√Čtiquette : cecile

La flamme de la vie ūüĒ•

bougie de la vie

Je m’appelle C√©cile et je suis n√©e dans la Grande √ģle, plus pr√©cis√©ment √† :

NAMAKIA

Je suis du signe du verseau :

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Et une petite Dragon de Feu qui sait aussi cracher ses flammes si…

DRAGON FLAMME DE FEU

« Petit Dragon » me prot√®ge toujours…

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Je suis une grande m√©lomane et j’adore √©couter toutes sortes de chansons. J’aime particuli√®rement les musiques de films qui m’inspirent √©norm√©ment lorsque j’√©cris.

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R√©cemment, un certain 13 F√©vrier 2016, j’ai f√™t√© mon anniversaire :

flamme tout feu

4 bougies pour 39 flammes qui dansent  !

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J’√©tais aux anges et heureuse de souffler mes 39 printemps !

39 Printemps ! et alors ? comme dirait la fameuse chanson de Shy’m ;¬†je me sens en totale harmonie avec moi-m√™me…¬†

Et c’est ce qui compte finalement, √™tre bien dans sa t√™te et en g√©n√©ral tout le reste suit…

J’ai toujours gard√© mon √Ęme d’enfant et ce n’est pas pr√®s de changer !

CECILOU 4 ANS

C√©cile √† l’√Ęge de 5 ans

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J’aime toujours autant l’√©criture et je dirais qu’elle ne fait que s’intensifier davantage avec les ann√©es qui passent…

LA DERNIERE DANSE DE LA LUNE

LEON

LE MANGUIER VOYAGEUR

GUERRE ETHNIQUE AU TCHAD

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Je suis beaucoup plus audacieuse et √ßa par contre c’est tout nouveau pour moi !

Je serai toujours une √©ternelle r√™veuse et¬†une id√©alise souvent incomprise mais peu importe, je suivrai toujours ma route…

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Cécilou, La Suricate aimera toujours autant la vie !

LA SURICATE

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photo C√©cile √† l'√Ęge de 16 ans √† la plage non loin de Namakia

J’ai 16 ans

CECILOU BLONDE

J’ai 25 ans

CECILE LIA

J’ai 32 ans

CECILE LOUP

39 Printemps !

Le No√™l de mon enfance : Troisi√®me partie

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Minuit passé : Jésus Christ est né :

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Une fois après avoir dégusté nos savoureuses mignardises, mon frère et moi, nous étions endormi devant la télévision.
Soudain je sentis une main qui me touchait l’√©paule. C’√©tait Maman qui me r√©veillait tout doucement en me chuchotant √† l’oreille :

« C√©cile ? Il y a quelqu’un qui frappe √† la porte d’entr√©e. Je crois bien que c’est le Papa No√™l… »

J’√©tais toute endormie mais tr√®s vite je me mis √† sourire tellement j’√©tais heureuse d’apprendre la bonne nouvelle.

« Le Papa No√™l vient d’arriver ? » demandai-je en me frottant les yeux.

« Oui ma poupoule, il est l√† et il vous attend ton fr√®re et toi »

Sans plus attendre, je me levai et me dirigeai vers le fauteuil o√Ļ mon petit fr√®re dormait encore.

« Olivier ! Olivier ! R√©veille toi ! Le Papa No√™l est l√† ! Il est arriv√© ! Vite ! d√©p√™che toi ! »

Le r√©veil fut tonitruant mais tr√®s efficace puisqu’il se leva presque aussit√īt puis dit √† Maman, d’une voix quelque peu endormie :

« Il est l√† ?? Mais o√Ļ √ßa ? Maman ? il est o√Ļ le Papa No√™l ? »

« Il vous attend mes cocos. Venez, suivez-moi, maintenant »

Je me souviens encore que mon fr√®re et moi √©tions tout excit√©s √† l’id√©e de voir enfin ce cher Papa No√™l et qui plus est dans notre belle demeure.

En suivant Maman dans le couloir qui menait vers la porte d’entr√©e, mon coeur se mit √† battre la chamade. Mon fr√®re ne tenait plus en place tellement il √©tait impatient.
Plus que quelques secondes et nous le verrions enfin …

****

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Soudain nous le v√ģmes ! il se trouvait l√† juste devant nous et il arborait un large sourire.
Incroyable mais vrai ! me dis-je avec stup√©faction tant j’√©tais surprise de le voir ici, chez nous. Je n’en revenais toujours pas.

Il √©tait grand et plut√īt imposant. Il rev√™tait un manteau et un pantalon rouge vif qui ressemblaient aux images d’un livre que Maman avait l’habitude de nous faire montrer lorsqu’elle nous parlait de lui, lors des f√™tes de No√™l.

Mais l√†, il n’√©tait plus une image sur papier glac√©. Il √©tait bien r√©√®l et se tenait debout, juste devant nous.
Il portait une capuche de la même couleur que sa tenue, lui tombant sur le front et lui couvrant légèrement les oreilles.

Je dois bien avouer qu’au d√©but il me fit un peu peur sans doute √† cause de sa longue barbe blanche impressionnante qui lui mangeait le visage.
D’ailleurs, j’avais du mal √† distinguer ses traits. Je ne voyais que ses yeux √† travers ses lunettes ainsi que son nez.
C’est alors qu’il s’avan√ßa vers nous et de sa grosse voix, nous dit :

« Bonjour les enfants, je suis le P√®re No√™l ! Vous allez bien ? »

Mon frère et moi lui dirent en choeur :

« Oui ! »

« Et, avez-vous √©t√© bien sage ? »

« Oui ! »

Nous étions tellement intimidés que nous répondions invariablement la même réponse concise.

« Rapprochez-vous les enfants. Vous savez, j’ai fait un tr√®s long voyage pour venir ici dans votre maison et je ne pourrai pas rester tr√®s longtemps car j’ai d’autres maisons √† visiter »

Tout en continuant √† parler, le P√®re No√™l s’asseya sur une chaise car il disait √™tre fatigu√© de son long voyage. Il nous souriait constamment puis nous demanda √† nouveau de venir pr√®s lui.

Nous √©tions quelque peu r√©ticents √† cause de son imposante barbe blanche qui nous faisait peur mais heureusement que Maman √©tait l√† pour nous rassurer. Elle nous demanda d’aller lui faire un bisou car elle nous dit qu’il √©tait tr√®s gentil d’√™tre venu de si loin pour nous apporter nos cadeaux.

A peine eut-elle prononc√© le mot magique « cadeau » que nous commen√ß√Ęmes √† nous d√©rider et venir timidement vers lui.
Chacun notre tour, nous embrass√Ęmes tant bien mal ses joues qui √©taient envahi de barbe soyeuse, ondul√©e.

****

A un moment donné, il mit sa main gantée sur mon épaule et me demanda :

« Comment t’appelles tu jolie petite fille ? »

« C√©cile » r√©pondis-je toute intimid√©e.

« Et toi petit gar√ßon ? Comment t’appelles-tu ? »

« Olivier »

« Vous m’avez dit tout √† l’heure, que vous aviez √©t√© bien sages. C’est vrai, les enfants ? »

« Oui » r√©pond√ģmes nous en choeur.

« C’est tr√®s bien les enfants. Et n’oubliez pas, il faudra toujours √™tre bien sages entre vous deux ainsi qu’avec vos parents. Vous me le promettez C√©cile et Olivier ? »

« Oui ! »

« Merci, vous √™tes tr√®s gentils. Vous savez, j’ai apport√© tous les cadeaux que vous m’avez demand√© dans vos lettres. J’esp√®re que vous les aimerez ! »

« Oui ! »

« Je suis tr√®s content d’√™tre venu chez vous ! Vous √™tes vraiment de gentils enfants. Mais je voulais vous dire aussi qu’il y a une b√™tise que vous faites toujours et pourtant, vous m’aviez promis dans vos lettre que vous ne recommenceriez plus. »

Mon fr√®re et moi le regard√®rent interloqu√©s car nous ne comprenions pas de quelle promesse il voulait bien nous parler mais au bout de quelques instants je compris de quoi il s’agissait.

« C√©cile, J’ai vu que tu su√ßais encore ton pouce » me dit-il de sa grosse voix mais toujours dans un large sourire.

« Oui » r√©pondis-je honteusement.

« Ce n’est pas tr√®s grave C√©cile mais il faudra me promettre que tu feras attention de ne plus sucer ton pouce. D’accord petite C√©cile ? Et c’est pareil pour toi Olivier. D’accord les enfants ?

« oui »

« Je suis content de vous avoir vu les enfants. Surtout, travaillez bien √† l’√©cole et soyez toujours gentils entre vous deux ainsi qu’avec vos parents. Papa No√™l est vraiment fier de vous deux ! Maintenant, je vais devoir partir car j’ai d’autres enfants √† voir et plein de cadeaux √† livrer »

Sur ces belles paroles, le Père Noêl se leva de sa chaise et se pencha pour venir nous embrasser chacun notre tour.
Après nous avoir fait la bise, il nous dit au-revoir de la main.

« Au-revoir C√©cile et Olivier ! Amusez-vous bien avec vos jouets ! »

Il tourna les talons et repartit comme il √©tait venu par la porte d’entr√©e.

****

Je n’en revenais toujours pas ! On aurait dit un r√™ve mais non, c’√©tait bien r√©√®l ! et nous venions de voir enfin le P√®re No√™l.
M√™me si au d√©but nous avions eu un peu peur de lui, on √©tait triste √† pr√©sent qu’il soit d√©j√† parti.

Mais je savais qu’il devait voir d’autres enfants et livrer encore plein de cadeaux alors je me disais qu’il ne fallait pas que je sois √©goiste √©tant donn√© qu’il √©tait venu chez nous pour nous donner les n√ītres.

