cƓur ? Papa aura trĂšs certainement de quoi te soigner, c’est sĂ»r


Quand j’y repense Ă  tous ces instants-lĂ , cela me fait sourire et me rappelle ĂŽ combien c’était le bon temps


Ah ! Tu étais vraiment un sacré Papa !

Et maintenant mon Papounet, que dirais-tu si nous parlions un peu de tes goĂ»ts, de tes passions, de ce que tu aimais oĂč encore dĂ©testais ? Tu es partant ? Alors on y va


Épicurien dans l’ñme, tu ne pouvais cĂ©der Ă  la tentation de dĂ©guster une belle entrecĂŽte de bƓuf saignante accompagnĂ©e de ses pommes de terre sautĂ©es et bien-sĂ»r le tout relevĂ© d’un soupçon de moutarde et si possible Ă  l’ancienne


Tu Ă©tais un tantinet Carnivore et si on t’aurait demandĂ© de ne plus manger de viande rouge, de devenir pour ainsi dire VĂ©gĂ©tarien, tu aurais alors Ă©tĂ© bien malheureux


La nourriture Ă©tait trĂšs importante pour toi voire essentielle pour pouvoir te sentir bien
 Elle contribuait Ă  ton bonheur


****

Voici d’ailleurs une petite liste de ce que tu aimais particuliùrement savourer :

Les huütres, les crevettes, le saumon, les moules-frites, le foie gras, l’andouillette, l’omelette aux champignons, le saucisson à l’ail, les spaghettis à la bolognaise, les lasagnes, la moussaka, le gratin dauphinois, le melon bien frais, les fraises à la chantilly, les truffes, le chocolat noir et bien d’autres mets encore


Tu mangeais un peu de tout à part les abats ainsi que toutes les catégories de fromages que tu fuyais comme la peste !

Et rien que d’y penser, cela me fait à nouveau sourire


C’est vrai que tu Ă©tais vraiment fĂąchĂ© avec le fromage.

Je me souviens encore des Saints Sylvestres passĂ©s ensemble en famille dans des restaurants dansants et prĂ©cisĂ©ment au fameux moment oĂč le serveur ne tarderait plus Ă  nous apporter nos assiettes remplies de diffĂ©rentes variĂ©tĂ©s de portions de fromages. Et c’est lĂ  que je faisais exprĂšs de te taquiner en te disant :

« Papa ! Tu vas adorer la suite du menu de fĂȘte ! »

« Ah oui ? Qu’est-ce que c’est ? » me disais-tu alors intriguĂ© sans savoir que je te faisais une blague.

« C’est du fromage Papounet ! Tu sais, ce que tu adores le plus ! »

Tu faisais alors directement la grimace en signe de dégoût puis pour te venger tu nous disais :

« Mais comment faites-vous pour manger ça ? L’odeur est franchement dĂ©sagrĂ©able !  »

Et nous, on renchérissait de plus belle :

« Tu es sûr que tu ne veux vraiment pas y goûter ? »

« Ah non alors ! Jamais d’la vie ! »

« Tu ne sais pas ce que tu perds ! » lui disions-nous alors en riant.

« Je ne perds rien du tout ! Allez ! Terminez plutÎt vos fromages qui sentent mauvais ! »

« Tu exagĂšres Papa ! Ça ne sent pas si mauvais que ça » disais-je alors en Ă©clatant de rire.

« Oh que si ! D’ailleurs, ça commence dĂ©jĂ  Ă  m’Ă©coeurer
 Pour vous dire ! »

DĂ©cidĂ©ment, le fromage et toi, c’était tout bonnement impossible !

Ah ! comme j’aimerais encore t’entendre me dire que tu dĂ©testais le fromage
 Cela m’amusait tellement


Certes, définitivement fùché avec le fromage mais friand des bonnes tartes aux pommes de Maman, de son onctueuse mousse au chocolat ainsi que de son fameux flan maison


Sans oublier la « ForĂȘt noire » que tu adorais dĂ©guster Ă  chacun de tes anniversaires


Et puis il y avait aussi les bonnes madeleines dorĂ©es Ă  souhait, les croissants Ă  la confiture d’abricots oĂč encore les gaufres sucrĂ©s qui te procuraient toujours autant de plaisir en les accompagnant d’un grand verre de lait bien chaud


C’est que tu Ă©tais trĂšs gourmand


Mais qui a dit déjà que la gourmandise était un vilain défaut ? Pas toi, en tous les cas


On sait maintenant tes goĂ»ts gustatifs mais qu’en est-il de tes passions ? Il serait temps d’en parler


Lorsque tu Ă©tais enfant, tu aimais beaucoup aller au cinĂ©ma… C’était un moment agrĂ©able qui te plaisait Ă©normĂ©ment ! Pouvoir visionner des films sur grand Ă©cran Ă©tait quelque-chose de magique pour toi. Si bien, que tu aurais bien voulu que le film ne s’arrĂȘta jamais
 En fait, Ă©tant dĂ©jĂ  un enfant trĂšs sensible, tu souhaitais tout simplement que la magie du film continua encore et encore d’opĂ©rer tout en illuminant  indĂ©finiment l’intĂ©rieur de la vaste salle obscure


Étrange oĂč pas, j’Ă©tais exactement comme toi enfant et mĂȘme durant la pĂ©riode de mon adolescence
 Pour dire ! Tel pĂšre, telle fille !

Et donc, les annĂ©es passants, tu aimais toujours autant aller au cinĂ©ma mais avec l’arrivĂ©e des K7 vidĂ©os puis enfin des DVD, tu prĂ©fĂ©rais largement regarder les films via ton tĂ©lĂ©viseur.

Tu apprĂ©ciais beaucoup les films qui te faisaient rire tels que : 4 mariages et 1 enterrement, Pour le pire et le meilleur, Le dĂźner de cons, Les Visiteurs 1 et 2 mais certainement pas le 3 que tu trouvais ratĂ©, Le grand blond avec une chaussure noire, La chĂšvre, Rain Man, Mme Doubtfire oĂč encore Forrest Gump avec sa fameuse rĂ©plique que tu aimais bien et moi aussi d’ailleurs :

« La vie, c’est comme une boĂźte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber »

L’humour Ă©tait trĂšs important pour toi
 D’ailleurs, sans cela, je pense que la vie t’aurait paru un peu fade


Une fois, je me souviens t’avoir demandĂ© quel genre de film tu aurais souhaitĂ© emmenĂ© avec toi si jamais tu devais te retrouver seul sur une Ăźle dĂ©serte. Et tu m’avais alors rĂ©pondu sans la moindre hĂ©sitation :

« Un film rigolo, ça c’est certain vu la situation dĂ©sespĂ©rĂ©e »

Et je t’avais ensuite demandĂ© :

« Mais quel film exactement ? »

« Le dßner de cons ! Il est tellement marrant ce film ! Au moins, je me sentirais moins triste dans ta fameuse ßle déserte ! »

Et je ne pouvais qu’abonder dans ton sens


Sacré Papa !

