√Čtiquette¬†: libert√©

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Je me souviens encore d’un joli souvenir de mon enfance pass√©e en Guin√©e √† Conakry. C’√©tait dans les ann√©es 88 et j’avais 11 ans. Mon petit fr√®re, quant √† lui √©tait √Ęg√© de 10 ans.

Maman adorait nous faire d√©couvrir tout ce qui √©tait en relation avec la nature : aussi bien dans le domaine v√©g√©tal qu’animal.

Depuis que nous vivions en Guinée, nous avions déjà appris pas mal de choses sur ces divers sujets et je dois bien avouer que nous aimions bien les découvrir au fur et à mesure car en matière de bestioles, la Guinée en regorgeait de toutes sortes.

Et il ne fallait pas aller bien loin pour pouvoir les observer.

En effet, le jardin de notre maison de fonction √©tait un v√©ritable sanctuaire pour d√©nicher diverses esp√®ces d’insectes…

Mon fr√®re et moi √©tions √† un √Ęge o√Ļ nous voulions tout savoir sur le r√®gne animal et v√©g√©tal. Quoique pour ma part, je pr√©f√©rais de loin les v√©g√©taux…

Par contre, mon fr√®re lui, aimait bien les deux (le monde v√©g√©tal et animal) et en savait d√©j√† un rayon par rapport √† moi car il se documentait beaucoup concernant ces deux sujets qu’il affectionnait particuli√®rement.

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L’exp√©rience :

Ce jour-l√†, je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier. Maman voulait nous faire montrer une petite exp√©rience qu’elle avait faites d√©j√† elle-m√™me lorsqu’elle √©tait enfant et qu’elle vivait √† Madagascar √† Namakia.

A cette √©poque l√†, elle avait √† peu pr√®s le m√™me √Ęge que nous et aimait bien explorer la nature et ses insectes environnants.

Il fut donc primordial pour elle de nous faire montrer √† son tour, ladite exp√©rience et je dois bien avouer que nous √©tions d√©j√† tr√®s excit√©s et impatients, mon fr√®re et moi, de pouvoir enfin la d√©couvrir…

Avant de nous entra√ģner dehors, elle prit une grosse bo√ģte d’allumettes vide qu’elle transporta avec elle et nous dit qu’elle en aurait besoin au moment voulu.

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Exploration dans notre jardin :

Maman, mon petit fr√®re et moi sort√ģmes donc dehors et nous retrouv√Ęmes dans notre charmant jardin puis elle nous dit sans plus attendre qu’elle √©tait √† la recherche d’une chenille √† papillons pour pouvoir r√©aliser sa fameuse exp√©rience.

Au bout de quelques instants, elle finit par en trouver une qui √©tait coll√©e √† l’envers sur une des feuilles d’un petit arbuste.

papillon cocon

Elle commen√ßa alors √† la d√©coller tout doucement car elle √©tait fragile et qu’il ne fallait pas trop la manipuler avec les doigts puis, une fois d√©coll√©e de sa feuille, elle la d√©posa bien d√©licatement √† l’int√©rieur de la bo√ģte d’allumettes qu’elle tenait toujours dans sa main.

La chenille en question s’√©tait d√©j√† enroul√©e dans son cocon de soie et remuait encore l√©g√®rement √† l’int√©rieur de celui-√ßi car elle n’√©tait pas tout √† fait arriv√©e au stade de sa transformation en chrysalide.

En effet, maman voulait tout d’abord nous faire d√©couvrir l’√©volution de celle-√ßi lorsqu’elle s’√©tait √† peine enturbann√©e dans son fil de soie.

C’est pourquoi, elle avait fait expr√®s de la choisir √† ce stade de mutation afin que nous puissions observer par la suite, chaque d√©tail de sa future transformation…

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Petite parenthèse : La chenille :

papillon guinée

La chenille est la larve éruciforme des papillons. Certains hyménoptères dont les larves ressemblent beaucoup à celles des lépidoptères sont appelées fausse-chenille.

La chenille, une fois arriv√©e √† son plein d√©veloppement, s’enveloppe dans un cocon afin de se transformer en chrysalide qui va √† son tour devenir l’insecte adulte.

Seules certaines esp√®ces de chenille tissent autour d’elles un v√©ritable cocon pour se mettre √† l’abri en vue de leur nymphose (la nymphose √©tant le passage √† l’√©tat de nymphe, que l’on appelle chrysalide chez les papillons).

chenille pour papy

D’autres se contentent de se fixer √† un support par une ceinture de soie, fil s√©cr√©t√© de la m√™me mani√®re, mais en faible quantit√©.

D’autres encore s’enterrent dans l’humus √† faible profondeur, dans une loge plus ou moins soyeuse : c’est le cas de la plupart des Sphinx.

chenille chenille

  1. Tête 
  2. Thorax
  3. Abdomen
  4. Segment
  5. Corne post-abdominale
  6. Fausses pattes
  7. Stigmate
  8. Pattes
  9. Pièces buccales

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Observation de la bestiole :

En ce qui concernait notre petite exp√©rience, notre chenille avait d’ores et d√©j√† tiss√© autour d’elle son fameux cocon (pas dans son int√©gralit√©) si particulier qui √©tait encore transparent et pas tout √† fait opaque puisqu’on pouvait encore la voir √† l’int√©rieur.

