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22 Mai ♄♄♄

22 Mai, date que je n’oublierai jamais


Date qui m’émeut toujours autant lorsque je repense Ă  toi, Papa


Date de ta naissance, de ton entrée dans ce monde


Date que je souhaitais mettre en lumiĂšre aujourd’hui, ce Mercredi 22 Mai 2019 si ensoleillĂ© dans le Sud de la France


Ce soleil que tu aimais tant


D’ailleurs, lorsque tu nous as quittĂ©s en Novembre 2017, il y avait un grand soleil radieux le jour de ton enterrement
 Certes, il faisait trĂšs froid mais le soleil Ă©tait là


Tu avais alors rejoins l’immensitĂ© du ciel bleu azur un Mercredi matin tout comme celui d’aujourd’hui du mois de Mai de ton anniversaire


Un mercredi alors si triste et douloureux


Un mercredi qui me fit aussi prendre conscience à quel point je t’aimais


Non pas que je l’ignorais


Mais parfois on sous-estime ses sentiments


On ne se rend pas compte des années qui passent, qui elles, justement, nous rapprocheront pourtant un peu plus et irrémédiablement de la Mort


On ne fait pas suffisamment attention et un jour le moment fatidique que l’on repousse constamment de notre esprit finit par arriver


Cela fait hĂ©las parti de la vie, c’est vrai, mais c’est une chose que j’ai toujours autant de mal Ă  accepter


Je t’aimais tant mais je ne m’en rendais pas compte
 Pas compte Ă  quel point mon amour pour toi Ă©tait immense


Aujourd’hui, je sais


Et il y a tant de choses que j’aurais voulu encore te dire oĂč partager avec toi

On ne dit jamais assez « Je t’aime » aux personnes que l’on aime


Pas suffisamment en tous les cas et surtout de leurs vivants
 Sans doute par pudeur


Mais là encore, c’est une erreur de penser ainsi


Aujourd’hui, je t’écris et je revois tant de souvenirs de toi


De si beaux et merveilleux souvenirs


Alors voici ces quelques mots que je voulais te dĂ©dier car je t’aime fort et que je ne peux t’oublier


Ta Naissance :

Né un 22 Mai 1935 à Caudéran en Gironde à 02H00 du matin, ton signe astrologique est bien donc celui du Gémeaux.

En tant que signe d’air (tout comme moi), tu Ă©tais toujours reliĂ© Ă  tout ce qui concernait l’esprit.

Mercure, ta planĂšte te permettait de voler avec aisance d’une situation Ă  l’autre, d’un lieu Ă  l’autre avec une certaine facilitĂ©.

C’est pourquoi ton signe « GĂ©meaux » reprĂ©sentĂ© par des jumeaux identiques est Ă©galement symbolisĂ© par cette icĂŽne ci-aprĂšs qui ressemble fortement Ă  s’y mĂ©prendre en regardant de loin Ă  une paire d’ailes (en tous les cas cette icĂŽne lĂ  dont j’avoue particuliĂšrement aimer parmi toutes celles qui existent).

 

Ainsi, tu avais donc la facultĂ© de t’adapter Ă  n’importe quelle situation et ce malgrĂ© certains obstacles rencontrĂ©s dans ta vie


Tes ailes de GĂ©meaux te rendaient alors agile, libre et lĂ©ger comme peut l’ĂȘtre un oiseau


Tu dĂ©gageais une telle jeunesse Ă©ternelle, un charme adolescent, un sourire en coin, une lueur dans le regard pouvant sĂ©duire n’importe qui Ă  ton passage…

Ta curiositĂ©, ton intelligence, deux atouts majeurs de ta personnalitĂ© ne cessaient de t’enrichir et de te faire continuellement Ă©voluer


Tu avais toujours soif de connaissances, de nouvelles expĂ©riences car tu t’intĂ©ressais au monde qui t’entoure


Ne surtout pas restĂ© figĂ© sur certains soucis du passĂ© mais au contraire avancer ; tels Ă©taient tes maĂźtres mots car c’était ainsi que tu fonctionnais


Tu n’étais pas un homme Ă  te laisser abattre


Et si parfois la nostalgie te gagnait, c’était tout simplement parce que tu aimais ton passĂ© d’expatriation Ă  l’étranger


Et puis c’est humain d’ĂȘtre nostalgique, cela fait parti de la vie


Et toi, tu aimais tant la vie


VoilĂ  toutes les facettes qui caractĂ©risaient tant l’homme que tu Ă©tais


Sociable, gĂ©nĂ©reux, aimant beaucoup l’humour, tu Ă©tais un vĂ©ritable boute-en-train


Ah ! Tu avais une si belle personnalité ! Et je ne dis pas cela parce que je suis ta fille


Pour moi, tu Ă©tais un pĂšre exceptionnel, si sensible, si protecteur, si bon


Il est certain qu’en Ă©crivant tout cela sur toi et surtout en employant chaque verbe Ă  l’imparfait, je ne peux m’empĂȘcher d’avoir les larmes aux yeux mais c’est ainsi et je n’y peux rien


Tu me manques tant Papa


On dit que le temps guérit peu à peu les chagrins endurés mais me concernant je dirais que non


Tu es parti il y a dĂ©jĂ  1 an et 6 mois mais je ne m’en remets toujours pas


C’est pourquoi je tenais Ă  t’écrire ce petit texte, rien que pour toi


Mais avant d’en dire encore davantage sur tout ce que tu Ă©tais, je voudrais tout d’abord faire un petit retour en arriĂšre


****

Un retour sur ton passé :

Dans les annĂ©es 50, ta mĂšre qui travaillait alors pour l’ambassade du Mexique avait Ă  cette Ă©poque-lĂ  pas mal d’ambition pour toi lorsque tu Ă©tais encore Ă©tudiant dans ton Ă©cole de commerce Ă  Marseille.

Elle souhaitait fortement que tu deviennes Avocat oĂč encore Journaliste. Mais ce qu’elle ignorait Ă©tait que ta destinĂ©e ne se profilerait point dans ces secteurs du travail mais plutĂŽt vers une autre filiĂšre


Une filiÚre qui te réserverait alors de bien belles surprises et opportunités


Une filiĂšre, certes au dĂ©part des plus classique puisqu’il s’agissait du domaine de la ComptabilitĂ© mais qui deviendrait au fil du temps et trĂšs nettement beaucoup plus enrichissante et stimulante


Toi-mĂȘme, tu ne pouvais alors pas encore t’en douter mais la voie que tu Ă©tais en train d’emprunter te mĂšnerait vers plusieurs et belles contrĂ©es


Elle te conduirait Ă  bord d’un Boeing pour aller vers ton premier pays africain : Madagascar Ă  Antananarivo puis en direction de Namakia, un village situĂ© en pleine brousse non loin de la mer mais pas non plus coupĂ© du monde oĂč encore totalement en vase clos comme on pourrait le penser
 Loin de là


Un endroit trÚs plaisant, un véritable lieu de Cocagne comme tu aimais à le dire à quiconque lorsque tu racontais ta vie passée là-bas


Un lieu inoubliable oĂč se trouvait alors la sociĂ©tĂ© sucriĂšre « Siramamy » (signifiant « Sucre » en langue Malgache) dans laquelle tu travaillais en tant que Chef-Comptable.