Je l’imaginai alors dans un ciel √©toil√©, son tra√ģneau tir√© par des rennes en partance pour de nouvelles contr√©es, bravant le froid polaire afin de donner de la joie aux enfants du monde entier en leur apportant des jouets.

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Je repensais encore à sa grosse voix et me disais intérieurement que je ferais tout pour tenir ma promesse car il avait réalisé mon rêve : celui de le voir en personne.
Oui, le simple fait de l’avoir vu et entendu avait suffit √† ravir mon coeur de petite fille insouciante que j’√©tais…

****

C’est alors que Maman nous dit :

« Vous √©tiez contents de voir le P√®re No√™l ? »

« Oui ! » nous empress√Ęmes de lui crier √† coeur joie.

« Vous avez vu les beaux cadeaux qu’il vous a apport√© ? Venez les voir ! »

Maman nous entra√ģna √† l’int√©rieur d’une pi√®ce et nous fit montrer les cadeaux qui reposaient sur la moquette. Nous √©tions √©merveill√©s devant tous ces jouets.

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« Wahou ! ils sont trop beaux nos v√©los, Maman ! » dis-je toute excit√©e.

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« Wahou ! Et la grosse bo√ģte de playmobiles Safari ! wahou ! trop bien ! t’as vu C√©cile ? »

« Oui, j’ai vu ! On pourra bien s’amuser ! Je suis trop contente ! »

 

 

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Mon frère et moi, étions vraiment très heureux car nous avions eu les cadeaux de nos rêves.

« Maman ? o√Ļ il est Papa ? Il √©tait pas l√† quand le Papa No√™l est venu » dit Olivier en faisant une moue boudeuse.

« Il √©tait aux toilettes, mon coco. Mais ce n’est pas bien grave, il le verra l’ann√©e prochaine. Vous √™tes contents que le Papa No√™l soit venu chez nous ? »

« Oh oui ! en plus il avait une tr√®s grosse barbe ! Maman ? il doit √™tre tr√®s vieux le Papa No√™l ! Sa barbe, elle √©tait toute blanche ! » dit Olivier en faisant la grimace.

« Oui,mon coco, tu as raison, il est tr√®s vieux »

Soudain notre père fit son apparition.

« Coucou les enfants ! j’√©tais √† l’√©tage. Maman m’a dit que vous aviez vu le P√®re No√™l pendant que je n’√©tais pas l√†. Comment il √©tait ? Il √©tait gentil avec vous ? »

« Oui, tr√®s gentil, Papa ! » s’empressa de lui r√©pondre Olivier.

« Et il nous a donn√© tous les jouets qu’on voulait ! les v√©los et les playmobiles ! » lui dis-je en souriant.

« Je suis content pour vous deux ! Ce sont de bien beaux cadeaux qu’il vous a apport√© pour No√™l ! Moi, je n’ai pas pu le voir mais promis la prochaine fois je le verrai »

« Les enfants, il se fait tard » dit Maman. « Il faudra aller vous coucher maintenant et demain vous pourrez jouer avec vos playmobiles. D’accord ? Comme √ßa, vous pourrez vous amuser toute la journ√©e avec vos jouets. Et vous avez vu comme la bo√ģte √©tait tr√®s grosse ? »

« Oui Maman, c’est vrai. La bo√ģte, elle est g√©ante ! Et demain on pourra mieux jouer, hein Olivier ? » dis-je en regardant mon petit fr√®re de connivence.

« Oui ! super ! Ce sera trop bien demain ! Tu viens C√©cile ? on va regarder encore la bo√ģte »

Et nous voici tous les deux en train d’examiner sur toutes les coutures la fameuse grosse bo√ģte de playmobiles Safari tout en nous exclamant sur les petites images qui se trouvaient au dos de celle-√ßi.
Nous faisions des commentaires sur tel ou tel personnage en vantant les mérites de chacun.

****

Apr√®s nous √™tre soigneusement bross√© les dents, nos parents vinrent nous souhaiter une bonne nuit en nous embrassant l’un apr√®s l’autre.
Quelques instants plus tard, nous dormions à poing fermés.

Bien au chaud, sous mes draps, je rêvais à la venue du bon vieux monsieur à la barbe blanche qui nous avait apporté de biens jolis cadeaux.

Je rêvais également au lendemain qui serait le jour le plus merveilleux de la terre, lorsque nous nous amuserions mon petit frère et moi, avec nos jouets tant désirés.

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Le No√™l de mon enfance : Premi√®re partie

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J’ai toujours aim√© la magie de No√™l ainsi que tous les pr√©paratifs qui pr√©c√®dent ce si grand et bel √©v√®nement.
Quel plaisir de pouvoir se rem√©morer chaque instant de son enfance rien qu’en d√©corant le sapin de boules, de guirlandes scintillantes et d’ampoules √©lectriques multicolores.

C’est pourquoi j’ai d√©cid√© de vous raconter √† travers cette page, quelques anecdotes du No√™l de mon enfance pass√© √† Marseille, plus pr√©cis√©ment √† Sausset-Les-Pins.

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Un Noêl à Sausset-Les-Pins :

Je me souviens encore de mes noêls passés à Sausset-Les-Pins, dans notre charmante villa qui se trouvait dans un lotissement à Carry Le rouet à Marseille.
Ces noêls là étaient vraiment magiques !

Je me rappelle encore avec beaucoup d’√©motion, l’un d’entre eux o√Ļ mon fr√®re et moi avions re√ßu comme cadeaux, de magnifiques v√©los rouges tout terrain ainsi que toute la panoplie compl√®te des playmobiles cat√©gorie « Safari en Afrique ».

Vous me diriez alors que c’√©tait tout √† fait de bon augure √©tant donn√© qu’apr√®s avoir v√©cu 5 belles ann√©es √† Marseille ; mes parents, mon petit fr√®re et moi allions faire quelques ann√©es plus tard, notre premier voyage africain direction la Guin√©e √† Conakry.

Une petite parenth√®se s’impose : mes parents connaissaient d√©j√† la C√īte d’Ivoire puisque nous y avions v√©cu 1 an et demi avant de faire construire notre villa √† Sausset-Les-Pins. Par contre, mon fr√®re et moi √©tions beaucoup trop petits pour nous souvenir de l’afrique.

Et donc, pour reprendre mon histoire, lorsque nous avions reçu ces magnifiques cadeaux, je devais bien avoir 6 ans et mon petit frère 5 ans (année 1983).

 

Préparatifs avant Noêl :

Quelques jours avant Noêl, notre maman nous avait aidé à fabriquer deux petites crèches pour mon frère et moi que nous avions par la suite, installées dans nos chambres respectives.

Elles √©taient vraiment tr√®s jolies et le soir, lorsque je m’allongeais sur mon lit, j’adorais admirer la mienne tout en r√™vassant et en pensant au Papa No√™l qui ne tarderait pas √† venir dans notre maison pour nous donner nos cadeaux.

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J’√©tais √©merveill√©e et ne cessais de me dire que j’avais beaucoup de chance de pouvoir f√™ter No√™l avec mes parents et mon petit fr√®re.
Oui j’√©tais tr√®s consciente du bonheur que j’avais et je m’en d√©lectais chaque jour qui passait jusqu’√† ce que No√™l arrive enfin.

****

Au moment du coucher, en me glissant sous les couvertures, je ne manquais jamais de faire mes prières pour la Sainte Vierge Marie et son mari Saint Joseph afin que tout puisse bien se passer pour eux ainsi que la future venue au monde de leur enfant Jésus Christ.

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Il est vrai √©galement que je n’oubliais jamais de mentionner le Petit Papa no√™l car je me disais qu’il lui faudrait beaucoup de courage pour livrer tous ces cadeaux dans chacune des maisons et ce sans en oublier une seule, surtout par ce froid si glacial.

Oui, je voulais que Dieu prenne bien soin de lui afin qu’il puisse nous apporter sans encombres √† mon petit fr√®re et √† moi nos jouets et pourquoi pas d’autres petites surprises √©tant donn√© que nous avions tout fait pour √™tre des enfants tr√®s sages avec nos parents (c’est du moins ce que je pensais).

Je priais aussi pour ma petite famille et demandais assez r√©guli√®rement pardon (pratiquement tout le temps) au Seigneur et au Petit Papa No√™l d’avoir une fois de plus sucer mon pouce et ce chaque soir durant. Oui, je dois bien avouer que c’√©tait ma plus grande faiblesse enfantine et qu’il m’√©tait difficile de m’en d√©tacher.

Et ce, malgr√© le vernis au go√Ľt amer que ma m√®re prenait le soin d’appliquer tous les une fois par semaine car elle ne voulait pas que je me d√©forme la dentition.
En y repensant aujourd’hui, je me demande encore comment je pouvais bien faire pour continuer tout de m√™me √† sucer mon pouce alors que l’amertume du vernis √©tait bien prononc√©e !

Pour vous dire √† quel point j’√©tais totalement accro de ce satan√© pouce ! ce qui n’arrangea rien du tout puisque 2 ans apr√®s je fus oblig√© de porter un appareil dentaire puis par la suite des bagues inesth√©tiques pour redresser mes dents.
Oui une v√©ritable torture mais au moins je remercie encore mes parents (et mon dentiste) de m’avoir fait faire ce traitement d’orthodontie sinon je n’aurais jamais pu arborer un joli sourire, aujourd’hui.

Avec du recul, je me dis qu’un pouce peut bien faire des d√©g√Ęts sans qu’on s’en rende compte durant son enfance !

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Lettre au père Noêl :

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En √©crivant ma lettre au Papa no√™l et avant de la lui adresser par l’interm√©diaire de mes parents, je lui promettais que je ferais tout pour ne plus sucer mon pouce mais que si jamais je le faisais (sans faire expr√®s biens√Ľr), je lui demandais de bien vouloir ne pas trop m’en tenir rigueur.

