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22 Mai ‚ô•ÔłŹ‚ô•ÔłŹ‚ô•ÔłŹ

22 Mai, date que je n’oublierai jamais…

Date qui m’émeut toujours autant lorsque je repense à toi, Papa…

Date de ta naissance, de ton entrée dans ce monde…

Date que je souhaitais mettre en lumière aujourd’hui, ce Mercredi 22 Mai 2019 si ensoleillé dans le Sud de la France…

Ce soleil que tu aimais tant…

D’ailleurs, lorsque tu nous as quittés en Novembre 2017, il y avait un grand soleil radieux le jour de ton enterrement… Certes, il faisait très froid mais le soleil était là…

Tu avais alors rejoins l‚Äôimmensit√© du ciel bleu azur un Mercredi matin tout comme celui d’aujourd‚Äôhui du mois de Mai de ton anniversaire‚Ķ

Un mercredi alors si triste et douloureux…

Un mercredi qui me fit aussi prendre conscience à quel point je t’aimais…

Non pas que je l’ignorais…

Mais parfois on sous-estime ses sentiments…

On ne se rend pas compte des années qui passent, qui elles, justement, nous rapprocheront pourtant un peu plus et irrémédiablement de la Mort…

On ne fait pas suffisamment attention et un jour le moment fatidique que l’on repousse constamment de notre esprit finit par arriver…

Cela fait hélas parti de la vie, c’est vrai, mais c’est une chose que j’ai toujours autant de mal à accepter…

Je t‚Äôaimais tant mais je ne m’en rendais pas compte‚Ķ Pas compte √† quel point mon amour pour toi √©tait immense‚Ķ

Aujourd’hui, je sais…

Et il y a tant de choses que j‚Äôaurais voulu encore te dire o√Ļ partager avec toi‚Ķ
On ne dit jamais assez ¬ę Je t‚Äôaime ¬Ľ aux personnes que l‚Äôon aime‚Ķ

Pas suffisamment en tous les cas et surtout de leurs vivants… Sans doute par pudeur…

Mais là encore, c’est une erreur de penser ainsi…

Aujourd’hui, je t’écris et je revois tant de souvenirs de toi…

De si beaux et merveilleux souvenirs…

Alors voici ces quelques mots que je voulais te dédier car je t’aime fort et que je ne peux t’oublier…

Ta Naissance :

Né un 22 Mai 1935 à Caudéran en Gironde à 02H00 du matin, ton signe astrologique est bien donc celui du Gémeaux.

En tant que signe d’air (tout comme moi), tu étais toujours relié à tout ce qui concernait l’esprit.

Mercure, ta planète te permettait de voler avec aisance d’une situation à l’autre, d’un lieu à l’autre avec une certaine facilité.

C‚Äôest pourquoi ton signe ¬ę G√©meaux ¬Ľ repr√©sent√© par des jumeaux identiques est √©galement symbolis√© par cette ic√īne ci-apr√®s qui ressemble fortement √† s‚Äôy m√©prendre en regardant de loin √† une paire d‚Äôailes (en tous les cas cette ic√īne l√† dont j’avoue particuli√®rement aimer parmi toutes celles qui existent).

 

Ainsi, tu avais donc la faculté de t’adapter à n’importe quelle situation et ce malgré certains obstacles rencontrés dans ta vie…

Tes ailes de Gémeaux te rendaient alors agile, libre et léger comme peut l’être un oiseau…

Tu d√©gageais une telle jeunesse √©ternelle, un charme adolescent, un sourire en coin, une lueur dans le regard pouvant s√©duire n‚Äôimporte qui √† ton passage…

Ta curiosité, ton intelligence, deux atouts majeurs de ta personnalité ne cessaient de t’enrichir et de te faire continuellement évoluer…

Tu avais toujours soif de connaissances, de nouvelles expériences car tu t’intéressais au monde qui t’entoure…

Ne surtout pas rest√© fig√© sur certains soucis du pass√© mais au contraire avancer ; tels √©taient tes ma√ģtres mots car c‚Äô√©tait ainsi que tu fonctionnais‚Ķ

Tu n’étais pas un homme à te laisser abattre…

Et si parfois la nostalgie te gagnait, c’était tout simplement parce que tu aimais ton passé d’expatriation à l’étranger…

Et puis c’est humain d’être nostalgique, cela fait parti de la vie…

Et toi, tu aimais tant la vie…

Voilà toutes les facettes qui caractérisaient tant l’homme que tu étais…

Sociable, généreux, aimant beaucoup l’humour, tu étais un véritable boute-en-train…

Ah ! Tu avais une si belle personnalité ! Et je ne dis pas cela parce que je suis ta fille…

Pour moi, tu étais un père exceptionnel, si sensible, si protecteur, si bon…

Il est certain qu’en écrivant tout cela sur toi et surtout en employant chaque verbe à l’imparfait, je ne peux m’empêcher d’avoir les larmes aux yeux mais c’est ainsi et je n’y peux rien…

Tu me manques tant Papa…

On dit que le temps guérit peu à peu les chagrins endurés mais me concernant je dirais que non…

Tu es parti il y a déjà 1 an et 6 mois mais je ne m’en remets toujours pas…

C’est pourquoi je tenais à t’écrire ce petit texte, rien que pour toi…

Mais avant d’en dire encore davantage sur tout ce que tu étais, je voudrais tout d’abord faire un petit retour en arrière…

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Un retour sur ton passé :

Dans les années 50, ta mère qui travaillait alors pour l’ambassade du Mexique avait à cette époque-là pas mal d’ambition pour toi lorsque tu étais encore étudiant dans ton école de commerce à Marseille.

Elle souhaitait fortement que tu deviennes Avocat o√Ļ encore Journaliste. Mais ce qu‚Äôelle ignorait √©tait que ta destin√©e ne se profilerait point dans ces secteurs du travail mais plut√īt vers une autre fili√®re‚Ķ

Une filière qui te réserverait alors de bien belles surprises et opportunités…

Une filière, certes au départ des plus classique puisqu’il s’agissait du domaine de la Comptabilité mais qui deviendrait au fil du temps et très nettement beaucoup plus enrichissante et stimulante…

Toi-même, tu ne pouvais alors pas encore t’en douter mais la voie que tu étais en train d’emprunter te mènerait vers plusieurs et belles contrées…

Elle te conduirait √† bord d‚Äôun Boeing pour aller vers ton premier pays africain : Madagascar √† Antananarivo puis en direction de Namakia, un village situ√© en pleine brousse non loin de la mer mais pas non plus coup√© du monde o√Ļ encore totalement en vase clos comme on pourrait le penser‚Ķ Loin de l√†‚Ķ

Un endroit très plaisant, un véritable lieu de Cocagne comme tu aimais à le dire à quiconque lorsque tu racontais ta vie passée là-bas…

Un lieu inoubliable o√Ļ se trouvait alors la soci√©t√© sucri√®re ¬ę Siramamy ¬Ľ (signifiant ¬ę Sucre ¬Ľ en langue Malgache) dans laquelle tu travaillais en tant que Chef-Comptable.

Une soci√©t√© qui marquerait alors √† jamais ta carri√®re professionnelle et qui te propulserait quelques ann√©es apr√®s vers d‚Äôautres pays africains : C√īt√© d‚ÄôIvoire √† Abidjan, Guin√©e √† Conakry, Tchad √† N‚ÄôDjamena puis √† nouveau un retour √† Madagascar √† Antananarivo dans les ann√©es 92. Et bien-s√Ľr toujours accompagn√© de ta petite famille (Maman, Olivier et moi) !

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Et donc, pour en revenir au souhait de ta Maman qui voulait que tu deviennes avocat o√Ļ encore Journaliste lorsque tu √©tais jeune, on peut dire aujourd‚Äôhui avec du recul, que tu n’aurais vraiment rien eu √† envier √† ces deux m√©tiers. Bien au contraire, puisque ton go√Ľt de l‚Äôaventure, de l‚Äôexploration, des voyages, de l‚Äô√©vasion furent pleinement exauc√©s et accomplis de bout en bout‚Ķ

Et ce que tu ne savais pas non plus encore, c’est que tu aurais connu aussi le grand amour à Madagascar…

L’amour de ta vie, celle qui serait alors devenue ta femme ainsi que la mère de tes enfants…

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Oui, la terre si rouge de Madagascar que tu avais alors foul√© du pied pour la toute premi√®re fois √† l‚Äô√Ęge de 33 ans un certain 26 F√©vrier 1968 t‚Äôavait donc r√©ellement port√©e chance‚Ķ

Elle t’avait permis de rencontrer Maman, de vous aimer puis de vous unir quelques années après en 1972 à Majunga à la même date que celle de ton arrivée à Madagascar…

Décidément, le 26 Février était à n’en pas douter une date porte-bonheur symbolique !

Quelle magnifique histoire d’amour ! N’est-ce pas ?

Maintenant, Papa, je te propose d’aller encore plus loin dans ton passé…

Parlons à présent un peu de ton enfance.

Une enfance que tu aimais bien nous raconter de temps en temps et que je souhaiterais retranscrire ici, dans cet article…

Nous √©tions alors dans les ann√©es 40 et tu s√©journais dans la maison de tes grands-parents maternels situ√©e √† Chalon-sur-Sa√īne.

Un jour de sortie, dans les rues du centre-ville, ta grand-m√®re et toi √©tiez tomb√©s sur un soldat Allemand. Et en te voyant, sans doute par rapport √† ton adorable petite bouille de gar√ßonnet √Ęg√© de 5 ans, le soldat avait souhait√© t‚Äôoffrir des bonbons. Ta Grand-m√®re accepta sans rechigner qu‚Äôil te les donna afin de ne pas le contrarier o√Ļ tout simplement juste par crainte vu le contexte de l‚Äô√©poque‚Ķ Quoi qu‚Äôil en soit, et comme n‚Äôimporte quel enfant insouciant de ton √Ęge, tu √©tais bien content de sucer tes bonbons‚Ķ

Une autre fois encore, toujours lors d‚Äôune promenade dans les rues de Chalon-sur-Sa√īne, c‚Äô√©tait alors durant la p√©riode de la lib√©ration de la France, tu avais donc 9 ans ; vous √©tiez tomb√©s √† nouveau ta Grand-m√®re et toi sur un soldat mais cette fois-ci un G.I (soldat Am√©ricain) qui t‚Äôoffrit spontan√©ment des chewing-gum comme ils aimaient bien le faire √† cette √©poque-l√† avec tous les Fran√ßais‚Ķ

Une confiserie que tu découvrais alors avec délectation et pour la toute première fois de ta vie d’enfant.
Une confiserie dont le go√Ľt menthol√©/sucr√© ainsi que leur fameuse texture en gomme destin√©e √† √™tre m√Ęch√©e et non aval√©e firent sans aucun doute ton √©merveillement vu qu‚Äôil n‚Äôexistait point ce genre de sucrerie en France.

Ce fut d’ailleurs à ce moment-là que tu appris que le Cheming-gum avait été créée en Amérique et que les G.I en avaient ramenés plein de là-bas dans leurs bardas lors de leur débarquement en Normandie, le 06 Juin 1944 pour libérer et sauver la France.

Et pour continuer la petite histoire du chewing-gum, l‚Äôun de ces G.I, Courtland E. Parfet d√©cida un jour de revenir en France en 1952 pour y lancer la marque ¬ę Hollywood ¬Ľ, un chewing-gum √† la chlorophylle enti√®rement alors fabriqu√© en France et qui plus est dans la premi√®re usine qui venait de s‚Äôinstaller √† Montreuil.

Et voilà comment le fameux Cheming-gum (bubble gum) finit par se populariser en France à la fin de la deuxième guerre mondiale et qu’il devint de plus en plus à la mode…

Int√©ressant, n‚Äôest-ce pas ? Je parle de ton enfance et j‚Äôen apprends des choses car j’ignorais que la marque « Hollywood » avait √©t√© enti√®rement fabriqu√©e en France… Comme quoi !

Alors Papa, que dirais-tu de parler encore d’une autre anecdote ? Maintenant que je suis sur ma lancée, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin… C’est parti !

Ton Grand-p√®re maternel que tu appr√©ciais vraiment beaucoup, Pharmacien de profession tenait sa propre officine dans le centre-ville de Chalon-sur-Sa√īne et lorsque tu √©tais en vacances scolaires et que tu venais s√©journer chez tes grands-parents, tu ne manquer jamais de te retrouver avec lui dans sa pharmacie et d‚Äôobserver avec grand int√©r√™t tout ce qu‚Äôil accomplissait et surtout la mani√®re dont il pr√©parait les m√©dicaments de sa client√®le. Tu trouvais cela particuli√®rement fascinant et passionnant qu‚Äôil puisse par de savants m√©langes et dosages bien pes√©s, fabriquer sous tes yeux √©bahis des m√©dicaments qui par la suite, permettraient de soigner et de gu√©rir les patients venant alors les r√©cup√©rer.

D’ailleurs, à force de venir sur le lieu de travail de ton Grand-père, tu finissais même par apprécier l’odeur de tous ces médicaments…

Si certaines personnes n’aiment pas trop ce genre d’odeur, toi, par contre tu ne trouvais pas cela si désagréable que ça…

En fait, tu commençais à aimer tout ce qui était en relation avec la médecine et même que la vue du sang ne te faisait point peur…

Quelques ann√©es apr√®s, lorsque tu fis ton service militaire obligatoire et qu’on t‚Äôaffecta au poste d’infirmier, tes sup√©rieurs disaient de toi que tu savais mieux que personne administrer les piq√Ľres apr√®s ton apprentissage en la mati√®re bien-s√Ľr. C‚Äô√©tait devenu pour toi ta grande sp√©cialit√© d’ins√©rer une aiguille dans la veine d‚Äôun avant-bras o√Ļ encore dans le muscle d‚Äôune fesse. Et donc, le maniement de la seringue n‚Äôavait plus aucun secret pour toi !

Tout cela pour dire, que le domaine de la médecine t’attirait mais pas non plus pour en faire ton métier.

Certes, pas m√©decin mais tu veillais toujours √† avoir avec toi toutes sortes de m√©dicaments √† port√©e de main, au cas o√Ļ, sait-on jamais ?

Et puis ne dit-on pas qu’il vaut mieux prévenir que guérir ? Et donc, toi, tu étais toujours bien muni, peut-être un peu trop d’ailleurs et c’est sans doute pour cela que Maman disait toujours de toi en te taquinant que tu étais une véritable armoire à pharmacie à toi tout seul ! Ce qui était la stricte vérité !