Non seulement tu aimais bien regarder des comĂ©dies mais tu aimais bien aussi pratiquer l’humour de temps Ă  autres en nous lançant toutes sortes de blagues et vannes pour ton plus grand plaisir…

Il faut dire aussi que tu avais pas mal de K7 audio humoristiques de Raymond Devos, de Fernand Reynaud oĂč encore de Guy Bedos que tu avais prĂ©cieusement conservĂ© depuis des annĂ©es et des annĂ©es et que tu aimais bien Ă©couter durant tes moments de loisirs et ce, sans jamais en ĂȘtre lassé 

Voici d’ailleurs les sketchs que tu prĂ©fĂ©rais sans doute le plus :

****

****

****

Nous savons Ă  prĂ©sent que tu adorais l’humour mais pas que puisque tu aimais aussi Ă©couter de la musique. Cela pouvait aller de la musique classique, aux chansons de Georges Moustaki que tu apprĂ©ciais particuliĂšrement oĂč encore des musiques des Ăźles que tu avais appris Ă  aimer grĂące Ă  Maman et dont tu n’hĂ©sitais pas Ă  venir te trĂ©mousser sur la piste de danse avec elle en les Ă©coutant


****

****

****

****

****

Car oui, tu Ă©tais un excellent danseur qui savait autant bien danser le Tango, la Valse que le Rock, le Cha-cha oĂč encore le Sega. Tous les pas de chacune de ces danses n’avaient aucun secret pour toi


Ce fut d’ailleurs toi qui initia Maman (à Madagascar) en lui apprenant quelques bases essentielles de la danse qui lui permirent ainsi à son tour de devenir tout comme toi une excellente danseuse.

Non seulement tu avais trouvé la femme de ta vie mais tu avais à présent la meilleure partenaire de danse qui soit !

Et quel beau couple vous Ă©tiez lorsque vous vous mettiez Ă  danser ensemble sur la piste de danse


À chaque fois, vous faisiez sensation


Ah ! C’était vraiment de merveilleux souvenirs que ces instants-lĂ  et ils resteront Ă  jamais gravĂ©s dans ma mĂ©moire


Mon petit Papounet, voilà que nous arrivons déjà presque à la fin de mon article


Et je sais que tu aimerais que cela continue encore et encore et moi aussi d’ailleurs


Tu me manques tellement…

Tu Ă©tais vraiment un Papa en or
 Un Papa si protecteur


****

Sache que tu resteras pour toujours dans mon cƓur


Sache que le temps Ă©coulĂ© ne pourra t’effacer,

Sache que tu me manqueras toujours Ă©ternellement…

Sache que tous ces instants passés avec toi resteront


Oui, ils resteront infiniment gravĂ©s dans mon esprit…

Car je t’aime immensĂ©ment Papa ChĂ©ri ♄♄♄.

Ta fille, CĂ©cile.

****

****

Ma petite Ă©toile đŸŒŸ

Pour toi, mon Papa… Ma petite Ă©toile…

****

****

Un sĂ©duisant jeune homme trĂšs charmeur…

****

Aimant dĂ©jĂ  beaucoup les voyages….

****

Un charme fou… On comprend pourquoi Maman tomba amoureuse de toi et toi d’elle rien qu’en la voyant sur une certaine plage dĂ©serte de Madagascar portant le nom de « Empassy Bueny ». Tu avais ce jour-lĂ  succombĂ© Ă  sa grande beautĂ©… Tu Ă©tais  tombĂ© trĂšs amoureux de celle qui serait devenue un beau jour ta femme… Vous Ă©tiez vĂ©ritablement faits l’un pour l’autre ❀…

****

Deux belles Ăąmes soeurs ❀❀… Deux destins qui devaient se rencontrer dans la Grande Île de Madagascar…

****

Une histoire d’amour qui dura trĂšs longtemps… 49 ans !!! ❀

****

Un souvenir de ta 1Ăšre Communion… Cet ange te protĂ©geait tout au long de ta vie. Tu le gardais bien prĂ©cieusement dans tes affaires… Aujourd’hui, c’est un honneur pour moi de le garder Ă  mon tour, bien prĂ©cieusement…

****

En ce dimanche 17 Juin 2018, je pense à toi


Je revois encore ton joli sourire lorsque je te souhaitais une bonne fĂȘte des Papas


Lorsque je t’offrais des petits cadeaux accompagnĂ©s d’une jolie carte…

Une carte que tu aimais lire Ă  haute voix tant cela te faisait plaisir…

Et quel plaisir des yeux que celui de te voir heureux en ces jours de fĂȘte des pĂšres…

Tu sais… je revois tant de souvenirs de toi que je ne peux m’empĂȘcher de verser quelques larmes
.

Tu me manques tant
 Je n’y peux rien… C’est ainsi…

Ton absence est si dure à vivre
.

Mais comme tu peux le voir
 je n’ai pas pu m’empĂȘcher de te dĂ©dier encore un article car j’y tenais tout simplement…

Pour moi, c’est juste une magnifique preuve d’amour…

Une preuve que je t’aime fort…

Et quoi de plus beau que de pouvoir parler de toi…

Cela veut dire que je ne t’oublie pas et que tu restes dans mes pensĂ©es…

C’est pourquoi je tenais Ă  te souhaiter aujourd’hui une bonne fĂȘte des Papas et mĂȘme si tu n’es plus Ă  nos cĂŽtĂ©s


Oui
 mĂȘme si tu n’es plus lĂ  car je sais que tu nous regardes de ton nouveau monde et que tu nous Ă©coutes


Tu es notre petite Ă©toile d’amour
.

Tu nous Ă©claires de ta rayonnante clartĂ© et tu nous protĂšges…

Tu avais tant de bontĂ© en toi…

Oh Papa… Je t’aime tant…❀

Je ne cesserai jamais de te souhaiter ta fĂȘte des PĂšres en pensant trĂšs fort Ă  toi…

Tu restes Ă  jamais dans mon cƓur… 💘

Un cƓur qui te pleure encore et encore…

Je t’aime 💘


Ta fille, CĂ©cile ❀

****

Petits souvenirs de ton parcours professionnel dont je suis si fiĂšre :

****

Un pin’s de la SociĂ©tĂ© « SAGA » pour laquelle tu travaillais en Afrique. Une expatriation merveilleuse Ă  travers plusieurs pays : Madagascar en 1968, CĂŽte D’Ivoire en 1980, GuinĂ©e en 1987, Tchad en 1989, Madagascar en 1992… Des voyages que je n’oublierai jamais… De jolis souvenirs passĂ©s Ă  l’Ă©tranger en famille que je garde jusqu’Ă  prĂ©sent en mĂ©moire…

****

Montre de la SociĂ©tĂ© Saga… je la garde bien prĂ©cieusement en souvenir de toi 💗.

