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22 Mai ♄♄♄

22 Mai, date que je n’oublierai jamais


Date qui m’émeut toujours autant lorsque je repense Ă  toi, Papa


Date de ta naissance, de ton entrée dans ce monde


Date que je souhaitais mettre en lumiĂšre aujourd’hui, ce Mercredi 22 Mai 2019 si ensoleillĂ© dans le Sud de la France


Ce soleil que tu aimais tant


D’ailleurs, lorsque tu nous as quittĂ©s en Novembre 2017, il y avait un grand soleil radieux le jour de ton enterrement
 Certes, il faisait trĂšs froid mais le soleil Ă©tait là


Tu avais alors rejoins l’immensitĂ© du ciel bleu azur un Mercredi matin tout comme celui d’aujourd’hui du mois de Mai de ton anniversaire


Un mercredi alors si triste et douloureux


Un mercredi qui me fit aussi prendre conscience à quel point je t’aimais


Non pas que je l’ignorais


Mais parfois on sous-estime ses sentiments


On ne se rend pas compte des années qui passent, qui elles, justement, nous rapprocheront pourtant un peu plus et irrémédiablement de la Mort


On ne fait pas suffisamment attention et un jour le moment fatidique que l’on repousse constamment de notre esprit finit par arriver


Cela fait hĂ©las parti de la vie, c’est vrai, mais c’est une chose que j’ai toujours autant de mal Ă  accepter


Je t’aimais tant mais je ne m’en rendais pas compte
 Pas compte Ă  quel point mon amour pour toi Ă©tait immense


Aujourd’hui, je sais


Et il y a tant de choses que j’aurais voulu encore te dire oĂč partager avec toi

On ne dit jamais assez « Je t’aime » aux personnes que l’on aime


Pas suffisamment en tous les cas et surtout de leurs vivants
 Sans doute par pudeur


Mais là encore, c’est une erreur de penser ainsi


Aujourd’hui, je t’écris et je revois tant de souvenirs de toi


De si beaux et merveilleux souvenirs


Alors voici ces quelques mots que je voulais te dĂ©dier car je t’aime fort et que je ne peux t’oublier


Ta Naissance :

Né un 22 Mai 1935 à Caudéran en Gironde à 02H00 du matin, ton signe astrologique est bien donc celui du Gémeaux.

En tant que signe d’air (tout comme moi), tu Ă©tais toujours reliĂ© Ă  tout ce qui concernait l’esprit.

Mercure, ta planĂšte te permettait de voler avec aisance d’une situation Ă  l’autre, d’un lieu Ă  l’autre avec une certaine facilitĂ©.

C’est pourquoi ton signe « GĂ©meaux » reprĂ©sentĂ© par des jumeaux identiques est Ă©galement symbolisĂ© par cette icĂŽne ci-aprĂšs qui ressemble fortement Ă  s’y mĂ©prendre en regardant de loin Ă  une paire d’ailes (en tous les cas cette icĂŽne lĂ  dont j’avoue particuliĂšrement aimer parmi toutes celles qui existent).

 

Ainsi, tu avais donc la facultĂ© de t’adapter Ă  n’importe quelle situation et ce malgrĂ© certains obstacles rencontrĂ©s dans ta vie


Tes ailes de GĂ©meaux te rendaient alors agile, libre et lĂ©ger comme peut l’ĂȘtre un oiseau


Tu dĂ©gageais une telle jeunesse Ă©ternelle, un charme adolescent, un sourire en coin, une lueur dans le regard pouvant sĂ©duire n’importe qui Ă  ton passage…

Ta curiositĂ©, ton intelligence, deux atouts majeurs de ta personnalitĂ© ne cessaient de t’enrichir et de te faire continuellement Ă©voluer


Tu avais toujours soif de connaissances, de nouvelles expĂ©riences car tu t’intĂ©ressais au monde qui t’entoure


Ne surtout pas restĂ© figĂ© sur certains soucis du passĂ© mais au contraire avancer ; tels Ă©taient tes maĂźtres mots car c’était ainsi que tu fonctionnais


Tu n’étais pas un homme Ă  te laisser abattre


Et si parfois la nostalgie te gagnait, c’était tout simplement parce que tu aimais ton passĂ© d’expatriation Ă  l’étranger


Et puis c’est humain d’ĂȘtre nostalgique, cela fait parti de la vie


Et toi, tu aimais tant la vie


VoilĂ  toutes les facettes qui caractĂ©risaient tant l’homme que tu Ă©tais


Sociable, gĂ©nĂ©reux, aimant beaucoup l’humour, tu Ă©tais un vĂ©ritable boute-en-train


Ah ! Tu avais une si belle personnalité ! Et je ne dis pas cela parce que je suis ta fille


Pour moi, tu Ă©tais un pĂšre exceptionnel, si sensible, si protecteur, si bon


Il est certain qu’en Ă©crivant tout cela sur toi et surtout en employant chaque verbe Ă  l’imparfait, je ne peux m’empĂȘcher d’avoir les larmes aux yeux mais c’est ainsi et je n’y peux rien


Tu me manques tant Papa


On dit que le temps guérit peu à peu les chagrins endurés mais me concernant je dirais que non


Tu es parti il y a dĂ©jĂ  1 an et 6 mois mais je ne m’en remets toujours pas


C’est pourquoi je tenais Ă  t’écrire ce petit texte, rien que pour toi


Mais avant d’en dire encore davantage sur tout ce que tu Ă©tais, je voudrais tout d’abord faire un petit retour en arriĂšre


****

Un retour sur ton passé :

Dans les annĂ©es 50, ta mĂšre qui travaillait alors pour l’ambassade du Mexique avait Ă  cette Ă©poque-lĂ  pas mal d’ambition pour toi lorsque tu Ă©tais encore Ă©tudiant dans ton Ă©cole de commerce Ă  Marseille.

Elle souhaitait fortement que tu deviennes Avocat oĂč encore Journaliste. Mais ce qu’elle ignorait Ă©tait que ta destinĂ©e ne se profilerait point dans ces secteurs du travail mais plutĂŽt vers une autre filiĂšre


Une filiÚre qui te réserverait alors de bien belles surprises et opportunités


Une filiĂšre, certes au dĂ©part des plus classique puisqu’il s’agissait du domaine de la ComptabilitĂ© mais qui deviendrait au fil du temps et trĂšs nettement beaucoup plus enrichissante et stimulante


Toi-mĂȘme, tu ne pouvais alors pas encore t’en douter mais la voie que tu Ă©tais en train d’emprunter te mĂšnerait vers plusieurs et belles contrĂ©es


Elle te conduirait Ă  bord d’un Boeing pour aller vers ton premier pays africain : Madagascar Ă  Antananarivo puis en direction de Namakia, un village situĂ© en pleine brousse non loin de la mer mais pas non plus coupĂ© du monde oĂč encore totalement en vase clos comme on pourrait le penser
 Loin de là


Un endroit trÚs plaisant, un véritable lieu de Cocagne comme tu aimais à le dire à quiconque lorsque tu racontais ta vie passée là-bas


Un lieu inoubliable oĂč se trouvait alors la sociĂ©tĂ© sucriĂšre « Siramamy » (signifiant « Sucre » en langue Malgache) dans laquelle tu travaillais en tant que Chef-Comptable.

Une sociĂ©tĂ© qui marquerait alors Ă  jamais ta carriĂšre professionnelle et qui te propulserait quelques annĂ©es aprĂšs vers d’autres pays africains : CĂŽtĂ© d’Ivoire Ă  Abidjan, GuinĂ©e Ă  Conakry, Tchad Ă  N’Djamena puis Ă  nouveau un retour Ă  Madagascar Ă  Antananarivo dans les annĂ©es 92. Et bien-sĂ»r toujours accompagnĂ© de ta petite famille (Maman, Olivier et moi) !

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Et donc, pour en revenir au souhait de ta Maman qui voulait que tu deviennes avocat oĂč encore Journaliste lorsque tu Ă©tais jeune, on peut dire aujourd’hui avec du recul, que tu n’aurais vraiment rien eu Ă  envier Ă  ces deux mĂ©tiers. Bien au contraire, puisque ton goĂ»t de l’aventure, de l’exploration, des voyages, de l’évasion furent pleinement exaucĂ©s et accomplis de bout en bout


Et ce que tu ne savais pas non plus encore, c’est que tu aurais connu aussi le grand amour à Madagascar


L’amour de ta vie, celle qui serait alors devenue ta femme ainsi que la mùre de tes enfants


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Oui, la terre si rouge de Madagascar que tu avais alors foulĂ© du pied pour la toute premiĂšre fois Ă  l’ñge de 33 ans un certain 26 FĂ©vrier 1968 t’avait donc rĂ©ellement portĂ©e chance


Elle t’avait permis de rencontrer Maman, de vous aimer puis de vous unir quelques annĂ©es aprĂšs en 1972 Ă  Majunga Ă  la mĂȘme date que celle de ton arrivĂ©e Ă  Madagascar


DĂ©cidĂ©ment, le 26 FĂ©vrier Ă©tait Ă  n’en pas douter une date porte-bonheur symbolique !

Quelle magnifique histoire d’amour ! N’est-ce pas ?

Maintenant, Papa, je te propose d’aller encore plus loin dans ton passé 

Parlons à présent un peu de ton enfance.

Une enfance que tu aimais bien nous raconter de temps en temps et que je souhaiterais retranscrire ici, dans cet article


Nous étions alors dans les années 40 et tu séjournais dans la maison de tes grands-parents maternels située à Chalon-sur-SaÎne.

Un jour de sortie, dans les rues du centre-ville, ta grand-mĂšre et toi Ă©tiez tombĂ©s sur un soldat Allemand. Et en te voyant, sans doute par rapport Ă  ton adorable petite bouille de garçonnet ĂągĂ© de 5 ans, le soldat avait souhaitĂ© t’offrir des bonbons. Ta Grand-mĂšre accepta sans rechigner qu’il te les donna afin de ne pas le contrarier oĂč tout simplement juste par crainte vu le contexte de l’époque
 Quoi qu’il en soit, et comme n’importe quel enfant insouciant de ton Ăąge, tu Ă©tais bien content de sucer tes bonbons


Une autre fois encore, toujours lors d’une promenade dans les rues de Chalon-sur-SaĂŽne, c’était alors durant la pĂ©riode de la libĂ©ration de la France, tu avais donc 9 ans ; vous Ă©tiez tombĂ©s Ă  nouveau ta Grand-mĂšre et toi sur un soldat mais cette fois-ci un G.I (soldat AmĂ©ricain) qui t’offrit spontanĂ©ment des chewing-gum comme ils aimaient bien le faire Ă  cette Ă©poque-lĂ  avec tous les Français


Une confiserie que tu dĂ©couvrais alors avec dĂ©lectation et pour la toute premiĂšre fois de ta vie d’enfant.
Une confiserie dont le goĂ»t mentholĂ©/sucrĂ© ainsi que leur fameuse texture en gomme destinĂ©e Ă  ĂȘtre mĂąchĂ©e et non avalĂ©e firent sans aucun doute ton Ă©merveillement vu qu’il n’existait point ce genre de sucrerie en France.

Ce fut d’ailleurs Ă  ce moment-lĂ  que tu appris que le Cheming-gum avait Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en AmĂ©rique et que les G.I en avaient ramenĂ©s plein de lĂ -bas dans leurs bardas lors de leur dĂ©barquement en Normandie, le 06 Juin 1944 pour libĂ©rer et sauver la France.

Et pour continuer la petite histoire du chewing-gum, l’un de ces G.I, Courtland E. Parfet dĂ©cida un jour de revenir en France en 1952 pour y lancer la marque « Hollywood », un chewing-gum Ă  la chlorophylle entiĂšrement alors fabriquĂ© en France et qui plus est dans la premiĂšre usine qui venait de s’installer Ă  Montreuil.

Et voilà comment le fameux Cheming-gum (bubble gum) finit par se populariser en France à la fin de la deuxiùme guerre mondiale et qu’il devint de plus en plus à la mode


IntĂ©ressant, n’est-ce pas ? Je parle de ton enfance et j’en apprends des choses car j’ignorais que la marque « Hollywood » avait Ă©tĂ© entiĂšrement fabriquĂ©e en France… Comme quoi !

Alors Papa, que dirais-tu de parler encore d’une autre anecdote ? Maintenant que je suis sur ma lancĂ©e, je ne vais pas m’arrĂȘter en si bon chemin
 C’est parti !