En effet, je pouvais aper√ßevoir son √©trange petite t√™te ainsi que son corps de couleur vert clair qui continuait √† se mouvoir dans sa fine enveloppe blanch√Ętre.

A l’int√©rieur de son fin cocon, la bestiole semblait tout droit venir de la plan√®te Mars tellement elle avait un dr√īle d’aspect. On aurait dit un petit alien…

Cela me faisait bizarre de pouvoir l’observer ainsi en direct, sur toutes les coutures et non dans un documentaire animalier.

C’√©tait bien plus int√©ressant et je dois bien avouer assez fascinant de la regarder et de la jauger dans les moindres d√©tails.

Elle paraissait √† la fois forte et fragile : d’une part √† cause de son cocon dont elle √©tait prisonni√®re mais d’autre part, bien vivace lorsque qu’elle remuait de temps en temps √† l’int√©rieur de celui-√ßi.

En somme, ce petit être si bizarre et si petit soit-il avait déjà une certaine force de caractère qui ne nous laissait pas indifférent, mon frère et moi.

Elle avait r√©ussi √† attiser notre grande curiosit√© et nous √©tions d√©j√† tr√®s impressionn√©s par elle…

Mais il n’emp√™che qu’elle me faisait √©galement un peu peur √©tant donn√© que je n’aimais pas trop le monde des insectes…

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La bestiole dans sa bo√ģte d’allumettes :

Notre petite trouvaille √† l’int√©rieur de sa bo√ģte d’allumettes l√©g√®rement entrouverte ; maman, mon petit fr√®re et moi rentr√Ęmes √† nouveau √† l’int√©rieur de notre maison.

Maman d√©posa la bo√ģte sur l’une des √©tag√®res du grand buffet de notre salon. Ainsi, nous pourrions voir facilement l’√©volution de la fameuse chenille lorsque nous le souhaiterions…

« Voil√† les enfants. Vous avez vu que la chenille remuait encore √† l’int√©rieur de son cocon. Ensuite, de plus en plus, elle va le consolider pour se transformer enfin en une chrysalide » dit-elle en nous souriant.

Olivier √©tait beaucoup plus curieux que moi et lui demanda presque aussit√īt :

« Maman ? Est-ce que la chenille va bien respirer ? »

« Mais oui Olivier. Regarde, j’ai laiss√© entrouverte la bo√ģte pour justement qu’elle ait son oxyg√®ne. Ne t’inqui√®te pas. Tout ira bien pour elle jusqu’√† ce qu’elle se transforme en chrysalide »

« Chouette ! On verra toute sa transformation alors ? » dit-il dans un large sourire.

« Eh oui mon Coco ! Toi et ta soeur pourrez voir toute son √©volution en direct. Ce sera bien mieux qu’un documentaire t√©l√©vis√© ! »

En ce qui me concernait, je n’osais pas trop toucher la bo√ģte o√Ļ √©tait log√©e cette √©trange bestiole mais cela m’int√©ressait tout de m√™me. Il est vrai que je n’aimais pas trop le monde des insectes mais en ce qui concernait celle-√ßi, j’avais envie de conna√ģtre son √©volution.

Et puis maman m’avait assur√© que la bestiole en question ne pourrait gu√®re s’enfuir vu que la bo√ģte d’allumettes n’√©tait que l√©g√®rement entrouverte. D’ailleurs, en voyant mon air inquiet, maman se mit √† rire.

« Mais ne t’inqui√®te pas C√©cile ! Tu vois bien que cette chenille est enroul√©e dans son cocon. En plus, bient√īt elle ne bougera plus du tout. Crois-moi, tu ne risques rien. Et lorsqu’elle commen√ßera √† sortir de son cocon, maman t’a d√©j√† dit qu’on irait ensemble dehors pour qu’elle puisse d√©ployer ses ailes. D’accord ? Tu es rassur√©e maintenant ma Poupoule ? »

« Oui, maman » dis-je dans un timide sourire quelque peu crisp√©.

****

Olivier, contrairement √† moi √©tait fou de joie. De temps en temps il ne pouvait pas s’emp√™cher de regarder par l’ouverture de la bo√ģte pour y observer notre petite chenille.

Une fois qu’il l’avait pour la √©ni√®me fois observ√©e sur toutes les coutures ; il revenait alors en sautillant vers moi qui √©tait sagement install√©e dans le canap√© du salon en train de jouer √† un jeu vid√©o puis invariablement il me disait avec beaucoup d’enthousiasme :

« C√©cile ! J’ai encore regard√© la chenille. Elle remue toujours un peu. J’ai h√Ęte qu’elle devienne une chrysalide comme maman nous a dit »

Sachant qu’il affectionnait particuli√®rement le monde des insectes, je lui demandais alors :

« Et tu sais ce que c’est une chrysalide ? »

« Biens√Ľr. Maman nous a d√©j√† expliqu√©. Et puis j’ai aussi appris en lisant mon magazine « Sciences et vies Junior ». Tu sais, c’est trop incroyable ces b√™tes l√† ! Moi, en tout cas je les aime bien. Et toi ? »

« Oui √ßa va. De toute fa√ßon, maman a dit que la chenille ne pouvait pas s’enfuir de la bo√ģte… » dis-je avec une pointe d’appr√©hension dans la voix.

