√Čtiquette : famille

√Ä toi, l’amour de ma vie ūüíė

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Voici un texte que ma Maman a √©crit pour rendre hommage √† mon p√®re Guy ‚̧ :

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√Ä toi, l’amour de ma vie :

Mon coeur est parti avec toi et dans l’immensit√© du ciel √©toil√©, mes yeux se brouillent de larmes et l’√©motion m’envahit…

J’ai perdu mon pilier d’amour, si grand, si fort, si protecteur et toujours l√† √† mes c√īt√©s, un matin du 15 Novembre 2017.

On se pr√©pare √† toutes √©ventualit√©s et malgr√© tous les remparts pour me prot√©ger, ta pr√©sence me manque…

Le pass√© est devant moi et je m’accroche √† tous nos souvenirs pour avancer…

Ils seront mes piliers…

Pour ton anniversaire, ce 22 Mai 2018, je te d√©die ces tr√®s belles musiques et chansons qui retracent ton arriv√©e √† Madagascar, √† Namakia le 26 F√©vrier 1968 et le d√©but de notre histoire d’amour en Juillet 1968 scell√© par un mariage le 26 F√©vrier 1972 √† Namakia, suivi de deux naissances : C√©cile en 1977 √† Namakia et Olivier en 1978 √† Antananarivo.

Ce matin-l√† du 15 Novembre 2017 qui devait √™tre une journ√©e ordinaire et l√©g√®re, tu nous as quitt√©s…

D√©sarm√©e et d√©sempar√©e, je me suis effondr√©e devant cette fatalit√© dont personne n’est jamais pr√©par√©…

Je m’allonge, je t’enlace et je m’endors contre toi…

Notre amour sera toujours éternel.

Ton H√©liette qui t’aime… tout simplement.

Héliette Vidal

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GUY (33 ans) ET H√ČLIETTE (16 ans) EN 1968 ‚̧

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LE BONHEUR EST L√Ä ‚̧ :

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TOUT EST BEAU ‚̧ :

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LES JOIES ET LES SAVEURS ‚̧ :

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UNE TR√ąS BELLE JOURN√ČE ENSOLEILL√ČE POUR TON ANNIVERSAIRE, CE 22 MAI 2018 ‚̧ :

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D√ČTENTES ET SORTIES ‚̧ :

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JE TE GARDERAI TOUJOURS DANS MON COEUR ‚̧ ‚̧ :

Héliette Vidal

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Le No√™l de mon enfance : Deuxi√®me partie

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Le Menu de fête lors de la veillée de Noêl :

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Maman fit r√©chauffer tous les bons petits plats qu’elle avait concoct√© la veille.
Du salon, je pouvais sentir toutes les effluves qui s’√©chappaient de la porte entrouverte de la cuisine.

Hum ! toutes ces bonnes odeurs all√©chantes qui me mettaient l’eau √† la bouche…
Ah ! les bons menus de f√™te de Maman ! C’√©tait tout de m√™me quelque chose !

 

Voici le menu de fête de cette soirée mémorable :

L’ap√©ritif :

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РBiscuits apéritifs,
– oeufs de lump sur toasts,

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– olives vertes et noix de cajou,

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– Bretzels,
– jus de fruits pour les enfants et Punch ou Kirr (ou vin blanc) pour les adultes…

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Pour cette occasion, nos parents nous avaient autoris√© √† boire quelques larmes de punch afin d’√™tre dans l’ambiance de la f√™te.

 

Le hors d’oeuvre :

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– Hu√ģtres,
РSaumons fumés,

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РFoie gras accompagnés de ses petits toasts,

FOIE GRAS
– Bouch√©es √† la reine et sa salade p√™cheur grand rivage (crevettes, miettes de crabes, salade verte, ect…)

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РBoisson alcoolisée pour les parents : Vin gris.

Le plat de résistance :

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– Petites cailles r√īties accompagn√©es de pommes de terres, de champignons √† la Bretonne et de riz blanc.
ou encore :

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– R√īti de porc au lait accompagn√© de pommes de terre saut√©es, de l√©gumes (carottes √† la cr√®me et champignons foresti√®res) et de riz blanc.

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РBoissons alcoolisées pour les adultes : vin gris et vin rouge.

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Et pour parfaire ce repas de fête, 13 desserts tous aussi bons les uns que les autres furent servis à table :

Les treize desserts ou calenos (desserts provençaux de Noêl) sont présentés à la fin du repas de Noêl et font parti de la tradition provençale ancienne.
Le nombre de ces desserts doit toujours √™tre de 13 si vous souhaitez bien suivre la tradition. les treize desserts repr√©sentent le nombre de convives lors de la C√®ne, le repas rassemblant le Christ et les douze ap√ītres.

 

Voici les 13 desserts :

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– Une b√Ľche de no√™l glac√©e ou encore une b√Ľche p√Ętissi√®re au chocolat,
– Des calissons,

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Le Christ : repr√©sent√© par des fruits venus de l’orient :
– Des dattes,

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Le pénitent blanc : représente la pureté par sa blancheur :
– Du nougat blanc,

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Le pénitent noir : évoque la dureté et les forces du mal :
– Du nougat noir,

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Les 4 mendiants :
– Des amandes et des raisins secs,
– Des noix et des noisettes,

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Puis des fruits :

– Des p√Ętes de fruits,

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РDes oranges et des mandarines ou des clémentines,

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Dégustations de chocolats :

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Pour terminer ce grand repas de réveillon de Noêl, nous avions quitté la table et nous étions installé dans nos fauteuils pour déguster quelques rochers de chocolat au lait, des boudoirs, ou encore de délicieux assortiments de chocolats.

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Mes parents buvaient leurs fl√Ľtes de champagne blanc ou ros√© tout en regardant avec nous les √©missions de No√™l qui passaient √† la t√©l√©vision.

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Pour cette occasion, mon fr√®re et moi avions eu l’autorisation de tremper nos l√®vres dans leurs coupes afin de pouvoir go√Ľter (comme les grands) cette boisson qui √† dire vrai ne me plaisait pas du tout √† cette √©poque l√†.

Aujourd’hui, biens√Ľr, c’est bien diff√©rent puisque j’appr√©cie de boire le champagne lors de grandes occasions de f√™tes mais seulement du ros√©.

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Ces moments de no√™l partag√©s en famille, je ne les oublierai jamais car nous √©tions tous les 4 en totale harmonie et que pour moi, c’√©tait des instants magiques, tout simplement…

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Pour lire la suite, cliquez sur la Troisième partie.

La Suricate, c’est moi !

SURICATA TENACE

Vous vous demandez encore pourquoi j’ai choisi ce petit surnom « Suricate ? »

Je ne l’ai pas choisi √† proprement dit. Il m’a √©t√© transmis par ma Maman. Elle aime bien me donner des surnoms et ce depuis que je suis toute petite.

Le petit surnom qu’elle affectionne le plus √©tant POUPOULE ! et que j’adore √©norm√©ment ! Je ne sais pas pourquoi mais cela me fait toujours fondre lorsqu’elle m’appelle ainsi !

Que voulez-vous ? je suis une incorrigible √©motive…

Suricate est un surnom qui a fait son apparition il y deux ans (en 2013), lorsque nous regardions elle et moi un documentaire animalier à la télévision concernant les suricates.

A un moment donn√©, elle m’avait lanc√© dans un grand sourire :

« C√©cile, je trouve que tu ressembles vraiment √† un Suricate ! tu es toujours √† l’aff√Ľt et soucieuse de vouloir prot√©ger ton entourage, ta famille…Tiens ! je sais maintenant ! ce sera ton nouveau petit surnom ! mais biens√Ľr celui que je t’ai donn√© Poupoule sera toujours d’actualit√©. Tu seras toujours ma Poupoule ador√©e ! et aussi ma petite Suricate, maintenant ! »

Je dois bien avouer que ce jour-l√† je l’avais regard√© avec beaucoup d’amour et de tendresse par le simple fait qu’elle ait pu penser que je ressemblais √† cette charmante bestiole !

Oui et j’√©tais fi√®re qu’elle me dise que j’avais beaucoup de points communs avec cet animal qui n’avait de cesse de vouloir prot√©ger sa famille et son territoire.

j’avais donc adopt√© avec plaisir ce nouveau petit surnom qu’elle venait de me trouver rien qu’en regardant un documentaire animalier.