Un petit mal de tête ? Demande à Papa, c’est certain qu’il aura de l’aspirine sur lui…

Et il s’avérait que c’était toujours le cas et ce durant des années et des années…

Un petit bobo ? Des crampes d‚Äôestomac ? Un mal au cŇďur ? Papa aura tr√®s certainement de quoi te soigner, c‚Äôest s√Ľr‚Ķ

Quand j‚Äôy repense √† tous ces instants-l√†, cela me fait sourire et me rappelle √ī combien c‚Äô√©tait le bon temps‚Ķ

Ah ! Tu étais vraiment un sacré Papa !

Et maintenant mon Papounet, que dirais-tu si nous parlions un peu de tes go√Ľts, de tes passions, de ce que tu aimais o√Ļ encore d√©testais ? Tu es partant ? Alors on y va‚Ķ

√Čpicurien dans l‚Äô√Ęme, tu ne pouvais c√©der √† la tentation de d√©guster une belle entrec√īte de bŇďuf saignante accompagn√©e de ses pommes de terre saut√©es et bien-s√Ľr le tout relev√© d‚Äôun soup√ßon de moutarde et si possible √† l‚Äôancienne‚Ķ

Tu étais un tantinet Carnivore et si on t’aurait demandé de ne plus manger de viande rouge, de devenir pour ainsi dire Végétarien, tu aurais alors été bien malheureux…

La nourriture était très importante pour toi voire essentielle pour pouvoir te sentir bien… Elle contribuait à ton bonheur…

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Voici d’ailleurs une petite liste de ce que tu aimais particulièrement savourer :

Les hu√ģtres, les crevettes, le saumon, les moules-frites, le foie gras, l‚Äôandouillette, l‚Äôomelette aux champignons, le saucisson √† l‚Äôail, les spaghettis √† la bolognaise, les lasagnes, la moussaka, le gratin dauphinois, le melon bien frais, les fraises √† la chantilly, les truffes, le chocolat noir et bien d‚Äôautres mets encore‚Ķ

Tu mangeais un peu de tout à part les abats ainsi que toutes les catégories de fromages que tu fuyais comme la peste !

Et rien que d’y penser, cela me fait à nouveau sourire…

C‚Äôest vrai que tu √©tais vraiment f√Ęch√© avec le fromage.

Je me souviens encore des Saints Sylvestres pass√©s ensemble en famille dans des restaurants dansants et pr√©cis√©ment au fameux moment o√Ļ le serveur ne tarderait plus √† nous apporter nos assiettes remplies de diff√©rentes vari√©t√©s de portions de fromages. Et c‚Äôest l√† que je faisais expr√®s de te taquiner en te disant :

¬ę Papa ! Tu vas adorer la suite du menu de f√™te ! ¬Ľ

¬ę Ah oui ? Qu‚Äôest-ce que c‚Äôest ? ¬Ľ me disais-tu alors intrigu√© sans savoir que je te faisais une blague.

¬ę C‚Äôest du fromage Papounet ! Tu sais, ce que tu adores le plus ! ¬Ľ

Tu faisais alors directement la grimace en signe de d√©go√Ľt puis pour te venger tu nous disais :

¬ę Mais comment faites-vous pour manger √ßa ? L‚Äôodeur est franchement d√©sagr√©able !  »

Et nous, on renchérissait de plus belle :

¬ę Tu es s√Ľr que tu ne veux vraiment pas y go√Ľter ? ¬Ľ

¬ę Ah non alors ! Jamais d’la vie ! ¬Ľ

¬ę Tu ne sais pas ce que tu perds ! ¬Ľ lui disions-nous alors en riant.

¬ę Je ne perds rien du tout ! Allez ! Terminez plut√īt vos fromages qui sentent mauvais ! ¬Ľ

¬ę Tu exag√®res Papa ! √áa ne sent pas si mauvais que √ßa‚Ķ¬Ľ disais-je alors en √©clatant de rire.

¬ę Oh que si ! D‚Äôailleurs, √ßa commence d√©j√† √† m’√©coeurer‚Ķ Pour vous dire ! ¬Ľ

Décidément, le fromage et toi, c’était tout bonnement impossible !

Ah ! comme j’aimerais encore t’entendre me dire que tu détestais le fromage… Cela m’amusait tellement…

Certes, d√©finitivement f√Ęch√© avec le fromage mais friand des bonnes tartes aux pommes de Maman, de son onctueuse mousse au chocolat ainsi que de son fameux flan maison‚Ķ

Sans oublier la ¬ę For√™t noire ¬Ľ que tu adorais d√©guster √† chacun de tes anniversaires‚Ķ

Et puis il y avait aussi les bonnes madeleines dor√©es √† souhait, les croissants √† la confiture d‚Äôabricots o√Ļ encore les gaufres sucr√©s qui te procuraient toujours autant de plaisir en les accompagnant d‚Äôun grand verre de lait bien chaud‚Ķ

C’est que tu étais très gourmand…

Mais qui a dit déjà que la gourmandise était un vilain défaut ? Pas toi, en tous les cas…

On sait maintenant tes go√Ľts gustatifs mais qu‚Äôen est-il de tes passions ? Il serait temps d‚Äôen parler‚Ķ

Lorsque tu √©tais enfant, tu aimais beaucoup aller au cin√©ma… C‚Äô√©tait un moment agr√©able qui te plaisait √©norm√©ment ! Pouvoir visionner des films sur grand √©cran √©tait quelque-chose de magique pour toi. Si bien, que tu aurais bien voulu que le film ne s‚Äôarr√™ta jamais‚Ķ En fait, √©tant d√©j√† un enfant tr√®s sensible, tu souhaitais tout simplement que la magie du film continua encore et encore d‚Äôop√©rer tout en illuminant¬† ind√©finiment l‚Äôint√©rieur de la vaste salle obscure‚Ķ

√Čtrange o√Ļ pas, j’√©tais exactement comme toi enfant et m√™me durant la p√©riode de mon adolescence‚Ķ Pour dire ! Tel p√®re, telle fille !

Et donc, les années passants, tu aimais toujours autant aller au cinéma mais avec l’arrivée des K7 vidéos puis enfin des DVD, tu préférais largement regarder les films via ton téléviseur.

Tu appr√©ciais beaucoup les films qui te faisaient rire tels que : 4 mariages et 1 enterrement, Pour le pire et le meilleur, Le d√ģner de cons, Les Visiteurs 1 et 2 mais certainement pas le 3 que tu trouvais rat√©, Le grand blond avec une chaussure noire, La ch√®vre, Rain Man, Mme Doubtfire o√Ļ encore Forrest Gump avec sa fameuse r√©plique que tu aimais bien et moi aussi d’ailleurs :

« La vie, c’est comme une bo√ģte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber »

L’humour était très important pour toi… D’ailleurs, sans cela, je pense que la vie t’aurait paru un peu fade…

Une fois, je me souviens t‚Äôavoir demand√© quel genre de film tu aurais souhait√© emmen√© avec toi si jamais tu devais te retrouver seul sur une √ģle d√©serte. Et tu m‚Äôavais alors r√©pondu sans la moindre h√©sitation :

¬ę Un film rigolo, √ßa c‚Äôest certain vu la situation d√©sesp√©r√©e ¬Ľ

Et je t’avais ensuite demandé :

¬ę Mais quel film exactement ? ¬Ľ

¬ę Le d√ģner de cons ! Il est tellement marrant ce film ! Au moins, je me sentirais moins triste dans ta fameuse √ģle d√©serte ! ¬Ľ

Et je ne pouvais qu’abonder dans ton sens‚Ķ

Sacré Papa !

Non seulement tu aimais bien regarder des com√©dies mais tu aimais bien aussi pratiquer l‚Äôhumour de temps √† autres en nous lan√ßant toutes sortes de blagues et vannes pour ton plus grand plaisir…

Il faut dire aussi que tu avais pas mal de K7 audio humoristiques de Raymond Devos, de Fernand Reynaud o√Ļ encore de Guy Bedos que tu avais pr√©cieusement conserv√© depuis des ann√©es et des ann√©es et que tu aimais bien √©couter durant tes moments de loisirs et ce, sans jamais en √™tre lass√©‚Ķ

Voici d’ailleurs les sketchs que tu préférais sans doute le plus :

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Nous savons √† pr√©sent que tu adorais l‚Äôhumour mais pas que puisque tu aimais aussi √©couter de la musique. Cela pouvait aller de la musique classique, aux chansons de Georges Moustaki que tu appr√©ciais particuli√®rement o√Ļ encore des musiques des √ģles que tu avais appris √† aimer gr√Ęce √† Maman et dont tu n‚Äôh√©sitais pas √† venir te tr√©mousser sur la piste de danse avec elle en les √©coutant‚Ķ

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Car oui, tu √©tais un excellent danseur qui savait autant bien danser le Tango, la Valse que le Rock, le Cha-cha o√Ļ encore le Sega. Tous les pas de chacune de ces danses n‚Äôavaient aucun secret pour toi‚Ķ

Ce fut d’ailleurs toi qui initia Maman (à Madagascar) en lui apprenant quelques bases essentielles de la danse qui lui permirent ainsi à son tour de devenir tout comme toi une excellente danseuse.

Non seulement tu avais trouvé la femme de ta vie mais tu avais à présent la meilleure partenaire de danse qui soit !

Et quel beau couple vous étiez lorsque vous vous mettiez à danser ensemble sur la piste de danse…

À chaque fois, vous faisiez sensation…

Ah ! C’était vraiment de merveilleux souvenirs que ces instants-là et ils resteront à jamais gravés dans ma mémoire…

Mon petit Papounet, voilà que nous arrivons déjà presque à la fin de mon article…

Et je sais que tu aimerais que cela continue encore et encore et moi aussi d’ailleurs…

Tu me manques tellement…

Tu étais vraiment un Papa en or… Un Papa si protecteur…

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Sache que tu resteras pour toujours dans mon cŇďur‚Ķ

Sache que le temps √©coul√© ne pourra t’effacer,

Sache que tu me manqueras toujours √©ternellement…

Sache que tous ces instants passés avec toi resteront…

Oui, ils resteront infiniment grav√©s dans mon esprit…

Car je t‚Äôaime immens√©ment Papa Ch√©ri ‚ô•ÔłŹ‚ô•ÔłŹ‚ô•ÔłŹ.

Ta fille, Cécile.

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Ma petite √©toile ūüĆü

Pour toi, mon Papa… Ma petite √©toile…

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Un s√©duisant jeune homme tr√®s charmeur…

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Aimant d√©j√† beaucoup les voyages….

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Un charme fou… On comprend pourquoi Maman tomba amoureuse de toi et toi d’elle rien qu’en la voyant sur une certaine plage d√©serte de Madagascar portant le nom de « Empassy Bueny ». Tu avais ce jour-l√† succomb√© √† sa grande beaut√©… Tu √©tais¬† tomb√© tr√®s amoureux de celle qui serait devenue un beau jour ta femme… Vous √©tiez v√©ritablement faits l’un pour l’autre ‚̧…

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Deux belles √Ęmes soeurs ‚̧‚̧… Deux destins qui devaient se rencontrer dans la Grande √éle de Madagascar…

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Une histoire d’amour qui dura tr√®s longtemps… 49 ans !!! ‚̧

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Un souvenir de ta 1√®re Communion… Cet ange te prot√©geait tout au long de ta vie. Tu le gardais bien pr√©cieusement dans tes affaires… Aujourd’hui, c’est un honneur pour moi de le garder √† mon tour, bien pr√©cieusement…

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En ce dimanche 17 Juin 2018, je pense à toi…

Je revois encore ton joli sourire lorsque je te souhaitais une bonne fête des Papas…

Lorsque je t’offrais des petits cadeaux accompagn√©s d’une jolie carte…

Une carte que tu aimais lire √† haute voix tant cela te faisait plaisir…

Et quel plaisir des yeux que celui de te voir heureux en ces jours de f√™te des p√®res…

Tu sais… je revois tant de souvenirs de toi que je ne peux m’emp√™cher de verser quelques larmes‚Ķ.

Tu me manques tant‚Ķ Je n’y peux rien… C’est ainsi…

Ton absence est si dure à vivre….

Mais comme tu peux le voir‚Ķ je n’ai pas pu m’emp√™cher de te d√©dier encore un article car j’y tenais tout simplement…

Pour moi, c’est juste une magnifique preuve d’amour…

Une preuve que je t’aime fort…

Et quoi de plus beau que de pouvoir parler de toi…

Cela veut dire que je ne t’oublie pas et que tu restes dans mes pens√©es…

C’est pourquoi je tenais √† te souhaiter aujourd’hui une bonne f√™te des Papas et m√™me si tu n’es plus √† nos c√īt√©s‚Ķ

Oui‚Ķ m√™me si tu n’es plus l√† car je sais que tu nous regardes de ton nouveau monde et que tu nous √©coutes‚Ķ

Tu es notre petite √©toile d’amour‚Ķ.

Tu nous √©claires de ta rayonnante clart√© et tu nous prot√®ges…

Tu avais tant de bont√© en toi…

Oh Papa… Je t’aime tant…‚̧

Je ne cesserai jamais de te souhaiter ta f√™te des P√®res en pensant tr√®s fort √† toi…

Tu restes √† jamais dans mon cŇďur… ūüíė

Un cŇďur qui te pleure encore et encore…

Je t’aime ūüíė‚Ķ

Ta fille, C√©cile ‚̧

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Petits souvenirs de ton parcours professionnel dont je suis si fière :

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Un pin’s de la Soci√©t√© « SAGA » pour laquelle tu travaillais en Afrique. Une expatriation merveilleuse √† travers plusieurs pays : Madagascar en 1968, C√īte D’Ivoire en 1980, Guin√©e en 1987, Tchad en 1989, Madagascar en 1992… Des voyages que je n’oublierai jamais… De jolis souvenirs pass√©s √† l’√©tranger en famille que je garde jusqu’√† pr√©sent en m√©moire…

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Montre de la Soci√©t√© Saga… je la garde bien pr√©cieusement en souvenir de toi ūüíó.

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Voici quelques chansons pour toi ūüíė : Je sais que tu les √©couteras avec plaisir et beaucoup d’√©motions :

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Je t’aime fort mon Papa ūüíĖūüíĖūüíĖ. Je te garde dans mon coeur pour toujours ‚̧‚̧

M√©tamorphose ūü¶č

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Je me souviens encore d’un joli souvenir de mon enfance pass√©e en Guin√©e √† Conakry. C’√©tait dans les ann√©es 88 et j’avais 11 ans. Mon petit fr√®re, quant √† lui √©tait √Ęg√© de 10 ans.

Maman adorait nous faire d√©couvrir tout ce qui √©tait en relation avec la nature : aussi bien dans le domaine v√©g√©tal qu’animal.

