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Son plus beau cadeau sur Terre ūüéĀ La suite…

L’hypnotisant et chaleureux feu de chemin√©e avec ses braises cr√©pitantes et rougeoyantes dans son √Ętre.

Oh ! Rien que d’y penser, elle avait presque h√Ęte !

Oui, un bon feu de chemin√©e qui lui r√©chaufferait le cŇďur et l‚Äô√Ęme durant l’hiver.

Entendre le doux son du bois craquer au contact des flammes dansantes et lumineuses lui ferait très certainement oublier sa forêt enchantée…

L’oublier un temps soit peu, c’est vrai, mais pas dans ses r√™ves nocturnes pendant que la neige se mettrait √† tomber dehors et finirait par la recouvrir int√©gralement d’un joli manteau d‚Äôune blancheur immacul√©e…

Voilà tout ce dont à quoi ce buffet en pin massif lui faisait penser…

√Ä toutes ces belles choses qui la rendaient infiniment heureuse…

Ah ! qu’elle aurait aim√©, √† cet instant pr√©cis, se retrouver dans sa merveilleuse for√™t !

Mais cela n’aurait pas √©t√© raisonnable, √©tant donn√© qu’il avait bien trop plu.

Tout ne serait donc qu’humidit√© et rien que d‚Äôy penser Mira en fut √©cŇďur√©e !

Non, il √©tait plus sage d’attendre que celle-ci redevienne bien s√®che comme elle l’√©tait il n’y a pas si longtemps.

¬ę Peut-√™tre apr√®s demain et biens√Ľr √† condition que Maman ne soit pas l√† ¬Ľ se dit-elle tout en baillant.

****

Mira attendait toujours bien sagement que sa Maman revienne mais elle trouvait que le temps √©tait de plus en plus long et commen√ßait s√©rieusement √† s’inqui√©ter de son absence prolong√©e.

Soudain, elle sursauta en entendant :

¬ę Cou-cou ! Cou-cou ! Cou-cou ! ¬Ľ

Le bruit provenait de l’horloge en bois qui se trouvait juste au-dessus de la porte de la cuisine.

Centr√©e au beau milieu de celle-ci ; une petite porte arrondie venait √† peine de s’ouvrir laissant surgir un oiseau qu’elle connaissait fort bien et qui avait le don de l‚Äôhorripiler.

Il s’agissait de ¬ę Canari ¬Ľ, le fameux oiseau de malheur qui se cachait √† l’int√©rieur et qui r√©apparaissait de temps en temps quand cela lui chantait.

Et là, il était en train de siffloter gaiement dans un son particulièrement aigu qui l’agaçait :

¬ę Cou-cou ! Cou-cou ! Cou-cou ! ¬Ľ

Elle le regarda d’un air mauvais et m√©prisant :

¬ę Mais tais-toi donc le Canari ! Pfff ! Oh la la ! On a compris le message ! Il est telle heure ! Et alors ? C’est pas la fin du monde que je sache ! ¬Ľ lui lan√ßa t-elle rageuse avec cette irr√©sistible envie de lui arracher le bec en deux temps trois mouvements pour qu‚Äôil puisse se taire une bonne fois pour toutes.

¬ę Cou-cou ! Cou-cou ! ¬Ľ continua de chanter le petit oiseau sans vergogne.

Il venait d’annoncer qu’il √©tait exactement 17H00.

Mira avait toujours aim√© cette bonne vieille horloge en bois qui devait tr√®s certainement dater de l’avant guerre.

Les jolies arabesques qui y √©taient grav√©es lui donnaient une allure des plus singuli√®re et d’une rare authenticit√©.

C’√©tait vraiment une magnifique horloge !

Par contre, le petit √™tre arrogant qui se renfermait dans ses entrailles n’avait pas le moins du monde sa gr√Ęce.

À dire vrai, elle le détestait.

Certes, c’√©tait peut-√™tre un bel oiseau avec son plumage jaune poussin des plus rayonnant mais elle n‚Äôarrivait plus √† supporter son sempiternel ¬ę Cou-cou ¬Ľ lui sortant de son minuscule bec orange vif.

