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Une Plume arc-en-ciel đŸŒˆ

 

Coucou ma chĂšre Plume !

Avant toute chose, je tenais à te remercier car tu as su insuffler en moi cette envie de vouloir réaliser un défi


« L’envie d’avoir envie » comme le dit si bien Johnny dans sa jolie chanson


Et si tu me lis, Ă  cet instant bien prĂ©cis, tu sauras toi de quoi je te parle mais entre nous soit dit et je pense que tu seras d’accord avec moi, faudrait-il aussi que je mette au parfum mes chers amis(es) lecteurs afin qu’il puisse comprendre de quoi il s’agit exactement


J’ai toujours aimĂ© les dĂ©fis, que ce soit dans le domaine du sport (surtout la course Ă  pied), oĂč encore d’essayer de rester le plus longtemps possible sous l’eau (dans ma baignoire, piscine oĂč l’ocĂ©an), oĂč de chanter a capella une chanson de MaĂźtre Gims (ça me dĂ©tend) oĂč mĂȘme de savoir citer comme ça les capitales du monde entier (mon petit plaisir personnel, va savoir pourquoi ?) en veillant Ă  ne pas me tromper.

Mais lĂ , il s’agit d’un dĂ©fi qui dĂ©passerait largement tout ce que je viens d’énumĂ©rer


Un défi beaucoup plus passionnant


Un dĂ©fi que j’affectionne particuliĂšrement et que pourtant je n’avais plus souhaitĂ© rĂ©aliser depuis le dĂ©cĂšs de mon cher et tendre Papounet


Un dĂ©fi que tous les amoureux de l’écriture apprĂ©cient en rĂšgle gĂ©nĂ©rale


Il s’agit bien-sĂ»r du dĂ©fi d’Ă©criture ! Et lĂ , bien-sĂ»r de ton dĂ©fi Ă  toi, ma trĂšs chĂšre Plume


Et je peux te dire qu’il m’a vraiment emportĂ©e tant j’ai Ă©tĂ© enthousiasmĂ©e par ton idĂ©e que vous pourrez chers amis lecteurs trouver ci-aprĂšs :

À prĂ©sent, si tu le veux bien ma chĂšre Plume, je t’embarque avec moi car je pense que tu dois ĂȘtre autant impatiente que je le suis


Impatiente de savoir dans quel lieu je souhaiterais t’emmener


Tu es fin prĂȘte ? Alors, c’est parti ! Nous allons maintenant droit en direction de mon pays natal ! Et me connaissant quelque peu depuis que nous nous suivons mutuellement sur WordPress en Novembre 2018, tu l’auras sans doute compris, nous partons toi et moi Ă  Madagascar.

Eh oui ! Cette grande üle qui est si chùre à mon cƓur !

Une Ăźle que l’on surnomme aussi « L’üle Rouge » en raison de sa latĂ©rite si pigmentĂ©e et dont tu pourras sous peu admirer


Et lĂ , bien Ă©videmment, comme par enchantement car nul besoin de prendre l’avion tant le voyage durerait trop longtemps : soit 11 heures de temps ! Et comme je suis d’un caractĂšre quelque peu impatient (oui, je l’avoue) alors j’ai dĂ©cidĂ© de nous tĂ©lĂ©porter toi et moi directement Ă  Antananarivo, la belle Capitale (lieu de naissance de mon frĂšre) puisque j’ai ce pouvoir entre les doigts.

Ben oui, c’est Ă  ça aussi que sert l’écriture !! Se permettre toutes sortes de choses incroyables qui n’existeraient point dans notre rĂ©alitĂ©.

Et lĂ , nous sommes donc Ă  Antananarivo et qui plus est pas dans n’importe quel endroit ! Un lieu que je voulais absolument que tu dĂ©couvres et qui n’est autre que le Palais de la Reine Ranavalona III.

Je ne sais pas si tu aimes l’histoire (pour ma part, j’adore) mais je me suis dit que cela te plairait de visiter ce chĂąteau appelĂ© « Rova ».

Un monument historique qui ne te laissera pas indifférente


Un monument qui fut hĂ©las endommagĂ© par un incendie en Novembre 1995 Ă  la maniĂšre de notre Dame de Paris (Avril 2019) mais qui depuis et bien heureusement a Ă©tĂ© petit Ă  petit reconstruit et dont tu pourras aujourd’hui apprĂ©cier sa belle architecture sous toutes les coutures.

Et tu ne m’en voudras pas, si Ă  un certain moment de notre visite, je versais ma petite larme d’émotion car oui, j’avais tout de mĂȘme 16 ans lorsque j’arpentais pour la toute premiĂšre fois les intĂ©rieurs du « Rova » en compagnie de ma famille.

Mais ne t’inquiĂšte pas, ma nostalgie sera vite dissipĂ©e en visitant ce lieu chargĂ© d’histoire avec toi


Et puis, Ă©tant ton guide touristique attitrĂ©, je ne manquerai pas de t’expliquer dans les moindres dĂ©tails Ă  l’aide de mon prĂ©cieux carnet de notes toutes les dates importantes de la trĂšs passionnante et si riche histoire de la monarchie Malgache. Ses Rois, ses Reines, Princes et Princesses


Si bien, que tu finirais toi-mĂȘme par tout savoir sur ledit sujet !

Si ! Si !

Car oui, je dois aussi t’avouer que je suis extrĂȘmement intarissable lorsque je me mets Ă  parler de mon Ăźle natale.

Une véritable bazarette !! Mais si tu aimes bavarder alors tu apprécieras


Eh bien voilà que notre visite culturelle des plus enrichissantes vient tout juste à peine de se terminer ma chùre Plume


Oui, je sais, les meilleures choses ont toujours une fin mais que dirais-tu à présent de prolonger notre voyage en allant à Mantasoa ?