Une sociĂ©tĂ© qui marquerait alors Ă  jamais ta carriĂšre professionnelle et qui te propulserait quelques annĂ©es aprĂšs vers d’autres pays africains : CĂŽtĂ© d’Ivoire Ă  Abidjan, GuinĂ©e Ă  Conakry, Tchad Ă  N’Djamena puis Ă  nouveau un retour Ă  Madagascar Ă  Antananarivo dans les annĂ©es 92. Et bien-sĂ»r toujours accompagnĂ© de ta petite famille (Maman, Olivier et moi) !

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Et donc, pour en revenir au souhait de ta Maman qui voulait que tu deviennes avocat oĂč encore Journaliste lorsque tu Ă©tais jeune, on peut dire aujourd’hui avec du recul, que tu n’aurais vraiment rien eu Ă  envier Ă  ces deux mĂ©tiers. Bien au contraire, puisque ton goĂ»t de l’aventure, de l’exploration, des voyages, de l’évasion furent pleinement exaucĂ©s et accomplis de bout en bout


Et ce que tu ne savais pas non plus encore, c’est que tu aurais connu aussi le grand amour à Madagascar


L’amour de ta vie, celle qui serait alors devenue ta femme ainsi que la mùre de tes enfants


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Oui, la terre si rouge de Madagascar que tu avais alors foulĂ© du pied pour la toute premiĂšre fois Ă  l’ñge de 33 ans un certain 26 FĂ©vrier 1968 t’avait donc rĂ©ellement portĂ©e chance


Elle t’avait permis de rencontrer Maman, de vous aimer puis de vous unir quelques annĂ©es aprĂšs en 1972 Ă  Majunga Ă  la mĂȘme date que celle de ton arrivĂ©e Ă  Madagascar


DĂ©cidĂ©ment, le 26 FĂ©vrier Ă©tait Ă  n’en pas douter une date porte-bonheur symbolique !

Quelle magnifique histoire d’amour ! N’est-ce pas ?

Maintenant, Papa, je te propose d’aller encore plus loin dans ton passé 

Parlons à présent un peu de ton enfance.

Une enfance que tu aimais bien nous raconter de temps en temps et que je souhaiterais retranscrire ici, dans cet article


Nous étions alors dans les années 40 et tu séjournais dans la maison de tes grands-parents maternels située à Chalon-sur-SaÎne.

Un jour de sortie, dans les rues du centre-ville, ta grand-mĂšre et toi Ă©tiez tombĂ©s sur un soldat Allemand. Et en te voyant, sans doute par rapport Ă  ton adorable petite bouille de garçonnet ĂągĂ© de 5 ans, le soldat avait souhaitĂ© t’offrir des bonbons. Ta Grand-mĂšre accepta sans rechigner qu’il te les donna afin de ne pas le contrarier oĂč tout simplement juste par crainte vu le contexte de l’époque
 Quoi qu’il en soit, et comme n’importe quel enfant insouciant de ton Ăąge, tu Ă©tais bien content de sucer tes bonbons


Une autre fois encore, toujours lors d’une promenade dans les rues de Chalon-sur-SaĂŽne, c’était alors durant la pĂ©riode de la libĂ©ration de la France, tu avais donc 9 ans ; vous Ă©tiez tombĂ©s Ă  nouveau ta Grand-mĂšre et toi sur un soldat mais cette fois-ci un G.I (soldat AmĂ©ricain) qui t’offrit spontanĂ©ment des chewing-gum comme ils aimaient bien le faire Ă  cette Ă©poque-lĂ  avec tous les Français


Une confiserie que tu dĂ©couvrais alors avec dĂ©lectation et pour la toute premiĂšre fois de ta vie d’enfant.
Une confiserie dont le goĂ»t mentholĂ©/sucrĂ© ainsi que leur fameuse texture en gomme destinĂ©e Ă  ĂȘtre mĂąchĂ©e et non avalĂ©e firent sans aucun doute ton Ă©merveillement vu qu’il n’existait point ce genre de sucrerie en France.

Ce fut d’ailleurs Ă  ce moment-lĂ  que tu appris que le Cheming-gum avait Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en AmĂ©rique et que les G.I en avaient ramenĂ©s plein de lĂ -bas dans leurs bardas lors de leur dĂ©barquement en Normandie, le 06 Juin 1944 pour libĂ©rer et sauver la France.

Et pour continuer la petite histoire du chewing-gum, l’un de ces G.I, Courtland E. Parfet dĂ©cida un jour de revenir en France en 1952 pour y lancer la marque « Hollywood », un chewing-gum Ă  la chlorophylle entiĂšrement alors fabriquĂ© en France et qui plus est dans la premiĂšre usine qui venait de s’installer Ă  Montreuil.

Et voilà comment le fameux Cheming-gum (bubble gum) finit par se populariser en France à la fin de la deuxiùme guerre mondiale et qu’il devint de plus en plus à la mode


IntĂ©ressant, n’est-ce pas ? Je parle de ton enfance et j’en apprends des choses car j’ignorais que la marque « Hollywood » avait Ă©tĂ© entiĂšrement fabriquĂ©e en France… Comme quoi !

Alors Papa, que dirais-tu de parler encore d’une autre anecdote ? Maintenant que je suis sur ma lancĂ©e, je ne vais pas m’arrĂȘter en si bon chemin
 C’est parti !

Ton Grand-pĂšre maternel que tu apprĂ©ciais vraiment beaucoup, Pharmacien de profession tenait sa propre officine dans le centre-ville de Chalon-sur-SaĂŽne et lorsque tu Ă©tais en vacances scolaires et que tu venais sĂ©journer chez tes grands-parents, tu ne manquer jamais de te retrouver avec lui dans sa pharmacie et d’observer avec grand intĂ©rĂȘt tout ce qu’il accomplissait et surtout la maniĂšre dont il prĂ©parait les mĂ©dicaments de sa clientĂšle. Tu trouvais cela particuliĂšrement fascinant et passionnant qu’il puisse par de savants mĂ©langes et dosages bien pesĂ©s, fabriquer sous tes yeux Ă©bahis des mĂ©dicaments qui par la suite, permettraient de soigner et de guĂ©rir les patients venant alors les rĂ©cupĂ©rer.

D’ailleurs, Ă  force de venir sur le lieu de travail de ton Grand-pĂšre, tu finissais mĂȘme par apprĂ©cier l’odeur de tous ces mĂ©dicaments


Si certaines personnes n’aiment pas trop ce genre d’odeur, toi, par contre tu ne trouvais pas cela si dĂ©sagrĂ©able que ça


En fait, tu commençais Ă  aimer tout ce qui Ă©tait en relation avec la mĂ©decine et mĂȘme que la vue du sang ne te faisait point peur


Quelques annĂ©es aprĂšs, lorsque tu fis ton service militaire obligatoire et qu’on t’affecta au poste d’infirmier, tes supĂ©rieurs disaient de toi que tu savais mieux que personne administrer les piqĂ»res aprĂšs ton apprentissage en la matiĂšre bien-sĂ»r. C’était devenu pour toi ta grande spĂ©cialitĂ© d’insĂ©rer une aiguille dans la veine d’un avant-bras oĂč encore dans le muscle d’une fesse. Et donc, le maniement de la seringue n’avait plus aucun secret pour toi !