Deux couleurs des plus criardes qui se voyaient à des kilomètres à la ronde !

C’est pourquoi elle aimait bien se moquer de lui en l’appelant : Canari.

Quant √† ses petits yeux noirs vifs et malicieux ; ils semblaient toujours la narguer lorsqu’il jaillissait subrepticement de son antre ferm√©e √† double tour.

Sans doute qu’il se sentait √† l’abri, l√† haut, √† l’int√©rieur de son refuge et qu’il savait fort bien que Mira n’aurait pas pu lui faire quoi que ce soit‚Ķ

Ah ! Comme elle aurait voulu l’attraper pour lui r√©gler enfin son compte !

Oui ! Pour toutes ces fois o√Ļ il avait eu l’audace de la faire sursauter en lui chantant √† tue t√™te ses infernales coucous r√©p√©titifs‚Ķ

¬ę Cou-cou ! Cou-cou ! ¬Ľ

Mais il ne perdait rien pour attendre celui-là…

Un beau jour, elle se vengerait. Elle ne savait pas encore par quel moyen mais elle finirait bien par trouver…

Elle l’observa encore. C’est fou comme il avait l’air vivant, l√† haut sur son perchoir en train de lui chanter la s√©r√©nade !

C’en était presque bluffant !

Monsieur Canari faisait son int√©ressant. Son grand show. Il devait tr√®s certainement se prendre pour Monsieur Rossignol alors qu’il avait une voix stridente de cr√©celle !

Mira ne le détestait pas tant que ça…

Non, c’√©tait bien pire. Elle le ha√Įssait !

Elle √©tait pourtant habitu√©e √† le voir quotidiennement et ce depuis pas mal d’ann√©es d√©j√† mais bizarrement, elle ne s’√©tait point faites √† son chant.

Non, celui-l√†, elle n’arrivait toujours pas √† l‚Äôingurgiter‚Ķ

Cependant, elle reconnaissait qu’il accomplissait fort bien son travail d‚Äôannonceur‚Ķ

Ah √ßa oui ! Et ce durant ces 5 ann√©es o√Ļ elle avait habit√© ici.

Et d’aussi loin qu’elle s’en souvienne, jamais encore il n’avait eu la moindre extinction de voix‚Ķ

Non ! Une vraie machine de guerre ce Canari l√† ! Et biens√Ľr n’ayant pas la moindre piti√© pour ses oreilles fines et si d√©licates.

Elle avait bien essay√© de se faire √† son chant o√Ļ encore de contr√īler ses sursauts lorsqu’il entonnait ses horribles coucou mais elle avait fini par jeter l’√©ponge…

C’√©tait tout bonnement impossible !

Résultat des courses : elle détestait toujours autant sa voix et continuait à tressaillir lorsque le volatile en bois sortait de sa cachette tel un clown machiavélique.

Dieu qu’elle le m√©prisait !

Mira l’observait encore lorsque soudain la petite porte en bois se referma enfin sur lui.

¬ę Pfff, il √©tait temps ! ¬Ľ soupira t-elle en regardant les grandes aiguilles noires de l’horloge.

Elles annon√ßaient qu’il √©tait d√©j√† 17H15.

¬ę Mais que pouvait bien faire Laura ? Elle n’√©tait toujours pas revenue ¬Ľ s‚Äôinqui√©ta t-elle en tournant la t√™te vers la porte d’entr√©e du salon.

****

Mira commençait à avoir une petite faim alors elle franchit le seuil de la cuisine dont la porte était restée grande ouverte.

Immédiatement, elle remarqua au loin une petite assiette garnie de madeleines dorées qui reposait sur la table centrale.

Juste √† c√īt√© de celle-ci se trouvait un bol √† anse accompagn√© d’une petite cuill√®re √† caf√©.

Mira n’aimait pas trop les madeleines car elles avaient tendance √† lui coller au palais et puis il faut dire aussi que ce n’√©tait pas trop sa tasse de th√©.

Son intérêt se porta donc sur le bol en porcelaine blanc à gros pois rouges.

Que pouvait bien t-il contenir ? se demanda t-elle en ne le quittant pas de ses yeux perçants.

