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La flamme de la vie đŸ”„

bougie de la vie

Je m’appelle CĂ©cile et je suis nĂ©e dans la Grande Ăźle, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  :

NAMAKIA

Je suis du signe du verseau :

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Et une petite Dragon de Feu qui sait aussi cracher ses flammes si…

DRAGON FLAMME DE FEU

« Petit Dragon » me protĂšge toujours…

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Je suis une grande mĂ©lomane et j’adore Ă©couter toutes sortes de chansons. J’aime particuliĂšrement les musiques de films qui m’inspirent Ă©normĂ©ment lorsque j’Ă©cris.

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RĂ©cemment, un certain 13 FĂ©vrier 2016, j’ai fĂȘtĂ© mon anniversaire :

flamme tout feu

4 bougies pour 39 flammes qui dansent  !

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J’Ă©tais aux anges et heureuse de souffler mes 39 printemps !

39 Printemps ! et alors ? comme dirait la fameuse chanson de Shy’m ; je me sens en totale harmonie avec moi-mĂȘme… 

Et c’est ce qui compte finalement, ĂȘtre bien dans sa tĂȘte et en gĂ©nĂ©ral tout le reste suit…

J’ai toujours gardĂ© mon Ăąme d’enfant et ce n’est pas prĂšs de changer !

CECILOU 4 ANS

CĂ©cile Ă  l’Ăąge de 5 ans

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J’aime toujours autant l’Ă©criture et je dirais qu’elle ne fait que s’intensifier davantage avec les annĂ©es qui passent…

LA DERNIERE DANSE DE LA LUNE

LEON

LE MANGUIER VOYAGEUR

GUERRE ETHNIQUE AU TCHAD

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Je suis beaucoup plus audacieuse et ça par contre c’est tout nouveau pour moi !

Je serai toujours une Ă©ternelle rĂȘveuse et une idĂ©alise souvent incomprise mais peu importe, je suivrai toujours ma route…

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CĂ©cilou, La Suricate aimera toujours autant la vie !

LA SURICATE

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photo CĂ©cile Ă  l'Ăąge de 16 ans Ă  la plage non loin de Namakia

J’ai 16 ans

CECILOU BLONDE

J’ai 25 ans

CECILE LIA

J’ai 32 ans

CECILE LOUP

39 Printemps !

Lady in red

CECILOU contente

Je voulais partager avec vous quelques photos prises lors du rĂ©veillon du 31 DĂ©cembre 2015. Je dois bien reconnaĂźtre qu’autrefois je n’aimais pas trop faire ce genre de partages mais aujourd’hui je me dis tout simplement :

« Et pourquoi pas ? Pourquoi ne pas afficher son bonheur personnel de temps Ă  autre ? Cela ne peut pas faire de mal et si cela peut procurer du plaisir Ă  la personne concernĂ©e, alors je veux bien me jeter Ă  l’eau.

La vie est trop courte pour s’encombrer du quand dira-t’on, vous ne trouvez pas ?

En tous les cas cela restera mon opinion personnelle.

Alors oui, la Suricate que je suis a dĂ©cidĂ© de nommer cet article « Lady in red ». C’Ă©tait de circonstance et puis de toute façon, je ne voyais aucun autre titre Ă  la place alors voilĂ  le pourquoi du comment si jamais vous vous posiez encore la fameuse question.

Je pense que d’ĂȘtre passĂ©e Ă  l’Ăšre 2016 m’a rendue un peu plus malicieuse, audacieuse et surtout consciente que dans la vie si on ne tente rien…Je vous laisse deviner la suite…

La CĂ©cilou Suricate que je suis n’a certes pas trop changĂ©e en ce qui concerne son cĂŽtĂ© idĂ©aliste et spontanĂ© mais disons qu’il ne faut pas non plus en abuser car il n’y rien de pire que d’ĂȘtre sous le joug d’une personne renfermĂ©e dans son silence ou pire d’ĂȘtre ignorĂ©e sans vergogne par celle-çi (ou simultanĂ©ment !).