****

Voici quelques chansons pour toi 💘 : Je sais que tu les Ă©couteras avec plaisir et beaucoup d’Ă©motions :

****

****

****

****

Je t’aime fort mon Papa 💖💖💖. Je te garde dans mon coeur pour toujours ❀❀

À toi, l’amour de ma vie đŸ’˜

****

Voici un texte que ma Maman a Ă©crit pour rendre hommage Ă  mon pĂšre Guy ❀ :

****

À toi, l’amour de ma vie :

Mon coeur est parti avec toi et dans l’immensitĂ© du ciel Ă©toilĂ©, mes yeux se brouillent de larmes et l’Ă©motion m’envahit…

J’ai perdu mon pilier d’amour, si grand, si fort, si protecteur et toujours lĂ  Ă  mes cĂŽtĂ©s, un matin du 15 Novembre 2017.

On se prĂ©pare Ă  toutes Ă©ventualitĂ©s et malgrĂ© tous les remparts pour me protĂ©ger, ta prĂ©sence me manque…

Le passĂ© est devant moi et je m’accroche Ă  tous nos souvenirs pour avancer…

Ils seront mes piliers…

Pour ton anniversaire, ce 22 Mai 2018, je te dĂ©die ces trĂšs belles musiques et chansons qui retracent ton arrivĂ©e Ă  Madagascar, Ă  Namakia le 26 FĂ©vrier 1968 et le dĂ©but de notre histoire d’amour en Juillet 1968 scellĂ© par un mariage le 26 FĂ©vrier 1972 Ă  Namakia, suivi de deux naissances : CĂ©cile en 1977 Ă  Namakia et Olivier en 1978 Ă  Antananarivo.

Ce matin-lĂ  du 15 Novembre 2017 qui devait ĂȘtre une journĂ©e ordinaire et lĂ©gĂšre, tu nous as quittĂ©s…

DĂ©sarmĂ©e et dĂ©semparĂ©e, je me suis effondrĂ©e devant cette fatalitĂ© dont personne n’est jamais prĂ©parĂ©…

Je m’allonge, je t’enlace et je m’endors contre toi…

Notre amour sera toujours Ă©ternel.

Ton HĂ©liette qui t’aime… tout simplement.

HĂ©liette Vidal

****

****

****

****

****

****

****

****

GUY (33 ans) ET HÉLIETTE (16 ans) EN 1968 ❀

****

LE BONHEUR EST LÀ ❀ :

****

****

****

****

****

TOUT EST BEAU ❀ :

****

LES JOIES ET LES SAVEURS ❀ :

****

****

****

****

****

****

UNE TRÈS BELLE JOURNÉE ENSOLEILLÉE POUR TON ANNIVERSAIRE, CE 22 MAI 2018 ❀ :

****

****

****

DÉTENTES ET SORTIES ❀ :

****

****

****

****

****

****

****

JE TE GARDERAI TOUJOURS DANS MON COEUR ❀ ❀ :

HĂ©liette Vidal

L’absence 🌠

L’absence est si dure Ă  vivre


Je dirais qu’elle est intolĂ©rable et comparable Ă  un baromĂštre


TantĂŽt un degrĂ© de souffrance plus Ă©levé 

TantĂŽt un peu moins selon ses pensĂ©es envers l’ĂȘtre disparu


Ce n’est pas constant


C’est trĂšs variable


On ne saura alors jamais vraiment à quel degré on va se situer


Cela dépend des jours


Cela dépend de notre humeur


Cela dĂ©pend de soi…

L’absence, quant Ă  elle, viendra parfois s’immiscer dans votre esprit


Tout doucement
 Sans faire de bruits


Ensuite vous voudrez absolument la matérialiser


La rendre vivante


Comme si l’ĂȘtre cher disparu Ă©tait Ă  nouveau face Ă  vous en train de vous sourire


C’est alors que vous lui rendrez le vĂŽtre tant vous serez heureux de voir cette merveilleuse apparition juste lĂ , devant vos yeux


Mais hélas suivant votre pensée ; cette soudaine apparition pourra tout aussi bien disparaßtre


Et lĂ , vous serez Ă  nouveau confrontĂ© Ă  la dure rĂ©alitĂ© de l’absence


Cette absence si douloureuse
 si omniprĂ©sente
 qu’elle en devient suffocante
 presque irrespirable


Vous souhaiterez alors que l’apparition fugace revienne Ă  nouveau comme par enchantement


Et pour ce faire, il faudra vous remémorer un souvenir


Un souvenir tout simple qui vous liait à la personne disparue


Un souvenir heureux ou encore malheureux


Car oui
 il peut y avoir des souvenirs pas trĂšs gais aussi
 mais peu importe du moment que l’ĂȘtre cher revienne Ă  nouveau auprĂšs de vous


La mĂ©moire est donc primordiale dans ces moments là


Oui, l’absence n’est vraiment pas facile Ă  gĂ©rer


Elle vous ronge parfois de l’intĂ©rieur surtout les soirs de solitude


Mais la question est : Peut-on vivre avec l’absence ?

Oui et non
L’absence vous serrera toujours le cƓur


C’est ainsi car vous aimiez tant cet ĂȘtre cher disparu qu’il ne peut en ĂȘtre autrement


La seule solution serait alors d’oublier


Mais si vous ne le souhaitez pas ?

Si vous préférez au contraire raviver le passé en repensant à cet absent si précieux


Si vous préférez au contraire le revoir prÚs de vous


Le rendre Ă  nouveau bien vivant en train de vous serrer dans les bras, vous faire un bisou sur la joue…

Revoir tout simplement son sourire ou encore ses Ă©clats de rire…

Revoir tout son ĂȘtre, juste lĂ  devant vos yeux embuĂ©s de larmes


Car les larmes finiront par tomber


D’abord une le long de votre joue puis d’autres encore qui finiront par suivre


Vous n’y pourrez rien


C’est ainsi
 Ă  part si vous contrĂŽlez votre vive Ă©motion mais il est prĂ©fĂ©rable au contraire de se laisser aller…

De se laisser emporter
glisser


De vous rĂ©fugier dans les souvenirs du passé 

Cela vous fera du bien mais aussi du mal


Telle est la dure loi de l’absence


Une rĂšgle que l’on ne peut hĂ©las outrepasser


Et pourquoi résister de toute façon ?

Se laisser aller est donc le meilleur remùde qui soit afin de pouvoir rejoindre votre absent


Pour juste le revoir


Le revoir quelques instants
 quelques minutes
 ou quelques secondes


Peu importe le temps qui vous sĂ©pare de lui ; du moment qu’il transformera son absence en prĂ©sence


Une prĂ©sence qui vous comblera de joie mĂȘme si celle-ci restera Ă©phĂ©mĂšre…

Une présence que je voudrais tant garder prÚs de moi


Une présence qui me manque tous les jours


Une présence qui reste pourtant dans mon esprit


Papa
. Ton absence est si difficile à vivre


Que je ne peux m’empĂȘcher de te refaire revivre comme si tu n’avais jamais quittĂ© cette terre