Et c’est lĂ  que tu me dirais sans plus tarder avec curiositĂ© :

« Mantasoa ? C’est une ville ? »

Et je te répondrai alors avec une certaine excitation dans la voix :

« C’est un endroit magique ! Tu verras. Un lieu idyllique, un peu comme s’il Ă©tait hors du temps et qui se trouve en dehors de la ville de Tananarive »

« HĂąte d’y aller alors CĂ©cile ! »

« Oui, moi aussi ! Et lorsque nous arriverons lĂ -bas, nous sĂ©journerons durant deux jours dans un charmant hĂŽtel-restaurant qui s’appelle l’Ermitage »

« L’Ermitage ? Il porte bien son nom je trouve ! »

« Oui, comme tu dis ! C’est parce qu’il est situĂ© en pleine nature dans une tranquillitĂ© absolue tout prĂšs d’un grand lac artificiel portant aussi le nom de Mantasoa »

« Wahou ! J’ai vraiment hĂąte de dĂ©couvrir cet endroit CĂ©cile ! »

Et lĂ , en un claquement de doigt, nous voilĂ  dĂ©jĂ  toi et moi au cƓur de la forĂȘt d’eucalyptus de Mantasoa en train de nous promener tranquillement Ă  cheval tout en explorant et en respirant Ă  pleins poumons le bon air si pur et vivifiant de ce lieu incroyablement paisible.

Car oui, je ne te l’ai pas dit mais nous sommes d’excellentes cavaliĂšres Ă©mĂ©rites toi et moi et donc nul besoin de prendre des cours d’équitation au prĂ©alable


Eh oui ! C’est ça la magie de l’écriture !

Ainsi, si tu n’étais encore jamais montĂ© Ă  cheval de toute ta vie et que cela faisait parti de ta wish list (sait-on jamais), eh bien voici que ce vƓu est exaucĂ© !

Et c’est là que je rajouterai :

« Quel plaisir d’ĂȘtre ici en ta compagnie ma Plume ! »

Et toi de me répondre :

« Et moi donc Cécile ! Tu avais raison. Cet endroit est vraiment hors du temps ! »

Puis, pour terminer notre jolie balade, histoire de se sentir encore plus apaisĂ©es, montons Ă  bord de cette barque motorisĂ©e conduite par un guide Malgache connaissant comme sa poche le lac Mantasoa et laissons nous voguer et bercer par le doux clapotis des vagues tout en admirant les rares et belles demeures en bois qui bordent cet immense lac de rĂȘve


De quoi nous requinquer à bloc !! N’est-ce pas ?

Et je suis certaine Ă©tant donnĂ© que tu aimes la photographie que tu ne manqueras pas d’immortaliser notre pĂ©riple par de sublimes clichĂ©s !

Puis le lendemain, aprĂšs une bonne nuit de sommeil, il serait important d’aller visiter la maison du cĂ©lĂšbre architecte Jean Laborde se trouvant non loin d’ici.

Sur ce, allons-y ! Bien Ă©quipĂ©es de nos sac Ă  dos contenant victuailles et gourdes d’eau car il faudra tout de mĂȘme parcourir quelques bons kilomĂštres Ă  pied Ă  travers le village de Mantasoa avant de pouvoir nous retrouver enfin face Ă  la jolie demeure de Jean Laborde.

« Mais pourquoi ne pas nous tĂ©lĂ©porter directement lĂ -bas, CĂ©cile ? » me diras-tu alors peut-ĂȘtre.

Et c’est lĂ  que je te rĂ©pondrai avec un petit sourire malicieux :

« Pas cette fois-ci ma Plume mais tu verras tu aimeras cette marche Ă  pied tout comme je l’avais moi-mĂȘme apprĂ©ciĂ© Ă  l’ñge de 16 ans car je pense qu’il faut savoir aussi prendre son temps, savoir s’attarder sur la nature qui nous entoure et lĂ , ce sera vraiment le moment idĂ©al »

Et puis ce n’est tout de mĂȘme pas quelques kilomĂštres qui nous arrĂȘteront, n’est-ce pas ?

C’est que ça se mĂ©rite de visiter la maison de Jean Laborde !

Ah oui ! Et j’allais oublier de te dire l’essentiel Ă  son sujet. C’est lui qui dessina le fameux palais de la Reine Ranavalona que nous avons visitĂ© lors de notre arrivĂ©e Ă  Antananarivo. À l’origine, il Ă©tait construit en bois, ce qui explique pourquoi il pris aussi rapidement feu en 1995.

À prĂ©sent, un petit cours d’histoire s’impose afin que tu en saches davantage sur cet architecte ambitieux, loin d’ĂȘtre un homme ordinaire


Ce que tu dois savoir, c’est qu’il contribua beaucoup Ă  l’industrialisation Malgache durant le rĂšgne de la Reine Ranavalona 1Ăšre en lui fabriquant en premier lieu des fusils ainsi que des canons pour son armĂ©e Malgache.

Puis comme il devint par la suite son amant et disons-le trÚs proche de la royauté Malgache alors il eut pas mal de faveurs et privilÚges pour réaliser grand nombre de ses projets industriels


Ainsi et toujours avec l’autorisation de la Souveraine, il fit de Mantasoa en 1837, une citĂ© quasi industrielle en y construisant : ponts, routes, barrages, hauts fourneaux, fours Ă  chaux ainsi que sa propre maison en bois que nous n’allons plus tarder Ă  visiter


Ben oui ! C’est qu’il lui fallait bien un habitat sur place pour pouvoir rĂ©aliser toutes ses Ɠuvres !

Et ce n’est pas fini ! C’est lui aussi qui imagina et crĂ©a le fameux lac artificiel « Mantasoa » dont tu as pu admirer la splendeur tout Ă  l’heure


Pour te dire ! Il fit pas mal de choses pour embellir et moderniser Mantasoa et mĂȘme  son propre tombeau qu’il avait alors bĂątit lui-mĂȘme par avance et dans lequel il repose dĂ©sormais depuis la date de son dĂ©cĂšs en 1878.

VoilĂ  pour le petit cours d’histoire qui me semblait nĂ©cessaire


Nous voici Ă  prĂ©sent Ă  l’intĂ©rieur de sa grande maison en bois


Qu’en dis-tu ma Plume ? Pas mal n’est-ce pas ? Je te laisse juger par toi-mĂȘme


Je ne sais pas pour toi mais moi ça me fait toujours quelque chose lorsque je me retrouve dans un lieu qui autrefois aurait Ă©té  habitĂ© par un personnage historique


Je me souviens notamment de la maison natale de Mozart à Salzbourg et maintenant voici celle de Laborde à Mantasoa


À chaque fois, je trouve cela toujours autant fascinant et incroyable


Voilà que notre visite vient de se terminer. J’espùre qu’elle t’aura plu !