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Quelques temps plus tard, ma Maman portait aussi un petit surnom que je lui avais donn√© en regardant un documentaire animalier √† la t√©l√©vision et qui n’√©tait autre que l’√©cureuil.¬†

En effet, je trouvais que ce petit rongeur lui ressemblait beaucoup par le fait qu’elle soit toujours tr√®s pr√©voyante et pr√©venante avec sa famille.

De plus, elle ne manque pas de panache ! elle sait rebondir de branches en branches, en cas de soucis !

Et tout comme l’√©cureuil elle veille √† ne jamais manquer de noisettes ou de graines, en les accumulant en profusion √† l’int√©rieur de¬†son nid (creus√© dans un tronc d’arbre) et ce avant que l’hiver n’arrive afin de ne pas √™tre prise au d√©pourvu.

J’adore l’appeler Mon petit √©cureuil car je trouve qu’elle a beaucoup de points communs avec ce petit animal si mignon.

JOLI ECUREUIL ROUX

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La Suricate, c’est moi !

SOURIS SOURIS

Aujourd’hui, plus que jamais, j’aime beaucoup ce surnom de Suricate car je trouve r√©√®llement que ce petit animal me ressemble beaucoup : il est toujours vif et aux aguets !

Mais vous vous demanderez peut-√™tre pourquoi ai-je mis autant de temps √† inscrire le surnom « SURICATE » √† l’en t√™te de mon blog ?

D√©sormais, vous connaissez d√©j√† l’origine de ce surnom mais vous ignorez encore pourquoi je me suis lanc√©e aujourd’hui √† le revendiquer.

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Voici le début de mon histoire :

Ma meilleure amie Michelle que j’ai rencontr√©e sur Twitter et qui tient √©galement un blog sur wordpress https://michellelabelette.wordpress.com/¬†a un surnom : « La Belette » qui je trouve, lui va √† merveille ! et comme je suis de nature tr√®s curieuse, j’ai lu sur internet que la ¬ę Belette ¬Ľ avait plusieurs significations et ce en plusieurs langues (j’en ai choisi deux) :

La Belette s’emploie en Fran√ßais pour d√©signer affectueusement une jeune fille ou une femme charmante et en Breton, cela veut dire belle petite b√™te.

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Un bien joli surnom qu’elle a choisi et qui lui va √† ravir ! vous ne trouvez pas ?

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Au fil du temps qui passait, je me suis dit pourquoi ne pas mettre en lumi√®re tout comme mon amie Michelle, mon surnom « Suricate » que je porte depuis deux ans et dont j’en suis fi√®re ?

Alors voil√† pourquoi c’est chose faite aujourd’hui.

Et je dois bien avouer que j’appr√©cie le fait de l’avoir mis enfin au devant de la sc√®ne en faisant un article aujourd’hui (Samedi 12 d√©cembre 2015)

A présent, vous savez tout à ce sujet ou presque tout !

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La Suricate que je suis :

SURICATE DEBOUT

Je suis très protectrice envers les miens et tout comme le Suricate je veille au grain en les protégeant contre toutes attaques extérieures, telle une sentinelle fidèle à son poste.

D’ailleurs, j’ai le don de savoir reconna√ģtre mes ennemis et ce m√™me s’ils portent un masque de circonstance pour me pi√©ger. En g√©n√©ral, j’ai le flair pour les d√©tecter gr√Ęce √† mon nez fin de Suricate !

méchant et fort

Eh oui ! je reste tr√®s m√©fiante m√™me si je suis une personne avenante et tr√®s spontan√©e par nature ! Disons que je t√Ęte toujours le terrain avec mes petites pattes arm√©es de griffes afin de conna√ģtre le vrai du faux ! et en g√©n√©ral, mon instinct ne me trompe jamais !

Bref, je suis une vraie Suricate ! toujours sur mes gardes mais pas que, puisque j’aime aussi prendre la vie du bon c√īt√© !

Oui, la relaxation d’une Suricate est tr√®s importante si elle veut se r√©g√©n√©rer et faire peau neuve pour avoir toujours un joli poil bien lustr√© et brillant !

Pour ce faire, la Suricate recharge pleinement ses batteries en l√©zardant au soleil l’√©t√© ou en se r√©fugiant dans son terrier bien douillet et chaud l’hiver !

SOURICAT heureux

De bons petit vers (verre) de jus de toutes sortes ainsi que de savoureux oeufs de l√©zards (mimosa) lui redonneront l’oeil vif et la truffe humide pour pouvoir √©crire ses souvenirs et ses petites nouvelles sur le sable (page wordpad) chaud de son territoire (ordinateur).

Oui, quand je vous disais que je suis une v√©ritable Suricate ! ce n’est pas pour rien !

SUSURIRI coucou

C’est pourquoi la c√©l√®bre r√©plique du film « Forrest Gump » reste toujours ma pr√©f√©r√©e et ce depuis des ann√©es :

« La vie, c’est comme une bo√ģte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber ! »

Oui, j’aime cette r√©plique car je trouve qu’elle est parfaitement en ad√©quation avec tout ce que je pense au sujet de la vie en g√©n√©ral.

En effet, elle peut avoir un go√Ľt d’amertume par certains moments ou encore √™tre savoureuse √† souhait lorsque la vie vous sourit !

Et pour terminer, je dirais que La Suricate aime aussi les cats : nos amis les chats…

D’ailleurs, je ne sais pas si vous l’avez remarqu√© mais lorsque vous inversez le mot « SURICATE », vous obtiendrez alors la phrase suivante :

CAT SURI : Cat (le chat) sourit à la vie !

Et c’est pourquoi, j’aime sourire √† la vie quoi qu’il arrive ! C’est ma force !

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Gros bisous √† toi Maman et mille mercis encore de m’avoir trouv√© ce charmant surnom qui me va si bien ! Je t’aime Mamounette !!

écureuil magique

 

Un bisou aussi tr√®s particulier √† ma tendre Michelle alias « La Belette », ma meilleure amie qui porte si bien son petit surnom et que j’adore ! Oui la moiti√© de ma plume ! Je t’embrasse affectueusement !!

belle belle belette

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Si vous ne connaissez pas bien le Suricate, voici quelques informations à son sujet :

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Le suricate (Suricata suricatta), parfois surnomm√© ¬ę sentinelle du d√©sert ¬Ľ, est une esp√®ce de mammif√®res diurnes de la famille des Herpestidae (mangoustes) et la seule du genre Suricata.

Ce petit carnivore vit dans le sud-ouest de l’Afrique (d√©sert de Namib).

Animal tr√®s prolifique, le suricate vit en grands groupes familiaux au sein d’une colonie. Ils se r√©fugient la nuit dans de vastes terriers.

Mesurant de 30 √† 60 centim√®tres, le suricate mange entre autres des insectes, des souris, des rats, des oiseaux, des petits reptiles et des tubercules ou bulbes de plantes qu’il d√©terre avec ses pattes munies de fortes griffes non r√©tractiles de deux centim√®tres de longueur.

Ainsi, ils sont capables de déplacer leur propre poids de terre en 20 secondes.

Leur ou√Įe extr√™mement fine et leur odorat d√©velopp√©s permettent aux suricates de rep√©rer une proie sous le sable, qu’ils creusent parfois assez profond√©ment pour chercher leur nourriture.

Des ¬ę sentinelles ¬Ľ ont pour r√īle de pr√©venir les autres membres du groupe de la pr√©sence de pr√©dateur(s) par des cris sp√©cifiques.

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On a recensé 30 cris différents selon le type de danger (terrestre ou aérien) et leur éloignement.

Un cri continu indique que tout va bien. Des recherches r√©centes ont montr√© que les guetteurs √©taient des individus du groupe qui n’avaient plus faim.

Chaque surveillance dure environ une heure, pendant laquelle la sentinelle émet des cris continus à intervalles réguliers, lorsque tout va bien.

En cas de danger, il aboie ou siffle très fort. Le groupe se précipite alors chacun dans son terrier.

Les suricates ont un comportement altruiste au sein de leur colonie.

Un ou plusieurs d’entre eux surveillent en sentinelles les autres membres qui creusent ou jouent entre eux.

La chaleur du désert du Kalahari pouvant être mortelle, les parents ou leur substitut recouvrent les petits de sable pour les mettre à l’abri du soleil au cours des déplacements.

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Les suricates peuvent se passer de boire, l’eau dont ils ont besoin leur étant fournie en quantité suffisante par les insectes et larves qu’ils mangent.

Ils partagent volontiers leur terrier avec la mangouste jaune et l’√©cureuil terrestre, esp√®ces avec lesquelles ils n’entrent pas en comp√©tition pour la nourriture.

