Étiquette : humour

22 Mai ♄♄♄

22 Mai, date que je n’oublierai jamais


Date qui m’émeut toujours autant lorsque je repense Ă  toi, Papa


Date de ta naissance, de ton entrée dans ce monde


Date que je souhaitais mettre en lumiĂšre aujourd’hui, ce Mercredi 22 Mai 2019 si ensoleillĂ© dans le Sud de la France


Ce soleil que tu aimais tant


D’ailleurs, lorsque tu nous as quittĂ©s en Novembre 2017, il y avait un grand soleil radieux le jour de ton enterrement
 Certes, il faisait trĂšs froid mais le soleil Ă©tait là


Tu avais alors rejoins l’immensitĂ© du ciel bleu azur un Mercredi matin tout comme celui d’aujourd’hui du mois de Mai de ton anniversaire


Un mercredi alors si triste et douloureux


Un mercredi qui me fit aussi prendre conscience à quel point je t’aimais


Non pas que je l’ignorais


Mais parfois on sous-estime ses sentiments


On ne se rend pas compte des années qui passent, qui elles, justement, nous rapprocheront pourtant un peu plus et irrémédiablement de la Mort


On ne fait pas suffisamment attention et un jour le moment fatidique que l’on repousse constamment de notre esprit finit par arriver


Cela fait hĂ©las parti de la vie, c’est vrai, mais c’est une chose que j’ai toujours autant de mal Ă  accepter


Je t’aimais tant mais je ne m’en rendais pas compte
 Pas compte Ă  quel point mon amour pour toi Ă©tait immense


Aujourd’hui, je sais


Et il y a tant de choses que j’aurais voulu encore te dire oĂč partager avec toi

On ne dit jamais assez « Je t’aime » aux personnes que l’on aime


Pas suffisamment en tous les cas et surtout de leurs vivants
 Sans doute par pudeur


Mais là encore, c’est une erreur de penser ainsi


Aujourd’hui, je t’écris et je revois tant de souvenirs de toi


De si beaux et merveilleux souvenirs


Alors voici ces quelques mots que je voulais te dĂ©dier car je t’aime fort et que je ne peux t’oublier


Ta Naissance :

Né un 22 Mai 1935 à Caudéran en Gironde à 02H00 du matin, ton signe astrologique est bien donc celui du Gémeaux.

En tant que signe d’air (tout comme moi), tu Ă©tais toujours reliĂ© Ă  tout ce qui concernait l’esprit.

Mercure, ta planĂšte te permettait de voler avec aisance d’une situation Ă  l’autre, d’un lieu Ă  l’autre avec une certaine facilitĂ©.

C’est pourquoi ton signe « GĂ©meaux » reprĂ©sentĂ© par des jumeaux identiques est Ă©galement symbolisĂ© par cette icĂŽne ci-aprĂšs qui ressemble fortement Ă  s’y mĂ©prendre en regardant de loin Ă  une paire d’ailes (en tous les cas cette icĂŽne lĂ  dont j’avoue particuliĂšrement aimer parmi toutes celles qui existent).

 

Ainsi, tu avais donc la facultĂ© de t’adapter Ă  n’importe quelle situation et ce malgrĂ© certains obstacles rencontrĂ©s dans ta vie


Tes ailes de GĂ©meaux te rendaient alors agile, libre et lĂ©ger comme peut l’ĂȘtre un oiseau


Tu dĂ©gageais une telle jeunesse Ă©ternelle, un charme adolescent, un sourire en coin, une lueur dans le regard pouvant sĂ©duire n’importe qui Ă  ton passage…

Ta curiositĂ©, ton intelligence, deux atouts majeurs de ta personnalitĂ© ne cessaient de t’enrichir et de te faire continuellement Ă©voluer


Tu avais toujours soif de connaissances, de nouvelles expĂ©riences car tu t’intĂ©ressais au monde qui t’entoure


Ne surtout pas restĂ© figĂ© sur certains soucis du passĂ© mais au contraire avancer ; tels Ă©taient tes maĂźtres mots car c’était ainsi que tu fonctionnais


Tu n’étais pas un homme Ă  te laisser abattre


Et si parfois la nostalgie te gagnait, c’était tout simplement parce que tu aimais ton passĂ© d’expatriation Ă  l’étranger