Ton Grand-pĂšre maternel que tu apprĂ©ciais vraiment beaucoup, Pharmacien de profession tenait sa propre officine dans le centre-ville de Chalon-sur-SaĂŽne et lorsque tu Ă©tais en vacances scolaires et que tu venais sĂ©journer chez tes grands-parents, tu ne manquer jamais de te retrouver avec lui dans sa pharmacie et d’observer avec grand intĂ©rĂȘt tout ce qu’il accomplissait et surtout la maniĂšre dont il prĂ©parait les mĂ©dicaments de sa clientĂšle. Tu trouvais cela particuliĂšrement fascinant et passionnant qu’il puisse par de savants mĂ©langes et dosages bien pesĂ©s, fabriquer sous tes yeux Ă©bahis des mĂ©dicaments qui par la suite, permettraient de soigner et de guĂ©rir les patients venant alors les rĂ©cupĂ©rer.

D’ailleurs, Ă  force de venir sur le lieu de travail de ton Grand-pĂšre, tu finissais mĂȘme par apprĂ©cier l’odeur de tous ces mĂ©dicaments


Si certaines personnes n’aiment pas trop ce genre d’odeur, toi, par contre tu ne trouvais pas cela si dĂ©sagrĂ©able que ça


En fait, tu commençais Ă  aimer tout ce qui Ă©tait en relation avec la mĂ©decine et mĂȘme que la vue du sang ne te faisait point peur


Quelques annĂ©es aprĂšs, lorsque tu fis ton service militaire obligatoire et qu’on t’affecta au poste d’infirmier, tes supĂ©rieurs disaient de toi que tu savais mieux que personne administrer les piqĂ»res aprĂšs ton apprentissage en la matiĂšre bien-sĂ»r. C’était devenu pour toi ta grande spĂ©cialitĂ© d’insĂ©rer une aiguille dans la veine d’un avant-bras oĂč encore dans le muscle d’une fesse. Et donc, le maniement de la seringue n’avait plus aucun secret pour toi !

Tout cela pour dire, que le domaine de la mĂ©decine t’attirait mais pas non plus pour en faire ton mĂ©tier.

Certes, pas mĂ©decin mais tu veillais toujours Ă  avoir avec toi toutes sortes de mĂ©dicaments Ă  portĂ©e de main, au cas oĂč, sait-on jamais ?

Et puis ne dit-on pas qu’il vaut mieux prĂ©venir que guĂ©rir ? Et donc, toi, tu Ă©tais toujours bien muni, peut-ĂȘtre un peu trop d’ailleurs et c’est sans doute pour cela que Maman disait toujours de toi en te taquinant que tu Ă©tais une vĂ©ritable armoire Ă  pharmacie Ă  toi tout seul ! Ce qui Ă©tait la stricte vĂ©ritĂ© !

Un petit mal de tĂȘte ? Demande Ă  Papa, c’est certain qu’il aura de l’aspirine sur lui


Et il s’avĂ©rait que c’était toujours le cas et ce durant des annĂ©es et des annĂ©es


Un petit bobo ? Des crampes d’estomac ? Un mal au cƓur ? Papa aura trĂšs certainement de quoi te soigner, c’est sĂ»r


Quand j’y repense Ă  tous ces instants-lĂ , cela me fait sourire et me rappelle ĂŽ combien c’était le bon temps


Ah ! Tu étais vraiment un sacré Papa !

Et maintenant mon Papounet, que dirais-tu si nous parlions un peu de tes goĂ»ts, de tes passions, de ce que tu aimais oĂč encore dĂ©testais ? Tu es partant ? Alors on y va


Épicurien dans l’ñme, tu ne pouvais cĂ©der Ă  la tentation de dĂ©guster une belle entrecĂŽte de bƓuf saignante accompagnĂ©e de ses pommes de terre sautĂ©es et bien-sĂ»r le tout relevĂ© d’un soupçon de moutarde et si possible Ă  l’ancienne


Tu Ă©tais un tantinet Carnivore et si on t’aurait demandĂ© de ne plus manger de viande rouge, de devenir pour ainsi dire VĂ©gĂ©tarien, tu aurais alors Ă©tĂ© bien malheureux


La nourriture Ă©tait trĂšs importante pour toi voire essentielle pour pouvoir te sentir bien
 Elle contribuait Ă  ton bonheur


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Voici d’ailleurs une petite liste de ce que tu aimais particuliùrement savourer :

Les huütres, les crevettes, le saumon, les moules-frites, le foie gras, l’andouillette, l’omelette aux champignons, le saucisson à l’ail, les spaghettis à la bolognaise, les lasagnes, la moussaka, le gratin dauphinois, le melon bien frais, les fraises à la chantilly, les truffes, le chocolat noir et bien d’autres mets encore


Tu mangeais un peu de tout à part les abats ainsi que toutes les catégories de fromages que tu fuyais comme la peste !

Et rien que d’y penser, cela me fait à nouveau sourire


C’est vrai que tu Ă©tais vraiment fĂąchĂ© avec le fromage.

Je me souviens encore des Saints Sylvestres passĂ©s ensemble en famille dans des restaurants dansants et prĂ©cisĂ©ment au fameux moment oĂč le serveur ne tarderait plus Ă  nous apporter nos assiettes remplies de diffĂ©rentes variĂ©tĂ©s de portions de fromages. Et c’est lĂ  que je faisais exprĂšs de te taquiner en te disant :

« Papa ! Tu vas adorer la suite du menu de fĂȘte ! »

« Ah oui ? Qu’est-ce que c’est ? » me disais-tu alors intriguĂ© sans savoir que je te faisais une blague.

« C’est du fromage Papounet ! Tu sais, ce que tu adores le plus ! »

Tu faisais alors directement la grimace en signe de dégoût puis pour te venger tu nous disais :

« Mais comment faites-vous pour manger ça ? L’odeur est franchement dĂ©sagrĂ©able !  »

Et nous, on renchérissait de plus belle :

« Tu es sûr que tu ne veux vraiment pas y goûter ? »

« Ah non alors ! Jamais d’la vie ! »

« Tu ne sais pas ce que tu perds ! » lui disions-nous alors en riant.

« Je ne perds rien du tout ! Allez ! Terminez plutÎt vos fromages qui sentent mauvais ! »

« Tu exagĂšres Papa ! Ça ne sent pas si mauvais que ça » disais-je alors en Ă©clatant de rire.

« Oh que si ! D’ailleurs, ça commence dĂ©jĂ  Ă  m’Ă©coeurer
 Pour vous dire ! »

DĂ©cidĂ©ment, le fromage et toi, c’était tout bonnement impossible !

Ah ! comme j’aimerais encore t’entendre me dire que tu dĂ©testais le fromage
 Cela m’amusait tellement


Certes, définitivement fùché avec le fromage mais friand des bonnes tartes aux pommes de Maman, de son onctueuse mousse au chocolat ainsi que de son fameux flan maison


Sans oublier la « ForĂȘt noire » que tu adorais dĂ©guster Ă  chacun de tes anniversaires


Et puis il y avait aussi les bonnes madeleines dorĂ©es Ă  souhait, les croissants Ă  la confiture d’abricots oĂč encore les gaufres sucrĂ©s qui te procuraient toujours autant de plaisir en les accompagnant d’un grand verre de lait bien chaud


C’est que tu Ă©tais trĂšs gourmand


Mais qui a dit déjà que la gourmandise était un vilain défaut ? Pas toi, en tous les cas


On sait maintenant tes goĂ»ts gustatifs mais qu’en est-il de tes passions ? Il serait temps d’en parler


Lorsque tu Ă©tais enfant, tu aimais beaucoup aller au cinĂ©ma… C’était un moment agrĂ©able qui te plaisait Ă©normĂ©ment ! Pouvoir visionner des films sur grand Ă©cran Ă©tait quelque-chose de magique pour toi. Si bien, que tu aurais bien voulu que le film ne s’arrĂȘta jamais
 En fait, Ă©tant dĂ©jĂ  un enfant trĂšs sensible, tu souhaitais tout simplement que la magie du film continua encore et encore d’opĂ©rer tout en illuminant  indĂ©finiment l’intĂ©rieur de la vaste salle obscure


Étrange oĂč pas, j’Ă©tais exactement comme toi enfant et mĂȘme durant la pĂ©riode de mon adolescence
 Pour dire ! Tel pĂšre, telle fille !

Et donc, les annĂ©es passants, tu aimais toujours autant aller au cinĂ©ma mais avec l’arrivĂ©e des K7 vidĂ©os puis enfin des DVD, tu prĂ©fĂ©rais largement regarder les films via ton tĂ©lĂ©viseur.

Tu apprĂ©ciais beaucoup les films qui te faisaient rire tels que : 4 mariages et 1 enterrement, Pour le pire et le meilleur, Le dĂźner de cons, Les Visiteurs 1 et 2 mais certainement pas le 3 que tu trouvais ratĂ©, Le grand blond avec une chaussure noire, La chĂšvre, Rain Man, Mme Doubtfire oĂč encore Forrest Gump avec sa fameuse rĂ©plique que tu aimais bien et moi aussi d’ailleurs :

« La vie, c’est comme une boĂźte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber »

L’humour Ă©tait trĂšs important pour toi
 D’ailleurs, sans cela, je pense que la vie t’aurait paru un peu fade


Une fois, je me souviens t’avoir demandĂ© quel genre de film tu aurais souhaitĂ© emmenĂ© avec toi si jamais tu devais te retrouver seul sur une Ăźle dĂ©serte. Et tu m’avais alors rĂ©pondu sans la moindre hĂ©sitation :

« Un film rigolo, ça c’est certain vu la situation dĂ©sespĂ©rĂ©e »

Et je t’avais ensuite demandĂ© :

« Mais quel film exactement ? »

« Le dßner de cons ! Il est tellement marrant ce film ! Au moins, je me sentirais moins triste dans ta fameuse ßle déserte ! »

Et je ne pouvais qu’abonder dans ton sens


Sacré Papa !

Non seulement tu aimais bien regarder des comĂ©dies mais tu aimais bien aussi pratiquer l’humour de temps Ă  autres en nous lançant toutes sortes de blagues et vannes pour ton plus grand plaisir…

Il faut dire aussi que tu avais pas mal de K7 audio humoristiques de Raymond Devos, de Fernand Reynaud oĂč encore de Guy Bedos que tu avais prĂ©cieusement conservĂ© depuis des annĂ©es et des annĂ©es et que tu aimais bien Ă©couter durant tes moments de loisirs et ce, sans jamais en ĂȘtre lassé 

Voici d’ailleurs les sketchs que tu prĂ©fĂ©rais sans doute le plus :

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Nous savons Ă  prĂ©sent que tu adorais l’humour mais pas que puisque tu aimais aussi Ă©couter de la musique. Cela pouvait aller de la musique classique, aux chansons de Georges Moustaki que tu apprĂ©ciais particuliĂšrement oĂč encore des musiques des Ăźles que tu avais appris Ă  aimer grĂące Ă  Maman et dont tu n’hĂ©sitais pas Ă  venir te trĂ©mousser sur la piste de danse avec elle en les Ă©coutant


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Car oui, tu Ă©tais un excellent danseur qui savait autant bien danser le Tango, la Valse que le Rock, le Cha-cha oĂč encore le Sega. Tous les pas de chacune de ces danses n’avaient aucun secret pour toi


Ce fut d’ailleurs toi qui initia Maman (à Madagascar) en lui apprenant quelques bases essentielles de la danse qui lui permirent ainsi à son tour de devenir tout comme toi une excellente danseuse.

Non seulement tu avais trouvé la femme de ta vie mais tu avais à présent la meilleure partenaire de danse qui soit !

Et quel beau couple vous Ă©tiez lorsque vous vous mettiez Ă  danser ensemble sur la piste de danse


À chaque fois, vous faisiez sensation


Ah ! C’était vraiment de merveilleux souvenirs que ces instants-lĂ  et ils resteront Ă  jamais gravĂ©s dans ma mĂ©moire


Mon petit Papounet, voilà que nous arrivons déjà presque à la fin de mon article


Et je sais que tu aimerais que cela continue encore et encore et moi aussi d’ailleurs


Tu me manques tellement…

Tu Ă©tais vraiment un Papa en or
 Un Papa si protecteur


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Sache que tu resteras pour toujours dans mon cƓur


Sache que le temps Ă©coulĂ© ne pourra t’effacer,

Sache que tu me manqueras toujours Ă©ternellement…

Sache que tous ces instants passés avec toi resteront


Oui, ils resteront infiniment gravĂ©s dans mon esprit…

Car je t’aime immensĂ©ment Papa ChĂ©ri ♄♄♄.