Ils h√©bergent parfois des serpents. Cependant, ils peuvent mordre leur ¬ę invit√© ¬Ľ en cas de m√©sentente.

Les suricates sont également connus pour se livrer à des jeux de société comme des concours de lutte et de course (dans le sens course à pied).

 

 

L’harmattan

Ce fut en 1989 que l’on repartait (mes parents, mon fr√®re et moi-m√™me) pour de nouvelles aventures Africaines !!! et cette fois-√ßi direction : Le Tchad √† N’Djamena (la Capitale)….
Comme vous pouvez l’imaginer, Le Tchad √©tait compl√®tement diff√©rent de la Guin√©e puisque son climat est d√©sertique au Nord et tropical au Sud…

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Il y a d’ailleurs des p√©riodes de grandes s√©cheresses ou l’on peut voir appara√ģtre des vents chauds, secs et poussi√©reux que l’on appelle : harmattan et qui n’arrivent qu’au nord du Tchad…

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Lorsqu’arrive cette p√©riode d’intense s√©cheresse ; je peux vous dire qu’il ne vaut mieux pas se retrouver √† l’ext√©rieur mais plut√īt se calfeutrer √† l’int√©rieur de sa maison…
L’harmattan ne dure en g√©n√©ral qu’1 √† 2 jours cons√©cutifs puis peut dispara√ģtre totalement….mais il peut tout aussi bien revenir tout au long de l’ann√©e…

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D√©but de l’harmattan qui commence √† se lever

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L’harmattan ne cesse de s’amplifier jusqu’√† ce que la visibilit√© devienne de plus en plus r√©duite…

A ces moments l√† ; le ciel devient rouge ou de couleur ocre…et on n’y voit plus rien tellement l’air est charg√© de poussi√®res de sable qui viennent du Sahara…

L’Harmattan :

vent_sable_002L’harmattan est un vent (aliz√©) chaud, sec et poussi√©reux d’Afrique de l’ouest¬†qui souffle vers le sud en provenance du Sahara dans le golfe de Guin√©e en hiver,¬†entre la fin novembre et le milieu du mois de mars.

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Charg√© de poussi√®res et de sables¬†(fines particules de 0,05 √† 1 microm√®tre), il¬†peut obscurcir l’atmosph√®re durant plusieurs jours et favorise les √©pid√©mies de¬†m√©ningite dans les pays sah√©liens ;
Notamment au Burkina Faso, au Mali et au Tchad, ce qui entra√ģne :
– La fragilisation des muqueuses par les particules en suspension ;

et/ou

– Par leur d√©ss√®chement, facilitant le passage du m√©ningocoque dans le sang.¬†La date de son d√©but d’apparition (entre fin novembre et d√©but janvier), sa dur√©e et son intensit√© peuvent fortement influencer les r√©coltes agricoles en Afrique de l’Ouest.
En effet, il repousse le front intertropical (FIT) au-dessus du golfe de Guin√©e, emp√™chant les pluies sur l’ensemble de la r√©gion.
On a remarqué pendant sa présence une nette augmentation des accidents de circulation et des accidents aériens.
Les hopitaux ont aussi not√© un nombre plus important d’hospitalisations pour des causes vari√©es :
– br√Ľlures domestiques,
– pouss√©es d’hypertension art√©rielle,
– bronchites,
Рdécompensation psychiatrique (agitation, dépression, etc.).
Harmattan √† N’Djamena :

f01Je me souviens encore d’un jour ou nous devions f√™ter le nouvel an dans un √©tablissement et qu’il fallait prendre la voiture pour pouvoir y acc√©der et c’√©tait justement au moment ou il y avait l’harmattan…
Ce fut un v√©ritable cauchemar….
Mon p√®re qui conduisait n’y voyait plus rien….et il fut m√™me oblig√© d’utiliser ses essuie-glaces afin de retirer toute cette accumulation de poussi√®re de sable…
Lorsque nous arriv√Ęmes enfin tant bien que mal, sur le fameux lieu ou se d√©roulait la f√™te…je peux vous dire que l’air √©tait tout simplement irrespirable tant la poussi√®re √©tait extr√™mement fine…
Cet air était suffocant.
Si bien qu’il fallait se boucher le nez, fermer les yeux et la bouche et courir rapidement, se r√©fugier √† l’int√©rieur du restaurant afin de ne pas se faire asphyxier par la poussi√®re qui restait en suspension dans l’air…
C’est vrai que de me rappeler de l’harmattan n’est pas vraiment un tr√®s bon souvenir ; mais bon, au moins j’ai su ce que c’√©tait vraiment…
Les Tchadiens connaissent bien l’harmattan et pour se prot√©ger de cette fine poussi√®re de sable ; ils portent un tissu enroul√© autour de leur t√™te, tel que vous pouvez l’aper√ßevoir sur cette photo…

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Guerre ethnique au Tchad en 1990

Le Tchad :

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Le Tchad est un pays d’Afrique Centrale sans acc√®s √† la mer, situ√© au sud de la Libye, √† l’est du Niger et du Nigeria, au nord du Cameroun et de la R√©publique centrafricaine et √† l’ouest du Soudan.

G√©ographiquement et culturellement, le Tchad constitue un point de passage entre l’Afrique du Nord et l’Afrique noire.
Sa capitale est N’Djamena.

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Histoire du Tchad :

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Voici le Président du Tchad : Idriss Déby

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Le Tchad, qui a fait partie des possessions Africaines de la France jusqu’en 1960, a subi 3 d√©cennies de guerre ethnique ainsi que des invasions par la Libye avant de retrouver une certaine paix en 1990.

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Voici des Goranes

Une paix qui ne dura h√©las pas tr√®s longtemps…

Je vais d’ailleurs vous raconter un bien mauvais souvenir que j’ai v√©cu (ma famille et moi) et dont je n’oublierai jamais…

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Voici mon histoire : Guerre ethnique :

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Par une belle matin√©e ensoleill√©e (nous √©tions le 2 D√©cembre 1990 et j’√©tais alors √Ęg√©e de 13 ans) nous re√ß√Ľmes un appel t√©l√©phonique nous annon√ßant qu’il y avait des rebelles qui venaient d’envahir N’Djamena pour prendre le pouvoir…

C’√©tait un coup d’√©tat qui avait √©t√© organis√© par surprise sous le commandement du G√©n√©ral Idriss D√©by afin de ne pas √©veiller les soup√ßons du Pr√©sident Tchadien de l’√©poque : Hiss√®ne Habr√©, son ancien compagnon d’armes…

Ainsi, avec l’appui de la France, le G√©n√©ral Idriss D√©by voulait chasser Hiss√®ne Habr√© de son pouvoir…

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N’Djamena √©tait donc assi√©g√© par des rebelles (Goranes) qui voulaient renverser l’actuel gouvernement d’Hiss√®ne Habr√© et placer au pouvoir leur G√©n√©ral Idriss D√©by en tant que nouveau Pr√©sident de la R√©publique Tchadienne.

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Petite parenthèse :

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Voici Idriss Déby

Idriss Déby Itno, né en 1952 à Berdoba (au sud-est de Fada) est un homme politique Tchadien.

Le 2 d√©cembre 1990, avec l’appui de la France, il chasse du pouvoir son ancien compagnon d’armes Hiss√®ne Habr√© apr√®s une p√©riode de lutte arm√©e men√©e √† partir du Soudan et le remplace le 4 d√©cembre avec le titre de pr√©sident du Conseil d’√Čtat.

Il est ensuite d√©sign√© « Pr√©sident de la r√©publique du Tchad » le 28 f√©vrier 1991, apr√®s l’adoption de la Charte nationale).

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J’en reviens donc √† mon histoire…

Comme tout coup d’√©tat Africain, ce fut la panique g√©n√©rale…

Apr√®s cet appel t√©l√©phonique, mes parents, mon fr√®re et moi, d√Ľmes pr√©parer nos bagages et prendre l’essentiel sans trop se charger.

Ce que nous f√ģmes assez rapidement car il fallait au plus vite quitter notre maison de fonction afin de rejoindre un √ģlot¬†(une maison r√©quisitionn√©e sous le commandement de l’arm√©e de Terre Fran√ßaise « Epervier » et qui y regroupait une petite minorit√© d’expatri√©s Fran√ßais tout comme nous…)

Les bagages faits et nos 3 chats install√©s dans leur sacs de voyage respectifs, nous part√ģmes direction cet √ģlot, en voiture.