Et Maintenant, je te propose une toute autre activité qui sans aucun doute te fera plaisir si tu aimes les animaux
 Enfin, surtout si tu aimes les singes


Et plus particuliĂšrement les LĂ©muriens


Ça te dit ? Alors, allons sans plus tarder nous rendre dans la rĂ©serve privĂ©e de « Lemurs’ Park », un immense parc botanique de 5 hectares se trouvant Ă  22 Km d’Antananarivo.

Là-bas, nous aurons le privilÚge de pouvoir observer 7 espÚces de lémuriens et qui plus est en totale liberté !

L’espĂšce la plus connue Ă©tant sans nul doute le LĂ©mur Catta reconnaissable Ă  sa longue queue rayĂ©e de 14 anneaux noirs et blancs


Ne sont-ils pas mignons ?

En plus, il peut mĂȘme leur arriver parfois de chanter et de danser


Si ! Si ! Je t’assure


Tiens ! Écoute celui-lĂ  qui te chante la sĂ©rĂ©nade et l’autre lĂ -bas qui veut Ă  tout prix que tu remarques sa danse


****

C’est si beau de les voir en libertĂ© dans ce bel environnement et non dans un zoo


VoilĂ  que tu as eu la chance de pouvoir rencontrer le symbole de la faune Malgache mais tu sais, notre voyage est loin d’ĂȘtre terminĂ© ! Il te reste encore pas mal de choses Ă  dĂ©couvrir !

Alors, dis-moi, as-tu le goĂ»t de l’aventure ? Je veux dire par lĂ , aimes-tu les sensations fortes ? Un petit peu d’adrĂ©naline, il en faut parfois dans la vie
 Alors, ça te dit ?

Et si oui et que tu n’as pas trop le vertige, partons immĂ©diatement rendre visite aux cĂ©lĂšbres Tsingy de Madagascar qui se trouvent au Parc National de Bemaraha, plus prĂ©cisĂ©ment dans la province de Majunga, Ă  environ 300 Km de Tananarive.

Mais rassure-toi, pas pour y faire de l’alpinisme mais juste pour observer d’un peu plus prĂšs ces incroyables et magnifiques cathĂ©drales rocheuses que l’on appelle « Tsingy » et que tu ne pourras voir nulle part ailleurs qu’ici, Ă  Madagascar


Petit cours de géologie ?

Toutes ces grandes étendues de calcaire que tu vois là sous tes yeux ébahis sont en partie composées de fossiles et de coquillages.

Incroyable, non ? Et te rends-tu compte qu’elles datent au moins de 160 millions d’annĂ©es, lorsque l’üle de Madagascar venait alors de se sĂ©parer de la plaque africaine


Ensuite, ce fut l’eau de mer et l’eau de pluie qui firent tout le reste en les ciselant et sculptant.

VoilĂ  pourquoi elles ont aujourd’hui cet aspect si Ă©trange et particulier que tu peux toi-mĂȘme constater


Et je peux te dire que c’est vĂ©ritablement un paysage unique au monde, presque surnaturel, je dirai


D’ailleurs, les Tsingy attirent toujours autant la curiositĂ© des botanistes, gĂ©ologues et biologistes


Et on peut parfaitement comprendre pourquoi !

Regarde comme elles sont impressionnantes, fascinantes !

Mais attention ma Plume, l’heure est grave maintenant…

Bon, peut-ĂȘtre que j’exagĂšre un peu aussi  mais nous voici devant un pont de singe ressemblant fortement Ă  celui du film d’ « Indiana Jones et le temple maudit ».

Ah ! La la ! Et comme tu peux le constater, il est juste exprùs au-dessus de ce canyon à couper le souffle


Comme si ça n’était dĂ©jĂ  pas assez compliquĂ© notre parcours !

Mais la question est : Oseras-tu le traverser pour pouvoir poursuivre notre randonnée ?

Je sais, ça donne le vertige et mĂȘme le tournis mais je voulais absolument t’emmener ici car je pense que c’est un lieu qui vaut vraiment le dĂ©tour


Alors ? Auras-tu osé finalement parcourir le fameux pont suspendu ?

Et si jamais c’était le cas, alors dis-toi que tu auras l’espace d’un instant rassasiĂ© ta soif de libertĂ© en endossant le rĂŽle intrĂ©pide d’Indiana Jones l’aventurier et crois-moi, ce n’est pas si frĂ©quent dans la vie de tous les jours


AprĂšs cette visite des plus vertigineuses mais Ă©poustouflante tu en conviendras, je te demande Ă  prĂ©sent de bien vouloir fermer les yeux et de compter jusqu’à 5


Oui, ça change un peu du claquement de doigt


Ça y est ! Tu peux maintenant les rouvrir


Alors, je te présente la plus belle merveille du monde, sa trÚs gracieuse Majesté « Renala ».

Admire sa force, sa grandeur
 Ça laisse sans voix, n’est-ce pas ?

Si bien, qu’on ne peut que s’incliner devant tant de beauté 

En fait, on se doit d’ĂȘtre infiniment respectueux lorsqu’on se retrouve ici, sur la plus belle avenue du monde


Non, pas celle des Champs-Elysées mais plutÎt celle des baobabs


Des baobabs que les Malgaches appellent « Renala » et qui signifie dans leur langue locale « MĂšre de la forĂȘt » parce qu’ils dĂ©passent d’une tĂȘte leurs compagnons forestiers


Cette allĂ©e de Baobabs pluricentenaires  (plus de 800 ans) bordant cette route de terre dans la province de TulĂ©ar (lieu natal de mon grand-pĂšre maternel) est Ă©galement un site protĂ©gĂ© depuis les annĂ©es 2007 car elle reste sans nul doute le plus prĂ©cieux hĂ©ritage de toutes les forĂȘts tropicales Malgaches


Ici, on peut contempler sans se lasser, le superbe et si majestueux Adansonia Grandidieri, l’une des 6 espĂšces de baobabs endĂ©miques de Madagascar pouvant atteindre les 30 mĂštres de haut et 7 mĂštres de diamĂštre !

