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Mes pensĂ©es đŸ–ŒïžđŸ–ŒïžđŸ–Œïž

J’ai des tas de pensĂ©es en tĂȘte,
Des milliards en fait,

TantÎt positives, négatives,
TantĂŽt complexes, perplexes,

Des tas de pensĂ©es se comptant Ă  l’infini sans pouvoir leur donner de sens, de consistance,

Souvent irréalistes, futuristes,

Quelque fois agaçantes, énervantes,

Mais toujours autant fascinantes, bluffantes,

Et incontestablement Ă©mouvantes, passionnantes,

Des tas de pensées difficiles à cerner, à analyser,

Juste des pensĂ©es pĂȘle-mĂȘle, plus ou moins logiques, illogiques, dramatiques, critiques,

Un brin hilarantes, trĂšs amusantes, rassurantes, insouciantes,

Clairement magiques, fantastiques, magnifiques,

Des pensĂ©es toutes autant hasardeuses qu’incomprĂ©hensibles,

Toutes autant bancales qu’irrĂ©flĂ©chies,

Abstraites oĂč concrĂštes…

D’infinies pensĂ©es que je ne puis les compter Ă  force de les accumuler,

Mais pourquoi diable sont-elles venue se loger Ă  l’intĂ©rieur de ma boĂźte crĂąnienne ?

Là, bien dissimulées derriÚre leurs persiennes


CampĂ©es ici en permanence comme si elles voulaient, souhaitaient que je ne pense qu’à elles, ces chĂšres demoiselles


Que je ne les oublie surtout pas,

Que je les entende Ă  mi-voix oĂč pire qu’elles se matĂ©rialisent lĂ ,

Soudainement, face à moi


Un peu comme si je me retrouvais dans une salle de cinéma en train de les visionner sur grand écran,

LĂ , subitement,

Dans un long métrage sans fin, sans moindre suite


Et c’est bien ça le hic


Comme si elles avaient la trouille de mourir, de s’évanouir, de se fondre dans un brouillard un peu trop Ă©pais finissant alors par les ensevelir,

Les faire agonir une Ă  une, dans une mort lente, pesante, suffocante, oppressante,

Au cƓur de la nuit sans nul bruit,

À cet instant prĂ©cis oĂč tout n’est qu’ennui,

C’est là que ces chùres outranciùres,

Dans un calme presque mortuaire,

Se mettent Ă  accomplir avec plaisir leur savoir-faire,

Dans l’opacitĂ© de l’obscuritĂ©,

Leur instant prĂ©fĂ©rĂ© pour Ɠuvrer en toute tranquillitĂ©, impunité 

Pourtant, et je m’en souviens parfaitement


Mes mĂ©ninges ne leur ont point adressĂ© d’invitation mais voyez-vous c’est qu’elles s’en fichent royalement


Et ce que je sais maintenant, c’est qu’elles s’en donneront toujours l’autorisation


Comme aujourd’hui oĂč elles souhaitent absolument que je leur donne vie


Alors me voici en train de les décrire de ma plume comme si elles étaient parfaitement humaines,

IncorporĂ©es de multiples facettes au fond d’elles-mĂȘmes,

D’une rare sensibilitĂ©, fragilitĂ©,

Si belles, si passionnelles,

Si mystĂ©rieuses, si hasardeuses, que je ne pourrai les dĂ©finir ni mĂȘme les saisir,

TantĂŽt rationnelles, irrationnelles,

TantĂŽt solubles, insolubles,

Sublimes, subtiles,

Insaisissables, insoupçonnables,

Que je ne pourrai les répertorier dans mon petit carnet secret


Si bien, que je me demande encore ce qu’elles ont en tĂȘte,

Ah ! Saperlipopette !

Bien cachĂ©es, lĂ , derriĂšre leurs persiennes, ancrĂ©es Ă  l’intĂ©rieur de ma boĂźte crĂąnienne


Que cherchent t-elles exactement ces magiciennes ?

Alors je leur pose cette ultime question :

« ChĂšres pensĂ©es, que pensez-vous Ă  votre tour, d’ĂȘtre analysĂ©es tels des petits rats de laboratoire ? »

« N’est-ce pas trop rasoir ? »

« Car oui, j’aimerais bien savoir ce que vous ressentez lĂ , maintenant, d’ĂȘtre dissĂ©quĂ©es par mon scalpel si bien aiguisĂ© ? »

« Oui, qu’est-ce que cela vous fait d’ĂȘtre enfin dĂ©masquĂ©es par le viseur de mon microscope inquisiteur ? »

Vous qui ĂȘtes lĂ  quasiment en permanence dans mon esprit,

Il fallait bien que vous soyez mise en pleine lumiĂšre mĂȘme si cela vous exaspĂšre


« Alors, dites-moi, ĂȘtes-vous enfin prĂȘtes Ă  me rĂ©vĂ©ler votre vĂ©ritĂ© ? Votre vĂ©ritable identitĂ© ? OĂč prĂ©fĂ©rez-vous encore rester silencieuses, mystĂ©rieuses ? »

« Oserez-vous enfin me dire ce que vous avez sur le cƓur ?»

Que ce soit avec rondeur oĂč froideur,

Que ce soit avec douceur oĂč rancƓur


Mais vous connaissant par cƓur, une chose me dit que vous prendrez encore un malin plaisir à vous enfuir derriùre vos barriùres de fer,

Ne suis-je pas dans le vrai, en insistant sur ce fait ?

Bien-sûr que si et vous le savez


Une fois de plus, vous vous déroberez comme à votre accoutumée


C’est pourquoi je n’insisterai pas davantage et que je resterai donc à votre image, bien sage


Car je ne veux point vous contrarier, vous ennuyer


Car je ne veux point que nous restions fùchées, éloignées


C’est pourquoi, je rajouterai ceci trĂšs chĂšres amies au cas oĂč vous en douteriez encore et pour que nous soyons d’accords :

Douces pensées,

Oh ! Si vous saviez,

Si vous saviez,

Comme je ne vous en veux guĂšre d’ĂȘtre si cavaliĂšres, autant outranciĂšres et mĂȘme inhospitaliĂšres


Oh non ! Bien au contraire


Si vous saviez comme j’ai tant besoin de vous pour continuer


« Pour continuer ? Mais pour continuer Ă  quoi faire ? » me demanderiez-vous alors trĂšs intriguĂ©es


« Eh bien, je ne sais par oĂč commencer mais sachez que j’ai besoin de vous pour continuer d’avancer, d’Ă©voluer, d’innover,

De crĂ©er, de me stimuler, de m’encourager et par-dessus tout encore, de continuer à
 »

« Mais de continuer Ă  quoi faire exactement ? » me demanderiez-vous Ă  nouveau quelque peu agacĂ©es


« J’y viens, j’y viens, trĂšs chĂšres alliĂ©es. Et je suis ravie de constater que votre curiositĂ© soit si empressĂ©e. Alors ? PrĂȘtes Ă  m’écouter ? »

« Oh ouiiii ! Plus que jamais ! » vous exclameriez-vous toutes surexcitĂ©es, l’oreille aux aguets


Et c’est lĂ  que je vous rĂ©vĂ©lerai sans plus tarder :

« Continuer à écrire, mes douces pensées »

« Continuer à écrire pour mon plaisir »

« Continuer Ă  Ă©crire pour exister, m’extasier »

« Continuer Ă  Ă©crire pour rĂȘver, voyager »

Écrire et encore Ă©crire


Écrire pour laisser mon esprit vagabonder,

Écrire pour laisser une trace de mon passage sur cette Terre, Ă  notre humanitĂ©,

Écrire pour ne pas ĂȘtre oubliĂ©e mĂȘme si je sais que je le serai bien un jour sans dĂ©tour,

Écrire avant de disparaitre,

Écrire de tout mon ĂȘtre,

Écrire avant que l’araignĂ©e ne me piĂšge dans sa toile,

Écrire avant de me mĂ©tamorphoser en poussiĂšre d’étoile,

Écrire, car je ne sais pas faire autrement,

Écrire, car c’est ma grande passion,

Écrire, plus que de raison,

Écrire et encore Ă©crire


« VoilĂ , tout ce dont je suis capable et que je tenais absolument Ă  vous avouer en toute sincĂ©ritĂ© mes chĂšres pensĂ©es
 »

VoilĂ  qui est fait…

Et Ă  prĂ©sent que je me sois dĂ©voilĂ©e, exposĂ©e, quelque peu dĂ©nudĂ©e, j’ose espĂ©rer que vous ne me quitterez jamais,

J’ose croire que vous resterez Ă  jamais ancrĂ©es Ă  l’intĂ©rieur de ma boĂźte crĂąnienne,

Que vous resterez les fidĂšles gardiennes de mes Ă©critures avec oĂč sans ratures,

Que vous resterez toujours à mes cÎtés pour continuer mes écrits inachevés,

Pour continuer Ă  Ă©crire encore et encore,

Et ce uniquement grùce à vous mes chers trésors,

En unifiant le fruit de nos efforts,

Car je ne vous l’ai sans doute pas encore dit mais sachez que pour moi, vous valez bien plus que de l’or,