Au cours de notre trajet, nous nous retrouv√Ęmes subitement nez √† nez devant un tank de l’arm√©e Fran√ßaise et je peux vous dire que la vision de cet √©norme engin fut tr√®s impressionnante car son canon √©tait tourn√© en notre direction…

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L’espace d’un instant je crus d√©faillir tellement j’avais peur…

Tout de m√™me, ce n’est pas tous les jours que l’on se retrouve face √† face devant un tank…

Et pourtant ma famille et moi en faisions l’horrible exp√©rience.

J’en garde d’ailleurs un tr√®s mauvais souvenir…

Mis √† part cette mauvaise rencontre lors de notre trajet, nous trouv√Ęmes enfin l’adresse de l’√ģlot.

Une fois notre voiture gar√©e dans le jardin de celui-√ßi, tout pr√®s du portail (nous n’avions pas le choix puisqu’il y avait d√©j√† un bon nombre de voitures qui √©taient gar√©es en √©pis) ; nous d√©cid√Ęmes de laisser nos 3 chats et nos valises √† l’int√©rieur de notre v√©hicule.

Mes parents d√©cid√®rent de sortir nos chats de leur sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus √† l’aise et ouvrirent √©galement un petit peu les fen√™tres arri√®res de la voiture afin qu’ils puissent mieux respirer.

Ensuite, tous les 4, nous rejoign√ģmes¬†le petit groupe d’expatri√©s qui se trouvait d√©j√† √† l’int√©rieur de l’√ģlot.

Une fois √† l’int√©rieur,¬†les heures pass√®rent et pass√®rent sans que quiconque ne vienne nous sauver.

Ma famille et moi √©tions tr√®s inquiets car on avait l’impression d’√™tre abandonn√©s et vraiment coup√©s du monde…

C’√©tait interminable cette attente¬†et cela √©tait d√Ľ en grande partie √† cause de la mauvaise strat√©gie de l’arm√©e de terre Fran√ßaise et du Quai d’Orsay (le Minist√®re des affaires √©trang√®res).

****

Le temps passait irr√©m√©diablement lorsque soudain 2 goranes (des rebelles Tchadiens) arm√©s de leur kalachnikov et muni d’un pistolet, firent irruption dans le jardin en r√©clamant qu’ils voulaient juste une voiture (afin de pouvoir s’enfuir de N’Djamena, selon les dires du gardien de jour Tchadien de la maison).

photo-280085-LEt malheureusement, comme notre voiture se trouvait √™tre gar√©e pr√®s du portail,¬†vous devinez alors la suite…

Pourtant, il y avait bien un autre v√©hicule gar√© tout pr√®s de notre voiture et ce, juste en face du portail et qui se trouvait √™tre un 4X4 tout terrain…

Ce 4X4 √©tait vide,¬†c’est √† dire : sans aucun bagage et qui plus est sans animaux…

Mes parents ne voulaient pas donner leur voiture pour les simples et uniques raisons qu’il y avait tous nos bagages ainsi que nos chats qui √©taient rest√©s √† l’int√©rieur.

Mes parents ont tout fait pour faire entendre raison √† ce propri√©taire du 4X4 (qui √©tait √©galement le propri√©taire de la maison) mais celui-√ßi ne voulait en aucun cas donner son v√©hicule car il avait peur et qu’il √©tait tout bonnement un l√Ęche…

Je me souviens encore de cet homme¬†et p√®re de famille qui se fichait totalement de notre sort…

Ce jour-l√†, je me suis m√™me dis que c’√©tait un √™tre immonde, √©goiste et totalement indigne qui aurait du alors se retrouver √† notre place √† cet instant l√†… Oui, une situation des plus affreuses qu’il aurait du subir lui aussi…

D’ailleurs, si jamais il lisait cet article (que je souhaite), je tenais √† lui dire ceci :

« Vous √©tiez une v√©ritable ordure ce jour-l√† ! Oui une lamentable ordure ! Et vous vous √©tiez comport√© comme un l√Ęche ! Comment avez-vous pu oser ne pas donner votre 4X4 rutilant √† ces deux Goranes ? Hein ? Pourquoi ? La r√©ponse est √©vidente. Vous ne vouliez pas donner votre voiture toute neuve ! Allez au diable ! esp√®ce de sale cr√©tin ! »

****

Malgr√© un dialogue sans fin¬†√† b√Ętons rompus (vraiment pitoyable et grotesque) avec cet homme d√©nu√© d’intelligence et de bon sens (pour lui faire soit disant entendre raison) ; mes parents durent se r√©soudre au pire ; donner leur voiture car les rebelles commen√ßaient √† s’impatienter.

C’est alors que mon p√®re prit ses clefs de voiture et sortit dehors.

Ma mère le suivit afin de pouvoir sauver toutes nos affaires ainsi que nos chats dans le cas ou les rebelles leur donneraient peut-être cette éventuelle possibilité (Ce que ma mère et mon père espéraient vraiment).

Mon p√®re essaya donc¬†d’expliquer (par des gestes) aux goranes qu’il voulait r√©cup√©rer ses valises ainsi que ses chats.

Ceux-√ßi ne s’y oppos√®rent pas mais ils voulaient en contrepartie, que mes parents se d√©p√™chent au plus vite afin qu’ils puissent quitter les lieux.

Vu leur excitation et leur impatience, cela se voyait qu’ils voulaient fuir au plus vite N’Djamena √† cause de l’arriv√©e des troupes du G√©n√©ral Idriss D√©by.

Mais l√† encore,¬†mes parents n’eurent pas de chance…

En effet, mon p√®re n’arrivait pas ouvrir la porti√®re avant (droite) √† cause de la serrure qui √©tait d√©fectueuse et qui devait normalement √™tre r√©par√©e dans les jours √† venir.¬†C’√©tait vraiment pas de chance !

****

Mon père dut batailler tant bien que mal avec cette satanée serrure mais heureusement, la portière finit enfin par céder !

Mais c’√©tait sans compter sur ces rebelles qui commen√ßaient de plus en plus √† s’exciter et √† s’√©nerver davantage…

L’un deux commen√ßa √† hurler en un dialecte incompr√©hensible car il pensait que mon p√®re avait fait expr√®s de leur faire cette ruse afin qu’ils ne puissent pas voler sa voiture.

C’√©tait un regrettable mauvais coup du sort qui s’acharnait une fois de plus contre nous…

De l√† ou je me trouvais, (derri√®re la grande baie vitr√©e du salon de la maison) je pouvais voir tr√®s nettement toute la sc√®ne et je peux vous dire que jamais je n’avais eu autant peur de ma vie…

C’√©tait horrible de voir mes parents confront√©s √† ces sales brutes de rebelles…

Je m’imaginais le pire et je n’avais pas si tort que √ßa…

****

Le gorane qui n’arr√™tait pas de hurler et qui avait les yeux inject√©s de sang car il √©tait sans aucun doute drogu√©, pointa subitement le canon de son pistolet dans le dos de ma m√®re qui essayait de sauver nos 3 chats et quelques uns de nos bagages.

Si vous vous souvenez bien,¬†mes parents avaient d√©cid√© de laisser nos chats en dehors de leurs sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus √† l’aise √† l’int√©rieur de notre voiture.¬†Eh bien, heureusement qu’ils avaient eu cette id√©e…

Deux chats avaient pu s’√©chapper de la voiture gr√Ęce √† ma m√®re qui les avait lib√©r√©s en d√©grafant leurs laisses qui √©taient attach√©es autour de leur cou et qui les emp√™chaient litt√©ralement de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir…

Puis avec rage et d√©termination, elle les avait rapidement repouss√©s vers l’ext√©rieur de l’habitacle afin qu’ils puissent enfin se sortir de ce pi√®ge…

C’est vrai que ma m√®re avait fait preuve de beaucoup de sang froid ce jour-l√† car ces deux chats auraient pu ne jamais s’en sortir si elle ne les avait pas d√©tach√©s de leurs laisses…

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Voici Minouchkaya (Vous savez, celle que j’avais sauv√©e in extr√©mis en Guin√©e √† Conakry)

Et donc, une fois délivrés, nos deux chats se mirent à courir très vite vers les buissons du jardin, tellement ils étaient effrayés.

Toujours avec autant de sans-froid, ma m√®re essaya de sauver tant bien que mal mon chaton blanc « Snoopy » qui s’√©tait cach√© sous le si√®ge avant du v√©hicule tellement il avait eu peur des Goranes mais h√©las, elle ne parvint pas √† le d√©livrer car il √©tait √©galement prisonnier de sa laisse qui l’emp√™chait de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir de cet enfer.