Tout cela pour dire, que le domaine de la mĂ©decine t’attirait mais pas non plus pour en faire ton mĂ©tier.

Certes, pas mĂ©decin mais tu veillais toujours Ă  avoir avec toi toutes sortes de mĂ©dicaments Ă  portĂ©e de main, au cas oĂč, sait-on jamais ?

Et puis ne dit-on pas qu’il vaut mieux prĂ©venir que guĂ©rir ? Et donc, toi, tu Ă©tais toujours bien muni, peut-ĂȘtre un peu trop d’ailleurs et c’est sans doute pour cela que Maman disait toujours de toi en te taquinant que tu Ă©tais une vĂ©ritable armoire Ă  pharmacie Ă  toi tout seul ! Ce qui Ă©tait la stricte vĂ©ritĂ© !

Un petit mal de tĂȘte ? Demande Ă  Papa, c’est certain qu’il aura de l’aspirine sur lui


Et il s’avĂ©rait que c’était toujours le cas et ce durant des annĂ©es et des annĂ©es


Un petit bobo ? Des crampes d’estomac ? Un mal au cƓur ? Papa aura trĂšs certainement de quoi te soigner, c’est sĂ»r


Quand j’y repense Ă  tous ces instants-lĂ , cela me fait sourire et me rappelle ĂŽ combien c’était le bon temps


Ah ! Tu étais vraiment un sacré Papa !

Et maintenant mon Papounet, que dirais-tu si nous parlions un peu de tes goĂ»ts, de tes passions, de ce que tu aimais oĂč encore dĂ©testais ? Tu es partant ? Alors on y va


Épicurien dans l’ñme, tu ne pouvais cĂ©der Ă  la tentation de dĂ©guster une belle entrecĂŽte de bƓuf saignante accompagnĂ©e de ses pommes de terre sautĂ©es et bien-sĂ»r le tout relevĂ© d’un soupçon de moutarde et si possible Ă  l’ancienne


Tu Ă©tais un tantinet Carnivore et si on t’aurait demandĂ© de ne plus manger de viande rouge, de devenir pour ainsi dire VĂ©gĂ©tarien, tu aurais alors Ă©tĂ© bien malheureux


La nourriture Ă©tait trĂšs importante pour toi voire essentielle pour pouvoir te sentir bien
 Elle contribuait Ă  ton bonheur


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Voici d’ailleurs une petite liste de ce que tu aimais particuliùrement savourer :

Les huütres, les crevettes, le saumon, les moules-frites, le foie gras, l’andouillette, l’omelette aux champignons, le saucisson à l’ail, les spaghettis à la bolognaise, les lasagnes, la moussaka, le gratin dauphinois, le melon bien frais, les fraises à la chantilly, les truffes, le chocolat noir et bien d’autres mets encore


Tu mangeais un peu de tout à part les abats ainsi que toutes les catégories de fromages que tu fuyais comme la peste !

Et rien que d’y penser, cela me fait à nouveau sourire


C’est vrai que tu Ă©tais vraiment fĂąchĂ© avec le fromage.

Je me souviens encore des Saints Sylvestres passĂ©s ensemble en famille dans des restaurants dansants et prĂ©cisĂ©ment au fameux moment oĂč le serveur ne tarderait plus Ă  nous apporter nos assiettes remplies de diffĂ©rentes variĂ©tĂ©s de portions de fromages. Et c’est lĂ  que je faisais exprĂšs de te taquiner en te disant :

« Papa ! Tu vas adorer la suite du menu de fĂȘte ! »

« Ah oui ? Qu’est-ce que c’est ? » me disais-tu alors intriguĂ© sans savoir que je te faisais une blague.

« C’est du fromage Papounet ! Tu sais, ce que tu adores le plus ! »

Tu faisais alors directement la grimace en signe de dégoût puis pour te venger tu nous disais :

« Mais comment faites-vous pour manger ça ? L’odeur est franchement dĂ©sagrĂ©able !  »

Et nous, on renchérissait de plus belle :

« Tu es sûr que tu ne veux vraiment pas y goûter ? »

« Ah non alors ! Jamais d’la vie ! »

« Tu ne sais pas ce que tu perds ! » lui disions-nous alors en riant.

« Je ne perds rien du tout ! Allez ! Terminez plutÎt vos fromages qui sentent mauvais ! »

« Tu exagĂšres Papa ! Ça ne sent pas si mauvais que ça » disais-je alors en Ă©clatant de rire.

« Oh que si ! D’ailleurs, ça commence dĂ©jĂ  Ă  m’Ă©coeurer
 Pour vous dire ! »

DĂ©cidĂ©ment, le fromage et toi, c’était tout bonnement impossible !

Ah ! comme j’aimerais encore t’entendre me dire que tu dĂ©testais le fromage
 Cela m’amusait tellement


Certes, définitivement fùché avec le fromage mais friand des bonnes tartes aux pommes de Maman, de son onctueuse mousse au chocolat ainsi que de son fameux flan maison


Sans oublier la « ForĂȘt noire » que tu adorais dĂ©guster Ă  chacun de tes anniversaires


Et puis il y avait aussi les bonnes madeleines dorĂ©es Ă  souhait, les croissants Ă  la confiture d’abricots oĂč encore les gaufres sucrĂ©s qui te procuraient toujours autant de plaisir en les accompagnant d’un grand verre de lait bien chaud


C’est que tu Ă©tais trĂšs gourmand


Mais qui a dit déjà que la gourmandise était un vilain défaut ? Pas toi, en tous les cas


On sait maintenant tes goĂ»ts gustatifs mais qu’en est-il de tes passions ? Il serait temps d’en parler


Lorsque tu Ă©tais enfant, tu aimais beaucoup aller au cinĂ©ma… C’était un moment agrĂ©able qui te plaisait Ă©normĂ©ment ! Pouvoir visionner des films sur grand Ă©cran Ă©tait quelque-chose de magique pour toi. Si bien, que tu aurais bien voulu que le film ne s’arrĂȘta jamais
 En fait, Ă©tant dĂ©jĂ  un enfant trĂšs sensible, tu souhaitais tout simplement que la magie du film continua encore et encore d’opĂ©rer tout en illuminant  indĂ©finiment l’intĂ©rieur de la vaste salle obscure


Étrange oĂč pas, j’Ă©tais exactement comme toi enfant et mĂȘme durant la pĂ©riode de mon adolescence
 Pour dire ! Tel pĂšre, telle fille !

Et donc, les annĂ©es passants, tu aimais toujours autant aller au cinĂ©ma mais avec l’arrivĂ©e des K7 vidĂ©os puis enfin des DVD, tu prĂ©fĂ©rais largement regarder les films via ton tĂ©lĂ©viseur.