J’esp√©rais donc secr√®tement qu’il me pardonnerait cette petite incartade involontaire et qu’il tiendrait plut√īt compte de ma gentillesse et du fait que je fus durant tout le mois de novembre et d√©cembre, une enfant tr√®s sage avec ses parents et son petit fr√®re (du moins c’est ce que je pensais puisque j’√©tais une vraie petite fille mod√®le : douce, polie et appliqu√©e).

Ensuite, je terminai ma lettre en le remerciant et en lui dessinant des petits coeurs au bas de la page pour lui prouver √† quel point je l’aimais beaucoup.
J’√©tais pour ainsi dire comme tous les enfants du monde entier qui souhaitaient tout simplement que le Papa No√™l leur apporterait tous les jouets dont ils avaient r√™v√© durant le mois de d√©cembre.

****

La Chrétienté :

Tout petits d√©j√†, Maman nous avait inculqu√© √† mon fr√®re et √† moi, les valeurs de la Chr√©tient√© car c’√©tait tr√®s important pour elle de nous transmettre ce que ses parents lui avaient appris √©tant enfant.

Pour ma part j’y croyais tr√®s fortement et j’aimais lorsqu’elle nous racontait l’histoire de la naissance de J√©sus Christ √† quelques jours de sa venue au monde…

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Elle nous parlait aussi de tout ce qu’il avait accompli en grandissant et ce que les hommes lui avaient fait subir avant de mourir sur la croix.

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J’aimais ces instants l√† car j’√©tais fascin√©e par la vie de J√©sus Christ : cet homme si bon qui ne ressemblait √† personne et qui avait tant souffert mais toujours pardonn√© √† son prochain.

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****

Le soir, mon fr√®re et moi ne manquions jamais de faire nos pri√®res avant de nous coucher car c’√©tait tout simplement ancr√© en nous et que nous y avions pris l’habitude gr√Ęce √† Maman.
Depuis mes convictions chr√©tiennes n’ont toujours pas chang√©es et je reste tr√®s croyante en ce qui concerne ma religion catholique.

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Petit spectacle de marionnettes :

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R√©guli√®rement, et m√™me assez souvent, notre Maman aimait bien nous raconter des petites histoires lorsqu’elle en avait le temps.
Je me rappelle que durant la p√©riode des f√™tes de No√™l, elle faisait tout pour nous faire plaisir en nous en racontant davantage d’histoires car elle adorait nous faire rire et nous rendre heureux.

On s’asseyait bien sagement face √† elle et on l’√©coutait attentivement.
Le plus souvent, elle nous racontait ses petites histoires comme √ßa, juste en improvisant et elle y arrivait fort bien. Il pouvait lui arriver √©galement d’utiliser des marionnettes-main ou encore √† fil pour agr√©menter ses contes invent√©es.

Et le simple fait d’enfiler sa marionnette-main ou encore de la faire se mouvoir √† l’aide de ses fils, suffisaient √† l’inspirer et √† commen√ßer le d√©but de son histoire.
Oui, elle aimait improviser et je dois dire qu’elle √©tait extr√™mement dou√©e pour inventer de biens jolies petites histoires qui nous fascinaient mon fr√®re et moi.

Elle nous racontait √©galement les contes traditionnels que tout un chacun conna√ģt bien, tels que : le petit chaperon rouge, Cendrillon ou encore Blanche Neige et les sept nains, ect…
Lorsque mon fr√®re et moi l’√©coutions et regardions la marionnette qui s’animait, le temps √©tait comme suspendu et nous √©tions totalement subjugu√©s par toute cette magie qu’elle d√©ployait devant nos yeux √©bahis.

Les marionnettes nous faisaient tant√īt rire selon certaines situations ou peur lorsqu’elle faisait son √©trange voix qui imitait celle d’un animal que l’on connaissait bien ou encore celle d’une sorci√®re ou d’un monstre d’un conte de f√©es.
Mon fr√®re et moi ne voulions jamais que le spectacle s’arr√™te et nous en redemandions toujours et encore afin que cela puisse continuer √† l’infini mais ne dit-on pas que les bonnes choses ont irr√©m√©diablement une fin ?

Je n’oublierai jamais ces merveilleux instants que je garderai toujours en m√©moire…
Il est vrai que parfois j’aurais aim√© me projeter dans le pass√© et me retrouver alors l’enfant que j’√©tais, en train d’√©couter et de savourer les belles histoires de Maman.

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Les belles décorations de Noêl :

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Je me souviens encore des belles d√©corations de no√™l que Maman avait pris le soin d’installer un peu partout dans notre grand salon.
Il y avait des accordéons de guirlandes dorées/argentées accrochés au plafond ainsi que de grandes images autocollantes sur les vitres des fenêtres représentants des scènes de noêl tels que des petits anges, des étoiles, des sapins ou encore des petits pères Noêl.

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Pour moi, le salon de notre maison semblait alors tout droit sortir d’un conte de f√©es tellement il √©tait magnifiquement bien d√©cor√© et qu’il s’en d√©gageait une telle magnificence que j’en √©tais subjugu√©e.
Je me rappelle aussi qu’√† ces moments l√†, cette pi√®ce m’apparaissait encore plus grande et d√©mesur√©e.

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Ne dit-on pas que tout peut nous para√ģtre plus grand lorsque l’on est un petit enfant ?
Pour moi, c’√©tait √ßa aussi la magie de no√™l : toutes ces belles d√©corations qui mettaient imm√©diatement dans l’ambiance et √©merveillaient mes yeux √† chaque fois que je les admirais.

 

Le soir du 24 décembre, avant la naissance de Jésus Christ :

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Ce soir l√†, Maman nous avait pass√© plein de disques de No√™l et l’int√©rieur de notre demeure baignait dans une chaleur humaine tr√®s intense.
En effet, nous avions chanté tous ensemble de très jolis chants de Noêl tels que :

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РPetit Papa Noêl,

– Vive le vent d’hiver,

– Mon beau sapin,

– No√™l blanc, ect…

 

Tous ces chants m√©lodieux √©taient si merveilleux qu’ils enveloppaient nos coeurs de joie. Je me sentais en symbiose avec ma famille et en s√©curit√© √† l’int√©rieur de notre chez nous.

Cette nuit là, fut une bien belle veillée de Noêl.

 

Le sapin et la crèche :

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Je revois encore avec mes yeux d’enfant ce superbe et haut sapin vert (en synth√©tique) orn√© de boules, de guirlandes scintillantes ainsi que de guirlandes √©lectriques multicolores qui l’illuminaient joliment.

Le sapin tr√īnait fi√®rement dans notre salon et il √©tait accompagn√© de sa jolie cr√®che que Maman avait construite de ses mains pour l’occasion (elle est tr√®s dou√©e pour faire en deux temps trois mouvements des merveilles avec de simples mat√©riaux : papier, colle, ruban, ect ou avec du mat√©riel de r√©cup√©ration).
Ah cette crèche ! Elle était vraiment magnifique !

****

La féérie de Noêl :

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Au moment o√Ļ notre salon fut plong√© dans le noir mais tamis√© par de doux √©clairages d’abat-jours, le spectacle fut tout simplement f√©√©rique !

Les petites ampoules multicolores du sapin clignotaient par intermittence et rendaient un effet très cosy à toute la pièce.
Les effets de lumières colorées qui se projetaient sur la crèche lui donnaient un aspect magique, presque surréaliste qui me faisait rêver.

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Les santons qui se trouvaient √† l’int√©rieur semblaient alors vivants comme s’ils √©taient sur le point de se mouvoir devant nos yeux √©merveill√©s.
Et devant un tel spectacle, je me mettais √† penser au Papa No√™l qui ne tarderait plus √† venir chez nous et me disait qu’il devait d√©j√† √™tre en chemin s’il ne voulait pas √™tre en retard.

J’avais h√Ęte d’arriver au lendemain mais restais patiente car j’adorais cette veill√©e de No√™l en famille !
Demain, mon fr√®re et moi aurions l’immense joie de pouvoir d√©couvrir nos cadeaux et d’y jouer avec.

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Pour lire la suite, cliquez sur Deuxième partie.

Pour ton anniversaire, Maman

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Je souhaitai faire ce petit article pour exprimer tout l’amour que je ressens pour toi Maman…
En ce jour d’anniversaire, ce 28 Novembre 2015 : ma ch√®re petite Mamounette d’amour que j’aime tant, je voulais te d√©dier cette page pour te dire √† quel point je t’aime et que je t’aimerai pour toujours et √† jamais…

Heureux Anniversaire Maman !

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Une petite surprise juste pour toi, en toute sinc√©rit√©…

Ma belle mamounette adorée

Te voici √† Namakia (Madagascar) √† l’√Ęge de 16 ans

 

Un petit souvenir de ton enfance :

Un jour, ta Ma√ģtresse (une Religieuse originaire de la Suisse qu’on appelait « Soeur Myriam ») vous aviez demand√© √† toi ( tu devait avoir 12/13 ans) et √† tes camarades de classe de bien vouloir apprendre par coeur une chanson d’√©cole dont vous veniez de recopier les paroles sur vos cahiers de chants.

De retour √† la maison, tu avais donc appris les paroles de ladite chanson mais comme tu n’aimais pas trop sa m√©lodie, tu d√©cidas d’en apprendre aussi une autre que tu aimais particuli√®rement et dont le titre √©tait : « Les Marionnettes » du chanteur Christophe. Un chanteur populaire qui √©tait tr√®s √† la mode √† cette √©poque l√† et qui avait pas mal de succ√®s.