Sa curiosit√© grandissait au fur et √† mesure qu’elle se rapprochait de la grande table.

Ses narines sentirent les effluves d’un parfum vanill√©.

Se pourrait-il que Laura lui ai préparé son dessert préféré ?

Une bonne et onctueuse crème dessert à la vanille ?

Hum ! Rien que d’y songer, Mira √©tait d√©j√† toute excit√©e √† l’id√©e qu’elle le d√©gusterait dans quelques secondes.

Un exquis dessert lacté rien que pour elle ! Elle en avait de la chance !

Et sa Maman avait bien veill√© √† le sortir du frigo √† l’avance car elle savait que Mira aimait le manger √† temp√©rature ambiante et non glac√©e.

Le go√Ľt s’en trouvait bien meilleur.

Décidément, elle avait vraiment une Maman en or.

C’√©tait donc √ßa la fameuse surprise que Laura lui avait concoct√©e ?

Pourtant, elle aurait jur√© que sa Maman lui avait bien dit qu’elle lui ram√®nerait un cadeau en revenant de ses courses.

Mira plissa les yeux de contentement.

Se pourrait-il alors qu’il y ait une deuxi√®me surprise ?

Elle s’appr√™tait √† d√©guster sa gourmandise lorsque soudain, elle entendit un dr√īle de bruit qui provenait du salon.

Ah ! Non ! Personne n’avait le droit de la d√©ranger lorsqu’elle √©tait √† table !

¬ę Fichu bruit ! Va t’en ! Et laisse moi savourer ce d√©licieux met ¬Ľ

Mira se pourlécha les babines, prête à attaquer son savoureux dessert.

¬ę Crrr, crrr, crrr ¬Ľ

Oh non ! Le bruit de tout √† l’heure venait encore de recommencer et cette fois-√ßi il ne s’arr√™tait plus.

¬ę Ah ! Mais c’est pas vrai √ßa ! Je ne peux vraiment pas √™tre tranquille aujourd’hui ! ¬Ľ

√Ä contre cŇďur elle laissa son assiette de c√īt√© et retourna vite sur ses pas.

Du seuil de la cuisine elle inspecta de ses yeux d’aigle le vaste salon.

¬ę Crrr, crrr, crrr ¬Ľ

Le bruit s’intensifiait davantage. C’√©tait un peu comme un grattement √† une porte mais elle n’arrivait pas √† d√©celer de quoi il s’agissait exactement.

√Ä l’aff√Ľt et aux aguets, elle avan√ßa √† pas de loup √† l’int√©rieur du salon tout en scrutant les alentours mais ce n’√©tait pas si √©vident que √ßa vu qu’il faisait √† nouveau sombre ici.

Nous √©tions en plein mois d’octobre et le soleil se couchait beaucoup plus t√īt.

Bient√īt il ne tarderait plus √† faire nuit noire.

¬ę Crrr, crrr, crrr ¬Ľ

Les sens en alerte, Mira épiait les moindres recoins de la pièce.

¬ę Crrrr, crrr, crrr ¬Ľ

Par moment, le grattement s’interrompait, rendant alors difficile la recherche de sa provenance.

¬ę Crrr, crrr, crrr ¬Ľ

¬ę Ah la la ! Fichu bruit ! Mais o√Ļ te caches tu ? ¬Ľ s’aga√ßa Mira.

Soudain All√©luia ! Elle cru voir quelque chose bouger l√†-bas, l√† o√Ļ √©tait plac√© son fauteuil.

Vite, sans plus attendre, elle couru en sa direction puis au dernier moment décida de se positionner juste derrière lui afin de mieux épier la chose qui remuait.

Ses yeux verts n’√©taient plus que deux fentes extr√™mement √©tr√©cis √† force de scruter dans la p√©nombre les contours de cette √©tranget√©.

Une √©tranget√© qui avait d√Ľ ressentir sa pr√©sence car √† cet instant pr√©cis, elle ne bougea plus du tout.

Sans doute, avait-elle entendu Mira…

¬ę Mince alors ! Allez ! Gratte encore salet√© ! Pourquoi tu bouges plus ? ¬Ľ marmonna t-elle entre ses dents.