Comme si tu Ă©tais toujours là


D’ailleurs, il en sera toujours ainsi


Pour moi, tu es là
Oui, tu es toujours lĂ …

Ton absence ne fait que raviver un peu plus chaque jour ta rayonnante présence


Tu ne fais pas parti de mon passé 

Tu suivras toujours mes pas


Tu me guideras


Tu resteras ma lumiĂšre Ă©clatante lorsque j’aurai peur dans la nuit noire


Tu resteras un pÚre présent pour moi


Car oui, plus que jamais, ton absence ne fait que raviver tout ton ĂȘtre


Ton existence telle une seconde naissance


L’absence ne pourra pas t’effacer car moi je ne cesserai jamais de t’aimer Ă  travers mes pensĂ©es


Des pensĂ©es qui me feront Ă©ternellement voyager pour ĂȘtre toujours Ă  tes cĂŽtĂ©s


Des pensĂ©es qui te font d’innombrables fois renaĂźtre Ă  l’infini dans les profondeurs de mon esprit…

Un esprit qui me relie un peu plus chaque jour Ă  toi…

Je t’aime Papa 💟💟💟

Ma plus belle Ă©toile đŸŒ 

En ce jour de 24 DĂ©cembre 2017 ; un de ces jours que j’aime particuliĂšrement ; un de ces jours que tous les enfants du monde entier affectionnent tant ; un de ces jours qui me ramĂšneront toujours loin en arriĂšre
.

Un de ces jours oĂč tous mes plus beaux souvenirs de NoĂ«l me reviennent en tĂȘte


De merveilleux souvenirs de repas de Noël passés en famille


Le sapin scintillant, la crÚche toute illuminée attendant la venue au monde du Christ


Les jolies dĂ©corations d’or et d’argent faisant briller mes yeux de joie


Le festin de fĂȘte prĂ©parĂ© avec amour de Maman


Les bonnes odeurs alléchantes de tous ces mets me faisant frétiller les narines de plaisir


Les mignardises sucrĂ©s Ă  souhait…

Les douces et chaleureuses mélodies de Noël me transportant dans une allégresse et me faisant verser quelques larmes


Des larmes que je verse encore aujourd’hui mais surtout pour un ĂȘtre cher que j’ai perdu et qui nous a quittĂ©s ce Mercredi 15 Novembre 2017


Un ĂȘtre exceptionnel que j’aimais si fort


Un ĂȘtre qui aimait beaucoup l’ambiance de NoĂ«l, sa magie et toute sa fĂ©erie…

Un ĂȘtre qui n’est autre que mon Cher Papa adorĂ©…

Un Papa au cƓur d’or avec une gĂ©nĂ©rositĂ© extrĂȘme prĂȘt Ă  toujours aider son prochain ; tendre la main


Un Papa aimant et tolérant


Un Papa qui aimait la vie, tout simplement…

Un homme fort, courageux, combatif et veillant tel un Papa Poule sur sa petite famille


Oui, tu Ă©tais bien tout cela mon Papa


Et tu aimais particuliĂšrement les veillĂ©es de NoĂ«l comme celle d’aujourd’hui qui te rendaient toujours si Ă©mu


Un Papa si fort et si sensible à la fois


Et moi, ta fille ; je souhaitais te dĂ©dier cet article en ce 24 DĂ©cembre 2017…

Tu n’es pas lĂ  mais tu veilleras toujours sur nous
 sur ta petite famille que tu aimais tant


Tu n’es pas mort
 Tu es juste parti faire un voyage dans le ciel
parmi les Ă©toiles toutes illuminĂ©es et tu nous observes de lĂ  haut


Tu es toujours là ; prùs de nos cƓurs


Tes jolis yeux verts pĂ©tillants nous regardent avec ce bel amour que tu portais Ă  chacun d’entre nous


Le plus grand amour de ta vie : Notre Maman que tu chĂ©rissais tant t’accompagnera pour l’Ă©ternitĂ© et Ă  jamais dans ton long voyage


Il en sera de mĂȘme pour nous, tes enfants… Olivier et Moi
.

Oui, un Papa merveilleux qui restera pour toujours dans nos cƓurs car nous t’aimons trĂšs fort et Ă  l’infini


Un Amour de Papa…

Ma plus belle Ă©toile qui scintillera Ă  jamais dans le ciel…🌠

Joyeux NoĂ«l ! Papa ! On t’aime !❀❀❀

Joyeux NoĂ«l Ă  tous ! 💗💖💖💖💖💝

La Suricate.

Un amour de Papa đŸ’–

Pour toi, Papa :

À l’occasion de la fĂȘte des PĂšres, en ce Dimanche 18 Juin 2017, je souhaitais te dĂ©dier cet article pour t’exprimer tout l’amour que j’ai pour toi.

C’est la premiĂšre fois que je fais un article en ton honneur et il Ă©tait temps d’ailleurs


Et pour t’émouvoir un peu, je voulais te raconter une anecdote qui me tient particuliĂšrement Ă  cƓur et qui nous lie toi et moi. Cela te fera aussi sourire en la lisant


Mais avant toute chose :

Bonne fĂȘte mon Papa adorĂ© que j’aime tant !

Tu es un Papa formidable et je voulais tout simplement te l’Ă©crire Ă  travers cet article.

Je sais que tu seras trĂšs Ă©mu mais c’est aussi le but recherchĂ©.

Ne dit-on pas que les paroles s’envolent et que les Ă©crits restent ?

Eh bien, je voulais que ce jour unique de fĂȘte des PĂšres reste Ă  jamais gravĂ© dans ta mĂ©moire ainsi que sur mon blog ; un peu Ă  la maniĂšre d’une photographie figĂ©e dans le temps


Alors, mon petit Papounet, es-tu prĂȘt Ă  lire la fameuse anecdote ? C’est parti !

Pour toi, mon Papounet :

Tu es un excellent danseur et ce depuis que tu es tout jeune et que tu avais appris Ă  danser dans les bals de ta jeunesse lorsque tu avais la vingtaine.

À l’Ă©poque, dans les annĂ©es 1955, il Ă©tait important de savoir danser toutes les danses qui Ă©taient Ă  la mode si tu ne voulais pas passer pour un ringard et pouvoir ainsi inviter Ă  danser la gente fĂ©minine assez exigeante qui ne dansait qu’avec les bons danseurs


Tous les autres garçons faisaient alors tapisserie ; eh oui ! C’Ă©tait nettement plus dur qu’aujourd’hui en matiĂšre de sĂ©duction.

Et comme la danse Ă©tait entre autre justement une arme de sĂ©duction trĂšs prisĂ©e Ă  cette Ă©poque lĂ  ; alors vous l’aurez compris, les jeunes hommes se devaient d’ĂȘtre d’excellents danseurs lors des bals.

Et donc, ce fut dans ces fameux bals que tu t’exerças au fur et Ă  mesure et que tu devins par la suite un trĂšs bon danseur dont les pistes de danse n’avaient plus aucun secrets pour toi.

Tu excellais en la matiĂšre !

Et bien entendu, lorsque tu fus mutĂ© Ă  Madagascar dans le cadre de ton travail en 1968 (tu avais donc 33 ans) et que tu rencontras Maman Ă  Namakia (lieu oĂč Ă©tait situĂ© la sociĂ©tĂ© SucriĂšre de Namakia « Siramamy » dans laquelle tu travaillais en tant que Comptable) et que vous sortĂźtes ensemble ; tu lui appris Ă  danser lorsque vous alliez au « Cercle » de Namakia ; l’unique Ă©tablissement du village qui organisait rĂ©guliĂšrement des bals de fin de coupe (de la canne Ă  sucre) ainsi que toutes autres fĂȘtes ou Ă©vĂ©nements.