Depuis que nous vivions en Guinée, nous avions déjà appris pas mal de choses sur ces divers sujets et je dois bien avouer que nous aimions bien les découvrir au fur et à mesure car en matière de bestioles, la Guinée en regorgeait de toutes sortes.

Et il ne fallait pas aller bien loin pour pouvoir les observer.

En effet, le jardin de notre maison de fonction √©tait un v√©ritable sanctuaire pour d√©nicher diverses esp√®ces d’insectes…

Mon fr√®re et moi √©tions √† un √Ęge o√Ļ nous voulions tout savoir sur le r√®gne animal et v√©g√©tal. Quoique pour ma part, je pr√©f√©rais de loin les v√©g√©taux…

Par contre, mon fr√®re lui, aimait bien les deux (le monde v√©g√©tal et animal) et en savait d√©j√† un rayon par rapport √† moi car il se documentait beaucoup concernant ces deux sujets qu’il affectionnait particuli√®rement.

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L’exp√©rience :

Ce jour-l√†, je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier. Maman voulait nous faire montrer une petite exp√©rience qu’elle avait faites d√©j√† elle-m√™me lorsqu’elle √©tait enfant et qu’elle vivait √† Madagascar √† Namakia.

A cette √©poque l√†, elle avait √† peu pr√®s le m√™me √Ęge que nous et aimait bien explorer la nature et ses insectes environnants.

Il fut donc primordial pour elle de nous faire montrer √† son tour, ladite exp√©rience et je dois bien avouer que nous √©tions d√©j√† tr√®s excit√©s et impatients, mon fr√®re et moi, de pouvoir enfin la d√©couvrir…

Avant de nous entra√ģner dehors, elle prit une grosse bo√ģte d’allumettes vide qu’elle transporta avec elle et nous dit qu’elle en aurait besoin au moment voulu.

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Exploration dans notre jardin :

Maman, mon petit fr√®re et moi sort√ģmes donc dehors et nous retrouv√Ęmes dans notre charmant jardin puis elle nous dit sans plus attendre qu’elle √©tait √† la recherche d’une chenille √† papillons pour pouvoir r√©aliser sa fameuse exp√©rience.

Au bout de quelques instants, elle finit par en trouver une qui √©tait coll√©e √† l’envers sur une des feuilles d’un petit arbuste.

papillon cocon

Elle commen√ßa alors √† la d√©coller tout doucement car elle √©tait fragile et qu’il ne fallait pas trop la manipuler avec les doigts puis, une fois d√©coll√©e de sa feuille, elle la d√©posa bien d√©licatement √† l’int√©rieur de la bo√ģte d’allumettes qu’elle tenait toujours dans sa main.

La chenille en question s’√©tait d√©j√† enroul√©e dans son cocon de soie et remuait encore l√©g√®rement √† l’int√©rieur de celui-√ßi car elle n’√©tait pas tout √† fait arriv√©e au stade de sa transformation en chrysalide.

En effet, maman voulait tout d’abord nous faire d√©couvrir l’√©volution de celle-√ßi lorsqu’elle s’√©tait √† peine enturbann√©e dans son fil de soie.

C’est pourquoi, elle avait fait expr√®s de la choisir √† ce stade de mutation afin que nous puissions observer par la suite, chaque d√©tail de sa future transformation…

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Petite parenthèse : La chenille :

papillon guinée

La chenille est la larve éruciforme des papillons. Certains hyménoptères dont les larves ressemblent beaucoup à celles des lépidoptères sont appelées fausse-chenille.

La chenille, une fois arriv√©e √† son plein d√©veloppement, s’enveloppe dans un cocon afin de se transformer en chrysalide qui va √† son tour devenir l’insecte adulte.

Seules certaines esp√®ces de chenille tissent autour d’elles un v√©ritable cocon pour se mettre √† l’abri en vue de leur nymphose (la nymphose √©tant le passage √† l’√©tat de nymphe, que l’on appelle chrysalide chez les papillons).

chenille pour papy

D’autres se contentent de se fixer √† un support par une ceinture de soie, fil s√©cr√©t√© de la m√™me mani√®re, mais en faible quantit√©.

D’autres encore s’enterrent dans l’humus √† faible profondeur, dans une loge plus ou moins soyeuse : c’est le cas de la plupart des Sphinx.

chenille chenille

  1. Tête 
  2. Thorax
  3. Abdomen
  4. Segment
  5. Corne post-abdominale
  6. Fausses pattes
  7. Stigmate
  8. Pattes
  9. Pièces buccales

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Observation de la bestiole :

En ce qui concernait notre petite exp√©rience, notre chenille avait d’ores et d√©j√† tiss√© autour d’elle son fameux cocon (pas dans son int√©gralit√©) si particulier qui √©tait encore transparent et pas tout √† fait opaque puisqu’on pouvait encore la voir √† l’int√©rieur.

En effet, je pouvais aper√ßevoir son √©trange petite t√™te ainsi que son corps de couleur vert clair qui continuait √† se mouvoir dans sa fine enveloppe blanch√Ętre.

A l’int√©rieur de son fin cocon, la bestiole semblait tout droit venir de la plan√®te Mars tellement elle avait un dr√īle d’aspect. On aurait dit un petit alien…

Cela me faisait bizarre de pouvoir l’observer ainsi en direct, sur toutes les coutures et non dans un documentaire animalier.

C’√©tait bien plus int√©ressant et je dois bien avouer assez fascinant de la regarder et de la jauger dans les moindres d√©tails.

Elle paraissait √† la fois forte et fragile : d’une part √† cause de son cocon dont elle √©tait prisonni√®re mais d’autre part, bien vivace lorsque qu’elle remuait de temps en temps √† l’int√©rieur de celui-√ßi.

En somme, ce petit être si bizarre et si petit soit-il avait déjà une certaine force de caractère qui ne nous laissait pas indifférent, mon frère et moi.

Elle avait r√©ussi √† attiser notre grande curiosit√© et nous √©tions d√©j√† tr√®s impressionn√©s par elle…

Mais il n’emp√™che qu’elle me faisait √©galement un peu peur √©tant donn√© que je n’aimais pas trop le monde des insectes…

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La bestiole dans sa bo√ģte d’allumettes :

Notre petite trouvaille √† l’int√©rieur de sa bo√ģte d’allumettes l√©g√®rement entrouverte ; maman, mon petit fr√®re et moi rentr√Ęmes √† nouveau √† l’int√©rieur de notre maison.

Maman d√©posa la bo√ģte sur l’une des √©tag√®res du grand buffet de notre salon. Ainsi, nous pourrions voir facilement l’√©volution de la fameuse chenille lorsque nous le souhaiterions…

« Voil√† les enfants. Vous avez vu que la chenille remuait encore √† l’int√©rieur de son cocon. Ensuite, de plus en plus, elle va le consolider pour se transformer enfin en une chrysalide » dit-elle en nous souriant.

Olivier √©tait beaucoup plus curieux que moi et lui demanda presque aussit√īt :

« Maman ? Est-ce que la chenille va bien respirer ? »

« Mais oui Olivier. Regarde, j’ai laiss√© entrouverte la bo√ģte pour justement qu’elle ait son oxyg√®ne. Ne t’inqui√®te pas. Tout ira bien pour elle jusqu’√† ce qu’elle se transforme en chrysalide »

« Chouette ! On verra toute sa transformation alors ? » dit-il dans un large sourire.

« Eh oui mon Coco ! Toi et ta soeur pourrez voir toute son √©volution en direct. Ce sera bien mieux qu’un documentaire t√©l√©vis√© ! »

En ce qui me concernait, je n’osais pas trop toucher la bo√ģte o√Ļ √©tait log√©e cette √©trange bestiole mais cela m’int√©ressait tout de m√™me. Il est vrai que je n’aimais pas trop le monde des insectes mais en ce qui concernait celle-√ßi, j’avais envie de conna√ģtre son √©volution.

Et puis maman m’avait assur√© que la bestiole en question ne pourrait gu√®re s’enfuir vu que la bo√ģte d’allumettes n’√©tait que l√©g√®rement entrouverte. D’ailleurs, en voyant mon air inquiet, maman se mit √† rire.

« Mais ne t’inqui√®te pas C√©cile ! Tu vois bien que cette chenille est enroul√©e dans son cocon. En plus, bient√īt elle ne bougera plus du tout. Crois-moi, tu ne risques rien. Et lorsqu’elle commen√ßera √† sortir de son cocon, maman t’a d√©j√† dit qu’on irait ensemble dehors pour qu’elle puisse d√©ployer ses ailes. D’accord ? Tu es rassur√©e maintenant ma Poupoule ? »

« Oui, maman » dis-je dans un timide sourire quelque peu crisp√©.

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Olivier, contrairement √† moi √©tait fou de joie. De temps en temps il ne pouvait pas s’emp√™cher de regarder par l’ouverture de la bo√ģte pour y observer notre petite chenille.

Une fois qu’il l’avait pour la √©ni√®me fois observ√©e sur toutes les coutures ; il revenait alors en sautillant vers moi qui √©tait sagement install√©e dans le canap√© du salon en train de jouer √† un jeu vid√©o puis invariablement il me disait avec beaucoup d’enthousiasme :

« C√©cile ! J’ai encore regard√© la chenille. Elle remue toujours un peu. J’ai h√Ęte qu’elle devienne une chrysalide comme maman nous a dit »

Sachant qu’il affectionnait particuli√®rement le monde des insectes, je lui demandais alors :

« Et tu sais ce que c’est une chrysalide ? »

« Biens√Ľr. Maman nous a d√©j√† expliqu√©. Et puis j’ai aussi appris en lisant mon magazine « Sciences et vies Junior ». Tu sais, c’est trop incroyable ces b√™tes l√† ! Moi, en tout cas je les aime bien. Et toi ? »

« Oui √ßa va. De toute fa√ßon, maman a dit que la chenille ne pouvait pas s’enfuir de la bo√ģte… » dis-je avec une pointe d’appr√©hension dans la voix.

« Pfff ! N’importe quoi ! Tu vas pas avoir peur aussi de cette chenille ! Bient√īt, elle ne pourra plus bouger du tout. Et puis maman nous a dit qu’elle ne voulait pas qu’elle sorte totalement de sa chrysalide lorsqu’elle deviendra un papillon. T’as rien √† craindre du tout C√©cile ! Je t’assure ! T’es trop inqui√®te toi ! Allez, viens la voir de plus pr√®s avec moi » dit-il en m’attrapant d√©j√† par le bras.

« Oui ! Attends, j’√©teins d’abord mon jeu vid√©o puis je viens tout de suite la voir avec toi » dis-je un peu √† contre-coeur.

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Quelques instants apr√®s, j’√©tais √† ses c√īt√©s en train d’observer l’√©trange bestiole qui n’√©tait vraiment pas jolie…

Quant à mon frère, lui, il semblait totalement sous le charme de ladite bébête. Il en était littéralement fasciné.

papillon vert

J’aimais bien le regarder en train de s’extasier et s’exclamer au sujet de celle-√ßi. Il faut dire qu’il adorait tout ce qui se rapportait √† la nature. Tout l’intriguait √† ce sujet. Le monde des insecte l’√©merveillait. A ce sujet, il ressemblait √©norm√©ment √† maman lorsqu’elle avait son √Ęge. Il √©tait d’ailleurs autant curieuse qu’elle et voulait toujours tout savoir et plus particuli√®rement sur ces ch√®res insectes…

Oui, j’aimais bien le regarder en train d’observer notre chenille. C’est pourquoi il est tellement facile pour moi de vous raconter dans les moindres d√©tails ce joli souvenir de mon enfance.

Pendant qu’il observait la bestiole, moi, j’immortalisais cet instant dans un coin de ma t√™te tout en ne sachant pas qu’un beau jour j’aurais souhait√© le retranscrire √† l’√©crit et qui plus est dans le vaste monde du virtuel.

Et puis, comme je vous l’avais d√©j√† dit dans un de mes nombreux articles de souvenirs, Olivier ne m’avait jamais fait un sale petit tour de gamin comme le font certains petits fr√®res envers leurs soeurs.

Non, je dois bien avouer qu’il n’√©tait pas du tout comme √ßa. Il savait que j’avais peur des insectes et que j’en avais une sainte horreur ; d’ailleurs il s’en moquait parfois mais jamais il n’allait plus loin que √ßa en m’en lan√ßant une sur moi par exemple. Non, et fort heureusement d’ailleurs, sinon je n’aurais gu√®re appr√©ci√© et cela aurait valu √† mes yeux, d’√™tre une trahison, ni plus, ni moins !

Bref, j’√©tais surtout intrigu√©e par mon jeune fr√®re.

Le voir autant passionn√© par ces √©tranges bestioles me sid√©rait quelque peu mais je finissais par m’y adapter. Sans doute √©tait-ce d√©j√† l’amour inconditionnel d’une soeur a√ģn√©e envers son petit fr√®re car il faut bien que je l’avoue, j’√©tait totalement attendrie par lui.

C’√©tait disons plut√īt lui qui me fascinait autant que la petite bestiole.

Et vous me diriez alors pourquoi ? Tout simplement parce que d’une part je l’aimais et que d’autre part, je le trouvais tr√®s d√©brouillard pour son jeune √Ęge et tr√®s vif d’esprit.

C’√©tait d√©j√† un v√©ritable trombe de l’air qui adorait explorer, s’aventurer, trifouiller, fouiner sans peurs ni craintes dans √† peu pr√®s tout et n’importe quoi… Un vrai petit aventurier qui √©tait avide de savoir et de tout conna√ģtre sur notre belle et si vaste nature…

J’√©tais tout l’inverse, c’est pourquoi je l’admirais tant car contrairement √† lui, je n’√©tais pas une fanatique de la nature et encore moins des insectes…

Non, moi c’√©tait de grimper sur¬†MON MANGUIER VOYAGEUR¬†,¬†de me jucher sur la plus haute des branches afin d’admirer le ciel, les nuages, les oiseaux, l’oc√©an, les vagues, ressentir le vent, laisser les rayons du soleil me chauffer le visage et le corps et observer de temps en temps, mon cher petit fr√®re en train de jouer en bas sur la terre ferme avec tous ces √©tranges insectes…

fourmi noire

 

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Je lui laissai bien volontiers ce plaisir et pr√©f√©rais le regarder du haut de mon arbre, en train de s’extasier sur telle ou telle esp√®ce d’insecte qu’il venait de d√©nicher…

A le voir ainsi si d√©brouillard et si m√©ticuleux avec ces b√©b√™tes, je me disais souvent au plus profond de moi-m√™me qu’il √©tait l’a√ģn√© et que moi, j’√©tais sa petit soeur… Je ne ne sais pas pourquoi mais je le pensais r√©ellement √† cette √©poque l√†. Il semblait si s√©rieux et attentionn√© envers la nature qui l’entourait alors que moi j’en √©tais parfaitement d√©sinvolte.

