Étiquette : ocĂ©an

Une Plume arc-en-ciel đŸŒˆ

 

Coucou ma chĂšre Plume !

Avant toute chose, je tenais à te remercier car tu as su insuffler en moi cette envie de vouloir réaliser un défi


« L’envie d’avoir envie » comme le dit si bien Johnny dans sa jolie chanson


Et si tu me lis, Ă  cet instant bien prĂ©cis, tu sauras toi de quoi je te parle mais entre nous soit dit et je pense que tu seras d’accord avec moi, faudrait-il aussi que je mette au parfum mes chers amis(es) lecteurs afin qu’il puisse comprendre de quoi il s’agit exactement


J’ai toujours aimĂ© les dĂ©fis, que ce soit dans le domaine du sport (surtout la course Ă  pied), oĂč encore d’essayer de rester le plus longtemps possible sous l’eau (dans ma baignoire, piscine oĂč l’ocĂ©an), oĂč de chanter a capella une chanson de MaĂźtre Gims (ça me dĂ©tend) oĂč mĂȘme de savoir citer comme ça les capitales du monde entier (mon petit plaisir personnel, va savoir pourquoi ?) en veillant Ă  ne pas me tromper.

Mais lĂ , il s’agit d’un dĂ©fi qui dĂ©passerait largement tout ce que je viens d’énumĂ©rer


Un défi beaucoup plus passionnant


Un dĂ©fi que j’affectionne particuliĂšrement et que pourtant je n’avais plus souhaitĂ© rĂ©aliser depuis le dĂ©cĂšs de mon cher et tendre Papounet


Un dĂ©fi que tous les amoureux de l’écriture apprĂ©cient en rĂšgle gĂ©nĂ©rale


Il s’agit bien-sĂ»r du dĂ©fi d’Ă©criture ! Et lĂ , bien-sĂ»r de ton dĂ©fi Ă  toi, ma trĂšs chĂšre Plume


Et je peux te dire qu’il m’a vraiment emportĂ©e tant j’ai Ă©tĂ© enthousiasmĂ©e par ton idĂ©e que vous pourrez chers amis lecteurs trouver ci-aprĂšs :

À prĂ©sent, si tu le veux bien ma chĂšre Plume, je t’embarque avec moi car je pense que tu dois ĂȘtre autant impatiente que je le suis


Impatiente de savoir dans quel lieu je souhaiterais t’emmener


Tu es fin prĂȘte ? Alors, c’est parti ! Nous allons maintenant droit en direction de mon pays natal ! Et me connaissant quelque peu depuis que nous nous suivons mutuellement sur WordPress en Novembre 2018, tu l’auras sans doute compris, nous partons toi et moi Ă  Madagascar.

Eh oui ! Cette grande üle qui est si chùre à mon cƓur !

Une Ăźle que l’on surnomme aussi « L’üle Rouge » en raison de sa latĂ©rite si pigmentĂ©e et dont tu pourras sous peu admirer


Et lĂ , bien Ă©videmment, comme par enchantement car nul besoin de prendre l’avion tant le voyage durerait trop longtemps : soit 11 heures de temps ! Et comme je suis d’un caractĂšre quelque peu impatient (oui, je l’avoue) alors j’ai dĂ©cidĂ© de nous tĂ©lĂ©porter toi et moi directement Ă  Antananarivo, la belle Capitale (lieu de naissance de mon frĂšre) puisque j’ai ce pouvoir entre les doigts.

Ben oui, c’est Ă  ça aussi que sert l’écriture !! Se permettre toutes sortes de choses incroyables qui n’existeraient point dans notre rĂ©alitĂ©.

Et lĂ , nous sommes donc Ă  Antananarivo et qui plus est pas dans n’importe quel endroit ! Un lieu que je voulais absolument que tu dĂ©couvres et qui n’est autre que le Palais de la Reine Ranavalona III.

Je ne sais pas si tu aimes l’histoire (pour ma part, j’adore) mais je me suis dit que cela te plairait de visiter ce chĂąteau appelĂ© « Rova ».

Un monument historique qui ne te laissera pas indifférente


Un monument qui fut hĂ©las endommagĂ© par un incendie en Novembre 1995 Ă  la maniĂšre de notre Dame de Paris (Avril 2019) mais qui depuis et bien heureusement a Ă©tĂ© petit Ă  petit reconstruit et dont tu pourras aujourd’hui apprĂ©cier sa belle architecture sous toutes les coutures.

Et tu ne m’en voudras pas, si Ă  un certain moment de notre visite, je versais ma petite larme d’émotion car oui, j’avais tout de mĂȘme 16 ans lorsque j’arpentais pour la toute premiĂšre fois les intĂ©rieurs du « Rova » en compagnie de ma famille.

Mais ne t’inquiĂšte pas, ma nostalgie sera vite dissipĂ©e en visitant ce lieu chargĂ© d’histoire avec toi


Et puis, Ă©tant ton guide touristique attitrĂ©, je ne manquerai pas de t’expliquer dans les moindres dĂ©tails Ă  l’aide de mon prĂ©cieux carnet de notes toutes les dates importantes de la trĂšs passionnante et si riche histoire de la monarchie Malgache. Ses Rois, ses Reines, Princes et Princesses


Si bien, que tu finirais toi-mĂȘme par tout savoir sur ledit sujet !

Si ! Si !

Car oui, je dois aussi t’avouer que je suis extrĂȘmement intarissable lorsque je me mets Ă  parler de mon Ăźle natale.

Une véritable bazarette !! Mais si tu aimes bavarder alors tu apprécieras


Eh bien voilà que notre visite culturelle des plus enrichissantes vient tout juste à peine de se terminer ma chùre Plume


Oui, je sais, les meilleures choses ont toujours une fin mais que dirais-tu à présent de prolonger notre voyage en allant à Mantasoa ?

Et c’est lĂ  que tu me dirais sans plus tarder avec curiositĂ© :

« Mantasoa ? C’est une ville ? »

Et je te répondrai alors avec une certaine excitation dans la voix :

« C’est un endroit magique ! Tu verras. Un lieu idyllique, un peu comme s’il Ă©tait hors du temps et qui se trouve en dehors de la ville de Tananarive »

« HĂąte d’y aller alors CĂ©cile ! »

« Oui, moi aussi ! Et lorsque nous arriverons lĂ -bas, nous sĂ©journerons durant deux jours dans un charmant hĂŽtel-restaurant qui s’appelle l’Ermitage »

« L’Ermitage ? Il porte bien son nom je trouve ! »

« Oui, comme tu dis ! C’est parce qu’il est situĂ© en pleine nature dans une tranquillitĂ© absolue tout prĂšs d’un grand lac artificiel portant aussi le nom de Mantasoa »

« Wahou ! J’ai vraiment hĂąte de dĂ©couvrir cet endroit CĂ©cile ! »

Et lĂ , en un claquement de doigt, nous voilĂ  dĂ©jĂ  toi et moi au cƓur de la forĂȘt d’eucalyptus de Mantasoa en train de nous promener tranquillement Ă  cheval tout en explorant et en respirant Ă  pleins poumons le bon air si pur et vivifiant de ce lieu incroyablement paisible.

Car oui, je ne te l’ai pas dit mais nous sommes d’excellentes cavaliĂšres Ă©mĂ©rites toi et moi et donc nul besoin de prendre des cours d’équitation au prĂ©alable


Eh oui ! C’est ça la magie de l’écriture !

Ainsi, si tu n’étais encore jamais montĂ© Ă  cheval de toute ta vie et que cela faisait parti de ta wish list (sait-on jamais), eh bien voici que ce vƓu est exaucĂ© !

Et c’est là que je rajouterai :

« Quel plaisir d’ĂȘtre ici en ta compagnie ma Plume ! »

Et toi de me répondre :

« Et moi donc Cécile ! Tu avais raison. Cet endroit est vraiment hors du temps ! »

Puis, pour terminer notre jolie balade, histoire de se sentir encore plus apaisĂ©es, montons Ă  bord de cette barque motorisĂ©e conduite par un guide Malgache connaissant comme sa poche le lac Mantasoa et laissons nous voguer et bercer par le doux clapotis des vagues tout en admirant les rares et belles demeures en bois qui bordent cet immense lac de rĂȘve


De quoi nous requinquer à bloc !! N’est-ce pas ?

Et je suis certaine Ă©tant donnĂ© que tu aimes la photographie que tu ne manqueras pas d’immortaliser notre pĂ©riple par de sublimes clichĂ©s !

Puis le lendemain, aprĂšs une bonne nuit de sommeil, il serait important d’aller visiter la maison du cĂ©lĂšbre architecte Jean Laborde se trouvant non loin d’ici.

Sur ce, allons-y ! Bien Ă©quipĂ©es de nos sac Ă  dos contenant victuailles et gourdes d’eau car il faudra tout de mĂȘme parcourir quelques bons kilomĂštres Ă  pied Ă  travers le village de Mantasoa avant de pouvoir nous retrouver enfin face Ă  la jolie demeure de Jean Laborde.