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Certes, la chanson ne faisait pas partie du registre musical de l’enseignement auquel les instituteurs avaient pour habitude de partager avec leurs √©l√®ves mais qu’importe, du moment qu’elle te plaisait…

****

Le lendemain matin, durant le cours de chant, la Soeur Myriam d√©signa au hasard quelques √©l√®ves afin qu’il puisse chanter la fameuse chanson d’√©cole puis vint enfin ton tour…

Tu te levas alors de ton banc puis tu commen√ßas √† entonner les premi√®res notes de la m√©lodie que tu n’aimais pas beaucoup. Tu la chantas si parfaitement bien que la Soeur Myriam te f√©licita pour ta prestation. Avant de te rasseoir, tu te lan√ßas et lui demanda timidement :

« Soeur Myriam, j’ai appris aussi une autre chanson que j’aimerais vous chanter s’il vous pla√ģt… »

Quelque peu surprise, la Soeur Myriam te répondit :

« Une chanson ? Mais tu sais qu’elle ne comptera pas dans ta note car je vous avais demand√© de n’apprendre que cette chanson que tu viens de nous chanter. Mais bon, je veux bien que tu nous la chantes. Quel est le titre de cette chanson H√©liette ? »

« Le titre de la chanson est : « Les Marionnettes du chanteur Christophe… » lui dis-tu avec une petite voix mais n√©anmoins avec assurance et satisfaction car tu te r√©jouissais de pouvoir la chanter devant elle et tes camarades.

La Soeur Myriam ajouta :

« Mais ce n’est pas une chanson d’√©cole ? Bon, je veux bien que tu nous la chantes mais comme je te l’ai dit tout √† l’heure, elle ne sera pas not√©e. Vas-y H√©liette, on t’√©coute maintenant. »

Ce fut un tr√®s grand moment d’√©motion pour toi lorsque tu commen√ßa √† chanter les premi√®res notes des « marionnettes ». Tu √©tais un peu intimid√©e mais fi√®re de la chanter haut et fort et ce jusqu’au bout sans faire une seule fois trembler ta voix ni faire de fausses notes.

D’ailleurs, la Soeur Myriam ne put s’emp√™cher de te f√©liciter tellement tu l’avais merveilleusement bien chant√©e.
Quant √† Tes camarades ils n’avaient eu de cesse de t’encenser car eux aussi avaient √©t√© bluff√© par ta prestation musicale.
Il faut dire que tu avais une voix magnifique qui ne pouvait laisser quiconque indifférent lorsque tu te mettais à chanter toutes sortes de mélodies.

Et de toi m√™me, tu √©tais consciente de ce fabuleux don que tu avais mais tu restais modeste car tu n’aimais pas trop te mettre au devant de la sc√®ne. Cependant, tu n’avais aucune g√™ne √† chanter chez toi, dans ton cocon familial car tu t’y sentais pleinement heureuse et sereine.

Oui, chanter était ta passion et tes parents disaient de toi que tu étais le petit pinson de votre maison.
D’ailleurs, ne dit-on pas : « gai comme un pinson ». Un petit rappel s’impose pour ceux qui ne le savent pas : Les pinsons europ√©ens sont des oiseaux chanteurs et de ce fait les ¬ę Pinsonneux ¬Ľ les √©l√®vent pour participer √† des concours de chants.

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Je trouve que tes parents avaient bien eu raison de te comparer à ce joli petit oiseau chanteur.

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D√©j√†, lorsque tu √©tais enfant (d√®s l’√Ęge de 8 ans) tu aimais beaucoup chanter et cette passion ne fit que s’accro√ģtre au fur et √† mesure jusqu’√† ce que tu atteignis ton adolescence o√Ļ tu pris √† ce moment l√†, un peu plus d’assurance par rapport √† ta voix.

Tous les dimanches matins, toi et ta famille aviez pour habitude d’aller √† la messe (√† la petite √©glise de Namakia √† Madagascar) et tu ne manquais jamais de chanter avec all√©gresse chaque chant religieux en faisant ressortir du plus profond de ton √™tre et de ton √Ęme toute la puissance de ta voix d’alto.

Etant de religion catholique, tu aimais beaucoup te rendre dans cette √©glise pour prier car tu avais la foi en notre Seigneur et que tu appr√©ciais chanter tous ces chants liturgiques que tu trouvais beaux et m√©lodieux. De plus, ils te permettaient de travailler ta voix et de l’embellir un peu plus davantage.

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Découverte des musiques de chambre :

Dans ton √©cole de Namakia (√† Madagascar), lorsque toi et tes camarades de classe aviez cours de dessin, ta Ma√ģtresse d’√©cole, la Soeur Myriam aimait bien vous faire √©couter ses vinyles de musique classique tel que le c√©l√®bre compositeur Wolfgang Amadeus Mozart ou encore Bethoveen, ect…

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Ce fut d’ailleurs √† cette p√©riode l√† que tu commen√ßas √† appr√©cier les musiques de chambre.

En effet, lorsque tu √©coutais ce genre musical, tu √©tais encore plus inspir√©e et ton imagination devenant fertile, tu prenais encore plus de plaisir √† dessiner (toi, tes fr√®res Christian et Francis ainsi que ta soeur Denise aimiez bien dessiner √† vos heures perdues car c’√©tait votre grande passion. Il arrivait √©galement que Christian, Francis et toi r√©alisiez des bandes dessin√©es. Tout ceci pour dire √† quel point vous √©tiez dou√©s pour le dessin dans la famille et ce d√®s votre plus jeune √Ęge.)

Un jour tu demandas √† la Soeur Myriam si elle pouvait te pr√™ter un de ses disques classiques, notamment le vinyle de Mozart (l’un de tes pr√©f√©r√©s) afin de pouvoir l’√©couter bien tranquillement chez toi.

Elle en fut d’abord agr√©ablement surprise puis te r√©pondit que oui car elle √©tait tr√®s fi√®re de constater que tu aimais bien la musique classique.
Et inutile de dire que tu t’en r√©jouissais d√©j√† √† l’avance car tu pourrais le r√©√©couter √† loisir et autant de fois que tu le voudrais.

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Lorsque tu avais du temps libre devant toi, tu ne pouvais t’emp√™cher de chanter car cela te procurait de la joie. Ta famille (Tes parents : Ir√®ne et Th√©odore ainsi que tes fr√®res et soeurs : Solange, Christian, Denise, Francis, Alain et Patricia) savait que tu avais beaucoup de talent en la mati√®re et que tu r√™vais d’√™tre une chanteuse.

Ta meilleure amie (Renée) le savait aussi puisque vous aimiez bien chanter ensemble vos airs préférés.

Il pouvait t’arriver de chanter rien que pour ta Maman ou ton papa ou m√™me devant tes soeurs a√ģn√©es (Solange et Denise) rien que pour le plaisir ou tout simplement parce qu’ils te le demandaient car ils aimaient bien √©couter ta jolie voix.

Dans ces moments l√† tu ouvrais ton coeur et ton √Ęme car tu adorais leur faire plaisir. Oui, tu avais le don magique de vouloir toujours les rendre heureux, les rassembler.

Ta Maman √©tait ta plus grande fan et elle te demandait souvent de lui chanter une ou plusieurs de ses chansons favorites des artistes suivants : Alain Barri√®re, Salvatore Adamo ou encore Charles Aznavour…

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Dans ces instants l√†, vous partagiez toutes les deux de grands moments de complicit√© et d’√©motion car tout comme toi elle aimait la musique alors le simple fait de voir ses jolis yeux noirs p√©tiller de bonheur suffisait √† te procurer une immense joie.

Ta soeur a√ģn√©e Solange aimait bien √©galement lorsque tu lui chantais les chansons de son artiste pr√©f√©r√©e : Dalida car elle trouvait que ta voix ressemblait beaucoup √† celle de l’artiste.

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En effet, tu arrivais facilement √† imiter la voix si particuli√®re de Dalida en roulant les R, si bien que Solange en √©tait totalement admirative. D’ailleurs, avant de chanter tous les airs pr√©f√©r√©s de son artiste, elle ne manquait jamais de te demander de chanter toujours en premier lieu sa chanson f√©tiche qui n’√©tait autre que « Gondolier » interpr√©t√©e par Dalida.

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Le plaisir de chanter en duo :

Souvent, il pouvait t’arriver de chanter avec ta meilleure amie « Ren√©e » (ton amie d’enfance) car en mati√®re de chant, vous √©tiez vraiment deux ins√©parables.
Vous chantiez √† tue-t√™te et d’ailleurs vos parents ne manquaient jamais de vous dire que vous aviez vraiment de la voix, toutes les deux !

Vous aimiez chanter ensemble toutes sortes de chansons des artistes suivants : Dalida, Salvatore Adamo, Marie Lafor√™t ou encore Christophe…

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Chanter, faisait parti de l’un de vos passe-temps favoris et il faut dire qu’√† ce sujet, vous vous accordiez fort bien…

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La passion pour le chant et la musique :

Le chant faisait donc parti int√©grante de ta vie et tout comme le peuple Malgache qui aime chanter (√† savoir que le Malgache a une √Ęme de chanteur et de musicien) tu avais la passion de la musique dans le sang.

Chanter pour toi √©tait comme une seconde nature…

Dans la maison de tes parents, vous aviez un transistor et tu aimais bien √©couter les derni√®res nouveaut√©s qui passaient sur les ondes. D√®s lors o√Ļ il y avait une chanson qui te plaisait, tu prenais tout de suite ton cahier pour y recopier les paroles de celle-√ßi afin que tu puisses l’apprendre par coeur et pouvoir par la suite la chanter.

Tu avais aussi un mange-disque qui te permettait d’√©couter tes vinyles pr√©f√©r√©s. Pour dire, √† quel point tu √©tais une grande m√©lomane et que pour toi c’√©tait tout √† fait impossible de vivre sans musique !

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Aujourd’hui, rien n’a chang√© puisque tu es toujours autant passionn√©e de musique et d’ailleurs nous avons les m√™mes go√Ľts musicaux toi et moi.