Ce n’√©tait pas p√©joratif pour moi de penser que j’√©tais sa petite soeur, bien au contraire puisque cela me r√©confortait de le savoir diff√©rent de moi. De le savoir si audacieux et si aventureux…

Tout ceci pour vous dire que notre chenille √©tait certes une formidable d√©couverte mais d√©couvrir le c√īt√© explorateur de mon jeune fr√®re l’√©tait tout autant…

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Quelques jours apr√®s (disons 5 jours plus tard), notre fameuse chenille ne bougeait plus du tout comme si celle-√ßi √©tait morte mais ce n’√©tait pas du tout le cas.

En fait, son enveloppe corporelle avait totalement chang√©e d’aspect et de couleur. Elle semblait plus solide qu’avant et sa teinte √©tait entre le marron et le beige clair.

marron beige chrysalide

Olivier en √©tait davantage fascin√© car il savait que bient√īt la chrysalide deviendrait un majestueux papillon.

Il tr√©pignait d’impatience et ne cessait de me r√©p√©ter :

« T’as vu C√©cile ! √ßa y est ! c’est comme maman nous a dit ! Bient√īt, elle va d√©chirer sa chrysalide. J’ai trop h√Ęte ! et toi ? »

« Moi aussi » dis-je dans un petit sourire.

Je ne sais pas pourquoi mais √† cet instant pr√©cis o√Ļ je lui parlais, j’√©tais vraiment sinc√®re. J’avais h√Ęte √©galement de voir enfin l’envol√©e de cette bestiole.

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Petite parenthèse : La chrysalide :

chrysalide transf

Chez les insectes holom√©taboles (c’est-√†-dire aux m√©tamorphoses compl√®tes, par exemple les papillons et les abeilles), qui effectuent deux mues de m√©tamorphose, la chrysalide est le stade de d√©veloppement interm√©diaire entre la larve et l’adulte.

Les chrysalides durcissent et changent de couleur. Les papillons selon les espèces se métamorphosent au bout d’une semaine.

Quelques heures avant l‚Äô√©mergence du papillon, l‚Äôenveloppe de la chrysalide devient transparente chez certaines esp√®ces et laisse appara√ģtre les couleurs des papillons.

Lorsque les segments abdominaux se distendent, l’émergence est imminente. Un autre nom pour désigner ce stade intermédiaire est la nymphe.

chrysalide papillon

Une des caract√©ristiques de la nymphe est qu’elle ne se nourrit pas (ses pi√®ces buccales et son tube digestif subissent aussi une m√©tamorphose importante) et qu’elle vit sur ses r√©serves.

La nymphe des lépidoptères est souvent appelée chrysalide. La nymphe peut, selon les espèces, être protégée par un cocon.

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La métamorphose :

Voici une vid√©o int√©ressante sur la mutation d’une chenille √† papillon : ici, il s’agit du Papillon Monarque.

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Deux jours plus tard, maman s’√©cria :

« Regardez les enfants ! Venez voir ! Vite ! La b√™te est en train de crever son enveloppe. Vous voyez, regardez bien »

Je n’en revenais pas et je dois bien avouer que j’en fus litt√©ralement subjugu√©e.

En effet, l’√©trange b√™te semblait pousser avec sa t√™te la fibre du cocon dans lequel elle √©tait enferm√©e.

De nouveau (comme au tout d√©but, o√Ļ maman l’avait d√©coll√©e de sa feuille), l’insecte bougeait √† l’int√©rieur de son enveloppe qui √©tait tr√®s √©paisse et opaque.

Sous nos yeux d’enfants √©merveill√©s et fascin√©s, la vie naissait.

Un petit √™tre voulait sortir de sa prison qui l’avait pourtant prot√©g√©e jusqu’alors car il √©tait tout simplement d√©sireux de conna√ģtre la libert√©…

Du coin de l’oeil, j’observais √©galement mon petit fr√®re et j’√©tais heureuse de le voir heureux…

« Regarde maman, il vient de passer sa trompe. Il va pas tarder √† sortir de sa chrysalide. Hein, pas vrai maman ? »

trompe papillon

« Oui, mon Coco ! Effectivement. D’ailleurs, nous allons vite aller dehors, maintenant. Venez, suivez-moi. Vite, il va pas tarder √† sortir enti√®rement de son cocon »

Maman transporta avec elle la bo√ģte d’allumettes dont elle avait retir√© compl√®tement le couvercle et sortit rapidement dehors avec nous, √† ses c√īt√©s.

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L’envol√©e majestueuse :

le papillon et son cocon

A présent, le papillon dont les ailes étaient froissées et fripées ne tarderait plus à sortir de son épais cocon.

Il se d√©battait tant bien que mal mais s’arr√™tait de temps en temps car il √©tait encore faible.

Il se tortillait dans tous les sens et ne cessait de fissurer son cocon à force de se débattre.

Les antennes de sa t√™te √©taient d’ores et d√©j√† sorties √† l’ext√©rieur ainsi que ses ailes et bient√īt la coque si √©paisse de son enveloppe ne tarderait pas √† se d√©tacher de son abdomen.

« Maman ! C√©cile ! Regardez ! √ßa y est ! il vient de sortir totalement de son cocon ! Vous avez vu ?? Wahou ! Il est trop beau ! T’as vu les couleurs de ses ailes C√©cile ? » s’exclama Olivier en me les montrant du doigt.

« Oui. Ses ailes sont jolies » r√©pondis-je tout bas, sous le coup de l’√©motion et de la fascination.

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Maman √©tait vraiment heureuse de nous faire d√©couvrir en direct ce qu’elle m√™me avait v√©cu des ann√©es auparavant lorsqu’elle n’√©tait qu’une enfant.

« Vous voyez les enfants. Voil√† ce que Maman avait vu lorsqu’elle √©tait petite fille √† Madagascar et dont je vous parlais √† chaque fois √† Sausset-Les-Pins. C’est beau, non ? »

« Oh oui Maman ! » r√©pondit aussit√īt mon petit fr√®re qui ne cessait de sourire tellement il √©tait √©merveill√©.

« Il va bient√īt s’envoler Maman ? »demandais-je un peu intrigu√©e.

« Oui, ma Poupoule. Il ne va plus tarder »

J’√©tais aux anges de voir ma m√®re et mon petit fr√®re si complices vu qu’ils aimaient bien les papillons puis spontan√©ment je fis une bise √† Maman comme pour la remercier de cet instant, de ce partage qu’elle venait de nous faire vivre.

« Voil√† ! il va s’envoler ! » s’exclama Olivier en tapant dans ses mains.

« Oui, mon Coco ! Il va s’envoler, maintenant » dit Maman, les yeux brillants de joie.

A cet instant pr√©cis, Olivier ne put s’emp√™cher d’effleurer les ailes du papillon.

« Ses ailes sont douces » chuchota t-il.

Et √† peine eut-il prononc√© cette phrase, que le papillon √©tira ses ailes et commen√ßa √† voleter maladroitement vers la branche la plus basse d’un arbuste.

papillon

Il s’y posa dessus puis commen√ßa √† se faire une petite toilette √† l’aide de ses longues pattes qu’il ne cessait de mouvoir vers sa petite t√™te.

envol du papillon

Au bout de quelques instants, il quitta sa branche puis vola davantage plus haut jusqu’√† ce qu’on ne puisse plus l’aper√ßevoir du tout.

En effet, il venait de voler par dessus le haut mur de cl√īture alv√©ol√© qui faisait face √† la mer.

Sans doute avait-il √©t√© attir√© par l’oc√©an. Nul ne le saura jamais.

Quoi qu’il en soit, nous avions assist√© en direct, mon fr√®re et moi √† sa majestueuse envol√©e vers le vaste monde.

butter vole loin

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Un spectacle magnifique de la nature que je tenais √† vous d√©crire dans les moindres d√©tails √† travers cet article et que je n’oublierai jamais.

Interview de Lauraline Aday

R√©cemment, une jeune auteure qui se nomme Lauraline Aday¬†m’a nomin√©e le 29 Janvier 2016 afin de r√©pondre √† son interview.

Voici l’article qu’elle avait publi√© ce jour-l√† concernant sa nomination pour le Liebster Award :

liebster-award

Je l’ai rencontr√©e sur la plateforme de WordPress en Janvier 2016 et depuis on se follow.

C’est une personne tr√®s sympathique et spontan√©e. Tout ce que j’aime √† vrai dire !
Je trouve qu’elle a beaucoup de talent dans le domaine de l’√©criture qui est sa passion.

Voici un extrait de son roman qu’elle a √©crit il y a un an et que vous pourrez lire (personnellement j’ai vraiment appr√©ci√© !) afin de d√©couvrir son univers litt√©raire. Le titre de son roman est :

Penthésilée

A ce sujet, elle recherche un √©diteur qui voudrait bien le publier alors si jamais vous lisiez cet article, n’h√©sitez pas √† lire son oeuvre…

J’esp√®re de tout coeur que son r√™ve pourra enfin se r√©aliser car elle le m√©rite vraiment vu qu’elle √©crit fort bien !

Merci encore √† toi Lauraline de m’avoir invit√©e √† participer √† ton interview qui me ramena loin en arri√®re dans mes souvenirs par certaine de tes questions…

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Et voici son interview : 11 choses que Lauraline aimerait savoir sur moi :

1. Depuis quand écrivez-vous ?

Lorsque j’√©tais √Ęg√©e de 10 ans, mes parents m’avaient offert un journal intime pour mon anniversaire. Ce fut √† partir de ce moment l√† que je commen√ßai √† y √©crire mes instants les plus pr√©cieux et je dois dire qu’il y en avait beaucoup. J’adorais ce journal (que j’ai malheureusement √©gar√© depuis) car il me permettait de m’√©vader et de r√™ver.

D’aussi loin que je m’en souvienne, je n’y √©crivais que des choses positives et heureuses vu que j’√©tais une enfant tr√®s √©panouie et si insouciante…Je me souviens encore de sa couverture avec la fameuse Panth√®re rose qui √©tait dessin√©e dessus. Il restera pour moi un merveilleux souvenir d’√©critures…

panthère pink

2. Quel est le premier texte que vous ayez écrit ?

Lorsque je vivais en afrique (Tchad √† N’Djamena), je me souviens que j’avais √©crit une petite histoire qui parlait de loups-garous. Je l’avais √©crite dans un grand cahier de format A4 dont la couverture √©tait rigide et brillante. C’√©tait une histoire assez longue (10 pages recto-verso) dont j’√©tais particuli√®rement fi√®re et qui avait pour titre : « La mutation ».

J’avais 14 ans et je dois bien avouer qu’√† cette √©poque l√† j’adorais tout ce qui se rapportait au domaine du fantastique et de la science fiction.

D’ailleurs, je n’ai pas beaucoup chang√©e √† ce sujet puisque c’est toujours le cas aujourd’hui.

loup gare au loup

3. Est-ce que vous planifiez toute votre histoire, ou est-ce que vous vous lancez ¬ę au feeling ¬Ľ ?

J’ai pour habitude de tout planifier dans ma vie de tous les jours mais bizarrement pas dans le domaine de l’√©criture.
En ce qui concerne mes écrits, je fonctionne uniquement au feeling.

J’ai une id√©e qui me traverse subitement l’esprit puis mon imagination commence alors √† galoper un peu dans tous les sens et √† partir de ce moment l√†, je jette √† la vol√©e quelques phrases ou/et mots sur une feuille afin de ne rien oublier.

 

4. Avez-vous déjà fini d’écrire un roman ? Quel est son titre et de quoi parle-t-il ?

J’ai toujours aim√© √©crire depuis que je suis toute jeune mais lorsque j’ai commenc√© √† me lancer v√©ritablement c’√©tait dans les ann√©es 2009. J’√©tais alors √Ęg√©e de 32 ans.

Ayant la nostalgie de mon pass√© d’expatriation √† travers l’Afrique (Guin√©e √† Conakry, Tchad √† N’Djamena et Madagascar √† Antananarivo), j’avais d√©cid√© de retranscrire mes plus beaux souvenirs pass√©s l√†-bas, sous forme d’anecdotes.

Voici un de mes plus beaux souvenirs que vous pourrez découvrir et qui à pour titre :

Le manguier voyageur

 

5. Qu’est-ce que vous aimez écrire ?

J’aime √©crire mes souvenirs d’enfance pass√©s en Afrique o√Ļ en France √† Marseille.

J’aime √©galement inventer des petites histoires au gr√© de mon imagination. Les sujets peuvent √™tre tr√®s vastes et vari√©s. Je n’ai pas sp√©cialement de pr√©f√©rence. L√† aussi, je fonctionne au feeling. Il est vrai que j’aime bien les thrillers mais pas que…

 

6. Quel est votre lieu favori pour écrire ?

J’√©cris principalement dans ma chambre via mon fid√®le ordinateur portable. C’est mon endroit favori car je m’y sens bien, tout simplement.

Mes sources d’inspirations me viennent en √©coutant des musiques de films (mais pas que, puisqu’actuellement j’aime bien √©couter en boucle « Love me like you do » d’Ellie Goulding) sur mon ordinateur.

Mon imagination s’envole et √† partir de ce moment l√† je me mets √† pianoter sur mon clavier durant des heures.

D’ailleurs, je ne vois jamais le temps passer lorsque j’√©cris…

 

7. Quel est votre auteur / livre préféré ?

Mon auteure pr√©f√©r√©e est sans conteste : Mary Higgins Clark et ce depuis de nombreuses ann√©es…

Pourquoi cette auteure ? Lorsque je vivais √† Madagascar √† Antananarivo et que j’avais 16 ans, je me souviens que j’avais un beau jour emprunt√© un livre √† la biblioth√®que de mon lyc√©e (Lyc√©e Fran√ßais de Tananarive) qui avait pour titre « La nuit du renard ».

Ce fut le titre qui attira le plus mon attention. Etant assez press√©e ce jour-l√†, je n’avais m√™me pas pris la peine de lire le sujet. Quant √† son auteure, son nom ne me disait rien du tout. Mais √† peine avais-je commenc√© √† lire le premier chapitre que j’en fus litt√©ralement scotch√©e…

« La nuit du renard » devint alors pour moi mon roman pr√©f√©r√© et ce jusqu’√† aujourd’hui. Disons qu’il reste mon livre f√©tiche.