Ta fille, CĂ©cile.

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Mr Lapin 🐰

Je me souviens encore d’un souvenir d’enfance qui aujourd’hui me fait sourire lorsque j’y repense…

Un souvenir qui je dois bien l’avouer me rend aussi quelque peu honteuse mais disons-le surtout trùs originale


Nous habitions alors ma famille et moi Ă  Marseille et plus prĂ©cisĂ©ment Ă  Sausset les pins, dans notre charmante villa avec vue sur la mer et situĂ©e seulement Ă  quelques centaines de mĂštres d’elle


À cette Ă©poque lĂ , je devais bien avoir 5 ou 6 ans


Ah la la, et rien que de vous raconter le début de cette histoire, je souris déjà mais vous comprendrez alors bientÎt pourquoi


Je disais donc que je devais bien avoir 5 ou 6 ans


Un beau jour, mes parents avaient eu l’heureuse idĂ©e de m’offrir une jolie peluche, juste comme ça pour le plaisir de me donner un cadeau car je me souviens fort bien que ce n’était point mon anniversaire


Une belle attention de leur part dont je me souviendrai toujours


Et cette surprise-lĂ  n’était autre qu’un charmant lapin.

J’insiste sur le « un lapin » et non une lapine puisque celui-ci portait en guise de vĂȘtements une jolie salopette bleue ciel


Vous me diriez alors :

« Mais une lapine peut tout aussi bien porter une salopette ! »

Et je m’empresserai de vous rĂ©pondre que vous avez entiĂšrement raison sur ce point sauf que pour moi, je ne sais pas pourquoi mais je savais d’ores et dĂ©jĂ  qu’il Ă©tait bel et bien un « Garçon » et non une fille


De toute façon, dans mon esprit, je voulais absolument qu’il en soit un car j’en avais un peu marre d’avoir toujours des poupĂ©es fĂ©minines


Et donc, pour moi, il s’agissait bien d’un garçon et mĂȘme si en lui retirant sa fameuse salopette, on aurait pu croire et mĂȘme penser qu’il aurait trĂšs bien pu ĂȘtre les deux Ă  la fois : Fille ou Garçon Ă©tant donnĂ© qu’il n’avait aucune particularitĂ©s physiques singuliĂšre Ă  ce sujet !

Aujourd’hui, je me dis que le crĂ©ateur de cette peluche voulait sans doute, selon l’imagination oĂč encore le souhait de l’enfant que son Ɠuvre puisse devenir mixte


Un concept pas si mal, finalement !

Et donc, Mr Lapin, c’est ainsi que j’avais dĂ©cidĂ© de le nommer Ă©tait une peluche de couleur beige relativement grande puisqu’il mesurait Ă  tout casser 40 cm de hauteur


Un lapin fort grand et bien diffĂ©rent de l’animal que nous connaissons tous normalement dotĂ© de deux pattes avants ainsi que de deux pattes arriĂšres
 Mais pas en ce concernait Mon Lapin


Non, lui, il Ă©tait vraiment exceptionnel puisqu’il avait l’apparence d’un humain avec ses deux bras, ses petites mains, ses jambes, ses petits pieds chaussĂ©s de baskets blanches pouvant ainsi se tenir tantĂŽt debout oĂč assis lorsque je l’articulais telle une marionnette


Car oui, Mr Lapin Ă©tait trĂšs souple
 Il n’était pas rigide et encore moins statique comme la plupart des peluches


Et moi, j’adorais le faire mouvoir Ă  n’en plus finir comme s’il Ă©tait un vĂ©ritable ĂȘtre humain
 Pouvoir le faire marcher debout et non Ă  quatre pattes Ă©tait pour moi un pur bonheur


D’ailleurs, s’il n’aurait Ă©tĂ© qu’un simple lapin ordinaire comme tous les autres, cela ne m’aurait sans doute pas suffit alors disons qu’avec lui, j’étais une petite fille vraiment comblĂ©e


Et puis j’aimais bien aussi ses longues oreilles qui pendaient de chaque cĂŽtĂ© de sa jolie frimousse.

Elles Ă©taient si grandes qu’elles reposaient constamment sur ses petites Ă©paules, le rendant alors encore plus craquant et extraordinaire Ă  mes yeux d’enfant…

Je pouvais elles aussi les faire mouvoir Ă  ma guise et mĂȘme les entourer autour de mon index si l’envie me prenait tant elles Ă©taient souples Ă  souhait


Souples et bien douces car oui, Mr Lapin avait un pelage d’une extrĂȘme douceur
 Une douceur comparable Ă  de la peau de chamois mais en nettement plus soyeuse encore


Ah ! Qu’il Ă©tait tout doux Mr Lapin !

Certes, il avait le poil bien court, pas du tout Ă©pais pour deux sous mais c’était justement ce que je prĂ©fĂ©rais chez lui


Car oui, je dois bien avouer que je n’aimais point du tout les peluches Ă  poils longs dont on peut aisĂ©ment enfoncer nos doigts en profondeur de leur fourrure… Une sensation certes agrĂ©able pour certains mais pas pour moi…

Non, fort heureusement, Mr Lapin, lui, avait la juste mesure d’une fourrure toute douce, non envahissante
 ce qui me convenait parfaitement


Ah ! Ce lapin ! Je pense qu’il devait savoir que je l’aimais Ă©normĂ©ment mais il devait aussi trĂšs certainement m’en vouloir un peu et mĂȘme beaucoup si jamais il Ă©tait un tantinet rancunier


Mais ça, je ne le saurai jamais


Et c’est là que vous me diriez aussitît :

« Mais pourquoi t’en aurait-il donc voulu ? »

Et je vous répondrai alors ceci :

« Ben, il est vrai que je l’aimais vraiment beaucoup Mr Lapin mais pas la nuit
 »

« Comment ça, pas la nuit ? » vous exclameriez-vous alors trÚs intrigués.

Et moi d’un sourire amusĂ©, je vous dirais :

« Attendez, je vais vous expliquer
 »

Alors oui, j’adorais jouer avec Mr Lapin, lui parler, l’écouter, lui donner de multiples conseils et qu’il m’en donne aussi par la mĂȘme occasion puisqu’il aimait bien dialoguer avec moi

Ben oui, c’est vrai qu’on communiquait beaucoup ensemble lui et moi et pas qu’un peu d’ailleurs


Nous étions de véritables bazarettes si bien que si Maman se trouvait dans les parages, elle pouvait alors me dire en riant :

« Mais qu’est-ce que tu lui racontes encore de beau aujourd’hui Ă  Mr Lapin ? »

Et moi, prise sur le fait, (Ă  force de discuter, je ne m’étais mĂȘme pas aperçu qu’elle venait tout juste d’entrer dans ma chambre) je lui rĂ©pondais de mon petit sourire d’ange :

« Heu… Rien, Maman
 Je lui parle juste comme ça
 C’est tout
 »

Ah ! Ce Lapin
 il devait sans doute en avoir marre de m’écouter
 Quoique je ne pense pas puisqu’il ne s’agaçait jamais avec moi
 La preuve, son Ă©ternel sourire figĂ© sur son charmant minois me le confirmait fort bien si jamais j’en doutais


Ainsi, Mr Lapin Ă©tait pour ainsi dire toujours content sauf si je lui trouvais exceptionnellement une mine quelque peu chagrine par temps d’hiver

Mais là encore, à force de le consoler et de le cajoler, il retrouvait trÚs vite le moral et bien-sûr le sourire


Vous l’aurez compris : Mr Lapin n’était pas du tout compliqué  Il Ă©tait facile Ă  vivre et savait me comprendre mais surtout me faire des cĂąlins Ă  tout moment


Il Ă©tait bien plus qu’un simple partenaire de jeu
 C’était mon meilleur ami
 Celui qui partageait toutes mes journĂ©es lorsque j’étais Ă  la maison


Car il faut aussi que je vous dise que je n’emmenais jamais ma peluche avec moi Ă  l’extĂ©rieur


Et pourquoi donc ?

Tout simplement parce que je ne voulais pas la salir et surtout parce que je n’aurais pas voulu non plus jouer avec elle dehors


Mais pourquoi ça ?

Étant une enfant assez dynamique qui aimait beaucoup faire du vĂ©lo, courir oĂč encore jouer Ă  trappe-trappe avec mon frĂšre, vous pensez bien que ma peluche si adorable soit-elle m’aurait beaucoup plus encombrĂ©e qu’autre chose. VoilĂ , pourquoi


Ah ! Mais qu’est-ce que j’ai pu passer d’agrĂ©ables moments en compagnie de Mr Lapin ! C’était vraiment une sacrĂ©e peluche, ce lapin-là


C’est alors vous me diriez sans plus tarder :

« Mais tu nous disais aussi tout Ă  l’heure que tu ne l’aimais pas la nuit ta peluche
 Et pourquoi donc pas la nuit ? »

Resourire en coin de ma part


Je vais enfin pouvoir vous expliquer le pourquoi du comment


La nuit, au moment de me glisser sous les draps pour me coucher, je prenais alors ma peluche avec moi, plaçais sa jolie frimousse toute douce tout prùs de mon visage, contre ma joue puis je fermais les yeux et commençais à compter les moutons tout comme Maman me l’avait bien appris afin de pouvoir mieux m’endormir


Et en général, cette méthode marchait trÚs bien


Sauf, qu’il y avait un petit souci non nĂ©gligeable qui finissait toujours par me rĂ©veiller au bout d’une dizaine de minutes environs


Mais quoi donc ? Ben, mon adorable peluche


Comment ça ? Ben, oui
 Je ne sais pas pourquoi mais ses poils pourtant si courts me donnaient l’impression d’étouffer
 Et ce n’était point Ă  cause de la tempĂ©rature de ma chambre qui elle, Ă©tait juste comme il faut en toutes saisons


Non, le véritable problÚme venait bien de ma peluche et plus précisément de son pelage


Je trouvais subitement que ses poils Ă©taient bien trop fournis, trop envahissants, voire mĂȘme gĂȘnants comme s’ils venaient de pousser en l’espace de quelques minutes seulement
 Et comme si le fait de s’ĂȘtre allongĂ© tout prĂšs de moi dans mon lit douillet leur avait donnĂ© soudainement le pouvoir de grandir davantage juste pour me contrarier


Totalement insensĂ© ! Je sais
 Et pourtant c’est ce que je pensais dur comme fer


Alors, je poussais gentiment de cĂŽtĂ© mon adorable peluche de façon Ă  ce qu’elle soit un peu plus Ă©loignĂ©e de moi afin qu’elle ne puisse plus du tout me toucher le visage

Je fermais alors Ă  nouveau les paupiĂšres puis comptais inlassablement les moutons et hop ! au bout de quelques instants comme par enchantement, je m’endormais presque instantanĂ©ment


Je dis bien presque


Car au bout d’un quart d’heure environ, j’avais Ă  nouveau comme l’impression que les membres de ma peluche me frĂŽlaient Ă  prĂ©sent le bras droit et alors je finissais irrĂ©mĂ©diablement par rouvrir mes yeux


Bien rĂ©veillĂ©e et quelque peu agacĂ©e, je poussais donc Ă  nouveau gentiment un peu plus sur le cĂŽtĂ© Mr Lapin afin qu’il soit nettement beaucoup plus loin de moi


Ma mission honteusement accomplie, je me rendormais alors presque aussitît mais pas vraiment non plus


Pourtant, Mr Lapin Ă©tait bel et bien loin de moi
 Mais lĂ  encore, cela ne semblait pas me suffire

J’avais l’impression qu’il envahissait toujours mon espace
 Comme s’il prenait toute la place de mon lit douillet


Alors, rebelote et cette fois-ci beaucoup plus honteusement, je finissais par le placer trĂšs trĂšs loin de moi, c’est-Ă -dire, presque au niveau de mes jambes, toujours sur le cĂŽtĂ©, un peu comme s’il n’était plus Mr Lapin l’ĂȘtre vivant que j’aimais tant mais plutĂŽt un vulgaire chiffon


Vous imaginez la scĂšne ? De quoi faire Ă©touffer cette pauvre peluche sous les draps mais c’était plus fort que moi


Alors, je lui chuchotais tout doucement pour le rassurer :