Tu apprĂ©ciais beaucoup les films qui te faisaient rire tels que : 4 mariages et 1 enterrement, Pour le pire et le meilleur, Le dĂźner de cons, Les Visiteurs 1 et 2 mais certainement pas le 3 que tu trouvais ratĂ©, Le grand blond avec une chaussure noire, La chĂšvre, Rain Man, Mme Doubtfire oĂč encore Forrest Gump avec sa fameuse rĂ©plique que tu aimais bien et moi aussi d’ailleurs :

« La vie, c’est comme une boĂźte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber »

L’humour Ă©tait trĂšs important pour toi
 D’ailleurs, sans cela, je pense que la vie t’aurait paru un peu fade


Une fois, je me souviens t’avoir demandĂ© quel genre de film tu aurais souhaitĂ© emmenĂ© avec toi si jamais tu devais te retrouver seul sur une Ăźle dĂ©serte. Et tu m’avais alors rĂ©pondu sans la moindre hĂ©sitation :

« Un film rigolo, ça c’est certain vu la situation dĂ©sespĂ©rĂ©e »

Et je t’avais ensuite demandĂ© :

« Mais quel film exactement ? »

« Le dßner de cons ! Il est tellement marrant ce film ! Au moins, je me sentirais moins triste dans ta fameuse ßle déserte ! »

Et je ne pouvais qu’abonder dans ton sens


Sacré Papa !

Non seulement tu aimais bien regarder des comĂ©dies mais tu aimais bien aussi pratiquer l’humour de temps Ă  autres en nous lançant toutes sortes de blagues et vannes pour ton plus grand plaisir…

Il faut dire aussi que tu avais pas mal de K7 audio humoristiques de Raymond Devos, de Fernand Reynaud oĂč encore de Guy Bedos que tu avais prĂ©cieusement conservĂ© depuis des annĂ©es et des annĂ©es et que tu aimais bien Ă©couter durant tes moments de loisirs et ce, sans jamais en ĂȘtre lassé 

Voici d’ailleurs les sketchs que tu prĂ©fĂ©rais sans doute le plus :

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Nous savons Ă  prĂ©sent que tu adorais l’humour mais pas que puisque tu aimais aussi Ă©couter de la musique. Cela pouvait aller de la musique classique, aux chansons de Georges Moustaki que tu apprĂ©ciais particuliĂšrement oĂč encore des musiques des Ăźles que tu avais appris Ă  aimer grĂące Ă  Maman et dont tu n’hĂ©sitais pas Ă  venir te trĂ©mousser sur la piste de danse avec elle en les Ă©coutant


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Car oui, tu Ă©tais un excellent danseur qui savait autant bien danser le Tango, la Valse que le Rock, le Cha-cha oĂč encore le Sega. Tous les pas de chacune de ces danses n’avaient aucun secret pour toi


Ce fut d’ailleurs toi qui initia Maman (à Madagascar) en lui apprenant quelques bases essentielles de la danse qui lui permirent ainsi à son tour de devenir tout comme toi une excellente danseuse.

Non seulement tu avais trouvé la femme de ta vie mais tu avais à présent la meilleure partenaire de danse qui soit !

Et quel beau couple vous Ă©tiez lorsque vous vous mettiez Ă  danser ensemble sur la piste de danse


À chaque fois, vous faisiez sensation


Ah ! C’était vraiment de merveilleux souvenirs que ces instants-lĂ  et ils resteront Ă  jamais gravĂ©s dans ma mĂ©moire


Mon petit Papounet, voilà que nous arrivons déjà presque à la fin de mon article


Et je sais que tu aimerais que cela continue encore et encore et moi aussi d’ailleurs


Tu me manques tellement…

Tu Ă©tais vraiment un Papa en or
 Un Papa si protecteur


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Sache que tu resteras pour toujours dans mon cƓur


Sache que le temps Ă©coulĂ© ne pourra t’effacer,

Sache que tu me manqueras toujours Ă©ternellement…

Sache que tous ces instants passés avec toi resteront


Oui, ils resteront infiniment gravĂ©s dans mon esprit…

Car je t’aime immensĂ©ment Papa ChĂ©ri ♄♄♄.

Ta fille, CĂ©cile.

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Un jour extraordinaire â˜„

Je me rappelle encore d’un souvenir trĂšs intense passĂ© Ă  Madagascar, dans la Capitale d’Antananarivo…

J’avais 16 ans et j’Ă©tais en classe de 3iĂšme.

Nous Ă©tions dans les annĂ©es 92 et notre professeure Principal de l’Ă©poque avait eu l’idĂ©e d’organiser une sortie d’Ă©lĂšves…

C’Ă©tait un jour de semaine et plus prĂ©cisĂ©ment un matin aux alentours de 9H30.

Un matin tout Ă  fait ordinaire mais qui allait se transformer en un jour extraordinaire…

D’ailleurs, je m’en souviens encore comme si c’Ă©tait hier….

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Voici mon histoire :

Mes camarades et moi Ă©tions en train d’attendre l’arrivĂ©e du bus dans la vaste cour du LycĂ©e Français de Tananarive (l’ancien lycĂ©e : Le MonastĂšre).

Nous Ă©tions accompagnĂ©s de notre professeure principal de Français (Je me souviens encore de son nom de famille : elle s’appelait Mme Origlio) et nous discutions avec elle de la fameuse sortie culturelle pendant que tous les autres Ă©lĂšves du LycĂ©e avaient dĂ©jĂ  tous rejoint leurs classes d’Ă©tudes…

À cet instant lĂ , le lycĂ©e semblait dĂ©sertique et Ă©tait devenu totalement silencieux mis Ă  part nos petits bavardages entre nous et notre professeure.

Je me disais mĂȘme qu’il Ă©tait redevenu ce qu’il Ă©tait autrefois : c’est Ă  dire, un MonastĂšre. Un monastĂšre paisible oĂč le silence Ă©tait roi…

Oui, cela faisait du bien de ne plus entendre le brouhaha perpétuel de tous ces élÚves.

On aurait mĂȘme dit que le temps s’Ă©tait figĂ© comme s’il n’y avait plus personne sur cette Terre…

Je n’exagĂšre pas le moins du monde en vous disant cela et pour tout vous dire, je savourais pleinement ce moment avec un immense plaisir.

Je regardais les alentours tout en discutant avec une amie de l’Ă©poque et nous nous disions, toutes les deux, que nous avions vraiment beaucoup de chance de pouvoir faire cette sortie (escapade) alors que tous les autres Ă©lĂšves du lycĂ©e Ă©taient en train d’Ă©tudier Ă  l’intĂ©rieur de piĂšces confinĂ©es, par cette si belle matinĂ©e chaude et ensoleillĂ©e…

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Au bout de quelques minutes, le silence de plomb fut interrompu par l’arrivĂ©e de notre bus qui venait tout juste de s’engager dans la cour du lycĂ©e.

Il roulait dans notre direction tout en faisant pas mal de bruits Ă  cause des petits graviers que ses grandes roues projetaient de part et d’autres sur son passage.

Il Ă©tait en train de contourner la vaste cour puis fini par effectuer une marche arriĂšre afin de se placer directement devant la route principale d’oĂč il venait d’arriver.

La manƓuvre terminĂ©e, le chauffeur laissa tourner son moteur puis nous fit signe de nous rapprocher afin de monter Ă  l’intĂ©rieur de son bus.