De quoi en rester baba devant ce trĂšs grand roi !

Et pour la petite histoire, si tu veux tout savoir, ce baobab porte le nom spĂ©cifique de « Grandidieri » pour rendre hommage au botaniste et explorateur Français Alfred Grandidier qui l’avait pour ainsi dire dĂ©couvert lors de ses recherches botaniques Ă  Madagascar.

Alors ma Plume ? Est-ce sa MajestĂ© Renala t’a laissĂ©e sans voix de par son immense grandeur ? N’est-il pas le plus bel arbre du monde ? Pour ma part, je dirai qu’il le sera toujours


Et voilà que nous approchons bientît de la fin de notre voyage


Mais avant de devoir quitter Madagascar, je voulais te réserver le meilleur pour la fin
 Une toute derniÚre surprise


PrĂȘte Ă  t’envoler avec moi dans les airs pour la dĂ©couvrir ?

Ben oui, quand je te disais que l’écriture nous permet de rĂ©aliser toutes sortes de choses incroyables, c’était pas pour rien


Et lĂ , tels deux oiseaux migrateurs, parmi les nuages blancs dans le ciel bleu azur, nous voilĂ  en train de survoler avec allĂ©gresse mon village natal « Namakia » pour nous rendre dans un lieu qui me tient particuliĂšrement Ă  cƓur : « Empassy Boeny », l’immense plage de sable fin


Une plage magnifique, dĂ©sertique, romantique, totalement inconnue des touristes sauf de certains connaisseurs ayant connu Namakia oĂč encore natifs de lĂ -bas


Une plage que je foulais alors du pied pour la toute premiùre fois à l’ñge de 16 ans


Une plage oĂč mon pĂšre tomba amoureux de ma mĂšre lorsqu’il la vit remontant cette dune de sable blond pour aller cueillir les fruits d’un arbre exotique…

Une plage oĂč tout commença, s’imprĂ©gnant alors de merveilleux souvenirs


Jusqu’aux plus beaux instants passĂ©s en famille dans les annĂ©es 93/94


La plage qui restera pour moi le plus bel endroit de Madagascar


Je suis si Ă©mue de la revoir


D’ailleurs, quelques larmes coulent dĂ©jĂ  le long de mes joues car je repense Ă  mon pĂšre


À mon pĂšre qui aurait aimĂ© ĂȘtre ici


Mais grùce à toi, à la magie de ton défi, il est bien là, tout prÚs de moi


C’est si beau que j’en perds mes mots


Heureusement, ma mémoire, elle, continue de me soutenir, de me tenir par la main pour ne pas sombrer dans un chagrin


Car elle souhaite terminer mon récit dans une belle poésie en te disant ceci :

Regarde cet océan indien


Respire ses embruns


Laisse toi aller,

Laisse ton esprit vagabonder dans le doux vent léger salé,

Un peu comme si le temps s’était arrĂȘtĂ©,

Un peu comme si tu étais soudainement  métamorphosée,

Ivre de liberté,

Contemplant ce paysage sans te lasser


SubmergĂ©e par l’émotion,

Par ce spectacle que tu souhaiterais permanent


Et lorsque viendra le soleil couchant,

Si rougeoyant,

Se fondre dans l’ocĂ©an,

Alors je saurai qu’Ă  cet instant, l’immersion de ta plume dans le bel encrier de Madagascar ressortira de mille couleurs


Des couleurs denses et intenses


Autant vibrantes que fascinantes…

Autant indĂ©lĂ©biles qu’inoubliables


Si bien, que tu deviendrais Ă  ton tour et pour toujours,

Une plume arcenciel


GrĂące Ă  Madagascar, la grande Ăźle exceptionnelle…

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Merci encore pour ce dĂ©fi d’Ă©criture qui m’a permis de voyager dans mon passĂ© avec beaucoup de bonheur…

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Mon stage de communication Ă  Mantasoa

Mantasoa se trouve Ă  proximitĂ© de la Capitale d’Antananarivo »Â dans une rĂ©gion montagneuse entourĂ©e de forĂȘts de pins, d’eucalyptus, de forĂȘts primaires et de rĂ©serves naturelles prĂ©servĂ©es :

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Voici mon histoire :

Lorsque j’Ă©tais Ă©tudiante au LycĂ©e Français de Tananarive, j’ai eu l’opportunitĂ© de faire un stage de communication Ă  Mantasoa dans un Ă©tablissement qui s’appelait « L’Ermitage » ; un charmant HĂŽtel-restaurant situĂ© en pleine nature au bord du lac Mantasoa.

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Voici le lien qui vous mĂšnera Ă  L’HĂŽtel Ermitage :

HĂŽtel-restaurant L’Ermitage

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MANTASO

Mes professeurs de l’Ă©poque (AnnĂ©e 93/94) avaient organisĂ© ce stage en vue de nous faire progresser dans le domaine de la communication afin de nous ouvrir au monde du travail.

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Par un beau jour ensoleillĂ©, mes camarades et moi qui Ă©tions en classe de « BEP acc de premiĂšre annĂ©e » partĂźmes donc en bus, direction « Mantasoa ».

Inutile de vous dire que nous Ă©tions tous trĂšs excitĂ©s Ă  l’idĂ©e de rester 1 semaine dans cet endroit de rĂȘve dont on nous avait racontĂ© monts et merveilles.

Certains de mes camarades connaissaient bien ce lieu et me racontaient que c’Ă©tait un endroit fort agrĂ©able et trĂšs reposant.

Quant Ă  moi, je connaissais quelque peu Mantasoa car mes parents, mon frĂšre et moi allions pratiquement tous les dimanches y dĂ©jeuner dans la grande salle de restaurant du cĂŽtĂ© de la grande baie vitrĂ©e qui donnait sur le trĂšs beau jardin de l’Ă©tablissement et biensĂ»r sur le lac Mantasoa.

En effet, ma famille et moi adorions leur buffet à volonté qui était trÚs bien achalandé en toutes sortes de mets diversifiés.