« Tu sais que je t’aime beaucoup, hein ? Tu le sais ? »

Et lui, me disait immédiatement :

« Ben, je crois pas là
 »

Alors, pour lui prouver le contraire, je renchérissais :

« Mais si, tu sais bien que tu es ma peluche prĂ©fĂ©rĂ©e
 »

Et lui me répondait un brin agacé :

« Mais je suis ton unique peluche
 Tu n’en as pas d’autres comme moi
 »

Ce qui Ă©tait totalement vrai alors pour mettre fin Ă  notre conversation, je finissais par lui dire que c’était de sa faute, qu’il m’étouffait trop avec son pelage
 Et lĂ , en gĂ©nĂ©ral, il ne m’adressait plus du tout la parole


Je savais que cela le rendait triste mais chaque soir c’était la mĂȘme sĂ©rĂ©nade


Je ne sais pas pourquoi mais je n’arrivais pas Ă  dormir prĂšs de lui oĂč encore que Lui dorme prĂšs de moi. C’était comme ça ! Et je vous assure que je ne le faisais vraiment pas exprĂšs


Alors, pour ne pas trop le blesser, je lui avouais tout simplement que j’étais obligĂ©e de le laisser loin de moi, au niveau de mes jambes afin que je puisse mieux m’endormir car oui, sa fourrure m’empĂȘchait d’ĂȘtre sereine pour rejoindre les bras de MorphĂ©e


Je ne sais pas s’il accepta aussi facilement que ça la situation car chaque matin, il se retrouvait toujours par terre, allongĂ© de tout son long sur la moquette rose tendre de ma chambre


Maman qui venait alors me réveiller me faisait montrer du doigt le désolant spectacle


« Tu as encore jetĂ© ton Lapin par terre CĂ©cile
 Ce n’est pas trĂšs gentil
 »

Et moi, réellement surprise et confuse de voir ma peluche reposant inerte sur la moquette, je lui disais toute penaude :

« Mais je n’sais pas Maman
 Je ne l’ai pas jetĂ© par terre
 »

Ce qui était la stricte vérité puisque durant mon sommeil, sans le faire exprÚs, à force de remuer tel un ver de terre, Mr Lapin avait fini par malencontreusement atterrir par terre


Maman savait parfaitement que je ne mentais pas à ce sujet et finit par en conclure que je ne supportais tout simplement pas le contact de la fourrure synthétique contre ma peau durant mon sommeil


Alors un beau jour, elle me dit :

« Tu sais ce qu’on va faire CĂ©cile ? »

« Non, Maman
 Qu’est-ce qu’on va faire ? »

« On va tout simplement laisser Mr Lapin là-bas dans ton petit fauteuil au moment du coucher »

« Mais il me manquera trop
 »

« Mais non, tu verras
 On le mettra assis bien en face de toi comme s’il te regardait, qu’il veillait sur toi »

« Tu crois ? Il ne m’en voudra pas ?  »

« Mais non
 il t’aime beaucoup
 Tu le sais bien et puis comme ça il ne se fera plus mal en tombant du lit »

« C’est vrai Maman
 Tu as raison »

Et Ă  ce moment-lĂ , un large sourire apparĂ»t alors sur mon visage qui Ă©tait l’instant d’avant si soucieux


Maman venait de trouver enfin la solution à mon problùme majeur de petite fille


Et dĂ©sormais, chaque soir, avant de me coucher, je venais embrasser Mr Lapin, lui murmurer des petits mots doux Ă  l’oreille, histoire de le rassurer encore et toujours afin qu’il sache Ă  quel point je l’aimais et qu’il ne devait surtout pas croire le contraire lorsque je dormais seule sans lui


Je lui demandais de bien vouloir me comprendre oĂč alors de bien vouloir me pardonner si jamais cela le rendait encore triste


Je lui expliquais que j’adorais son pelage tout doux et si soyeux mais pas le soir. Pas au moment de m’endormir en tous les cas


Je crois bien qu’il finit par accepter mon choix puisqu’un beau jour il me chuchota dans la nuit :

« Je suis bien dans mon fauteuil CĂ©cile
 Je te vois dormir
 Je veille sur toi et je m’endors moi aussi bien paisiblement »

Il avait alors rĂ©ussi Ă  me rassurer cette nuit-là
 Si bien, que je lui rĂ©pondis aussitĂŽt avec tendresse :

« Je t’aime Mr Lapin ! »

« Moi aussi, je t’aime CĂ©cile ! »

À cet instant-lĂ , nous Ă©tions enfin tous les deux rĂ©conciliĂ©s


Ah ! Il faut dire qu’on s’aimait tant lui et moi que cette petite incartade venant de ma part n’aurait pas pu nous sĂ©parer oĂč en tout les cas pas pour longtemps


C’est pourquoi je tenais absolument à vous raconter cette petite anecdote de mon enfance


Aujourd’hui, je ne sais plus ce qu’est devenu Mr Lapin car en quittant Sausset Les Pins pour partir en Afrique Ă  Conakry (J’avais alors 10 ans), je finis hĂ©las par le perdre de vue au moment oĂč mes parents faisaient leurs cantines ainsi que leurs bagages


Ce qui est fort dommage, je le sais bien
 Mais dans la vie, il arrive parfois qu’on perde certains objets pourtant si prĂ©cieux Ă  nos yeux


Cet article est dĂ©diĂ© Ă  Mr Lapin
 Pour lui dire tout simplement que je ne l’ai jamais oubliĂ© et ce malgrĂ© toutes ces annĂ©es passĂ©es


Et si vous vous posiez encore cette fameuse question :

« Mais dis-nous, aprÚs Mr Lapin, as-tu eu encore une autre peluche ? »

Quand j’ai perdu Mr Lapin, j’avais exactement 10 ans. Il est vrai que je n’ai jamais Ă©tĂ© en adoration devant une quelconque peluche lorsque j’étais enfant
 À part pour Mr Lapin qui fut alors l’unique exception


Mais en grandissant, vers seulement l’ñge de 35 ans, Maman eu l’idĂ©e de m’offrir pour mon anniversaire une petite peluche et bien-sĂ»r Ă  poil court que vous pourrez voir ci-aprĂšs en photo.

Oui, il s’agit bien de la cĂ©lĂšbre Kitty que j’apprĂ©cie toujours autant Ă©tant donnĂ© que j’adore les chats


Sa fourrure est toute douce et agrĂ©able au toucher
 Elle repose sagement sur mon oreiller et j’aime bien parfois la contempler tant je la trouve toute mignonne


Elle ne ressemble en rien Ă  Mr Lapin mais c’est tout aussi bien comme ça
 Je prĂ©fĂšre sa petitesse qui n’est guĂšre encombrante


Mr Lapin, Lui, Ă©tait unique en son genre et je ne l’oublierai jamais mais il appartient Ă  mon passĂ© de petite fille


D’ailleurs, j’ai eu beau chercher sur internet
 Aucune peluche « Lapin » d’aujourd’hui ne lui ressemble


Et c’est là, avant que je termine mon histoire, que vous me poserez sans doute cette ultime question à mon sujet :

« Les peluches ne semblaient pas ĂȘtre ton dada et pourtant tu aimes les chats. Mais eux, ils ont pas mal de poils ! Et pas du synthĂ©tique qui plus est
 Alors ? cela ne te dĂ©range pas ? »

Je vous répondrai alors :

« Oui et non »

Tout simplement parce qu’en fin de compte, dĂšs l’ñge de 10 ans, j’appris avec une certaine tristesse que j’étais hĂ©las allergique aux poils des trois chats que Maman venait d’adopter lorsque nous habitions alors en GuinĂ©e Ă  Conakry


Mais cela ne m’empĂȘcha aucunement de les aimer et de les cĂąliner Ă  n’en plus finir
 De ressentir une vĂ©ritable passion pour eux


Il fallait juste que je respecte quelques rĂšgles d’hygiĂšne afin d’éviter tous dĂ©sagrĂ©ment avec ces chĂšres petites boules de poils


Car oui, les personnes qui connaissent tout comme moi ce type d’allergie savent fort bien que cela peut ĂȘtre un vĂ©ritable souci non nĂ©gligeable voire fatal si on ne fait pas suffisamment attention


Mais comme on dit :

« Quand on veut ! On peux ! »

Et donc, j’eus des chats jusqu’à l’ñge de 30 ans sans avoir le moindre problĂšme de santĂ© et ce malgrĂ© ma trĂšs forte allergie Ă  leurs poils


Aujourd’hui, je n’ai plus de chat et pas pour une question d’allergie mais tout simplement parce qu’un animal demande de l’attention, de l’amour et que si malheureusement vous n’avez pas de temps Ă  lui accorder alors il vaut mieux Ă©viter d’en adopter un et surtout Ă©viter de le rendre malheureux


Tout cela pour vous dire que j’apprĂ©cie tout de mĂȘme ma petite peluche « Kitty » mais que j’ai clairement une nette prĂ©fĂ©rence pour les chats


Quoi qu’il en soit, que ce soit pour l’un ou pour l’autre, j’aime leur fourrure soyeuse mais avec parcimonie


Voilà que mon histoire se termine
 J’avais envie de vous la raconter
 Je suis contente de l’avoir fait car cela m’a permis de revenir loin en arriùre et ce pour mon plus grand plaisir


Merci à vous encore de m’avoir lu.

CĂ©cile, La Suricate đŸŸđŸŸ

Ma plus belle Ă©toile đŸŒ 

En ce jour de 24 DĂ©cembre 2017 ; un de ces jours que j’aime particuliĂšrement ; un de ces jours que tous les enfants du monde entier affectionnent tant ; un de ces jours qui me ramĂšneront toujours loin en arriĂšre
.

Un de ces jours oĂč tous mes plus beaux souvenirs de NoĂ«l me reviennent en tĂȘte


De merveilleux souvenirs de repas de Noël passés en famille


Le sapin scintillant, la crÚche toute illuminée attendant la venue au monde du Christ


Les jolies dĂ©corations d’or et d’argent faisant briller mes yeux de joie


Le festin de fĂȘte prĂ©parĂ© avec amour de Maman


Les bonnes odeurs alléchantes de tous ces mets me faisant frétiller les narines de plaisir


Les mignardises sucrĂ©s Ă  souhait…

Les douces et chaleureuses mélodies de Noël me transportant dans une allégresse et me faisant verser quelques larmes


Des larmes que je verse encore aujourd’hui mais surtout pour un ĂȘtre cher que j’ai perdu et qui nous a quittĂ©s ce Mercredi 15 Novembre 2017


Un ĂȘtre exceptionnel que j’aimais si fort


Un ĂȘtre qui aimait beaucoup l’ambiance de NoĂ«l, sa magie et toute sa fĂ©erie…

Un ĂȘtre qui n’est autre que mon Cher Papa adorĂ©…

Un Papa au cƓur d’or avec une gĂ©nĂ©rositĂ© extrĂȘme prĂȘt Ă  toujours aider son prochain ; tendre la main


Un Papa aimant et tolérant


Un Papa qui aimait la vie, tout simplement…

Un homme fort, courageux, combatif et veillant tel un Papa Poule sur sa petite famille


Oui, tu Ă©tais bien tout cela mon Papa


Et tu aimais particuliĂšrement les veillĂ©es de NoĂ«l comme celle d’aujourd’hui qui te rendaient toujours si Ă©mu


Un Papa si fort et si sensible à la fois


Et moi, ta fille ; je souhaitais te dĂ©dier cet article en ce 24 DĂ©cembre 2017…

Tu n’es pas lĂ  mais tu veilleras toujours sur nous
 sur ta petite famille que tu aimais tant


Tu n’es pas mort
 Tu es juste parti faire un voyage dans le ciel
parmi les Ă©toiles toutes illuminĂ©es et tu nous observes de lĂ  haut


Tu es toujours là ; prùs de nos cƓurs


Tes jolis yeux verts pĂ©tillants nous regardent avec ce bel amour que tu portais Ă  chacun d’entre nous


Le plus grand amour de ta vie : Notre Maman que tu chĂ©rissais tant t’accompagnera pour l’Ă©ternitĂ© et Ă  jamais dans ton long voyage


Il en sera de mĂȘme pour nous, tes enfants… Olivier et Moi
.