Ce que nous fĂźmes rapidement.

Une fois Ă  l’intĂ©rieur, il vĂ©rifia que nous Ă©tions tous bien installĂ©s Ă  l’arriĂšre et nous demanda si nous voulions Ă©couter un peu de musique.

Ayant eu l’approbation de notre Professeure, mes camarades et moi lui rĂ©pondĂźmes tous en chƓur que oui !

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Petite parenthĂšse avant de continuer mon histoire :

Madame Origlio avait la rĂ©putation d’ĂȘtre une excellente professeure qui savait hisser ses Ă©lĂšves vers le haut.

Elle Ă©tait ouverte d’esprit mais trĂšs stricte lorsqu’elle enseignait son cour de français et ne supportait pas les bavardages intempestifs dans sa classe.

Mais dans certaines occasions comme celle d’aujourd’hui par exemple, elle savait ĂȘtre souple et trĂšs gĂ©nĂ©reuse.

J’adorais Ă©tudier le français avec elle et je dois bien avouer que j’Ă©tais trĂšs douĂ©e en la matiĂšre (disons que ça aide beaucoup).

D’ailleurs, Ă  maintes reprises, elle en faisait souvent la remarque lorsque j’obtenais d’excellentes notes, suite aux multiples rĂ©dactions qu’elle nous imposait et dont les diffĂ©rents sujets avaient souvent le don (fort heureusement) de toujours m’inspirer.

Et pour donner l’exemple aux autres Ă©lĂšves, elle ne pouvait s’empĂȘcher de lire Ă  haute voix le texte de ma copie (avant de me la rendre) ; ce qui avait tendance Ă  m’intimider et Ă  vouloir me cacher mille pieds sous terre.

Je me souviens aussi des fins de trimestre avec ses fameux bilans qu’elle n’oubliait jamais de nous exposer en commençant toujours et inĂ©vitablement son discours par le mien et ce bien Ă©videment devant tous mes camarades de classe (chose qui me mettait indĂ©niablement trĂšs mal Ă  l’aise) :

« CĂ©cile ! Vous ĂȘtes une fois de plus la premiĂšre de votre classe dans ma matiĂšre ! FĂ©licitations ! »

DĂšs lors oĂč elle prononçait ces paroles, mon visage devenait soudainement rouge pivoine tellement j’Ă©tais embarrassĂ©e vis Ă  vis de mes camarades (Il faut dire aussi qu’Ă  cette Ă©poque lĂ , je n’avais aucune confiance en moi).

La suite était alors prévisible


Quelques-uns d’entre eux ne manquaient pas de lui rĂ©torquer avec un certain agacement :

« Mais Madame, c’est pas notre faute si elle a toujours de l’inspiration pour vos rĂ©dactions… C’est dur de rĂ©diger un texte comme ça, surtout si on n’est pas inspirĂ©… »

Et Mme Origlio leur rĂ©pondait invariablement ceci avec une pointe d’ironie :

« C’est parce que vous ne vous donnez pas la peine de vous atteler Ă  la tĂąche. Il faut le vouloir aussi et non attendre que cela vous tombe du ciel »

Puis elle rajoutait :

« Vous savez, si CĂ©cile rĂ©ussit Ă  faire de bonnes rĂ©dactions, ce n’est pas un simple hasard. Elle travaille tout simplement. Et Ă  force, elle s’amĂ©liore davantage. Mais si vous ne travaillez pas bien votre texte, celui-ci sera alors forcĂ©ment mauvais. C’est pourquoi, je ne cesse de vous rĂ©pĂ©ter Ă  chacun de mes cours que le travail compte Ă©normĂ©ment. Tout le monde peut avoir de l’imagination. Mais ce qui reste difficile, je vous l’accorde, c’est de pouvoir rĂ©diger votre texte en le rendant comprĂ©hensible, agrĂ©able Ă  lire et si possible sans fautes d’orthographe. Tout ceci n’est pas Ă©vident mais c’est possible Ă  force de travail »

Et certains d’entre eux lui rĂ©pliquaient alors aussitĂŽt en ricanant :

« Mais Madame ! c’est impossible de faire tout ça ! et en plus sans fautes d’orthographe ? »

« Pourtant, je vous affirme que c’est tout Ă  fait possible. Pourquoi croyez-vous que je sois ici alors ? Il faut travailler davantage et vous vous amĂ©liorerez tout comme le fait CĂ©cile »

« Oh non ! Ne leur dĂźtes surtout pas ça ! » me disais-je alors dans mon for intĂ©rieur ; le nez dans la feuille de copie qu’elle venait tout juste de me rendre.

Et malheureusement, je savais qu’Ă  ces moments-lĂ , toute la classe et y compris mon amie de l’Ă©poque (qui n’en Ă©tait pas vraiment une finalement) n’apprĂ©cieraient point tous ces compliments Ă  mon Ă©gard et que forcĂ©ment, j’attiserai leurs mĂ©pris.

C’est pourquoi, j’Ă©tais le plus souvent une personne solitaire lors des diffĂ©rents cours en classe ou encore pendant les rĂ©crĂ©ations.

Je n’avais pour ainsi dire qu’une seule amie mais lĂ  encore je savais pertinemment que le mot « amie » n’Ă©tait pas vraiment appropriĂ©, qu’il fallait le mettre entre parenthĂšse, puisqu’elle n’Ă©tait pas une vĂ©ritable amie comme j’aurais voulu qu’elle le soit.

En fait, ce que j’avais compris Ă  cette Ă©poque lĂ , c’est qu’il ne fallait surtout pas que je m’entiche d’avoir une amie sincĂšre puisque c’Ă©tait du domaine de l’impossible.

Par contre, ce que je savais au fond de moi, c’Ă©tait que la solitude Ă©tait la meilleure de mes amies et alliĂ©es puisque « ELLE » ne m’avait jamais laissĂ©e tomber, trahie ou contrariĂ©e.

D’ailleurs, jusqu’au jour d’aujourd’hui, j’aime toujours autant la solitude.

Alors vous l’aurez compris ; ce qui m’importait le plus lorsque j’étais Ă©tudiante en classe de 3iĂšme, c’Ă©tait d’ĂȘtre avant tout apprĂ©ciĂ©e par ma professeure de Français : Mme Origlio et d’avoir la joie de suivre chacun de ses cours.

D’ailleurs, Ă  la fin de mon annĂ©e de 3iĂšme, ce fut grĂące Ă  elle et Ă  ses conseils avisĂ©s que j’avais dĂ©cidĂ© d’emprunter une autre voie que celle qui m’Ă©tait destinĂ©e.

En effet, n’Ă©tant pas au niveau exigĂ© par rapport aux autres matiĂšres que j’avais du mal Ă  suivre ; Mme Origlio me conseilla la filiĂšre de la formation professionnelle de BEPacc (Brevet d’Ă©tudes professionnel d’Administration, Commercial et Comptable) qui au final contribua largement Ă  mon Ă©panouissement d’Ă©tudiante.