MON PETIT SNOOPYNO

Voici mon petit Snoopy…

Mais √† ce moment l√†, ma m√®re ne se doutait pas une seule seconde que le Gorane drogu√©, la visait dans le dos avec son arme √† feu…

C’est alors que mon p√®re qui avait observ√© les intentions de ce gorane fit un geste h√©roique…

Sans plus attendre, il tapa tr√®s fort sur le canon de la kalachnikov afin de rabaisser l’arme au sol et de d√©tourner la trajectoire de la balle.¬†Le canon se rabattit violemment contre le sol au m√™me moment o√Ļ ce gorane (drogu√©) avait appuy√© sur la g√Ęchette.

Soudain, j’entendis une d√©flagration.¬†Un bruit terrible et affreux,¬†me laissant paralys√©e sur place…

La balle tir√©e de la kalachnikov venait de tomber au sol.¬†Cette ordure de rebelle avait manqu√© son sale coup…

Par son geste, mon p√®re avait sauv√© la vie de ma m√®re…

Mais h√©las, il fut l√©g√®rement bless√© au niveau du ventre car la chaleur du bout du canon de la kalachnikov avait litt√©ralement transperc√©e sa chemise et donc √©gratign√© au passage sa peau, faisant appara√ģtre au bout de quelques instants, une petite¬†aur√©ole de sang qui maculait sa chemise.

****

En voyant cette sc√®ne,¬†je d√©cidai de sortir de la maison car j’√©tais affol√©e et tr√®s inqui√®te.

Je sortis donc de la maison en courant...

Mais heureusement, une des personnes qui se trouvait √† l’int√©rieur stoppa ma course en me saisissant par la taille.

L’homme me plaqua contre lui et me dit tout doucement qu’il ne fallait plus que je fasse aucun geste…

En me stoppant dans ma course, j’eu le souffle coup√© et ne pu m’emp√™cher de pleurer (pas √† cause de la douleur mais par le fait que j’√©tais morte d’inqui√©tude pour mes parents).

Le geste de ce monsieur m’avait tout simplement sauv√© la vie car √† ce moment l√†, le deuxi√®me gorane me visait de loin avec sa kalachnikov…

Mon petit fr√®re qui se trouvait √† l’int√©rieur de la maison √©tait tr√®s angoiss√© car il venait de voir toute la sc√®ne.

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Je regardais mes parents au loin et je me disais que c’√©tait la fin du monde…

Le Gorane qui m’avait vis√©, attrapa brusquement le bras de son acolyte…¬†Je crois bien qu’il essayait de le r√©sonner.

La situation les échappait.

Et c’√©tait une certitude, mes parents ne pourraient pas sauver l’int√©gralit√© de leurs affaires, rest√©es dans le coffre de leur voiture.¬†

D’ailleurs, l’instant d’apr√®s, les goranes se pr√©cipit√®rent √† l’int√©rieur du v√©hicule et s’enfuy√®rent en roulant √† grande vitesse, ne laissant appara√ģtre derri√®re eux, qu’un √©pais nuage de poussi√®re de terre rouge…

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Ma m√®re √©tait sous le choc ainsi que mon p√®re…

Ils √©taient d√©sempar√©s et perdus…¬†Nous avions absolument tout perdu…

Nous n’avions plus aucun¬†bagage (les bijoux en or de ma m√®re qui √©taient des souvenirs de Madagascar et d’Afrique se trouvaient dans une de nos valises et ce fut un v√©ritable cr√®ve-coeur pour elle de savoir que ses biens les plus pr√©cieux furent entre les mains d’immondes salopards).

Mais dans ce terrible malheur, nous avions la chance d’avoir toujours nos deux chats qui avaient pu √™tre sauv√©s gr√Ęce √† Maman…

H√©las, ce ne fut pas le cas de mon chaton (que j’aimais tant) « Snoopy » qui √©tait rest√© coinc√© sous le si√®ge avant, c√īt√© conducteur de notre voiture…

J’imagine que ces ordures ont du l’abattre en le faisant souffrir (je ne sais de quelle mani√®re mais jusqu’√† aujourd’hui je pr√©f√®re ne pas trop y penser) vu que c’√©taient des sanguinaires !

****

Mais ce que j’ai retenu le plus de cette atroce journ√©e dont je ne cesserai jamais de me la rem√©morer avec beaucoup d’√©motion et de tristesse ; c’est que nous avions fr√īl√© la mort de tr√®s pr√®s et que dans cet infernal chaos, nous avions eu l’immense chance de pouvoir rester en vie tous les 4…

Cela aurait pu mal se terminer mais je remercie encore le ciel d’avoir √©pargn√© nos vies… Qu’il ne soit rien arriv√© √† ma m√®re, ni √† mon p√®re (juste une l√©g√®re blessure due √† la br√Ľlure de la chaleur du canon de la Kalachnikov) et ni √† mon petit fr√®re !

Certes, on nous avait vol√© tous nos souvenirs de Madagascar et d’Afrique ainsi que nos biens les plus pr√©cieux ; sans oublier la perte de mon chaton mais dans tout ce drame, nous √©tions encore en vie et c’est ce qui est l’essentiel √† retenir finalement…

****

En conclusion de mon histoire, je terminerai mon récit en vous disant ceci :

« La vie est ce qu’il y a de plus beau et de plus important sur cette terre… Elle n’a pas de prix… Elle est tr√®s pr√©cieuse et plus que jamais, elle vaut d’√™tre v√©cue…

Léon

Je me souviens encore d’un tr√®s joli souvenir de la Guin√©e lorsque nous habitions encore, ma famille et moi dans notre charmante villa situ√©e en bord de mer, √† l’avenue Madina Corniche, dans la Capitale de la Guin√©e, √† Conakry…

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Mon fr√®re « Olivier » aimait beaucoup s’amuser √† explorer notre jardin car je dois dire qu’il y avait une multitude de toutes sortes d’insectes tr√®s insolites et √©tant donn√© qu’il avait une passion certaine pour les fourmis ; il aimait bien √©galement observer d’autres sp√©cimens d’insectes pour son plus grand plaisir !

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Pour ma part, je n’aimais pas du tout le monde des insectes mais alors pas du tout, √† part peut-√™tre pour les fourmis ou encore les coccinelles mais c’est tout !

Un jour, pendant que je jouais avec nos deux chiens Urs et Biciline ainsi que nos 3 chats,¬†Olivier m’interpella et me demanda de le suivre car il avait quelque-chose √† me faire montrer.

Je le suivis avec pas mal d’inqui√©tude,¬†non pas que je me m√©fiais de lui car je dois bien avouer que jamais il ne m’avait jou√© un sale petit tour comme certains petits fr√®res osent le faire par sadisme envers leurs soeurs.

Non, bien au contraire, Olivier ne m’avait jamais fait quoi que ce soit pour m’effrayer en me lan√ßant un insecte sur moi par exemple, non jamais et tant mieux d’ailleurs !

Par contre, le seul inconv√©nient chez lui, √©tait que si jamais je voulais qu’il √©crabouille vite fait bien fait une mante religieuse (j’ai horreur de ces sales bestioles) qui osait se mettre en travers de mon chemin, il ne le faisait jamais car il estimait que chaque insecte m√©ritait de vivre et donc il prenait l’insecte en question et le jetait un peu plus loin afin que celui-√ßi puisse continuer sa petite vie…

Eh oui ! il était très respectueux de la nature et du monde des insectes, pour mon plus grand malheur ! (Je veux parler des insectes bien entendu)

Ce fut donc avec une l√©g√®re appr√©hension que je suivis mon petit fr√®re en me demandant tout de m√™me ce qu’il allait bien me faire montrer ; sans doute le fameux QG de ces ch√®res fourmis…

Enfin arriv√©s sur le fameux lieu o√Ļ se trouvait ladite chose, Olivier me dit :

« Viens avec moi C√©cile. Allez viens. Suis-moi et accroupis toi derri√®re ce petit arbuste. Regarde l√†-bas… Tu as vu ?? »

Une fois m’√™tre accroupie, je regardai dans la direction qu’il me d√©signait du doigt.