Vous valez mon respect Ă  tout jamais,

Vous valez que je vous fasse tournoyer dans mon manÚge enchanté,

Vous valez que je vous sorte de ma matiĂšre grise Ă  votre guise pour ĂȘtre sublimĂ©e, dorĂ©e Ă  souhait,

Vous valez d’exister,

De ne plus vous cacher derriĂšre vos persiennes, mes chĂšres musiciennes,

De vous envoler trĂšs haut dans le ciel,

De déployer enfin vos ailes, chÚres demoiselles,

D’oser tremper votre plume dans le pot de miel, le nectar ou le caviar,

De jouer, de rimer avec les mots ainsi que les autres maux, avec oĂč sans trĂ©molo,

D’ĂȘtre vivantes, d’ĂȘtre savantes, Ă©tincelantes, brillantes,

De valser, de danser, de chanter, de s’Ă©poumoner,

De vibrer, de nous dĂ©chaĂźner, de nous libĂ©rer, d’insuffler notre air de libertĂ©,

De fusionner, de pétiller, de rayonner et surtout, plus que tout,

De continuer Ă  Ă©crire Ă  n’en plus finir sans nous tarir,

Écrire pour notre plaisir,

Écrire, parce-que c’est notre dĂ©sir,

Écrire dans le temps qui nous reste, y compris dans le stress, la maladresse, la dĂ©tresse,

Écrire dans la peine, et mĂȘme dans la haine, la souffrance, l’ignorance,

Écrire, mes chĂšres prĂ©cieuses, mes douces Ɠuvres,

Écrire et encore Ă©crire,

MĂȘme dans le pire qui empire,

Écrire, juste Ă©crire,

Mes Pensées, tes pensées, nos pensées, vos pensées,

Les faire fusionner, transcender, s’exalter Ă  tout jamais et si possible pour l’éternitĂ©,

Rien que pour nous,
Rien que pour toi,
Rien que pour vous,

Nos pensées, tes pensées, vos pensées,

Tel est mon souhait pour cette annĂ©e…

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****

Une Plume arc-en-ciel đŸŒˆ

 

Coucou ma chĂšre Plume !

Avant toute chose, je tenais à te remercier car tu as su insuffler en moi cette envie de vouloir réaliser un défi


« L’envie d’avoir envie » comme le dit si bien Johnny dans sa jolie chanson


Et si tu me lis, Ă  cet instant bien prĂ©cis, tu sauras toi de quoi je te parle mais entre nous soit dit et je pense que tu seras d’accord avec moi, faudrait-il aussi que je mette au parfum mes chers amis(es) lecteurs afin qu’il puisse comprendre de quoi il s’agit exactement


J’ai toujours aimĂ© les dĂ©fis, que ce soit dans le domaine du sport (surtout la course Ă  pied), oĂč encore d’essayer de rester le plus longtemps possible sous l’eau (dans ma baignoire, piscine oĂč l’ocĂ©an), oĂč de chanter a capella une chanson de MaĂźtre Gims (ça me dĂ©tend) oĂč mĂȘme de savoir citer comme ça les capitales du monde entier (mon petit plaisir personnel, va savoir pourquoi ?) en veillant Ă  ne pas me tromper.

Mais lĂ , il s’agit d’un dĂ©fi qui dĂ©passerait largement tout ce que je viens d’énumĂ©rer


Un défi beaucoup plus passionnant


Un dĂ©fi que j’affectionne particuliĂšrement et que pourtant je n’avais plus souhaitĂ© rĂ©aliser depuis le dĂ©cĂšs de mon cher et tendre Papounet


Un dĂ©fi que tous les amoureux de l’écriture apprĂ©cient en rĂšgle gĂ©nĂ©rale


Il s’agit bien-sĂ»r du dĂ©fi d’Ă©criture ! Et lĂ , bien-sĂ»r de ton dĂ©fi Ă  toi, ma trĂšs chĂšre Plume


Et je peux te dire qu’il m’a vraiment emportĂ©e tant j’ai Ă©tĂ© enthousiasmĂ©e par ton idĂ©e que vous pourrez chers amis lecteurs trouver ci-aprĂšs :

À prĂ©sent, si tu le veux bien ma chĂšre Plume, je t’embarque avec moi car je pense que tu dois ĂȘtre autant impatiente que je le suis


Impatiente de savoir dans quel lieu je souhaiterais t’emmener


Tu es fin prĂȘte ? Alors, c’est parti ! Nous allons maintenant droit en direction de mon pays natal ! Et me connaissant quelque peu depuis que nous nous suivons mutuellement sur WordPress en Novembre 2018, tu l’auras sans doute compris, nous partons toi et moi Ă  Madagascar.

Eh oui ! Cette grande üle qui est si chùre à mon cƓur !

Une Ăźle que l’on surnomme aussi « L’üle Rouge » en raison de sa latĂ©rite si pigmentĂ©e et dont tu pourras sous peu admirer


Et lĂ , bien Ă©videmment, comme par enchantement car nul besoin de prendre l’avion tant le voyage durerait trop longtemps : soit 11 heures de temps ! Et comme je suis d’un caractĂšre quelque peu impatient (oui, je l’avoue) alors j’ai dĂ©cidĂ© de nous tĂ©lĂ©porter toi et moi directement Ă  Antananarivo, la belle Capitale (lieu de naissance de mon frĂšre) puisque j’ai ce pouvoir entre les doigts.

Ben oui, c’est Ă  ça aussi que sert l’écriture !! Se permettre toutes sortes de choses incroyables qui n’existeraient point dans notre rĂ©alitĂ©.

Et lĂ , nous sommes donc Ă  Antananarivo et qui plus est pas dans n’importe quel endroit ! Un lieu que je voulais absolument que tu dĂ©couvres et qui n’est autre que le Palais de la Reine Ranavalona III.

Je ne sais pas si tu aimes l’histoire (pour ma part, j’adore) mais je me suis dit que cela te plairait de visiter ce chĂąteau appelĂ© « Rova ».

Un monument historique qui ne te laissera pas indifférente


Un monument qui fut hĂ©las endommagĂ© par un incendie en Novembre 1995 Ă  la maniĂšre de notre Dame de Paris (Avril 2019) mais qui depuis et bien heureusement a Ă©tĂ© petit Ă  petit reconstruit et dont tu pourras aujourd’hui apprĂ©cier sa belle architecture sous toutes les coutures.

Et tu ne m’en voudras pas, si Ă  un certain moment de notre visite, je versais ma petite larme d’émotion car oui, j’avais tout de mĂȘme 16 ans lorsque j’arpentais pour la toute premiĂšre fois les intĂ©rieurs du « Rova » en compagnie de ma famille.

Mais ne t’inquiĂšte pas, ma nostalgie sera vite dissipĂ©e en visitant ce lieu chargĂ© d’histoire avec toi


Et puis, Ă©tant ton guide touristique attitrĂ©, je ne manquerai pas de t’expliquer dans les moindres dĂ©tails Ă  l’aide de mon prĂ©cieux carnet de notes toutes les dates importantes de la trĂšs passionnante et si riche histoire de la monarchie Malgache. Ses Rois, ses Reines, Princes et Princesses


Si bien, que tu finirais toi-mĂȘme par tout savoir sur ledit sujet !

Si ! Si !

Car oui, je dois aussi t’avouer que je suis extrĂȘmement intarissable lorsque je me mets Ă  parler de mon Ăźle natale.

Une véritable bazarette !! Mais si tu aimes bavarder alors tu apprécieras


Eh bien voilà que notre visite culturelle des plus enrichissantes vient tout juste à peine de se terminer ma chùre Plume


Oui, je sais, les meilleures choses ont toujours une fin mais que dirais-tu à présent de prolonger notre voyage en allant à Mantasoa ?

Et c’est lĂ  que tu me dirais sans plus tarder avec curiositĂ© :

« Mantasoa ? C’est une ville ? »

Et je te répondrai alors avec une certaine excitation dans la voix :

« C’est un endroit magique ! Tu verras. Un lieu idyllique, un peu comme s’il Ă©tait hors du temps et qui se trouve en dehors de la ville de Tananarive »

« HĂąte d’y aller alors CĂ©cile ! »

« Oui, moi aussi ! Et lorsque nous arriverons lĂ -bas, nous sĂ©journerons durant deux jours dans un charmant hĂŽtel-restaurant qui s’appelle l’Ermitage »

« L’Ermitage ? Il porte bien son nom je trouve ! »

« Oui, comme tu dis ! C’est parce qu’il est situĂ© en pleine nature dans une tranquillitĂ© absolue tout prĂšs d’un grand lac artificiel portant aussi le nom de Mantasoa »

« Wahou ! J’ai vraiment hĂąte de dĂ©couvrir cet endroit CĂ©cile ! »

Et lĂ , en un claquement de doigt, nous voilĂ  dĂ©jĂ  toi et moi au cƓur de la forĂȘt d’eucalyptus de Mantasoa en train de nous promener tranquillement Ă  cheval tout en explorant et en respirant Ă  pleins poumons le bon air si pur et vivifiant de ce lieu incroyablement paisible.