Soudain, la bestiole recommença innocemment sa petite besogne sans prêter attention à Mira qui était à présent juste derrière elle.

Les yeux toujours √©tr√©cis √† l’extr√™me, Mira reconnut enfin le petit animal.

¬ę Quoi ! ? Ce n’√©tait qu‚Äôune vulgaire souris ! ? ¬Ľ s‚Äôindigna t-elle courrouc√©e et pr√™te √† lui bondir dessus.

Tout ce raffut n‚Äô√©tait d√Ľ qu‚Äô√† une insignifiante petite souris ?

Une souris blanche qui √©tait en train de gratter fr√©n√©tiquement avec ses pattes avant un coin fissur√© de la plinthe en bois du mur de droite. Celui-l√† m√™me o√Ļ se trouvait √† quelques centim√®tres son fauteuil en velours.

√Ä l’attaaaaaque !!

Toutes griffes dehors, Mira bondit en avant tel un boulet de canon mais au moment o√Ļ elle allait se jeter sur le rongeur ; celui-ci se faufila aussi vite que l’√©clair par un petit trou attenant √† l’√©troite fissure qu’il n’avait pas eu le temps d’√©largir.

¬ę Oh non ! Salet√© va ! T’as r√©ussi √† √™tre plus rapide que moi ! ¬Ľ pesta t-elle d√©pit√©e d’avoir pu manquer son coup.

Et dire qu’elle avait √©t√© √† deux doigts de lui r√©gler son compte !

¬ę Une vraie Speedy Gonzales ! celle-l√† ! ¬Ľ admit-elle avec une certaine fascination.

¬ę Mais tu ne perds rien pour attendre ! ¬Ľ souffla t-elle sournoisement.

¬ę En plus tu as os√© faire ta petite cachette juste √† c√īt√© de mon fauteuil. Ah la la ! Grave erreur, vilaine souris ! ¬Ľ s’insurgea t-elle en regardant d’un Ňďil l’int√©rieur du trou par lequel le rongeur s’√©tait introduit si l√Ęchement.

Mais hélas, celui-ci semblait totalement vide.

Speedy Gonzales s’√©tait bel et bien volatilis√©e.

Elle avait d√Ľ tr√®s certainement emprunter une des nombreuses galeries creus√©es par elle o√Ļ ses cong√©n√®res.

Car s’il y en avait une ; il devait alors y en avoir plusieurs‚Ķ

Elle prendrait alors son temps et un malin plaisir √† les pourchasser l’une apr√®s l’autre…

En tous cas, √† l’avenir, elle resterait vigilante car elle d√©testait que des intrus envahissent son territoire.

Speedy Gonzales et le Canari ne perdaient rien pour attendre…

Mira regarda autour d’elle.

Avec la venue impromptue de cette souris, elle ne s’√©tait pas aper√ßu que le salon √©tait √† pr√©sent plong√© dans le noir.

Elle ne craignait point la nuit mais elle commençait à se faire du mauvais sang pour sa Maman.

Elle jeta un Ňďil √† la porte d’entr√©e qui √©tait toujours obstin√©ment ferm√©e‚Ķ

Mais que pouvait bien faire Laura à cette heure si tardive ?

Pour passer le temps, elle décida de rester encore quelques instants devant le trou de la plinthe, histoire de voir si la souris finirait bien par en ressortir.

Mais Speedy Gonzales √©tait loin d’√™tre b√™te.

Ce soir, il √©tait √©vident qu’elle ne montrerait plus le bout de son museau.

Mira devait se résigner.

Elle commen√ßa √† b√Ęiller d’ennui et repensa √† nouveau aux douces paroles de sa Maman :

¬ę Je te ram√®nerai une petite surprise ma Mira ! Sois bien sage surtout ! ¬Ľ

Les répéter inlassablement dans sa tête lui permettaient de se rassurer et même si elle commençait à redouter le pire.

¬ę Pourvu que sa Maman n’ait pas eu un accident sur la route ¬Ľ se demanda t-elle tr√®s inqui√®te.

Mais il ne fallait surtout pas qu’elle perde les p√©dales.