Et ce fut √† ce moment l√† que j’aper√ßus une bien √©trange bestiole que je n’avais jusqu’alors pas encore remarqu√©e dans notre jardin car cela ne faisait pas tr√®s longtemps que nous vivions en Guin√©e. Et donc, nous n’avions pas encore fait suffisamment le tour de toutes ces charmantes b√©b√™tes…

Cette bestiole l√†, semblait venir tout droit de l’√®re pr√©historique tellement elle √©tait diff√©rente de tous les insectes que j’avais jusque l√† d√©j√† vu dans ma vie d’enfant. Et il se trouvait que cet extraordinaire animal √©tait l√†, juste devant mes yeux, √† quelques m√®tres seulement de moi…

Vraiment incroyable¬†une telle d√©couverte ! et qui plus est dans notre jardin…

****

Puis, avec un petit sourire en coin, Olivier me dit :

« T’as vu ?? C’est la premi√®re fois que je vois un tel sp√©cimen. Il est beau, non ? Tu as vu ses pattes ? Et sa t√™te ? Trop bizarre, hein ?? »

« Oui c’est vrai, tu as raison » lui r√©pondis-je. « J’avais jamais vu une telle bestiole ! Elle fait un peu peur. Mais qu’est-ce qu’il fait l√† ?? » ajoutai-je avec curiosit√©.

Le grand l√©zard venait de boire une petite lamp√©e d’eau d’une petite flaque boueuse (la veille, il y avait eu une forte pluie) puis il enfouit sa dr√īle de t√™te pr√©historique dans un petit trou qui devait √™tre assez profond car √† pr√©sent, je ne voyais plus que ses deux pattes arri√®res griffues ainsi que sa si longue queue…

C’est alors que mon fr√®re me dit :

« √ßa fait un moment que je l’observe et j’ai vu qu’il n’arr√™tait pas de sortir des trucs ronds et blancs du petit trou ; sans doute des oeufs et qu’il les crevait ensuite avec ses pattes de devant pour manger ce qu’il y a dedans. Je pense que ce doit √™tre un m√Ęle sinon il aurait pas manger ses propres oeufs si c’√©taient les siens… »

« Mais √† qui sont les oeufs alors ? demandai-je. « Berk, il est d√©gueulasse en tout cas. Pourquoi il mange √ßa ?? Il est m√©chant, je trouve. Il tue des b√©b√©s »

« Mais c’est la nature C√©cile ! Tu peux pas emp√™cher √ßa. Je pense que les oeufs appartiennent √† la femelle l√©zard qui lui ressemble un peu, sauf que j’ai remarqu√© qu’elle est beaucoup plus petite que lui. Je l’ai vu tout √† l’heure avant de voir le grand m√Ęle et elle mettait souvent sa t√™te √† l’int√©rieur du petit trou mais je sais pas trop ce qu’elle y faisait. Puis ensuite, j’ai vu le grand l√©zard qui venait tout pr√®s du trou pendant que la femelle √©tait partie. Et c’est l√† que j’ai mieux observ√© le man√®ge du m√Ęle et que j’ai voulu que tu vois √ßa. Depuis tout √† l’heure, il a d√©j√† mang√© 3 oeufs »

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« Mais tu le laisses faire ? Pourquoi ?? Et la femelle ?? Qu’est-ce qu’elle fait ?? pourquoi elle revient pas ?? »

« Mais elle √©tait revenue tout √† l’heure. Sauf que le m√Ęle lui barrait la route qui m√®ne √† ses oeufs et il avait l’air de la menacer alors elle s’est enfuit quelque part et depuis elle n’est plus revenue. Mais je voulais faire quelque-chose, c’est pour √ßa que je t’ai appel√©. Tu veux que je te dise mon plan ? »

« Mais c’est quoi comme plan ?? Qu’est-ce que tu veux faire ? Dis-moi… »

Avec de nouveau ce petit sourire que je lui connaissais si bien ; il me dit :

« Voil√†, j’aimerais l’attraper et le placer √† l’int√©rieur de la gloriette. Ensuite, on pourrait lui donner √† manger, prendre soin de lui et mieux l’observer. Tu sais, c’est rare une b√™te comme √ßa ! Moi, en tout cas, j’aimerais bien le faire et toi ?? »

« Eh bien, je sais pas trop… Il fait un peu peur quand m√™me. Comment on ferait pour l’attraper ? En plus, il a des griffes. Je sais pas trop… Tu crois vraiment qu’il faudrait faire √ßa ?? »

« Mais oui, pourquoi pas ?? Allez C√©cile ! N’aie pas peur. Je suis l√†. Regarde, j’ai d√©j√† cette ficelle en raphia que je viens de faire un noeud coulant pour pouvoir l’attraper. Toi, tu prendras ce b√Ęton pour l’emp√™cher de fuir et alors il sera pris au pi√®ge ici m√™me. C’est le lieu id√©al pour l’attraper, je trouve… »

****

En effet, nous nous trouvions dans l’all√©e principale qui menait √† notre jardin avec des murs en vis √† vis.

Il y avait le haut mur de cl√īture qui se trouvait √† notre gauche et dont le dessus √©tait parsem√© de bris de verres (pour dissuader les voleurs de le franchir) ; quant √† notre droite, il y avait le mur de notre propre maison qui longeait notre all√©e ; o√Ļ se trouvait tr√®s pr√©cis√©ment notre « Grand L√©zard »…

Aussit√īt dit, aussit√īt fait,¬†nous d√©cid√Ęmes de mettre √† ex√©cution notre plan machiav√©lique…

****

Mon fr√®re r√©ussit tant bien que mal √† capturer l’√©trange animal en lui passant la corde au cou pendant que moi je tapais tr√®s fort sur le sol de l’all√©e avec mon b√Ęton afin qu’il ne puisse pas se frayer un passage et s’enfuir entre nos jambes.

Accul√© au mur de notre maison,¬†le l√©zard √©tait bel et bien pris au pi√®ge tandis que mon fr√®re √©tait en train de bien lui nouer le collier autour de son cou tout en veillant √† ne pas trop le lui serrer trop fortement afin que celui-√ßi n’en soit pas g√™n√©.

Enfin captur√©, notre troph√©e se trouvait √† pr√©sent √† l’int√©rieur de notre gloriette, en train de ne cesser de glisser sur le carrelage √† cause de ses pattes griffues qui n’adh√©raient pas bien √† la surface trop lisse de celui-√ßi. Il essayait en vain de courir pour pouvoir s’enfuir mais sans succ√®s…

Le grand l√©zard √©tait attach√© de mani√®re √† ce qu’il ne puisse pas s’enfuir de la gloriette pour aller dans le jardin mais il avait assez de laisse et suffisamment d’espace pour pouvoir marcher et se d√©gourdir les pattes.

Quelques temps plus tard,¬†√† force de glisser sur le carrelage, il commen√ßait √† se fatiguer et s√Ľrement √† r√©aliser qu’il n’arriverait pas √† se sauver.

C’est alors qu’il finit par se calmer et donc √† ne plus se rebeller ; ce qui nous perm√ģmes √† mon fr√®re et √† moi de pouvoir faire enfin, plus ample connaissance avec notre nouvel h√īte que nous avions d√©cid√© de baptiser : « L√©on ».

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Léon, le lézard géant :

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Petite parenth√®se : « Le Crotaphytus collaris » :

Le Crotaphytus collaris est une espèce de sauriens de la famille des Crotaphytidae.

Ce lézard atteint environ 30 centimètres (queue comprise). Il a une large tête, des membres bien développés avec des doigts longs et pourvus de griffes. Le corps est assez aplati et large.

Le Crotaphytus collaris poss√®de un collier noir autour du cou, caract√©ristique.¬†La t√™te du m√Ęle peut √™tre jaune ou orange vif. Le reste de la livr√©e est color√©e, avec une dominance de bleu azur, vert – gris, parsem√©e de taches jaunes ou gris√Ętres.¬†Cette livr√©e peut √™tre assez vari√©e selon les sous-esp√®ces.

La femelle pr√©sente en g√©n√©ral des couleurs plus ternes dans les bruns, sauf lorsqu’elle est en p√©riode de ponte, o√Ļ apparaissent des t√Ęches et des traits rouge-orang√© sur la gorge et le flanc.