C’est pourquoi, au fil du temps, elle devint Ă  son tour une excellente danseuse tout comme toi.

Quelques annĂ©es aprĂšs vous vous mariĂątes et eĂ»tes une petite fille qui n’Ă©tait autre que moi : CĂ©cile.

Et donc, tout comme ma Maman, je naissais Ă  l’hĂŽpital de Namakia, un certain Dimanche 13 FĂ©vrier 1977.

Mon petit frĂšre Olivier vint au monde en 1978 mais pas dans le mĂȘme village que moi puisque dans le cadre de ton travail, Maman et toi quittĂątes Namakia pour aller vous installer dans la belle Capitale d’Antananarivo.

Ce fut dans cette grande ville qu’Olivier poussa son premier cri.

Et donc tous les quatre vivions dans une charmante villa situĂ©e au cƓur d’Antananarivo.

Les années passÚrent comme un long fleuve tranquille puis toujours dans le cadre de ton travail, vous dûtes quitter définitivement Madagascar pour retourner en France.

Et les annĂ©es passĂšrent entremĂȘlĂ©es d’expatriations en Afrique : CĂŽte d’Ivoire, GuinĂ©e, Tchad et Ă  nouveau un retour au source dans ma belle Ăźle natale : Madagascar.

Et donc l’anecdote que je vais Ă  prĂ©sent vous raconter se situe Ă  l’Ă©poque oĂč nous habitions Ă  nouveau Ă  Antananarivo, lieu de travail de mon Papa.

Nous Ă©tions dans les annĂ©es 93 et j’Ă©tais ĂągĂ©e de 16 ans.

L’Ăąge oĂč je voulais Ă  tout prix savoir danser comme vous deux, mes chers parents


Je ne sais pas pourquoi mais j’enviais tellement votre jeu de jambes ! Que je me disais :

« CĂ©cile ! Tu ne peux pas ne pas savoir danser face Ă  tes danseurs de parents ! Regarde les comme ils dansent bien ! Non, si tu veux ĂȘtre comme eux, il va falloir que tu observes bien attentivement leurs pas de danse. Et puis tu te dois de leur faire montrer que toi aussi, leur fille, tu as l’ADN de la danse en toi ! »

Et c’est ce que je fis au bout de quelques temps, lors d’une soirĂ©e dansante Ă  l’hĂŽtel-restaurant « Villas Caroline » de Flic en Flac situĂ© Ă  L’Ăźle Maurice.

Villas Caroline

Eh oui, mes parents, mon petit frĂšre et moi Ă©tions parti dans cette Ăźle de rĂȘve durant les vacances scolaires de PĂąques.

Et cette soirĂ©e lĂ , je ne sais pas pourquoi mais Ă  force de vous observer en train de vous trĂ©mousser sur la piste de danse au rythme des diffĂ©rentes musiques endiablĂ©es que le DJ passait ; un dĂ©clic se fit dans ma tĂȘte et je commençais peu Ă  peu Ă  vouloir imiter vos pas de danse et tout particuliĂšrement ceux de Maman


Et devinez quoi ? Alléluia ! Je venais de réussir quelques timides chorégraphies un peu hésitantes au début mais ensuite elles furent beaucoup plus précises


Ce qui m’enchanta de plus en plus et me permis d’avoir davantage confiance en moi.

Ce fut donc la premiĂšre fois de ma vie que j’arrivais enfin Ă  faire les mĂȘmes pas de danse que vous et surtout ceux de ma trĂšs chĂšre Maman


Au dĂ©but, vous ne vous en Ă©tiez pas tout de suite aperçu mais lorsque vous m’avez tous les deux enfin remarquĂ©e ; Maman n’avait pas pu s’empĂȘcher de s’exclamer Ă  haute voix :

« Mais ma Poupoule sait trĂšs bien danser ! Ça y est, tu danses comme moi, maintenant. Bravo ! »

Elle avait eu ce large sourire qui illuminait son visage tant elle Ă©tait heureuse et fiĂšre de me voir enfin bien danser.

Quant Ă  toi, mon Papa, tu n’Ă©tais pas de reste. Tu n’arrĂȘtais pas de lever ton pouce en l’air pour me fĂ©liciter.

Tes yeux brillaient et cela se voyait que tu Ă©tais trĂšs fier de moi.

Que ta progĂ©niture sache enfin bien danser ! (mĂȘme si je n’Ă©tais pas encore tout Ă  fait une pro mais je peux vous dire que c’Ă©tait dĂ©jĂ  un bon dĂ©but tout de mĂȘme !) te mettait en joie.

Et moi, je continuais de plus belle


Ben, quoi ? Il fallait bien que je vous en mette plein les yeux. J’avais enfin en moi votre fameuse ADN de la danse qui se diffusait en moi ; je n’allais tout de mĂȘme pas en rester lĂ  et laisser de cĂŽtĂ© la magie de la Power Dance s’Ă©loigner de mon corps alors que j’avais enfin un bon feeling avec elle


Elle s’Ă©tait propagĂ©e en moi et cela n’Ă©tait pas prĂȘt de s’arrĂȘter
 Non, ce n’Ă©tait que le dĂ©but de mon ascension


Une ascension pour devenir à mon tour une trùs bonne danseuse


Et ce jour-là, cette fameuse nuit là ; Olivier (mon petit frÚre) vous aviez aussi épaté en dansant sur la piste de danse


Et quel bon danseur, il Ă©tait !

La relÚve de la « POWER DANCE » était donc assurée dans notre famille !

Ah ! Cette soirée là fut vraiment mémorable !

Danser dans la douce brise de la nuit, face Ă  l’ocĂ©an (sans pouvoir le voir Ă  cause de l’opacitĂ© de la nuit) en entendant par moment le clapotis des vagues, le ressac lorsque le DJ changeait son registre musical par quelques slows lents permettant ainsi d’écouter les sons de l’ocĂ©an Indien.

Oui, toute cette ambiance était magique, presque irréelle tant il y avait ce cÎté merveilleux qui planait tout autour de nous


Nous Ă©tions aurĂ©olĂ©s de myriade d’étoiles et totalement insouciants


Heureux, tout simplement


Danser avec ses parents et son petit frÚre et qui plus est, dans un magnifique décor paradisiaque ! fut un véritable enchantement.

J’avais l’impression de vivre un conte de fĂ©es…

Et toutes ces fĂ©es bienveillantes me prouvaient qu’elles s’Ă©taient bel et bien penchĂ©es sur mon berceau pour me donner leurs clefs du bonheur


Un bonheur que j’étais en train de vivre pleinement auprĂšs de mes parents et de mon petit frĂšre.