Je ne la remercierai jamais assez de m’avoir conseillĂ©e de suivre cette formation qui fut pour moi une belle rĂ©ussite au cours de mes deux annĂ©es de BEPacc passĂ©es au LycĂ©e Français d’Antananarivo et dont j’obtenu en finalitĂ© haut la main mes deux diplĂŽmes avec beaucoup de fiertĂ©.

****

AprĂšs cette longue parenthĂšse que je me devais de vous raconter, je peux enfin reprendre le cours de mon histoire.

Ce fut donc en musique, que le bus quitta enfin la cour du lycĂ©e et commença Ă  emprunter sans plus tarder la fameuse route qui nous conduirait au centre-ville d’Antananarivo.

C’Ă©tait parti pour l’aventure !

Mes camarades et moi, concrétisions enfin notre fameuse sortie culturelle !

Le bus nous emmenait donc en direction du Centre Culturel Albert Camus et moi, j’Ă©tais dĂ©jĂ  en train de rĂȘvasser en me disant que je dĂ©couvrirai enfin et pour la toute premiĂšre fois la fameuse salle de cinĂ©ma dans laquelle mes parents avaient dĂ©jĂ  visionnĂ© pas mal de films durant les annĂ©es 77 Ă  79…

Au fur et Ă  mesure que nous nous rapprochions de notre destination ; j’Ă©tais toute excitĂ©e de joie et je savourais pleinement chaque instant de notre voyage en bus.

Quant Ă  mes camarades, eux aussi Ă©taient aux anges et trĂšs impatients d’arriver au fameux Centre Culturel.

AprĂšs une bonne quarantaine de minutes de trajet et quelques embouteillages que l’on ne pouvait hĂ©las guĂšre Ă©viter, (La Capitale de Tananarive est rĂ©putĂ©e pour ses embouteillages) nous arrivĂąmes enfin Ă  bon port.

Le bus se gara ensuite devant le grand bĂątiment du centre Culturel.

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A peine avais-je franchi le seuil du vaste hall du Centre Culturel ; lĂ  oĂč se situait le comptoir d’accueil ; que j’en fus totalement enchantĂ©e.

La dĂ©coration des lieux Ă©tait vraiment magnifique et d’une trĂšs grande classe…

La suite des événements promettait de me réserver de bien belles surprises


Et ce fut d’ailleurs le cas lorsque nous nous retrouvĂąmes au premier Ă©tage et que je poussais enfin une haute porte battante qui menait Ă  l’immense salle de cinĂ©ma Ă  l’intĂ©rieur de laquelle nous devions, mes camarades et moi visionner le fameux film tant attendu.

« Wahou ! » m’exclamais-je tout haut en regardant tout autour de moi.

C’Ă©tait un peu comme si je me retrouvais dans une salle de cinĂ©ma en France mais avec ce petit quelque chose de diffĂ©rent, d’original que je n’avais encore jamais vu ailleurs et qui se trouvait juste lĂ , devant mes yeux Ă©bahis.

La salle était vraiment trÚs spacieuse et avait des allures de Belle époque avec son sublime habillage (sol, plafond et murs) rouge bordeaux des plus profond et si raffiné.

Quant aux Ă©lĂ©gants fauteuils de velours de la mĂȘme couleur dominante ; ils vous invitaient Ă  vous y installer bien confortablement tant leurs revĂȘtements semblaient Ă  la fois doux et moelleux.

Tout n’Ă©tait que somptuositĂ© ici et la couleur rouge bordeaux y Ă©tait pour beaucoup.

En effet, grĂące Ă  elle, la salle de cinĂ©ma semblait tout droit sortir d’un bel opĂ©ra et c’Ă©tait sans doute pour cela qu’elle en devenait exceptionnelle, ne ressemblant alors Ă  aucune autre.

Avec de tels atours, cette magnifique salle ne pouvait que vous convier Ă  y passer un agrĂ©able moment lors de la diffusion d’un film sur son grand Ă©cran.

Et moi, j’Ă©tais dĂ©jĂ  trĂšs sensible Ă  toute cette ambiance feutrĂ©e et chaleureuse.

Sans oublier l’agrĂ©able fraĂźcheur de la climatisation qui contrastait avec la chaleur Ă©crasante du dehors.

Oui, je me sentais vraiment bien ici…

J’Ă©tais littĂ©ralement tombĂ©e sous le charme de cette salle et j’avais comme l’impression de me retrouver dans un cocon de bien ĂȘtre m’enveloppant peu Ă  peu de son infinie douceur.

Je me laissais alors totalement envahir et submerger par cette sensation unique d’apaisement tout en me disant que j’avais vraiment beaucoup de chance de me retrouver ici, et qui plus est dans mon beau pays natal de Madagascar.

Et rien que d’y penser, j’Ă©tais encore plus envoĂ»tĂ©e et fascinĂ©e par ce lieu hors du temps qui me transportait dans un autre monde, un autre univers.

Un univers fantastique et magique…

****

AprĂšs avoir longuement admirĂ© la vaste salle de cinĂ©ma ; je m’asseyais enfin bien confortablement dans l’un de ces fauteuils de velours rouge.

En caressant le tissu de ma main ; je constatais qu’il Ă©tait vraiment comme je me l’Ă©tais imaginĂ© : trĂšs doux et trĂšs soyeux.

Comme j’Ă©tais bien dans ce fauteuil !

À prĂ©sent, je n’avais qu’une seule hĂąte : regarder le fameux film qui n’avait eu que des Ă©loges auprĂšs des critiques de cinĂ©ma…

Et quel rĂȘve absolu pour une cinĂ©phile telle que moi de pouvoir enfin le regarder bien tranquillement dans une salle quasi dĂ©serte.

DĂ©serte et qui plus est sans ĂȘtre ennuyĂ©e par une personne trop grande qui se trouverait comme par hasard juste devant moi ou qui aurait une de ces criniĂšres volumineuses et sauvages nuisant fatalement et gravement Ă  la vision de mon film.

Oh oui ! Quel plaisir immense que celui de ne point subir toutes ces incommoditĂ©s et d’avoir l’impression unique d’ĂȘtre seule au monde comme si le film ne serait diffusĂ© que pour moi et moi uniquement.

J’en ferais l’expĂ©rience et j’Ă©tais dĂ©jĂ  aux anges…

****

Mes camarades Ă©taient eux aussi sous le charme de cette immense salle et Ă©taient de plus en plus excitĂ©s Ă  l’idĂ©e qu’ils regarderaient dans une poignĂ©e de minutes le fameux film.

N’ayant Ă  l’Ă©poque pas de meilleure amie attitrĂ©e ; je m’Ă©tais donc installĂ©e Ă  l’Ă©cart des autres Ă©lĂšves afin d’Ă©viter d’Ă©couter leur discussions entre eux.

Ainsi, je profiterai pleinement de mon film.

Confortablement assise dans mon fauteuil, j’attendais donc que les lumiĂšres s’Ă©teignent enfin mais il semblait que le projectionniste n’Ă©tait pas encore prĂȘt pour diffuser le film.

Sans doute un retard imprévu de sa part mais qui finirait bien par se régler.

Alors pour passer le temps, je décidais de me retourner pour voir quels élÚves se trouvaient derriÚre moi.