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Cela faisait d√©j√† pas mal de jours que L√©on vivait chez nous dans notre gloriette et je dois bien avouer que mon fr√®re et moi avions commenc√© √† nous y attacher tr√®s fortement…

Pour ainsi dire,¬†il √©tait devenu la mascotte de la maison et m√™me si au d√©but nos parents n’√©taient pas tout √† fait d’accord sur le principe de sa captivit√©, ils finirent par nous laisser faire, vu que Maman connaissait parfaitement ce genre de jeu qu’elle avait pratiquait elle-m√™me durant sa jeunesse, sauf qu’√† la seule diff√©rence pr√®s, c’est qu’elle n’avait encore jamais gard√© en captivit√© un l√©zard mais plut√īt jouer avec eux…

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Au fil des jours qui passaient,¬†L√©on √©tait devenu tr√®s gentil et il aimait bien qu’on lui donne toutes sortes de nourritures : Des petits insectes tels que des vers de terre, des sauterelles, des mantes religieuses g√©antes (cela ne lui faisait pas peur de gober de tr√®s gros insectes vu que sa gueule √©tait d√©mesur√©e) que je chargeais bien volontiers mon petit fr√®re de les lui donner, vu que j’avais une trouille bleue de tous ces insectes et encore plus des mantes religieuses ! Quelle horreur !¬†

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Pour ma part, j’aimais bien lui donner des petites feuilles de salade que Maman me donnait lorsqu’elle faisait de la salade verte pour ses repas…

Bref, mon fr√®re et moi, nous occupions fort bien de notre petit L√©on…

****

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Et comme on l’avait attrap√© durant nos cong√©s de scolarit√©,¬†on prenait bien soin de lui d√®s le lever du matin jusqu’en fin d’apr√®s-midi. On adorait jouer avec lui, le nourrir ou encore le caresser…

Il est vrai qu’en ce qui me concernait,¬†je n’avais jamais os√© lui caresser la t√™te ou encore le ventre et je pr√©f√©rais de loin que ce soit mon petit fr√®re qui lui fasse ce genre de soin.

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Mais √ßa n’emp√™chait pas que je l’aimais bien notre l√©zard m√™me si celui-√ßi avait une t√™te un peu √©trange et qu’il ressemblait quelque peu √† un tyrannosaure rex de la pr√©histoire, certes en version miniature et en beaucoup moins f√©roce ou effrayant que l’original… Je le trouvais tout de m√™me assez mignon !

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Et ce fut donc durant pr√®s de 2 semaines que nous gard√Ęmes en captivit√© notre petit L√©on que nous aimions tant…

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Mais un jour, mon fr√®re et moi d√©cid√Ęmes qu’il fallait le remettre en libert√© car nous avions remarqu√© que de plus en plus, il y avait d’autres l√©zards de son esp√®ce qui venaient lui rendre visite par curiosit√© ou qui venaient lui chercher querelle…

Et comme il √©tait attach√© par une corde,¬†il ne pouvait pas bien se d√©fendre face √† ses d√©tracteurs qui n’h√©sitaient pas √† s’attaquer √† lui en le mordant, lui laissant au passage quelques vilaines petites cicatrices sur le corps…

De plus, mon fr√®re et moi n’√©tions pas non plus 24 h/24 √† le prot√©ger car nous avions aussi d’autres occupations et ce fut donc en parti √† cause de toutes ces raisons, que nous d√©cid√Ęmes un beau jour, de le rel√Ęcher afin qu’il redevienne libre comme il l’√©tait autrefois…

****

La liberté de Léon :

Ce jour l√†,¬†chose tr√®s rarissime¬†dans le domaine de nos amis les l√©zard, Monsieur L√©on ne voulait plus du tout nous quitter et ce malgr√© que mon fr√®re lui eut retir√© son collier…

Il s’√©tait trop habitu√© √† nous¬†et il restait plant√© l√†, √† nous regarder de ses petits yeux noirs en amande, comme s’il nous disait :

« Mais je ne veux pas partir ! Je veux rester avec vous ! S’il vous pla√ģt, laissez-moi avec vous ! Je vous aime bien, moi… »

Mon fr√®re et moi √©tions tr√®s tristes de le laisser partir mais on voulait vraiment qu’il retrouve sa libert√©…

Alors d’un geste de la main,¬†on lui faisait signe de s’en aller et on lui disait :

« Allez L√©on ! Il faut que tu partes maintenant. Tu verras, tu seras tr√®s heureux en libert√©. Allez, vas-y petit L√©on. Va retrouver ta libert√©. On ne t’oubliera jamais gentil petit L√©on…On t’aime, tu sais… »

Au bout d’un certain temps,¬†il inclina la t√™te comme s’il avait compris notre message puis il nous regarda pour la derni√®re fois de ses √©tranges petits yeux malicieux puis s’enfuya √† toutes pattes √† travers une des alv√©oles de notre mur de cl√īture qui donnait sur la plage…

Et hop ! en un rien de temps, il s’√©tait retrouv√© √† l’ext√©rieur de notre jardin, c√īt√© plage ; l’endroit m√™me o√Ļ tous ses amis les l√©zards de son esp√®ce, aimaient bien r√©chauffer leur corps au soleil et qui devaient tr√®s certainement l’attendre √† ce moment-l√†…

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Et voilà que notre ami Léon était bel et bien parti pour de nouvelles aventures.

Des aventures qui n’appartiendraient qu’√† lui…

D√©sormais, nous n’aurions plus jamais le plaisir et le privil√®ge de pouvoir observer notre petit l√©zard…

Mais c’√©tait notre souhait ! alors nous n’avions aucun regret √† ce sujet !

****

L√©on fut donc le seul et dernier des l√©zards de son esp√®ce √† √™tre rest√© en captivit√© chez nous et √©galement le seul √† √™tre observ√© de tr√®s pr√®s durant plusieurs jours…

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Pour toutes celles ou tous ceux qui se demanderaient si un jour, mon fr√®re et moi √©tions tomb√©s par hasard sur notre petit L√©on ; la r√©ponse sera n√©gative…

L√©on avait quelques particularit√©s physiques telles que de longues balafres sur ses flancs ainsi qu’une t√™te bien sp√©cifique que l’on aurait pu reconna√ģtre entre mille parmi tous ses cong√©n√®res…

Non, notre L√©on ne revint plus jamais chez nous mais cela ne nous attrist√Ęmes pas ; bien au contraire, puisque nous nous disions qu’il devait sans doute couler des jours heureux ailleurs, avec ses amis(es) les l√©zards de son esp√®ce…

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C’√©tait l’histoire de L√©on, notre l√©zard g√©ant que je voulais absolument vous raconter car il faisait parti de l’un de mes plus beaux souvenirs pass√©s en Guin√©e lorsque j’avais 10 ans. Un √Ęge o√Ļ l’on est intr√©pide et que la d√©couverte est tr√®s enrichissante…

Th√©odore Peyre De Lescure : Mon Papy

Pour toi, Papy :

Je d√©die cette page √† mes grands-parents maternels qui me manquent vraiment beaucoup…

Je souhaitais leur rendre cet hommage afin de leur dire √† quel point je les trouvais formidables…

Je les regrette √©norm√©ment…

Je sais qu’ils me regardent de l√† ou ils se trouvent et je me dis qu’ils auraient √©t√© fiers de moi ; de la personne que je suis devenue…

En effet, ils n’ont pas eu le temps de me conna√ģtre davantage ; ce que je regrette infiniment car ils sont partis beaucoup trop t√īt…

Lorsqu’ils sont partis,¬†ma famille et moi √©tions √† l’√©tranger (Guin√©e puis Tchad).

En ce qui concerne leur d√©c√®s : j’√©tais √Ęg√©e de 11 ans lorsque ma Mamie est d√©c√©d√©e (Je vivais en Guin√©e) et j’avais 15 ans lorsque mon Papy nous a quitt√© (Je vivais au Tchad).

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Mon Grand-Père maternel :

Mon grand-père maternel : Théodore Peyre De Lescure est né à Tuléar (ses origines sont : Réunionnaise et de Vendée, France).

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Carte Google de Tuléar

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Ile de la Réunion

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Mon Papy est d√©c√©d√© en France, dans un tragique accident de voiture (il avait √©t√© victime d’un mauvais conducteur qui s’√©tait arr√™t√© √† un virage et qui plus est par un mauvais temps de brouillard).

Et par le comportement inadmissible et tr√®s dangereux de ce chauffard, mon Grand-P√®re en est mort…

C’est pourquoi, je trouve totalement injuste qu’il soit parti de cette mani√®re et de fa√ßon si brutal…

Mais ce que je trouve encore plus injuste ; c’est qu’il nous ait quitt√© comme √ßa sans m√™me pouvoir nous dire un dernier au-revoir…

Mon tendre Papinet √©tait un homme tr√®s costaud pour son √Ęge et il avait vraiment une sant√© de fer.

Il avait une tr√®s bonne hygi√®ne de vie et je suis s√Ľr qu’il aurait v√©cu tr√®s certainement, centenaire !

Mon Papinet était un homme droit, intègre avec des valeurs familiales.