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Lorsque j’ai vu pour la premiĂšre Mantasoa, j’Ă©tais littĂ©ralement tombĂ©e sous le charme de ce lieu que je trouvais bien agrĂ©able sans doute parce qu’il Ă©tait situĂ© en pleine campagne et donc loin du vacarme assourdissant de la Capitale d’Antananarivo.

Et comme ma famille et moi habitions justement à Tananarive ; Mantasoa nous apparaissait tel un endroit de paradis loin de tous les bruits de la ville et des embouteillages perpétuels.

Si jamais vous ne connaissiez pas Mantasoa ; il faudra un beau jour que vous envisagiez de le visiter car c’est un lieu incontournable Ă  Madagascar.

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Pour en revenir Ă  la suite de mon histoire concernant mon stage de communication effectuĂ© Ă  Mantasoa ; je n’avais jamais encore eu l’occasion de sĂ©journer Ă  l’hĂŽtel « L’Ermitage ».

Et biensĂ»r c’Ă©tait pour moi le rĂȘve de pouvoir y dormir avec mes camarade de classe ; accompagnĂ©s de nos deux maĂźtres de stage qui Ă©taient :

  • Mr Boussard (Prof de Maths)
  • Mr Husson (Prof de Droit).

J’Ă©tais dĂ©jĂ  toute Ă©moustillĂ©e Ă  l’idĂ©e de pouvoir mieux dĂ©couvrir Mantasoa et ce durant 1 semaine.

Pour moi, c’Ă©tait un peu comme si c’Ă©tait des vacances (Mais chut ! les professeurs avaient organisĂ© ce stage pour nous faire travailler et non l’inverse).

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De Tananarive Ă  Mantasoa :

Point de départ : Le lycée Français de Tananarive et direction Mantasoa.

Mes camarades et moi venions de nous installer bien confortablement Ă  l’intĂ©rieur du bus.
Et hop ! c’Ă©tait parti pour deux longues heures de route Ă  travers des lacets interminables de petites collines, Ă  vous donner quelque peu la nausĂ©e; surtout en ce qui me concernait.

En effet je suis sujette au mal des transports mais disons que le pire pour moi reste les voyages en avion.
Et donc, aprĂšs deux longues heures de route ; nous arrivĂąmes enfin Ă  bon port.

Nous Ă©tions chacun d’entre nous, trĂšs heureux d’ĂȘtre dans cet endroit de rĂȘve ; loin de la ville et surtout loin du LycĂ©e !

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Mes camarades et moi regagnùmes rapidement nos chambres afin de ranger nos affaires et de nous faire un brin de toilette.

Ensuite, nous visitĂąmes l’intĂ©rieur de l’hĂŽtel-restaurant ainsi que les alentours du grand domaine de l’Ermitage.
Comme il se faisait tard, les professeurs nous proposĂšrent d’aller nous coucher afin d’ĂȘtre frais et dispos pour le lendemain ; ce que nous fĂźment rapidement car nous Ă©tions tous fatiguĂ©s de notre voyage.

Le lendemain fut magique pour moi ainsi que les jours suivants.

Le seul fait d’avoir sĂ©journĂ©e dans cet hĂŽtel durant 1 semaine me mĂ©tamorphosa.

En effet, ce stage de communication fut une vĂ©ritable rĂ©vĂ©lation pour moi puisqu’il me permis de davantage m’ouvrir et surtout de me rĂ©vĂ©ler, vu que j’Ă©tais une personne assez timide Ă  l’Ă©poque.

L’expĂ©rience humaine ; le fait de vivre en communautĂ© avec mes camarades de classe ; tout cela m’apporta un grand bienfait.

De plus, pouvoir effectuer ce stage Ă  l’Ă©tranger et qui plus est dans mon pays natal fut incroyable et sensationnel pour moi !

D’ailleurs, jusqu’Ă  aujourd’hui, j’en garde un excellent souvenir que je n’oublierai jamais et qui restera Ă  jamais gravĂ© dans ma mĂ©moire.

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Jeu de piste dans le village de Mantasoa :

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Au cours de notre séjour, nos deux professeurs décidÚrent de nous faire participer à un jeu de piste qui consistait à retrouver des balises qui se trouvaient dans le village de Mantasoa.

Comme nous étions 16 élÚves, les professeurs nous séparÚrent en deux groupes composés de 8 élÚves.

Je faisais partie de l’Ă©quipe n°2 et le but du jeu Ă©tait de retrouver Ă  travers toute l’Ă©tendue du village de Mantasoa, Ă  l’aide d’une carte de la rĂ©gion chacune des balises mentionnĂ©es sur une feuille que nos professeurs nous avaient donnĂ©e.

Ensuite, nous devions rĂ©pertorier dans un calepin les balises trouvĂ©es et ramener celles qu’il fallait Ă  nos professeurs et biensĂ»r, le tout devait ĂȘtre effectuĂ© dans un laps de temps limitĂ© si nous voulions remporter la victoire.

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Recherche des balises :

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Mantasoa est si vaste qu’on peut facilement s’y perdre si on ne connaĂźt pas trĂšs bien l’endroit.

Son village est entourĂ© de grandes Ă©tendues de forĂȘts d’eucalyptus qui sentent agrĂ©ablement bon.

Je me souviens encore de cette odeur vivifiante.

Lorsque mes camarades et moi, nous retrouvĂąmes dans le coeur du village de Mantasoa ; ce ne fut pas si Ă©vident que ça de se repĂ©rer Ă  l’aide de la carte de la rĂ©gion et mĂȘme en Ă©tant muni d’une boussole que nos professeur nous avaient prĂȘtĂ©e.

Parmi toutes les recherches que l’on devait effectuer, on devait trouver la maison de Jean Laborde ; le cĂ©lĂšbre personnage historique qui avait crĂ©Ă© le premier site industriel Ă  Madagascar.

Cliquez sur ce lien si vous souhaitez en savoir un peu plus sur Jean Laborde :

L’histoire de Jean Laborde

maison jean

maison-laborde1

Je me souviens que j’avais adorĂ© visiter les alentours de cette maison ; par contre mes camarades et moi n’avions pas pu visiter ses intĂ©rieurs car la personne qui dĂ©tenait la clef Ă©tait absente.