Oui, un Papa merveilleux qui restera pour toujours dans nos cƓurs car nous t’aimons trĂšs fort et Ă  l’infini


Un Amour de Papa…

Ma plus belle Ă©toile qui scintillera Ă  jamais dans le ciel…🌠

Joyeux NoĂ«l ! Papa ! On t’aime !❀❀❀

Joyeux NoĂ«l Ă  tous ! 💗💖💖💖💖💝

La Suricate.

Un amour de Papa đŸ’–

Pour toi, Papa :

À l’occasion de la fĂȘte des PĂšres, en ce Dimanche 18 Juin 2017, je souhaitais te dĂ©dier cet article pour t’exprimer tout l’amour que j’ai pour toi.

C’est la premiĂšre fois que je fais un article en ton honneur et il Ă©tait temps d’ailleurs


Et pour t’émouvoir un peu, je voulais te raconter une anecdote qui me tient particuliĂšrement Ă  cƓur et qui nous lie toi et moi. Cela te fera aussi sourire en la lisant


Mais avant toute chose :

Bonne fĂȘte mon Papa adorĂ© que j’aime tant !

Tu es un Papa formidable et je voulais tout simplement te l’Ă©crire Ă  travers cet article.

Je sais que tu seras trĂšs Ă©mu mais c’est aussi le but recherchĂ©.

Ne dit-on pas que les paroles s’envolent et que les Ă©crits restent ?

Eh bien, je voulais que ce jour unique de fĂȘte des PĂšres reste Ă  jamais gravĂ© dans ta mĂ©moire ainsi que sur mon blog ; un peu Ă  la maniĂšre d’une photographie figĂ©e dans le temps


Alors, mon petit Papounet, es-tu prĂȘt Ă  lire la fameuse anecdote ? C’est parti !

Pour toi, mon Papounet :

Tu es un excellent danseur et ce depuis que tu es tout jeune et que tu avais appris Ă  danser dans les bals de ta jeunesse lorsque tu avais la vingtaine.

À l’Ă©poque, dans les annĂ©es 1955, il Ă©tait important de savoir danser toutes les danses qui Ă©taient Ă  la mode si tu ne voulais pas passer pour un ringard et pouvoir ainsi inviter Ă  danser la gente fĂ©minine assez exigeante qui ne dansait qu’avec les bons danseurs


Tous les autres garçons faisaient alors tapisserie ; eh oui ! C’Ă©tait nettement plus dur qu’aujourd’hui en matiĂšre de sĂ©duction.

Et comme la danse Ă©tait entre autre justement une arme de sĂ©duction trĂšs prisĂ©e Ă  cette Ă©poque lĂ  ; alors vous l’aurez compris, les jeunes hommes se devaient d’ĂȘtre d’excellents danseurs lors des bals.

Et donc, ce fut dans ces fameux bals que tu t’exerças au fur et Ă  mesure et que tu devins par la suite un trĂšs bon danseur dont les pistes de danse n’avaient plus aucun secrets pour toi.

Tu excellais en la matiĂšre !

Et bien entendu, lorsque tu fus mutĂ© Ă  Madagascar dans le cadre de ton travail en 1968 (tu avais donc 33 ans) et que tu rencontras Maman Ă  Namakia (lieu oĂč Ă©tait situĂ© la sociĂ©tĂ© SucriĂšre de Namakia « Siramamy » dans laquelle tu travaillais en tant que Comptable) et que vous sortĂźtes ensemble ; tu lui appris Ă  danser lorsque vous alliez au « Cercle » de Namakia ; l’unique Ă©tablissement du village qui organisait rĂ©guliĂšrement des bals de fin de coupe (de la canne Ă  sucre) ainsi que toutes autres fĂȘtes ou Ă©vĂ©nements.

C’est pourquoi, au fil du temps, elle devint Ă  son tour une excellente danseuse tout comme toi.

Quelques annĂ©es aprĂšs vous vous mariĂątes et eĂ»tes une petite fille qui n’Ă©tait autre que moi : CĂ©cile.

Et donc, tout comme ma Maman, je naissais Ă  l’hĂŽpital de Namakia, un certain Dimanche 13 FĂ©vrier 1977.

Mon petit frĂšre Olivier vint au monde en 1978 mais pas dans le mĂȘme village que moi puisque dans le cadre de ton travail, Maman et toi quittĂątes Namakia pour aller vous installer dans la belle Capitale d’Antananarivo.

Ce fut dans cette grande ville qu’Olivier poussa son premier cri.

Et donc tous les quatre vivions dans une charmante villa situĂ©e au cƓur d’Antananarivo.

Les années passÚrent comme un long fleuve tranquille puis toujours dans le cadre de ton travail, vous dûtes quitter définitivement Madagascar pour retourner en France.

Et les annĂ©es passĂšrent entremĂȘlĂ©es d’expatriations en Afrique : CĂŽte d’Ivoire, GuinĂ©e, Tchad et Ă  nouveau un retour au source dans ma belle Ăźle natale : Madagascar.

Et donc l’anecdote que je vais Ă  prĂ©sent vous raconter se situe Ă  l’Ă©poque oĂč nous habitions Ă  nouveau Ă  Antananarivo, lieu de travail de mon Papa.

Nous Ă©tions dans les annĂ©es 93 et j’Ă©tais ĂągĂ©e de 16 ans.

L’Ăąge oĂč je voulais Ă  tout prix savoir danser comme vous deux, mes chers parents


Je ne sais pas pourquoi mais j’enviais tellement votre jeu de jambes ! Que je me disais :

« CĂ©cile ! Tu ne peux pas ne pas savoir danser face Ă  tes danseurs de parents ! Regarde les comme ils dansent bien ! Non, si tu veux ĂȘtre comme eux, il va falloir que tu observes bien attentivement leurs pas de danse. Et puis tu te dois de leur faire montrer que toi aussi, leur fille, tu as l’ADN de la danse en toi ! »

Et c’est ce que je fis au bout de quelques temps, lors d’une soirĂ©e dansante Ă  l’hĂŽtel-restaurant « Villas Caroline » de Flic en Flac situĂ© Ă  L’Ăźle Maurice.

Villas Caroline

Eh oui, mes parents, mon petit frĂšre et moi Ă©tions parti dans cette Ăźle de rĂȘve durant les vacances scolaires de PĂąques.

Et cette soirĂ©e lĂ , je ne sais pas pourquoi mais Ă  force de vous observer en train de vous trĂ©mousser sur la piste de danse au rythme des diffĂ©rentes musiques endiablĂ©es que le DJ passait ; un dĂ©clic se fit dans ma tĂȘte et je commençais peu Ă  peu Ă  vouloir imiter vos pas de danse et tout particuliĂšrement ceux de Maman


Et devinez quoi ? Alléluia ! Je venais de réussir quelques timides chorégraphies un peu hésitantes au début mais ensuite elles furent beaucoup plus précises


Ce qui m’enchanta de plus en plus et me permis d’avoir davantage confiance en moi.

Ce fut donc la premiĂšre fois de ma vie que j’arrivais enfin Ă  faire les mĂȘmes pas de danse que vous et surtout ceux de ma trĂšs chĂšre Maman


Au dĂ©but, vous ne vous en Ă©tiez pas tout de suite aperçu mais lorsque vous m’avez tous les deux enfin remarquĂ©e ; Maman n’avait pas pu s’empĂȘcher de s’exclamer Ă  haute voix :

« Mais ma Poupoule sait trĂšs bien danser ! Ça y est, tu danses comme moi, maintenant. Bravo ! »

Elle avait eu ce large sourire qui illuminait son visage tant elle Ă©tait heureuse et fiĂšre de me voir enfin bien danser.

Quant Ă  toi, mon Papa, tu n’Ă©tais pas de reste. Tu n’arrĂȘtais pas de lever ton pouce en l’air pour me fĂ©liciter.

Tes yeux brillaient et cela se voyait que tu Ă©tais trĂšs fier de moi.

Que ta progĂ©niture sache enfin bien danser ! (mĂȘme si je n’Ă©tais pas encore tout Ă  fait une pro mais je peux vous dire que c’Ă©tait dĂ©jĂ  un bon dĂ©but tout de mĂȘme !) te mettait en joie.

Et moi, je continuais de plus belle


Ben, quoi ? Il fallait bien que je vous en mette plein les yeux. J’avais enfin en moi votre fameuse ADN de la danse qui se diffusait en moi ; je n’allais tout de mĂȘme pas en rester lĂ  et laisser de cĂŽtĂ© la magie de la Power Dance s’Ă©loigner de mon corps alors que j’avais enfin un bon feeling avec elle


Elle s’Ă©tait propagĂ©e en moi et cela n’Ă©tait pas prĂȘt de s’arrĂȘter
 Non, ce n’Ă©tait que le dĂ©but de mon ascension


Une ascension pour devenir à mon tour une trùs bonne danseuse


Et ce jour-là, cette fameuse nuit là ; Olivier (mon petit frÚre) vous aviez aussi épaté en dansant sur la piste de danse


Et quel bon danseur, il Ă©tait !

La relÚve de la « POWER DANCE » était donc assurée dans notre famille !

Ah ! Cette soirée là fut vraiment mémorable !

Danser dans la douce brise de la nuit, face Ă  l’ocĂ©an (sans pouvoir le voir Ă  cause de l’opacitĂ© de la nuit) en entendant par moment le clapotis des vagues, le ressac lorsque le DJ changeait son registre musical par quelques slows lents permettant ainsi d’écouter les sons de l’ocĂ©an Indien.

Oui, toute cette ambiance était magique, presque irréelle tant il y avait ce cÎté merveilleux qui planait tout autour de nous


Nous Ă©tions aurĂ©olĂ©s de myriade d’étoiles et totalement insouciants


Heureux, tout simplement


Danser avec ses parents et son petit frÚre et qui plus est, dans un magnifique décor paradisiaque ! fut un véritable enchantement.

J’avais l’impression de vivre un conte de fĂ©es…

Et toutes ces fĂ©es bienveillantes me prouvaient qu’elles s’Ă©taient bel et bien penchĂ©es sur mon berceau pour me donner leurs clefs du bonheur


Un bonheur que j’étais en train de vivre pleinement auprĂšs de mes parents et de mon petit frĂšre.

Oui, j’en Ă©tais trĂšs consciente et reconnaissante


Oui, je vivais un bonheur absolu


Et apprendre Ă  danser dans une Ăźle comme L’Ăźle Maurice, n’Ă©tait que la cerise sur le gĂąteau


Un rĂȘve devenu rĂ©alité 

Un souvenir inaltĂ©rable que je n’oublierai jamais


T’en souviens-tu encore Mon Papa ? Cela remonte à si loin


Mais je suis certaine que tu n’as pas pu oublier ce jour lĂ , n’est-ce pas ?

Et te souviens-tu aussi lorsque j’avais dansĂ© ma toute premiĂšre danse avec toi lors d’une autre soirĂ©e qui s’Ă©tait dĂ©roulĂ©e cette fois-çi Ă  L’hĂŽtel restaurant Hilton d’Antananarivo Ă  Madagascar ?

J’Ă©tais toute intimidĂ©e face Ă  toi car si j’avais appris Ă  danser Ă  L’Ăźle Maurice toute seule en vous observant Maman et toi ; lĂ  par contre c’Ă©tait tout Ă  fait diffĂ©rent


Danser avec son pÚre qui est un excellent danseur ! La barre est plutÎt haute mais pas inaccessible surtout si on est devenue une passionnée de la danse


Ce que j’Ă©tais devenue au fil du temps


Cette soirĂ©e lĂ , j’avais su relever le dĂ©fi de danser avec toi et mĂȘme si j’Ă©tais quelque peu empruntĂ©e et malhabile face Ă  tes pas de danseur chevronnĂ©.

Et comme tu voulais que je sois Ă  la hauteur ; tu me donnais quelques conseils au passage afin d’Ă©viter quelques erreurs Ă  ne surtout pas commettre dans l’art de la danse.

Ah ! Mais c’est que mon Papa est un passionnĂ© de danse alors quand on a le rythme dans la peau comme lui ; il est bien normal d’ĂȘtre exigeant et de ne pas du tout apprĂ©cier de se faire marcher sur les pieds ou encore d’ĂȘtre trop rigide, pas assez souple si jamais vous dĂ©cidiez d’entamer quelques pas de danse avec lui et que biensĂ»r ; c’est lui qui mĂšnerait alors la danse puisqu’il serait votre cavalier.

Et je l’avoue, ce soir-lĂ , ce ne fut pas vraiment le top car je manquais encore de pratique du haut de mes 16/17/18 ans mais tu ne m’en tenu pas rigueur mĂȘme si tu Ă©tais trĂšs  pointilleux Ă  ce sujet.