La suite fut prévisible : je lisais donc tous les romans de mon auteure préférée que je trouvais à la bibliothèque de mon lycée.

la nuit renard

8. Cinq livres que vous emporteriez sur une √ģle d√©serte?

– « La maison du guet » de Mary Higgins Clark

– « M√©chant gar√ßon » de Jack Vance

– « Racines » de Alex Haley

– « L’√ģle du docteur Moreau » de H.G. Wells (Herbert Georges Wells)

–  » Anna Karenine » de L√©on Tolstoi

mort eau doc

9. Un projet en cours, dont vous aimeriez nous parler ?

Actuellement je suis en train d’√©crire une nouvelle en plusieurs parties dont le titre est : « La derni√®re danse de la lune ».

Vous pourrez découvrir mon histoire en cliquant sur ce lien :

La dernière danse de la lune

C’est une histoire qui me tient particuli√®rement √† coeur et que j’ai commenc√© √† √©crire durant l’√©t√© 2015 (juillet/ao√Ľt).

J’ai voulu me lancer gr√Ęce √† une amie que j’ai rencontr√© sur Twitter et qui s’appelle Michelle. Elle m’a donn√© l’envie d’inventer et de publier mon histoire sur wordpress. Merci √† toi ma Belette !

Depuis, je n’ai de cesse de me r√©p√©ter les m√™mes phrases d’encouragement :

« Il faut toujours croire en ses r√™ves et aller jusqu’au bout pour pouvoir les r√©aliser »

« Ne surtout pas abandonner et suivre son chemin malgr√© les emb√Ľches »

 

10. Que peut-on vous souhaiter pour 2016 ?

Une question tr√®s difficile pour moi… Je ne dirais qu’une chose : la vie, c’est comme une bo√ģte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber…

C’est une r√©plique d’un film dont le titre est « Forrest Gump ». En ce qui me concerne, √ßa me parle beaucoup…

 

11. Qu’est-ce que vous aimez à propos de mon blog ? Qu’est-ce que vous aimez moins ?

Lorsque je me suis balad√© pour la premi√®re fois sur ton blog un certain mois de janvier 2016, j’ai √©t√© tout de suite attir√©e par tous les titres de tes articles. Je ne sais pas pourquoi… Encore une fois, une histoire de feeling…

Ce fut en lisant cet article de toi :¬†Penth√©sil√©e¬†que j’ai compris alors que je souhaitais en conna√ģtre davantage sur ton univers litt√©raire mais pas que…

En effet, je trouve que tu as tout simplement une belle personnalité et surtout une spontanéité qui fait vraiment plaisir.

Je tenais encore √† te remercier ma ch√®re Lauraline concernant cette petite interview que j’ai pris plaisir √† r√©pondre.

Gros bisous à toi et surtout crois toujours en tes rêves !

Cécile, la Suricate

Suricate mignon

Souvenirs culinaires

Souvenirs culinaires en Guinée à Conakry : Année 1987 : Une douce gourmandise : Patates-douces-blanches

32636538 Je me rappelle encore lorsque ma m√®re faisait frire des patates douces √† chair blanche (√† peau blanche) et que du salon ou je me trouvais ; je pouvais sentir toutes les effluves de friture… patate-douceJ’attendais alors avec beaucoup d’impatience, le moment ou elle d√©poserait sur la grande table √† manger ; un grand saladier en verre dans lequel se trouvaient les fameuses tranches de patates douces frits et toutes dor√©es… 60735525_p Puis Maman ne manquait jamais de nous rappeler √† moi et √† mon fr√®re : « Les enfants, faites tr√®s attention !! j’ai d√©pos√© le saladier ici pour que les patates douces puissent se refroidir un peu car pour l’instant, elles sont tr√®s bouillantes !!! alors n’y touchez pas encore !!! d’accord ?? » Et je m’empressais de lui dire :  » Oui, Maman…On n’y touchera pas…c’est promis !!! » Mais c’√©tait tout simplement impossible pour moi d’attendre plus longtemps car la simple vue de ces patates me donnaient tout simplement l’eau √† la bouche… Et biens√Ľr, vous devinez la suite…Je me pr√©cipitai en cachette pendant que Maman avait le dos tourn√© et qu’elle se trouvait encore en cuisine ; pour chiper deux grandes tranches de patate douce… Sur le coup, c’est vrai que la chaleur des patates me br√Ľlait un peu le bout des doigts mais qu’importe du moment que j’avais r√©ussi √† en prendre au moins deux : une pour moi et une pour mon petit fr√®re. 8185233 Et quel plaisir immense ensuite, de pouvoir d√©guster cette ch√®re petite gourmandise… Je me souviens encore du go√Ľt de cette patate frite que j’avais plaisir √† avoir en bouche ; de la saveur de son sucre en poudre fondu et √† peine s√©ch√© qui la recouvrait si finement… sucre_poudre C’est vrai que je garderai toujours au fond de ma m√©moire cette jolie image de moi et de mon petit fr√®re en train de savourer avec d√©lice notre petit p√™ch√© mignon… sucre-en-poudre Ah les souvenirs d’enfance !!! quelles merveilles tout de m√™me !!!

Le Manguier voyageur

J’aimerais vous raconter un souvenir de la Guin√©e qui me touche particuli√®rement √† chaque fois que j’y songe lorsque j’ai de la nostalgie par rapport √† mon enfance pass√©e en Afrique…

A cette √©poque l√†, je devais bien avoir 9 ou 10 ans et je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier…

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Le manguier de l’√©vasion :

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Comme je vous l’avais d√©j√† racont√© lors de mes pr√©c√©dentes anecdotes, notre maison de fonction √©tait situ√©e en bordure de mer et sa fa√ßade faisait face √† un haut mur ajour√© d’alv√©oles par lesquelles on pouvait aper√ßevoir une magnifique plage de sable blanc…

Parfois, il pouvait m√™me arriver que l’un de nos 3 chats passait la t√™te √† travers l’une d’entre elles ; afin de regarder sans doute juste par curiosit√© ; ce qui se passait derri√®re…

Et au devant, tout √† fait √† droite de ce haut mur,¬†se trouvait un grand et bel arbre fruitier qui n’√©tait autre qu’un manguier…

La partie inf√©rieure des branchages de celui-√ßi venait se coucher litt√©ralement sur le dessus du mur qui √©tait incrust√© de brisures de verres de bouteilles tr√®s tranchantes afin de dissuader les voleurs de franchir le mur c√īt√© plage.

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Mon arbre à moi !
Un arbre qui √©tait pour moi comme un confident bien vivant et bien plus encore car il me transportait √† chaque fois que je le souhaitais, loin du monde r√©√®l dans des voyages extraordinaires, au-del√† des fronti√®res, dans les airs ! vers de nouvelles contr√©es…

J’adorais ce manguier qui me permettait de m’√©vader l’esprit et de r√©aliser chacun de mes r√™ves rien qu’en regardant de mes yeux √©merveill√©s, la mer, le ciel et les nuages si blancs…

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De mon arbre, juch√©e tout √† fait en haut de la cime, je pouvais aper√ßevoir toute l’immensit√© de l’oc√©an Atlantique et sentir ses agr√©ables odeurs d’algues et d’embruns…

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J’√©coutais avec all√©gresse le bruit du ressac de la mer mais aussi celui du vent, entrem√™l√©s par les cries de joie des quelques enfants Guin√©ens qui jouaient, non loin de l√†, sur la plage…

Tous mes sens étaient en éveil :
– La vue de ce superbe tableau repr√©sentait tant√īt, (suivant les jours) une mer houleuse ou lisse comme une ardoise…

– Le bruit des vagues me ber√ßait tandis que le souffle du vent de la mer venait me rafra√ģchir les yeux qui restaient l√©g√®rement pliss√©s √† cause de la force de celui-√ßi…

– Le vent me caressait tout doucement le visage et me procurait une v√©ritable sensation de bien-√™tre et de fra√ģcheur gr√Ęce √† sa ventilation ; tellemement il faisait extr√™mement chaud en Guin√©e…

Je me rappelle qu’√† ces moments l√†, je me sentais si sereine, si libre, si heureuse et¬†en totale harmonie avec la nature, la mer, le ciel et le vent…

Ce vent que j’aimais tant et qui faisait virevolter par moment, ma longue queue de cheval blonde qui venait me chatouiller le visage…

A ces moments l√†, j’avais l’impression de m’envoler tel un oiseau dans ce ciel si bleu, parsem√© de nuages et qui me fascinait tant…

Je respirais l’air marin √† pleins poumons et je me sentais libre face au vent de la mer comme si je gouvernais le monde entier…(exactement comme la fameuse sc√®ne du film « Titanic » ou le h√©ros « Jack » se sentait √™tre le « Roi du Monde »)

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Je me sentais √™tre la Reine de tout l’oc√©an Atlantique !¬†et pourquoi pas du monde entier tellement j’√©tais devenue une g√©ante dot√©e d’une force surnaturelle qui pouvait surmonter n’importe quel probl√®me et biens√Ľr pouvoir aider mon prochain en un claquement de doigt et ce, sans aucun effort, telle une h√©roine de bande dessin√©e…

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Oui, gr√Ęce √† mon arbre magique, je pouvais accomplir tout ce que je ne pouvais pas r√©aliser en tant qu’√™tre humain mortel sur cette terre…

Ce manguier me grandissait et me permettait d’√™tre au-dessus de tout, rien qu’en touchant son √©corce qui √©tait √† la fois douce et rugueuse..

Oui, je pouvais ressentir toute sa force…

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Gr√Ęce √† lui, j’avais des ailes virtuelles dans le dos et je pouvais tout combattre sans craindre qui que ce soit car je devenais invincible et intouchable gr√Ęce √† ses pouvoirs surnaturels qu’il m’avait transmise…

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Mon chat Poussy-cat :

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J’aimais bien √©galement, emmener avec moi mon adorable chat Poussy-cat que j’installais bien confortablement dans son panier en raphia.

Ensuite, je reliais ensemble les deux anses du panier par une épaisse corde en plastique en formant un triple noeud afin que cela soit bien solide.

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Puis je rattachais le bout de la corde √† une grosse branche bien costaude afin que mon chat puisse dormir en toute tranquillit√© sans risque que la corde ne c√®de et que celui-√ßi ne tombe en bas de l’arbre.

Ce que je tiens √† signaler, c’est que ce genre de d√©sagr√©ment ne lui √©tait encore jamais arriv√© car je faisais toujours tr√®s attention √† la robustesse de la corde et biens√Ľr √† la solidit√© de la branche √† laquelle son panier √©tait suspendu.

Et voil√† que mon chat dormait paisiblement dans son panier qui faisait de temps en temps des vas et vient tel un balan√ßier √† cause du vent o√Ļ tout simplement parce qu’il s’√©tait mis debout sur ses 4 pattes pour pouvoir changer de position.

A ces moments-l√†, il faisait remuer assez dangereusement son panier mais disons qu’il √©tait tr√®s habile puisqu’il ne perdait jamais l’√©quilibre et qu’il arrivait toujours √† stabiliser le fameux balan√ßier.

Le panier de mon chat était suspendu à la plus haute des branches, tout près de moi et souvent je me mettais à lui caresser le dos, le ventre et la tête tout en lui murmurant des mots doux.

Inutile de vous dire que nous √©tions lui et moi en totale symbiose…

Poussy-cat n’avait pas du tout le vertige et cela se voyait qu’il avait totalement confiance en moi puisqu’il arrivait √† dormir pr√®s de deux heures de temps dans son panier qui √©tait suspendu dans le vide…

Je crois m√™me qu’il adorait ces moments-l√† avec moi et biens√Ľr, c’√©tait r√©ciproque en ce qui me concernait.

Il faut dire que je l’adorais tellement mon Poussy-cat…

****

Une petite frayeur :
Je me rappelle d’un certain jour…

J’√©tais debout sur une des grosses branches du manguier et je regardais l’oc√©an droit devant moi tout en r√™vassant.

Il pouvait m’arriver √©galement de cueillir une ou deux mangues bien m√Ľres que je pla√ßais ensuite √† l’int√©rieur d’un sac en plastique rest√© accroch√© √† l’une des branches de l’arbre.

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Je n’aimais pas les mangues √† l’√©poque ; par contre ma Maman en raffolait alors le plus souvent je les lui donnais.

Aujourd’hui, j’ai appris √† les appr√©cier et je dois bien avouer qu’elles sont devenues l’un de mes fruits exotiques pr√©f√©r√©es.

De temps en temps, j’aimais bien aussi regarder la villa de notre voisin qui se trouvait √† droite de notre manguier, derri√®re le haut mur de cl√īture.

Comme je me trouvais √† la cime de l’arbre,¬†j’arrivais facilement √† observer son jardin o√Ļ se baladaient deux grands l√©vriers Afghans gris qui ne pouvaient pas me voir tellement j’√©tais bien cach√©e parmi les feuillages de mon manguier…

J’aimais bien les regarder et de temps en temps je voyais √©galement un des domestiques sortir de la villa pour leur donner √† manger.

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A un moment donn√©, je voulais juste changer de position car j’avais un peu des fourmis dans les jambes alors je d√©cidai d’agripper une des branches afin de me soutenir puis une autre et encore une autre quand soudain je faillis basculer en arri√®re.

En effet, avec horreur je m’aper√ßus que je tenais dans ma main droite un esp√®ce de long b√Ęton, un peu mou…

C’√©tait un phasme ! un de ces horribles phasmes bizarres que je d√©teste tant !

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Petite parenthèse : Le Phasme :
Les phasmes sont des insectes herbivores qui se fondent dans leur environnement en imitant à la perfection des brindilles, des feuilles mortes ou vertes, voire des lichens.

On parle dans ce cas d’homotypie et d’homochromie (respectivement « m√™me forme, m√™me couleur ») et ce type de mim√©tisme est √† l’origine de son nom vernaculaire : le ¬ę B√Ęton du Diable ¬Ľ.

Ce camouflage est pouss√© jusque dans leur fa√ßon de se mouvoir, puisqu’ils se d√©placent lentement, par √†-coups, comme une branche ballott√©e par le vent.¬†La plupart peuvent √©galement rester parfaitement immobiles pendant des heures.