Car oui, je ne te l’ai pas dit mais nous sommes d’excellentes cavaliĂšres Ă©mĂ©rites toi et moi et donc nul besoin de prendre des cours d’équitation au prĂ©alable


Eh oui ! C’est ça la magie de l’écriture !

Ainsi, si tu n’étais encore jamais montĂ© Ă  cheval de toute ta vie et que cela faisait parti de ta wish list (sait-on jamais), eh bien voici que ce vƓu est exaucĂ© !

Et c’est là que je rajouterai :

« Quel plaisir d’ĂȘtre ici en ta compagnie ma Plume ! »

Et toi de me répondre :

« Et moi donc Cécile ! Tu avais raison. Cet endroit est vraiment hors du temps ! »

Puis, pour terminer notre jolie balade, histoire de se sentir encore plus apaisĂ©es, montons Ă  bord de cette barque motorisĂ©e conduite par un guide Malgache connaissant comme sa poche le lac Mantasoa et laissons nous voguer et bercer par le doux clapotis des vagues tout en admirant les rares et belles demeures en bois qui bordent cet immense lac de rĂȘve


De quoi nous requinquer à bloc !! N’est-ce pas ?

Et je suis certaine Ă©tant donnĂ© que tu aimes la photographie que tu ne manqueras pas d’immortaliser notre pĂ©riple par de sublimes clichĂ©s !

Puis le lendemain, aprĂšs une bonne nuit de sommeil, il serait important d’aller visiter la maison du cĂ©lĂšbre architecte Jean Laborde se trouvant non loin d’ici.

Sur ce, allons-y ! Bien Ă©quipĂ©es de nos sac Ă  dos contenant victuailles et gourdes d’eau car il faudra tout de mĂȘme parcourir quelques bons kilomĂštres Ă  pied Ă  travers le village de Mantasoa avant de pouvoir nous retrouver enfin face Ă  la jolie demeure de Jean Laborde.

« Mais pourquoi ne pas nous tĂ©lĂ©porter directement lĂ -bas, CĂ©cile ? » me diras-tu alors peut-ĂȘtre.

Et c’est lĂ  que je te rĂ©pondrai avec un petit sourire malicieux :

« Pas cette fois-ci ma Plume mais tu verras tu aimeras cette marche Ă  pied tout comme je l’avais moi-mĂȘme apprĂ©ciĂ© Ă  l’ñge de 16 ans car je pense qu’il faut savoir aussi prendre son temps, savoir s’attarder sur la nature qui nous entoure et lĂ , ce sera vraiment le moment idĂ©al »

Et puis ce n’est tout de mĂȘme pas quelques kilomĂštres qui nous arrĂȘteront, n’est-ce pas ?

C’est que ça se mĂ©rite de visiter la maison de Jean Laborde !

Ah oui ! Et j’allais oublier de te dire l’essentiel Ă  son sujet. C’est lui qui dessina le fameux palais de la Reine Ranavalona que nous avons visitĂ© lors de notre arrivĂ©e Ă  Antananarivo. À l’origine, il Ă©tait construit en bois, ce qui explique pourquoi il pris aussi rapidement feu en 1995.

À prĂ©sent, un petit cours d’histoire s’impose afin que tu en saches davantage sur cet architecte ambitieux, loin d’ĂȘtre un homme ordinaire


Ce que tu dois savoir, c’est qu’il contribua beaucoup Ă  l’industrialisation Malgache durant le rĂšgne de la Reine Ranavalona 1Ăšre en lui fabriquant en premier lieu des fusils ainsi que des canons pour son armĂ©e Malgache.

Puis comme il devint par la suite son amant et disons-le trÚs proche de la royauté Malgache alors il eut pas mal de faveurs et privilÚges pour réaliser grand nombre de ses projets industriels


Ainsi et toujours avec l’autorisation de la Souveraine, il fit de Mantasoa en 1837, une citĂ© quasi industrielle en y construisant : ponts, routes, barrages, hauts fourneaux, fours Ă  chaux ainsi que sa propre maison en bois que nous n’allons plus tarder Ă  visiter


Ben oui ! C’est qu’il lui fallait bien un habitat sur place pour pouvoir rĂ©aliser toutes ses Ɠuvres !

Et ce n’est pas fini ! C’est lui aussi qui imagina et crĂ©a le fameux lac artificiel « Mantasoa » dont tu as pu admirer la splendeur tout Ă  l’heure


Pour te dire ! Il fit pas mal de choses pour embellir et moderniser Mantasoa et mĂȘme  son propre tombeau qu’il avait alors bĂątit lui-mĂȘme par avance et dans lequel il repose dĂ©sormais depuis la date de son dĂ©cĂšs en 1878.

VoilĂ  pour le petit cours d’histoire qui me semblait nĂ©cessaire


Nous voici Ă  prĂ©sent Ă  l’intĂ©rieur de sa grande maison en bois


Qu’en dis-tu ma Plume ? Pas mal n’est-ce pas ? Je te laisse juger par toi-mĂȘme


Je ne sais pas pour toi mais moi ça me fait toujours quelque chose lorsque je me retrouve dans un lieu qui autrefois aurait Ă©té  habitĂ© par un personnage historique


Je me souviens notamment de la maison natale de Mozart à Salzbourg et maintenant voici celle de Laborde à Mantasoa


À chaque fois, je trouve cela toujours autant fascinant et incroyable


Voilà que notre visite vient de se terminer. J’espùre qu’elle t’aura plu !

Et Maintenant, je te propose une toute autre activité qui sans aucun doute te fera plaisir si tu aimes les animaux
 Enfin, surtout si tu aimes les singes


Et plus particuliĂšrement les LĂ©muriens


Ça te dit ? Alors, allons sans plus tarder nous rendre dans la rĂ©serve privĂ©e de « Lemurs’ Park », un immense parc botanique de 5 hectares se trouvant Ă  22 Km d’Antananarivo.

Là-bas, nous aurons le privilÚge de pouvoir observer 7 espÚces de lémuriens et qui plus est en totale liberté !

L’espĂšce la plus connue Ă©tant sans nul doute le LĂ©mur Catta reconnaissable Ă  sa longue queue rayĂ©e de 14 anneaux noirs et blancs


Ne sont-ils pas mignons ?

En plus, il peut mĂȘme leur arriver parfois de chanter et de danser


Si ! Si ! Je t’assure


Tiens ! Écoute celui-lĂ  qui te chante la sĂ©rĂ©nade et l’autre lĂ -bas qui veut Ă  tout prix que tu remarques sa danse


****

C’est si beau de les voir en libertĂ© dans ce bel environnement et non dans un zoo


VoilĂ  que tu as eu la chance de pouvoir rencontrer le symbole de la faune Malgache mais tu sais, notre voyage est loin d’ĂȘtre terminĂ© ! Il te reste encore pas mal de choses Ă  dĂ©couvrir !

Alors, dis-moi, as-tu le goĂ»t de l’aventure ? Je veux dire par lĂ , aimes-tu les sensations fortes ? Un petit peu d’adrĂ©naline, il en faut parfois dans la vie
 Alors, ça te dit ?

Et si oui et que tu n’as pas trop le vertige, partons immĂ©diatement rendre visite aux cĂ©lĂšbres Tsingy de Madagascar qui se trouvent au Parc National de Bemaraha, plus prĂ©cisĂ©ment dans la province de Majunga, Ă  environ 300 Km de Tananarive.

Mais rassure-toi, pas pour y faire de l’alpinisme mais juste pour observer d’un peu plus prĂšs ces incroyables et magnifiques cathĂ©drales rocheuses que l’on appelle « Tsingy » et que tu ne pourras voir nulle part ailleurs qu’ici, Ă  Madagascar


Petit cours de géologie ?

Toutes ces grandes étendues de calcaire que tu vois là sous tes yeux ébahis sont en partie composées de fossiles et de coquillages.

Incroyable, non ? Et te rends-tu compte qu’elles datent au moins de 160 millions d’annĂ©es, lorsque l’üle de Madagascar venait alors de se sĂ©parer de la plaque africaine


Ensuite, ce fut l’eau de mer et l’eau de pluie qui firent tout le reste en les ciselant et sculptant.

VoilĂ  pourquoi elles ont aujourd’hui cet aspect si Ă©trange et particulier que tu peux toi-mĂȘme constater


Et je peux te dire que c’est vĂ©ritablement un paysage unique au monde, presque surnaturel, je dirai


D’ailleurs, les Tsingy attirent toujours autant la curiositĂ© des botanistes, gĂ©ologues et biologistes


Et on peut parfaitement comprendre pourquoi !

Regarde comme elles sont impressionnantes, fascinantes !

Mais attention ma Plume, l’heure est grave maintenant…

Bon, peut-ĂȘtre que j’exagĂšre un peu aussi  mais nous voici devant un pont de singe ressemblant fortement Ă  celui du film d’ « Indiana Jones et le temple maudit ».

Ah ! La la ! Et comme tu peux le constater, il est juste exprùs au-dessus de ce canyon à couper le souffle


Comme si ça n’était dĂ©jĂ  pas assez compliquĂ© notre parcours !

Mais la question est : Oseras-tu le traverser pour pouvoir poursuivre notre randonnée ?