La recherche des balises fut pour nous, la plus difficile de toutes les Ă©preuves qu’on avait dĂ» effectuer durant notre stage de communication mais ce fut aussi un sacrĂ© dĂ©fi que chacun d’entre nous avait su relever avec succĂšs !

Comme quoi ce sont dans les dĂ©fis qu’on se rĂ©vĂšle le plus ; du moins pour ma part.

Ce fut donc une excellente expĂ©rience humaine et j’en garderai toujours un trĂšs bon souvenir.

Ce jour-lĂ , nous fĂ»mes filmĂ©s par l’un de nos professeurs afin de garder un souvenir de nos recherches de balises Ă  travers le village de Mantasoa, qui Ă  n’en pas douter resterait Ă  jamais gravĂ© dans nos mĂ©moires !

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Le journal télévisé :

journal tv
De plus lors de ce stage, mes camarades et moi avions été filmés, chacun notre tour pour présenter le journal télévisé comme de véritables présentateurs de JT (journal télévisé).

Ce fut d’ailleurs pour moi une grande premiĂšre que je tenais Ă  vous raconter !
Je me souviens encore de cette petite piĂšce qui se trouvait Ă  l’intĂ©rieur de L’hĂŽtel et oĂč l’on devait y jouer le rĂŽle du prĂ©sentateur de JT.

J’Ă©tais installĂ©e Ă  une table avec devant moi des feuillets que je venais de rĂ©diger avec l’aide de mes professeurs et que je devais le moins possible lire car je devais regarder la camĂ©ra.

Il est vrai qu’au dĂ©but j’Ă©tais trĂšs intimidĂ©e face Ă  l’objectif (c’Ă©tait mon Professeur de Math qui me filmait : Mr Boussard) mais ensuite je finissais peu Ă  peu Ă  m’y adapter et mĂȘme Ă  avoir plus de confiance en moi.

J’essayai de regarder le plus possible la camĂ©ra car il fallait Ă©viter de rester trop longtemps le nez plongĂ© dans les documents.

Et ce fut avec rĂ©ussite que je remplis cette tĂąche : En effet j’avais pratiquement tout le temps regardĂ© la camĂ©ra.
Par contre la chose la moins Ă©vidente pour moi, fut de sourire constamment.

D’ailleurs, en revoyant les images lors de la sĂ©ance de diffusion de notre journal tĂ©lĂ©visĂ© ; mes professeurs me firent remarquer que j’avais un petit sourire crispĂ© ; sans doute dĂ» Ă  mon Ă©motivitĂ© face Ă  la camĂ©ra.

Mais ce qui me rendit trĂšs heureuse, fĂ»t lorsqu’ils m’annoncĂšrent que je pouvais vraiment ĂȘtre fiĂšre de moi car j’avais su surmonter ma timiditĂ© et mon manque de confiance en moi.

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Le casting :

casting
A l’issue de ce stage, on avait aussi la possibilitĂ© de passer un casting si on le souhaitait pour pouvoir obtenir un rĂŽle dans le domaine du cinĂ©ma ou de la chanson.

Et devinez quoi ? J’avais choisi cette option car je voulais relever le dĂ©fi et surtout pouvoir me prouver Ă  moi-mĂȘme que je pouvais y arriver.
C’Ă©tait mon objectif principal ; faire montrer Ă  mes professeurs que je n’Ă©tais pas qu’une personne timide dans mon coin mais que je pouvais ĂȘtre bien plus que ça : une jeune fille qui avait de la personnalitĂ©.

J’avais donc choisi de jouer le premier rĂŽle d’une jeune fille qui s’appelait Lisa et qui voulait rĂ©aliser son rĂȘve : devenir une grande actrice de cinĂ©ma.

Et donc, mon professeur de Maths me remit un petit texte que je devais apprendre par coeur, la veille avant de passer mon audition.
Il me suggéra également de choisir une tenue appropriée qui me mettrai en valeur pour ce grand jour.

En ce qui concernait ce dĂ©tail vestimentaire, ce ne fut pas un problĂšme pour moi car ma douce Maman m’avait conseillĂ© d’emmener dans mon sac de voyage : ma jolie chemise bleue Ă  petites fleurs roses ainsi que mon pantalon en jean que j’aimais bien porter lorsque j’allais au lycĂ©e.

Ce casting Ă©tait si important pour moi, que j’avais pris pas mal de temps Ă  jouer la fameuse scĂšne que j’avais bien apprise par coeur, devant ma meilleure amie de l’Ă©poque.

Et lorsque j’Ă©tais toute seule, je continuais encore et encore Ă  la retravailler afin que je sois fin prĂȘte pour le lendemain.

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Et le jour J arriva irrémédiablement !

Quelques Ă©lĂšves devaient passer avant moi alors ce fut en quelque sorte une vĂ©ritable torture d’attendre enfin mon tour.
Ce jour là, les professeurs qui nous suivaient avaient pour mission de nous analyser dans les moindres détails ; ce qui accentua un peu plus ma peur.

Et de plus, pour cette grande occasion, la Directrice de casting d’une grande agence locale s’Ă©tait dĂ©placĂ©e en personne afin de nous Ă©valuer et de nous donner ses apprĂ©ciations concernant nos interprĂ©tations et nos performances.

Et bien Ă©videmment, les Ă©lĂšves qui avaient choisi de passer ce casting devraient Ă©galement ĂȘtre filmĂ©s comme pour le journal tĂ©lĂ©visĂ©.

Lorsque vint enfin mon tour, j’entrais en scĂšne en adoptant une attitude neutre car je voulais paraĂźtre le plus naturel possible.
Mon coeur battait la chamade mais j’Ă©tais trĂšs concentrĂ©e et chose incroyable je n’avais plus peur ; j’Ă©tais totalement dans la peau de mon personnage : Lisa.

Lorsque la Directrice de casting me demanda pourquoi je voulais absolument avoir le premier rĂŽle, je lui rĂ©pondis tout simplement que j’aimais le personnage de Lisa car c’Ă©tait une rĂȘveuse comme moi qui Ă©tait certes timide mais qui avait du talent pour jouer n’importe quel personnage que ce soit dans la tristesse ou la joie et que j’en Ă©tais capable car j’avais pris des cours d’art dramatique durant deux annĂ©es.