****

Je poussai un grand cri¬†puis avec effroi et d√©go√Ľt je secouai fr√©n√©tiquement ma main puis illico presto cette esp√®ce de petite branche qui n’en √©tait pas une du tout tomba sur les graviers par terre, juste au pied de l’arbre…

Ameut√© par mes cris, le gardien de jour courut tr√®s vite vers le manguier o√Ļ j’√©tais perch√©e ; leva les yeux vers moi et me dit en fron√ßant les sourcils :

« C’est quoi C√©cile ! toi vu b√™te ? »

Du haut de mon arbre, Je lui répondis en criant :

« Oui Bas ! » (notre gardien de jour s’appelait Bas) « Il y a une grosse b√™te. Regarde ! Elle se trouve juste √† c√īt√© de toi. Regarde ! pr√®s de tes pieds. L√† ! L√† ! Il est toujours l√†, pr√®s de tes pieds ! »

Je lui d√©signai du doigt l’horrible bestiole qui marchait tr√®s lentement sur les petits cailloux blancs.

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Bas venait enfin d’aper√ßevoir le grand phasme…

Il le ramassa et le jeta tr√®s haut et tr√®s loin par dessus le mur de cl√īture puis l’horrible insecte vint alors s’√©craser sur le sable de la plage.¬†De l√† ou j’√©tais, j’avais vu toute la sc√®ne…

C’√©tait la seule et unique m√©saventure que j’avais eu sur mon arbre ! et heureusement !

Et je me rappelle que ce jour-l√† j’avais eu la trouille de ma vie surtout pour une personne telle que moi qui d√©teste tous les insectes √† part la coccinelle que j’arrive √† peu pr√®s √† tol√©rer…

Sinon en dehors de cette petite frayeur que j’avais eu, ce manguier √©tait pour moi un v√©ritable petit refuge dont j’adorais y passer des heures et des heures car il me permettait de voyager entre terre, mer et ciel comme si j’√©tais un oiseau ou tout simplement un des √©l√©ments de la nature tel que le vent…

C’est pourquoi, j’ai d√©cid√© √† travers cet article de l’appeler : Le manguier voyageur…

Je tenais absolument √† vous faire partager cette petite anecdote que je n’oublierai jamais car cela restera pour moi un de mes plus beaux moments magiques de mon enfance, pass√©e en Guin√©e √† Conakry…

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Je me souviens encore d’un tr√®s joli souvenir de la Guin√©e lorsque nous habitions encore, ma famille et moi dans notre charmante villa situ√©e en bord de mer, √† l’avenue Madina Corniche, dans la Capitale de la Guin√©e, √† Conakry…

****

Mon fr√®re « Olivier » aimait beaucoup s’amuser √† explorer notre jardin car je dois dire qu’il y avait une multitude de toutes sortes d’insectes tr√®s insolites et √©tant donn√© qu’il avait une passion certaine pour les fourmis ; il aimait bien √©galement observer d’autres sp√©cimens d’insectes pour son plus grand plaisir !

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Pour ma part, je n’aimais pas du tout le monde des insectes mais alors pas du tout, √† part peut-√™tre pour les fourmis ou encore les coccinelles mais c’est tout !

Un jour, pendant que je jouais avec nos deux chiens Urs et Biciline ainsi que nos 3 chats,¬†Olivier m’interpella et me demanda de le suivre car il avait quelque-chose √† me faire montrer.

Je le suivis avec pas mal d’inqui√©tude,¬†non pas que je me m√©fiais de lui car je dois bien avouer que jamais il ne m’avait jou√© un sale petit tour comme certains petits fr√®res osent le faire par sadisme envers leurs soeurs.

Non, bien au contraire, Olivier ne m’avait jamais fait quoi que ce soit pour m’effrayer en me lan√ßant un insecte sur moi par exemple, non jamais et tant mieux d’ailleurs !

Par contre, le seul inconv√©nient chez lui, √©tait que si jamais je voulais qu’il √©crabouille vite fait bien fait une mante religieuse (j’ai horreur de ces sales bestioles) qui osait se mettre en travers de mon chemin, il ne le faisait jamais car il estimait que chaque insecte m√©ritait de vivre et donc il prenait l’insecte en question et le jetait un peu plus loin afin que celui-√ßi puisse continuer sa petite vie…

Eh oui ! il était très respectueux de la nature et du monde des insectes, pour mon plus grand malheur ! (Je veux parler des insectes bien entendu)

Ce fut donc avec une l√©g√®re appr√©hension que je suivis mon petit fr√®re en me demandant tout de m√™me ce qu’il allait bien me faire montrer ; sans doute le fameux QG de ces ch√®res fourmis…

Enfin arriv√©s sur le fameux lieu o√Ļ se trouvait ladite chose, Olivier me dit :

« Viens avec moi C√©cile. Allez viens. Suis-moi et accroupis toi derri√®re ce petit arbuste. Regarde l√†-bas… Tu as vu ?? »

Une fois m’√™tre accroupie, je regardai dans la direction qu’il me d√©signait du doigt.

Et ce fut √† ce moment l√† que j’aper√ßus une bien √©trange bestiole que je n’avais jusqu’alors pas encore remarqu√©e dans notre jardin car cela ne faisait pas tr√®s longtemps que nous vivions en Guin√©e. Et donc, nous n’avions pas encore fait suffisamment le tour de toutes ces charmantes b√©b√™tes…

Cette bestiole l√†, semblait venir tout droit de l’√®re pr√©historique tellement elle √©tait diff√©rente de tous les insectes que j’avais jusque l√† d√©j√† vu dans ma vie d’enfant. Et il se trouvait que cet extraordinaire animal √©tait l√†, juste devant mes yeux, √† quelques m√®tres seulement de moi…

Vraiment incroyable¬†une telle d√©couverte ! et qui plus est dans notre jardin…

****

Puis, avec un petit sourire en coin, Olivier me dit :

« T’as vu ?? C’est la premi√®re fois que je vois un tel sp√©cimen. Il est beau, non ? Tu as vu ses pattes ? Et sa t√™te ? Trop bizarre, hein ?? »

« Oui c’est vrai, tu as raison » lui r√©pondis-je. « J’avais jamais vu une telle bestiole ! Elle fait un peu peur. Mais qu’est-ce qu’il fait l√† ?? » ajoutai-je avec curiosit√©.

Le grand l√©zard venait de boire une petite lamp√©e d’eau d’une petite flaque boueuse (la veille, il y avait eu une forte pluie) puis il enfouit sa dr√īle de t√™te pr√©historique dans un petit trou qui devait √™tre assez profond car √† pr√©sent, je ne voyais plus que ses deux pattes arri√®res griffues ainsi que sa si longue queue…

C’est alors que mon fr√®re me dit :

« √ßa fait un moment que je l’observe et j’ai vu qu’il n’arr√™tait pas de sortir des trucs ronds et blancs du petit trou ; sans doute des oeufs et qu’il les crevait ensuite avec ses pattes de devant pour manger ce qu’il y a dedans. Je pense que ce doit √™tre un m√Ęle sinon il aurait pas manger ses propres oeufs si c’√©taient les siens… »

« Mais √† qui sont les oeufs alors ? demandai-je. « Berk, il est d√©gueulasse en tout cas. Pourquoi il mange √ßa ?? Il est m√©chant, je trouve. Il tue des b√©b√©s »

« Mais c’est la nature C√©cile ! Tu peux pas emp√™cher √ßa. Je pense que les oeufs appartiennent √† la femelle l√©zard qui lui ressemble un peu, sauf que j’ai remarqu√© qu’elle est beaucoup plus petite que lui. Je l’ai vu tout √† l’heure avant de voir le grand m√Ęle et elle mettait souvent sa t√™te √† l’int√©rieur du petit trou mais je sais pas trop ce qu’elle y faisait. Puis ensuite, j’ai vu le grand l√©zard qui venait tout pr√®s du trou pendant que la femelle √©tait partie. Et c’est l√† que j’ai mieux observ√© le man√®ge du m√Ęle et que j’ai voulu que tu vois √ßa. Depuis tout √† l’heure, il a d√©j√† mang√© 3 oeufs »

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« Mais tu le laisses faire ? Pourquoi ?? Et la femelle ?? Qu’est-ce qu’elle fait ?? pourquoi elle revient pas ?? »

« Mais elle √©tait revenue tout √† l’heure. Sauf que le m√Ęle lui barrait la route qui m√®ne √† ses oeufs et il avait l’air de la menacer alors elle s’est enfuit quelque part et depuis elle n’est plus revenue. Mais je voulais faire quelque-chose, c’est pour √ßa que je t’ai appel√©. Tu veux que je te dise mon plan ? »

« Mais c’est quoi comme plan ?? Qu’est-ce que tu veux faire ? Dis-moi… »

Avec de nouveau ce petit sourire que je lui connaissais si bien ; il me dit :

« Voil√†, j’aimerais l’attraper et le placer √† l’int√©rieur de la gloriette. Ensuite, on pourrait lui donner √† manger, prendre soin de lui et mieux l’observer. Tu sais, c’est rare une b√™te comme √ßa ! Moi, en tout cas, j’aimerais bien le faire et toi ?? »

« Eh bien, je sais pas trop… Il fait un peu peur quand m√™me. Comment on ferait pour l’attraper ? En plus, il a des griffes. Je sais pas trop… Tu crois vraiment qu’il faudrait faire √ßa ?? »

« Mais oui, pourquoi pas ?? Allez C√©cile ! N’aie pas peur. Je suis l√†. Regarde, j’ai d√©j√† cette ficelle en raphia que je viens de faire un noeud coulant pour pouvoir l’attraper. Toi, tu prendras ce b√Ęton pour l’emp√™cher de fuir et alors il sera pris au pi√®ge ici m√™me. C’est le lieu id√©al pour l’attraper, je trouve… »

****

En effet, nous nous trouvions dans l’all√©e principale qui menait √† notre jardin avec des murs en vis √† vis.

Il y avait le haut mur de cl√īture qui se trouvait √† notre gauche et dont le dessus √©tait parsem√© de bris de verres (pour dissuader les voleurs de le franchir) ; quant √† notre droite, il y avait le mur de notre propre maison qui longeait notre all√©e ; o√Ļ se trouvait tr√®s pr√©cis√©ment notre « Grand L√©zard »…

Aussit√īt dit, aussit√īt fait,¬†nous d√©cid√Ęmes de mettre √† ex√©cution notre plan machiav√©lique…

****

Mon fr√®re r√©ussit tant bien que mal √† capturer l’√©trange animal en lui passant la corde au cou pendant que moi je tapais tr√®s fort sur le sol de l’all√©e avec mon b√Ęton afin qu’il ne puisse pas se frayer un passage et s’enfuir entre nos jambes.

Accul√© au mur de notre maison,¬†le l√©zard √©tait bel et bien pris au pi√®ge tandis que mon fr√®re √©tait en train de bien lui nouer le collier autour de son cou tout en veillant √† ne pas trop le lui serrer trop fortement afin que celui-√ßi n’en soit pas g√™n√©.

Enfin captur√©, notre troph√©e se trouvait √† pr√©sent √† l’int√©rieur de notre gloriette, en train de ne cesser de glisser sur le carrelage √† cause de ses pattes griffues qui n’adh√©raient pas bien √† la surface trop lisse de celui-√ßi. Il essayait en vain de courir pour pouvoir s’enfuir mais sans succ√®s…

Le grand l√©zard √©tait attach√© de mani√®re √† ce qu’il ne puisse pas s’enfuir de la gloriette pour aller dans le jardin mais il avait assez de laisse et suffisamment d’espace pour pouvoir marcher et se d√©gourdir les pattes.

Quelques temps plus tard,¬†√† force de glisser sur le carrelage, il commen√ßait √† se fatiguer et s√Ľrement √† r√©aliser qu’il n’arriverait pas √† se sauver.

C’est alors qu’il finit par se calmer et donc √† ne plus se rebeller ; ce qui nous perm√ģmes √† mon fr√®re et √† moi de pouvoir faire enfin, plus ample connaissance avec notre nouvel h√īte que nous avions d√©cid√© de baptiser : « L√©on ».

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Léon, le lézard géant :

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Petite parenth√®se : « Le Crotaphytus collaris » :

Le Crotaphytus collaris est une espèce de sauriens de la famille des Crotaphytidae.

Ce lézard atteint environ 30 centimètres (queue comprise). Il a une large tête, des membres bien développés avec des doigts longs et pourvus de griffes. Le corps est assez aplati et large.

Le Crotaphytus collaris poss√®de un collier noir autour du cou, caract√©ristique.¬†La t√™te du m√Ęle peut √™tre jaune ou orange vif. Le reste de la livr√©e est color√©e, avec une dominance de bleu azur, vert – gris, parsem√©e de taches jaunes ou gris√Ętres.¬†Cette livr√©e peut √™tre assez vari√©e selon les sous-esp√®ces.

La femelle pr√©sente en g√©n√©ral des couleurs plus ternes dans les bruns, sauf lorsqu’elle est en p√©riode de ponte, o√Ļ apparaissent des t√Ęches et des traits rouge-orang√© sur la gorge et le flanc.

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Cela faisait d√©j√† pas mal de jours que L√©on vivait chez nous dans notre gloriette et je dois bien avouer que mon fr√®re et moi avions commenc√© √† nous y attacher tr√®s fortement…

Pour ainsi dire,¬†il √©tait devenu la mascotte de la maison et m√™me si au d√©but nos parents n’√©taient pas tout √† fait d’accord sur le principe de sa captivit√©, ils finirent par nous laisser faire, vu que Maman connaissait parfaitement ce genre de jeu qu’elle avait pratiquait elle-m√™me durant sa jeunesse, sauf qu’√† la seule diff√©rence pr√®s, c’est qu’elle n’avait encore jamais gard√© en captivit√© un l√©zard mais plut√īt jouer avec eux…

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Au fil des jours qui passaient,¬†L√©on √©tait devenu tr√®s gentil et il aimait bien qu’on lui donne toutes sortes de nourritures : Des petits insectes tels que des vers de terre, des sauterelles, des mantes religieuses g√©antes (cela ne lui faisait pas peur de gober de tr√®s gros insectes vu que sa gueule √©tait d√©mesur√©e) que je chargeais bien volontiers mon petit fr√®re de les lui donner, vu que j’avais une trouille bleue de tous ces insectes et encore plus des mantes religieuses ! Quelle horreur !¬†

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Pour ma part, j’aimais bien lui donner des petites feuilles de salade que Maman me donnait lorsqu’elle faisait de la salade verte pour ses repas…

Bref, mon fr√®re et moi, nous occupions fort bien de notre petit L√©on…

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Et comme on l’avait attrap√© durant nos cong√©s de scolarit√©,¬†on prenait bien soin de lui d√®s le lever du matin jusqu’en fin d’apr√®s-midi. On adorait jouer avec lui, le nourrir ou encore le caresser…

Il est vrai qu’en ce qui me concernait,¬†je n’avais jamais os√© lui caresser la t√™te ou encore le ventre et je pr√©f√©rais de loin que ce soit mon petit fr√®re qui lui fasse ce genre de soin.