Cela peut aller de Kendji Girac, Lady Gaga, Enrique Iglesias, Florent Pagny √† Shy’m, Johnny Hallyday ou encore aux musiques d’ambiance des √ģles, jusqu’aux musiques de films telles que : la BO de 1492 Christophe Colomb, Gladiator ou encore Out of Africa…La liste n’est pas exhaustive.

Voici ta Musique du moment que tu adores écouter actuellement :

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Tes registres sont tr√®s vari√©s et on se ressemble beaucoup de ce c√īt√© l√† vu que nous sommes deux m√©lomanes…
Et non seulement tu es une passionn√©e de musique, mais tu adores aussi danser…

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La danse :

C’est d’ailleurs gr√Ęce √† toi si j’ai appris un jour, √† faire mes premiers pas de danse rien qu’en te regardant danser sur la piste…
Et depuis ce jour, je suis devenue (sans me vanter) une excellente danseuse tout comme toi…
Ce fut Papa qui t’appris √† danser car il √©tait lui-m√™me un excellent danseur qui savait d√®s son plus jeune √Ęge danser le rock, la valse, le paso doble, ect…

Et jusqu’√† pr√©sent, Papa et toi, dansez superbement bien et je dois bien avouer que j’adore vous regarder lorsque vous √™tes sur la piste de danse.
Concernant notre famille, je dois dire que la rel√®ve est bien assur√©e puisque la danse fait partie aussi de l’une de mes innombrables passions…

Du coup, on sait tr√®s bien danser (Toi, Papa et Olivier) ! si bien que les pistes de danses n’ont aucun secrets pour nous car nous avons le swing et le rythme dans la peau ! ce qui n’est pas donn√© √† tout le monde !

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Pour terminer ma page en l’honneur de ton anniversaire :

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Je voulais te dire que tu incarnes pour moi : la loyaut√©, la sinc√©rit√©, l’honn√™tet√©, la temp√©rance, l’harmonie et la g√©n√©rosit√© sans oublier l’√©clat de ta beaut√© dont j’ai h√©rit√©…

Et moi je suis fi√®re d’√™tre ta fille, d’√™tre ta petite C√©cile…

C’est pourquoi je souhaitai te d√©dier cette page en ton honneur car je trouve que l’on ne dit jamais assez « je t’aime » aux personnes que l’on aime…

Aujourd’hui comme hier et pour tous les autres jours √† venir : « Je t’aime Maman ».

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Je te souhaite un très bon anniversaire !

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Ta fille Cécile.

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Voici les paroles de la chanson : « Les Marionnettes » du Chanteur « Christophe » :

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Je vais, je vais vous les présenter

L’une d’entre elles est la plus belle
Elle sait bien dire papa maman
Quand à son frère il peut prédire
Pour demain la pluie ou bien le beau temps

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Je vais, je vais vous les présenter

Chez nous √† chaque instant c’est jour de f√™te
Gr√Ęce au petit clown qui nous fait rire
Même Alexa cette pauvrette
Oublie, oublie, qu’elle a toujours pleur√©

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Elles vous diront, elles vous diront
Que je suis leur ami, que je suis leur ami
Que je suis leur ami, leur ami, leur ami

 

Une charmante bestiole

1990 : Tchad √† N’Djamena :
Je me souviens encore de cette ann√©e l√† o√Ļ j’avais exactement 13 ans et mon fr√®re 12 ans…
J’√©tais d√©j√† une tr√®s grande passionn√©e de cin√©ma et j’adorai notamment tous les films fantastiques et futuristes…
La vid√©oth√®que : « SAVI » :

videothequeUn jour, que j’√©tais en train de regarder les jaquettes de films dans leurs boitiers VHS qui √©taient soigneusement align√©es et rang√©es √† l’int√©rieur des grandes √©tag√®res de la vid√©oth√®que « SAVI » ; je fus attir√©e par le titre d’un film que je n’avais encore jamais vu… : « GREMLINS »…

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Tout √† fait √† droite de l’√©tag√®re, vous pouvez aper√ßevoir le titre du film : Gremlins

Ce titre √©tait vraiment tr√®s √©trange mais surtout tr√®s accrocheur puisqu’il avait r√©ussi √† √©veiller ma curiosit√©…
Rapidement ; je lus le sujet du film et fus tout de suite tr√®s enthousiasm√©e par son histoire…

18462089.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxTitre original : Gremlins
Réalisé : par Joe Dante
Durée : 1H45
Date de sortie : 5 Décembre 1984 en France
Genre : Fantastique
Pays d’origine : Etats-Unis

Sujet du film :
L’inventeur Rand Peltzer veut offrir √† son fils Billy une √©trange petite cr√©ature, craquante comme une peluche, un « mogwa√Į », d√©nich√© chez un vieil antiquaire chinois.
Celui-ci ayant refus√© de lui vendre la bestiole, c’est son petit-fils qui le c√®de √† Rand en lui expliquant les consignes indispensables au bon entretien d’un tel animal : ne jamais l’exposer √† l’eau ni √† la lumi√®re et ne pas le nourrir apr√®s minuit.

Je venais √† peine de ranger dans mon sac, les 7 VHS que j’avais s√©lectionn√© (pour la semaine) chez « SAVI » ; que je pensai d√©j√† √† vouloir regarder √† tout prix, le fameux film fantastique « GREMLINS »…
En tous les cas ; ce serait tr√®s certainement celui-√ßi que j’insisterai aupr√®s de mes parents de regarder en premier ; parmis tous les autres VHS…
D’ailleurs, j’avais h√Ęte de rentrer √† la maison et d’y retrouver mon petit fr√®re afin de lui parler de ma petite trouvaille…

Un samedi soir en famille au Tchad : Soirée Cinéma :
Soir√©e « GREMLINS » :

18860808.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMon petit fr√®re et moi avions les yeux riv√©s sur l’√©cran et on ne loupait pas une seule miette du fameux film : « GREMLINS »…

Maman et Papa aimaient bien aussi regarder, le film…Mais disons que mon cher Papounet n’√©tait pas autant r√©ceptif que ma Mamounette car disons-le : mon Papa n’aime pas trop les films fantastiques avec des bestioles ; surtout avec ce genre de bestiole un peu loufoque et d√©jant√©e ; c’est pas trop son truc…

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Voici le Chef des Gremlins

Par contre, en ce qui nous concernait ; mon fr√®re et moi, pas de soucis ; nous √©tions totalement subjugu√©s par chacune des sc√®nes qui se d√©roulaient devant nos yeux…
D’ailleurs, au fur et √† mesure ; le film devenait de plus en plus int√©r√©ssant et m√™me effrayant…

gremlins-1984-01-gUne fois le film termin√© ; mon fr√®re et moi n’arr√™tions pas d’en parler ; m√™me au moment du coucher ; tellement nous l’avions bien appr√©ci√©…

GREMLINS_2_THE_NEW_BATCH-8Et comme nous partagions la m√™me chambre ; je peux vous dire qu’on s’en donnait √† coeur joie…
Allong√©s dans nos lits respectifs ; nous ne voulions pas dormir et on n’avait de cesse de chantonner le fameux chant interpr√©t√© par le si mignon Gizmo ; le h√©ros de GREMLINS..

Je vous invite à découvrir ce joli chant en cliquant sur la vidéo çi-dessous :

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Gremlins1984Réal. : Joe Dante

Le lendemain :

La magie du film ne s’√©tait toujours pas √©vapor√©e ; bien au contraire…
Mon fr√®re et moi ; on aimait bien parler de chacune des s√©quences du film ; surtout de la fameuse sc√®ne √† l’int√©rieur de la cuisine ; o√Ļ la m√®re de Billy, arm√©e de son grand couteau de cuisine √©tait en train d’√©pier chaque recoins sans se douter une seule seconde que l’un des Gremlins s’√©tait cach√© √† l’int√©rieur de l’un de ses placards…

GizmoOn adorait discuter de cette sc√®ne qui ne manquait pas de suspens et qui √©tait pour nous ; le moment le plus effrayant du film…

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Les vacances de Noêl : Décembre 1990 :

joyeux-noel-sapin-rougeLorsque vint enfin les vacances de No√™l ; au moment de faire ma s√©lection de vid√©os VHS √† la Vid√©oth√®que « SAVI » ; je d√©cidai de relouer le fameux film « GREMLINS » afin de faire une petite surprise √† mon petit fr√®re qui j’en suis certaine, serait ravi de le revoir avec moi..

Gizmo_dEt comme je m’y attendai ; Olivier en fut totalement enthousiasm√© ; et √† en juger par ses yeux fix√©s sur l’√©cran de notre t√©l√©viseur et ses commentaires sur certaines sc√®nes ; cela voulait dire qu’il √©tait devenu un fan de ce film ; tout comme moi, d’ailleurs…

gremlins-1984-06-gEt disons-le : nous avions √©t√© totalement conquis par ces charmantes bestioles…
Puis comme √† notre accoutum√©e ; √† la fin du film ; on aimait bien chanter ensemble le c√©l√®bre air du charmant h√©ros : Gizmo…

gremlins_gizmo_sipa_culturebox_1611 » laaaa, laaaa, lalalalala…lala… »
Une bien douce m√©lodie que l’on n’a jamais p√Ľ oublier, ni lui, ni moi ; et ce ; jusqu’√† aujourd’hui…
Et m√™me que de nos jours ; il suffit juste que je sifflote ce petit air pour que mon fr√®re s’en souvienne imm√©diatement ; tellement il a d√Ľ en garder, sans aucun doute ; un excellent souvenir depuis ce fameux jour o√Ļ nous avions regard√© en famille, pour la premi√®re fois « GREMLINS » ; dans notre maison √† N’Djamena, au Tchad…
Oui, un excellent souvenir que je n’oublierai jamais… et que je tenais √† en retracer le r√©cit ici, dans mon blog…

Guerre ethnique au Tchad en 1990

Le Tchad :

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Le Tchad est un pays d’Afrique Centrale sans acc√®s √† la mer, situ√© au sud de la Libye, √† l’est du Niger et du Nigeria, au nord du Cameroun et de la R√©publique centrafricaine et √† l’ouest du Soudan.