« Pfff ! N’importe quoi ! Tu vas pas avoir peur aussi de cette chenille ! Bient√īt, elle ne pourra plus bouger du tout. Et puis maman nous a dit qu’elle ne voulait pas qu’elle sorte totalement de sa chrysalide lorsqu’elle deviendra un papillon. T’as rien √† craindre du tout C√©cile ! Je t’assure ! T’es trop inqui√®te toi ! Allez, viens la voir de plus pr√®s avec moi » dit-il en m’attrapant d√©j√† par le bras.

« Oui ! Attends, j’√©teins d’abord mon jeu vid√©o puis je viens tout de suite la voir avec toi » dis-je un peu √† contre-coeur.

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Quelques instants apr√®s, j’√©tais √† ses c√īt√©s en train d’observer l’√©trange bestiole qui n’√©tait vraiment pas jolie…

Quant à mon frère, lui, il semblait totalement sous le charme de ladite bébête. Il en était littéralement fasciné.

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J’aimais bien le regarder en train de s’extasier et s’exclamer au sujet de celle-√ßi. Il faut dire qu’il adorait tout ce qui se rapportait √† la nature. Tout l’intriguait √† ce sujet. Le monde des insecte l’√©merveillait. A ce sujet, il ressemblait √©norm√©ment √† maman lorsqu’elle avait son √Ęge. Il √©tait d’ailleurs autant curieuse qu’elle et voulait toujours tout savoir et plus particuli√®rement sur ces ch√®res insectes…

Oui, j’aimais bien le regarder en train d’observer notre chenille. C’est pourquoi il est tellement facile pour moi de vous raconter dans les moindres d√©tails ce joli souvenir de mon enfance.

Pendant qu’il observait la bestiole, moi, j’immortalisais cet instant dans un coin de ma t√™te tout en ne sachant pas qu’un beau jour j’aurais souhait√© le retranscrire √† l’√©crit et qui plus est dans le vaste monde du virtuel.

Et puis, comme je vous l’avais d√©j√† dit dans un de mes nombreux articles de souvenirs, Olivier ne m’avait jamais fait un sale petit tour de gamin comme le font certains petits fr√®res envers leurs soeurs.

Non, je dois bien avouer qu’il n’√©tait pas du tout comme √ßa. Il savait que j’avais peur des insectes et que j’en avais une sainte horreur ; d’ailleurs il s’en moquait parfois mais jamais il n’allait plus loin que √ßa en m’en lan√ßant une sur moi par exemple. Non, et fort heureusement d’ailleurs, sinon je n’aurais gu√®re appr√©ci√© et cela aurait valu √† mes yeux, d’√™tre une trahison, ni plus, ni moins !

Bref, j’√©tais surtout intrigu√©e par mon jeune fr√®re.

Le voir autant passionn√© par ces √©tranges bestioles me sid√©rait quelque peu mais je finissais par m’y adapter. Sans doute √©tait-ce d√©j√† l’amour inconditionnel d’une soeur a√ģn√©e envers son petit fr√®re car il faut bien que je l’avoue, j’√©tait totalement attendrie par lui.

C’√©tait disons plut√īt lui qui me fascinait autant que la petite bestiole.

Et vous me diriez alors pourquoi ? Tout simplement parce que d’une part je l’aimais et que d’autre part, je le trouvais tr√®s d√©brouillard pour son jeune √Ęge et tr√®s vif d’esprit.

C’√©tait d√©j√† un v√©ritable trombe de l’air qui adorait explorer, s’aventurer, trifouiller, fouiner sans peurs ni craintes dans √† peu pr√®s tout et n’importe quoi… Un vrai petit aventurier qui √©tait avide de savoir et de tout conna√ģtre sur notre belle et si vaste nature…

J’√©tais tout l’inverse, c’est pourquoi je l’admirais tant car contrairement √† lui, je n’√©tais pas une fanatique de la nature et encore moins des insectes…

Non, moi c’√©tait de grimper sur¬†MON MANGUIER VOYAGEUR¬†,¬†de me jucher sur la plus haute des branches afin d’admirer le ciel, les nuages, les oiseaux, l’oc√©an, les vagues, ressentir le vent, laisser les rayons du soleil me chauffer le visage et le corps et observer de temps en temps, mon cher petit fr√®re en train de jouer en bas sur la terre ferme avec tous ces √©tranges insectes…

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Je lui laissai bien volontiers ce plaisir et pr√©f√©rais le regarder du haut de mon arbre, en train de s’extasier sur telle ou telle esp√®ce d’insecte qu’il venait de d√©nicher…

A le voir ainsi si d√©brouillard et si m√©ticuleux avec ces b√©b√™tes, je me disais souvent au plus profond de moi-m√™me qu’il √©tait l’a√ģn√© et que moi, j’√©tais sa petit soeur… Je ne ne sais pas pourquoi mais je le pensais r√©ellement √† cette √©poque l√†. Il semblait si s√©rieux et attentionn√© envers la nature qui l’entourait alors que moi j’en √©tais parfaitement d√©sinvolte.

Ce n’√©tait pas p√©joratif pour moi de penser que j’√©tais sa petite soeur, bien au contraire puisque cela me r√©confortait de le savoir diff√©rent de moi. De le savoir si audacieux et si aventureux…

Tout ceci pour vous dire que notre chenille √©tait certes une formidable d√©couverte mais d√©couvrir le c√īt√© explorateur de mon jeune fr√®re l’√©tait tout autant…

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Quelques jours apr√®s (disons 5 jours plus tard), notre fameuse chenille ne bougeait plus du tout comme si celle-√ßi √©tait morte mais ce n’√©tait pas du tout le cas.