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Mais √ßa n’emp√™chait pas que je l’aimais bien notre l√©zard m√™me si celui-√ßi avait une t√™te un peu √©trange et qu’il ressemblait quelque peu √† un tyrannosaure rex de la pr√©histoire, certes en version miniature et en beaucoup moins f√©roce ou effrayant que l’original… Je le trouvais tout de m√™me assez mignon !

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Et ce fut donc durant pr√®s de 2 semaines que nous gard√Ęmes en captivit√© notre petit L√©on que nous aimions tant…

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Mais un jour, mon fr√®re et moi d√©cid√Ęmes qu’il fallait le remettre en libert√© car nous avions remarqu√© que de plus en plus, il y avait d’autres l√©zards de son esp√®ce qui venaient lui rendre visite par curiosit√© ou qui venaient lui chercher querelle…

Et comme il √©tait attach√© par une corde,¬†il ne pouvait pas bien se d√©fendre face √† ses d√©tracteurs qui n’h√©sitaient pas √† s’attaquer √† lui en le mordant, lui laissant au passage quelques vilaines petites cicatrices sur le corps…

De plus, mon fr√®re et moi n’√©tions pas non plus 24 h/24 √† le prot√©ger car nous avions aussi d’autres occupations et ce fut donc en parti √† cause de toutes ces raisons, que nous d√©cid√Ęmes un beau jour, de le rel√Ęcher afin qu’il redevienne libre comme il l’√©tait autrefois…

****

La liberté de Léon :

Ce jour l√†,¬†chose tr√®s rarissime¬†dans le domaine de nos amis les l√©zard, Monsieur L√©on ne voulait plus du tout nous quitter et ce malgr√© que mon fr√®re lui eut retir√© son collier…

Il s’√©tait trop habitu√© √† nous¬†et il restait plant√© l√†, √† nous regarder de ses petits yeux noirs en amande, comme s’il nous disait :

« Mais je ne veux pas partir ! Je veux rester avec vous ! S’il vous pla√ģt, laissez-moi avec vous ! Je vous aime bien, moi… »

Mon fr√®re et moi √©tions tr√®s tristes de le laisser partir mais on voulait vraiment qu’il retrouve sa libert√©…

Alors d’un geste de la main,¬†on lui faisait signe de s’en aller et on lui disait :

« Allez L√©on ! Il faut que tu partes maintenant. Tu verras, tu seras tr√®s heureux en libert√©. Allez, vas-y petit L√©on. Va retrouver ta libert√©. On ne t’oubliera jamais gentil petit L√©on…On t’aime, tu sais… »

Au bout d’un certain temps,¬†il inclina la t√™te comme s’il avait compris notre message puis il nous regarda pour la derni√®re fois de ses √©tranges petits yeux malicieux puis s’enfuya √† toutes pattes √† travers une des alv√©oles de notre mur de cl√īture qui donnait sur la plage…

Et hop ! en un rien de temps, il s’√©tait retrouv√© √† l’ext√©rieur de notre jardin, c√īt√© plage ; l’endroit m√™me o√Ļ tous ses amis les l√©zards de son esp√®ce, aimaient bien r√©chauffer leur corps au soleil et qui devaient tr√®s certainement l’attendre √† ce moment-l√†…

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Et voilà que notre ami Léon était bel et bien parti pour de nouvelles aventures.

Des aventures qui n’appartiendraient qu’√† lui…

D√©sormais, nous n’aurions plus jamais le plaisir et le privil√®ge de pouvoir observer notre petit l√©zard…

Mais c’√©tait notre souhait ! alors nous n’avions aucun regret √† ce sujet !

****

L√©on fut donc le seul et dernier des l√©zards de son esp√®ce √† √™tre rest√© en captivit√© chez nous et √©galement le seul √† √™tre observ√© de tr√®s pr√®s durant plusieurs jours…

****

Pour toutes celles ou tous ceux qui se demanderaient si un jour, mon fr√®re et moi √©tions tomb√©s par hasard sur notre petit L√©on ; la r√©ponse sera n√©gative…

L√©on avait quelques particularit√©s physiques telles que de longues balafres sur ses flancs ainsi qu’une t√™te bien sp√©cifique que l’on aurait pu reconna√ģtre entre mille parmi tous ses cong√©n√®res…

Non, notre L√©on ne revint plus jamais chez nous mais cela ne nous attrist√Ęmes pas ; bien au contraire, puisque nous nous disions qu’il devait sans doute couler des jours heureux ailleurs, avec ses amis(es) les l√©zards de son esp√®ce…

****

C’√©tait l’histoire de L√©on, notre l√©zard g√©ant que je voulais absolument vous raconter car il faisait parti de l’un de mes plus beaux souvenirs pass√©s en Guin√©e lorsque j’avais 10 ans. Un √Ęge o√Ļ l’on est intr√©pide et que la d√©couverte est tr√®s enrichissante…

Une bien jolie d√©couverte

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Je me rappelle encore d’un souvenir lointain qui date depuis fort longtemps : en effet, je devais bien avoir 10 ou 11 ans…
Mais je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier…

Ce jour là, je me trouvais dehors en compagnie de mon petit frère en train de jouer avec nos chats et nos chiens.
Nous attendions l’arriv√©e de notre p√®re qui ne devait pas tarder √† rentrer de son travail afin d’aller d√©jeuner en famille au restaurant chinois qui s’appelait : « Le Jardin Chinois » et qui se trouvait non loin de notre villa.

Soudain nous entend√ģmes le klaxon de notre voiture que je savais parfaitement reconna√ģtre entre mille.¬†C’√©tait Papa qui arrivait enfin de son travail.
Je regardais ma montre. Il était exactement 12H00 pile.
Mon p√®re gara le 4×4 dans l’all√©e qui menait √† notre jardin pendant que notre gardien de jour refermait les portes du portail.

Mon fr√®re et moi, nous pr√©cipit√Ęmes vers lui afin de lui dire bonjour et de l’embrasser chacun notre tour.

Puis mon fr√®re d√©cida d’aller v√©rifier le fameux QG de ses fourmis car √† cette √©poque l√†, je remarquai qu’il aimait beaucoup les observer et m√™me leur donner √† manger ; voire les prot√©ger de tous pr√©dateurs car je crois bien qu’il devait en √™tre r√©ellement passionn√© de ces insectes (une similitude que mon fr√®re avait avec notre Maman qui adorait, elle aussi, lorsqu’elle √©tait petite, jouer avec ces charmantes petites bestioles) par rapport √† moi qui pr√©f√©rait de loin : les chats.

Bref, pendant que mon petit fr√®re observait ses ch√®res fourmis en train de construire leur forteresse, moi je regardais mon p√®re du coin de l’oeil.

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Apr√®s que mon p√®re eut demand√© un verre d’eau glac√© au domestique qui se trouvait encore √† l’int√©rieur de notre maison en train de terminer son m√©nage et pendant que Maman se pr√©parait dans sa chambre pour s’appr√™ter √† sortir ; je ne pouvais m’emp√™cher de me dire rien qu’en regardant son visage qu’il avait d√Ľ s√Ľrement se passer quelque-chose aujourd’hui, car il me paraissait bien absent.

Je m’asseyais donc pr√®s de lui alors qu’il √©tait en train de boire son verre d’eau, tranquillement install√© sur le petit muret de notre gloriette qui √©tait situ√©e au centre de notre jardin puis je d√©cidai de lui poser la question qui me br√Ľlait les l√®vres :

« Papa, tu m’as l’air bien soucieux, il s’est pass√© quelque-chose ? on aurait dit que tu es un peu triste ? »

Papa me répondit avec un petit sourire :

 » Pourquoi tu me poses cette question ? Je vois que tu es toujours autant curieuse C√©cile… »

« Mais je vois bien que tu as l’air soucieux comme si tu avais fait quelque-chose…mais je sais pas quoi…Allez dis-moi…s’il te pla√ģt…s’il te pla√ģt »

« Mais je n’ai rien fait. Enfin, si…il y a quelque-chose. Tout √† l’heure lorsque je conduisais, j’ai failli √©craser un chat mais je ne sais pas vraiment si j’ai pu l’√©viter ou pas. Je ne sais pas du tout. Je pense peut-√™tre l’avoir √©vit√© mais maintenant je n’en suis plus si s√Ľr que √ßa…enfin bref, j’en sais rien du tout… »

« C’est vrai ?? Mais sur quelle route tu te trouvais ? »

« C’√©tait tout pr√®s de notre maison. Pas loin du tout, juste sur la route √† double sens qui est devant chez nous, l’avenue Madina Corniche »

« Mais alors, on devrait aller voir…Peut-√™tre que le chat doit √™tre toujours l√†…et s’il est bless√©, on pourrait le sauver. C’√©tait un chat, comment ? Comme nos 3 chats ? grands comme eux ? »

« Mais enfin C√©cile ! ce chat, m√™me s’il est encore vivant, il doit √™tre d√©j√† tr√®s loin. C’√©tait un petit chat. Enfin, je sais plus. Mais on ne va pas partir l√† pour aller chercher un chat. Oublie √ßa, surtout que Maman ne va pas tarder √† sortir pour qu’on aille au restaurant. Laisse tomber. Je sais que tu aimes les chats mais l√† je t’assure, √ßa sert √† rien du tout. Allez, laisse tomber. Je n’aurais pas d√Ľ t’en parler, d’ailleurs »

Je lui r√©pondis aussit√īt, avec un certain agacement dans la voix :

« Si ! il faut qu’on y aille ! ou alors j’irais voir sans toi mais je t’en prie, viens s’il te pla√ģt ! il faut se d√©p√™cher maintenant ! »

Je l’agrippai par le bras en le tirant fortement vers moi afin qu’il se l√®ve.

« Allez viens Papa ! »

Subitement, ne pouvant plus attendre, je me mis √† courir vers le portail et demandai au gardien de l’ouvrir afin que je puisse sortir.

Aussit√īt, mon p√®re courut derri√®re moi et cria :

« C√©cile ! Mais non ! o√Ļ vas-tu ? Reviens… »

Avant de sortir dans la rue, je lui dis de mon air le plus triste :

« Viens, on va juste aller voir Papa puis on revient. Je veux juste savoir qu’est-ce qu’est devenu ce chat… viens, s’il te pla√ģt… »

Puis mon p√®re me suivit et nous sort√ģmes ensemble dans la rue ; la fameuse avenue qui portait le nom de « Madina Corniche » pendant que le Gardien maintenait l√©g√®rement le portail entrouvert.

L’avenue grouillait de monde et il y avait un va et vient de voitures sur la grande route √† double sens.
Ici, c’√©tait loin d’√™tre le havre de paix de notre maison avec tous ces bruits assourdissants.

Soudain, j’aper√ßus √† ma droite, une femme Guin√©√®nne assez forte qui √©tait en train de faire griller des ma√Įs¬†au bord de la route (comme il en existe souvent ici, en Guin√©e) et qui venait de donner un magistral coup de pied dans l’arri√®re train d’un tout petit chat. Sans aucun doute un chaton.

Mais de l√† o√Ļ je me trouvais, je n’arrivais pas √† bien distinguer la sc√®ne alors je m’√©criai vers mon p√®re avec pas mal d’excitation dans la voix :

« Papa ! Papa ! Je viens de voir le chat ! Je suis s√Ľre que c’est celui que tu as failli √©craser ! C’est lui ! Viens ! La femme vient de lui donner un coup de pied ! Oh non ! Vite, il faut y aller ! »

Je courus tr√®s vite vers la femme Guin√©√®nne qui parut tr√®s surprise de me voir l√† ; sans doute qu’elle n’√©tait pas habitu√©e √† voir une petite fille « Blanche » qui √©tait en train de courir pour je ne sais quelle raison, sur cette avenue…

Puis la femme comprit et se mit à éclater de rire en regardant le petit chat qui fuyait.
Moi, de mon c√īt√©, en un clin d’oeil, j’avais aper√ßu la petite boule de poil de couleur tigr√©e rouquine qui courait en boitillant, vers une bouche d’√©gout.

Je courus tr√®s rapidement vers le chaton qui avait d√©j√† engouffr√© sa petite t√™te √† l’int√©rieur de l’√©gout (il avait pratiquement la moiti√© de son corps √† l’int√©rieur) puis d’un geste tr√®s rapide, j’attrapai sa queue et la tirait de toute mes forces vers moi afin que je puisse l’extirper de cet endroit si sale et puant.

Mais ce ne fut pas √©vident du tout car (ce n’est pas la meilleure mani√®re qu’il soit pour attraper un chat) le chaton √©tait non seulement tr√®s effray√© par le bruit de cette avenue si bruyante mais aussi par le sale coup de pied qu’il venait de re√ßevoir.

Mais je r√©ussis tant bien que mal √† l’attraper de justesse. A pr√©sent, je le tenais bien fermement dans mes mains afin qu’il ne puisse surtout pas s’√©chapper.
Il √©tait si fr√™le et si apeur√© qu’il tremblait de tout son corps dans mes bras.
Il me ragardait de ses petits yeux verts en amande et il ne cessait de cracher. Un vrai petit rebelle !

Minouchkaya :

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Voici Minouchkaya √† l’√Ęge adulte. Ici, elle se trouve au Tchad avec l’un de ses chatons.

Ce chaton √©tait tout mignon et il ressemblait √©trangement √† la chatte de ma Maman qui s’appelait « Minith » et qui √©tait tr√®s gravement malade.
Il ne cessait de me mordiller le bout des doigts et il sortait les griffes car il √©tait tr√®s apeur√©. Quoi de plus normal, vu qu’il n’avait plus confiance en l’√™tre humain et qu’il devait penser que je voulais sans doute, lui faire du mal.

