Étiquette : écrivain

Ma nouvelle « La Lumière » publiée ✒ 

Coucou mes chers amis !

Ce matin, le Mardi 22/11/16, j’ai eu l’agréable surprise de recevoir dans mes mails le message suivant :

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Inutile de vous dire à quel point j’étais très heureuse et à la fois étonnée…

Je n’avais encore jamais participée à un concours littéraire et c’est grâce à mon amie La Belette, que j’ai osé me lancer…Merci ma Belette ❤.

Je n’ai rien gagné mais pour moi être publiée via ce magazine féminin, c’est déjà énorme et très valorisant étant donné que je n’ai jamais eu grande confiance en moi.

C’est pourquoi, j’ai voulu partager avec vous cette heureuse nouvelle.

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Voici le lien de ma nouvelle publiée sur aufeminin.com :

La lumière 

Gros bisous à toutes et à tous !

Cécile La Suricate

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Et voici le texte : « La Lumière » : publié sur aufeminin.com dans la catégorie « Culture » et « prix litteraire 2016 » :

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La Lumière :

Antinéa voulait devenir un arbre mais pas n’importe lequel. Elle souhaitait devenir un grand et majestueux baobab qui était selon elle le plus bel arbre du monde végétal. 

Et puis, sans oublier son imposante force si convoitée par ses congénères. De plus, il ne manquait pas de vie de par sa sève intensément riche et si dense. Quant à ses racines, elles formaient tout un assemblage de ramifications qui semblaient se rejoindre à l’infini. 

C’est pourquoi Antinéa aimait autant le baobab car il représentait pour elle une force hors du commun qui pouvait défier les lois physiques de la nature à lui tout seul. Oui, et sans aucun doute qu’il était pour ainsi dire l’unique grand Roi de tous les arbres confondus. 

En repensant à sa future réincarnation, Antinéa se mit subitement à sourire ; chose qu’elle n’avait plus jamais fait depuis pas mal de temps déjà. C’était plutôt bon signe. 

Tout le monde meurt bien un jour d’une manière ou d’une autre se dit-elle en soupirant. Elle ne craignait pas la mort et elle serait bientôt sa compagne. 

Ce n’était plus qu’une question de temps et elle avait hâte de faire le grand voyage de sa vie ou de sa mort ?

Elle regarda une dernière fois autour d’elle. Il y avait quelques personnes qui allaient et venaient sans se soucier d’elle. Mais c’était tout aussi bien comme ça. Ne surtout rien laisser paraître de ce qu’elle avait en elle et en tête. 

Cette envie de fuir subitement la terre en un rien de temps et d’en finir avec son mal être. Elle l’avait dans un coin de sa tête et se refusait toujours à faire le pas. Mais pas pour aujourd’hui, semblait-il. Elle se ferait du bien pour une fois et elle en éprouverait un immense plaisir. 

Ce serait disons-le, son petit péché purement égoïste qu’elle ne partagerait avec quiconque si ce n’est qu’avec sa propre conscience ou son ange gardien. 

Soudain, elle eut un frisson qui lui parcourut l’échine lorsque le vent s’insinua à l’intérieur du col de son manteau. 

Bientôt elle serait aussi froide et insensible qu’un bloc de glace sorti d’un congélateur et elle n’aurait alors plus jamais froid.

Cette sensation comme toutes les autres d’ailleurs, finiraient bien par s’en aller définitivement et s’évanouir à jamais de sa vie. Oui, elle avait hâte. 

Elle réajusta le col de son manteau et se mit à nouveau à sourire en regardant le ciel gris souris. Elle aimait sa couleur plombée et si pesante comme s’il allait d’un moment à l’autre, s’abattre sur elle, et sur la terre. 

Cette pensée ne l’effraya aucunement et lui rappella les Bandes dessinées d’Asterix et d’Obélix dans lesquelles ils mentionnaient toujours que le ciel pouvait leur tomber sur la tête. Cela lui fit sourire à nouveau. 

Le monde entier voulait la fuir et à une vitesse folle sans qu’elle puisse réaliser qu’un vaste désert se formait déjà en grandeur nature face à elle, envahissant également au passage les côtés, sans oublier derrière elle. 

Le désert la pourchassait pour la recouvrir de son sable étouffant et suffoquant jusqu’au point de le rendre irrespirable et l’emmener alors vers une mort certaine. Un désert ou plutôt le néant. Un long tunnel sans fin. 

Tout était trop tard à présent. Il n’y avait plus aucune chance a l’horizon pour Antinéa. Plus de sursis, pas même le semblant d’une esquisse de joie ou d’espoir. Rien. 

Souvent, on lui disait pour une raison où pour une autre : »Ne t’en fais pas Antinéa. Tu finiras bien par te rattraper tôt ou tard. Ce sera mieux la prochaine fois» 

Autrefois, cette phrase aurait eu un sens particulier et sécurisant pour Antinéa mais aujourd’hui, cela ne voulait plus rien dire pour elle. «Ce sera mieux la prochaine fois » chuchota t-elle en regardant le ciel gris souris. 

Il n’y aurait pas de prochaine fois et c’était mieux ainsi. Antinéa se fondait dans ce ciel gris. Elle lui appartenait à l’infini et même si celui-ci se faisait de plus en plus menaçant ; elle ne voulait plus le quitter car elle appréciait sa noirceur.

Et puis, elle aimait bien aussi cette idée de se faire happée brutalement dans la violence de son tourbillon nuageux et grisâtre entremêlé de pluie froide se fracassant sur son visage… 

Quel plaisir immense que de se noyer dans cette tempête qui ne tarderait plus à venir. Il s’approchait déjà d’elle… 

Elle n’avait nulle crainte de l’obscurité de la mort puisqu’elle ne tarderait pas à rejoindre sa lumière.