Je sais, ça donne le vertige et mĂȘme le tournis mais je voulais absolument t’emmener ici car je pense que c’est un lieu qui vaut vraiment le dĂ©tour


Alors ? Auras-tu osé finalement parcourir le fameux pont suspendu ?

Et si jamais c’était le cas, alors dis-toi que tu auras l’espace d’un instant rassasiĂ© ta soif de libertĂ© en endossant le rĂŽle intrĂ©pide d’Indiana Jones l’aventurier et crois-moi, ce n’est pas si frĂ©quent dans la vie de tous les jours


AprĂšs cette visite des plus vertigineuses mais Ă©poustouflante tu en conviendras, je te demande Ă  prĂ©sent de bien vouloir fermer les yeux et de compter jusqu’à 5


Oui, ça change un peu du claquement de doigt


Ça y est ! Tu peux maintenant les rouvrir


Alors, je te présente la plus belle merveille du monde, sa trÚs gracieuse Majesté « Renala ».

Admire sa force, sa grandeur
 Ça laisse sans voix, n’est-ce pas ?

Si bien, qu’on ne peut que s’incliner devant tant de beauté 

En fait, on se doit d’ĂȘtre infiniment respectueux lorsqu’on se retrouve ici, sur la plus belle avenue du monde


Non, pas celle des Champs-Elysées mais plutÎt celle des baobabs


Des baobabs que les Malgaches appellent « Renala » et qui signifie dans leur langue locale « MĂšre de la forĂȘt » parce qu’ils dĂ©passent d’une tĂȘte leurs compagnons forestiers


Cette allĂ©e de Baobabs pluricentenaires  (plus de 800 ans) bordant cette route de terre dans la province de TulĂ©ar (lieu natal de mon grand-pĂšre maternel) est Ă©galement un site protĂ©gĂ© depuis les annĂ©es 2007 car elle reste sans nul doute le plus prĂ©cieux hĂ©ritage de toutes les forĂȘts tropicales Malgaches


Ici, on peut contempler sans se lasser, le superbe et si majestueux Adansonia Grandidieri, l’une des 6 espĂšces de baobabs endĂ©miques de Madagascar pouvant atteindre les 30 mĂštres de haut et 7 mĂštres de diamĂštre !

De quoi en rester baba devant ce trĂšs grand roi !

Et pour la petite histoire, si tu veux tout savoir, ce baobab porte le nom spĂ©cifique de « Grandidieri » pour rendre hommage au botaniste et explorateur Français Alfred Grandidier qui l’avait pour ainsi dire dĂ©couvert lors de ses recherches botaniques Ă  Madagascar.

Alors ma Plume ? Est-ce sa MajestĂ© Renala t’a laissĂ©e sans voix de par son immense grandeur ? N’est-il pas le plus bel arbre du monde ? Pour ma part, je dirai qu’il le sera toujours


Et voilà que nous approchons bientît de la fin de notre voyage


Mais avant de devoir quitter Madagascar, je voulais te réserver le meilleur pour la fin
 Une toute derniÚre surprise


PrĂȘte Ă  t’envoler avec moi dans les airs pour la dĂ©couvrir ?

Ben oui, quand je te disais que l’écriture nous permet de rĂ©aliser toutes sortes de choses incroyables, c’était pas pour rien


Et lĂ , tels deux oiseaux migrateurs, parmi les nuages blancs dans le ciel bleu azur, nous voilĂ  en train de survoler avec allĂ©gresse mon village natal « Namakia » pour nous rendre dans un lieu qui me tient particuliĂšrement Ă  cƓur : « Empassy Boeny », l’immense plage de sable fin


Une plage magnifique, dĂ©sertique, romantique, totalement inconnue des touristes sauf de certains connaisseurs ayant connu Namakia oĂč encore natifs de lĂ -bas


Une plage que je foulais alors du pied pour la toute premiùre fois à l’ñge de 16 ans


Une plage oĂč mon pĂšre tomba amoureux de ma mĂšre lorsqu’il la vit remontant cette dune de sable blond pour aller cueillir les fruits d’un arbre exotique…

Une plage oĂč tout commença, s’imprĂ©gnant alors de merveilleux souvenirs


Jusqu’aux plus beaux instants passĂ©s en famille dans les annĂ©es 93/94


La plage qui restera pour moi le plus bel endroit de Madagascar


Je suis si Ă©mue de la revoir


D’ailleurs, quelques larmes coulent dĂ©jĂ  le long de mes joues car je repense Ă  mon pĂšre


À mon pĂšre qui aurait aimĂ© ĂȘtre ici


Mais grùce à toi, à la magie de ton défi, il est bien là, tout prÚs de moi


C’est si beau que j’en perds mes mots


Heureusement, ma mémoire, elle, continue de me soutenir, de me tenir par la main pour ne pas sombrer dans un chagrin


Car elle souhaite terminer mon récit dans une belle poésie en te disant ceci :

Regarde cet océan indien


Respire ses embruns


Laisse toi aller,

Laisse ton esprit vagabonder dans le doux vent léger salé,

Un peu comme si le temps s’était arrĂȘtĂ©,

Un peu comme si tu étais soudainement  métamorphosée,

Ivre de liberté,

Contemplant ce paysage sans te lasser


SubmergĂ©e par l’émotion,

Par ce spectacle que tu souhaiterais permanent


Et lorsque viendra le soleil couchant,

Si rougeoyant,

Se fondre dans l’ocĂ©an,

Alors je saurai qu’Ă  cet instant, l’immersion de ta plume dans le bel encrier de Madagascar ressortira de mille couleurs


Des couleurs denses et intenses


Autant vibrantes que fascinantes…

Autant indĂ©lĂ©biles qu’inoubliables


Si bien, que tu deviendrais Ă  ton tour et pour toujours,

Une plume arcenciel


GrĂące Ă  Madagascar, la grande Ăźle exceptionnelle…

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Merci encore pour ce dĂ©fi d’Ă©criture qui m’a permis de voyager dans mon passĂ© avec beaucoup de bonheur…

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Ma petite Ă©toile đŸŒŸ

Pour toi, mon Papa… Ma petite Ă©toile…

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Un sĂ©duisant jeune homme trĂšs charmeur…

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Aimant dĂ©jĂ  beaucoup les voyages….

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Un charme fou… On comprend pourquoi Maman tomba amoureuse de toi et toi d’elle rien qu’en la voyant sur une certaine plage dĂ©serte de Madagascar portant le nom de « Empassy Bueny ». Tu avais ce jour-lĂ  succombĂ© Ă  sa grande beautĂ©… Tu Ă©tais  tombĂ© trĂšs amoureux de celle qui serait devenue un beau jour ta femme… Vous Ă©tiez vĂ©ritablement faits l’un pour l’autre ❀…

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Deux belles Ăąmes soeurs ❀❀… Deux destins qui devaient se rencontrer dans la Grande Île de Madagascar…

****

Une histoire d’amour qui dura trĂšs longtemps… 49 ans !!! ❀

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Un souvenir de ta 1Ăšre Communion… Cet ange te protĂ©geait tout au long de ta vie. Tu le gardais bien prĂ©cieusement dans tes affaires… Aujourd’hui, c’est un honneur pour moi de le garder Ă  mon tour, bien prĂ©cieusement…

****

En ce dimanche 17 Juin 2018, je pense à toi


Je revois encore ton joli sourire lorsque je te souhaitais une bonne fĂȘte des Papas


Lorsque je t’offrais des petits cadeaux accompagnĂ©s d’une jolie carte…

Une carte que tu aimais lire Ă  haute voix tant cela te faisait plaisir…

Et quel plaisir des yeux que celui de te voir heureux en ces jours de fĂȘte des pĂšres…

Tu sais… je revois tant de souvenirs de toi que je ne peux m’empĂȘcher de verser quelques larmes
.

Tu me manques tant
 Je n’y peux rien… C’est ainsi…

Ton absence est si dure à vivre
.

Mais comme tu peux le voir
 je n’ai pas pu m’empĂȘcher de te dĂ©dier encore un article car j’y tenais tout simplement…

Pour moi, c’est juste une magnifique preuve d’amour…

Une preuve que je t’aime fort…

Et quoi de plus beau que de pouvoir parler de toi…

Cela veut dire que je ne t’oublie pas et que tu restes dans mes pensĂ©es…

C’est pourquoi je tenais Ă  te souhaiter aujourd’hui une bonne fĂȘte des Papas et mĂȘme si tu n’es plus Ă  nos cĂŽtĂ©s


Oui
 mĂȘme si tu n’es plus lĂ  car je sais que tu nous regardes de ton nouveau monde et que tu nous Ă©coutes


Tu es notre petite Ă©toile d’amour
.