En fait, son enveloppe corporelle avait totalement chang√©e d’aspect et de couleur. Elle semblait plus solide qu’avant et sa teinte √©tait entre le marron et le beige clair.

marron beige chrysalide

Olivier en √©tait davantage fascin√© car il savait que bient√īt la chrysalide deviendrait un majestueux papillon.

Il tr√©pignait d’impatience et ne cessait de me r√©p√©ter :

« T’as vu C√©cile ! √ßa y est ! c’est comme maman nous a dit ! Bient√īt, elle va d√©chirer sa chrysalide. J’ai trop h√Ęte ! et toi ? »

« Moi aussi » dis-je dans un petit sourire.

Je ne sais pas pourquoi mais √† cet instant pr√©cis o√Ļ je lui parlais, j’√©tais vraiment sinc√®re. J’avais h√Ęte √©galement de voir enfin l’envol√©e de cette bestiole.

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Petite parenthèse : La chrysalide :

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Chez les insectes holom√©taboles (c’est-√†-dire aux m√©tamorphoses compl√®tes, par exemple les papillons et les abeilles), qui effectuent deux mues de m√©tamorphose, la chrysalide est le stade de d√©veloppement interm√©diaire entre la larve et l’adulte.

Les chrysalides durcissent et changent de couleur. Les papillons selon les espèces se métamorphosent au bout d’une semaine.

Quelques heures avant l‚Äô√©mergence du papillon, l‚Äôenveloppe de la chrysalide devient transparente chez certaines esp√®ces et laisse appara√ģtre les couleurs des papillons.

Lorsque les segments abdominaux se distendent, l’émergence est imminente. Un autre nom pour désigner ce stade intermédiaire est la nymphe.

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Une des caract√©ristiques de la nymphe est qu’elle ne se nourrit pas (ses pi√®ces buccales et son tube digestif subissent aussi une m√©tamorphose importante) et qu’elle vit sur ses r√©serves.

La nymphe des lépidoptères est souvent appelée chrysalide. La nymphe peut, selon les espèces, être protégée par un cocon.

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La métamorphose :

Voici une vid√©o int√©ressante sur la mutation d’une chenille √† papillon : ici, il s’agit du Papillon Monarque.

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Deux jours plus tard, maman s’√©cria :

« Regardez les enfants ! Venez voir ! Vite ! La b√™te est en train de crever son enveloppe. Vous voyez, regardez bien »

Je n’en revenais pas et je dois bien avouer que j’en fus litt√©ralement subjugu√©e.

En effet, l’√©trange b√™te semblait pousser avec sa t√™te la fibre du cocon dans lequel elle √©tait enferm√©e.

De nouveau (comme au tout d√©but, o√Ļ maman l’avait d√©coll√©e de sa feuille), l’insecte bougeait √† l’int√©rieur de son enveloppe qui √©tait tr√®s √©paisse et opaque.

Sous nos yeux d’enfants √©merveill√©s et fascin√©s, la vie naissait.

Un petit √™tre voulait sortir de sa prison qui l’avait pourtant prot√©g√©e jusqu’alors car il √©tait tout simplement d√©sireux de conna√ģtre la libert√©…

Du coin de l’oeil, j’observais √©galement mon petit fr√®re et j’√©tais heureuse de le voir heureux…

« Regarde maman, il vient de passer sa trompe. Il va pas tarder √† sortir de sa chrysalide. Hein, pas vrai maman ? »

trompe papillon

« Oui, mon Coco ! Effectivement. D’ailleurs, nous allons vite aller dehors, maintenant. Venez, suivez-moi. Vite, il va pas tarder √† sortir enti√®rement de son cocon »

Maman transporta avec elle la bo√ģte d’allumettes dont elle avait retir√© compl√®tement le couvercle et sortit rapidement dehors avec nous, √† ses c√īt√©s.

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L’envol√©e majestueuse :

le papillon et son cocon

A présent, le papillon dont les ailes étaient froissées et fripées ne tarderait plus à sortir de son épais cocon.

Il se d√©battait tant bien que mal mais s’arr√™tait de temps en temps car il √©tait encore faible.

Il se tortillait dans tous les sens et ne cessait de fissurer son cocon à force de se débattre.

Les antennes de sa t√™te √©taient d’ores et d√©j√† sorties √† l’ext√©rieur ainsi que ses ailes et bient√īt la coque si √©paisse de son enveloppe ne tarderait pas √† se d√©tacher de son abdomen.

« Maman ! C√©cile ! Regardez ! √ßa y est ! il vient de sortir totalement de son cocon ! Vous avez vu ?? Wahou ! Il est trop beau ! T’as vu les couleurs de ses ailes C√©cile ? » s’exclama Olivier en me les montrant du doigt.

« Oui. Ses ailes sont jolies » r√©pondis-je tout bas, sous le coup de l’√©motion et de la fascination.

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Maman √©tait vraiment heureuse de nous faire d√©couvrir en direct ce qu’elle m√™me avait v√©cu des ann√©es auparavant lorsqu’elle n’√©tait qu’une enfant.