« Mais pourquoi ne pas nous tĂ©lĂ©porter directement lĂ -bas, CĂ©cile ? » me diras-tu alors peut-ĂȘtre.

Et c’est lĂ  que je te rĂ©pondrai avec un petit sourire malicieux :

« Pas cette fois-ci ma Plume mais tu verras tu aimeras cette marche Ă  pied tout comme je l’avais moi-mĂȘme apprĂ©ciĂ© Ă  l’ñge de 16 ans car je pense qu’il faut savoir aussi prendre son temps, savoir s’attarder sur la nature qui nous entoure et lĂ , ce sera vraiment le moment idĂ©al »

Et puis ce n’est tout de mĂȘme pas quelques kilomĂštres qui nous arrĂȘteront, n’est-ce pas ?

C’est que ça se mĂ©rite de visiter la maison de Jean Laborde !

Ah oui ! Et j’allais oublier de te dire l’essentiel Ă  son sujet. C’est lui qui dessina le fameux palais de la Reine Ranavalona que nous avons visitĂ© lors de notre arrivĂ©e Ă  Antananarivo. À l’origine, il Ă©tait construit en bois, ce qui explique pourquoi il pris aussi rapidement feu en 1995.

À prĂ©sent, un petit cours d’histoire s’impose afin que tu en saches davantage sur cet architecte ambitieux, loin d’ĂȘtre un homme ordinaire


Ce que tu dois savoir, c’est qu’il contribua beaucoup Ă  l’industrialisation Malgache durant le rĂšgne de la Reine Ranavalona 1Ăšre en lui fabriquant en premier lieu des fusils ainsi que des canons pour son armĂ©e Malgache.

Puis comme il devint par la suite son amant et disons-le trÚs proche de la royauté Malgache alors il eut pas mal de faveurs et privilÚges pour réaliser grand nombre de ses projets industriels


Ainsi et toujours avec l’autorisation de la Souveraine, il fit de Mantasoa en 1837, une citĂ© quasi industrielle en y construisant : ponts, routes, barrages, hauts fourneaux, fours Ă  chaux ainsi que sa propre maison en bois que nous n’allons plus tarder Ă  visiter


Ben oui ! C’est qu’il lui fallait bien un habitat sur place pour pouvoir rĂ©aliser toutes ses Ɠuvres !

Et ce n’est pas fini ! C’est lui aussi qui imagina et crĂ©a le fameux lac artificiel « Mantasoa » dont tu as pu admirer la splendeur tout Ă  l’heure


Pour te dire ! Il fit pas mal de choses pour embellir et moderniser Mantasoa et mĂȘme  son propre tombeau qu’il avait alors bĂątit lui-mĂȘme par avance et dans lequel il repose dĂ©sormais depuis la date de son dĂ©cĂšs en 1878.

VoilĂ  pour le petit cours d’histoire qui me semblait nĂ©cessaire


Nous voici Ă  prĂ©sent Ă  l’intĂ©rieur de sa grande maison en bois


Qu’en dis-tu ma Plume ? Pas mal n’est-ce pas ? Je te laisse juger par toi-mĂȘme


Je ne sais pas pour toi mais moi ça me fait toujours quelque chose lorsque je me retrouve dans un lieu qui autrefois aurait Ă©té  habitĂ© par un personnage historique


Je me souviens notamment de la maison natale de Mozart à Salzbourg et maintenant voici celle de Laborde à Mantasoa


À chaque fois, je trouve cela toujours autant fascinant et incroyable


Voilà que notre visite vient de se terminer. J’espùre qu’elle t’aura plu !

Et Maintenant, je te propose une toute autre activité qui sans aucun doute te fera plaisir si tu aimes les animaux
 Enfin, surtout si tu aimes les singes


Et plus particuliĂšrement les LĂ©muriens


Ça te dit ? Alors, allons sans plus tarder nous rendre dans la rĂ©serve privĂ©e de « Lemurs’ Park », un immense parc botanique de 5 hectares se trouvant Ă  22 Km d’Antananarivo.

Là-bas, nous aurons le privilÚge de pouvoir observer 7 espÚces de lémuriens et qui plus est en totale liberté !

L’espĂšce la plus connue Ă©tant sans nul doute le LĂ©mur Catta reconnaissable Ă  sa longue queue rayĂ©e de 14 anneaux noirs et blancs


Ne sont-ils pas mignons ?

En plus, il peut mĂȘme leur arriver parfois de chanter et de danser


Si ! Si ! Je t’assure


Tiens ! Écoute celui-lĂ  qui te chante la sĂ©rĂ©nade et l’autre lĂ -bas qui veut Ă  tout prix que tu remarques sa danse


****

C’est si beau de les voir en libertĂ© dans ce bel environnement et non dans un zoo


VoilĂ  que tu as eu la chance de pouvoir rencontrer le symbole de la faune Malgache mais tu sais, notre voyage est loin d’ĂȘtre terminĂ© ! Il te reste encore pas mal de choses Ă  dĂ©couvrir !

Alors, dis-moi, as-tu le goĂ»t de l’aventure ? Je veux dire par lĂ , aimes-tu les sensations fortes ? Un petit peu d’adrĂ©naline, il en faut parfois dans la vie
 Alors, ça te dit ?

Et si oui et que tu n’as pas trop le vertige, partons immĂ©diatement rendre visite aux cĂ©lĂšbres Tsingy de Madagascar qui se trouvent au Parc National de Bemaraha, plus prĂ©cisĂ©ment dans la province de Majunga, Ă  environ 300 Km de Tananarive.

Mais rassure-toi, pas pour y faire de l’alpinisme mais juste pour observer d’un peu plus prĂšs ces incroyables et magnifiques cathĂ©drales rocheuses que l’on appelle « Tsingy » et que tu ne pourras voir nulle part ailleurs qu’ici, Ă  Madagascar


Petit cours de géologie ?

Toutes ces grandes étendues de calcaire que tu vois là sous tes yeux ébahis sont en partie composées de fossiles et de coquillages.

Incroyable, non ? Et te rends-tu compte qu’elles datent au moins de 160 millions d’annĂ©es, lorsque l’üle de Madagascar venait alors de se sĂ©parer de la plaque africaine


Ensuite, ce fut l’eau de mer et l’eau de pluie qui firent tout le reste en les ciselant et sculptant.

VoilĂ  pourquoi elles ont aujourd’hui cet aspect si Ă©trange et particulier que tu peux toi-mĂȘme constater


Et je peux te dire que c’est vĂ©ritablement un paysage unique au monde, presque surnaturel, je dirai


D’ailleurs, les Tsingy attirent toujours autant la curiositĂ© des botanistes, gĂ©ologues et biologistes


Et on peut parfaitement comprendre pourquoi !

Regarde comme elles sont impressionnantes, fascinantes !

Mais attention ma Plume, l’heure est grave maintenant…

Bon, peut-ĂȘtre que j’exagĂšre un peu aussi  mais nous voici devant un pont de singe ressemblant fortement Ă  celui du film d’ « Indiana Jones et le temple maudit ».

Ah ! La la ! Et comme tu peux le constater, il est juste exprùs au-dessus de ce canyon à couper le souffle


Comme si ça n’était dĂ©jĂ  pas assez compliquĂ© notre parcours !

Mais la question est : Oseras-tu le traverser pour pouvoir poursuivre notre randonnée ?

Je sais, ça donne le vertige et mĂȘme le tournis mais je voulais absolument t’emmener ici car je pense que c’est un lieu qui vaut vraiment le dĂ©tour


Alors ? Auras-tu osé finalement parcourir le fameux pont suspendu ?

Et si jamais c’était le cas, alors dis-toi que tu auras l’espace d’un instant rassasiĂ© ta soif de libertĂ© en endossant le rĂŽle intrĂ©pide d’Indiana Jones l’aventurier et crois-moi, ce n’est pas si frĂ©quent dans la vie de tous les jours


AprĂšs cette visite des plus vertigineuses mais Ă©poustouflante tu en conviendras, je te demande Ă  prĂ©sent de bien vouloir fermer les yeux et de compter jusqu’à 5


Oui, ça change un peu du claquement de doigt


Ça y est ! Tu peux maintenant les rouvrir


Alors, je te présente la plus belle merveille du monde, sa trÚs gracieuse Majesté « Renala ».

Admire sa force, sa grandeur
 Ça laisse sans voix, n’est-ce pas ?

Si bien, qu’on ne peut que s’incliner devant tant de beauté 

En fait, on se doit d’ĂȘtre infiniment respectueux lorsqu’on se retrouve ici, sur la plus belle avenue du monde


Non, pas celle des Champs-Elysées mais plutÎt celle des baobabs


Des baobabs que les Malgaches appellent « Renala » et qui signifie dans leur langue locale « MĂšre de la forĂȘt » parce qu’ils dĂ©passent d’une tĂȘte leurs compagnons forestiers


Cette allĂ©e de Baobabs pluricentenaires  (plus de 800 ans) bordant cette route de terre dans la province de TulĂ©ar (lieu natal de mon grand-pĂšre maternel) est Ă©galement un site protĂ©gĂ© depuis les annĂ©es 2007 car elle reste sans nul doute le plus prĂ©cieux hĂ©ritage de toutes les forĂȘts tropicales Malgaches


Ici, on peut contempler sans se lasser, le superbe et si majestueux Adansonia Grandidieri, l’une des 6 espĂšces de baobabs endĂ©miques de Madagascar pouvant atteindre les 30 mĂštres de haut et 7 mĂštres de diamĂštre !