Et puis c’est humain d’ĂȘtre nostalgique, cela fait parti de la vie


Et toi, tu aimais tant la vie


VoilĂ  toutes les facettes qui caractĂ©risaient tant l’homme que tu Ă©tais


Sociable, gĂ©nĂ©reux, aimant beaucoup l’humour, tu Ă©tais un vĂ©ritable boute-en-train


Ah ! Tu avais une si belle personnalité ! Et je ne dis pas cela parce que je suis ta fille


Pour moi, tu Ă©tais un pĂšre exceptionnel, si sensible, si protecteur, si bon


Il est certain qu’en Ă©crivant tout cela sur toi et surtout en employant chaque verbe Ă  l’imparfait, je ne peux m’empĂȘcher d’avoir les larmes aux yeux mais c’est ainsi et je n’y peux rien


Tu me manques tant Papa


On dit que le temps guérit peu à peu les chagrins endurés mais me concernant je dirais que non


Tu es parti il y a dĂ©jĂ  1 an et 6 mois mais je ne m’en remets toujours pas


C’est pourquoi je tenais Ă  t’écrire ce petit texte, rien que pour toi


Mais avant d’en dire encore davantage sur tout ce que tu Ă©tais, je voudrais tout d’abord faire un petit retour en arriĂšre


****

Un retour sur ton passé :

Dans les annĂ©es 50, ta mĂšre qui travaillait alors pour l’ambassade du Mexique avait Ă  cette Ă©poque-lĂ  pas mal d’ambition pour toi lorsque tu Ă©tais encore Ă©tudiant dans ton Ă©cole de commerce Ă  Marseille.

Elle souhaitait fortement que tu deviennes Avocat oĂč encore Journaliste. Mais ce qu’elle ignorait Ă©tait que ta destinĂ©e ne se profilerait point dans ces secteurs du travail mais plutĂŽt vers une autre filiĂšre


Une filiÚre qui te réserverait alors de bien belles surprises et opportunités


Une filiĂšre, certes au dĂ©part des plus classique puisqu’il s’agissait du domaine de la ComptabilitĂ© mais qui deviendrait au fil du temps et trĂšs nettement beaucoup plus enrichissante et stimulante


Toi-mĂȘme, tu ne pouvais alors pas encore t’en douter mais la voie que tu Ă©tais en train d’emprunter te mĂšnerait vers plusieurs et belles contrĂ©es


Elle te conduirait Ă  bord d’un Boeing pour aller vers ton premier pays africain : Madagascar Ă  Antananarivo puis en direction de Namakia, un village situĂ© en pleine brousse non loin de la mer mais pas non plus coupĂ© du monde oĂč encore totalement en vase clos comme on pourrait le penser
 Loin de là


Un endroit trÚs plaisant, un véritable lieu de Cocagne comme tu aimais à le dire à quiconque lorsque tu racontais ta vie passée là-bas


Un lieu inoubliable oĂč se trouvait alors la sociĂ©tĂ© sucriĂšre « Siramamy » (signifiant « Sucre » en langue Malgache) dans laquelle tu travaillais en tant que Chef-Comptable.

Une sociĂ©tĂ© qui marquerait alors Ă  jamais ta carriĂšre professionnelle et qui te propulserait quelques annĂ©es aprĂšs vers d’autres pays africains : CĂŽtĂ© d’Ivoire Ă  Abidjan, GuinĂ©e Ă  Conakry, Tchad Ă  N’Djamena puis Ă  nouveau un retour Ă  Madagascar Ă  Antananarivo dans les annĂ©es 92. Et bien-sĂ»r toujours accompagnĂ© de ta petite famille (Maman, Olivier et moi) !

****

Et donc, pour en revenir au souhait de ta Maman qui voulait que tu deviennes avocat oĂč encore Journaliste lorsque tu Ă©tais jeune, on peut dire aujourd’hui avec du recul, que tu n’aurais vraiment rien eu Ă  envier Ă  ces deux mĂ©tiers. Bien au contraire, puisque ton goĂ»t de l’aventure, de l’exploration, des voyages, de l’évasion furent pleinement exaucĂ©s et accomplis de bout en bout


Et ce que tu ne savais pas non plus encore, c’est que tu aurais connu aussi le grand amour à Madagascar


L’amour de ta vie, celle qui serait alors devenue ta femme ainsi que la mùre de tes enfants