Et pour cela, il valait mieux qu’elle resta positive en se disant que Laura ne tarderait plus √† revenir.

Soudain, elle repensa √† son onctueuse cr√®me dessert qu’elle avait bien failli oublier √† cause de la satan√©e Speedy Gonzales.

Celle-ci lui redonnerait du baume au cŇďur concernant son inqui√©tude pour sa Maman et lui permettrait √©galement d’oublier le f√Ęcheux petit incident qu’elle avait eu avec le rongeur.

****

Mira venait √† peine de terminer sa d√©licieuse cr√®me dessert √† la vanille lorsqu’elle repensa encore aux paroles de Laura :

¬ę Je reviendrai avec une petite surprise pour toi ma Ch√©rie. Sois bien sage surtout ! ¬Ľ

Voil√† ce qu’elle lui avait dit avant de refermer derri√®re elle, la lourde porte d’entr√©e en bois massif.

Elle ne pouvait s’emp√™cher de se la ressasser en boucle.

Elle revoyait aussi l’image de son doux visage souriant avec ce joli foulard rose pastel nou√© autour de son cou d√©licatement parfum√©.

Un parfum aux notes florales emport√© dans le sillage du vent frais de cet apr√®s-midi l√† et que Mira n’avait point oubli√©.

√Ä cette pens√©e, elle eut une boule dans la gorge. Sa Maman lui manquait…

Soudainement, elle entendit le Canari chanter :

¬ę Cou-cou ! Cou-cou ! ¬Ľ

Elle sursauta mais bizarrement ne lui en voulut pas.

Cet oiseau de malheur rompait le silence de plomb qui régnait dans la vaste maison et cela la rassurait.

Et m√™me si son ¬ę Cou-cou ¬Ľ √©tait d√©testable ; elle lui en √©tait quand m√™me reconnaissante‚Ķ

Et dire qu’il n’y a pas si longtemps, elle mourait d’envie de lui arracher le bec !

Ce n’√©tait plus le cas maintenant. Le Canari √©tait devenu son ami.

Il venait d‚Äôannoncer qu’il √©tait exactement 19H00.

Son inquiétude redoubla.

Jamais encore sa Maman n’√©tait arriv√©e en retard. Elle respectait toujours ses promesses…

Mais que faisait-elle alors ?

Elle regarda par la baie vitr√©e. Le jardin √©tait dans l’obscurit√© totale et il n’y avait pas √Ęme qui vive.

Sa Maman ne donnait pas de cours le samedi au lyc√©e et c’est pour cela qu’elle profitait toujours de ce jour pour faire ses courses.

¬ę Maman ! Reviens moi ! S’il te pla√ģt ! ¬Ľ

Elle faisait cet ultime vŇďu tout en regardant le ciel noir opaque d√©nu√© d’√©toiles‚Ķ

Soudain, elle entendit un cliquetis à la porte.

Incroyable mais vrai ! Sa demande avait-elle été exaucée ? !

Vite, le cŇďur battant et sans plus attendre, elle courut vers la porte et attendit.

Son impatience la rendait fébrile et très nerveuse.

Subitement, la porte s’ouvrit enfin en grand, laissant appara√ģtre sa douce et belle Maman qui lui lan√ßa :

¬ę Coucou ma ch√©rie ! Oui, je sais, je suis tr√®s en retard. Attends, je vais allumer. On n‚Äôy voit strictement rien ici ! ¬Ľ

Le grand lustre du salon s’illumina imm√©diatement, √©clairant toute la pi√®ce d‚Äôune intense lumi√®re qui faisait plaisir √† voir.

Ainsi, le salon retrouvait enfin son c√īt√© chaleureux et s√©curisant.

¬ę Oh ma Ch√©rie ! Tu as d√Ľ avoir peur toute seule ici dans le noir. Je suis vraiment d√©sol√©e ¬Ľ

Laura d√©posa son gros sac de provisions sur le carrelage puis s’empressa de fermer √† clef la lourde porte en bois.

Elle se retourna et regarda Mira avec une extrême douceur dans le regard.