Mais les annĂ©es passant, je te prouvais enfin le contraire ! J’avais finalement eu ma revanche


T’en souviens-tu encore mon Papa de ce fameux jour ? D’un certain 31 DĂ©cembre de l’an 2000 oĂč nous avions passĂ©s en famille la Saint Sylvestre dans le restaurant « Le Parc » situĂ© Ă  AlĂšs.

Je suis certaine que oui


J’avais Ă  cette Ă©poque lĂ , exactement 23 ans !

Et donc le soir du rĂ©veillon, nous Ă©tions tous les 4 Ă  table, accompagnĂ©s de ma Tante Patricia (sƓur de Maman) ainsi que de son compagnon.

L’ambiance Ă©tait Ă  son comble.

Il faut dire que le DJ passait de trĂšs bonnes musiques trĂšs entraĂźnantes et dansantes Ă  souhait pour notre plus grand plaisir.

TantĂŽt, nous dansions tous ensemble sur tous nos airs favoris (annĂ©es 80 et actuels) et tantĂŽt nous dĂ©gustions Ă  table l’excellent menu de fĂȘte.

C’Ă©tait vraiment une trĂšs belle soirĂ©e !

Nous Ă©tions en train de discuter lorsque subitement, tu te mis debout (tu te trouvais Ă  cĂŽtĂ© de moi) et tu t’adressa Ă  moi en me tendant la main :

« Une petite danse CĂ©cile ? C’est une valse. Tu sais danser les valses. Allez, viens avec moi, sur la piste de danse »

Je ne savais plus oĂč me mettre, surtout qu’il y avait pas mal de monde dans la salle du restaurant mais comme je voulais te faire ce plaisir (je n’avais pas vraiment le choix non plus et je suis certaine que tu l’avais fait exprĂšs, non ? Mais si, te connaissant, je suis certaine que oui) et aussi parce que tu Ă©tais mon Papa d’Amour alors je pris ta main sans vraiment hĂ©siter puis tu m’entraĂźnas vers la piste de danse.

Il y avait quelques couples qui dansaient dĂ©jĂ  mais il n’y avait pas foule non plus


Tu me regardais de tes jolis yeux verts/jaunes pétillant de joie et tu me dis tout doucement, prÚs de mon oreille, comme pour me rassurer :

« Tout se passera bien. Tu es trĂšs jolie. Il te suffit de bien me suivre comme je te l’ai toujours appris. Allez ! En piste, maintenant ! »

Et mon cƓur battait la chamade. Il fallait absolument que je sois Ă  la hauteur du danseur que tu Ă©tais et ne surtout pas trĂ©bucher ou encore te marcher sur les pieds.

J’essayai de me dĂ©tendre mais c’Ă©tait tout bonnement impossible !

Puis, je fini par me laisser aller en Ă©coutant les vibrations de la musique s’insinuer jusque dans mes oreilles, me donnant l’impression que j’Ă©tais seule avec toi ; toute seule, sur la grande piste de danse


La valse me donnait dĂ©jĂ  le tournis mais j’Ă©tais heureuse d’ĂȘtre dans tes bras. J’Ă©tais fiĂšre de danser avec toi


Tout le long de la danse, je faisais tout pour bien suivre tes pas et rester le plus souple possible dans tous mes mouvements.

Je me laissais aller dans le tourbillon de la valse et plus rien ne comptait


Toutes les personnes assises nous regardaient, nous admiraient ; y compris Maman qui ne manqua pas de nous photographier afin d’immortaliser ce moment.

Un Papa et sa fille dansant une valse


Que d’Ă©motions ! J’en Ă©tais toute retournĂ©e car je dansais avec mon danseur de Papa
Mon amour de Papounet !

Un moment intense que je n’oublierai jamais


Et lorsque la danse se termina alors que j’aurai souhaitĂ© qu’elle continua encore ; quelques personnes nous applaudirent Ă  notre passage avant que nous regagnĂąmes notre table.

Inutile de vous dire que je devins littĂ©ralement rouge pivoine tant je fus intimidĂ©e par toutes ces personnes qui ne cessaient de me sourire tout en me disant que j’avais bien dansĂ© la valse avec mon Papa.

Ah ! T’en souviens-tu encore Papa ? Tu Ă©tais si fier. Si fier de moi.

Et moi aussi, je l’Ă©tais


GrĂące Ă  toi et Ă  ton expĂ©rience de danseur, tu m’avais fait vivre un moment exceptionnel


Un moment que chaque jeune fille devrait vivre avec leur Papa


Un de ces moment qu’il faut savoir savourer dans l’instant et le garder Ă  jamais tout au fond de soi pour pouvoir un beau jour comme aujourd’hui se le remĂ©morer en l’Ă©crivant sous forme d’un article afin de le faire lire au monde entier


De le faire tout simplement partager


Oui, et particuliĂšrement aujourd’hui, le jour de la fĂȘte des PĂšres


Je t’aime mon Papa
 Pour toujours et Ă  jamais.

Et mon doux rĂȘve sera lorsque nous danserons ensemble sur l’une de ces merveilleuses valses Ă  mon Mariage


Un beau jour qui se concrĂ©tisera, j’en suis persuadĂ©e


Et ce jour-lĂ , nous virevolterons sur la piste de danse avec une certaine Ă©motion qui nous submergera


Un Papa et sa fille dansant une valse Ă  l’infini.

Un tourbillon de joie et d’amour.

L’amour d’un PĂšre qui aime profondĂ©ment sa fille et d’une fille qui aime infiniment son pĂšre…

Je t’aime, tout simplement…

Bonne fĂȘte mon Papa d’Amour !!

Une chanson de NoĂȘl de mon enfance

NOEL-35

 

Pour ce grand jour de NoĂȘl, 24 DĂ©cembre 2015, je souhaitais partager avec vous une chanson de NoĂȘl que j’avais apprise par coeur dans mon Ecole Primaire  » Victor Hugo  » qui Ă©tait situĂ© Ă  Sausset-Les-Pins (Marseille), non loin de notre villa de l’Ă©poque.

Je me souviens encore des paroles de cette chanson mais hélas, impossible de savoir qui était son auteur ou encore son interprÚte.

J’ai bien essayĂ© de me renseigner sur internet et ce depuis les annĂ©es 2007, date Ă  laquelle j’ai eu mon premier ordinateur portable mais comme je vous le disais prĂ©cĂ©demment, jusqu’Ă  prĂ©sent cela reste encore un grand mystĂšre.

Si jamais vous connaissiez cette chanson, alors peut-ĂȘtre que le mystĂšre sera enfin dĂ©voilĂ© et ce pour mon plus grand plaisir !

Lorsque j’avais appris les paroles de cette chanson, j’Ă©tais alors ĂągĂ©e de 8 ans (annĂ©e 1985).

Je vous souhaite de trĂšs belles fĂȘtes de NoĂȘl ! Que la joie et la magie de NoĂȘl soient dans vos coeurs ! gros bisous de La Suricate.

NOEL-10

 

Mon sapin :

J’ai choisi mon beau sapin,
Chez moi, il se trouve bien
Son pied dans la terre

Le fera rester vivant,
En attendant, le moment,
Des grandes lumiĂšres

Quand NoĂȘl, sera passĂ©,
Dehors, je le planterai
Qu’elle sera belle,
La forĂȘt de mes noĂȘls.

(Refrain)
Sapin, Sapin,
Si les années passent,
Sapin, Sapin,
J’aurai une forĂȘt de sapins.

Pour qu’il brille, mon sapin,
Et, en me piquant les mains,
J’ai mis des guirlandes

J’ai fixĂ© l’Ă©toile en haut,
Puis les boules et les oiseaux,
Et les petits anges

Des ampoules de couleurs,
Brillants comme un champ de fleurs

Qu’elle sera belle,
La forĂȘt de mes noĂȘls.

(Refrain)
Sapin, Sapin,
Si les années passent,
Sapin, Sapin,
J’aurai une forĂȘt de sapins.

Quand les rois seront partis,
La fĂȘte sera finie,
Fini les lumiĂšres.

Mais mon sapin restera,
Dehors, il retrouvera
Les sapins, ses frĂšres.

J’en mettrai un tous les ans,
Quand plus tard, ils seront grands

Qu’elle sera belle,
La forĂȘt de mes noĂȘls.

(Refrain)
Sapin, Sapin,
Si les années passent,
Sapin, Sapin,
J’aurai une forĂȘt de sapins.

Sapin, Sapin,
Sapin, Sapin,
Sapin.

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Mes chers amis : Je tenais à vous informer que le mystÚre a été enfin dévoilé. 

En effet, le jour du 25 DĂ©cembre 2015, une charmante personne qui porte le nom de Martine Perthuis m’avait adressĂ© un commentaire concernant cet article puis via Facebook (elle y est inscrite) elle m’avait adressĂ© un lien concernant le nom de l’auteur et interprĂšte de la fameuse chanson que je recherchais depuis pas mal d’annĂ©es ! Merci encore Ă  vous Martine.

L’auteure et interprĂšte de cette chanson de NoĂȘl est : Anne Sylvestre.

Voici la chanson de mon enfance que vous pourrez écouter en cliquant sur cette vidéo :

Ce fut un trĂšs beau cadeau de NoĂȘl auquel j’Ă©tais loin de m’attendre puisque la surprise fut totale ce jour lĂ  ! Gros bisous Ă  vous mes chers amis ! Comme quoi la vie est pleine de surprises ! 

CĂ©cilou, La Suricate

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Le NoĂȘl de mon enfance : TroisiĂšme partie

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Minuit passé : Jésus Christ est né :

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Une fois aprÚs avoir dégusté nos savoureuses mignardises, mon frÚre et moi, nous étions endormi devant la télévision.
Soudain je sentis une main qui me touchait l’Ă©paule. C’Ă©tait Maman qui me rĂ©veillait tout doucement en me chuchotant Ă  l’oreille :

« CĂ©cile ? Il y a quelqu’un qui frappe Ă  la porte d’entrĂ©e. Je crois bien que c’est le Papa NoĂȘl… »

J’Ă©tais toute endormie mais trĂšs vite je me mis Ă  sourire tellement j’Ă©tais heureuse d’apprendre la bonne nouvelle.

« Le Papa NoĂȘl vient d’arriver ? » demandai-je en me frottant les yeux.

« Oui ma poupoule, il est lĂ  et il vous attend ton frĂšre et toi »

Sans plus attendre, je me levai et me dirigeai vers le fauteuil oĂč mon petit frĂšre dormait encore.

« Olivier ! Olivier ! RĂ©veille toi ! Le Papa NoĂȘl est lĂ  ! Il est arrivĂ© ! Vite ! dĂ©pĂȘche toi ! »

Le rĂ©veil fut tonitruant mais trĂšs efficace puisqu’il se leva presque aussitĂŽt puis dit Ă  Maman, d’une voix quelque peu endormie :

« Il est lĂ  ?? Mais oĂč ça ? Maman ? il est oĂč le Papa NoĂȘl ? »

« Il vous attend mes cocos. Venez, suivez-moi, maintenant »

Je me souviens encore que mon frĂšre et moi Ă©tions tout excitĂ©s Ă  l’idĂ©e de voir enfin ce cher Papa NoĂȘl et qui plus est dans notre belle demeure.

En suivant Maman dans le couloir qui menait vers la porte d’entrĂ©e, mon coeur se mit Ă  battre la chamade. Mon frĂšre ne tenait plus en place tellement il Ă©tait impatient.
Plus que quelques secondes et nous le verrions enfin …

****

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Soudain nous le vĂźmes ! il se trouvait lĂ  juste devant nous et il arborait un large sourire.
Incroyable mais vrai ! me dis-je avec stupĂ©faction tant j’Ă©tais surprise de le voir ici, chez nous. Je n’en revenais toujours pas.

Il Ă©tait grand et plutĂŽt imposant. Il revĂȘtait un manteau et un pantalon rouge vif qui ressemblaient aux images d’un livre que Maman avait l’habitude de nous faire montrer lorsqu’elle nous parlait de lui, lors des fĂȘtes de NoĂȘl.

Mais lĂ , il n’Ă©tait plus une image sur papier glacĂ©. Il Ă©tait bien rĂ©Ăšl et se tenait debout, juste devant nous.
Il portait une capuche de la mĂȘme couleur que sa tenue, lui tombant sur le front et lui couvrant lĂ©gĂšrement les oreilles.