****

Oui, la terre si rouge de Madagascar que tu avais alors foulĂ© du pied pour la toute premiĂšre fois Ă  l’ñge de 33 ans un certain 26 FĂ©vrier 1968 t’avait donc rĂ©ellement portĂ©e chance


Elle t’avait permis de rencontrer Maman, de vous aimer puis de vous unir quelques annĂ©es aprĂšs en 1972 Ă  Majunga Ă  la mĂȘme date que celle de ton arrivĂ©e Ă  Madagascar


DĂ©cidĂ©ment, le 26 FĂ©vrier Ă©tait Ă  n’en pas douter une date porte-bonheur symbolique !

Quelle magnifique histoire d’amour ! N’est-ce pas ?

Maintenant, Papa, je te propose d’aller encore plus loin dans ton passé 

Parlons à présent un peu de ton enfance.

Une enfance que tu aimais bien nous raconter de temps en temps et que je souhaiterais retranscrire ici, dans cet article


Nous étions alors dans les années 40 et tu séjournais dans la maison de tes grands-parents maternels située à Chalon-sur-SaÎne.

Un jour de sortie, dans les rues du centre-ville, ta grand-mĂšre et toi Ă©tiez tombĂ©s sur un soldat Allemand. Et en te voyant, sans doute par rapport Ă  ton adorable petite bouille de garçonnet ĂągĂ© de 5 ans, le soldat avait souhaitĂ© t’offrir des bonbons. Ta Grand-mĂšre accepta sans rechigner qu’il te les donna afin de ne pas le contrarier oĂč tout simplement juste par crainte vu le contexte de l’époque
 Quoi qu’il en soit, et comme n’importe quel enfant insouciant de ton Ăąge, tu Ă©tais bien content de sucer tes bonbons


Une autre fois encore, toujours lors d’une promenade dans les rues de Chalon-sur-SaĂŽne, c’était alors durant la pĂ©riode de la libĂ©ration de la France, tu avais donc 9 ans ; vous Ă©tiez tombĂ©s Ă  nouveau ta Grand-mĂšre et toi sur un soldat mais cette fois-ci un G.I (soldat AmĂ©ricain) qui t’offrit spontanĂ©ment des chewing-gum comme ils aimaient bien le faire Ă  cette Ă©poque-lĂ  avec tous les Français


Une confiserie que tu dĂ©couvrais alors avec dĂ©lectation et pour la toute premiĂšre fois de ta vie d’enfant.
Une confiserie dont le goĂ»t mentholĂ©/sucrĂ© ainsi que leur fameuse texture en gomme destinĂ©e Ă  ĂȘtre mĂąchĂ©e et non avalĂ©e firent sans aucun doute ton Ă©merveillement vu qu’il n’existait point ce genre de sucrerie en France.

Ce fut d’ailleurs Ă  ce moment-lĂ  que tu appris que le Cheming-gum avait Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en AmĂ©rique et que les G.I en avaient ramenĂ©s plein de lĂ -bas dans leurs bardas lors de leur dĂ©barquement en Normandie, le 06 Juin 1944 pour libĂ©rer et sauver la France.

Et pour continuer la petite histoire du chewing-gum, l’un de ces G.I, Courtland E. Parfet dĂ©cida un jour de revenir en France en 1952 pour y lancer la marque « Hollywood », un chewing-gum Ă  la chlorophylle entiĂšrement alors fabriquĂ© en France et qui plus est dans la premiĂšre usine qui venait de s’installer Ă  Montreuil.

Et voilà comment le fameux Cheming-gum (bubble gum) finit par se populariser en France à la fin de la deuxiùme guerre mondiale et qu’il devint de plus en plus à la mode


IntĂ©ressant, n’est-ce pas ? Je parle de ton enfance et j’en apprends des choses car j’ignorais que la marque « Hollywood » avait Ă©tĂ© entiĂšrement fabriquĂ©e en France… Comme quoi !

Alors Papa, que dirais-tu de parler encore d’une autre anecdote ? Maintenant que je suis sur ma lancĂ©e, je ne vais pas m’arrĂȘter en si bon chemin
 C’est parti !