G√©ographiquement et culturellement, le Tchad constitue un point de passage entre l’Afrique du Nord et l’Afrique noire.
Sa capitale est N’Djamena.

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Histoire du Tchad :

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Voici le Président du Tchad : Idriss Déby

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Le Tchad, qui a fait partie des possessions Africaines de la France jusqu’en 1960, a subi 3 d√©cennies de guerre ethnique ainsi que des invasions par la Libye avant de retrouver une certaine paix en 1990.

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Voici des Goranes

Une paix qui ne dura h√©las pas tr√®s longtemps…

Je vais d’ailleurs vous raconter un bien mauvais souvenir que j’ai v√©cu (ma famille et moi) et dont je n’oublierai jamais…

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Voici mon histoire : Guerre ethnique :

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Par une belle matin√©e ensoleill√©e (nous √©tions le 2 D√©cembre 1990 et j’√©tais alors √Ęg√©e de 13 ans) nous re√ß√Ľmes un appel t√©l√©phonique nous annon√ßant qu’il y avait des rebelles qui venaient d’envahir N’Djamena pour prendre le pouvoir…

C’√©tait un coup d’√©tat qui avait √©t√© organis√© par surprise sous le commandement du G√©n√©ral Idriss D√©by afin de ne pas √©veiller les soup√ßons du Pr√©sident Tchadien de l’√©poque : Hiss√®ne Habr√©, son ancien compagnon d’armes…

Ainsi, avec l’appui de la France, le G√©n√©ral Idriss D√©by voulait chasser Hiss√®ne Habr√© de son pouvoir…

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N’Djamena √©tait donc assi√©g√© par des rebelles (Goranes) qui voulaient renverser l’actuel gouvernement d’Hiss√®ne Habr√© et placer au pouvoir leur G√©n√©ral Idriss D√©by en tant que nouveau Pr√©sident de la R√©publique Tchadienne.

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Petite parenthèse :

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Voici Idriss Déby

Idriss Déby Itno, né en 1952 à Berdoba (au sud-est de Fada) est un homme politique Tchadien.

Le 2 d√©cembre 1990, avec l’appui de la France, il chasse du pouvoir son ancien compagnon d’armes Hiss√®ne Habr√© apr√®s une p√©riode de lutte arm√©e men√©e √† partir du Soudan et le remplace le 4 d√©cembre avec le titre de pr√©sident du Conseil d’√Čtat.

Il est ensuite d√©sign√© « Pr√©sident de la r√©publique du Tchad » le 28 f√©vrier 1991, apr√®s l’adoption de la Charte nationale).

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J’en reviens donc √† mon histoire…

Comme tout coup d’√©tat Africain, ce fut la panique g√©n√©rale…

Apr√®s cet appel t√©l√©phonique, mes parents, mon fr√®re et moi, d√Ľmes pr√©parer nos bagages et prendre l’essentiel sans trop se charger.

Ce que nous f√ģmes assez rapidement car il fallait au plus vite quitter notre maison de fonction afin de rejoindre un √ģlot¬†(une maison r√©quisitionn√©e sous le commandement de l’arm√©e de Terre Fran√ßaise « Epervier » et qui y regroupait une petite minorit√© d’expatri√©s Fran√ßais tout comme nous…)

Les bagages faits et nos 3 chats install√©s dans leur sacs de voyage respectifs, nous part√ģmes direction cet √ģlot, en voiture.

Au cours de notre trajet, nous nous retrouv√Ęmes subitement nez √† nez devant un tank de l’arm√©e Fran√ßaise et je peux vous dire que la vision de cet √©norme engin fut tr√®s impressionnante car son canon √©tait tourn√© en notre direction…

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L’espace d’un instant je crus d√©faillir tellement j’avais peur…

Tout de m√™me, ce n’est pas tous les jours que l’on se retrouve face √† face devant un tank…

Et pourtant ma famille et moi en faisions l’horrible exp√©rience.

J’en garde d’ailleurs un tr√®s mauvais souvenir…

Mis √† part cette mauvaise rencontre lors de notre trajet, nous trouv√Ęmes enfin l’adresse de l’√ģlot.

Une fois notre voiture gar√©e dans le jardin de celui-√ßi, tout pr√®s du portail (nous n’avions pas le choix puisqu’il y avait d√©j√† un bon nombre de voitures qui √©taient gar√©es en √©pis) ; nous d√©cid√Ęmes de laisser nos 3 chats et nos valises √† l’int√©rieur de notre v√©hicule.

Mes parents d√©cid√®rent de sortir nos chats de leur sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus √† l’aise et ouvrirent √©galement un petit peu les fen√™tres arri√®res de la voiture afin qu’ils puissent mieux respirer.

Ensuite, tous les 4, nous rejoign√ģmes¬†le petit groupe d’expatri√©s qui se trouvait d√©j√† √† l’int√©rieur de l’√ģlot.

Une fois √† l’int√©rieur,¬†les heures pass√®rent et pass√®rent sans que quiconque ne vienne nous sauver.

Ma famille et moi √©tions tr√®s inquiets car on avait l’impression d’√™tre abandonn√©s et vraiment coup√©s du monde…

C’√©tait interminable cette attente¬†et cela √©tait d√Ľ en grande partie √† cause de la mauvaise strat√©gie de l’arm√©e de terre Fran√ßaise et du Quai d’Orsay (le Minist√®re des affaires √©trang√®res).

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Le temps passait irr√©m√©diablement lorsque soudain 2 goranes (des rebelles Tchadiens) arm√©s de leur kalachnikov et muni d’un pistolet, firent irruption dans le jardin en r√©clamant qu’ils voulaient juste une voiture (afin de pouvoir s’enfuir de N’Djamena, selon les dires du gardien de jour Tchadien de la maison).

photo-280085-LEt malheureusement, comme notre voiture se trouvait √™tre gar√©e pr√®s du portail,¬†vous devinez alors la suite…

Pourtant, il y avait bien un autre v√©hicule gar√© tout pr√®s de notre voiture et ce, juste en face du portail et qui se trouvait √™tre un 4X4 tout terrain…

Ce 4X4 √©tait vide,¬†c’est √† dire : sans aucun bagage et qui plus est sans animaux…

Mes parents ne voulaient pas donner leur voiture pour les simples et uniques raisons qu’il y avait tous nos bagages ainsi que nos chats qui √©taient rest√©s √† l’int√©rieur.

Mes parents ont tout fait pour faire entendre raison √† ce propri√©taire du 4X4 (qui √©tait √©galement le propri√©taire de la maison) mais celui-√ßi ne voulait en aucun cas donner son v√©hicule car il avait peur et qu’il √©tait tout bonnement un l√Ęche…

Je me souviens encore de cet homme¬†et p√®re de famille qui se fichait totalement de notre sort…

Ce jour-l√†, je me suis m√™me dis que c’√©tait un √™tre immonde, √©goiste et totalement indigne qui aurait du alors se retrouver √† notre place √† cet instant l√†… Oui, une situation des plus affreuses qu’il aurait du subir lui aussi…

D’ailleurs, si jamais il lisait cet article (que je souhaite), je tenais √† lui dire ceci :

« Vous √©tiez une v√©ritable ordure ce jour-l√† ! Oui une lamentable ordure ! Et vous vous √©tiez comport√© comme un l√Ęche ! Comment avez-vous pu oser ne pas donner votre 4X4 rutilant √† ces deux Goranes ? Hein ? Pourquoi ? La r√©ponse est √©vidente. Vous ne vouliez pas donner votre voiture toute neuve ! Allez au diable ! esp√®ce de sale cr√©tin ! »

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Malgr√© un dialogue sans fin¬†√† b√Ętons rompus (vraiment pitoyable et grotesque) avec cet homme d√©nu√© d’intelligence et de bon sens (pour lui faire soit disant entendre raison) ; mes parents durent se r√©soudre au pire ; donner leur voiture car les rebelles commen√ßaient √† s’impatienter.

C’est alors que mon p√®re prit ses clefs de voiture et sortit dehors.

Ma mère le suivit afin de pouvoir sauver toutes nos affaires ainsi que nos chats dans le cas ou les rebelles leur donneraient peut-être cette éventuelle possibilité (Ce que ma mère et mon père espéraient vraiment).

Mon p√®re essaya donc¬†d’expliquer (par des gestes) aux goranes qu’il voulait r√©cup√©rer ses valises ainsi que ses chats.

Ceux-√ßi ne s’y oppos√®rent pas mais ils voulaient en contrepartie, que mes parents se d√©p√™chent au plus vite afin qu’ils puissent quitter les lieux.

Vu leur excitation et leur impatience, cela se voyait qu’ils voulaient fuir au plus vite N’Djamena √† cause de l’arriv√©e des troupes du G√©n√©ral Idriss D√©by.

Mais l√† encore,¬†mes parents n’eurent pas de chance…

En effet, mon p√®re n’arrivait pas ouvrir la porti√®re avant (droite) √† cause de la serrure qui √©tait d√©fectueuse et qui devait normalement √™tre r√©par√©e dans les jours √† venir.¬†C’√©tait vraiment pas de chance !

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Mon père dut batailler tant bien que mal avec cette satanée serrure mais heureusement, la portière finit enfin par céder !