La suricate aime toujours autant le partage mais dĂ©teste au plus haut point l’hypocrisie, si vous voyez ce que je veux dire…

L’humain est si complexe : c’est pour cela aussi qu’il est hors norme mais s’il devient Ă©goiste ou pire mĂ©prisant alors pour moi il ne sera plus un humain mais tout simplement un robot avec qui la communication restera robotisĂ©e et impersonnelle. Je ne pourrais le comparer Ă  une bĂȘte car celle çi restera selon moi, toujours bien meilleure que lui.

Un robot (sans intelligence) avec qui le dialogue sera rompu vu qu’il n’y aura rien Ă  en tirer. Personne ne voudrait ressembler Ă  ce genre de robot et mĂȘme si certaines personnes en sont fascinĂ©s (y compris moi mĂȘme, j’adore les technologies modernes, internet, ect…) mais le robotisĂ© Ă  proprement dit restera pour moi un ĂȘtre sans couleurs, ni saveurs, bref fade Ă  souhait ! Et pourtant il y en a tellement sur notre belle Terre. Oui des robots tout Ă  fait Ă  part sans aucune humanitĂ©…

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Etant donnĂ© que je suis une idĂ©aliste, j’aimerais toujours autant l’humain mais parfois il faut savoir faire la part des choses et ne pas s’encombrer de certaines personnes qui pourraient vous ĂȘtre nuisibles.

C’est pourquoi j’aime la loyautĂ©.

Dans ce monde qu’est le nĂŽtre, elle restera pour moi, toujours une valeur sĂ»re.

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J’aime la vie dans toute sa gĂ©nĂ©ralitĂ© et je continuerai Ă  l’aimer toujours autant, tant que je vivrai sur cette terre.

Le monde est souvent cruel mais il peut y avoir aussi de la beautĂ© si on se donne la peine de mieux regarder et d’Ă©couter son prochain.

Oui, pour moi la vie, c’est comme une boĂźte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber…Et c’est exactement ainsi qu’elle est faĂźte notre vie Ă  tout un chacun : de joies, de peines, d’imprĂ©vus, ect…

Je voulais tout simplement vous Ă©crire ces quelques mots car je croirai toujours en l’homme, en notre humanitĂ© et mĂȘme si souvent cela reste difficile, insurmontable, risquĂ© mais possible de se frayer un chemin Ă  travers elle…

Je vous souhaite à toutes et à tous une trÚs belle année 2016 ! prenez soin de vous  et surtout prenez la vie du bon cÎté mais sans ignorer votre prochain. Gros bisous de La Suricate.

CECILOU RED

Une petite mine ? mais dĂ©trompez-vous, ce soir lĂ  j’Ă©tais en super forme et j’avais dansĂ© jusqu’Ă  l’aube : 3H30 du matin !

CĂ©cile la suricate

Lady in red jusqu’au bout de la nuit du 31 DĂ©cembre 2015 !

UNE ETOILE

Croyez le ou pas, une fois que la table fut dĂ©barrassĂ©e, il y avait cette petite Ă©toile alors je l’ai prise en photo…

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Le papillon de la vie

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Dans l’allĂ©e d’un jardin d’Ă©den,
Une roseraie m’Ă©merveille,
Si belle, si odorante,
Aux couleurs chatoyantes.

Un univers floral merveilleux,
OĂč j’aime m’y noyer les yeux.

Belle aquarelle aux tons pastels,
Doux papillon vagabondant,
Conscient de sa métamorphose,
Et qui ose,
DĂ©fier le temps et ses tourments,
Dans le sillage hasardeux du vent.

Petit insouciant, virevoltant,
Dans ce royaume de fleurs et de fées,
JonchĂ© de pĂ©tales de roses et d’orchidĂ©es,
Tu es avide de liberté,
Et tu te moques de toutes ces épines acérées.

Tu ressembles Ă  cette envolĂ©e d’hirondelles,
Quittant leurs nids, vers l’infini,
OĂč seule, la nature serait Reine.
Et toi, Roi de la vie !