À ma grande surprise, il n’y en avait aucun Ă  part ma Prof de Français prĂ©fĂ©rĂ©e qui Ă©tait en train de me sourire et sur le point de me dire quelque chose vu qu’elle venait de se pencher vers mon fauteuil.

Je lui souris Ă©galement et c’est alors qu’elle me dit avec enthousiasme :

« Vous ne serez pas déçue CĂ©cile !Ce film vous plaira beaucoup ! Je l’ai dĂ©jĂ  vu et connaissant votre sensibilitĂ© je suis certaine qu’il vous Ă©mouvra. Sans parler de sa bande originale qui est vraiment sublime. Je sais que vous aimez les musiques de films, n’est-ce pas ? »

« Oui, c’est vrai Madame » lui rĂ©pondis-je un peu intimidĂ©e.

« Je pense que vous l’aimerez aussi» rajouta t-elle.

À peine eut-t-elle fini de prononcer ces quelques mots que soudainement toutes les lumiĂšres de la salle de cinĂ©ma s’Ă©teignirent toutes en mĂȘme temps.

Nous Ă©tions alors dans l’obscuritĂ© la plus totale et je ne voyais plus du tout le visage de Mme Origlio qui Ă©tait en train de me chuchoter :

« Ah ! Ça y est ! Le film va enfin commencer ma chĂšre CĂ©cile ! Je vous souhaite un trĂšs bon film ! »

« Merci. À vous aussi Madame » lui chuchotais-je Ă  mon tour.

On ne voyait strictement rien dans tout ce noir.

Je me retournais alors pour faire face Ă  nouveau au grand Ă©cran et constatais qu’il venait tout juste de s’illuminer en faisant apparaĂźtre les premiĂšres images du gĂ©nĂ©rique du film.

Des images rouges et noirs reprĂ©sentant des scĂšnes historiques d’AmĂ©rindiens ainsi que de Colons sous un fond musical qui me donna d’emblĂ©e des frissons.

Une musique à couper le souffle tant sa mélodie était des plus envoûtante et fascinante.

Une musique dont je tombais irrémédiablement amoureuse.

Et lorsque le titre du film apparu : « 1492, Christophe Colomb » ; suivi de ce texte :

« Il y 500 ans, L’Espagne Ă©tait une Nation LivrĂ©e Ă  la Peur Et Ă  la Superstition Sous la Loi de la Couronne Et d’une Inquisition Qui persĂ©cutait Sans merci Tous ceux qui osaient rĂȘver.

Un Seul Homme défia Ce pouvoir.

Conscient de son Destin, Il traversa La Mer des TĂ©nĂšbres, En quĂȘte d’Honneurs et d’Or Pour La Plus Grande Gloire de Dieu »

Je savais d’instinct que j’aimerais d’ores et dĂ©jĂ  ce film et mĂȘme en ne l’ayant jamais vu.

C’Ă©tait pour moi comme une certitude.

Et je ne m’Ă©tais point trompĂ©e puisqu’il devint par la suite mon film historique prĂ©fĂ©rĂ©.

Et l’ultime cerise sur le gĂąteau fut de pouvoir le regarder dans la mĂȘme salle de cinĂ©ma que mes parents avaient autrefois frĂ©quentĂ©e, des annĂ©es auparavant.

Des années avant ma naissance.

Oui, cela ne faisait qu’intensifier le cĂŽtĂ© magique et Ă©motionnel que j’éprouvais.

Une journĂ©e cinĂ©ma qui fut l’un des plus beaux moments de ma vie.

Un moment qui n’appartenait qu’Ă  moi, comme si le temps s’Ă©tait subitement arrĂȘtĂ© et suspendu dans l’air…

Un grand moment d’Ă©motion avec une musique de film inoubliable qui me donne encore la chair de poule Ă  chaque fois que je l’Ă©coute et une petite larme Ă  l’Ɠil de nostalgie…

Une musique qui restera Ă©ternellement dans mon cƓur et qui me rappellera toujours cette sĂ©ance de cinĂ©ma ainsi que mon Ăźle natale avec tous les merveilleux moments passĂ©s lĂ -bas.

Un chef d’Ɠuvre musical digne du trĂšs grand compositeur Vangelis et qui restera incontestablement ma bande originale number one parmi toutes celles que j’aime.

Un souvenir cinĂ©ma que je n’oublierai jamais et que je souhaitais tout simplement partager avec vous.

Une charmante bestiole

1990 : Tchad Ă  N’Djamena :
Je me souviens encore de cette annĂ©e lĂ  oĂč j’avais exactement 13 ans et mon frĂšre 12 ans…
J’Ă©tais dĂ©jĂ  une trĂšs grande passionnĂ©e de cinĂ©ma et j’adorai notamment tous les films fantastiques et futuristes…
La vidĂ©othĂšque : « SAVI » :

videothequeUn jour, que j’Ă©tais en train de regarder les jaquettes de films dans leurs boitiers VHS qui Ă©taient soigneusement alignĂ©es et rangĂ©es Ă  l’intĂ©rieur des grandes Ă©tagĂšres de la vidĂ©othĂšque « SAVI » ; je fus attirĂ©e par le titre d’un film que je n’avais encore jamais vu… : « GREMLINS »…

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Tout Ă  fait Ă  droite de l’Ă©tagĂšre, vous pouvez aperçevoir le titre du film : Gremlins

Ce titre Ă©tait vraiment trĂšs Ă©trange mais surtout trĂšs accrocheur puisqu’il avait rĂ©ussi Ă  Ă©veiller ma curiositĂ©…
Rapidement ; je lus le sujet du film et fus tout de suite trĂšs enthousiasmĂ©e par son histoire…

18462089.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxTitre original : Gremlins
Réalisé : par Joe Dante
Durée : 1H45
Date de sortie : 5 DĂ©cembre 1984 en France
Genre : Fantastique
Pays d’origine : Etats-Unis

Sujet du film :
L’inventeur Rand Peltzer veut offrir Ă  son fils Billy une Ă©trange petite crĂ©ature, craquante comme une peluche, un « mogwaĂŻ », dĂ©nichĂ© chez un vieil antiquaire chinois.
Celui-ci ayant refusĂ© de lui vendre la bestiole, c’est son petit-fils qui le cĂšde Ă  Rand en lui expliquant les consignes indispensables au bon entretien d’un tel animal : ne jamais l’exposer Ă  l’eau ni Ă  la lumiĂšre et ne pas le nourrir aprĂšs minuit.