BiensĂ»r j’avais totalement inventĂ© cette histoire de cours dramatique mais le simple fait de l’avoir mentionnĂ© me donna l’avantage par rapport Ă  certains de mes camarades qui n’avaient pas pensĂ© Ă  cette idĂ©e lors de leur passage en scĂšne.

Ce jour lĂ , je ne sais pas pourquoi mais je m’Ă©tais sentie pousser des ailes dans le dos tellement je m’Ă©tais donnĂ©e Ă  fond car je voulais absolument dĂ©crocher le rĂŽle de Lisa.

Lorsque le casting fut terminé, les professeurs et la Directrice de casting se réunirent dans une autre salle afin de débattre pour savoir quel élÚve obtiendrait le premier rÎle de Lisa.

Une fois aprĂšs avoir Ă©lu l’Ă©lĂšve qui jouerait le rĂŽle de Lisa ; il revinrent dans la grande salle de confĂ©rence, dans laquelle, mes camarades et moi avions passĂ© le casting.

Lorsque mon professeur de Droit commença Ă  marquer Ă  la craie blanche les premiĂšres lettres de mon prĂ©nom « CĂ© » sur le grand tableau noir ; je croyais rĂȘver ! mais non, c’Ă©tait bel et bien vrai !

Oui c’Ă©tait bien moi qui avait obtenu le fameux rĂŽle !

Je n’en cru pas mes yeux ! et sous le coup de l’Ă©motion j’en versais quelques larmes surtout au moment oĂč tous mes camarades et professeurs m’applaudirent à l’unisson.

Et pour me rĂ©compenser d’ĂȘtre sortie enfin de ma coquille, mes professeurs m’offrirent un pin’s reprĂ©sentant l’emblĂȘme des Rolling stones : la fameuse langue qui sort d’une bouche.

rolling stones pins
Car pour la premiĂšre fois j’avais dĂ©montrĂ© Ă  tout le monde de quoi je pouvais ĂȘtre capable !

Et pour fĂȘter la finalitĂ© de ces Ă©preuves, nos professeurs nous firent la surprise de faire une petite excursion en bateau sur le lac Mantasoa pour aller visiter la ferme du gĂ©rant de l’hĂŽtel qui Ă©tait situĂ©e sur un Ăźlot voisin.

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Visite d’une ferme :

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Mes camarades et moi Ă©tions ravis et heureux de faire du bateau.

Le soleil Ă©tait au rendez-vous et nous Ă©tions tous en osmose avec la nature : c’Ă©tait tellement magnifique de voir toutes ces maisons en bois qui bordaient le lac.

Et lorsque nous visitĂąmes la ferme du gĂ©rant de L’HĂŽtel L’Ermitage ; ce fut un pur plaisir des yeux.
Il y avait un Ă©levage de porcs et de volailles dont le gĂ©rant Ă©tait fier de nous montrer car il nous expliquait qu’il faisait lui-mĂȘme sa propre fabrication de charcuterie tels que : salamis, saucissons, saucisses, ect…

Il avait Ă©galement des cultures de toutes sortes de lĂ©gumes qu’il utilisait pour confectionner tous ses plats qu’il cuisinait car il Ă©tait le chef cuisinier du restaurant l’Ermitage.

Nous vßmes aussi deux magnifiques chevaux en liberté qui couraient ensemble, criniÚres au vent.

Cela se ressentait que tous les animaux qui vivaient ici étaient bien traités car ils étaient en bonne santé et heureux.
Jamais je n’oublierai cette visite de cette paisible ferme. Ce fut une bien magnifique journĂ©e !

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Pour terminer mon histoire, je tenais Ă  remercier tous mes professeurs.

Oui, merci d’avoir eu l’idĂ©e d’organiser ce stage de communication et qui plus est dans un merveilleux cadre tel que Mantasoa.

Ce stage me fut trĂšs bĂ©nĂ©fique et j’en garde jusqu’Ă  aujourd’hui une trĂšs bonne expĂ©rience.

Ce souvenir est immortalisĂ© sous forme de K7 vidĂ©o que je garde bien prĂ©cieusement et ce depuis des annĂ©es et d’ailleurs je ne tarderai pas le convertir en DVD afin de le faire montrer plus tard aux personnes qui me sont chĂšres…

 

Souvenirs du LycĂ©e Français de Tananarive

Lorsque j’Ă©tais Ă©tudiante Ă  Madagascar, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  Antananarivo j’avais 16, 17 et 18 ans et je me rappelle encore de mon ancien LycĂ©e Français (LFT).

logo-lft

lft

C’Ă©tait un ancien MonastĂšre qui Ă©tait situĂ© pas trĂšs loin de notre villa d’Ambodirotra situĂ©e au 109 route circulaire.

(Aujourd’hui ce lycĂ©e n’existe plus mais il y en a un autre bien plus beau et surtout bien plus grand et trĂšs moderne ! qui se situe au B.P. 4019 Ambatobe, 101 Tananarive.)

Mais je vous avouerais que je prĂ©fĂ©rais mon ancien lycĂ©e qui avait une certaine Ăąme, sans doute par son architecture que je trouvais belle ; mais bien Ă©videmment, le nouveau LycĂ©e actuel doit ĂȘtre beaucoup plus ergonomique et surtout bien mieux Ă©quipĂ© en matiĂšre de technologies modernes et c’est ce qui compte finalement, surtout Ă  notre Ă©poque, oĂč nous voulons le meilleur de l’Ă©ducation pour nos enfants.

Cliquez sur ce lien si vous souhaitez visiter le nouveau LFT :

Réseau Lycée Français de Tananarive

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Voici le nouveau LFT de Madagascar : une petite ville Ă  lui tout seul !!!

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Voici une photo du nouveau LFT de Madagascar

Durant les annĂ©es 92/95 ; j’Ă©tais Ă©tudiante dans les classes suivantes :

  •  3iĂšme (Septembre 92 Ă  Juin 93)
  •  BEP ACC 1Ăšre annĂ©e (Administration Commercial et Comptable) (Septembre 93 Ă  Juin 94)
  • BEP ACC 2iĂšme annĂ©e (Septembre 94 Ă  Juin 95)

De ce LycĂ©e, j’en avais gardĂ© de trĂšs bons souvenirs ; c’est pourquoi j’ai voulu les raconter dans cette page.

moi Ă  namakia

Sur cette photo, j’ai 17 ans et je me trouve dans mon village natal Ă  Namakia.