Tu nous Ă©claires de ta rayonnante clartĂ© et tu nous protĂšges…

Tu avais tant de bontĂ© en toi…

Oh Papa… Je t’aime tant…❀

Je ne cesserai jamais de te souhaiter ta fĂȘte des PĂšres en pensant trĂšs fort Ă  toi…

Tu restes Ă  jamais dans mon cƓur… 💘

Un cƓur qui te pleure encore et encore…

Je t’aime 💘


Ta fille, CĂ©cile ❀

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Petits souvenirs de ton parcours professionnel dont je suis si fiĂšre :

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Un pin’s de la SociĂ©tĂ© « SAGA » pour laquelle tu travaillais en Afrique. Une expatriation merveilleuse Ă  travers plusieurs pays : Madagascar en 1968, CĂŽte D’Ivoire en 1980, GuinĂ©e en 1987, Tchad en 1989, Madagascar en 1992… Des voyages que je n’oublierai jamais… De jolis souvenirs passĂ©s Ă  l’Ă©tranger en famille que je garde jusqu’Ă  prĂ©sent en mĂ©moire…

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Montre de la SociĂ©tĂ© Saga… je la garde bien prĂ©cieusement en souvenir de toi 💗.

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Voici quelques chansons pour toi 💘 : Je sais que tu les Ă©couteras avec plaisir et beaucoup d’Ă©motions :

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Je t’aime fort mon Papa 💖💖💖. Je te garde dans mon coeur pour toujours ❀❀

À toi, l’amour de ma vie đŸ’˜

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Voici un texte que ma Maman a Ă©crit pour rendre hommage Ă  mon pĂšre Guy ❀ :

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À toi, l’amour de ma vie :

Mon coeur est parti avec toi et dans l’immensitĂ© du ciel Ă©toilĂ©, mes yeux se brouillent de larmes et l’Ă©motion m’envahit…

J’ai perdu mon pilier d’amour, si grand, si fort, si protecteur et toujours lĂ  Ă  mes cĂŽtĂ©s, un matin du 15 Novembre 2017.

On se prĂ©pare Ă  toutes Ă©ventualitĂ©s et malgrĂ© tous les remparts pour me protĂ©ger, ta prĂ©sence me manque…

Le passĂ© est devant moi et je m’accroche Ă  tous nos souvenirs pour avancer…

Ils seront mes piliers…

Pour ton anniversaire, ce 22 Mai 2018, je te dĂ©die ces trĂšs belles musiques et chansons qui retracent ton arrivĂ©e Ă  Madagascar, Ă  Namakia le 26 FĂ©vrier 1968 et le dĂ©but de notre histoire d’amour en Juillet 1968 scellĂ© par un mariage le 26 FĂ©vrier 1972 Ă  Namakia, suivi de deux naissances : CĂ©cile en 1977 Ă  Namakia et Olivier en 1978 Ă  Antananarivo.

Ce matin-lĂ  du 15 Novembre 2017 qui devait ĂȘtre une journĂ©e ordinaire et lĂ©gĂšre, tu nous as quittĂ©s…

DĂ©sarmĂ©e et dĂ©semparĂ©e, je me suis effondrĂ©e devant cette fatalitĂ© dont personne n’est jamais prĂ©parĂ©…

Je m’allonge, je t’enlace et je m’endors contre toi…

Notre amour sera toujours Ă©ternel.

Ton HĂ©liette qui t’aime… tout simplement.

HĂ©liette Vidal

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GUY (33 ans) ET HÉLIETTE (16 ans) EN 1968 ❀

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LE BONHEUR EST LÀ ❀ :

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TOUT EST BEAU ❀ :

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LES JOIES ET LES SAVEURS ❀ :

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UNE TRÈS BELLE JOURNÉE ENSOLEILLÉE POUR TON ANNIVERSAIRE, CE 22 MAI 2018 ❀ :

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DÉTENTES ET SORTIES ❀ :

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JE TE GARDERAI TOUJOURS DANS MON COEUR ❀ ❀ :

HĂ©liette Vidal

L’absence 🌠

L’absence est si dure Ă  vivre


Je dirais qu’elle est intolĂ©rable et comparable Ă  un baromĂštre


TantĂŽt un degrĂ© de souffrance plus Ă©levé 

TantĂŽt un peu moins selon ses pensĂ©es envers l’ĂȘtre disparu


Ce n’est pas constant


C’est trĂšs variable


On ne saura alors jamais vraiment à quel degré on va se situer


Cela dépend des jours


Cela dépend de notre humeur


Cela dĂ©pend de soi…

L’absence, quant Ă  elle, viendra parfois s’immiscer dans votre esprit


Tout doucement
 Sans faire de bruits


Ensuite vous voudrez absolument la matérialiser


La rendre vivante


Comme si l’ĂȘtre cher disparu Ă©tait Ă  nouveau face Ă  vous en train de vous sourire


C’est alors que vous lui rendrez le vĂŽtre tant vous serez heureux de voir cette merveilleuse apparition juste lĂ , devant vos yeux


Mais hélas suivant votre pensée ; cette soudaine apparition pourra tout aussi bien disparaßtre


Et lĂ , vous serez Ă  nouveau confrontĂ© Ă  la dure rĂ©alitĂ© de l’absence


Cette absence si douloureuse
 si omniprĂ©sente
 qu’elle en devient suffocante
 presque irrespirable


Vous souhaiterez alors que l’apparition fugace revienne Ă  nouveau comme par enchantement


Et pour ce faire, il faudra vous remémorer un souvenir


Un souvenir tout simple qui vous liait à la personne disparue


Un souvenir heureux ou encore malheureux


Car oui
 il peut y avoir des souvenirs pas trĂšs gais aussi
 mais peu importe du moment que l’ĂȘtre cher revienne Ă  nouveau auprĂšs de vous


La mĂ©moire est donc primordiale dans ces moments là


Oui, l’absence n’est vraiment pas facile Ă  gĂ©rer


Elle vous ronge parfois de l’intĂ©rieur surtout les soirs de solitude


Mais la question est : Peut-on vivre avec l’absence ?

Oui et non
L’absence vous serrera toujours le cƓur


C’est ainsi car vous aimiez tant cet ĂȘtre cher disparu qu’il ne peut en ĂȘtre autrement


La seule solution serait alors d’oublier


Mais si vous ne le souhaitez pas ?

Si vous préférez au contraire raviver le passé en repensant à cet absent si précieux


Si vous préférez au contraire le revoir prÚs de vous


Le rendre Ă  nouveau bien vivant en train de vous serrer dans les bras, vous faire un bisou sur la joue…

Revoir tout simplement son sourire ou encore ses Ă©clats de rire…

Revoir tout son ĂȘtre, juste lĂ  devant vos yeux embuĂ©s de larmes


Car les larmes finiront par tomber


D’abord une le long de votre joue puis d’autres encore qui finiront par suivre


Vous n’y pourrez rien


C’est ainsi
 Ă  part si vous contrĂŽlez votre vive Ă©motion mais il est prĂ©fĂ©rable au contraire de se laisser aller…

De se laisser emporter
glisser


De vous rĂ©fugier dans les souvenirs du passé 

Cela vous fera du bien mais aussi du mal


Telle est la dure loi de l’absence


Une rĂšgle que l’on ne peut hĂ©las outrepasser


Et pourquoi résister de toute façon ?

Se laisser aller est donc le meilleur remùde qui soit afin de pouvoir rejoindre votre absent


Pour juste le revoir


Le revoir quelques instants
 quelques minutes
 ou quelques secondes


Peu importe le temps qui vous sĂ©pare de lui ; du moment qu’il transformera son absence en prĂ©sence


Une prĂ©sence qui vous comblera de joie mĂȘme si celle-ci restera Ă©phĂ©mĂšre…

Une présence que je voudrais tant garder prÚs de moi


Une présence qui me manque tous les jours


Une présence qui reste pourtant dans mon esprit


Papa
. Ton absence est si difficile à vivre


Que je ne peux m’empĂȘcher de te refaire revivre comme si tu n’avais jamais quittĂ© cette terre


Comme si tu Ă©tais toujours là


D’ailleurs, il en sera toujours ainsi


Pour moi, tu es là
Oui, tu es toujours lĂ …

Ton absence ne fait que raviver un peu plus chaque jour ta rayonnante présence


Tu ne fais pas parti de mon passé 

Tu suivras toujours mes pas


Tu me guideras


Tu resteras ma lumiĂšre Ă©clatante lorsque j’aurai peur dans la nuit noire


Tu resteras un pÚre présent pour moi


Car oui, plus que jamais, ton absence ne fait que raviver tout ton ĂȘtre


Ton existence telle une seconde naissance


L’absence ne pourra pas t’effacer car moi je ne cesserai jamais de t’aimer Ă  travers mes pensĂ©es


Des pensĂ©es qui me feront Ă©ternellement voyager pour ĂȘtre toujours Ă  tes cĂŽtĂ©s


Des pensĂ©es qui te font d’innombrables fois renaĂźtre Ă  l’infini dans les profondeurs de mon esprit…

Un esprit qui me relie un peu plus chaque jour Ă  toi…

Je t’aime Papa 💟💟💟

L’Ă©toile de ma vie đŸŒ 

Une Ă©toile diffĂ©rente des autres brillait de mille feux dans le ciel noir d’encre…

Elle ne pouvait s’arrĂȘter de scintiller tant elle voulait qu’on puisse l’admirer sans jamais la perdre de vue