Oui, j’en Ă©tais trĂšs consciente et reconnaissante


Oui, je vivais un bonheur absolu


Et apprendre Ă  danser dans une Ăźle comme L’Ăźle Maurice, n’Ă©tait que la cerise sur le gĂąteau


Un rĂȘve devenu rĂ©alité 

Un souvenir inaltĂ©rable que je n’oublierai jamais


T’en souviens-tu encore Mon Papa ? Cela remonte à si loin


Mais je suis certaine que tu n’as pas pu oublier ce jour lĂ , n’est-ce pas ?

Et te souviens-tu aussi lorsque j’avais dansĂ© ma toute premiĂšre danse avec toi lors d’une autre soirĂ©e qui s’Ă©tait dĂ©roulĂ©e cette fois-çi Ă  L’hĂŽtel restaurant Hilton d’Antananarivo Ă  Madagascar ?

J’Ă©tais toute intimidĂ©e face Ă  toi car si j’avais appris Ă  danser Ă  L’Ăźle Maurice toute seule en vous observant Maman et toi ; lĂ  par contre c’Ă©tait tout Ă  fait diffĂ©rent


Danser avec son pÚre qui est un excellent danseur ! La barre est plutÎt haute mais pas inaccessible surtout si on est devenue une passionnée de la danse


Ce que j’Ă©tais devenue au fil du temps


Cette soirĂ©e lĂ , j’avais su relever le dĂ©fi de danser avec toi et mĂȘme si j’Ă©tais quelque peu empruntĂ©e et malhabile face Ă  tes pas de danseur chevronnĂ©.

Et comme tu voulais que je sois Ă  la hauteur ; tu me donnais quelques conseils au passage afin d’Ă©viter quelques erreurs Ă  ne surtout pas commettre dans l’art de la danse.

Ah ! Mais c’est que mon Papa est un passionnĂ© de danse alors quand on a le rythme dans la peau comme lui ; il est bien normal d’ĂȘtre exigeant et de ne pas du tout apprĂ©cier de se faire marcher sur les pieds ou encore d’ĂȘtre trop rigide, pas assez souple si jamais vous dĂ©cidiez d’entamer quelques pas de danse avec lui et que biensĂ»r ; c’est lui qui mĂšnerait alors la danse puisqu’il serait votre cavalier.

Et je l’avoue, ce soir-lĂ , ce ne fut pas vraiment le top car je manquais encore de pratique du haut de mes 16/17/18 ans mais tu ne m’en tenu pas rigueur mĂȘme si tu Ă©tais trĂšs  pointilleux Ă  ce sujet.

Mais les annĂ©es passant, je te prouvais enfin le contraire ! J’avais finalement eu ma revanche


T’en souviens-tu encore mon Papa de ce fameux jour ? D’un certain 31 DĂ©cembre de l’an 2000 oĂč nous avions passĂ©s en famille la Saint Sylvestre dans le restaurant « Le Parc » situĂ© Ă  AlĂšs.

Je suis certaine que oui


J’avais Ă  cette Ă©poque lĂ , exactement 23 ans !

Et donc le soir du rĂ©veillon, nous Ă©tions tous les 4 Ă  table, accompagnĂ©s de ma Tante Patricia (sƓur de Maman) ainsi que de son compagnon.

L’ambiance Ă©tait Ă  son comble.

Il faut dire que le DJ passait de trĂšs bonnes musiques trĂšs entraĂźnantes et dansantes Ă  souhait pour notre plus grand plaisir.

TantĂŽt, nous dansions tous ensemble sur tous nos airs favoris (annĂ©es 80 et actuels) et tantĂŽt nous dĂ©gustions Ă  table l’excellent menu de fĂȘte.

C’Ă©tait vraiment une trĂšs belle soirĂ©e !

Nous Ă©tions en train de discuter lorsque subitement, tu te mis debout (tu te trouvais Ă  cĂŽtĂ© de moi) et tu t’adressa Ă  moi en me tendant la main :

« Une petite danse CĂ©cile ? C’est une valse. Tu sais danser les valses. Allez, viens avec moi, sur la piste de danse »

Je ne savais plus oĂč me mettre, surtout qu’il y avait pas mal de monde dans la salle du restaurant mais comme je voulais te faire ce plaisir (je n’avais pas vraiment le choix non plus et je suis certaine que tu l’avais fait exprĂšs, non ? Mais si, te connaissant, je suis certaine que oui) et aussi parce que tu Ă©tais mon Papa d’Amour alors je pris ta main sans vraiment hĂ©siter puis tu m’entraĂźnas vers la piste de danse.

Il y avait quelques couples qui dansaient dĂ©jĂ  mais il n’y avait pas foule non plus


Tu me regardais de tes jolis yeux verts/jaunes pétillant de joie et tu me dis tout doucement, prÚs de mon oreille, comme pour me rassurer :

« Tout se passera bien. Tu es trĂšs jolie. Il te suffit de bien me suivre comme je te l’ai toujours appris. Allez ! En piste, maintenant ! »

Et mon cƓur battait la chamade. Il fallait absolument que je sois Ă  la hauteur du danseur que tu Ă©tais et ne surtout pas trĂ©bucher ou encore te marcher sur les pieds.

J’essayai de me dĂ©tendre mais c’Ă©tait tout bonnement impossible !

Puis, je fini par me laisser aller en Ă©coutant les vibrations de la musique s’insinuer jusque dans mes oreilles, me donnant l’impression que j’Ă©tais seule avec toi ; toute seule, sur la grande piste de danse


La valse me donnait dĂ©jĂ  le tournis mais j’Ă©tais heureuse d’ĂȘtre dans tes bras. J’Ă©tais fiĂšre de danser avec toi


Tout le long de la danse, je faisais tout pour bien suivre tes pas et rester le plus souple possible dans tous mes mouvements.

Je me laissais aller dans le tourbillon de la valse et plus rien ne comptait


Toutes les personnes assises nous regardaient, nous admiraient ; y compris Maman qui ne manqua pas de nous photographier afin d’immortaliser ce moment.

Un Papa et sa fille dansant une valse


Que d’Ă©motions ! J’en Ă©tais toute retournĂ©e car je dansais avec mon danseur de Papa
Mon amour de Papounet !

Un moment intense que je n’oublierai jamais


Et lorsque la danse se termina alors que j’aurai souhaitĂ© qu’elle continua encore ; quelques personnes nous applaudirent Ă  notre passage avant que nous regagnĂąmes notre table.

Inutile de vous dire que je devins littĂ©ralement rouge pivoine tant je fus intimidĂ©e par toutes ces personnes qui ne cessaient de me sourire tout en me disant que j’avais bien dansĂ© la valse avec mon Papa.

Ah ! T’en souviens-tu encore Papa ? Tu Ă©tais si fier. Si fier de moi.

Et moi aussi, je l’Ă©tais


GrĂące Ă  toi et Ă  ton expĂ©rience de danseur, tu m’avais fait vivre un moment exceptionnel


Un moment que chaque jeune fille devrait vivre avec leur Papa


Un de ces moment qu’il faut savoir savourer dans l’instant et le garder Ă  jamais tout au fond de soi pour pouvoir un beau jour comme aujourd’hui se le remĂ©morer en l’Ă©crivant sous forme d’un article afin de le faire lire au monde entier


De le faire tout simplement partager


Oui, et particuliĂšrement aujourd’hui, le jour de la fĂȘte des PĂšres


Je t’aime mon Papa
 Pour toujours et Ă  jamais.