Ton Grand-pĂšre maternel que tu apprĂ©ciais vraiment beaucoup, Pharmacien de profession tenait sa propre officine dans le centre-ville de Chalon-sur-SaĂŽne et lorsque tu Ă©tais en vacances scolaires et que tu venais sĂ©journer chez tes grands-parents, tu ne manquer jamais de te retrouver avec lui dans sa pharmacie et d’observer avec grand intĂ©rĂȘt tout ce qu’il accomplissait et surtout la maniĂšre dont il prĂ©parait les mĂ©dicaments de sa clientĂšle. Tu trouvais cela particuliĂšrement fascinant et passionnant qu’il puisse par de savants mĂ©langes et dosages bien pesĂ©s, fabriquer sous tes yeux Ă©bahis des mĂ©dicaments qui par la suite, permettraient de soigner et de guĂ©rir les patients venant alors les rĂ©cupĂ©rer.

D’ailleurs, Ă  force de venir sur le lieu de travail de ton Grand-pĂšre, tu finissais mĂȘme par apprĂ©cier l’odeur de tous ces mĂ©dicaments


Si certaines personnes n’aiment pas trop ce genre d’odeur, toi, par contre tu ne trouvais pas cela si dĂ©sagrĂ©able que ça


En fait, tu commençais Ă  aimer tout ce qui Ă©tait en relation avec la mĂ©decine et mĂȘme que la vue du sang ne te faisait point peur


Quelques annĂ©es aprĂšs, lorsque tu fis ton service militaire obligatoire et qu’on t’affecta au poste d’infirmier, tes supĂ©rieurs disaient de toi que tu savais mieux que personne administrer les piqĂ»res aprĂšs ton apprentissage en la matiĂšre bien-sĂ»r. C’était devenu pour toi ta grande spĂ©cialitĂ© d’insĂ©rer une aiguille dans la veine d’un avant-bras oĂč encore dans le muscle d’une fesse. Et donc, le maniement de la seringue n’avait plus aucun secret pour toi !

Tout cela pour dire, que le domaine de la mĂ©decine t’attirait mais pas non plus pour en faire ton mĂ©tier.

Certes, pas mĂ©decin mais tu veillais toujours Ă  avoir avec toi toutes sortes de mĂ©dicaments Ă  portĂ©e de main, au cas oĂč, sait-on jamais ?

Et puis ne dit-on pas qu’il vaut mieux prĂ©venir que guĂ©rir ? Et donc, toi, tu Ă©tais toujours bien muni, peut-ĂȘtre un peu trop d’ailleurs et c’est sans doute pour cela que Maman disait toujours de toi en te taquinant que tu Ă©tais une vĂ©ritable armoire Ă  pharmacie Ă  toi tout seul ! Ce qui Ă©tait la stricte vĂ©ritĂ© !

Un petit mal de tĂȘte ? Demande Ă  Papa, c’est certain qu’il aura de l’aspirine sur lui


Et il s’avĂ©rait que c’était toujours le cas et ce durant des annĂ©es et des annĂ©es


Un petit bobo ? Des crampes d’estomac ? Un mal au cƓur ? Papa aura trĂšs certainement de quoi te soigner, c’est sĂ»r


Quand j’y repense Ă  tous ces instants-lĂ , cela me fait sourire et me rappelle ĂŽ combien c’était le bon temps


Ah ! Tu étais vraiment un sacré Papa !

Et maintenant mon Papounet, que dirais-tu si nous parlions un peu de tes goĂ»ts, de tes passions, de ce que tu aimais oĂč encore dĂ©testais ? Tu es partant ? Alors on y va


Épicurien dans l’ñme, tu ne pouvais cĂ©der Ă  la tentation de dĂ©guster une belle entrecĂŽte de bƓuf saignante accompagnĂ©e de ses pommes de terre sautĂ©es et bien-sĂ»r le tout relevĂ© d’un soupçon de moutarde et si possible Ă  l’ancienne


Tu Ă©tais un tantinet Carnivore et si on t’aurait demandĂ© de ne plus manger de viande rouge, de devenir pour ainsi dire VĂ©gĂ©tarien, tu aurais alors Ă©tĂ© bien malheureux


La nourriture Ă©tait trĂšs importante pour toi voire essentielle pour pouvoir te sentir bien
 Elle contribuait Ă  ton bonheur


****

Voici d’ailleurs une petite liste de ce que tu aimais particuliùrement savourer :

Les huütres, les crevettes, le saumon, les moules-frites, le foie gras, l’andouillette, l’omelette aux champignons, le saucisson à l’ail, les spaghettis à la bolognaise, les lasagnes, la moussaka, le gratin dauphinois, le melon bien frais, les fraises à la chantilly, les truffes, le chocolat noir et bien d’autres mets encore


Tu mangeais un peu de tout à part les abats ainsi que toutes les catégories de fromages que tu fuyais comme la peste !