Je dois bien avouer qu’au dĂ©but il me fit un peu peur sans doute Ă  cause de sa longue barbe blanche impressionnante qui lui mangeait le visage.
D’ailleurs, j’avais du mal Ă  distinguer ses traits. Je ne voyais que ses yeux Ă  travers ses lunettes ainsi que son nez.
C’est alors qu’il s’avança vers nous et de sa grosse voix, nous dit :

« Bonjour les enfants, je suis le PĂšre NoĂȘl ! Vous allez bien ? »

Mon frĂšre et moi lui dirent en choeur :

« Oui ! »

« Et, avez-vous Ă©tĂ© bien sage ? »

« Oui ! »

Nous Ă©tions tellement intimidĂ©s que nous rĂ©pondions invariablement la mĂȘme rĂ©ponse concise.

« Rapprochez-vous les enfants. Vous savez, j’ai fait un trĂšs long voyage pour venir ici dans votre maison et je ne pourrai pas rester trĂšs longtemps car j’ai d’autres maisons Ă  visiter »

Tout en continuant Ă  parler, le PĂšre NoĂȘl s’asseya sur une chaise car il disait ĂȘtre fatiguĂ© de son long voyage. Il nous souriait constamment puis nous demanda Ă  nouveau de venir prĂšs lui.

Nous Ă©tions quelque peu rĂ©ticents Ă  cause de son imposante barbe blanche qui nous faisait peur mais heureusement que Maman Ă©tait lĂ  pour nous rassurer. Elle nous demanda d’aller lui faire un bisou car elle nous dit qu’il Ă©tait trĂšs gentil d’ĂȘtre venu de si loin pour nous apporter nos cadeaux.

A peine eut-elle prononcĂ© le mot magique « cadeau » que nous commençùmes Ă  nous dĂ©rider et venir timidement vers lui.
Chacun notre tour, nous embrassùmes tant bien mal ses joues qui étaient envahi de barbe soyeuse, ondulée.

****

A un moment donné, il mit sa main gantée sur mon épaule et me demanda :

« Comment t’appelles tu jolie petite fille ? »

« CĂ©cile » rĂ©pondis-je toute intimidĂ©e.

« Et toi petit garçon ? Comment t’appelles-tu ? »

« Olivier »

« Vous m’avez dit tout Ă  l’heure, que vous aviez Ă©tĂ© bien sages. C’est vrai, les enfants ? »

« Oui » rĂ©pondĂźmes nous en choeur.

« C’est trĂšs bien les enfants. Et n’oubliez pas, il faudra toujours ĂȘtre bien sages entre vous deux ainsi qu’avec vos parents. Vous me le promettez CĂ©cile et Olivier ? »

« Oui ! »

« Merci, vous ĂȘtes trĂšs gentils. Vous savez, j’ai apportĂ© tous les cadeaux que vous m’avez demandĂ© dans vos lettres. J’espĂšre que vous les aimerez ! »

« Oui ! »

« Je suis trĂšs content d’ĂȘtre venu chez vous ! Vous ĂȘtes vraiment de gentils enfants. Mais je voulais vous dire aussi qu’il y a une bĂȘtise que vous faites toujours et pourtant, vous m’aviez promis dans vos lettre que vous ne recommenceriez plus. »

Mon frĂšre et moi le regardĂšrent interloquĂ©s car nous ne comprenions pas de quelle promesse il voulait bien nous parler mais au bout de quelques instants je compris de quoi il s’agissait.

« CĂ©cile, J’ai vu que tu suçais encore ton pouce » me dit-il de sa grosse voix mais toujours dans un large sourire.

« Oui » rĂ©pondis-je honteusement.

« Ce n’est pas trĂšs grave CĂ©cile mais il faudra me promettre que tu feras attention de ne plus sucer ton pouce. D’accord petite CĂ©cile ? Et c’est pareil pour toi Olivier. D’accord les enfants ?

« oui »

« Je suis content de vous avoir vu les enfants. Surtout, travaillez bien Ă  l’Ă©cole et soyez toujours gentils entre vous deux ainsi qu’avec vos parents. Papa NoĂȘl est vraiment fier de vous deux ! Maintenant, je vais devoir partir car j’ai d’autres enfants Ă  voir et plein de cadeaux Ă  livrer »

Sur ces belles paroles, le PĂšre NoĂȘl se leva de sa chaise et se pencha pour venir nous embrasser chacun notre tour.
AprĂšs nous avoir fait la bise, il nous dit au-revoir de la main.

« Au-revoir CĂ©cile et Olivier ! Amusez-vous bien avec vos jouets ! »

Il tourna les talons et repartit comme il Ă©tait venu par la porte d’entrĂ©e.

****

Je n’en revenais toujours pas ! On aurait dit un rĂȘve mais non, c’Ă©tait bien rĂ©Ăšl ! et nous venions de voir enfin le PĂšre NoĂȘl.
MĂȘme si au dĂ©but nous avions eu un peu peur de lui, on Ă©tait triste Ă  prĂ©sent qu’il soit dĂ©jĂ  parti.

Mais je savais qu’il devait voir d’autres enfants et livrer encore plein de cadeaux alors je me disais qu’il ne fallait pas que je sois Ă©goiste Ă©tant donnĂ© qu’il Ă©tait venu chez nous pour nous donner les nĂŽtres.

Je l’imaginai alors dans un ciel Ă©toilĂ©, son traĂźneau tirĂ© par des rennes en partance pour de nouvelles contrĂ©es, bravant le froid polaire afin de donner de la joie aux enfants du monde entier en leur apportant des jouets.

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Je repensais encore Ă  sa grosse voix et me disais intĂ©rieurement que je ferais tout pour tenir ma promesse car il avait rĂ©alisĂ© mon rĂȘve : celui de le voir en personne.
Oui, le simple fait de l’avoir vu et entendu avait suffit Ă  ravir mon coeur de petite fille insouciante que j’Ă©tais…

****

C’est alors que Maman nous dit :

« Vous Ă©tiez contents de voir le PĂšre NoĂȘl ? »

« Oui ! » nous empressĂąmes de lui crier Ă  coeur joie.

« Vous avez vu les beaux cadeaux qu’il vous a apportĂ© ? Venez les voir ! »

Maman nous entraĂźna Ă  l’intĂ©rieur d’une piĂšce et nous fit montrer les cadeaux qui reposaient sur la moquette. Nous Ă©tions Ă©merveillĂ©s devant tous ces jouets.

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« Wahou ! ils sont trop beaux nos vĂ©los, Maman ! » dis-je toute excitĂ©e.

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« Wahou ! Et la grosse boĂźte de playmobiles Safari ! wahou ! trop bien ! t’as vu CĂ©cile ? »

« Oui, j’ai vu ! On pourra bien s’amuser ! Je suis trop contente ! »

 

 

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Mon frĂšre et moi, Ă©tions vraiment trĂšs heureux car nous avions eu les cadeaux de nos rĂȘves.

« Maman ? oĂč il est Papa ? Il Ă©tait pas lĂ  quand le Papa NoĂȘl est venu » dit Olivier en faisant une moue boudeuse.

« Il Ă©tait aux toilettes, mon coco. Mais ce n’est pas bien grave, il le verra l’annĂ©e prochaine. Vous ĂȘtes contents que le Papa NoĂȘl soit venu chez nous ? »

« Oh oui ! en plus il avait une trĂšs grosse barbe ! Maman ? il doit ĂȘtre trĂšs vieux le Papa NoĂȘl ! Sa barbe, elle Ă©tait toute blanche ! » dit Olivier en faisant la grimace.

« Oui,mon coco, tu as raison, il est trĂšs vieux »

Soudain notre pĂšre fit son apparition.

« Coucou les enfants ! j’Ă©tais Ă  l’Ă©tage. Maman m’a dit que vous aviez vu le PĂšre NoĂȘl pendant que je n’Ă©tais pas lĂ . Comment il Ă©tait ? Il Ă©tait gentil avec vous ? »

« Oui, trĂšs gentil, Papa ! » s’empressa de lui rĂ©pondre Olivier.

« Et il nous a donnĂ© tous les jouets qu’on voulait ! les vĂ©los et les playmobiles ! » lui dis-je en souriant.

« Je suis content pour vous deux ! Ce sont de bien beaux cadeaux qu’il vous a apportĂ© pour NoĂȘl ! Moi, je n’ai pas pu le voir mais promis la prochaine fois je le verrai »

« Les enfants, il se fait tard » dit Maman. « Il faudra aller vous coucher maintenant et demain vous pourrez jouer avec vos playmobiles. D’accord ? Comme ça, vous pourrez vous amuser toute la journĂ©e avec vos jouets. Et vous avez vu comme la boĂźte Ă©tait trĂšs grosse ? »

« Oui Maman, c’est vrai. La boĂźte, elle est gĂ©ante ! Et demain on pourra mieux jouer, hein Olivier ? » dis-je en regardant mon petit frĂšre de connivence.

« Oui ! super ! Ce sera trop bien demain ! Tu viens CĂ©cile ? on va regarder encore la boĂźte »

Et nous voici tous les deux en train d’examiner sur toutes les coutures la fameuse grosse boĂźte de playmobiles Safari tout en nous exclamant sur les petites images qui se trouvaient au dos de celle-çi.
Nous faisions des commentaires sur tel ou tel personnage en vantant les mérites de chacun.

****

AprĂšs nous ĂȘtre soigneusement brossĂ© les dents, nos parents vinrent nous souhaiter une bonne nuit en nous embrassant l’un aprĂšs l’autre.
Quelques instants plus tard, nous dormions à poing fermés.

Bien au chaud, sous mes draps, je rĂȘvais Ă  la venue du bon vieux monsieur Ă  la barbe blanche qui nous avait apportĂ© de biens jolis cadeaux.

Je rĂȘvais Ă©galement au lendemain qui serait le jour le plus merveilleux de la terre, lorsque nous nous amuserions mon petit frĂšre et moi, avec nos jouets tant dĂ©sirĂ©s.

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Le NoĂȘl de mon enfance : PremiĂšre partie

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J’ai toujours aimĂ© la magie de NoĂȘl ainsi que tous les prĂ©paratifs qui prĂ©cĂšdent ce si grand et bel Ă©vĂšnement.
Quel plaisir de pouvoir se remĂ©morer chaque instant de son enfance rien qu’en dĂ©corant le sapin de boules, de guirlandes scintillantes et d’ampoules Ă©lectriques multicolores.

C’est pourquoi j’ai dĂ©cidĂ© de vous raconter Ă  travers cette page, quelques anecdotes du NoĂȘl de mon enfance passĂ© Ă  Marseille, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  Sausset-Les-Pins.

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Un NoĂȘl Ă  Sausset-Les-Pins :

Je me souviens encore de mes noĂȘls passĂ©s Ă  Sausset-Les-Pins, dans notre charmante villa qui se trouvait dans un lotissement Ă  Carry Le rouet Ă  Marseille.
Ces noĂȘls lĂ  Ă©taient vraiment magiques !

Je me rappelle encore avec beaucoup d’Ă©motion, l’un d’entre eux oĂč mon frĂšre et moi avions reçu comme cadeaux, de magnifiques vĂ©los rouges tout terrain ainsi que toute la panoplie complĂšte des playmobiles catĂ©gorie « Safari en Afrique ».

Vous me diriez alors que c’Ă©tait tout Ă  fait de bon augure Ă©tant donnĂ© qu’aprĂšs avoir vĂ©cu 5 belles annĂ©es Ă  Marseille ; mes parents, mon petit frĂšre et moi allions faire quelques annĂ©es plus tard, notre premier voyage africain direction la GuinĂ©e Ă  Conakry.

Une petite parenthĂšse s’impose : mes parents connaissaient dĂ©jĂ  la CĂŽte d’Ivoire puisque nous y avions vĂ©cu 1 an et demi avant de faire construire notre villa Ă  Sausset-Les-Pins. Par contre, mon frĂšre et moi Ă©tions beaucoup trop petits pour nous souvenir de l’afrique.

Et donc, pour reprendre mon histoire, lorsque nous avions reçu ces magnifiques cadeaux, je devais bien avoir 6 ans et mon petit frÚre 5 ans (année 1983).

 

PrĂ©paratifs avant NoĂȘl :

Quelques jours avant NoĂȘl, notre maman nous avait aidĂ© Ă  fabriquer deux petites crĂšches pour mon frĂšre et moi que nous avions par la suite, installĂ©es dans nos chambres respectives.