¬ę Tu sais, je m’inqui√©tais pour toi ma Mira. Te savoir toute seule ici me tracassait. Mais je suis heureuse de te retrouver enfin. Allez, viens me faire un c√Ęlin ¬Ľ

Tout en s’accroupissant, elle tendit les bras vers elle mais Mira ne broncha pas.

Elle restait immobile sans ciller.

¬ę Que se passe-t-il ma Ch√©rie ? Tu me boudes ? ¬Ľ

Le regard vert de Mira était réprobateur.

¬ę Ah ! Je vois ! Tu m’en veux toujours. Mais tu sais ce n’est pas enti√®rement de ma faute. Il y avait beaucoup de monde au supermarch√© et lorsque je conduisais sur la route qui m√®ne chez nous ; j’ai d√Ľ faire un d√©tour √† cause d’un grave accident ¬Ľ

Les yeux verts de Mira s‚Äôarrondirent d’√©tonnement.

Mais alors l’absence prolong√©e de sa Maman √©tait donc d√Ľ √† cause de toutes ces choses ?

¬ę Tu m’en veux toujours ? ¬Ľ questionna Laura avec un petit sourire enj√īleur.

Avec de tels arguments ! Grand Dieu ! Biens√Ľr que non ! Alors, contre toute attente, elle se pr√©cipita avec h√Ęte vers sa Maman puis se caressa imm√©diatement tout contre elle en faisant ses pattes de velours.

¬ę Oooh ! Ma jolie Mira ! ¬Ľ s’exclama Laura avec une certaine √©motion dans la voix.

Mira ronronnait de plaisir en ne cessant de se caresser contre elle.

¬ę Mais toi aussi Maman ! Tu m’as manqu√©e ¬Ľ miaula t-elle d’une petite voix en la d√©vorant des yeux.

¬ę Oh ! J’aime quand tu me fais des c√Ęlins comme √ßa ma Mira ! ¬Ľ

Laura lui caressa affectueusement la t√™te puis passa sa main sous son ventre tout blanc et si soyeux. Elle savait que Mira aimait bien qu’on le lui caresse en faisant de grands vas et vient.

Mira ronronnait de plus belle. Elle était vraiment au septième ciel.

Laura lui fit ensuite un petit bisou sur le bout du nez.

¬ę Ah ! mais j’allais oublier ta surprise ! ¬Ľ s’√©cria t-elle subitement.

¬ę Attends, je vais la chercher dans le sac ¬Ľ ajouta t-elle en se relevant.

Quelques secondes plus tard, elle tenait dans sa main droite un sachet brillant qui ressemblait à un gros paquet de chips.

Mira le reconnut imm√©diatement avec son logo si particulier qui repr√©sentait l’empreinte d’un coussinet f√©lin.

¬ę Tiens ! Regarde ! C’est pour toi ma Mira ! ¬Ľ s’enthousiasma Laura en commen√ßant √† l‚Äôagiter de haut en bas.

¬ę Tu reconnais ce bruit ? ¬Ľ

Bien √©videment qu’elle le reconnaissait !

Et quand bien m√™me il y aurait eu tout un tas de vacarme autour ; elle l’aurait encore reconnu entre mille‚Ķ

Mira ne cessa de le fixer de ses grands yeux verts en amande pendant que sa Maman continuait de le lui agiter sous le nez.

¬ę Quel son merveilleux ! ¬Ľ miaula t-elle en ne le quittant pas des yeux.

Sa Maman venait de lui offrir un tr√®s joli cadeau : ses croquettes favorites d’apr√®s le coussinet dor√© qui √©tait dessin√© dessus.

Sa marque pr√©f√©r√©e ! Les savoureuses et fondantes croquettes de bŇďuf aux l√©gumes verts dont elle raffolait tant.

Mira ronronna de plus belle √† l’id√©e de bient√īt les croquer‚Ķ

Mais elle ne ronronnait pas que pour elles…

Est-ce que Laura s’√©tait aper√ßu qu’elle s’√©tait beaucoup inqui√©t√© pour elle ?

Et se doutait-elle un seul instant de l’immense amour qu’elle lui portait ?

Un amour qui surpassait tout le confort dont elle bénéficiait ici dans cette maison.