Je suis guidée par le battement de tes ailes,
Douce magie Ă©ternelle,
Sans contraintes ni querelles,
OĂč tous les rĂȘves sont exaucĂ©s,
Comme dans les contes de fées.

O doux papillon de la vie !
Petit Prince insolent,
Comme je t’envie !
Tu suis ton chemin,
Sans tracas ni tourments,
Sans peur ni noirceur,
Tu suis tout simplement ton coeur.

Semblable au lever du jour,
AurĂ©olĂ© d’amour,
Tu joues avec le temps,
Avec plaisir et délectation,
telle une rose des vents.

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PoÚme écrit et inventé par : Cécile

Guerre ethnique au Tchad en 1990

Le Tchad :

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Le Tchad est un pays d’Afrique Centrale sans accĂšs Ă  la mer, situĂ© au sud de la Libye, Ă  l’est du Niger et du Nigeria, au nord du Cameroun et de la RĂ©publique centrafricaine et Ă  l’ouest du Soudan.

GĂ©ographiquement et culturellement, le Tchad constitue un point de passage entre l’Afrique du Nord et l’Afrique noire.
Sa capitale est N’Djamena.

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Histoire du Tchad :

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Voici le Président du Tchad : Idriss Déby

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Le Tchad, qui a fait partie des possessions Africaines de la France jusqu’en 1960, a subi 3 dĂ©cennies de guerre ethnique ainsi que des invasions par la Libye avant de retrouver une certaine paix en 1990.

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Voici des Goranes

Une paix qui ne dura hĂ©las pas trĂšs longtemps…

Je vais d’ailleurs vous raconter un bien mauvais souvenir que j’ai vĂ©cu (ma famille et moi) et dont je n’oublierai jamais…

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Voici mon histoire : Guerre ethnique :

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Par une belle matinĂ©e ensoleillĂ©e (nous Ă©tions le 2 DĂ©cembre 1990 et j’Ă©tais alors ĂągĂ©e de 13 ans) nous reçûmes un appel tĂ©lĂ©phonique nous annonçant qu’il y avait des rebelles qui venaient d’envahir N’Djamena pour prendre le pouvoir…

C’Ă©tait un coup d’Ă©tat qui avait Ă©tĂ© organisĂ© par surprise sous le commandement du GĂ©nĂ©ral Idriss DĂ©by afin de ne pas Ă©veiller les soupçons du PrĂ©sident Tchadien de l’Ă©poque : HissĂšne HabrĂ©, son ancien compagnon d’armes…

Ainsi, avec l’appui de la France, le GĂ©nĂ©ral Idriss DĂ©by voulait chasser HissĂšne HabrĂ© de son pouvoir…

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Armée de terre Epervier

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N’Djamena Ă©tait donc assiĂ©gĂ© par des rebelles (Goranes) qui voulaient renverser l’actuel gouvernement d’HissĂšne HabrĂ© et placer au pouvoir leur GĂ©nĂ©ral Idriss DĂ©by en tant que nouveau PrĂ©sident de la RĂ©publique Tchadienne.

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Petite parenthĂšse :

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Voici Idriss DĂ©by

Idriss Déby Itno, né en 1952 à Berdoba (au sud-est de Fada) est un homme politique Tchadien.

Le 2 dĂ©cembre 1990, avec l’appui de la France, il chasse du pouvoir son ancien compagnon d’armes HissĂšne HabrĂ© aprĂšs une pĂ©riode de lutte armĂ©e menĂ©e Ă  partir du Soudan et le remplace le 4 dĂ©cembre avec le titre de prĂ©sident du Conseil d’État.

Il est ensuite dĂ©signĂ© « PrĂ©sident de la rĂ©publique du Tchad » le 28 fĂ©vrier 1991, aprĂšs l’adoption de la Charte nationale).