De quoi en rester baba devant ce trĂšs grand roi !

Et pour la petite histoire, si tu veux tout savoir, ce baobab porte le nom spĂ©cifique de « Grandidieri » pour rendre hommage au botaniste et explorateur Français Alfred Grandidier qui l’avait pour ainsi dire dĂ©couvert lors de ses recherches botaniques Ă  Madagascar.

Alors ma Plume ? Est-ce sa MajestĂ© Renala t’a laissĂ©e sans voix de par son immense grandeur ? N’est-il pas le plus bel arbre du monde ? Pour ma part, je dirai qu’il le sera toujours


Et voilà que nous approchons bientît de la fin de notre voyage


Mais avant de devoir quitter Madagascar, je voulais te réserver le meilleur pour la fin
 Une toute derniÚre surprise


PrĂȘte Ă  t’envoler avec moi dans les airs pour la dĂ©couvrir ?

Ben oui, quand je te disais que l’écriture nous permet de rĂ©aliser toutes sortes de choses incroyables, c’était pas pour rien


Et lĂ , tels deux oiseaux migrateurs, parmi les nuages blancs dans le ciel bleu azur, nous voilĂ  en train de survoler avec allĂ©gresse mon village natal « Namakia » pour nous rendre dans un lieu qui me tient particuliĂšrement Ă  cƓur : « Empassy Boeny », l’immense plage de sable fin


Une plage magnifique, dĂ©sertique, romantique, totalement inconnue des touristes sauf de certains connaisseurs ayant connu Namakia oĂč encore natifs de lĂ -bas


Une plage que je foulais alors du pied pour la toute premiùre fois à l’ñge de 16 ans


Une plage oĂč mon pĂšre tomba amoureux de ma mĂšre lorsqu’il la vit remontant cette dune de sable blond pour aller cueillir les fruits d’un arbre exotique…

Une plage oĂč tout commença, s’imprĂ©gnant alors de merveilleux souvenirs


Jusqu’aux plus beaux instants passĂ©s en famille dans les annĂ©es 93/94


La plage qui restera pour moi le plus bel endroit de Madagascar


Je suis si Ă©mue de la revoir


D’ailleurs, quelques larmes coulent dĂ©jĂ  le long de mes joues car je repense Ă  mon pĂšre


À mon pĂšre qui aurait aimĂ© ĂȘtre ici


Mais grùce à toi, à la magie de ton défi, il est bien là, tout prÚs de moi


C’est si beau que j’en perds mes mots


Heureusement, ma mémoire, elle, continue de me soutenir, de me tenir par la main pour ne pas sombrer dans un chagrin


Car elle souhaite terminer mon récit dans une belle poésie en te disant ceci :

Regarde cet océan indien


Respire ses embruns


Laisse toi aller,

Laisse ton esprit vagabonder dans le doux vent léger salé,

Un peu comme si le temps s’était arrĂȘtĂ©,

Un peu comme si tu étais soudainement  métamorphosée,

Ivre de liberté,

Contemplant ce paysage sans te lasser


SubmergĂ©e par l’émotion,

Par ce spectacle que tu souhaiterais permanent


Et lorsque viendra le soleil couchant,

Si rougeoyant,

Se fondre dans l’ocĂ©an,

Alors je saurai qu’Ă  cet instant, l’immersion de ta plume dans le bel encrier de Madagascar ressortira de mille couleurs


Des couleurs denses et intenses


Autant vibrantes que fascinantes…

Autant indĂ©lĂ©biles qu’inoubliables


Si bien, que tu deviendrais Ă  ton tour et pour toujours,

Une plume arcenciel


GrĂące Ă  Madagascar, la grande Ăźle exceptionnelle…

****

Merci encore pour ce dĂ©fi d’Ă©criture qui m’a permis de voyager dans mon passĂ© avec beaucoup de bonheur…

****

 

 

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Le flou total đŸ

Elle Ă©tait assise sur le sable et regardait la mer qui se trouvait juste en face d’elle. L’ocĂ©an si bleu et si calme lui rappelait des bribes de son passĂ©.

Un passĂ© qui lui paraissait pourtant ĂȘtre trĂšs proche comme si c’Ă©tait hier


Elle revoyait alors à travers les vagues bleutées, son doux visage auréolé de cheveux blonds dorés flottant au vent ainsi que ses magnifiques yeux verts qui avaient tendance à changer de nuance suivant la lumiÚre du jour


TantĂŽt ils pouvaient ĂȘtre gris/bleus, tantĂŽt verts/jaunes ou encore bleus/verts ; un peu comme la couleur de l’ocĂ©an indien qu’elle aimait tant…

Elle ne savait plus exactement…

Elle ne l’avait aperçu qu’une seule fois. Une seule et unique fois qui avait pourtant suffit Ă  lui faire battre le cƓur Ă  mille Ă  l’heure


Un instant si bref ; presque insaisissable


Elle seule, avait su arrĂȘter le temps par je ne sais quelle façon pour immortaliser ce moment et le figer Ă  tout jamais dans les recoins de sa mĂ©moire.

Un moment oĂč deux regards s’Ă©taient croisĂ©s avec une certaine Ă©ternisation d’une profondeur intense pour ensuite s’Ă©vanouir et s’Ă©vaporer dans l’air tel un nuage vaporeux finissant par totalement disparaĂźtre dans un ciel beaucoup trop bleu


Non, Mira n’arrivait pas Ă  oublier ces yeux verts qui se confondaient encore avec la profondeur de l’ocĂ©an…

Elle regardait le visage de cet homme inconnu se fondre dans l’eau tout en essayant de se remĂ©morer ce qu’il devait bien porter le jour de leur fugace rencontre


Un dĂ©tail qui la turlupinait encore et encore sans trop savoir pourquoi…

Sans doute une chemise bleue ciel Ă  manches courtes largement ouverte sur un torse nu imberbe ou plutĂŽt un t-shirt de la mĂȘme couleur faisant apparaĂźtre la musculature de ses bras bronzĂ©s.

« Mais que portait-il exactement ? » se demanda t-elle tout bas en caressant du dos de sa main le sable si chaud.

Tout s’embrouillait dans sa tĂȘte
 Elle ne savait plus


Avait-elle imaginé cette personne ? Ce doux visage ? Ces yeux verts/bleus ?

Non, elle jurerait que non… Elle Ă©tait sĂ»re et certaine de l’avoir croisĂ© sur cette plage il y quelques jours ou peut-ĂȘtre moins et qu’il lui avait mĂȘme souri.

Elle se souvenait encore de son sourire. Un sourire enjĂŽleur qu’il n’avait adressĂ© qu’Ă  elle et Ă  aucune autre


Ça, elle ne l’avait pas rĂȘvĂ©, tout de mĂȘme !

Un regard et un sourire inoubliables juste l’espace d’un instant sur cette immense plage dĂ©serte


Un regard et un sourire puis plus rien
 Le flou total


Sa tĂȘte Ă©tait lourde et elle se sentait horriblement fatiguĂ©e comme si elle avait fait un marathon alors qu’il n’en Ă©tait absolument rien


« Mira ! Mira ! Je te cherchais partout ! Enfin je te retrouve ! Tu vas bien ? » cria au loin une jeune femme.

Elle reconnaissait cette voix entre mille. C’Ă©tait son amie Lucia. Elle tourna la tĂȘte en sa direction et essaya de se relever mais eu subitement un petit vertige inopinĂ©.

InquiĂšte, son amie Lucia courut rapidement vers elle et s’empressa de lui agripper le bras pour la soutenir afin qu’elle ne tomba pas.

« Comment vas-tu ma ChĂ©rie ? Tu as l’air fatiguĂ©. Tu viens d’avoir un vertige. Il vaudrait mieux que tu rentres pour te recoucher »

« Non, ça va aller. Ne t’inquiĂšte pas. J’ai eu le tournis mais je t’assure que je vais bien. Je prĂ©fĂšre rester ici encore quelques instants. J’aime cet endroit »

« Tu en es certaine ? »

« Oui ma Lucia. Le vent du large me fait du bien »

« Soit ! Comme tu voudras. Tu sais que tu m’as fait peur hier. J’ai bien cru que je ne t’aurais plus jamais revue »

Mira se demanda Ă  quoi elle pouvait bien faire allusion.