« Vous voyez les enfants. Voil√† ce que Maman avait vu lorsqu’elle √©tait petite fille √† Madagascar et dont je vous parlais √† chaque fois √† Sausset-Les-Pins. C’est beau, non ? »

« Oh oui Maman ! » r√©pondit aussit√īt mon petit fr√®re qui ne cessait de sourire tellement il √©tait √©merveill√©.

« Il va bient√īt s’envoler Maman ? »demandais-je un peu intrigu√©e.

« Oui, ma Poupoule. Il ne va plus tarder »

J’√©tais aux anges de voir ma m√®re et mon petit fr√®re si complices vu qu’ils aimaient bien les papillons puis spontan√©ment je fis une bise √† Maman comme pour la remercier de cet instant, de ce partage qu’elle venait de nous faire vivre.

« Voil√† ! il va s’envoler ! » s’exclama Olivier en tapant dans ses mains.

« Oui, mon Coco ! Il va s’envoler, maintenant » dit Maman, les yeux brillants de joie.

A cet instant pr√©cis, Olivier ne put s’emp√™cher d’effleurer les ailes du papillon.

« Ses ailes sont douces » chuchota t-il.

Et √† peine eut-il prononc√© cette phrase, que le papillon √©tira ses ailes et commen√ßa √† voleter maladroitement vers la branche la plus basse d’un arbuste.

papillon

Il s’y posa dessus puis commen√ßa √† se faire une petite toilette √† l’aide de ses longues pattes qu’il ne cessait de mouvoir vers sa petite t√™te.

envol du papillon

Au bout de quelques instants, il quitta sa branche puis vola davantage plus haut jusqu’√† ce qu’on ne puisse plus l’aper√ßevoir du tout.

En effet, il venait de voler par dessus le haut mur de cl√īture alv√©ol√© qui faisait face √† la mer.

Sans doute avait-il √©t√© attir√© par l’oc√©an. Nul ne le saura jamais.

Quoi qu’il en soit, nous avions assist√© en direct, mon fr√®re et moi √† sa majestueuse envol√©e vers le vaste monde.

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Un spectacle magnifique de la nature que je tenais √† vous d√©crire dans les moindres d√©tails √† travers cet article et que je n’oublierai jamais.

Mon stage de communication √† Mantasoa

Mantasoa se trouve √† proximit√© de la Capitale d’Antananarivo »¬†dans une r√©gion montagneuse entour√©e de for√™ts de pins, d‚Äôeucalyptus, de for√™ts primaires et de r√©serves naturelles pr√©serv√©es :

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Voici mon histoire :

Lorsque j’√©tais √©tudiante au Lyc√©e Fran√ßais de Tananarive, j’ai eu l’opportunit√© de faire un stage de communication √† Mantasoa dans un √©tablissement qui s’appelait « L’Ermitage » ; un charmant H√ītel-restaurant situ√© en pleine nature au bord du lac Mantasoa.

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Voici le lien qui vous m√®nera √† L’H√ītel Ermitage :

H√ītel-restaurant L’Ermitage

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Mes professeurs de l’√©poque (Ann√©e 93/94) avaient organis√© ce stage en vue de nous faire progresser dans le domaine de la communication afin de nous ouvrir au monde du travail.

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Par un beau jour ensoleill√©, mes camarades et moi qui √©tions en classe de « BEP acc de premi√®re ann√©e » part√ģmes donc en bus, direction « Mantasoa ».

Inutile de vous dire que nous √©tions tous tr√®s excit√©s √† l’id√©e de rester 1 semaine dans cet endroit de r√™ve dont on nous avait racont√© monts et merveilles.

Certains de mes camarades connaissaient bien ce lieu et me racontaient que c’√©tait un endroit fort agr√©able et tr√®s reposant.

Quant √† moi, je connaissais quelque peu Mantasoa car mes parents, mon fr√®re et moi allions pratiquement tous les dimanches y d√©jeuner¬†dans la grande salle de restaurant du c√īt√© de la grande baie vitr√©e qui donnait sur le tr√®s beau jardin de l’√©tablissement et biens√Ľr sur le lac Mantasoa.

En effet, ma famille et moi adorions leur buffet à volonté qui était très bien achalandé en toutes sortes de mets diversifiés.

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Lorsque j’ai vu pour la premi√®re Mantasoa, j’√©tais litt√©ralement tomb√©e sous le charme de ce lieu que je trouvais bien agr√©able sans doute parce qu’il √©tait situ√© en pleine campagne et donc loin du vacarme assourdissant de la Capitale d’Antananarivo.

Et comme ma famille et moi habitions justement à Tananarive ; Mantasoa nous apparaissait tel un endroit de paradis loin de tous les bruits de la ville et des embouteillages perpétuels.

Si jamais vous ne connaissiez pas Mantasoa ; il faudra un beau jour que vous envisagiez de le visiter car c’est un lieu incontournable √† Madagascar.

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Pour en revenir √† la suite de mon histoire concernant mon stage de communication effectu√© √† Mantasoa ; je n’avais jamais encore eu l’occasion de s√©journer √† l’h√ītel « L’Ermitage ».

Et biens√Ľr c’√©tait pour moi le r√™ve de pouvoir y dormir avec mes camarade de classe ; accompagn√©s de nos deux ma√ģtres de stage qui √©taient :

  • Mr Boussard (Prof de Maths)
  • Mr Husson (Prof de Droit).