La nuit lui permettait d’ĂȘtre distinguĂ©e, unique au monde,

Et de voyager dans les airs sans aucune limite, ni aucune frontiĂšre…

La nuit l’enveloppait de sa profonde noirceur mais sans jamais la voiler…

Bien au contraire,

Elle la propulsait toujours au devant de la scùne telle une reine ou encore une star au sommet de sa gloire


La nuit était sa plus fidÚle alliée


GrĂące Ă  elle, elle n’Ă©teindrait jamais son incandescente flamme dans la noirceur de son opacitĂ©…

La nuit ne lui faisait plus peur…

Elle lui faisait battre Ă  nouveau son cƓur dans un rythme rĂ©gulier ou effrĂ©nĂ©,

Selon l’intensitĂ© de la voluptueuse noirceur de son encrier


La rendant alors beaucoup plus vibrante et pĂ©tillante…

Ainsi, celle-çi lui permettait de ne jamais sombrer dans l’oubli…

Pourtant, au tout dĂ©but de l’histoire, ce fut bien diffĂ©rent…

Puisque durant fort longtemps, elle avait toujours craint sa noirceur infinie


Mais ce n’Ă©tait plus le cas aujourd’hui…

Et chaque soir, elle aimait bien revĂȘtir son costume de lumiĂšre brillantissime pour aller danser,

Au bal masqué de sa bien-aimée,

La mystĂ©rieuse nuit opaque si attirante et troublante…

Un plaisir immense que celui de danser avec elle toutes les nuits sans oublier le fougueux baiser de minuit…

Lui faisant alors tourner la tĂȘte et pousser des ailes dans le dos pour s’envoler toujours plus haut…

Ce qu’elle pouvait se sentir sereine dans les bras de son ciel !

Blottie Ă  l’intĂ©rieur de son long manteau noir opaque si douillet…

Mettant bien en valeur ses contours pyramidales ainsi que sa jolie robe dorée pailletée.

Elle avait alors l’impression suprĂȘme de se rĂ©vĂ©ler,

D’ĂȘtre au firmament de son apogĂ©e


Et de pouvoir enfin tendre la main Ă  son prochain,

Pouvoir ainsi effacer tous les chagrins,

En Ă©clairant de mille feux leur chemin,

De sa vive et lumineuse clartĂ©…

De sa bienveillante bonté,

Toutes ces ùmes esseulées,

Perdues dans le désert,

Essayant de lutter tant bien que mal,

Dans les profondeurs abyssales,

Mais Ă  qui on avait fait tant de mal,

Qu’une certaine belle Ă©toile,

N’avait pas hĂ©sitĂ© Ă  tenir l’ultime promesse de tous les sauver…

De les libérer un à un de leur prison de tristesse


Tout en chassant leur mal-ĂȘtre…

Et en leur offrant protection et consolation


Grùce à la puissance de son infinie clarté,

Permettant ainsi de guider chacune de ces personnes dĂ©sespĂ©rĂ©es vers les chemins de la lumiĂšre et de la libertĂ©…

La belle Ă©toile apparaissait alors toute radieuse et lumineuse dans le si vaste ciel,

Tel un arc en ciel aux mille couleurs,

RĂ©duisant ainsi au silence toutes ces affreuses souffrances…

« Ô nuit ! Reste toujours mon amie ! »

« Mais il en sera toujours ainsi ma chĂšre petite Ă©toile chĂ©rie car vois-tu, je t’apprĂ©cie tant qu’il ne pourrait en ĂȘtre autrement »

« Oh merci infiniment ! Douce et tendre nuit de ma vie »

La nuit lui avait ainsi promis de toujours bien veiller sur elle


Puis ajouta ceci dans le creux de son oreille :

« Tu es si belle, merveilleuse Ă©toile de ma vie ! DĂ©sormais, tu seras pour toujours et Ă  jamais sous ma protection. Aucune malveillance ne pourra donc t’atteindre car vois-tu, tu fais dĂ©sormais partie de mon univers ; un univers qu’aucun homme sur terre n’oserait dĂ©fier tant il me craindrait… »

Et si jamais un jour on te pointait du doigt ; sache que ce ne serait que pour l’irradiance de ton intense clartĂ©…

VoilĂ  pourquoi, tu es devenue depuis quelque peu, mon Ă©toile scintillante prĂ©fĂ©rĂ©e…

Celle que j’aime tant chĂŽyer parmi toutes celles de mon ciel noir de jais…

Et sais-tu petite Ă©toile adorĂ©e que certaines personnes en quĂȘte d’espoir ou d’amour ne manqueront pas de te demander d’exaucer leur unique vƓu tout en admirant la magnificence de tes traits lumineux ?

Sais-tu aussi que certaines d’entre elles voudront que tu guides leur pas incertains Ă  travers l’obscuritĂ© de la forĂȘt enchantĂ©e ?

Je pense que tu le sais déjà fort bien ma chÚre petite étoile


Et connaissant ton cĂŽtĂ© protecteur ; tu te rĂ©jouiras sans doute Ă  l’avance de toutes ces missions Ă  entreprendre vu que tu as le cƓur sur la main…

Ah ! Petite Ă©toile de ma vie ! tu as tant de choses Ă  offrir Ă  ton prochain


Tu es si merveilleuse et fabuleuse dans mon univers de noirceur,

Que seule ta prĂ©sence suffit Ă  rendre mon coeur infiniment heureux…

Et surtout, n’oublie pas que dans mon ciel, tu seras toujours Ă©ternellement chez toi…

« Ah ! Petite Ă©toile de ma vie ! Ne cesse surtout pas de briller de mille feux dans mon paradis noir afin que je puisse toujours t’admirer »

« Car, comme tu le sais, je ne cesserai jamais de t’aimer
 »

CĂ©cile Vidal, La Suricate đŸŸđŸŸ

Un jour extraordinaire â˜„

Je me rappelle encore d’un souvenir trĂšs intense passĂ© Ă  Madagascar, dans la Capitale d’Antananarivo…

J’avais 16 ans et j’Ă©tais en classe de 3iĂšme.

Nous Ă©tions dans les annĂ©es 92 et notre professeure Principal de l’Ă©poque avait eu l’idĂ©e d’organiser une sortie d’Ă©lĂšves…

C’Ă©tait un jour de semaine et plus prĂ©cisĂ©ment un matin aux alentours de 9H30.

Un matin tout Ă  fait ordinaire mais qui allait se transformer en un jour extraordinaire…

D’ailleurs, je m’en souviens encore comme si c’Ă©tait hier….

****

Voici mon histoire :

Mes camarades et moi Ă©tions en train d’attendre l’arrivĂ©e du bus dans la vaste cour du LycĂ©e Français de Tananarive (l’ancien lycĂ©e : Le MonastĂšre).

Nous Ă©tions accompagnĂ©s de notre professeure principal de Français (Je me souviens encore de son nom de famille : elle s’appelait Mme Origlio) et nous discutions avec elle de la fameuse sortie culturelle pendant que tous les autres Ă©lĂšves du LycĂ©e avaient dĂ©jĂ  tous rejoint leurs classes d’Ă©tudes…

À cet instant lĂ , le lycĂ©e semblait dĂ©sertique et Ă©tait devenu totalement silencieux mis Ă  part nos petits bavardages entre nous et notre professeure.

Je me disais mĂȘme qu’il Ă©tait redevenu ce qu’il Ă©tait autrefois : c’est Ă  dire, un MonastĂšre. Un monastĂšre paisible oĂč le silence Ă©tait roi…

Oui, cela faisait du bien de ne plus entendre le brouhaha perpétuel de tous ces élÚves.

On aurait mĂȘme dit que le temps s’Ă©tait figĂ© comme s’il n’y avait plus personne sur cette Terre…

Je n’exagĂšre pas le moins du monde en vous disant cela et pour tout vous dire, je savourais pleinement ce moment avec un immense plaisir.

Je regardais les alentours tout en discutant avec une amie de l’Ă©poque et nous nous disions, toutes les deux, que nous avions vraiment beaucoup de chance de pouvoir faire cette sortie (escapade) alors que tous les autres Ă©lĂšves du lycĂ©e Ă©taient en train d’Ă©tudier Ă  l’intĂ©rieur de piĂšces confinĂ©es, par cette si belle matinĂ©e chaude et ensoleillĂ©e…

****

Au bout de quelques minutes, le silence de plomb fut interrompu par l’arrivĂ©e de notre bus qui venait tout juste de s’engager dans la cour du lycĂ©e.

Il roulait dans notre direction tout en faisant pas mal de bruits Ă  cause des petits graviers que ses grandes roues projetaient de part et d’autres sur son passage.

Il Ă©tait en train de contourner la vaste cour puis fini par effectuer une marche arriĂšre afin de se placer directement devant la route principale d’oĂč il venait d’arriver.

La manƓuvre terminĂ©e, le chauffeur laissa tourner son moteur puis nous fit signe de nous rapprocher afin de monter Ă  l’intĂ©rieur de son bus.

Ce que nous fĂźmes rapidement.

Une fois Ă  l’intĂ©rieur, il vĂ©rifia que nous Ă©tions tous bien installĂ©s Ă  l’arriĂšre et nous demanda si nous voulions Ă©couter un peu de musique.