Et mon doux rĂȘve sera lorsque nous danserons ensemble sur l’une de ces merveilleuses valses Ă  mon Mariage


Un beau jour qui se concrĂ©tisera, j’en suis persuadĂ©e


Et ce jour-lĂ , nous virevolterons sur la piste de danse avec une certaine Ă©motion qui nous submergera


Un Papa et sa fille dansant une valse Ă  l’infini.

Un tourbillon de joie et d’amour.

L’amour d’un PĂšre qui aime profondĂ©ment sa fille et d’une fille qui aime infiniment son pĂšre…

Je t’aime, tout simplement…

Bonne fĂȘte mon Papa d’Amour !!

Le NoĂȘl de mon enfance : TroisiĂšme partie

nativite_ane_boeufJPG

 

Minuit passé : Jésus Christ est né :

61895

Une fois aprÚs avoir dégusté nos savoureuses mignardises, mon frÚre et moi, nous étions endormi devant la télévision.
Soudain je sentis une main qui me touchait l’Ă©paule. C’Ă©tait Maman qui me rĂ©veillait tout doucement en me chuchotant Ă  l’oreille :

« CĂ©cile ? Il y a quelqu’un qui frappe Ă  la porte d’entrĂ©e. Je crois bien que c’est le Papa NoĂȘl… »

J’Ă©tais toute endormie mais trĂšs vite je me mis Ă  sourire tellement j’Ă©tais heureuse d’apprendre la bonne nouvelle.

« Le Papa NoĂȘl vient d’arriver ? » demandai-je en me frottant les yeux.

« Oui ma poupoule, il est lĂ  et il vous attend ton frĂšre et toi »

Sans plus attendre, je me levai et me dirigeai vers le fauteuil oĂč mon petit frĂšre dormait encore.

« Olivier ! Olivier ! RĂ©veille toi ! Le Papa NoĂȘl est lĂ  ! Il est arrivĂ© ! Vite ! dĂ©pĂȘche toi ! »

Le rĂ©veil fut tonitruant mais trĂšs efficace puisqu’il se leva presque aussitĂŽt puis dit Ă  Maman, d’une voix quelque peu endormie :

« Il est lĂ  ?? Mais oĂč ça ? Maman ? il est oĂč le Papa NoĂȘl ? »

« Il vous attend mes cocos. Venez, suivez-moi, maintenant »

Je me souviens encore que mon frĂšre et moi Ă©tions tout excitĂ©s Ă  l’idĂ©e de voir enfin ce cher Papa NoĂȘl et qui plus est dans notre belle demeure.

En suivant Maman dans le couloir qui menait vers la porte d’entrĂ©e, mon coeur se mit Ă  battre la chamade. Mon frĂšre ne tenait plus en place tellement il Ă©tait impatient.
Plus que quelques secondes et nous le verrions enfin …

****

maison-du-pere-noel

Soudain nous le vĂźmes ! il se trouvait lĂ  juste devant nous et il arborait un large sourire.
Incroyable mais vrai ! me dis-je avec stupĂ©faction tant j’Ă©tais surprise de le voir ici, chez nous. Je n’en revenais toujours pas.

Il Ă©tait grand et plutĂŽt imposant. Il revĂȘtait un manteau et un pantalon rouge vif qui ressemblaient aux images d’un livre que Maman avait l’habitude de nous faire montrer lorsqu’elle nous parlait de lui, lors des fĂȘtes de NoĂȘl.

Mais lĂ , il n’Ă©tait plus une image sur papier glacĂ©. Il Ă©tait bien rĂ©Ăšl et se tenait debout, juste devant nous.
Il portait une capuche de la mĂȘme couleur que sa tenue, lui tombant sur le front et lui couvrant lĂ©gĂšrement les oreilles.

Je dois bien avouer qu’au dĂ©but il me fit un peu peur sans doute Ă  cause de sa longue barbe blanche impressionnante qui lui mangeait le visage.
D’ailleurs, j’avais du mal Ă  distinguer ses traits. Je ne voyais que ses yeux Ă  travers ses lunettes ainsi que son nez.
C’est alors qu’il s’avança vers nous et de sa grosse voix, nous dit :

« Bonjour les enfants, je suis le PĂšre NoĂȘl ! Vous allez bien ? »

Mon frĂšre et moi lui dirent en choeur :

« Oui ! »

« Et, avez-vous Ă©tĂ© bien sage ? »

« Oui ! »

Nous Ă©tions tellement intimidĂ©s que nous rĂ©pondions invariablement la mĂȘme rĂ©ponse concise.

« Rapprochez-vous les enfants. Vous savez, j’ai fait un trĂšs long voyage pour venir ici dans votre maison et je ne pourrai pas rester trĂšs longtemps car j’ai d’autres maisons Ă  visiter »

Tout en continuant Ă  parler, le PĂšre NoĂȘl s’asseya sur une chaise car il disait ĂȘtre fatiguĂ© de son long voyage. Il nous souriait constamment puis nous demanda Ă  nouveau de venir prĂšs lui.

Nous Ă©tions quelque peu rĂ©ticents Ă  cause de son imposante barbe blanche qui nous faisait peur mais heureusement que Maman Ă©tait lĂ  pour nous rassurer. Elle nous demanda d’aller lui faire un bisou car elle nous dit qu’il Ă©tait trĂšs gentil d’ĂȘtre venu de si loin pour nous apporter nos cadeaux.

A peine eut-elle prononcĂ© le mot magique « cadeau » que nous commençùmes Ă  nous dĂ©rider et venir timidement vers lui.
Chacun notre tour, nous embrassùmes tant bien mal ses joues qui étaient envahi de barbe soyeuse, ondulée.

****

A un moment donné, il mit sa main gantée sur mon épaule et me demanda :

« Comment t’appelles tu jolie petite fille ? »

« CĂ©cile » rĂ©pondis-je toute intimidĂ©e.

« Et toi petit garçon ? Comment t’appelles-tu ? »

« Olivier »

« Vous m’avez dit tout Ă  l’heure, que vous aviez Ă©tĂ© bien sages. C’est vrai, les enfants ? »

« Oui » rĂ©pondĂźmes nous en choeur.

« C’est trĂšs bien les enfants. Et n’oubliez pas, il faudra toujours ĂȘtre bien sages entre vous deux ainsi qu’avec vos parents. Vous me le promettez CĂ©cile et Olivier ? »

« Oui ! »

« Merci, vous ĂȘtes trĂšs gentils. Vous savez, j’ai apportĂ© tous les cadeaux que vous m’avez demandĂ© dans vos lettres. J’espĂšre que vous les aimerez ! »

« Oui ! »

« Je suis trĂšs content d’ĂȘtre venu chez vous ! Vous ĂȘtes vraiment de gentils enfants. Mais je voulais vous dire aussi qu’il y a une bĂȘtise que vous faites toujours et pourtant, vous m’aviez promis dans vos lettre que vous ne recommenceriez plus. »

Mon frĂšre et moi le regardĂšrent interloquĂ©s car nous ne comprenions pas de quelle promesse il voulait bien nous parler mais au bout de quelques instants je compris de quoi il s’agissait.