J’√©tais d√©j√† toute √©moustill√©e √† l’id√©e de pouvoir mieux d√©couvrir Mantasoa et ce durant 1 semaine.

Pour moi, c’√©tait un peu comme si c’√©tait des vacances (Mais chut ! les professeurs avaient organis√© ce stage pour nous faire travailler et non l’inverse).

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De Tananarive à Mantasoa :

Point de départ : Le lycée Français de Tananarive et direction Mantasoa.

Mes camarades et moi venions de nous installer bien confortablement √† l’int√©rieur du bus.
Et hop ! c’√©tait parti pour deux longues heures de route √† travers des lacets interminables de petites collines, √† vous donner quelque peu la naus√©e; surtout en ce qui me concernait.

En effet je suis sujette au mal des transports mais disons que le pire pour moi reste les voyages en avion.
Et donc, apr√®s deux longues heures de route ; nous arriv√Ęmes enfin √† bon port.

Nous √©tions chacun d’entre nous, tr√®s heureux d’√™tre dans cet endroit de r√™ve ; loin de la ville et surtout loin du Lyc√©e !

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Mes camarades et moi regagn√Ęmes¬†rapidement nos chambres afin de ranger nos affaires et de nous faire un brin de toilette.

Ensuite, nous visit√Ęmes l’int√©rieur de l’h√ītel-restaurant ainsi que les alentours du grand domaine de l’Ermitage.
Comme il se faisait tard, les professeurs nous propos√®rent d’aller nous coucher afin d’√™tre frais et dispos pour le lendemain ; ce que nous f√ģment rapidement car nous √©tions tous fatigu√©s de notre voyage.

Le lendemain fut magique pour moi ainsi que les jours suivants.

Le seul fait d’avoir s√©journ√©e dans cet h√ītel durant 1 semaine me m√©tamorphosa.

En effet, ce stage de communication fut une v√©ritable r√©v√©lation pour moi puisqu’il me permis de davantage m’ouvrir et surtout de me r√©v√©ler, vu que j’√©tais une personne assez timide √† l’√©poque.

L’exp√©rience humaine ; le fait de vivre en communaut√© avec mes camarades de classe ; tout cela m’apporta un grand bienfait.

De plus, pouvoir effectuer ce stage √† l’√©tranger et qui plus est dans mon pays natal fut incroyable et sensationnel pour moi !

D’ailleurs, jusqu’√† aujourd’hui, j’en garde un excellent souvenir que je n’oublierai jamais et qui restera √† jamais grav√© dans ma m√©moire.

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Jeu de piste dans le village de Mantasoa :

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Au cours de notre séjour, nos deux professeurs décidèrent de nous faire participer à un jeu de piste qui consistait à retrouver des balises qui se trouvaient dans le village de Mantasoa.

Comme nous étions 16 élèves, les professeurs nous séparèrent en deux groupes composés de 8 élèves.

Je faisais partie de l’√©quipe n¬į2 et le but du jeu √©tait de retrouver √† travers toute l’√©tendue du village de Mantasoa, √† l’aide d’une carte de la r√©gion chacune des balises mentionn√©es sur une feuille que nos professeurs nous avaient donn√©e.

Ensuite, nous devions r√©pertorier dans un calepin les balises trouv√©es et ramener celles qu’il fallait √† nos professeurs et biens√Ľr, le tout devait √™tre effectu√© dans un laps de temps limit√© si nous voulions remporter la victoire.

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Recherche des balises :

eucalyptus
Mantasoa est si vaste qu’on peut facilement s’y perdre si on ne conna√ģt pas tr√®s bien l’endroit.

Son village est entour√© de grandes √©tendues de for√™ts d’eucalyptus qui sentent agr√©ablement bon.

Je me souviens encore de cette odeur vivifiante.

Lorsque mes camarades et moi, nous retrouv√Ęmes dans le coeur du village de Mantasoa ; ce ne fut pas si √©vident que √ßa de se rep√©rer √† l’aide de la carte de la r√©gion et m√™me en √©tant muni d’une boussole que nos professeur nous avaient pr√™t√©e.

Parmi toutes les recherches que l’on devait effectuer, on devait trouver la maison de Jean Laborde ; le c√©l√®bre personnage historique qui avait cr√©√© le premier site industriel √† Madagascar.

Cliquez sur ce lien si vous souhaitez en savoir un peu plus sur Jean Laborde :

L’histoire de Jean Laborde

maison jean

maison-laborde1

Je me souviens que j’avais ador√© visiter les alentours de cette maison ; par contre mes camarades et moi n’avions pas pu visiter ses int√©rieurs car la personne qui d√©tenait la clef √©tait absente.

La recherche des balises fut pour nous, la plus difficile de toutes les √©preuves qu’on avait d√Ľ effectuer durant notre stage de communication mais ce fut aussi un sacr√© d√©fi que chacun d’entre nous avait su relever avec succ√®s !

Comme quoi ce sont dans les d√©fis qu’on se r√©v√®le le plus ; du moins pour ma part.

Ce fut donc une excellente exp√©rience humaine et j’en garderai toujours un tr√®s bon souvenir.

Ce jour-l√†, nous f√Ľmes film√©s par l’un de nos professeurs afin de garder un souvenir de nos recherches de balises √† travers le village de Mantasoa, qui √† n’en pas douter resterait √† jamais grav√© dans nos m√©moires !