Son vertige venant de se dissiper et se sentant nettement mieux ; elle lui posa sans plus attendre la question :

« Mais de quoi me parles tu ? »

« Tu ne t’en souviens vraiment plus ? »

« Mais non » s’agaça t-elle. « Allez, dis-moi ! Ça commence sĂ©rieusement Ă  m’inquiĂ©ter. Que s’est-il passĂ© hier ? »

« Le docteur m’avait prĂ©venu que tu perdrais momentanĂ©ment la mĂ©moire »

« Quel docteur ? Mais de quoi me parles tu encore ? » s’Ă©cria t-elle sous le coup de la panique.

« Du calme Mira ! Attends, je vais tout te raconter depuis le début »

« Je t’Ă©coute » dit-elle sous le ton de l’impatience.

« Hier aprĂšs-midi, tu faisais du kayak lĂ -bas prĂšs de la barriĂšre de corail. Subitement, ton kayak s’est retournĂ© pour je ne sais quelle raison et ensuite on ne t’a plus revue Ă  la surface de l’eau. Tu venais de t’ĂȘtre noyĂ©e »

« Quoi !!?? » s’exclama Mira.

« Si, c’est bien vrai. Et j’ai appris par la suite que ta tĂȘte avait heurtĂ© la coque de ton canoĂ« et qu’Ă  cause du choc assez violent, tu avais perdu connaiss
 »

« Quoi ! ? Mais qu’est-ce que tu me racontes lĂ  ? » coupa t-elle brutalement.

« La stricte vérité »

« Mais je ne me souviens pas de tout ça !! » s’Ă©cria t-elle, horrifiĂ©e d’apprendre une telle nouvelle Ă  son sujet.

« C’est normal que tu ne t’en souviennes pas pour l’instant. Tu as perdu partiellement la mĂ©moire Ă  cause du choc que tu as subi Ă  la tĂȘte. Bon, je peux Ă  nouveau te raconter la suite ? »

« Oui vas-y. Au point oĂč j’en suis. De toute façon, je ne me souviens de rien du tout » dĂ©plora t-elle.

« Bon, je reprends. Heureusement, un des sauveteurs avait remarquĂ© ton accident alors il est tout de suite venu te secourir. Ensuite, il t’a ramenĂ© ici et il a dĂ» te rĂ©animer car tu ne respirais plus du tout. S’il n’avait pas Ă©tĂ© lĂ , tu ne serais plus de ce monde aujourd’hui. C’Ă©tait trĂšs grave, tu sais… »

Mira n’en revenait toujours pas de ce que son amie venait de lui raconter. Elle restait encore abasourdie.

« Mais, mais
 je ne me souviens vraiment pas de tout ça
 » bredouilla t-elle toute dĂ©sorientĂ©e.

Lucia lui pressa affectueusement l’Ă©paule puis s’empressa d’ajouter :

« Le docteur m’a assurĂ© que petit Ă  petit tu finirais par retrouver ta mĂ©moire alors sois rassurĂ©e ma petite Mira. Il ne faut surtout plus que tu t’inquiĂštes pour ça »

Mira se mordit la lĂšvre infĂ©rieure. Elle ne se souvenait toujours pas de cette noyade. En revanche, elle revoyait sans cesse dans sa tĂȘte le visage de cet inconnu avec de jolis yeux verts rieurs.

« En plus, ton sauveteur Ă©tait vraiment trĂšs sexy. Un blond avec des yeux verts ; il me semble bien. Il a mĂȘme demandĂ© de tes nouvelles ce matin lorsque tu dormais. Tu en as de la chance ! Je crois que tu lui plais »

Mais alors ? se demanda soudainement Mira dans son for intĂ©rieur: Se pourrait-il que l’image de cet homme qu’elle avait dans la tĂȘte depuis son rĂ©veil, soit effectivement ce sauveteur ?

Et dire qu’elle pensait que sa mĂ©moire lui jouait des tours…

Ce regard et ce sourire étaient donc réels et non imaginaires ?

Ils lui étaient donc véritablement destinés


« Tu entends ce que je te dis Mira ? Tu as l’air ailleurs. Tu es sĂ»re que tu vas bien ? » demanda son amie quelque peu inquiĂšte.

« Désolée ma Lucia. Oui, je vais trÚs bien, rassure toi. Je suis juste un peu déconcertée et fatiguée »

« Et il y a de quoi ! Tu aurais pu mourir ! Mais n’y pense plus ! Tu es bel et bien vivante et surtout en bonne santĂ©. C’est tout ce qui compte… »

« Oui, tu as raison »

« Parfaitement ! Bon, ben… c’est pas tout mais moi, j’ai un rendez-vous ce soir avec un charmant garçon et j’ai la nette impression que c’est parti pour durer notre histoire. Est-ce que je peux te laisser ma ChĂ©rie ? car je dois me prĂ©parer pour ĂȘtre la plus belle pour aller danser »

SacrĂ©e Lucia ! Elle n’Ă©tait pas une personne Ă  se laisser abattre par quoi que ce soit ! Un vrai rayon de soleil !

« Mais biensûr que tu peux y aller ma Lucia. Moi, je vais rester encore un peu ici. Passe une bonne soirée et amuse toi bien ! »

« Tu es un amour ! J’y vais ! »

La silhouette de son amie courait dĂ©jĂ  vers le grand bĂątiment de l’hĂŽtel-restaurant « Les Rives bleues » qui se trouvait tout juste en bordure de la plage « Coco Lodge » puis finit par disparaĂźtre derriĂšre une dune de sable.

Le ciel venait de changer de nuance et le soleil commençait à plonger progressivement dans la mer.

Mira adorait les couchers de soleil et plus particuliĂšrement ceux des Ăźles.

Ils Ă©taient d’autant plus flamboyants qu’en mĂ©tropole et elle aimait les contempler.

« Bonsoir Mademoiselle. Puis-je m’asseoir ? »

Surprise par cette voix inconnue qui venait de troubler ses pensĂ©es ; Mira tourna la tĂȘte et reconnu presque immĂ©diatement ce visage ainsi que ces yeux verts


Elle resta sans voix tandis qu’il continuait :

« Avant que vous ne refusiez, je tiens Ă  me prĂ©senter. Je suis Patrick. Je ne sais pas si vous vous rappelez de moi. Je suis sauveteur et je travaille ici. C’est moi qui vous ai sauvĂ© hier aprĂšs-midi. Vous vous Ă©tiez noyĂ©e »

Mira n’en revenait toujours pas de se retrouver face Ă  l’homme qu’elle pensait avoir imaginĂ© dans son subconscient.

Il lui souriait tout en la regardant intensément de ses yeux verts.

Son cƓur se mit alors à battre plus fort.

À cet instant lĂ , elle aurait voulu le fuir mais il Ă©tait dĂ©jĂ  trop tard pour cette Ă©ventualitĂ©…

Le vent venait de se lever et les quelques mĂšches blondes et rebelles qui recouvraient le front de Patrick se mirent Ă  voleter dans tous les sens.

Il portait un bermuda noir ainsi qu’un t-shirt bleu ciel moulant laissant apparaĂźtre la virilitĂ© de son torse et de ses biceps saillants.

C’Ă©tait indĂ©niablement un trĂšs bel homme


Un peu comme dans les nombreux rĂȘves de son imagination dĂ©bordante sauf que cette fois-çi, il s’agissait de la rĂ©alitĂ© et non d’un conte de fĂ©es.

En se noyant dans cet ocĂ©an, elle avait attirĂ© ce sauveteur qui l’avait sauvĂ©e des sombres profondeurs


Ensuite, elle avait perdu la mémoire qui lui avait joué bien des tours.

Et Ă  prĂ©sent, venait d’apparaĂźtre cet homme qui se tenait assis tout prĂšs d’elle en train de lui parler de ce mĂ©morable moment oĂč il l’avait rĂ©animĂ© sur la plage.

Un moment qui selon ses dire l’avait particuliĂšrement touchĂ© vu que ce fut une grande premiĂšre pour lui.

Mira l’Ă©coutait sans dire un mot tout en lui jetant de brefs regards car elle n’osait le regarder dans les yeux.

Soudain, en observant plus attentivement ses lĂšvres remuer ; C’est alors qu’elle se souvint d’un dĂ©tail prĂ©cis oĂč plutĂŽt d’un instant qu’elle avait enfoui au fond de sa mĂ©moire et qui venait brusquement de lui revenir…

Il s’agissait d’un long baiser sans fin…

Un souffle de vie qui lui avait traversĂ© la gorge puis parcouru le corps telle une dĂ©charge Ă©lectrique refaisant ainsi battre son cƓur…

Une foudroyante dĂ©charge ; un vĂ©ritable coup de foudre ! qui l’avait alors rĂ©animĂ©e et laissait Ă  nouveau en vie sur notre planĂšte Terre…

Une renaissance grĂące Ă  un seul et unique baiser.

Patrick venait de terminer son récit et un silence se fit.

Soudain, il lui avoua que cet interminable bouche Ă  bouche lui avait fait prendre conscience qu’il venait d’ĂȘtre foudroyĂ© par l’amour et qu’il avait eu du mal Ă  se sĂ©parer des lĂšvres si douces de Mira.