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J’en reviens donc Ă  mon histoire…

Comme tout coup d’Ă©tat Africain, ce fut la panique gĂ©nĂ©rale…

AprĂšs cet appel tĂ©lĂ©phonique, mes parents, mon frĂšre et moi, dĂ»mes prĂ©parer nos bagages et prendre l’essentiel sans trop se charger.

Ce que nous fĂźmes assez rapidement car il fallait au plus vite quitter notre maison de fonction afin de rejoindre un Ăźlot (une maison rĂ©quisitionnĂ©e sous le commandement de l’armĂ©e de Terre Française « Epervier » et qui y regroupait une petite minoritĂ© d’expatriĂ©s Français tout comme nous…)

Les bagages faits et nos 3 chats installés dans leur sacs de voyage respectifs, nous partßmes direction cet ßlot, en voiture.

Au cours de notre trajet, nous nous retrouvĂąmes subitement nez Ă  nez devant un tank de l’armĂ©e Française et je peux vous dire que la vision de cet Ă©norme engin fut trĂšs impressionnante car son canon Ă©tait tournĂ© en notre direction…

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L’espace d’un instant je crus dĂ©faillir tellement j’avais peur…

Tout de mĂȘme, ce n’est pas tous les jours que l’on se retrouve face Ă  face devant un tank…

Et pourtant ma famille et moi en faisions l’horrible expĂ©rience.

J’en garde d’ailleurs un trĂšs mauvais souvenir…

Mis Ă  part cette mauvaise rencontre lors de notre trajet, nous trouvĂąmes enfin l’adresse de l’Ăźlot.

Une fois notre voiture garĂ©e dans le jardin de celui-çi, tout prĂšs du portail (nous n’avions pas le choix puisqu’il y avait dĂ©jĂ  un bon nombre de voitures qui Ă©taient garĂ©es en Ă©pis) ; nous dĂ©cidĂąmes de laisser nos 3 chats et nos valises Ă  l’intĂ©rieur de notre vĂ©hicule.

Mes parents dĂ©cidĂšrent de sortir nos chats de leur sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus Ă  l’aise et ouvrirent Ă©galement un petit peu les fenĂȘtres arriĂšres de la voiture afin qu’ils puissent mieux respirer.

Ensuite, tous les 4, nous rejoignĂźmes le petit groupe d’expatriĂ©s qui se trouvait dĂ©jĂ  Ă  l’intĂ©rieur de l’Ăźlot.

Une fois Ă  l’intĂ©rieur, les heures passĂšrent et passĂšrent sans que quiconque ne vienne nous sauver.

Ma famille et moi Ă©tions trĂšs inquiets car on avait l’impression d’ĂȘtre abandonnĂ©s et vraiment coupĂ©s du monde…

C’Ă©tait interminable cette attente et cela Ă©tait dĂ» en grande partie Ă  cause de la mauvaise stratĂ©gie de l’armĂ©e de terre Française et du Quai d’Orsay (le MinistĂšre des affaires Ă©trangĂšres).

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Le temps passait irrĂ©mĂ©diablement lorsque soudain 2 goranes (des rebelles Tchadiens) armĂ©s de leur kalachnikov et muni d’un pistolet, firent irruption dans le jardin en rĂ©clamant qu’ils voulaient juste une voiture (afin de pouvoir s’enfuir de N’Djamena, selon les dires du gardien de jour Tchadien de la maison).

photo-280085-LEt malheureusement, comme notre voiture se trouvait ĂȘtre garĂ©e prĂšs du portail, vous devinez alors la suite…

Pourtant, il y avait bien un autre vĂ©hicule garĂ© tout prĂšs de notre voiture et ce, juste en face du portail et qui se trouvait ĂȘtre un 4X4 tout terrain…

Ce 4X4 Ă©tait vide, c’est Ă  dire : sans aucun bagage et qui plus est sans animaux…

Mes parents ne voulaient pas donner leur voiture pour les simples et uniques raisons qu’il y avait tous nos bagages ainsi que nos chats qui Ă©taient restĂ©s Ă  l’intĂ©rieur.