Ayant eu l’approbation de notre Professeure, mes camarades et moi lui rĂ©pondĂźmes tous en chƓur que oui !

****

Petite parenthĂšse avant de continuer mon histoire :

Madame Origlio avait la rĂ©putation d’ĂȘtre une excellente professeure qui savait hisser ses Ă©lĂšves vers le haut.

Elle Ă©tait ouverte d’esprit mais trĂšs stricte lorsqu’elle enseignait son cour de français et ne supportait pas les bavardages intempestifs dans sa classe.

Mais dans certaines occasions comme celle d’aujourd’hui par exemple, elle savait ĂȘtre souple et trĂšs gĂ©nĂ©reuse.

J’adorais Ă©tudier le français avec elle et je dois bien avouer que j’Ă©tais trĂšs douĂ©e en la matiĂšre (disons que ça aide beaucoup).

D’ailleurs, Ă  maintes reprises, elle en faisait souvent la remarque lorsque j’obtenais d’excellentes notes, suite aux multiples rĂ©dactions qu’elle nous imposait et dont les diffĂ©rents sujets avaient souvent le don (fort heureusement) de toujours m’inspirer.

Et pour donner l’exemple aux autres Ă©lĂšves, elle ne pouvait s’empĂȘcher de lire Ă  haute voix le texte de ma copie (avant de me la rendre) ; ce qui avait tendance Ă  m’intimider et Ă  vouloir me cacher mille pieds sous terre.

Je me souviens aussi des fins de trimestre avec ses fameux bilans qu’elle n’oubliait jamais de nous exposer en commençant toujours et inĂ©vitablement son discours par le mien et ce bien Ă©videment devant tous mes camarades de classe (chose qui me mettait indĂ©niablement trĂšs mal Ă  l’aise) :

« CĂ©cile ! Vous ĂȘtes une fois de plus la premiĂšre de votre classe dans ma matiĂšre ! FĂ©licitations ! »

DĂšs lors oĂč elle prononçait ces paroles, mon visage devenait soudainement rouge pivoine tellement j’Ă©tais embarrassĂ©e vis Ă  vis de mes camarades (Il faut dire aussi qu’Ă  cette Ă©poque lĂ , je n’avais aucune confiance en moi).

La suite était alors prévisible


Quelques-uns d’entre eux ne manquaient pas de lui rĂ©torquer avec un certain agacement :

« Mais Madame, c’est pas notre faute si elle a toujours de l’inspiration pour vos rĂ©dactions… C’est dur de rĂ©diger un texte comme ça, surtout si on n’est pas inspirĂ©… »

Et Mme Origlio leur rĂ©pondait invariablement ceci avec une pointe d’ironie :

« C’est parce que vous ne vous donnez pas la peine de vous atteler Ă  la tĂąche. Il faut le vouloir aussi et non attendre que cela vous tombe du ciel »

Puis elle rajoutait :

« Vous savez, si CĂ©cile rĂ©ussit Ă  faire de bonnes rĂ©dactions, ce n’est pas un simple hasard. Elle travaille tout simplement. Et Ă  force, elle s’amĂ©liore davantage. Mais si vous ne travaillez pas bien votre texte, celui-ci sera alors forcĂ©ment mauvais. C’est pourquoi, je ne cesse de vous rĂ©pĂ©ter Ă  chacun de mes cours que le travail compte Ă©normĂ©ment. Tout le monde peut avoir de l’imagination. Mais ce qui reste difficile, je vous l’accorde, c’est de pouvoir rĂ©diger votre texte en le rendant comprĂ©hensible, agrĂ©able Ă  lire et si possible sans fautes d’orthographe. Tout ceci n’est pas Ă©vident mais c’est possible Ă  force de travail »

Et certains d’entre eux lui rĂ©pliquaient alors aussitĂŽt en ricanant :

« Mais Madame ! c’est impossible de faire tout ça ! et en plus sans fautes d’orthographe ? »

« Pourtant, je vous affirme que c’est tout Ă  fait possible. Pourquoi croyez-vous que je sois ici alors ? Il faut travailler davantage et vous vous amĂ©liorerez tout comme le fait CĂ©cile »

« Oh non ! Ne leur dĂźtes surtout pas ça ! » me disais-je alors dans mon for intĂ©rieur ; le nez dans la feuille de copie qu’elle venait tout juste de me rendre.

Et malheureusement, je savais qu’Ă  ces moments-lĂ , toute la classe et y compris mon amie de l’Ă©poque (qui n’en Ă©tait pas vraiment une finalement) n’apprĂ©cieraient point tous ces compliments Ă  mon Ă©gard et que forcĂ©ment, j’attiserai leurs mĂ©pris.

C’est pourquoi, j’Ă©tais le plus souvent une personne solitaire lors des diffĂ©rents cours en classe ou encore pendant les rĂ©crĂ©ations.

Je n’avais pour ainsi dire qu’une seule amie mais lĂ  encore je savais pertinemment que le mot « amie » n’Ă©tait pas vraiment appropriĂ©, qu’il fallait le mettre entre parenthĂšse, puisqu’elle n’Ă©tait pas une vĂ©ritable amie comme j’aurais voulu qu’elle le soit.

En fait, ce que j’avais compris Ă  cette Ă©poque lĂ , c’est qu’il ne fallait surtout pas que je m’entiche d’avoir une amie sincĂšre puisque c’Ă©tait du domaine de l’impossible.

Par contre, ce que je savais au fond de moi, c’Ă©tait que la solitude Ă©tait la meilleure de mes amies et alliĂ©es puisque « ELLE » ne m’avait jamais laissĂ©e tomber, trahie ou contrariĂ©e.

D’ailleurs, jusqu’au jour d’aujourd’hui, j’aime toujours autant la solitude.

Alors vous l’aurez compris ; ce qui m’importait le plus lorsque j’étais Ă©tudiante en classe de 3iĂšme, c’Ă©tait d’ĂȘtre avant tout apprĂ©ciĂ©e par ma professeure de Français : Mme Origlio et d’avoir la joie de suivre chacun de ses cours.

D’ailleurs, Ă  la fin de mon annĂ©e de 3iĂšme, ce fut grĂące Ă  elle et Ă  ses conseils avisĂ©s que j’avais dĂ©cidĂ© d’emprunter une autre voie que celle qui m’Ă©tait destinĂ©e.

En effet, n’Ă©tant pas au niveau exigĂ© par rapport aux autres matiĂšres que j’avais du mal Ă  suivre ; Mme Origlio me conseilla la filiĂšre de la formation professionnelle de BEPacc (Brevet d’Ă©tudes professionnel d’Administration, Commercial et Comptable) qui au final contribua largement Ă  mon Ă©panouissement d’Ă©tudiante.

Je ne la remercierai jamais assez de m’avoir conseillĂ©e de suivre cette formation qui fut pour moi une belle rĂ©ussite au cours de mes deux annĂ©es de BEPacc passĂ©es au LycĂ©e Français d’Antananarivo et dont j’obtenu en finalitĂ© haut la main mes deux diplĂŽmes avec beaucoup de fiertĂ©.

****

AprĂšs cette longue parenthĂšse que je me devais de vous raconter, je peux enfin reprendre le cours de mon histoire.

Ce fut donc en musique, que le bus quitta enfin la cour du lycĂ©e et commença Ă  emprunter sans plus tarder la fameuse route qui nous conduirait au centre-ville d’Antananarivo.

C’Ă©tait parti pour l’aventure !

Mes camarades et moi, concrétisions enfin notre fameuse sortie culturelle !

Le bus nous emmenait donc en direction du Centre Culturel Albert Camus et moi, j’Ă©tais dĂ©jĂ  en train de rĂȘvasser en me disant que je dĂ©couvrirai enfin et pour la toute premiĂšre fois la fameuse salle de cinĂ©ma dans laquelle mes parents avaient dĂ©jĂ  visionnĂ© pas mal de films durant les annĂ©es 77 Ă  79…

Au fur et Ă  mesure que nous nous rapprochions de notre destination ; j’Ă©tais toute excitĂ©e de joie et je savourais pleinement chaque instant de notre voyage en bus.

Quant Ă  mes camarades, eux aussi Ă©taient aux anges et trĂšs impatients d’arriver au fameux Centre Culturel.

AprĂšs une bonne quarantaine de minutes de trajet et quelques embouteillages que l’on ne pouvait hĂ©las guĂšre Ă©viter, (La Capitale de Tananarive est rĂ©putĂ©e pour ses embouteillages) nous arrivĂąmes enfin Ă  bon port.

Le bus se gara ensuite devant le grand bĂątiment du centre Culturel.

****

A peine avais-je franchi le seuil du vaste hall du Centre Culturel ; lĂ  oĂč se situait le comptoir d’accueil ; que j’en fus totalement enchantĂ©e.

La dĂ©coration des lieux Ă©tait vraiment magnifique et d’une trĂšs grande classe…

La suite des événements promettait de me réserver de bien belles surprises


Et ce fut d’ailleurs le cas lorsque nous nous retrouvĂąmes au premier Ă©tage et que je poussais enfin une haute porte battante qui menait Ă  l’immense salle de cinĂ©ma Ă  l’intĂ©rieur de laquelle nous devions, mes camarades et moi visionner le fameux film tant attendu.