Je venais Ă  peine de ranger dans mon sac, les 7 VHS que j’avais sĂ©lectionnĂ© (pour la semaine) chez « SAVI » ; que je pensai dĂ©jĂ  Ă  vouloir regarder Ă  tout prix, le fameux film fantastique « GREMLINS »…
En tous les cas ; ce serait trĂšs certainement celui-çi que j’insisterai auprĂšs de mes parents de regarder en premier ; parmis tous les autres VHS…
D’ailleurs, j’avais hĂąte de rentrer Ă  la maison et d’y retrouver mon petit frĂšre afin de lui parler de ma petite trouvaille…

Un samedi soir en famille au Tchad : Soirée Cinéma :
SoirĂ©e « GREMLINS » :

18860808.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMon petit frĂšre et moi avions les yeux rivĂ©s sur l’Ă©cran et on ne loupait pas une seule miette du fameux film : « GREMLINS »…

Maman et Papa aimaient bien aussi regarder, le film…Mais disons que mon cher Papounet n’Ă©tait pas autant rĂ©ceptif que ma Mamounette car disons-le : mon Papa n’aime pas trop les films fantastiques avec des bestioles ; surtout avec ce genre de bestiole un peu loufoque et dĂ©jantĂ©e ; c’est pas trop son truc…

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Voici le Chef des Gremlins

Par contre, en ce qui nous concernait ; mon frĂšre et moi, pas de soucis ; nous Ă©tions totalement subjuguĂ©s par chacune des scĂšnes qui se dĂ©roulaient devant nos yeux…
D’ailleurs, au fur et Ă  mesure ; le film devenait de plus en plus intĂ©rĂ©ssant et mĂȘme effrayant…

gremlins-1984-01-gUne fois le film terminĂ© ; mon frĂšre et moi n’arrĂȘtions pas d’en parler ; mĂȘme au moment du coucher ; tellement nous l’avions bien apprĂ©ciĂ©…

GREMLINS_2_THE_NEW_BATCH-8Et comme nous partagions la mĂȘme chambre ; je peux vous dire qu’on s’en donnait Ă  coeur joie…
AllongĂ©s dans nos lits respectifs ; nous ne voulions pas dormir et on n’avait de cesse de chantonner le fameux chant interprĂ©tĂ© par le si mignon Gizmo ; le hĂ©ros de GREMLINS..

Je vous invite à découvrir ce joli chant en cliquant sur la vidéo çi-dessous :

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Gremlins1984RĂ©al. : Joe Dante

Le lendemain :

La magie du film ne s’Ă©tait toujours pas Ă©vaporĂ©e ; bien au contraire…
Mon frĂšre et moi ; on aimait bien parler de chacune des sĂ©quences du film ; surtout de la fameuse scĂšne Ă  l’intĂ©rieur de la cuisine ; oĂč la mĂšre de Billy, armĂ©e de son grand couteau de cuisine Ă©tait en train d’Ă©pier chaque recoins sans se douter une seule seconde que l’un des Gremlins s’Ă©tait cachĂ© Ă  l’intĂ©rieur de l’un de ses placards…

GizmoOn adorait discuter de cette scĂšne qui ne manquait pas de suspens et qui Ă©tait pour nous ; le moment le plus effrayant du film…

gremlin

Les vacances de NoĂȘl : DĂ©cembre 1990 :

joyeux-noel-sapin-rougeLorsque vint enfin les vacances de NoĂȘl ; au moment de faire ma sĂ©lection de vidĂ©os VHS Ă  la VidĂ©othĂšque « SAVI » ; je dĂ©cidai de relouer le fameux film « GREMLINS » afin de faire une petite surprise Ă  mon petit frĂšre qui j’en suis certaine, serait ravi de le revoir avec moi..

Gizmo_dEt comme je m’y attendai ; Olivier en fut totalement enthousiasmĂ© ; et Ă  en juger par ses yeux fixĂ©s sur l’Ă©cran de notre tĂ©lĂ©viseur et ses commentaires sur certaines scĂšnes ; cela voulait dire qu’il Ă©tait devenu un fan de ce film ; tout comme moi, d’ailleurs…

gremlins-1984-06-gEt disons-le : nous avions Ă©tĂ© totalement conquis par ces charmantes bestioles…
Puis comme Ă  notre accoutumĂ©e ; Ă  la fin du film ; on aimait bien chanter ensemble le cĂ©lĂšbre air du charmant hĂ©ros : Gizmo…

gremlins_gizmo_sipa_culturebox_1611 » laaaa, laaaa, lalalalala…lala… »
Une bien douce mĂ©lodie que l’on n’a jamais pĂ» oublier, ni lui, ni moi ; et ce ; jusqu’Ă  aujourd’hui…
Et mĂȘme que de nos jours ; il suffit juste que je sifflote ce petit air pour que mon frĂšre s’en souvienne immĂ©diatement ; tellement il a dĂ» en garder, sans aucun doute ; un excellent souvenir depuis ce fameux jour oĂč nous avions regardĂ© en famille, pour la premiĂšre fois « GREMLINS » ; dans notre maison Ă  N’Djamena, au Tchad…
Oui, un excellent souvenir que je n’oublierai jamais… et que je tenais Ă  en retracer le rĂ©cit ici, dans mon blog…

Chez Papy

Le restaurant « Chez Papy » :

entrecote-avec-frites-maison
Lorsque nous vivions en GuinĂ©e ; ma famille et moi avions pour habitude d’aller de temps en temps (en jour de semaine) dans un petit restaurant qui s’appelait : « Chez Papy ».
Ce restautant portait bien son nom puisque le chef cuisinier n’Ă©tait autre qu’un grand-pĂšre…
Et je peux vous dire que ce « Papy » lĂ , cuisinait vraiment trĂšs bien…
D’ailleurs tous les clients du restaurant et y compris nous-mĂȘme ; avions pour habitude de l’appeler « Papy »….
A cette Ă©poque lĂ , Maman me disait souvent que cet homme lui rappelait beaucoup son pĂšre…
C’est vrai que « Papy » Ă©tait une personne trĂšs gentille et trĂšs souriante….
Je me souviens encore trĂšs bien de lui…
D’aprĂšs mes souvenirs, « Papy » Ă©tait d’origine Libanaise et il avait pratiquement vĂ©cu toute sa vie en GuinĂ©e (Conakry) ; de sa jeunesse jusqu’Ă  ce qu’il devienne un Grand-pĂšre puisque qu’il avait des petits enfants…
Etant Chef cuisinier, Papy travaillait la majeure partie du temps en cuisine pendant que son neveu (ĂągĂ© de 20 Ă  25 ans) accueillait les clients…
Son neveu Ă©tait un garçon trĂšs courtois et trĂšs gentil (tout comme son oncle) et il aimait bien, lui aussi, discuter avec mes parents lorsqu’on venait dĂ©jeuner dans leur restaurant…
Pour en revenir Ă  « Papy » ; je ne m’en souviens plus trĂšs bien mais je crois bien qu’il devait bien avoir 80 ans !!! Pour vous dire !!! et il Ă©tait trĂšs actif pour son Ăąge (tout comme mon propre Grand-PĂšre, d’ailleurs)…
Lorsque mes parents, mon frĂšre et moi allions dĂ©jeuner dans son restaurant, je me rappelle que j’adorai commander les plats suivant :

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– Avocat Ă  la crevette,
– ChĂąteau-Brillant avec des bonnes frites faites maison,
– Bananes flambĂ©es aux sĂ©sames.

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Mon frĂšre et moi ; on prenait toujours ce mĂȘme menu et je peux vous dire qu’on s’en pourlĂ©chait les babines tellement c’Ă©tait succulent !!!
Je me devais de vous raconter cette petite anecdote de « Papy » ; car je souhaitai tout simplement rendre hommage Ă  cet homme que je trouvai trĂšs gentil…