Et rien que d’y penser, cela me fait à nouveau sourire


C’est vrai que tu Ă©tais vraiment fĂąchĂ© avec le fromage.

Je me souviens encore des Saints Sylvestres passĂ©s ensemble en famille dans des restaurants dansants et prĂ©cisĂ©ment au fameux moment oĂč le serveur ne tarderait plus Ă  nous apporter nos assiettes remplies de diffĂ©rentes variĂ©tĂ©s de portions de fromages. Et c’est lĂ  que je faisais exprĂšs de te taquiner en te disant :

« Papa ! Tu vas adorer la suite du menu de fĂȘte ! »

« Ah oui ? Qu’est-ce que c’est ? » me disais-tu alors intriguĂ© sans savoir que je te faisais une blague.

« C’est du fromage Papounet ! Tu sais, ce que tu adores le plus ! »

Tu faisais alors directement la grimace en signe de dégoût puis pour te venger tu nous disais :

« Mais comment faites-vous pour manger ça ? L’odeur est franchement dĂ©sagrĂ©able !  »

Et nous, on renchérissait de plus belle :

« Tu es sûr que tu ne veux vraiment pas y goûter ? »

« Ah non alors ! Jamais d’la vie ! »

« Tu ne sais pas ce que tu perds ! » lui disions-nous alors en riant.

« Je ne perds rien du tout ! Allez ! Terminez plutÎt vos fromages qui sentent mauvais ! »

« Tu exagĂšres Papa ! Ça ne sent pas si mauvais que ça » disais-je alors en Ă©clatant de rire.

« Oh que si ! D’ailleurs, ça commence dĂ©jĂ  Ă  m’Ă©coeurer
 Pour vous dire ! »

DĂ©cidĂ©ment, le fromage et toi, c’était tout bonnement impossible !

Ah ! comme j’aimerais encore t’entendre me dire que tu dĂ©testais le fromage
 Cela m’amusait tellement


Certes, définitivement fùché avec le fromage mais friand des bonnes tartes aux pommes de Maman, de son onctueuse mousse au chocolat ainsi que de son fameux flan maison


Sans oublier la « ForĂȘt noire » que tu adorais dĂ©guster Ă  chacun de tes anniversaires


Et puis il y avait aussi les bonnes madeleines dorĂ©es Ă  souhait, les croissants Ă  la confiture d’abricots oĂč encore les gaufres sucrĂ©s qui te procuraient toujours autant de plaisir en les accompagnant d’un grand verre de lait bien chaud


C’est que tu Ă©tais trĂšs gourmand


Mais qui a dit déjà que la gourmandise était un vilain défaut ? Pas toi, en tous les cas


On sait maintenant tes goĂ»ts gustatifs mais qu’en est-il de tes passions ? Il serait temps d’en parler


Lorsque tu Ă©tais enfant, tu aimais beaucoup aller au cinĂ©ma… C’était un moment agrĂ©able qui te plaisait Ă©normĂ©ment ! Pouvoir visionner des films sur grand Ă©cran Ă©tait quelque-chose de magique pour toi. Si bien, que tu aurais bien voulu que le film ne s’arrĂȘta jamais
 En fait, Ă©tant dĂ©jĂ  un enfant trĂšs sensible, tu souhaitais tout simplement que la magie du film continua encore et encore d’opĂ©rer tout en illuminant  indĂ©finiment l’intĂ©rieur de la vaste salle obscure


Étrange oĂč pas, j’Ă©tais exactement comme toi enfant et mĂȘme durant la pĂ©riode de mon adolescence
 Pour dire ! Tel pĂšre, telle fille !

Et donc, les annĂ©es passants, tu aimais toujours autant aller au cinĂ©ma mais avec l’arrivĂ©e des K7 vidĂ©os puis enfin des DVD, tu prĂ©fĂ©rais largement regarder les films via ton tĂ©lĂ©viseur.