Voici mon histoire :

Mes meilleurs souvenirs d’Ă©tudiante furent sans conteste durant ma pĂ©riode de BEPacc de 93 Ă  95.

En effet lorsque j’Ă©tais en classe de 3iĂšme j’avais beaucoup de mal Ă  ĂȘtre au niveau et je dois dire que je n’avais pratiquement pas d’amis(es).

Les professeurs dans l’ensemble Ă©taient trop durs envers moi Ă  part ma Professeur de Français (Mme Origlio) qui m’apprĂ©ciait beaucoup.

Il faut dire que j’adorais la matiĂšre « Français » qu’elle nous enseignait et que j’Ă©tais assez douĂ©e en rĂ©daction.

Ce fut d’ailleurs ma Professeur Principale de Français (Mme Origlio) qui me conseilla la filiĂšre professionnelle de BEP ACC.

GrĂące Ă  elle, j’avais enfin trouvĂ© ma voie…

A cette Ă©poque lĂ , il n’existait que la filiĂšre BEP ACC (Brevet d’Etudes Professionnels d’Administration Commercial et Comptable) et donc aucun autre choix de section en ce qui concerne ce type de formation.

Mais qu’importe puisque je m’Ă©tais tout de suite sentie trĂšs Ă  l’aise en classe de BEP.

Non seulement j’Ă©tais bonne Ă©tudiante mais j’avais enfin beaucoup d’amis(es).

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Durant la premiĂšre annĂ©e de BEP Acc j’Ă©tais la seule Ă©tudiante Française (« vazaha » comme on dit en langue Malgache).

Mais je me fichais d’ĂȘtre la seule « Vazaha » car je me sentais avant tout « Zanatany » puisque je suis nĂ©e Ă  Madagascar.
C’Ă©tait au contraire, pour moi une grande fiertĂ© d’ĂȘtre une Zanatany avec un coeur Malgache et des origines « RĂ©unionaise, Espagnole et Corse ». Un vrai melting pot que j’apprĂ©cie particuliĂšrement.

Et donc, je m’Ă©tais totalement bien intĂ©grĂ©e dans cette classe de BEPacc, entourĂ©e d’amis(es) d’origines Malgaches et Indiennes (karany) qui m’apprĂ©ciaient et dont je m’Ă©tait bien liĂ©e d’amitiĂ©.

D’ailleurs, j’Ă©tais une jeune fille trĂšs Ă©panouie durant cette pĂ©riode de scolaritĂ© de 93 Ă  Juin 95.

J’apprenais beaucoup de mes amis(es) Malgaches et Indiens et j’adorais par-dessus tout ; leurs cultures, leur savoirs, ect…

Et biensûr mes professeurs de BEP avaient également beaucoup contribué à ma réussite scolaire.

D’ailleurs, je tenais Ă  tous les remercier : (DĂ©solĂ©e si j’en oublie…)

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Voici quelques noms des Professeurs de BEP Acc PremiÚre et seconde année dont je me souvienne le plus :

  • Mr Moreno Henri (Prof de ComptabilitĂ©)
  • Mr Husson GĂ©rard (Prof de Droit)
  • Mme Husson Nicole (Prof de Biologie) (j’ai appris qu’elle Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ©e : « Soyez en paix Madame car vous Ă©tiez un vĂ©ritable rayon de soleil dans votre classe de biologie et je tenais Ă  vous dire que je vous apprĂ©ciais vraiment beaucoup… »)
  • Mr Boussard Alain (Prof de Math)
  • Mr GodĂšs (Prof de Français)

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Durant les 1Ăšres et Secondes annĂ©es de Bep Acc ; tous ces professeurs m’avaient suivi et je dois dire qu’ils m’avaient tous marquĂ©e tant par leur rigueur que par leur gentillesse.

Sans eux, je n’aurais jamais eu de trĂšs bons souvenirs de mes deux derniĂšres annĂ©es de scolaritĂ©s de BEP passĂ©es Ă  Madagascar ni mĂȘme de bons rĂ©sultats. (Je suis fiĂšre d’avoir obtenu mes diplĂŽmes de BEP ACC et de CAP ACC durant la promotion de 94/95).

Je tenais aussi Ă  remercier mes professeurs Principaux en ce qui concerne l’organisation des deux stages effectuĂ©s durant la premiĂšre annĂ©e et la seconde annĂ©e de BEPacc.

Que de souvenirs grĂące Ă  vous !

Je n’oublierai jamais mon stage de communication effectuĂ© Ă  Mantasoa lors de ma premiĂšre annĂ©e de BEP !

GrĂące Ă  ce stage (d’une durĂ©e d’une semaine dans un cadre magnifique tel que « Mantasoa » et qui plus est dans un charmant hĂŽtel-restaurant qui se nomme « L’Ermitage ») ; je m’Ă©tais enfin rĂ©vĂ©lĂ©e !

Enfin la petite CĂ©cile timide que j’Ă©tais ; avait su gravir les Ă©chelons et s’Ă©tait sentie vĂ©ritablement grandit et fiĂšre d’elle-mĂȘme !

MERCI A VOUS TOUS !! à mes Professeurs et Ă  tous mes camarades de classe que j’ai perdu de vue.

Je ne vous oublierai jamais car vous ĂȘtes et que vous resterez toujours et Ă  jamais mes plus beaux souvenirs de mes annĂ©es lycĂ©e passĂ©es Ă  Madagascar.

Nouveau document_1En haut, de gauche à droite : 

Jean-Luc, Judicael, Albert, Zaid, Marcellin, Hanif et notre Professeur Principal de Comptabilité : Mr Moreno Henri.

En bas, de gauche Ă  droite :

Cathy, Sabine, JosĂ©phine, Afssana (ma meilleure amie de l’Ă©poque), Moi CĂ©cile, Françoise et Marie Emilie AimĂ© (MĂ©a).