Mes parents ont tout fait pour faire entendre raison Ă  ce propriĂ©taire du 4X4 (qui Ă©tait Ă©galement le propriĂ©taire de la maison) mais celui-çi ne voulait en aucun cas donner son vĂ©hicule car il avait peur et qu’il Ă©tait tout bonnement un lĂąche…

Je me souviens encore de cet homme et pĂšre de famille qui se fichait totalement de notre sort…

Ce jour-lĂ , je me suis mĂȘme dis que c’Ă©tait un ĂȘtre immonde, Ă©goiste et totalement indigne qui aurait du alors se retrouver Ă  notre place Ă  cet instant lĂ … Oui, une situation des plus affreuses qu’il aurait du subir lui aussi…

D’ailleurs, si jamais il lisait cet article (que je souhaite), je tenais Ă  lui dire ceci :

« Vous Ă©tiez une vĂ©ritable ordure ce jour-lĂ  ! Oui une lamentable ordure ! Et vous vous Ă©tiez comportĂ© comme un lĂąche ! Comment avez-vous pu oser ne pas donner votre 4X4 rutilant Ă  ces deux Goranes ? Hein ? Pourquoi ? La rĂ©ponse est Ă©vidente. Vous ne vouliez pas donner votre voiture toute neuve ! Allez au diable ! espĂšce de sale crĂ©tin ! »

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MalgrĂ© un dialogue sans fin à bĂątons rompus (vraiment pitoyable et grotesque) avec cet homme dĂ©nuĂ© d’intelligence et de bon sens (pour lui faire soit disant entendre raison) ; mes parents durent se rĂ©soudre au pire ; donner leur voiture car les rebelles commençaient Ă  s’impatienter.

C’est alors que mon pĂšre prit ses clefs de voiture et sortit dehors.

Ma mĂšre le suivit afin de pouvoir sauver toutes nos affaires ainsi que nos chats dans le cas ou les rebelles leur donneraient peut-ĂȘtre cette Ă©ventuelle possibilité (Ce que ma mĂšre et mon pĂšre espĂ©raient vraiment).

Mon pĂšre essaya donc d’expliquer (par des gestes) aux goranes qu’il voulait rĂ©cupĂ©rer ses valises ainsi que ses chats.

Ceux-çi ne s’y opposĂšrent pas mais ils voulaient en contrepartie, que mes parents se dĂ©pĂȘchent au plus vite afin qu’ils puissent quitter les lieux.

Vu leur excitation et leur impatience, cela se voyait qu’ils voulaient fuir au plus vite N’Djamena Ă  cause de l’arrivĂ©e des troupes du GĂ©nĂ©ral Idriss DĂ©by.

Mais lĂ  encore, mes parents n’eurent pas de chance…

En effet, mon pĂšre n’arrivait pas ouvrir la portiĂšre avant (droite) Ă  cause de la serrure qui Ă©tait dĂ©fectueuse et qui devait normalement ĂȘtre rĂ©parĂ©e dans les jours Ă  venir. C’Ă©tait vraiment pas de chance !

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Mon pÚre dut batailler tant bien que mal avec cette satanée serrure mais heureusement, la portiÚre finit enfin par céder !

Mais c’Ă©tait sans compter sur ces rebelles qui commençaient de plus en plus Ă  s’exciter et Ă  s’Ă©nerver davantage…

L’un deux commença Ă  hurler en un dialecte incomprĂ©hensible car il pensait que mon pĂšre avait fait exprĂšs de leur faire cette ruse afin qu’ils ne puissent pas voler sa voiture.

C’Ă©tait un regrettable mauvais coup du sort qui s’acharnait une fois de plus contre nous…

De lĂ  ou je me trouvais, (derriĂšre la grande baie vitrĂ©e du salon de la maison) je pouvais voir trĂšs nettement toute la scĂšne et je peux vous dire que jamais je n’avais eu autant peur de ma vie…

C’Ă©tait horrible de voir mes parents confrontĂ©s Ă  ces sales brutes de rebelles…

Je m’imaginais le pire et je n’avais pas si tort que ça…

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Le gorane qui n’arrĂȘtait pas de hurler et qui avait les yeux injectĂ©s de sang car il Ă©tait sans aucun doute droguĂ©, pointa subitement le canon de son pistolet dans le dos de ma mĂšre qui essayait de sauver nos 3 chats et quelques uns de nos bagages.