« CĂ©cile, J’ai vu que tu suçais encore ton pouce » me dit-il de sa grosse voix mais toujours dans un large sourire.

« Oui » rĂ©pondis-je honteusement.

« Ce n’est pas trĂšs grave CĂ©cile mais il faudra me promettre que tu feras attention de ne plus sucer ton pouce. D’accord petite CĂ©cile ? Et c’est pareil pour toi Olivier. D’accord les enfants ?

« oui »

« Je suis content de vous avoir vu les enfants. Surtout, travaillez bien Ă  l’Ă©cole et soyez toujours gentils entre vous deux ainsi qu’avec vos parents. Papa NoĂȘl est vraiment fier de vous deux ! Maintenant, je vais devoir partir car j’ai d’autres enfants Ă  voir et plein de cadeaux Ă  livrer »

Sur ces belles paroles, le PĂšre NoĂȘl se leva de sa chaise et se pencha pour venir nous embrasser chacun notre tour.
AprĂšs nous avoir fait la bise, il nous dit au-revoir de la main.

« Au-revoir CĂ©cile et Olivier ! Amusez-vous bien avec vos jouets ! »

Il tourna les talons et repartit comme il Ă©tait venu par la porte d’entrĂ©e.

****

Je n’en revenais toujours pas ! On aurait dit un rĂȘve mais non, c’Ă©tait bien rĂ©Ăšl ! et nous venions de voir enfin le PĂšre NoĂȘl.
MĂȘme si au dĂ©but nous avions eu un peu peur de lui, on Ă©tait triste Ă  prĂ©sent qu’il soit dĂ©jĂ  parti.

Mais je savais qu’il devait voir d’autres enfants et livrer encore plein de cadeaux alors je me disais qu’il ne fallait pas que je sois Ă©goiste Ă©tant donnĂ© qu’il Ă©tait venu chez nous pour nous donner les nĂŽtres.

Je l’imaginai alors dans un ciel Ă©toilĂ©, son traĂźneau tirĂ© par des rennes en partance pour de nouvelles contrĂ©es, bravant le froid polaire afin de donner de la joie aux enfants du monde entier en leur apportant des jouets.

NOEL-BLANC

Je repensais encore Ă  sa grosse voix et me disais intĂ©rieurement que je ferais tout pour tenir ma promesse car il avait rĂ©alisĂ© mon rĂȘve : celui de le voir en personne.
Oui, le simple fait de l’avoir vu et entendu avait suffit Ă  ravir mon coeur de petite fille insouciante que j’Ă©tais…

****

C’est alors que Maman nous dit :

« Vous Ă©tiez contents de voir le PĂšre NoĂȘl ? »

« Oui ! » nous empressĂąmes de lui crier Ă  coeur joie.

« Vous avez vu les beaux cadeaux qu’il vous a apportĂ© ? Venez les voir ! »

Maman nous entraĂźna Ă  l’intĂ©rieur d’une piĂšce et nous fit montrer les cadeaux qui reposaient sur la moquette. Nous Ă©tions Ă©merveillĂ©s devant tous ces jouets.

l_04373251

« Wahou ! ils sont trop beaux nos vĂ©los, Maman ! » dis-je toute excitĂ©e.

Miniz12boyRouge

« Wahou ! Et la grosse boĂźte de playmobiles Safari ! wahou ! trop bien ! t’as vu CĂ©cile ? »

« Oui, j’ai vu ! On pourra bien s’amuser ! Je suis trop contente ! »

 

 

safari-1-

 

Mon frĂšre et moi, Ă©tions vraiment trĂšs heureux car nous avions eu les cadeaux de nos rĂȘves.

« Maman ? oĂč il est Papa ? Il Ă©tait pas lĂ  quand le Papa NoĂȘl est venu » dit Olivier en faisant une moue boudeuse.

« Il Ă©tait aux toilettes, mon coco. Mais ce n’est pas bien grave, il le verra l’annĂ©e prochaine. Vous ĂȘtes contents que le Papa NoĂȘl soit venu chez nous ? »

« Oh oui ! en plus il avait une trĂšs grosse barbe ! Maman ? il doit ĂȘtre trĂšs vieux le Papa NoĂȘl ! Sa barbe, elle Ă©tait toute blanche ! » dit Olivier en faisant la grimace.

« Oui,mon coco, tu as raison, il est trĂšs vieux »

Soudain notre pĂšre fit son apparition.

« Coucou les enfants ! j’Ă©tais Ă  l’Ă©tage. Maman m’a dit que vous aviez vu le PĂšre NoĂȘl pendant que je n’Ă©tais pas lĂ . Comment il Ă©tait ? Il Ă©tait gentil avec vous ? »

« Oui, trĂšs gentil, Papa ! » s’empressa de lui rĂ©pondre Olivier.

« Et il nous a donnĂ© tous les jouets qu’on voulait ! les vĂ©los et les playmobiles ! » lui dis-je en souriant.

« Je suis content pour vous deux ! Ce sont de bien beaux cadeaux qu’il vous a apportĂ© pour NoĂȘl ! Moi, je n’ai pas pu le voir mais promis la prochaine fois je le verrai »

« Les enfants, il se fait tard » dit Maman. « Il faudra aller vous coucher maintenant et demain vous pourrez jouer avec vos playmobiles. D’accord ? Comme ça, vous pourrez vous amuser toute la journĂ©e avec vos jouets. Et vous avez vu comme la boĂźte Ă©tait trĂšs grosse ? »

« Oui Maman, c’est vrai. La boĂźte, elle est gĂ©ante ! Et demain on pourra mieux jouer, hein Olivier ? » dis-je en regardant mon petit frĂšre de connivence.

« Oui ! super ! Ce sera trop bien demain ! Tu viens CĂ©cile ? on va regarder encore la boĂźte »

Et nous voici tous les deux en train d’examiner sur toutes les coutures la fameuse grosse boĂźte de playmobiles Safari tout en nous exclamant sur les petites images qui se trouvaient au dos de celle-çi.
Nous faisions des commentaires sur tel ou tel personnage en vantant les mérites de chacun.

****

AprĂšs nous ĂȘtre soigneusement brossĂ© les dents, nos parents vinrent nous souhaiter une bonne nuit en nous embrassant l’un aprĂšs l’autre.
Quelques instants plus tard, nous dormions à poing fermés.

Bien au chaud, sous mes draps, je rĂȘvais Ă  la venue du bon vieux monsieur Ă  la barbe blanche qui nous avait apportĂ© de biens jolis cadeaux.

Je rĂȘvais Ă©galement au lendemain qui serait le jour le plus merveilleux de la terre, lorsque nous nous amuserions mon petit frĂšre et moi, avec nos jouets tant dĂ©sirĂ©s.

423990353