Et qu’au moment oĂč elle avait enfin entrouvrit ses grands yeux gris/bleus hypnotisants ; ce fut alors pour lui comme une Ă©vidence…

À cet instant lĂ , il rĂ©alisa qu’il venait de tomber amoureux.

C’est pourquoi, il avait voulu la revoir ce soir car il Ă©tait dĂ©terminĂ© Ă  ne plus la perdre.

Oui, son souhait le plus ardent Ă©tait de faire un long chemin avec elle. Mais l’accepterait-elle ?

Il espérait que oui alors sans plus tarder, il lui posa la question qui lui brûlait tant les lÚvres.

À ce moment-lĂ , ses yeux verts s’intensifiĂšrent davantage, ne quittant plus ceux de Mira.

Rougissante, elle baissa les siens et ne lui répondit pas tout de suite.

Elle Ă©tait encore sous le coup de l’Ă©motion.

Sa mĂ©moire lui avait peut ĂȘtre jouĂ© des tours mais pas le commencement de cette belle histoire d’amour.

Un amour Ă  peine naissant et palpitant ; ici, sur cette magnifique plage de sable blanc alors qu’elle ne s’y attendait pas.

Une belle histoire qui sans nul doute resterait Ă  jamais gravĂ©e dans sa mĂ©moire et qu’elle raconterait plus tard Ă  leurs enfants en commençant par ceci :

Il Ă©tait une fois sur l’inoubliable plage de Coco Lodge, un homme et une femme


Pour l’Ă©ternitĂ© 🕯

Pour l’éternitĂ©

Les os restaient sous l’ocĂ©an depuis d’innombrables annĂ©es,

Ne voulant pas encore remonter Ă  la surface pour respirer,

Les os se nourrissaient encore des larmes salées,

VersĂ©es par des ĂȘtres tristes et abandonnĂ©s,

Refoulés du pied et ignorés.

Les os se durcissaient mais vivaient,

Ne voulant toujours pas remonter Ă  la surface pour s’époumoner.

Ils souhaitaient s’enchaüner à jamais,

Au fond de l’ocĂ©an qui semblait les aimer,

Car ils ne voulaient pas encore se dessĂ©cher et s’effriter.

Ils voulaient se nourrir des larmes salées et rejetées,

Et restaient ainsi Ă  jamais,

À s’abandonner pour jouer Ă  leurs tours et sans dĂ©tours,

Avec toutes ces raies qui ondulaient,

Telles de majestueuses majestés,

Devant leurs yeux émerveillés,

Venant les envelopper, les caresser et leur chuchoter de tendres mots doux,

EntremĂȘlĂ©s d’algues vaporeuses et floues,

Ondulantes danseuses qui effaçeraient tout,

Car elles savaient les comprendre et les rassurer,

En absorbant telles des Ă©ponges,

Leurs troubles songes tourmentés,

Et leur avouer dans le creux de leurs oreilles décharnées,

Qu’ils n’étaient pas les seuls abandonnĂ©s,

Et que leur mÚre nourriciÚre « La Mer » était là,

Pour engloutir leur désarroi,

Et qu’ils devaient se laisser aller Ă  la dĂ©rive,

Pour mieux vivre.

Alors les os se dirent que tout compte fait,

L’ocĂ©an pourrait enfin les aider Ă  surmonter,

Toutes ces tempĂȘtes dĂ©chaĂźnĂ©es qui s’étaient accumulĂ©es,

Telles des baleines échouées sur la plage esseulée,

Pitoyablement ignorées par tous ces humains inhumains ne daignant pas leur tendre la main.

Alors les os se dirent que tout compte fait,

PlutÎt que de rester sur cette plage abandonnée,

Ils se devaient de toujours garder le cap et se relever,

Pour remonter à la surface et regarder en face tous ces cƓurs de glace,

Ces navires bondés qui passaient et repassaient devant leur nez pour juste les narguer.

Tous ces infĂąmes sans Ăąmes,

Qui semblaient ignorer qu’ici-bas,

Gisaient ça et là dans un infini oubli,

Des dĂ©bris d’os brisĂ©s par la vie,

D’un squelette endormi,

Appartenant sans nul doute à une personne chavirée,

Qui gouttes aprĂšs gouttes, larmes aprĂšs larmes,

Cette naufragĂ©e d’un monde sans pitiĂ©,

Venait de se jeter sans le moindre regret,

Dans cet océan de quiétude qui remplirait enfin sa solitude.

Cette solitude qui la pesait depuis tant d’annĂ©es,

Et que seul l’ocĂ©an viendrait effacer Ă  coup de grandes et hautes vagues,

Toutes ces attaques de pirates,

Ces envahisseurs des Mers qui voulaient la réduire en poussiÚre,

Ce vague à l’ñme qui la rongeait,

Et qui finirait bien par se désagréger, se dissiper et se cacher,

Au fond d’un coffre Ă  trĂ©sors,

Parmi les innombrables piùces d’or,

Pour ne plus jamais en ressortir,

Et ce jusqu’à la mort,

Prisonnier Ă  jamais et empĂȘchĂ©,

De détruire sa bien aimée,

Car lui seul, savait la protéger de tous ces empoisonneurs nés,

Tous ces requins qui voulaient la dévorer sans aucune pitié.

Tous ces ĂȘtres nuisibles de la terre,

Ces cƓurs de pierre,

Ces lĂąches avides de guerre,

Qui mĂȘme au-delĂ  des frontiĂšres,

Voulaient d’un coup de rĂ©volver,

Ou encore d’un coup d’épĂ©e,

Lui assener le coup de grĂące tant convoitĂ© pour l’achever,

Avec cette ultime grimace sur leur visages dĂ©formĂ©s d’aliĂ©nĂ©s,

Qui lui diraient dans un éclat de rire prolongé :

« Le pire viendra à venir,

Alors, ne veux-tu pas en finir ? »

Elle avait bien essayé de se camoufler derriÚre le déguisement de ce poisson clown que tout le monde appréciait,

Mais finalement, ce costume l’avait lassĂ©e et Ă©coeurĂ©e,

Alors elle voulait s’en dĂ©barrasser Ă  tout jamais,

En nageant au fin fond de ces abßmes si froids mais délicats,

Dont elle n’aurait en aucun cas,

ÉchangĂ© sa place de Reine,

Dans cet arĂšne sous-marin,

Qui lui avait tendu la main,

Et qui la considérait enfin,

Comme une sirĂšne, une Reine.

Et bientĂŽt elle chanterait sa douce mĂ©lodie du bonheur qui lui tenait tant Ă  cƓur,

Sans ce soucier de tous ces infĂąmes,

Ces voleurs d’ñmes,

Qui n’oseraient plus la juger et la jeter au banc des accusĂ©s.

Être enfin libĂ©rĂ©e de toutes ces chaĂźnes qui encombraient encore ses poignets.

Être enfin libre et sereine,

Dans cet océan de candeur et de douceur,

Qui connaissait dĂ©jĂ  par cƓur,

Son joli chant de sirĂšne,

Trop longtemps refoulé,

Par les remous agités de tous ces navires qui osaient lui lancer :

« ArrĂȘte de chanter ! On en a assez ! Tu nous donnes la migraine avec ton chant de sirĂšne ! »

Mais l’ocĂ©an n’allait pas tarder Ă  les entraĂźner dans son terrible tourbillon,

Car il Ă©tait furibond,

Que l’on puisse s’attaquer Ă  sa bien aimĂ©e.

Et bientÎt tous ces navires bondés,

Qui n’avaient eu de cesse de pourchasser son adorĂ©e,

Se retrouveraient confrontés à sa colÚre légendaire,

Pour disparaĂźtre Ă  jamais de cette terre.

Car l’ocĂ©an Ă©tait venu la sauver,

De ce monde de cruautés,

De cette suffocante cage de verre et d’acier,

Qui l’avait trop longtemps retenue prisonniùre.

Et que pour s’en dĂ©faire,

Elle avait écouté ses conseils avisés.

Et aujourd’hui,

Elle avait décidé de se noyer et de se fondre en lui,

De se jeter Ă  corps perdu,

Et de goĂ»ter le sel de cet inconnu dont elle s’était toujours dĂ©fendu,

Pour trouver enfin la lumiĂšre,

La réponse à sa priÚre,

Et se dĂ©tacher Ă  tout jamais de cet obscuritĂ© qui l’avait fragilisĂ©e,

Pour rejoindre avec délectation,

Ces profondeurs qui l’attiraient avec passion,

Et dans lesquelles elle venait de plonger avec volupté,

En plein cƓur de cette puretĂ© inĂ©galĂ©e,

Limpide Ă  souhait,

Qui ne la décevrait jamais.

Pour vivre enfin son conte de fées,

En s’ancrant à jamais tel un rocher,

Dans ces profondeurs inexplorées.

Car la tentation l’avait gagnĂ©e,

Et que son cƓur venait d’ĂȘtre happĂ© et scellĂ© Ă  tout jamais,

À son ocĂ©an bien aimĂ©,

Et ce pour l’éternitĂ©…

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Un poĂšme de CĂ©cile La Suricate.