Tu apprĂ©ciais beaucoup les films qui te faisaient rire tels que : 4 mariages et 1 enterrement, Pour le pire et le meilleur, Le dĂźner de cons, Les Visiteurs 1 et 2 mais certainement pas le 3 que tu trouvais ratĂ©, Le grand blond avec une chaussure noire, La chĂšvre, Rain Man, Mme Doubtfire oĂč encore Forrest Gump avec sa fameuse rĂ©plique que tu aimais bien et moi aussi d’ailleurs :

« La vie, c’est comme une boĂźte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber »

L’humour Ă©tait trĂšs important pour toi
 D’ailleurs, sans cela, je pense que la vie t’aurait paru un peu fade


Une fois, je me souviens t’avoir demandĂ© quel genre de film tu aurais souhaitĂ© emmenĂ© avec toi si jamais tu devais te retrouver seul sur une Ăźle dĂ©serte. Et tu m’avais alors rĂ©pondu sans la moindre hĂ©sitation :

« Un film rigolo, ça c’est certain vu la situation dĂ©sespĂ©rĂ©e »

Et je t’avais ensuite demandĂ© :

« Mais quel film exactement ? »

« Le dßner de cons ! Il est tellement marrant ce film ! Au moins, je me sentirais moins triste dans ta fameuse ßle déserte ! »

Et je ne pouvais qu’abonder dans ton sens


Sacré Papa !

Non seulement tu aimais bien regarder des comĂ©dies mais tu aimais bien aussi pratiquer l’humour de temps Ă  autres en nous lançant toutes sortes de blagues et vannes pour ton plus grand plaisir…

Il faut dire aussi que tu avais pas mal de K7 audio humoristiques de Raymond Devos, de Fernand Reynaud oĂč encore de Guy Bedos que tu avais prĂ©cieusement conservĂ© depuis des annĂ©es et des annĂ©es et que tu aimais bien Ă©couter durant tes moments de loisirs et ce, sans jamais en ĂȘtre lassé 

Voici d’ailleurs les sketchs que tu prĂ©fĂ©rais sans doute le plus :

****

****

****

Nous savons Ă  prĂ©sent que tu adorais l’humour mais pas que puisque tu aimais aussi Ă©couter de la musique. Cela pouvait aller de la musique classique, aux chansons de Georges Moustaki que tu apprĂ©ciais particuliĂšrement oĂč encore des musiques des Ăźles que tu avais appris Ă  aimer grĂące Ă  Maman et dont tu n’hĂ©sitais pas Ă  venir te trĂ©mousser sur la piste de danse avec elle en les Ă©coutant


****

****

****

****

****

Car oui, tu Ă©tais un excellent danseur qui savait autant bien danser le Tango, la Valse que le Rock, le Cha-cha oĂč encore le Sega. Tous les pas de chacune de ces danses n’avaient aucun secret pour toi


Ce fut d’ailleurs toi qui initia Maman (à Madagascar) en lui apprenant quelques bases essentielles de la danse qui lui permirent ainsi à son tour de devenir tout comme toi une excellente danseuse.

Non seulement tu avais trouvé la femme de ta vie mais tu avais à présent la meilleure partenaire de danse qui soit !

Et quel beau couple vous Ă©tiez lorsque vous vous mettiez Ă  danser ensemble sur la piste de danse


À chaque fois, vous faisiez sensation


Ah ! C’était vraiment de merveilleux souvenirs que ces instants-lĂ  et ils resteront Ă  jamais gravĂ©s dans ma mĂ©moire


Mon petit Papounet, voilà que nous arrivons déjà presque à la fin de mon article


Et je sais que tu aimerais que cela continue encore et encore et moi aussi d’ailleurs


Tu me manques tellement…

Tu Ă©tais vraiment un Papa en or
 Un Papa si protecteur


****

Sache que tu resteras pour toujours dans mon cƓur


Sache que le temps Ă©coulĂ© ne pourra t’effacer,

Sache que tu me manqueras toujours Ă©ternellement…

Sache que tous ces instants passés avec toi resteront


Oui, ils resteront infiniment gravĂ©s dans mon esprit…

Car je t’aime immensĂ©ment Papa ChĂ©ri ♄♄♄.

Ta fille, CĂ©cile.

****

****