Elles Ă©taient vraiment trĂšs jolies et le soir, lorsque je m’allongeais sur mon lit, j’adorais admirer la mienne tout en rĂȘvassant et en pensant au Papa NoĂȘl qui ne tarderait pas Ă  venir dans notre maison pour nous donner nos cadeaux.

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J’Ă©tais Ă©merveillĂ©e et ne cessais de me dire que j’avais beaucoup de chance de pouvoir fĂȘter NoĂȘl avec mes parents et mon petit frĂšre.
Oui j’Ă©tais trĂšs consciente du bonheur que j’avais et je m’en dĂ©lectais chaque jour qui passait jusqu’Ă  ce que NoĂȘl arrive enfin.

****

Au moment du coucher, en me glissant sous les couvertures, je ne manquais jamais de faire mes priĂšres pour la Sainte Vierge Marie et son mari Saint Joseph afin que tout puisse bien se passer pour eux ainsi que la future venue au monde de leur enfant JĂ©sus Christ.

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Il est vrai Ă©galement que je n’oubliais jamais de mentionner le Petit Papa noĂȘl car je me disais qu’il lui faudrait beaucoup de courage pour livrer tous ces cadeaux dans chacune des maisons et ce sans en oublier une seule, surtout par ce froid si glacial.

Oui, je voulais que Dieu prenne bien soin de lui afin qu’il puisse nous apporter sans encombres Ă  mon petit frĂšre et Ă  moi nos jouets et pourquoi pas d’autres petites surprises Ă©tant donnĂ© que nous avions tout fait pour ĂȘtre des enfants trĂšs sages avec nos parents (c’est du moins ce que je pensais).

Je priais aussi pour ma petite famille et demandais assez rĂ©guliĂšrement pardon (pratiquement tout le temps) au Seigneur et au Petit Papa NoĂȘl d’avoir une fois de plus sucer mon pouce et ce chaque soir durant. Oui, je dois bien avouer que c’Ă©tait ma plus grande faiblesse enfantine et qu’il m’Ă©tait difficile de m’en dĂ©tacher.

Et ce, malgrĂ© le vernis au goĂ»t amer que ma mĂšre prenait le soin d’appliquer tous les une fois par semaine car elle ne voulait pas que je me dĂ©forme la dentition.
En y repensant aujourd’hui, je me demande encore comment je pouvais bien faire pour continuer tout de mĂȘme Ă  sucer mon pouce alors que l’amertume du vernis Ă©tait bien prononcĂ©e !

Pour vous dire Ă  quel point j’Ă©tais totalement accro de ce satanĂ© pouce ! ce qui n’arrangea rien du tout puisque 2 ans aprĂšs je fus obligĂ© de porter un appareil dentaire puis par la suite des bagues inesthĂ©tiques pour redresser mes dents.
Oui une vĂ©ritable torture mais au moins je remercie encore mes parents (et mon dentiste) de m’avoir fait faire ce traitement d’orthodontie sinon je n’aurais jamais pu arborer un joli sourire, aujourd’hui.

Avec du recul, je me dis qu’un pouce peut bien faire des dĂ©gĂąts sans qu’on s’en rende compte durant son enfance !

****

Lettre au pĂšre NoĂȘl :

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En Ă©crivant ma lettre au Papa noĂȘl et avant de la lui adresser par l’intermĂ©diaire de mes parents, je lui promettais que je ferais tout pour ne plus sucer mon pouce mais que si jamais je le faisais (sans faire exprĂšs biensĂ»r), je lui demandais de bien vouloir ne pas trop m’en tenir rigueur.

J’espĂ©rais donc secrĂštement qu’il me pardonnerait cette petite incartade involontaire et qu’il tiendrait plutĂŽt compte de ma gentillesse et du fait que je fus durant tout le mois de novembre et dĂ©cembre, une enfant trĂšs sage avec ses parents et son petit frĂšre (du moins c’est ce que je pensais puisque j’Ă©tais une vraie petite fille modĂšle : douce, polie et appliquĂ©e).

Ensuite, je terminai ma lettre en le remerciant et en lui dessinant des petits coeurs au bas de la page pour lui prouver Ă  quel point je l’aimais beaucoup.
J’Ă©tais pour ainsi dire comme tous les enfants du monde entier qui souhaitaient tout simplement que le Papa NoĂȘl leur apporterait tous les jouets dont ils avaient rĂȘvĂ© durant le mois de dĂ©cembre.

****

La Chrétienté :

Tout petits dĂ©jĂ , Maman nous avait inculquĂ© Ă  mon frĂšre et Ă  moi, les valeurs de la ChrĂ©tientĂ© car c’Ă©tait trĂšs important pour elle de nous transmettre ce que ses parents lui avaient appris Ă©tant enfant.

Pour ma part j’y croyais trĂšs fortement et j’aimais lorsqu’elle nous racontait l’histoire de la naissance de JĂ©sus Christ Ă  quelques jours de sa venue au monde…

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Elle nous parlait aussi de tout ce qu’il avait accompli en grandissant et ce que les hommes lui avaient fait subir avant de mourir sur la croix.

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J’aimais ces instants lĂ  car j’Ă©tais fascinĂ©e par la vie de JĂ©sus Christ : cet homme si bon qui ne ressemblait Ă  personne et qui avait tant souffert mais toujours pardonnĂ© Ă  son prochain.

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****

Le soir, mon frĂšre et moi ne manquions jamais de faire nos priĂšres avant de nous coucher car c’Ă©tait tout simplement ancrĂ© en nous et que nous y avions pris l’habitude grĂące Ă  Maman.
Depuis mes convictions chrĂ©tiennes n’ont toujours pas changĂ©es et je reste trĂšs croyante en ce qui concerne ma religion catholique.

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Petit spectacle de marionnettes :

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RĂ©guliĂšrement, et mĂȘme assez souvent, notre Maman aimait bien nous raconter des petites histoires lorsqu’elle en avait le temps.
Je me rappelle que durant la pĂ©riode des fĂȘtes de NoĂȘl, elle faisait tout pour nous faire plaisir en nous en racontant davantage d’histoires car elle adorait nous faire rire et nous rendre heureux.

On s’asseyait bien sagement face Ă  elle et on l’Ă©coutait attentivement.
Le plus souvent, elle nous racontait ses petites histoires comme ça, juste en improvisant et elle y arrivait fort bien. Il pouvait lui arriver Ă©galement d’utiliser des marionnettes-main ou encore Ă  fil pour agrĂ©menter ses contes inventĂ©es.

Et le simple fait d’enfiler sa marionnette-main ou encore de la faire se mouvoir Ă  l’aide de ses fils, suffisaient Ă  l’inspirer et Ă  commençer le dĂ©but de son histoire.
Oui, elle aimait improviser et je dois dire qu’elle Ă©tait extrĂȘmement douĂ©e pour inventer de biens jolies petites histoires qui nous fascinaient mon frĂšre et moi.

Elle nous racontait Ă©galement les contes traditionnels que tout un chacun connaĂźt bien, tels que : le petit chaperon rouge, Cendrillon ou encore Blanche Neige et les sept nains, ect…
Lorsque mon frĂšre et moi l’Ă©coutions et regardions la marionnette qui s’animait, le temps Ă©tait comme suspendu et nous Ă©tions totalement subjuguĂ©s par toute cette magie qu’elle dĂ©ployait devant nos yeux Ă©bahis.

Les marionnettes nous faisaient tantĂŽt rire selon certaines situations ou peur lorsqu’elle faisait son Ă©trange voix qui imitait celle d’un animal que l’on connaissait bien ou encore celle d’une sorciĂšre ou d’un monstre d’un conte de fĂ©es.
Mon frĂšre et moi ne voulions jamais que le spectacle s’arrĂȘte et nous en redemandions toujours et encore afin que cela puisse continuer Ă  l’infini mais ne dit-on pas que les bonnes choses ont irrĂ©mĂ©diablement une fin ?

Je n’oublierai jamais ces merveilleux instants que je garderai toujours en mĂ©moire…
Il est vrai que parfois j’aurais aimĂ© me projeter dans le passĂ© et me retrouver alors l’enfant que j’Ă©tais, en train d’Ă©couter et de savourer les belles histoires de Maman.

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Les belles dĂ©corations de NoĂȘl :

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Je me souviens encore des belles dĂ©corations de noĂȘl que Maman avait pris le soin d’installer un peu partout dans notre grand salon.
Il y avait des accordĂ©ons de guirlandes dorĂ©es/argentĂ©es accrochĂ©s au plafond ainsi que de grandes images autocollantes sur les vitres des fenĂȘtres reprĂ©sentants des scĂšnes de noĂȘl tels que des petits anges, des Ă©toiles, des sapins ou encore des petits pĂšres NoĂȘl.

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Pour moi, le salon de notre maison semblait alors tout droit sortir d’un conte de fĂ©es tellement il Ă©tait magnifiquement bien dĂ©corĂ© et qu’il s’en dĂ©gageait une telle magnificence que j’en Ă©tais subjuguĂ©e.
Je me rappelle aussi qu’Ă  ces moments lĂ , cette piĂšce m’apparaissait encore plus grande et dĂ©mesurĂ©e.

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Ne dit-on pas que tout peut nous paraĂźtre plus grand lorsque l’on est un petit enfant ?
Pour moi, c’Ă©tait ça aussi la magie de noĂȘl : toutes ces belles dĂ©corations qui mettaient immĂ©diatement dans l’ambiance et Ă©merveillaient mes yeux Ă  chaque fois que je les admirais.

 

Le soir du 24 décembre, avant la naissance de Jésus Christ :

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Ce soir lĂ , Maman nous avait passĂ© plein de disques de NoĂȘl et l’intĂ©rieur de notre demeure baignait dans une chaleur humaine trĂšs intense.
En effet, nous avions chantĂ© tous ensemble de trĂšs jolis chants de NoĂȘl tels que :

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– Petit Papa NoĂȘl,

– Vive le vent d’hiver,

– Mon beau sapin,

– NoĂȘl blanc, ect…

 

Tous ces chants mĂ©lodieux Ă©taient si merveilleux qu’ils enveloppaient nos coeurs de joie. Je me sentais en symbiose avec ma famille et en sĂ©curitĂ© Ă  l’intĂ©rieur de notre chez nous.

Cette nuit lĂ , fut une bien belle veillĂ©e de NoĂȘl.

 

Le sapin et la crĂšche :

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Je revois encore avec mes yeux d’enfant ce superbe et haut sapin vert (en synthĂ©tique) ornĂ© de boules, de guirlandes scintillantes ainsi que de guirlandes Ă©lectriques multicolores qui l’illuminaient joliment.

Le sapin trĂŽnait fiĂšrement dans notre salon et il Ă©tait accompagnĂ© de sa jolie crĂšche que Maman avait construite de ses mains pour l’occasion (elle est trĂšs douĂ©e pour faire en deux temps trois mouvements des merveilles avec de simples matĂ©riaux : papier, colle, ruban, ect ou avec du matĂ©riel de rĂ©cupĂ©ration).
Ah cette crĂšche ! Elle Ă©tait vraiment magnifique !

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La fĂ©Ă©rie de NoĂȘl :

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Au moment oĂč notre salon fut plongĂ© dans le noir mais tamisĂ© par de doux Ă©clairages d’abat-jours, le spectacle fut tout simplement fĂ©Ă©rique !

Les petites ampoules multicolores du sapin clignotaient par intermittence et rendaient un effet trĂšs cosy Ă  toute la piĂšce.
Les effets de lumiĂšres colorĂ©es qui se projetaient sur la crĂšche lui donnaient un aspect magique, presque surrĂ©aliste qui me faisait rĂȘver.

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Les santons qui se trouvaient Ă  l’intĂ©rieur semblaient alors vivants comme s’ils Ă©taient sur le point de se mouvoir devant nos yeux Ă©merveillĂ©s.
Et devant un tel spectacle, je me mettais Ă  penser au Papa NoĂȘl qui ne tarderait plus Ă  venir chez nous et me disait qu’il devait dĂ©jĂ  ĂȘtre en chemin s’il ne voulait pas ĂȘtre en retard.

J’avais hĂąte d’arriver au lendemain mais restais patiente car j’adorais cette veillĂ©e de NoĂȘl en famille !
Demain, mon frĂšre et moi aurions l’immense joie de pouvoir dĂ©couvrir nos cadeaux et d’y jouer avec.

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