Interview d’Andy Ferguson

RĂ©cemment, ce samedi 06 fĂ©vrier 2016, Andy Ferguson m’a nominĂ©e pour le Le Liebster Award .

C’est un passionnĂ© d’Ă©critures, de rugby et de sĂ©ries TV que j’ai pu rencontrer sur la vaste plateforme de WordPress grĂące Ă  mon amie La Belette .

En effet, Ă©tant intriguĂ©e par le titre de son blog « Southshield ; j’Ă©tais donc allĂ©e m’y balader un peu puis en le parcourant Ă  la va-vite (je dois bien l’avouer), j’avais dĂ©cidĂ© ensuite de le follow juste pour ne pas le perdre de vu afin de pouvoir par la suite m’en faire une idĂ©e…

Aujourd’hui, je ne regrette vraiment pas mon choix Ă©tant donnĂ© que j’ai d’ores et dĂ©jĂ  lu les 3 chapitres de son histoire et que j’ai tout de suite bien accrochĂ©.

Voici le premier chapitre de son histoire « Southshield » qui s’intitule :

Les secrets se cachent en forĂȘt

Il y a beaucoup de rebondissements dans la ville de Southshield et les hĂ©ros ont tous des particularitĂ©s que j’apprĂ©cie bien. Ils nous embarquent dans leur univers et sont sonvent loufoques Ă  souhait. Mais ce qu’il me tarde le plus de dĂ©couvrir est bien l’intrigue qui reste primordiale au coeur de cette histoire.

Vous voulez en savoir plus ? Il vous suffit alors de cliquer sur son lien et vous n’aurez qu’une envie : vous y abonner pour lire son histoire pleine d’intrigues.

Mis Ă  part son talent pour l’Ă©criture, Andy est trĂšs sympathique et il vous rĂ©pondra toujours avec beaucoup de franchise dans ses commentaires. J’ai remarquĂ© Ă©galement que c’est une personne qui ne manque pas d’humour et qui sait vous mettre Ă  l’aise…

Merci encore Ă  toi Andy de m’avoir nominĂ©e et c’est avec grand plaisir que je vais rĂ©pondre Ă  tes 11 questions.

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Voici le questionnaire d’Andy :

1. Mon fast and curious : chocolat/vanille ? matin/soir ? organisé/brouillon ? facebook/instagram ? fromage/dessert ? maison/jardin ? plage/montagne ? lire/écrire ? (Ahah, la derniÚre va vous énerver)

Je suis une grande gourmande mais avec modĂ©ration. Je suis plutĂŽt salĂ© (j’adore les plats exotiques Ă©picĂ©s) que sucrĂ© mais je dois bien avouer qu’avec le temps je me surprends Ă  aimer certaines pĂątisseries que je dĂ©testais lorsque j’Ă©tais plus jeune…

Mon petit péché mignon restera incontestablement le sorbet cassis mais la deuxiÚme tentation culinaire est bien le chocolat. Pas le chocolat noir que je trouve bien trop amer mais le chocolat au lait. Ah ! la bonne tablette de chocolat au lait et noisettes entiÚres !

CHOCO BON

J’adore le matin alors je me lĂšve trĂšs tĂŽt (Ă  part le week-end). Ne dit-on pas que l’avenir appartient Ă  ceux qui se lĂšvent aux aurores ?

Le soir est rĂ©servĂ© pour mes Ă©crits et ce depuis toujours. Je ne sais pas mais j’ai beaucoup plus d’inspiration la nuit que le jour.

Je suis trĂšs organisĂ©e dans la vie de tous les jours et assez stricte je dirais. C’est sans doute mon cĂŽtĂ© un peu pointilleux et sĂ©rieux.

En ce qui concerne l’Ă©criture, c’est totalement diffĂ©rent : je ne me donne aucune rĂšgle. C’est tellement un moment privilĂ©giĂ© pour moi que je me laisse aller ; disons que je lĂąche prise car pour moi cela reste de l’Ă©vasion, du rĂȘve et alors oui je dirais que je suis un tantinet brouillonne Ă  ce sujet…

Je suis Ă  peu prĂšs sur tous les rĂ©seaux sociaux. Etant d’une nature trĂšs curieuse, je me suis inscrite Ă  toutes ces plateformes juste comme ça, pour le plaisir…

Ah ! les plaisirs culinaires ! un vaste sujet. J’aime beaucoup le fromage (Ă  peu prĂšs tous) et en particulier le camembert mais je ne suis pas contre un bon fromage de chĂšvre chaud sur une tartine de pain croutillante Ă  souhait. Mon dessert number one prĂ©fĂ©rĂ© : des crĂȘpes nappĂ©es de confiture de fraises, d’abricots, de cerises ou de Nutella.

J’aime autant les intĂ©rieurs que les extĂ©rieurs (en toutes saisons). En ce qui concerne l’Ă©criture, je n’ai jamais encore essayĂ© mais je pense que je n’aimerais pas Ă©crire dehors (jardin, lieux publics, ect…) via mon ordinateur portable…

IndĂ©niablement je prĂ©fĂšre l’ocĂ©an. Ah ! la mer…C’est tout un poĂšme.

Tenez, voici justement un petit extrait tiré du poÚme de Blaise Cendrars (feuilles de route 1924) qui me convienne parfaitement :

Iles inoubliables et sans nom,

Je lance mes chaussures par-dessus bord car je voudrais bien aller jusqu’à vous.

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Pour rĂ©pondre Ă  la finalitĂ© de cette question, j’aime bien dĂ©couvrir et lire les oeuvres de certains(es) auteurs sur wordpress et je dois dire qu’il y en a pas mal qui sont trĂšs intĂ©ressants. Mais Ă©videmment ce que j’aime le plus c’est Ă©crire dans mon petit coin et m’Ă©vader toute seule dans mon monde sans voir le temps passer…

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2. Parle-moi de tes goĂ»ts musicaux, qu’est-ce que tu aimes Ă©couter et qu’est-ce que tu ne mettras jamais dans ta playlist ? Artistes, genre, chansons particuliĂšres, peu importe.

Je suis trĂšs sĂ©lective en ce qui concerne la musique. Je ne peux pas ĂȘtre fan Ă  proprement dit d’un(e) seu(e) chanteur(se) et d’ailleurs je ne pourrais jamais assister Ă  un concert d’une durĂ©e 2 heures Ă  Ă©couter le mĂȘme registre du mĂȘme artiste.

C’est pour cela que j’ai deux playlists bien distinctes : Voici un petit extrait de ma premiĂšre playlist que j’Ă©coute Ă  mes heures perdues :

– « Un monde meilleur » de Keen’v

– « Me quemo » de Kendji Girac

– « Sur ma route » de Black M

– « BrisĂ© » de MaĂźtre Gims

– « Wonderful life » de Zucchero

Et voici ma deuxiĂšme playlist (uniquement des musiques de films) que j’Ă©coute avant de me plonger dans mes Ă©crits : ça m’inspire Ă©normĂ©ment (mais je peux varier selon mon humeur par la premiĂšre playlist !) :

– « Love me like you do » de Ellie Goulding (musique du film cinquante nuances de Grey)

– « Forrest Gump theme soundtrack » de Alan Silvestri

– « 1492, conquest of paradise theme soundtrack » de Vangelis

– « Now, we are free » de Hans Zimmer (Soundtrack theme du film Gladiator)

– « Hold me, thrill me, kiss me, kill me » de U2 (Soundtrack theme du film Batman forever)

Ce que je ne pourrais jamais rajouter Ă  mes deux playlists, est bien la musique Metal. Mes petites oreilles de Suricate ont bien essayĂ© d’en Ă©couter un petit extrait un jour pour faire plaisir Ă  un ami mais c’est tout simplement insupportable pour moi.

3. Ton film et ta sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e prĂ©fĂ©rĂ©e ? Un film et une sĂ©rie que tu n’as pas aimĂ© ? Du tout.

Mon film prĂ©fĂ©rĂ© est sans conteste « 1492, Christophe Colomb » de Ridley Scott. Je vous dirai un jour pourquoi j’apprĂ©cie tant ce film en Ă©crivant un petit article Ă  ce sujet.

Ma sĂ©rie prĂ©fĂ©rĂ©e est « Les Tudors » de Michael Hirst avec le bel acteur principal Jonathan Rhys Meyers. Je ne m’en lasse jamais. Et puis j’aime beaucoup la main title theme soundtrack de ce feuilleton tĂ©lĂ©visĂ© qui fait partie de ma deuxiĂšme playlist dont je vous parlais prĂ©cĂ©demment.

the tu dors

Le film que je n’aime pas du tout : « Very bad trip » de Todd Phillips. Ce film ne me fait pas rire. Sans doute, suis-je la seule mais je n’adhĂšre pas du tout Ă  leurs blagues.

Une sĂ©rie que je n’ai pas aimĂ© : Toute la sĂ©rie des experts m’ennuie (Les experts Manhattan, les experts Miami, ect …) y compris le dernier en date « Les experts cyber ». Au dĂ©but j’aimais bien regarder ce genre de sĂ©ries mais Ă  prĂ©sent plus du tout. Je prĂ©fĂšre nettement « The fall » et « Esprits criminels ».