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Le journal télévisé :

journal tv
De plus lors de ce stage, mes camarades et moi avions été filmés, chacun notre tour pour présenter le journal télévisé comme de véritables présentateurs de JT (journal télévisé).

Ce fut d’ailleurs pour moi une grande premi√®re que je tenais √† vous raconter !
Je me souviens encore de cette petite pi√®ce qui se trouvait √† l’int√©rieur de L’h√ītel et o√Ļ l’on devait y jouer le r√īle du pr√©sentateur de JT.

J’√©tais install√©e √† une table avec devant moi des feuillets que je venais de r√©diger avec l’aide de mes professeurs et que je devais le moins possible lire car je devais regarder la cam√©ra.

Il est vrai qu’au d√©but j’√©tais tr√®s intimid√©e face √† l’objectif (c’√©tait mon Professeur de Math qui me filmait : Mr Boussard) mais ensuite je finissais peu √† peu √† m’y adapter et m√™me √† avoir plus de confiance en moi.

J’essayai de regarder le plus possible la cam√©ra car il fallait √©viter de rester trop longtemps le nez plong√© dans les documents.

Et ce fut avec r√©ussite que je remplis¬†cette t√Ęche : En effet j’avais pratiquement tout le temps regard√© la cam√©ra.
Par contre la chose la moins évidente pour moi, fut de sourire constamment.

D’ailleurs, en revoyant les images lors de la s√©ance de diffusion de notre journal t√©l√©vis√© ; mes professeurs me firent remarquer que j’avais un petit sourire crisp√© ; sans doute d√Ľ √† mon √©motivit√© face √† la cam√©ra.

Mais ce qui me rendit tr√®s heureuse, f√Ľt lorsqu’ils m’annonc√®rent que je pouvais vraiment √™tre fi√®re de moi car j’avais su surmonter ma timidit√© et mon manque de confiance en moi.

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Le casting :

casting
A l’issue de ce stage, on avait aussi la possibilit√© de passer un casting si on le souhaitait pour pouvoir obtenir un r√īle dans le domaine du cin√©ma ou de la chanson.

Et devinez quoi ? J’avais choisi cette option car je voulais relever le d√©fi et surtout pouvoir me prouver √† moi-m√™me que je pouvais y arriver.
C’√©tait mon objectif principal ; faire montrer √† mes professeurs que je n’√©tais pas qu’une personne timide dans mon coin mais que je pouvais √™tre bien plus que √ßa : une jeune fille qui avait de la personnalit√©.

J’avais donc choisi de jouer le premier r√īle d’une jeune fille qui s’appelait Lisa et qui voulait r√©aliser son r√™ve : devenir une grande actrice de cin√©ma.

Et donc, mon professeur de Maths me remit un petit texte que je devais apprendre par coeur, la veille avant de passer mon audition.
Il me suggéra également de choisir une tenue appropriée qui me mettrai en valeur pour ce grand jour.

En ce qui concernait ce d√©tail vestimentaire, ce ne fut pas un probl√®me pour moi car ma douce Maman m’avait conseill√© d’emmener dans mon sac de voyage : ma jolie chemise bleue √† petites fleurs roses ainsi que mon pantalon en jean que j’aimais bien porter lorsque j’allais au lyc√©e.

Ce casting √©tait si important pour moi, que j’avais pris pas mal de temps √† jouer la fameuse sc√®ne que j’avais bien apprise par coeur, devant ma meilleure amie de l’√©poque.

Et lorsque j’√©tais toute seule, je continuais encore et encore √† la retravailler afin que je sois fin pr√™te pour le lendemain.

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Et le jour J arriva irrémédiablement !

Quelques √©l√®ves devaient passer avant moi alors ce fut en quelque sorte une v√©ritable torture d’attendre enfin mon tour.
Ce jour là, les professeurs qui nous suivaient avaient pour mission de nous analyser dans les moindres détails ; ce qui accentua un peu plus ma peur.

Et de plus, pour cette grande occasion, la Directrice de casting d’une grande agence locale s’√©tait d√©plac√©e en personne afin de nous √©valuer et de nous donner ses appr√©ciations concernant nos interpr√©tations et nos performances.

Et bien évidemment, les élèves qui avaient choisi de passer ce casting devraient également être filmés comme pour le journal télévisé.

Lorsque vint enfin mon tour, j’entrais en sc√®ne en adoptant une attitude neutre car je voulais para√ģtre le plus naturel possible.
Mon coeur battait la chamade mais j’√©tais tr√®s concentr√©e et chose incroyable je n’avais plus peur ; j’√©tais totalement dans la peau de mon personnage : Lisa.

Lorsque la Directrice de casting me demanda pourquoi je voulais absolument avoir le premier r√īle, je lui r√©pondis tout simplement que j’aimais le personnage de Lisa car c’√©tait une r√™veuse comme moi qui √©tait certes timide mais qui avait du talent pour jouer n’importe quel personnage que ce soit dans la tristesse ou la joie et que j’en √©tais capable car j’avais pris des cours d’art dramatique durant deux ann√©es.

Biens√Ľr j’avais totalement invent√© cette histoire de cours dramatique mais le simple fait de l’avoir mentionn√© me donna l’avantage par rapport √† certains de mes camarades qui n’avaient pas pens√© √† cette id√©e lors de leur passage en sc√®ne.