Pourtant je ne cessai de le rassurer en lui murmurant des mots doux tout près de ses petites oreilles si pointues :

« Coucou, toi ! non, non et non, tu ne m’√©chapperas pas. Je te tiens tr√®s bien. Tu te rends compte que tu aurais pu t’enfuir dans cet √©gout si sale. Non, tu ne seras plus dans la rue. Tu es sauv√© maintenant ! Et on ne te fera plus de mal…Eh !! tu sais que tu ressembles beaucoup √† Minith ! Tu le sais mon joli chaton ? Aie ! Aie ! Mais tu oses me mordre et me griffer petit rebelle ! »

Je passai devant la femme Guin√©√®nne qui venait il n’y a pas si longtemps d’√©clater de rire. Elle me regarda d’un air incr√©dule et pointa du doigt le chaton que je tenais dans les mains puis me dit :

« Ah ! Tu as trouv√© le chat ! Il voulait manger mon ma√Įs alors j’ai tap√© lui…Mais lui, il n’a plus sa maman, je crois…Tu vas prendre lui ? »

Mon père qui se trouvait tout près de moi, lui répondit :

« Oui, on va garder le chat mais toi pas tr√®s gentille avec le chat… »

La femme lui répondit en riant :

« Ah ! missieu ! Oui pas gentille avec lui mais vous maintenant garder lui dans votre maison…C’est bon pour lui…Lui, tr√®s content maintenant… »

Apr√®s avoir dit au revoir √† cette femme que je n’aimais pas du tout,¬†mon p√®re et moi, nous rend√ģmes tr√®s vite chez nous, avec notre merveilleuse d√©couverte.
Mon petit fr√®re ne s’√©tait m√™me pas rendu compte de notre absence tellement il √©tait absorb√© par ses ch√®res fourmis !
Je vins vers lui et lui dit :

« Regarde Olivier, ce qu’on a trouv√© Papa et moi ! t’as vu ? C’est un petit chaton »

Olivier qui √©tait accroupi, se leva et regarda la petite boule de poil qui ne cessait de se contorsionner dans mes mains pour pouvoir s’enfuir.

« Wahou ! Mais vous l’avez trouv√© o√Ļ ? C’est vrai qu’il ressemble beaucoup √† Minith ! Il fait que cracher ! »

« C’est gr√Ęce √† C√©cile ! » dit mon p√®re. « Elle a tout fait pour qu’on aille retrouver le chat que je pensais avoir √©cras√© sur la route. Le chat √©tait toujours l√† mais √† un moment donn√©, il a failli s’√©chapper √† l’int√©rieur d’un √©gout. Heureusement que C√©cile √©tait l√† pour l’emp√™cher d’aller plus loin sinon on ne l’aurait plus jamais retrouv√© ! »

 » Wahou ! C’est vrai C√©cile ? Va vite le faire montrer √† Maman maintenant…Vite, d√©p√™che toi… »

Aussit√īt dit et aussit√īt fait. Je me retrouvai donc en un rien de temps √† l’int√©rieur de notre maison, faisant montrer √† Maman et √† notre domestique « Mamadou » notre jolie d√©couverte…
Mamadou dit en s’√©criant √† Maman :

« Madame ! Ce chat, il ressemble trop √† Minith ! C’est vrai, regarde Madame…Lui, trop beau comme Minith… »

Maman lui répondit :

« C’est vrai Mamadou ! Ce chaton ressemble vraiment beaucoup √† Minith ! Mais dis moi C√©cile, c’est un m√Ęle ou une femelle ? Il faudrait v√©rifier. Tu peux me le donner, s’il te pla√ģt ? Je vais voir si c’est une fille ou un gar√ßon »

Je tendis le chat √† ma m√®re puis celle-√ßi commen√ßa √† bien l’observer. Au bout de quelques secondes, elle nous dit √† moi et √† Mamadou :

« C’est bien une femelle ! ah ! Je suis vraiment contente. En plus, elle est tr√®s belle ! Elle a la m√™me couleur que Minith. Son pelage est tigr√©. Il faudra bien la laver car elle est tr√®s sale »

Et ce fut ainsi que « notre belle d√©couverte » devint notre jolie « Minouchkaya ».

Elle resta aupr√®s de nous durant des ann√©es et des ann√©es, voyageant √† nos c√īt√©s, traversant les fronti√®res et toujours en nous apportant beaucoup de joie et de bonheur. Et au cours de ces ann√©es, elle nous donna √©galement de bien jolies port√©es de chatons pour notre plus grand plaisir.

Cette jolie petit rouquine aux yeux verts fut un v√©ritable don du ciel car elle rempla√ßa pour ainsi dire notre si douce Minith qui √©tait atteinte (√† cette √©poque l√†) d’un cancer g√©n√©ralis√© et qui mourut quelques temps plus tard, apr√®s que l’on eut d√©couvert Minouchkaya.

Maman pleura beaucoup Minith car elle l’adorait plus que tout mais elle pressentait aussi depuis pas mal de temps qu’elle aurait eu une autre chatte qui aurait √©t√© sa r√©plique exacte mais en plus costaude et que sa rempla√ßante aurait v√©cue bien plus longtemps qu’elle…

Tout cela pour vous dire que ce jour l√† o√Ļ j’avais bien observ√© mon p√®re ; et bien, je pense que c’√©tait un jour b√©ni des Dieux car gr√Ęce √† moi, je donnais √† ma douce Mamounette, l’opportunit√© et le bonheur d’avoir une seconde petite Minith…

Et qui sait ? Peut-√™tre que c’√©tait tout simplement la r√©incarnation de Minith et que c’√©tait la providence qui nous l’apportait comme √ßa, afin d’apaiser la perte de notre regrett√©e Minith, par je ne sais quel miracle de la vie…

Un bien joli miracle et une bien jolie anecdote que je souhaitais absolument vous raconter…

Un amour de chat

Par un beau jour de semaine ; mes parents, mon fr√®re et moi √©tions all√©s au restaurant « Chez Papy »…
Et comme √† notre accoutum√©e, mon fr√®re et moi avions command√© le m√™me menu dont nous raffolions particuli√®rement….
Alors que nous mangions tranquillement ; le neveu de « Papy » vint nous annoncer que sa chatte venait d’avoir une port√©e de 6 chatons (les chatons avaient 2 semaines) et qu’il souhaitait en faire adopter quelques uns….

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Ma Maman fut tr√®s int√©r√©ss√©e par cette proposition et demanda au Neveu, qu’elle souhaitait juste en adopter 3, si c’√©tait possible…
Le Neveu lui dit que c’√©tait tout √† fait possible et qu’il suffisait juste qu’elle choisisse les coloris des pelages des 3 chatons…
En effet sur les 6 chatons ; le Neveu nous dit qu’ils y en avaient 3 qui √©taient particuli√®rement beaux ; dont 1 m√Ęle qui √©tait tout blanc, 1 autre m√Ęle qui √©tait tout noir avec les 4 pattes blanches (comme si il avait enfil√© des chaussettes) et enfin une femelle qui avait une robe de couleur tigr√©e rouquine…
Le Neveu insista beaucoup sur le fait que ces 3 chatons √©taient vraiment tr√®s mignons (par rapport aux autres chatons de la port√©e) et que chacun avaient une tr√®s belle robe…
Il ne pouvait pas nous les faire montrer car ils √©taient chez lui, dans sa maison, mais il promit √† ma m√®re qu’elle n’en serait vraiment pas d√©√ßue, bien au contraire….
Ma m√®re qui aimait d√©j√† beaucoup les chats, lui fit enti√®rement confiance…
Puis le Neveu lui dit : « Vous verrez Madame, vos enfants aimeront beaucoup ces petits chatons…ils sont si mignons…Vous pourrez par exemple les prendre demain si vous le souhaitez… »
Mon fr√®re et moi √©tions tous les deux tout excit√©s et nous regard√Ęmes Maman en lui disant : « Oh oui, Maman !!! ce serait bien pour demain !!! »
Maman nous regarda √† son tour, en souriant et nous dit : « Mais oui pourquoi pas !!!… »
Puis Maman s’adressa √† nouveau au Neveu de « Papy » et lui dit : »Oui, ce serait parfait pour demain…On pourrait faire venir notre chauffeur le matin par exemple…et il viendrait ici au restaurant pour r√©cup√©rer les chatons…qu’en pensez-vous ? »
Le Neveu lui dit : »Mais biens√Ľr, pas de probl√®me…Vous ferez donc venir votre chauffeur, le matin vers 10 heures car je serais l√† en cuisine avec mon oncle…Je mettrai donc les 3 chatons dans un carton afin qu’ils ne s’√©chappent pas et je remettrai le carton √† votre chauffeur…Voil√† Madame….en tout cas je vous remercie de bien vouloir les adopter…et je suis s√Ľr qu’ils seront tr√®s heureux chez vous et que vos enfants s’occuperont bien d’eux…N’est-ce pas les enfants ? »
Le Neveu nous regarda avec un large sourire puis mon fr√®re et moi, on s’empressa de lui dire en choeur : « Oui !!! merci beaucoup Monsieur… »
« Mais de rien les enfants, c’est un plaisir pour moi… » dit-il en souriant…
Et inutile de vous dire que mon fr√®re et moi √©tions vraiment tr√®s impatient d’arriver d√©j√† au lendemain…

L’arriv√©e de la bo√ģte en carton :
Momo, notre chauffeur, tapa √† la porte fen√™tre du salon et nous dit √† travers la baie vitr√©e : « Les enfants, vous pouvez dire √† Madame, que j’ai la bo√ģte en carton avec les chats √† l’int√©rieur ?…Merci… »
Je lui r√©pondis avec excitation : « Oui, oui, attends je vais vite aller lui dire… »
Je courus et me pr√©cipitai vers la chambre de mes parents car Maman s’y trouvait √† l’int√©rieur….
J’ouvris la porte de la chambre et lui dit : « Maman, Maman, √ßa y est, Momo vient de revenir avec les chatons !!! on va vite les voir, tu viens ? »
Maman me dit « Mais biens√Ľr, attends, je viens tout de suite…. »

Les 3 adorables chatons :
Le carton √©tait pos√© √† m√™me le sol (de la v√©randa abrit√©e de notre maison) et on pouvait y entendre, √† l’int√©rieur, des petits miaulements…
Maman dit √† mon fr√®re et √† moi : « Allez, les enfants…Ouvrez le carton, maintenant… »
Nous ouvr√ģmes le carton et subitement, un petit chaton tout blanc sauta dans mes bras…

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Je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier…
Ce chaton s’√©tait litt√©rallement jet√© dans mes bras comme s’il me disait : « Je veux √™tre ton chat, C√©cile… »
Je le soulevai et le serrai tout contre moi en disant √† ma m√®re et √† mon petit fr√®re : « Je voudrais qu’il soit mon chat, il est trop beau…Il est tout blanc et sa queue est toute noire….Maman, Olivier…il sera mon chat, hein ? »
Mon fr√®re ne m’√©coutait pas du tout…et il tenait lui aussi dans ses bras, le second chaton noir et blanc dont le nez √©tait tout noir…

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Au bout d’un instant, mon petit fr√®re dit √† ma m√®re et √† moi : »Maman, C√©cile, j’aime beaucoup ce chaton…Ses pattes sont toutes blanches comme s’ils portaient des chaussettes et en plus son nez est tr√®s sp√©cial…Il est tout noir… »
Ma m√®re ne fit pas attention √† ce que disait mon petit fr√®re car elle avait entendu un petit miaulement qui provenait de la bo√ģte en carton…
Elle s’approcha de la bo√ģte et se pencha en avant afin de regarder √† l’int√©rieur…
En effet, √† l’int√©rieur, se trouvait encore cach√©, dans un coin du carton ; le dernier chaton qui n’√©tait autre qu’une petite femelle toute tigr√©e couleur rouquine…
Cette petite derni√®re √©tait la plus sage des trois chatons et elle paraissait plus intimid√©e que les deux autres ; si bien que lorsque ma m√®re la prit dans ses bras, elle nous dit √† moi et √† mon fr√®re : « Les enfants, cette petite tigr√©e sera √† moi…J’aime beaucoup sa robe…elle est vraiment tr√®s belle… »
Puis ma m√®re nous dit : « Alors toi C√©cile, le chaton blanc sera √† toi et toi, Olivier, le chat noir et blanc sera √† toi…Quant √† moi, voici ma petite tigr√©e toute mignonne… »
Et ce fut donc, par cette belle matin√©e que nous re√ß√Ľmes, ma m√®re, mon petit fr√®re et moi, de bien jolis pr√©sents, tels que ces 3 adorables chatons…
Les jour suivant, ma m√®re nous aida √† trouver des pr√©noms √† nos chatons…
Elle finit d’ailleurs, par nous trouver de bien jolis pr√©noms qui allaient parfaitement avec ces adorables petites boules de poils…

Nos 3 chats : Pussy-Cat, Mitsou et Minith :

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Et ce fut ainsi que « Pussy-Cat » (mon chat), Mitsou (le chat de mon fr√®re) et Minith (la chatte de ma Maman) furent partis de notre vie durant plusieurs ann√©es, pour notre plus grand bonheur…

Chez Papy

Le restaurant « Chez Papy » :

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Lorsque nous vivions en Guin√©e ; ma famille et moi avions pour habitude d’aller de temps en temps (en jour de semaine) dans un petit restaurant qui s’appelait : « Chez Papy ».
Ce restautant portait bien son nom puisque le chef cuisinier n’√©tait autre qu’un grand-p√®re…
Et je peux vous dire que ce « Papy » l√†, cuisinait vraiment tr√®s bien…
D’ailleurs tous les clients du restaurant et y compris nous-m√™me ; avions pour habitude de l’appeler « Papy »….
A cette √©poque l√†, Maman me disait souvent que cet homme lui rappelait beaucoup son p√®re…
C’est vrai que « Papy » √©tait une personne tr√®s gentille et tr√®s souriante….
Je me souviens encore tr√®s bien de lui…
D’apr√®s mes souvenirs, « Papy » √©tait d’origine Libanaise et il avait pratiquement v√©cu toute sa vie en Guin√©e (Conakry) ; de sa jeunesse jusqu’√† ce qu’il devienne un Grand-p√®re puisque qu’il avait des petits enfants…
Etant Chef cuisinier, Papy travaillait la majeure partie du temps en cuisine pendant que son neveu (√Ęg√© de 20 √† 25 ans) accueillait les clients…
Son neveu √©tait un gar√ßon tr√®s courtois et tr√®s gentil (tout comme son oncle) et il aimait bien, lui aussi, discuter avec mes parents lorsqu’on venait d√©jeuner dans leur restaurant…
Pour en revenir √† « Papy » ; je ne m’en souviens plus tr√®s bien mais je crois bien qu’il devait bien avoir 80 ans !!! Pour vous dire !!! et il √©tait tr√®s actif pour son √Ęge (tout comme mon propre Grand-P√®re, d’ailleurs)…
Lorsque mes parents, mon fr√®re et moi allions d√©jeuner dans son restaurant, je me rappelle que j’adorai commander les plats suivant :

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РAvocat à la crevette,
– Ch√Ęteau-Brillant avec des bonnes frites faites maison,
РBananes flambées aux sésames.

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Mon fr√®re et moi ; on prenait toujours ce m√™me menu et je peux vous dire qu’on s’en pourl√©chait les babines tellement c’√©tait succulent !!!
Je me devais de vous raconter cette petite anecdote de « Papy » ; car je souhaitai tout simplement rendre hommage √† cet homme que je trouvai tr√®s gentil…