Dot√© d’un caract√®re fort √† toute √©preuve et d’un esprit tr√®s vif, mon Papinet √©tait toujours tr√®s actif pour son √Ęge (82 ans).

En effet, il adorait faire la cuisine¬†et comme tout passionn√© d’art culinaire, il se r√©veillait toujours tr√®s t√īt afin de pouvoir concocter tous ses bons petits plats.

Et je peux vous dire qu’il cuisinait vraiment tr√®s bien ! un v√©ritable cordon bleu !

Je me souviendrai toujours des bons petits plats qu’il nous mitonnait √† mes parents, mon petit fr√®re et moi lorsqu’on venait lui rendre visite dans son appartement.

Je sens encore toutes ces bonnes odeurs qui me donnaient l’eau √† la bouche.

Un souvenir culinaire qui me frappe encore particulièrement : Ses fameux steaks de boeuf au poivre noir accompagnés de riz blanc, de pommes de terre sautées et de brèdes mafanes.

Hum ! un pur r√©gal des papilles…

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Les fameuses brèdes mafanes

Et il pouvait lui arriver √©galement de faire un confit d’oignons d√©glac√© au vinaigre de vin en guise de condiment afin de rehausser ses plats…

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Hum…et je peux vous dire que son confit √©tait vraiment tr√®s go√Ľteux…

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Mais évidemment pas de plats sans pili-pili (piment) ou piments antillais, comme diraient mon Papy, ma Mamie ou encore ma Maman.

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Il est vrai qu’√† ce sujet, en ce qui me concerne, je pr√©f√®re agr√©menter mes plats de sauce Tabasco (made in USA) car le pili-pili ou le piment antillais sont trop forts pour moi.

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C’est vrai que pour ce coup-l√†, je n’ai pas du tout suivi ma m√®re ou mes grands-parents…

Mais apr√®s tout, peu importe le type de piment que l’on mange, du moment qu’il soit assez fort pour √©veiller nos sens et nos papilles et le tour est jou√©, non ?

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Voici le piment Antillais

Et pour parfaire ce repas si go√Ľteux,¬†mon Papinet concoctait aussi en guise de dessert : de succulents beignets de bananes.

Ah ! ses fameux beignets de bananes ! un vrai d√©lice…

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C’est pour vous dire √† quel point mon Papy avait vraiment une passion certaine pour la cuisine et que parmi tous ses talents culinaires, il aimait bien aussi cuisiner les mets suivants :

  • Poissons frits en carry aux margozes,
  • Rougail tomates,
  • Rougail d’oignons,
  • Rougail de margozes (pour accompagner tous les plats)

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Voici des margozes

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Une margoze coupée en deux

  • Confit d’oignons √©minc√©s et d√©glac√© au vinaigre de vin (se d√©guste en accompagnement de viandes rouges et de l√©gumes),
  • Eminc√©s de viandes de pot au feu, aux confits d’oignons d√©glac√©s au vinaigre de vin.

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Souvenir de mon Papy :

Matin bonheur :

Je me rappelle des bons petits déjeuners lorsque ma famille et moi séjournions chez mon Papy et ma Mamie.

Je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier…

Je me r√©veillais le matin et je sentais d√©j√† les bonnes odeurs de pains grill√©s, de croissants et de caf√©…

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Lorsque j’aper√ßevais la grande table de la salle √† manger avec toutes ces merveilles, je n’avais qu’une h√Ęte, m’installer √† table et d√©guster enfin toutes ces petites douceurs.

J’adorais boire le bon lait au chocolat « Nesquik »¬†tout en croquant de belles tartines de pain beurr√©es, croustillantes √† souhait et bien napp√©es de confiture d’abricots ou de cerises griottes.

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C’√©tait v√©ritablement pour moi, un pur r√©gal…

J’√©tais tellement gourmande, qu’il pouvait m’arriver de manger 3 ou 4 belles tartines, accompagn√©es d’un bon croissant bien chaud.

Et parfois mon Papy pouvait m√™me nous faire quelques cr√™pes car il voulait nous faire plaisir, tout simplement…

Hum ! de quoi me rendre encore plus gourmande !

Pour vous dire √† quel point j’adorais prendre les petits d√©jeuners chez mes grands-parents !

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Je n’oublierai jamais ces merveilleux petits d√©jeuners entour√©s de mes Grands-parents, de mes parents, de mes deux oncles (Francis et Christian) ainsi que de mon petit fr√®re.

Pour moi, ces petits d√©jeuners repr√©sentaient de grands moments de joies et d’all√©gresses…

Ces matins l√†, resteront √† jamais grav√©s dans mon coeur car ils respiraient tout simplement le bonheur….

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Un autre souvenir de mon Papinet :

Tendre Snorky :

Je me souviens de toi Papy, lorsque tu nous avais fait une petite surprise à mon petit frère et à moi lorsque nous étions venus te rendre visite (A cette époque là je devais avoir 9 ans et mon petit frère devait bien avoir 7 ans).

Ce jour-là (un jour tout à fait ordinaire), tu nous avais réuni dans ton salon et tu nous avais dit :

« Les enfants, j’ai une petite surprise pour vous. J’esp√®re que vous aimerez. Tenez c’est pour vous… »

Puis tu avais d√©pos√© sur la table √† manger deux adorables peluches qui repr√©sentaient des « Snorky ». En d√©signant du doigt l’une d’elles, tu m’avais dit :

« Tiens C√©cile, cette peluche l√†, est pour toi… »

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Une petite parenth√®se s’impose avant de continuer mon histoire :

Les Snorky sont des petites créatures sous-marines colorées, toujours prêtes à aider en cas de problème.

Elles disposent d’une sorte de tuba sur la t√™te dont elles se servent pour avancer sous l’eau.

Les Snorky √©tait une s√©rie t√©l√©vis√©e d’animation Am√©ricaine, diffus√©e √† la TV dans « le club doroth√©e » durant les ann√©es 84 √† 89).

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Puis tu avais donné à mon frère la seconde peluche en lui disant :

« Tiens Olivier, √ßa c’est pour toi… »

Mais ce que tu ignorais encore mon petit Papinet ; c’est que tu avais fait une l√©g√®re erreur en me donnant la peluche qui se nommait « Astral ».

En effet, tu avais confondu¬†les deux peluches en pensant sans doute que la peluche « Astral » devait √™tre une fille et que la peluche « Daphn√© » devait √™tre « un gar√ßon » (Il faut dire que leurs pr√©noms respectifs n’√©taient pas indiqu√©s).

Et cela n’avait pas √©chapp√© non plus √† mon petit fr√®re¬†qui s’√©tait vite empress√© de te dire :

« Papy, tu t’es tromp√©. Tu m’as donn√© « la Snorky fille ». Et √† C√©cile, tu lui as donn√© le gar√ßon… »

Ah ! mon petit Papy, tu ne pouvais pas savoir et je me rappelle que tu nous avais même dit :

« Ah bon ? je savais pas du tout. D√©cid√©ment, je ne suis pas trop √† la page sur ce genre de chose… »

Et je me rappelle que mon fr√®re et moi, on t’avait r√©pondu presque en m√™me temps :

« Mais Papy, c’est pas grave du tout. Il suffit qu’on s’√©change les peluches »

Aussit√īt dit, aussit√īt fait,¬†mon fr√®re et moi s’√©tions √©chang√©s les peluches et ce fut avec un large sourire que l’on vint t’embrasser afin de te remercier.

Et ce fut à ce moment là que tu nous dis en souriant :

« Alors √ßa vous pla√ģt les enfants ? je suis bien content. Par contre je savais pas du tout qu’il y avait des filles ou des gar√ßons dans ces peluches l√† »

Oui, ce jour-là, tu ne le savais peut-être pas mon Papy adoré mais tu nous avais fait une bien jolie surprise à mon petit frère et à moi.

Une très belle attention de ta part qui nous avait beaucoup touchés.

C’est vrai qu’elles √©taient bien mignonnes ces petites peluches !

Merci encore pour tous ces petits moments de bonheur, Papinet !

Tu me manques tellement ! Je ne t’oublierai jamais.

Je t’aime Papinet. Ta petite fille C√©cile.

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Cliquez sur ce lien pour écouter la musique de mon Grand-Père maternel :

MUSIQUE DE MON PAPY

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Alors vous comprendrez √† quel point, pourquoi je souhaitais absolument rendre hommage √† mes grands-parents maternels afin de leur dire tout simplement que je les aime et que je ne les oublierai jamais….