Mais c’√©tait sans compter sur ces rebelles qui commen√ßaient de plus en plus √† s’exciter et √† s’√©nerver davantage…

L’un deux commen√ßa √† hurler en un dialecte incompr√©hensible car il pensait que mon p√®re avait fait expr√®s de leur faire cette ruse afin qu’ils ne puissent pas voler sa voiture.

C’√©tait un regrettable mauvais coup du sort qui s’acharnait une fois de plus contre nous…

De l√† ou je me trouvais, (derri√®re la grande baie vitr√©e du salon de la maison) je pouvais voir tr√®s nettement toute la sc√®ne et je peux vous dire que jamais je n’avais eu autant peur de ma vie…

C’√©tait horrible de voir mes parents confront√©s √† ces sales brutes de rebelles…

Je m’imaginais le pire et je n’avais pas si tort que √ßa…

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Le gorane qui n’arr√™tait pas de hurler et qui avait les yeux inject√©s de sang car il √©tait sans aucun doute drogu√©, pointa subitement le canon de son pistolet dans le dos de ma m√®re qui essayait de sauver nos 3 chats et quelques uns de nos bagages.

Si vous vous souvenez bien,¬†mes parents avaient d√©cid√© de laisser nos chats en dehors de leurs sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus √† l’aise √† l’int√©rieur de notre voiture.¬†Eh bien, heureusement qu’ils avaient eu cette id√©e…

Deux chats avaient pu s’√©chapper de la voiture gr√Ęce √† ma m√®re qui les avait lib√©r√©s en d√©grafant leurs laisses qui √©taient attach√©es autour de leur cou et qui les emp√™chaient litt√©ralement de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir…

Puis avec rage et d√©termination, elle les avait rapidement repouss√©s vers l’ext√©rieur de l’habitacle afin qu’ils puissent enfin se sortir de ce pi√®ge…

C’est vrai que ma m√®re avait fait preuve de beaucoup de sang froid ce jour-l√† car ces deux chats auraient pu ne jamais s’en sortir si elle ne les avait pas d√©tach√©s de leurs laisses…

Minouchkaya-et-son-petit-bebe-image-petite

Voici Minouchkaya (Vous savez, celle que j’avais sauv√©e in extr√©mis en Guin√©e √† Conakry)

Et donc, une fois délivrés, nos deux chats se mirent à courir très vite vers les buissons du jardin, tellement ils étaient effrayés.

Toujours avec autant de sans-froid, ma m√®re essaya de sauver tant bien que mal mon chaton blanc « Snoopy » qui s’√©tait cach√© sous le si√®ge avant du v√©hicule tellement il avait eu peur des Goranes mais h√©las, elle ne parvint pas √† le d√©livrer car il √©tait √©galement prisonnier de sa laisse qui l’emp√™chait de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir de cet enfer.

MON PETIT SNOOPYNO

Voici mon petit Snoopy…

Mais √† ce moment l√†, ma m√®re ne se doutait pas une seule seconde que le Gorane drogu√©, la visait dans le dos avec son arme √† feu…

C’est alors que mon p√®re qui avait observ√© les intentions de ce gorane fit un geste h√©roique…

Sans plus attendre, il tapa tr√®s fort sur le canon de la kalachnikov afin de rabaisser l’arme au sol et de d√©tourner la trajectoire de la balle.¬†Le canon se rabattit violemment contre le sol au m√™me moment o√Ļ ce gorane (drogu√©) avait appuy√© sur la g√Ęchette.

Soudain, j’entendis une d√©flagration.¬†Un bruit terrible et affreux,¬†me laissant paralys√©e sur place…

La balle tir√©e de la kalachnikov venait de tomber au sol.¬†Cette ordure de rebelle avait manqu√© son sale coup…

Par son geste, mon p√®re avait sauv√© la vie de ma m√®re…

Mais h√©las, il fut l√©g√®rement bless√© au niveau du ventre car la chaleur du bout du canon de la kalachnikov avait litt√©ralement transperc√©e sa chemise et donc √©gratign√© au passage sa peau, faisant appara√ģtre au bout de quelques instants, une petite¬†aur√©ole de sang qui maculait sa chemise.

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En voyant cette sc√®ne,¬†je d√©cidai de sortir de la maison car j’√©tais affol√©e et tr√®s inqui√®te.

Je sortis donc de la maison en courant...

Mais heureusement, une des personnes qui se trouvait √† l’int√©rieur stoppa ma course en me saisissant par la taille.

L’homme me plaqua contre lui et me dit tout doucement qu’il ne fallait plus que je fasse aucun geste…

En me stoppant dans ma course, j’eu le souffle coup√© et ne pu m’emp√™cher de pleurer (pas √† cause de la douleur mais par le fait que j’√©tais morte d’inqui√©tude pour mes parents).

Le geste de ce monsieur m’avait tout simplement sauv√© la vie car √† ce moment l√†, le deuxi√®me gorane me visait de loin avec sa kalachnikov…

Mon petit fr√®re qui se trouvait √† l’int√©rieur de la maison √©tait tr√®s angoiss√© car il venait de voir toute la sc√®ne.

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Je regardais mes parents au loin et je me disais que c’√©tait la fin du monde…

Le Gorane qui m’avait vis√©, attrapa brusquement le bras de son acolyte…¬†Je crois bien qu’il essayait de le r√©sonner.

La situation les échappait.

Et c’√©tait une certitude, mes parents ne pourraient pas sauver l’int√©gralit√© de leurs affaires, rest√©es dans le coffre de leur voiture.¬†

D’ailleurs, l’instant d’apr√®s, les goranes se pr√©cipit√®rent √† l’int√©rieur du v√©hicule et s’enfuy√®rent en roulant √† grande vitesse, ne laissant appara√ģtre derri√®re eux, qu’un √©pais nuage de poussi√®re de terre rouge…

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Ma m√®re √©tait sous le choc ainsi que mon p√®re…

Ils √©taient d√©sempar√©s et perdus…¬†Nous avions absolument tout perdu…

Nous n’avions plus aucun¬†bagage (les bijoux en or de ma m√®re qui √©taient des souvenirs de Madagascar et d’Afrique se trouvaient dans une de nos valises et ce fut un v√©ritable cr√®ve-coeur pour elle de savoir que ses biens les plus pr√©cieux furent entre les mains d’immondes salopards).

Mais dans ce terrible malheur, nous avions la chance d’avoir toujours nos deux chats qui avaient pu √™tre sauv√©s gr√Ęce √† Maman…

H√©las, ce ne fut pas le cas de mon chaton (que j’aimais tant) « Snoopy » qui √©tait rest√© coinc√© sous le si√®ge avant, c√īt√© conducteur de notre voiture…

J’imagine que ces ordures ont du l’abattre en le faisant souffrir (je ne sais de quelle mani√®re mais jusqu’√† aujourd’hui je pr√©f√®re ne pas trop y penser) vu que c’√©taient des sanguinaires !

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Mais ce que j’ai retenu le plus de cette atroce journ√©e dont je ne cesserai jamais de me la rem√©morer avec beaucoup d’√©motion et de tristesse ; c’est que nous avions fr√īl√© la mort de tr√®s pr√®s et que dans cet infernal chaos, nous avions eu l’immense chance de pouvoir rester en vie tous les 4…

Cela aurait pu mal se terminer mais je remercie encore le ciel d’avoir √©pargn√© nos vies… Qu’il ne soit rien arriv√© √† ma m√®re, ni √† mon p√®re (juste une l√©g√®re blessure due √† la br√Ľlure de la chaleur du canon de la Kalachnikov) et ni √† mon petit fr√®re !

Certes, on nous avait vol√© tous nos souvenirs de Madagascar et d’Afrique ainsi que nos biens les plus pr√©cieux ; sans oublier la perte de mon chaton mais dans tout ce drame, nous √©tions encore en vie et c’est ce qui est l’essentiel √† retenir finalement…

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En conclusion de mon histoire, je terminerai mon récit en vous disant ceci :

« La vie est ce qu’il y a de plus beau et de plus important sur cette terre… Elle n’a pas de prix… Elle est tr√®s pr√©cieuse et plus que jamais, elle vaut d’√™tre v√©cue…

Le Manguier voyageur

J’aimerais vous raconter un souvenir de la Guin√©e qui me touche particuli√®rement √† chaque fois que j’y songe lorsque j’ai de la nostalgie par rapport √† mon enfance pass√©e en Afrique…

A cette √©poque l√†, je devais bien avoir 9 ou 10 ans et je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier…

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Le manguier de l’√©vasion :

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Comme je vous l’avais d√©j√† racont√© lors de mes pr√©c√©dentes anecdotes, notre maison de fonction √©tait situ√©e en bordure de mer et sa fa√ßade faisait face √† un haut mur ajour√© d’alv√©oles par lesquelles on pouvait aper√ßevoir une magnifique plage de sable blanc…

Parfois, il pouvait m√™me arriver que l’un de nos 3 chats passait la t√™te √† travers l’une d’entre elles ; afin de regarder sans doute juste par curiosit√© ; ce qui se passait derri√®re…

Et au devant, tout √† fait √† droite de ce haut mur,¬†se trouvait un grand et bel arbre fruitier qui n’√©tait autre qu’un manguier…

La partie inf√©rieure des branchages de celui-√ßi venait se coucher litt√©ralement sur le dessus du mur qui √©tait incrust√© de brisures de verres de bouteilles tr√®s tranchantes afin de dissuader les voleurs de franchir le mur c√īt√© plage.