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4. Ton passe-temps favori ? A part l’Ă©criture. Et la lecture. Ne soufflez pas.

J’aime bien regarder des DVD en tout genre car je suis une cinĂ©phile. J’adore particuliĂšrement les films futuristes et fantastiques. Et si jamais je n’ai pas envie de regarder de DVD alors je joue Ă  des jeux vidĂ©os sur mon ordinateur portable (j’adore tous les Tomb raider sur PC et en particulier « Tomb raider anniversary ») ou encore j’Ă©coute mes airs prĂ©fĂ©rĂ©s.

lara l'aura tomb raider

5. Quatre mots qui te définissent. Verbes, adjectifs, noms communs, qualités et défauts acceptés.

– Je suis une personne trĂšs gĂ©nĂ©reuse et en gĂ©nĂ©ral je donne sans compter (ça dĂ©pend de certaines personnes)

– Je suis fidĂšle en amitiĂ© et je dĂ©teste au plus haut point l’hypocrisie et les couteaux dans le dos du jour au lendemain

– Je suis une personne loyale : on peut compter sur moi. Je ne suis pas une Suricate pour rien.

– Je suis trop spontanĂ©e et impulsive : ce qui peut me mettre en porte Ă  faux dans certains cas et situations.

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6. Quelque chose que tu fais tous les jours. Ou presque tous les jours.

J’ai mon petit rituel journalier : regarder dĂšs mon rĂ©veil mes notifications de messages sur mon smartphone et mĂȘme si je n’y rĂ©pondrai pas forcĂ©ment…

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7. Un problĂšme de sociĂ©tĂ© ou un thĂšme qui te tient Ă  coeur. Conteurs d’histoires, front of the line !

J’adore nos amis les cats mais je n’ai jamais militĂ© pour la cause animale.

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Par contre, je ne supporte pas la maltraitance sur les animaux tels que les chats, les chiens, les grands félins, ect.. 

D’ailleurs, Ă  ce sujet, lorsque j’habitais en Afrique en GuinĂ©e, il m’est arrivĂ© un jour une drĂŽle d’aventure que je vous invite Ă  dĂ©couvrir en cliquant sur ce lien :

Une bien jolie découverte

8. Un projet en cours ou un projet idéal.

Actuellement, j’Ă©cris une nouvelle en plusieurs parties dont le titre est : La derniĂšre danse de la lune . C’est une histoire qui me tient particuliĂšrement Ă  coeur.

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9. Une superstition Ă  laquelle tu crois… Ou tu te surprends de croire.

Je ne suis pas du genre Ă  ĂȘtre superstitieuse…Etant nĂ©e un certain 13 FĂ©vrier, J’aime particuliĂšrement lorsque ma date d’anniversaire tombe un Vendredi. Mais bon, pour cette fois-çi, ce ne sera pas le cas, hi hi !

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10. De quel personnage tu te rapproches le plus ET le moins dans mon histoire ? Pour les rĂ©ticents : quel personnage tu aimerais ET tu n’aimerais pas avoir comme ami ?

En ce qui concerne ton histoire « Southshield », je dirais que j’aime bien le personnage qu’incarne Olga Jorgen, la fille du commissaire Jorgen. Elle est intelligente et trĂšs futĂ©e. Elle s’est trĂšs bien adaptĂ©e Ă  ses camarades qui sont trĂšs loufoques. D’ailleurs elle a rĂ©ussi Ă  se faire intĂ©grer dans leur groupe « Les Hipsters ».

Au dĂ©but (chapitres 1 et 2), je dois bien avouer que je n’aimais pas trop le personnage de Rebecca Roger. Trop dĂ©jantĂ©e Ă  mon goĂ»t et surtout en ce qui concerne sa conception de l’amour : coucher avec un gars dĂšs le premier soir sans vraiment le connaĂźtre puis le jeter ensuite dĂšs le lendemain parce qu’elle s’ennuie de lui. Je trouve qu’elle ne se respecte pas elle-mĂȘme. Mais bon ! tous les goĂ»ts sont dans la nature, comme on dit !

Par contre, ce que j’ai aimĂ© chez elle dans le troisiĂšme chapitre, c’est qu’elle Ă©tait en proie au doute et que ça l’Ă©nervait d’avoir enfin des atomes crochus avec un homme. Et je dois dire que de la voir dans cet Ă©tat d’indĂ©cision me faisait vraiment plaisir. Ce sera un sacrĂ© dilemme pour elle en ce qui concerne sa relation avec cet homme. D’ailleurs, j’ai presque hĂąte qu’elle se stabilise enfin avec lui (il n’est pas comme les autres gars qu’elle a jusqu’Ă  prĂ©sent rencontrĂ© sur sa route). Mais ça, je le dĂ©couvrirai plus tard dans tes prochains chapitres.

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11. Ton opinion sur l’histoire de Southshield. Bonne ou mauvaise, critiques acceptĂ©es. (J’assume son cĂŽtĂ© un peu lent et contemplatif, j’aime ça!)

En ce qui concerne ton histoire, j’ai tout de suite Ă©tĂ© scotchĂ©e.

D’une part, j’aime bien l’intrigue et d’autre part, je trouve que les personnages ont tous leur place dans ce scĂ©nario. Ils sont trĂšs diffĂ©rents les uns des autres et ils ont chacun leur particularitĂ© qui les rendent attachants ou intrigants.

En conclusion, je dirais que ton histoire est tout simplement captivante et que j’ai toujours envie de dĂ©couvrir la suite.

Merci encore Ă  toi Andy pour ce questionnaire que j’ai pris plaisir Ă  rĂ©pondre !

Amicalement,

CĂ©cile, la Suricate

Le Manguier voyageur

J’aimerais vous raconter un souvenir de la GuinĂ©e qui me touche particuliĂšrement Ă  chaque fois que j’y songe lorsque j’ai de la nostalgie par rapport Ă  mon enfance passĂ©e en Afrique…

A cette Ă©poque lĂ , je devais bien avoir 9 ou 10 ans et je m’en souviens encore comme si c’Ă©tait hier…

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Le manguier de l’Ă©vasion :

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Comme je vous l’avais dĂ©jĂ  racontĂ© lors de mes prĂ©cĂ©dentes anecdotes, notre maison de fonction Ă©tait situĂ©e en bordure de mer et sa façade faisait face Ă  un haut mur ajourĂ© d’alvĂ©oles par lesquelles on pouvait aperçevoir une magnifique plage de sable blanc…

Parfois, il pouvait mĂȘme arriver que l’un de nos 3 chats passait la tĂȘte Ă  travers l’une d’entre elles ; afin de regarder sans doute juste par curiositĂ© ; ce qui se passait derriĂšre…

Et au devant, tout Ă  fait Ă  droite de ce haut mur, se trouvait un grand et bel arbre fruitier qui n’Ă©tait autre qu’un manguier…

La partie inférieure des branchages de celui-çi venait se coucher littéralement sur le dessus du mur qui était incrusté de brisures de verres de bouteilles trÚs tranchantes afin de dissuader les voleurs de franchir le mur cÎté plage.

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Mon arbre Ă  moi !
Un arbre qui Ă©tait pour moi comme un confident bien vivant et bien plus encore car il me transportait Ă  chaque fois que je le souhaitais, loin du monde rĂ©Ăšl dans des voyages extraordinaires, au-delĂ  des frontiĂšres, dans les airs ! vers de nouvelles contrĂ©es…

J’adorais ce manguier qui me permettait de m’Ă©vader l’esprit et de rĂ©aliser chacun de mes rĂȘves rien qu’en regardant de mes yeux Ă©merveillĂ©s, la mer, le ciel et les nuages si blancs…

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De mon arbre, juchĂ©e tout Ă  fait en haut de la cime, je pouvais aperçevoir toute l’immensitĂ© de l’ocĂ©an Atlantique et sentir ses agrĂ©ables odeurs d’algues et d’embruns…

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J’Ă©coutais avec allĂ©gresse le bruit du ressac de la mer mais aussi celui du vent, entremĂȘlĂ©s par les cries de joie des quelques enfants GuinĂ©ens qui jouaient, non loin de lĂ , sur la plage…

Tous mes sens Ă©taient en Ă©veil :
– La vue de ce superbe tableau reprĂ©sentait tantĂŽt, (suivant les jours) une mer houleuse ou lisse comme une ardoise…

– Le bruit des vagues me berçait tandis que le souffle du vent de la mer venait me rafraĂźchir les yeux qui restaient lĂ©gĂšrement plissĂ©s Ă  cause de la force de celui-çi…

– Le vent me caressait tout doucement le visage et me procurait une vĂ©ritable sensation de bien-ĂȘtre et de fraĂźcheur grĂące Ă  sa ventilation ; tellemement il faisait extrĂȘmement chaud en GuinĂ©e…

Je me rappelle qu’Ă  ces moments lĂ , je me sentais si sereine, si libre, si heureuse et en totale harmonie avec la nature, la mer, le ciel et le vent…