Si vous vous souvenez bien, mes parents avaient dĂ©cidĂ© de laisser nos chats en dehors de leurs sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus Ă  l’aise Ă  l’intĂ©rieur de notre voiture. Eh bien, heureusement qu’ils avaient eu cette idĂ©e…

Deux chats avaient pu s’Ă©chapper de la voiture grĂące Ă  ma mĂšre qui les avait libĂ©rĂ©s en dĂ©grafant leurs laisses qui Ă©taient attachĂ©es autour de leur cou et qui les empĂȘchaient littĂ©ralement de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir…

Puis avec rage et dĂ©termination, elle les avait rapidement repoussĂ©s vers l’extĂ©rieur de l’habitacle afin qu’ils puissent enfin se sortir de ce piĂšge…

C’est vrai que ma mĂšre avait fait preuve de beaucoup de sang froid ce jour-lĂ  car ces deux chats auraient pu ne jamais s’en sortir si elle ne les avait pas dĂ©tachĂ©s de leurs laisses…

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Voici Minouchkaya (Vous savez, celle que j’avais sauvĂ©e in extrĂ©mis en GuinĂ©e Ă  Conakry)

Et donc, une fois délivrés, nos deux chats se mirent à courir trÚs vite vers les buissons du jardin, tellement ils étaient effrayés.

Toujours avec autant de sans-froid, ma mĂšre essaya de sauver tant bien que mal mon chaton blanc « Snoopy » qui s’Ă©tait cachĂ© sous le siĂšge avant du vĂ©hicule tellement il avait eu peur des Goranes mais hĂ©las, elle ne parvint pas Ă  le dĂ©livrer car il Ă©tait Ă©galement prisonnier de sa laisse qui l’empĂȘchait de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir de cet enfer.

MON PETIT SNOOPYNO

Voici mon petit Snoopy…

Mais Ă  ce moment lĂ , ma mĂšre ne se doutait pas une seule seconde que le Gorane droguĂ©, la visait dans le dos avec son arme Ă  feu…

C’est alors que mon pĂšre qui avait observĂ© les intentions de ce gorane fit un geste hĂ©roique…

Sans plus attendre, il tapa trĂšs fort sur le canon de la kalachnikov afin de rabaisser l’arme au sol et de dĂ©tourner la trajectoire de la balle. Le canon se rabattit violemment contre le sol au mĂȘme moment oĂč ce gorane (droguĂ©) avait appuyĂ© sur la gĂąchette.

Soudain, j’entendis une dĂ©flagration. Un bruit terrible et affreux, me laissant paralysĂ©e sur place…

La balle tirĂ©e de la kalachnikov venait de tomber au sol. Cette ordure de rebelle avait manquĂ© son sale coup…

Par son geste, mon pĂšre avait sauvĂ© la vie de ma mĂšre…

Mais hélas, il fut légÚrement blessé au niveau du ventre car la chaleur du bout du canon de la kalachnikov avait littéralement transpercée sa chemise et donc égratigné au passage sa peau, faisant apparaßtre au bout de quelques instants, une petite auréole de sang qui maculait sa chemise.

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En voyant cette scĂšne, je dĂ©cidai de sortir de la maison car j’Ă©tais affolĂ©e et trĂšs inquiĂšte.

Je sortis donc de la maison en courant...

Mais heureusement, une des personnes qui se trouvait Ă  l’intĂ©rieur stoppa ma course en me saisissant par la taille.