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Mon arbre à moi !
Un arbre qui √©tait pour moi comme un confident bien vivant et bien plus encore car il me transportait √† chaque fois que je le souhaitais, loin du monde r√©√®l dans des voyages extraordinaires, au-del√† des fronti√®res, dans les airs ! vers de nouvelles contr√©es…

J’adorais ce manguier qui me permettait de m’√©vader l’esprit et de r√©aliser chacun de mes r√™ves rien qu’en regardant de mes yeux √©merveill√©s, la mer, le ciel et les nuages si blancs…

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De mon arbre, juch√©e tout √† fait en haut de la cime, je pouvais aper√ßevoir toute l’immensit√© de l’oc√©an Atlantique et sentir ses agr√©ables odeurs d’algues et d’embruns…

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J’√©coutais avec all√©gresse le bruit du ressac de la mer mais aussi celui du vent, entrem√™l√©s par les cries de joie des quelques enfants Guin√©ens qui jouaient, non loin de l√†, sur la plage…

Tous mes sens étaient en éveil :
– La vue de ce superbe tableau repr√©sentait tant√īt, (suivant les jours) une mer houleuse ou lisse comme une ardoise…

– Le bruit des vagues me ber√ßait tandis que le souffle du vent de la mer venait me rafra√ģchir les yeux qui restaient l√©g√®rement pliss√©s √† cause de la force de celui-√ßi…

– Le vent me caressait tout doucement le visage et me procurait une v√©ritable sensation de bien-√™tre et de fra√ģcheur gr√Ęce √† sa ventilation ; tellemement il faisait extr√™mement chaud en Guin√©e…

Je me rappelle qu’√† ces moments l√†, je me sentais si sereine, si libre, si heureuse et¬†en totale harmonie avec la nature, la mer, le ciel et le vent…

Ce vent que j’aimais tant et qui faisait virevolter par moment, ma longue queue de cheval blonde qui venait me chatouiller le visage…

A ces moments l√†, j’avais l’impression de m’envoler tel un oiseau dans ce ciel si bleu, parsem√© de nuages et qui me fascinait tant…

Je respirais l’air marin √† pleins poumons et je me sentais libre face au vent de la mer comme si je gouvernais le monde entier…(exactement comme la fameuse sc√®ne du film « Titanic » ou le h√©ros « Jack » se sentait √™tre le « Roi du Monde »)

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Je me sentais √™tre la Reine de tout l’oc√©an Atlantique !¬†et pourquoi pas du monde entier tellement j’√©tais devenue une g√©ante dot√©e d’une force surnaturelle qui pouvait surmonter n’importe quel probl√®me et biens√Ľr pouvoir aider mon prochain en un claquement de doigt et ce, sans aucun effort, telle une h√©roine de bande dessin√©e…

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Oui, gr√Ęce √† mon arbre magique, je pouvais accomplir tout ce que je ne pouvais pas r√©aliser en tant qu’√™tre humain mortel sur cette terre…

Ce manguier me grandissait et me permettait d’√™tre au-dessus de tout, rien qu’en touchant son √©corce qui √©tait √† la fois douce et rugueuse..

Oui, je pouvais ressentir toute sa force…

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Gr√Ęce √† lui, j’avais des ailes virtuelles dans le dos et je pouvais tout combattre sans craindre qui que ce soit car je devenais invincible et intouchable gr√Ęce √† ses pouvoirs surnaturels qu’il m’avait transmise…

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Mon chat Poussy-cat :

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J’aimais bien √©galement, emmener avec moi mon adorable chat Poussy-cat que j’installais bien confortablement dans son panier en raphia.

Ensuite, je reliais ensemble les deux anses du panier par une épaisse corde en plastique en formant un triple noeud afin que cela soit bien solide.

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Puis je rattachais le bout de la corde √† une grosse branche bien costaude afin que mon chat puisse dormir en toute tranquillit√© sans risque que la corde ne c√®de et que celui-√ßi ne tombe en bas de l’arbre.

Ce que je tiens √† signaler, c’est que ce genre de d√©sagr√©ment ne lui √©tait encore jamais arriv√© car je faisais toujours tr√®s attention √† la robustesse de la corde et biens√Ľr √† la solidit√© de la branche √† laquelle son panier √©tait suspendu.

Et voil√† que mon chat dormait paisiblement dans son panier qui faisait de temps en temps des vas et vient tel un balan√ßier √† cause du vent o√Ļ tout simplement parce qu’il s’√©tait mis debout sur ses 4 pattes pour pouvoir changer de position.

A ces moments-l√†, il faisait remuer assez dangereusement son panier mais disons qu’il √©tait tr√®s habile puisqu’il ne perdait jamais l’√©quilibre et qu’il arrivait toujours √† stabiliser le fameux balan√ßier.

Le panier de mon chat était suspendu à la plus haute des branches, tout près de moi et souvent je me mettais à lui caresser le dos, le ventre et la tête tout en lui murmurant des mots doux.

Inutile de vous dire que nous √©tions lui et moi en totale symbiose…

Poussy-cat n’avait pas du tout le vertige et cela se voyait qu’il avait totalement confiance en moi puisqu’il arrivait √† dormir pr√®s de deux heures de temps dans son panier qui √©tait suspendu dans le vide…

Je crois m√™me qu’il adorait ces moments-l√† avec moi et biens√Ľr, c’√©tait r√©ciproque en ce qui me concernait.

Il faut dire que je l’adorais tellement mon Poussy-cat…

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Une petite frayeur :
Je me rappelle d’un certain jour…

J’√©tais debout sur une des grosses branches du manguier et je regardais l’oc√©an droit devant moi tout en r√™vassant.

Il pouvait m’arriver √©galement de cueillir une ou deux mangues bien m√Ľres que je pla√ßais ensuite √† l’int√©rieur d’un sac en plastique rest√© accroch√© √† l’une des branches de l’arbre.

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Je n’aimais pas les mangues √† l’√©poque ; par contre ma Maman en raffolait alors le plus souvent je les lui donnais.

Aujourd’hui, j’ai appris √† les appr√©cier et je dois bien avouer qu’elles sont devenues l’un de mes fruits exotiques pr√©f√©r√©es.

De temps en temps, j’aimais bien aussi regarder la villa de notre voisin qui se trouvait √† droite de notre manguier, derri√®re le haut mur de cl√īture.

Comme je me trouvais √† la cime de l’arbre,¬†j’arrivais facilement √† observer son jardin o√Ļ se baladaient deux grands l√©vriers Afghans gris qui ne pouvaient pas me voir tellement j’√©tais bien cach√©e parmi les feuillages de mon manguier…

J’aimais bien les regarder et de temps en temps je voyais √©galement un des domestiques sortir de la villa pour leur donner √† manger.

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A un moment donn√©, je voulais juste changer de position car j’avais un peu des fourmis dans les jambes alors je d√©cidai d’agripper une des branches afin de me soutenir puis une autre et encore une autre quand soudain je faillis basculer en arri√®re.

En effet, avec horreur je m’aper√ßus que je tenais dans ma main droite un esp√®ce de long b√Ęton, un peu mou…

C’√©tait un phasme ! un de ces horribles phasmes bizarres que je d√©teste tant !

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Petite parenthèse : Le Phasme :
Les phasmes sont des insectes herbivores qui se fondent dans leur environnement en imitant à la perfection des brindilles, des feuilles mortes ou vertes, voire des lichens.

On parle dans ce cas d’homotypie et d’homochromie (respectivement « m√™me forme, m√™me couleur ») et ce type de mim√©tisme est √† l’origine de son nom vernaculaire : le ¬ę B√Ęton du Diable ¬Ľ.

Ce camouflage est pouss√© jusque dans leur fa√ßon de se mouvoir, puisqu’ils se d√©placent lentement, par √†-coups, comme une branche ballott√©e par le vent.¬†La plupart peuvent √©galement rester parfaitement immobiles pendant des heures.

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Je poussai un grand cri¬†puis avec effroi et d√©go√Ľt je secouai fr√©n√©tiquement ma main puis illico presto cette esp√®ce de petite branche qui n’en √©tait pas une du tout tomba sur les graviers par terre, juste au pied de l’arbre…

Ameut√© par mes cris, le gardien de jour courut tr√®s vite vers le manguier o√Ļ j’√©tais perch√©e ; leva les yeux vers moi et me dit en fron√ßant les sourcils :

« C’est quoi C√©cile ! toi vu b√™te ? »

Du haut de mon arbre, Je lui répondis en criant :

« Oui Bas ! » (notre gardien de jour s’appelait Bas) « Il y a une grosse b√™te. Regarde ! Elle se trouve juste √† c√īt√© de toi. Regarde ! pr√®s de tes pieds. L√† ! L√† ! Il est toujours l√†, pr√®s de tes pieds ! »

Je lui d√©signai du doigt l’horrible bestiole qui marchait tr√®s lentement sur les petits cailloux blancs.

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Bas venait enfin d’aper√ßevoir le grand phasme…

Il le ramassa et le jeta tr√®s haut et tr√®s loin par dessus le mur de cl√īture puis l’horrible insecte vint alors s’√©craser sur le sable de la plage.¬†De l√† ou j’√©tais, j’avais vu toute la sc√®ne…

C’√©tait la seule et unique m√©saventure que j’avais eu sur mon arbre ! et heureusement !

Et je me rappelle que ce jour-l√† j’avais eu la trouille de ma vie surtout pour une personne telle que moi qui d√©teste tous les insectes √† part la coccinelle que j’arrive √† peu pr√®s √† tol√©rer…

Sinon en dehors de cette petite frayeur que j’avais eu, ce manguier √©tait pour moi un v√©ritable petit refuge dont j’adorais y passer des heures et des heures car il me permettait de voyager entre terre, mer et ciel comme si j’√©tais un oiseau ou tout simplement un des √©l√©ments de la nature tel que le vent…

C’est pourquoi, j’ai d√©cid√© √† travers cet article de l’appeler : Le manguier voyageur…

Je tenais absolument √† vous faire partager cette petite anecdote que je n’oublierai jamais car cela restera pour moi un de mes plus beaux moments magiques de mon enfance, pass√©e en Guin√©e √† Conakry…