Ce vent que j’aimais tant et qui faisait virevolter par moment, ma longue queue de cheval blonde qui venait me chatouiller le visage…

A ces moments lĂ , j’avais l’impression de m’envoler tel un oiseau dans ce ciel si bleu, parsemĂ© de nuages et qui me fascinait tant…

Je respirais l’air marin Ă  pleins poumons et je me sentais libre face au vent de la mer comme si je gouvernais le monde entier…(exactement comme la fameuse scĂšne du film « Titanic » ou le hĂ©ros « Jack » se sentait ĂȘtre le « Roi du Monde »)

jack
Je me sentais ĂȘtre la Reine de tout l’ocĂ©an Atlantique ! et pourquoi pas du monde entier tellement j’Ă©tais devenue une gĂ©ante dotĂ©e d’une force surnaturelle qui pouvait surmonter n’importe quel problĂšme et biensĂ»r pouvoir aider mon prochain en un claquement de doigt et ce, sans aucun effort, telle une hĂ©roine de bande dessinĂ©e…

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Oui, grĂące Ă  mon arbre magique, je pouvais accomplir tout ce que je ne pouvais pas rĂ©aliser en tant qu’ĂȘtre humain mortel sur cette terre…

Ce manguier me grandissait et me permettait d’ĂȘtre au-dessus de tout, rien qu’en touchant son Ă©corce qui Ă©tait Ă  la fois douce et rugueuse..

Oui, je pouvais ressentir toute sa force…

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GrĂące Ă  lui, j’avais des ailes virtuelles dans le dos et je pouvais tout combattre sans craindre qui que ce soit car je devenais invincible et intouchable grĂące Ă  ses pouvoirs surnaturels qu’il m’avait transmise…

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Mon chat Poussy-cat :

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J’aimais bien Ă©galement, emmener avec moi mon adorable chat Poussy-cat que j’installais bien confortablement dans son panier en raphia.

Ensuite, je reliais ensemble les deux anses du panier par une Ă©paisse corde en plastique en formant un triple noeud afin que cela soit bien solide.

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Puis je rattachais le bout de la corde Ă  une grosse branche bien costaude afin que mon chat puisse dormir en toute tranquillitĂ© sans risque que la corde ne cĂšde et que celui-çi ne tombe en bas de l’arbre.

Ce que je tiens Ă  signaler, c’est que ce genre de dĂ©sagrĂ©ment ne lui Ă©tait encore jamais arrivĂ© car je faisais toujours trĂšs attention Ă  la robustesse de la corde et biensĂ»r Ă  la soliditĂ© de la branche Ă  laquelle son panier Ă©tait suspendu.

Et voilĂ  que mon chat dormait paisiblement dans son panier qui faisait de temps en temps des vas et vient tel un balançier Ă  cause du vent oĂč tout simplement parce qu’il s’Ă©tait mis debout sur ses 4 pattes pour pouvoir changer de position.

A ces moments-lĂ , il faisait remuer assez dangereusement son panier mais disons qu’il Ă©tait trĂšs habile puisqu’il ne perdait jamais l’Ă©quilibre et qu’il arrivait toujours Ă  stabiliser le fameux balançier.

Le panier de mon chat Ă©tait suspendu Ă  la plus haute des branches, tout prĂšs de moi et souvent je me mettais Ă  lui caresser le dos, le ventre et la tĂȘte tout en lui murmurant des mots doux.

Inutile de vous dire que nous Ă©tions lui et moi en totale symbiose…

Poussy-cat n’avait pas du tout le vertige et cela se voyait qu’il avait totalement confiance en moi puisqu’il arrivait Ă  dormir prĂšs de deux heures de temps dans son panier qui Ă©tait suspendu dans le vide…

Je crois mĂȘme qu’il adorait ces moments-lĂ  avec moi et biensĂ»r, c’Ă©tait rĂ©ciproque en ce qui me concernait.

Il faut dire que je l’adorais tellement mon Poussy-cat…

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Une petite frayeur :
Je me rappelle d’un certain jour…

J’Ă©tais debout sur une des grosses branches du manguier et je regardais l’ocĂ©an droit devant moi tout en rĂȘvassant.

Il pouvait m’arriver Ă©galement de cueillir une ou deux mangues bien mĂ»res que je plaçais ensuite Ă  l’intĂ©rieur d’un sac en plastique restĂ© accrochĂ© Ă  l’une des branches de l’arbre.

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Je n’aimais pas les mangues Ă  l’Ă©poque ; par contre ma Maman en raffolait alors le plus souvent je les lui donnais.

Aujourd’hui, j’ai appris Ă  les apprĂ©cier et je dois bien avouer qu’elles sont devenues l’un de mes fruits exotiques prĂ©fĂ©rĂ©es.

De temps en temps, j’aimais bien aussi regarder la villa de notre voisin qui se trouvait Ă  droite de notre manguier, derriĂšre le haut mur de clĂŽture.

Comme je me trouvais Ă  la cime de l’arbre, j’arrivais facilement Ă  observer son jardin oĂč se baladaient deux grands lĂ©vriers Afghans gris qui ne pouvaient pas me voir tellement j’Ă©tais bien cachĂ©e parmi les feuillages de mon manguier…

J’aimais bien les regarder et de temps en temps je voyais Ă©galement un des domestiques sortir de la villa pour leur donner Ă  manger.

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A un moment donnĂ©, je voulais juste changer de position car j’avais un peu des fourmis dans les jambes alors je dĂ©cidai d’agripper une des branches afin de me soutenir puis une autre et encore une autre quand soudain je faillis basculer en arriĂšre.

En effet, avec horreur je m’aperçus que je tenais dans ma main droite un espĂšce de long bĂąton, un peu mou…

C’Ă©tait un phasme ! un de ces horribles phasmes bizarres que je dĂ©teste tant !

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Petite parenthĂšse : Le Phasme :
Les phasmes sont des insectes herbivores qui se fondent dans leur environnement en imitant Ă  la perfection des brindilles, des feuilles mortes ou vertes, voire des lichens.

On parle dans ce cas d’homotypie et d’homochromie (respectivement « mĂȘme forme, mĂȘme couleur ») et ce type de mimĂ©tisme est Ă  l’origine de son nom vernaculaire : le « BĂąton du Diable ».

Ce camouflage est poussĂ© jusque dans leur façon de se mouvoir, puisqu’ils se dĂ©placent lentement, par Ă -coups, comme une branche ballottĂ©e par le vent. La plupart peuvent Ă©galement rester parfaitement immobiles pendant des heures.

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Je poussai un grand cri puis avec effroi et dĂ©goĂ»t je secouai frĂ©nĂ©tiquement ma main puis illico presto cette espĂšce de petite branche qui n’en Ă©tait pas une du tout tomba sur les graviers par terre, juste au pied de l’arbre…

AmeutĂ© par mes cris, le gardien de jour courut trĂšs vite vers le manguier oĂč j’Ă©tais perchĂ©e ; leva les yeux vers moi et me dit en fronçant les sourcils :

« C’est quoi CĂ©cile ! toi vu bĂȘte ? »

Du haut de mon arbre, Je lui répondis en criant :

« Oui Bas ! » (notre gardien de jour s’appelait Bas) « Il y a une grosse bĂȘte. Regarde ! Elle se trouve juste Ă  cĂŽtĂ© de toi. Regarde ! prĂšs de tes pieds. LĂ  ! LĂ  ! Il est toujours lĂ , prĂšs de tes pieds ! »

Je lui dĂ©signai du doigt l’horrible bestiole qui marchait trĂšs lentement sur les petits cailloux blancs.

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Bas venait enfin d’aperçevoir le grand phasme…

Il le ramassa et le jeta trĂšs haut et trĂšs loin par dessus le mur de clĂŽture puis l’horrible insecte vint alors s’Ă©craser sur le sable de la plage. De lĂ  ou j’Ă©tais, j’avais vu toute la scĂšne…

C’Ă©tait la seule et unique mĂ©saventure que j’avais eu sur mon arbre ! et heureusement !

Et je me rappelle que ce jour-lĂ  j’avais eu la trouille de ma vie surtout pour une personne telle que moi qui dĂ©teste tous les insectes Ă  part la coccinelle que j’arrive Ă  peu prĂšs Ă  tolĂ©rer…

Sinon en dehors de cette petite frayeur que j’avais eu, ce manguier Ă©tait pour moi un vĂ©ritable petit refuge dont j’adorais y passer des heures et des heures car il me permettait de voyager entre terre, mer et ciel comme si j’Ă©tais un oiseau ou tout simplement un des Ă©lĂ©ments de la nature tel que le vent…

C’est pourquoi, j’ai dĂ©cidĂ© Ă  travers cet article de l’appeler : Le manguier voyageur…

Je tenais absolument Ă  vous faire partager cette petite anecdote que je n’oublierai jamais car cela restera pour moi un de mes plus beaux moments magiques de mon enfance, passĂ©e en GuinĂ©e Ă  Conakry…