Ce jour l√†, je ne sais pas pourquoi mais je m’√©tais sentie pousser des ailes dans le dos tellement je m’√©tais donn√©e √† fond car je voulais absolument d√©crocher le r√īle de Lisa.

Lorsque le casting fut termin√©, les professeurs et la Directrice de casting se¬†r√©unirent dans une autre salle afin de d√©battre pour savoir quel √©l√®ve obtiendrait le premier r√īle de Lisa.

Une fois apr√®s avoir √©lu l’√©l√®ve qui jouerait le r√īle de Lisa ; il revinrent dans la grande salle de conf√©rence, dans laquelle, mes camarades et moi avions pass√© le casting.

Lorsque mon professeur de Droit commen√ßa √† marquer √† la craie blanche les premi√®res lettres de mon pr√©nom « C√© » sur le grand tableau noir ; je croyais r√™ver ! mais non, c’√©tait bel et bien vrai !

Oui c’√©tait bien moi qui avait obtenu le fameux r√īle !

Je n’en cru pas mes yeux ! et sous le coup de l’√©motion j’en versais quelques larmes surtout au moment o√Ļ tous mes camarades et professeurs¬†m’applaudirent¬†√† l’unisson.

Et pour me r√©compenser d’√™tre sortie enfin de ma coquille, mes professeurs m’offrirent un pin’s repr√©sentant l’embl√™me des Rolling stones : la fameuse langue qui sort d’une bouche.

rolling stones pins
Car pour la premi√®re fois j’avais d√©montr√© √† tout le monde de quoi je pouvais √™tre capable !

Et pour f√™ter la finalit√© de ces √©preuves,¬†nos professeurs nous firent la surprise de faire une petite excursion en bateau sur le lac Mantasoa pour aller visiter la ferme du g√©rant de l’h√ītel qui √©tait situ√©e sur un √ģlot voisin.

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Visite d’une ferme :

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Mes camarades et moi étions ravis et heureux de faire du bateau.

Le soleil √©tait au rendez-vous et nous √©tions tous en osmose avec la nature : c’√©tait tellement magnifique de voir toutes ces maisons en bois qui bordaient le lac.

Et lorsque nous visit√Ęmes la ferme du g√©rant de L’H√ītel L’Ermitage ; ce fut un pur plaisir des yeux.
Il y avait un √©levage de porcs et de volailles dont le g√©rant √©tait fier de nous montrer car il nous expliquait qu’il faisait lui-m√™me sa propre fabrication de charcuterie tels que : salamis, saucissons, saucisses, ect…

Il avait √©galement des cultures de toutes sortes de l√©gumes qu’il utilisait pour confectionner tous ses plats qu’il cuisinait car il √©tait le chef cuisinier du restaurant l’Ermitage.

Nous v√ģmes aussi deux magnifiques chevaux en libert√© qui couraient ensemble, crini√®res au vent.

Cela se ressentait que tous les animaux qui vivaient ici étaient bien traités car ils étaient en bonne santé et heureux.
Jamais je n’oublierai cette visite de cette paisible ferme. Ce fut une bien magnifique journ√©e !

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Pour terminer mon histoire, je tenais à remercier tous mes professeurs.

Oui, merci d’avoir eu l’id√©e d’organiser ce stage de communication et qui plus est dans un merveilleux cadre tel que Mantasoa.

Ce stage me fut tr√®s b√©n√©fique et j’en garde jusqu’√† aujourd’hui une tr√®s bonne exp√©rience.

Ce souvenir est immortalis√© sous forme de K7 vid√©o que je garde bien pr√©cieusement et ce depuis des ann√©es et d’ailleurs je ne tarderai pas le convertir en DVD afin de le faire montrer plus tard aux personnes qui me sont ch√®res…

 

Le papillon de la vie

Chrysiridia ripheus 1

Dans l’all√©e d’un jardin d’√©den,
Une roseraie m’√©merveille,
Si belle, si odorante,
Aux couleurs chatoyantes.

Un univers floral merveilleux,
O√Ļ j’aime m’y noyer les yeux.

Belle aquarelle aux tons pastels,
Doux papillon vagabondant,
Conscient de sa métamorphose,
Et qui ose,
Défier le temps et ses tourments,
Dans le sillage hasardeux du vent.

Petit insouciant, virevoltant,
Dans ce royaume de fleurs et de fées,
Jonch√© de p√©tales de roses et d’orchid√©es,
Tu es avide de liberté,
Et tu te moques de toutes ces épines acérées.

Tu ressembles √† cette envol√©e d’hirondelles,
Quittant leurs nids, vers l’infini,
O√Ļ seule, la nature serait Reine.
Et toi, Roi de la vie !

Je suis guidée par le battement de tes ailes,
Douce magie éternelle,
Sans contraintes ni querelles,
O√Ļ tous les r√™ves sont exauc√©s,
Comme dans les contes de fées.

O doux papillon de la vie !
Petit Prince insolent,
Comme je t’envie !
Tu suis ton chemin,
Sans tracas ni tourments,
Sans peur ni noirceur,
Tu suis tout simplement ton coeur.

Semblable au lever du jour,
Aur√©ol√© d’amour,
Tu joues avec le temps,
Avec plaisir et délectation,
telle une rose des vents.

Urania_ripheus
Poème écrit et inventé par : Cécile