« Wahou ! » m’exclamais-je tout haut en regardant tout autour de moi.

C’Ă©tait un peu comme si je me retrouvais dans une salle de cinĂ©ma en France mais avec ce petit quelque chose de diffĂ©rent, d’original que je n’avais encore jamais vu ailleurs et qui se trouvait juste lĂ , devant mes yeux Ă©bahis.

La salle était vraiment trÚs spacieuse et avait des allures de Belle époque avec son sublime habillage (sol, plafond et murs) rouge bordeaux des plus profond et si raffiné.

Quant aux Ă©lĂ©gants fauteuils de velours de la mĂȘme couleur dominante ; ils vous invitaient Ă  vous y installer bien confortablement tant leurs revĂȘtements semblaient Ă  la fois doux et moelleux.

Tout n’Ă©tait que somptuositĂ© ici et la couleur rouge bordeaux y Ă©tait pour beaucoup.

En effet, grĂące Ă  elle, la salle de cinĂ©ma semblait tout droit sortir d’un bel opĂ©ra et c’Ă©tait sans doute pour cela qu’elle en devenait exceptionnelle, ne ressemblant alors Ă  aucune autre.

Avec de tels atours, cette magnifique salle ne pouvait que vous convier Ă  y passer un agrĂ©able moment lors de la diffusion d’un film sur son grand Ă©cran.

Et moi, j’Ă©tais dĂ©jĂ  trĂšs sensible Ă  toute cette ambiance feutrĂ©e et chaleureuse.

Sans oublier l’agrĂ©able fraĂźcheur de la climatisation qui contrastait avec la chaleur Ă©crasante du dehors.

Oui, je me sentais vraiment bien ici…

J’Ă©tais littĂ©ralement tombĂ©e sous le charme de cette salle et j’avais comme l’impression de me retrouver dans un cocon de bien ĂȘtre m’enveloppant peu Ă  peu de son infinie douceur.

Je me laissais alors totalement envahir et submerger par cette sensation unique d’apaisement tout en me disant que j’avais vraiment beaucoup de chance de me retrouver ici, et qui plus est dans mon beau pays natal de Madagascar.

Et rien que d’y penser, j’Ă©tais encore plus envoĂ»tĂ©e et fascinĂ©e par ce lieu hors du temps qui me transportait dans un autre monde, un autre univers.

Un univers fantastique et magique…

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AprĂšs avoir longuement admirĂ© la vaste salle de cinĂ©ma ; je m’asseyais enfin bien confortablement dans l’un de ces fauteuils de velours rouge.

En caressant le tissu de ma main ; je constatais qu’il Ă©tait vraiment comme je me l’Ă©tais imaginĂ© : trĂšs doux et trĂšs soyeux.

Comme j’Ă©tais bien dans ce fauteuil !

À prĂ©sent, je n’avais qu’une seule hĂąte : regarder le fameux film qui n’avait eu que des Ă©loges auprĂšs des critiques de cinĂ©ma…

Et quel rĂȘve absolu pour une cinĂ©phile telle que moi de pouvoir enfin le regarder bien tranquillement dans une salle quasi dĂ©serte.

DĂ©serte et qui plus est sans ĂȘtre ennuyĂ©e par une personne trop grande qui se trouverait comme par hasard juste devant moi ou qui aurait une de ces criniĂšres volumineuses et sauvages nuisant fatalement et gravement Ă  la vision de mon film.

Oh oui ! Quel plaisir immense que celui de ne point subir toutes ces incommoditĂ©s et d’avoir l’impression unique d’ĂȘtre seule au monde comme si le film ne serait diffusĂ© que pour moi et moi uniquement.

J’en ferais l’expĂ©rience et j’Ă©tais dĂ©jĂ  aux anges…

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Mes camarades Ă©taient eux aussi sous le charme de cette immense salle et Ă©taient de plus en plus excitĂ©s Ă  l’idĂ©e qu’ils regarderaient dans une poignĂ©e de minutes le fameux film.

N’ayant Ă  l’Ă©poque pas de meilleure amie attitrĂ©e ; je m’Ă©tais donc installĂ©e Ă  l’Ă©cart des autres Ă©lĂšves afin d’Ă©viter d’Ă©couter leur discussions entre eux.

Ainsi, je profiterai pleinement de mon film.

Confortablement assise dans mon fauteuil, j’attendais donc que les lumiĂšres s’Ă©teignent enfin mais il semblait que le projectionniste n’Ă©tait pas encore prĂȘt pour diffuser le film.

Sans doute un retard imprévu de sa part mais qui finirait bien par se régler.

Alors pour passer le temps, je décidais de me retourner pour voir quels élÚves se trouvaient derriÚre moi.

À ma grande surprise, il n’y en avait aucun Ă  part ma Prof de Français prĂ©fĂ©rĂ©e qui Ă©tait en train de me sourire et sur le point de me dire quelque chose vu qu’elle venait de se pencher vers mon fauteuil.

Je lui souris Ă©galement et c’est alors qu’elle me dit avec enthousiasme :

« Vous ne serez pas déçue CĂ©cile !Ce film vous plaira beaucoup ! Je l’ai dĂ©jĂ  vu et connaissant votre sensibilitĂ© je suis certaine qu’il vous Ă©mouvra. Sans parler de sa bande originale qui est vraiment sublime. Je sais que vous aimez les musiques de films, n’est-ce pas ? »

« Oui, c’est vrai Madame » lui rĂ©pondis-je un peu intimidĂ©e.

« Je pense que vous l’aimerez aussi» rajouta t-elle.

À peine eut-t-elle fini de prononcer ces quelques mots que soudainement toutes les lumiĂšres de la salle de cinĂ©ma s’Ă©teignirent toutes en mĂȘme temps.

Nous Ă©tions alors dans l’obscuritĂ© la plus totale et je ne voyais plus du tout le visage de Mme Origlio qui Ă©tait en train de me chuchoter :

« Ah ! Ça y est ! Le film va enfin commencer ma chĂšre CĂ©cile ! Je vous souhaite un trĂšs bon film ! »

« Merci. À vous aussi Madame » lui chuchotais-je Ă  mon tour.

On ne voyait strictement rien dans tout ce noir.

Je me retournais alors pour faire face Ă  nouveau au grand Ă©cran et constatais qu’il venait tout juste de s’illuminer en faisant apparaĂźtre les premiĂšres images du gĂ©nĂ©rique du film.

Des images rouges et noirs reprĂ©sentant des scĂšnes historiques d’AmĂ©rindiens ainsi que de Colons sous un fond musical qui me donna d’emblĂ©e des frissons.

Une musique à couper le souffle tant sa mélodie était des plus envoûtante et fascinante.

Une musique dont je tombais irrémédiablement amoureuse.

Et lorsque le titre du film apparu : « 1492, Christophe Colomb » ; suivi de ce texte :

« Il y 500 ans, L’Espagne Ă©tait une Nation LivrĂ©e Ă  la Peur Et Ă  la Superstition Sous la Loi de la Couronne Et d’une Inquisition Qui persĂ©cutait Sans merci Tous ceux qui osaient rĂȘver.

Un Seul Homme défia Ce pouvoir.

Conscient de son Destin, Il traversa La Mer des TĂ©nĂšbres, En quĂȘte d’Honneurs et d’Or Pour La Plus Grande Gloire de Dieu »

Je savais d’instinct que j’aimerais d’ores et dĂ©jĂ  ce film et mĂȘme en ne l’ayant jamais vu.

C’Ă©tait pour moi comme une certitude.

Et je ne m’Ă©tais point trompĂ©e puisqu’il devint par la suite mon film historique prĂ©fĂ©rĂ©.

Et l’ultime cerise sur le gĂąteau fut de pouvoir le regarder dans la mĂȘme salle de cinĂ©ma que mes parents avaient autrefois frĂ©quentĂ©e, des annĂ©es auparavant.

Des années avant ma naissance.

Oui, cela ne faisait qu’intensifier le cĂŽtĂ© magique et Ă©motionnel que j’éprouvais.

Une journĂ©e cinĂ©ma qui fut l’un des plus beaux moments de ma vie.

Un moment qui n’appartenait qu’Ă  moi, comme si le temps s’Ă©tait subitement arrĂȘtĂ© et suspendu dans l’air…

Un grand moment d’Ă©motion avec une musique de film inoubliable qui me donne encore la chair de poule Ă  chaque fois que je l’Ă©coute et une petite larme Ă  l’Ɠil de nostalgie…

Une musique qui restera Ă©ternellement dans mon cƓur et qui me rappellera toujours cette sĂ©ance de cinĂ©ma ainsi que mon Ăźle natale avec tous les merveilleux moments passĂ©s lĂ -bas.

Un chef d’Ɠuvre musical digne du trĂšs grand compositeur Vangelis et qui restera incontestablement ma bande originale number one parmi toutes celles que j’aime.

Un souvenir cinĂ©ma que je n’oublierai jamais et que je souhaitais tout simplement partager avec vous.