L’homme me plaqua contre lui et me dit tout doucement qu’il ne fallait plus que je fasse aucun geste…

En me stoppant dans ma course, j’eu le souffle coupĂ© et ne pu m’empĂȘcher de pleurer (pas Ă  cause de la douleur mais par le fait que j’Ă©tais morte d’inquiĂ©tude pour mes parents).

Le geste de ce monsieur m’avait tout simplement sauvĂ© la vie car Ă  ce moment lĂ , le deuxiĂšme gorane me visait de loin avec sa kalachnikov…

Mon petit frĂšre qui se trouvait Ă  l’intĂ©rieur de la maison Ă©tait trĂšs angoissĂ© car il venait de voir toute la scĂšne.

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Je regardais mes parents au loin et je me disais que c’Ă©tait la fin du monde…

Le Gorane qui m’avait visĂ©, attrapa brusquement le bras de son acolyte… Je crois bien qu’il essayait de le rĂ©sonner.

La situation les Ă©chappait.

Et c’Ă©tait une certitude, mes parents ne pourraient pas sauver l’intĂ©gralitĂ© de leurs affaires, restĂ©es dans le coffre de leur voiture. 

D’ailleurs, l’instant d’aprĂšs, les goranes se prĂ©cipitĂšrent Ă  l’intĂ©rieur du vĂ©hicule et s’enfuyĂšrent en roulant Ă  grande vitesse, ne laissant apparaĂźtre derriĂšre eux, qu’un Ă©pais nuage de poussiĂšre de terre rouge…

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Ma mĂšre Ă©tait sous le choc ainsi que mon pĂšre…

Ils Ă©taient dĂ©semparĂ©s et perdus… Nous avions absolument tout perdu…

Nous n’avions plus aucun bagage (les bijoux en or de ma mĂšre qui Ă©taient des souvenirs de Madagascar et d’Afrique se trouvaient dans une de nos valises et ce fut un vĂ©ritable crĂšve-coeur pour elle de savoir que ses biens les plus prĂ©cieux furent entre les mains d’immondes salopards).

Mais dans ce terrible malheur, nous avions la chance d’avoir toujours nos deux chats qui avaient pu ĂȘtre sauvĂ©s grĂące Ă  Maman…

HĂ©las, ce ne fut pas le cas de mon chaton (que j’aimais tant) « Snoopy » qui Ă©tait restĂ© coincĂ© sous le siĂšge avant, cĂŽtĂ© conducteur de notre voiture…

J’imagine que ces ordures ont du l’abattre en le faisant souffrir (je ne sais de quelle maniĂšre mais jusqu’Ă  aujourd’hui je prĂ©fĂšre ne pas trop y penser) vu que c’Ă©taient des sanguinaires !

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Mais ce que j’ai retenu le plus de cette atroce journĂ©e dont je ne cesserai jamais de me la remĂ©morer avec beaucoup d’Ă©motion et de tristesse ; c’est que nous avions frĂŽlĂ© la mort de trĂšs prĂšs et que dans cet infernal chaos, nous avions eu l’immense chance de pouvoir rester en vie tous les 4…

Cela aurait pu mal se terminer mais je remercie encore le ciel d’avoir Ă©pargnĂ© nos vies… Qu’il ne soit rien arrivĂ© Ă  ma mĂšre, ni Ă  mon pĂšre (juste une lĂ©gĂšre blessure due Ă  la brĂ»lure de la chaleur du canon de la Kalachnikov) et ni Ă  mon petit frĂšre !

Certes, on nous avait volĂ© tous nos souvenirs de Madagascar et d’Afrique ainsi que nos biens les plus prĂ©cieux ; sans oublier la perte de mon chaton mais dans tout ce drame, nous Ă©tions encore en vie et c’est ce qui est l’essentiel Ă  retenir finalement…

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En conclusion de mon histoire, je terminerai mon récit en vous disant ceci :

« La vie est ce qu’il y a de plus beau et de plus important sur cette terre… Elle n’a pas de prix… Elle est trĂšs prĂ©cieuse et plus que jamais, elle vaut d’ĂȘtre vĂ©cue…