Un amour débordant qui ne pouvait être comblé et rassasié juste par des croquettes aussi affriolantes soient-elles.

Un amour qu’elle avait besoin de transmettre car elle n’√©tait peut-√™tre qu’une chatte de goutti√®re, un f√©lin ronronnant √† la moindre caresse ou victuaille ; elle n‚Äôen restait pas moins un √™tre vivant avec un cŇďur rempli de sentiments √† l’int√©rieur.

Un cŇďur qui n’oublierait jamais ce jour ou Laura l’avait adopt√©e un certain mois de juillet de l’ann√©e 2013 √† la SPA ; juste en √©tant attir√©e par ses miaulements de d√©sespoir, sans m√™me la voir !

Ce jour o√Ļ elle √©tait encore tenue prisonni√®re dans l’une de ces cages, enferm√©e √† double tour avec cinq autres amies comme elle qui attendaient en vain de se faire adopter mais sans aucun succ√®s.

Ce jour o√Ļ pourtant une certaine Laura avait su remarquer la d√©tresse dans sa voix √©raill√©e, √† force de miauler.

Ce jour qui avait changé irrémédiablement sa vie…

Une complainte que Laura avait su √©couter et qui l’avait alors guid√©e et men√©e jusqu’√† elle.

Elle, la chatte de gouttière aux yeux verts…

Et le coup de cŇďur fut r√©ciproque. Aussi bien pour l’une que pour l’autre‚Ķ

Une rencontre qui était sans doute écrite…

Le plus beau jour de sa vie…

Un jour √† jamais grav√© dans son petit cŇďur de f√©lin.

Un cŇďur qui avait enfin trouv√© sa Maman.

Une merveilleuse Maman qui l’avait sauv√©e et aim√©e de toute ses forces d’un amour inconditionnel‚Ķ

Un amour qui durerait encore et encore…

Son plus beau cadeau sur Terre…

 

Son plus beau cadeau sur Terre ūüéĀ

Mira s’√©tait endormie dans le large fauteuil en velours si doux et si confortable qui se trouvait tout pr√®s de la grande baie vitr√©e.

√Ä travers celle-ci, on pouvait voir un immense et magnifique jardin dont la pelouse venait tout juste d’√™tre tondue il y a √† peine deux jours et qui √©tait √† pr√©sent toute imbib√©e d‚Äôeau √† cause de l’interminable pluie.

Tout était redevenu calme dehors et peu à peu les petits moineaux revenaient se poser gaiement sur les branches dénudées des grands amandiers.
En haut de leurs cimes et par certaines ramifications de leurs branchages ; on pouvait remarquer quelques nids détruits.

Il faut dire que la temp√™te avait √©t√© d’une rare violence… Elle n’avait rien √©pargn√©…

Pourtant, à voir les moineaux sautiller de branches en branches tout en piaffant entre eux ; ils ne semblaient guère rancuniers au saccage de leurs petites demeures.

Sans doute que dans leurs langages d’oiseaux, ils prévoyaient déjà d’en reconstruire de nouvelles.

Par moment, ils venaient s’abreuvoir ou encore s’amuser dans les quelques flaques d’eau un peu boueuses qui s’étaient formées tels des petits cratères dans les zones clairsemées de la pelouse.

Finalement, la pluie tant méprisée leur avait apportée de l’eau pour se désaltérer mais aussi la joie de pouvoir faire la toilette de leurs plumages.

Et c‚Äô√©tait un spectacle des plus merveilleux que celui de pouvoir les observer en train de d√©ployer leurs petites ailes et secouer avec fr√©n√©sie leurs plumes faisant alors jaillir d‚Äôinnombrables gouttelettes d‚Äôeau autour d’eux.

Les moineaux avaient enfin retrouvé leur joie de vivre comme si la tempête n’était jamais apparue…

Mais ce n’√©tait h√©las pas le cas le cas pour tout le monde‚Ķ

Au centre du jardin, à l’intérieur d’un pourtour de galets blancs ; de hauts rosiers buissons de couleur rouge-Bordeaux avaient perdu de leurs splendeurs à cause des incessantes bourrasques de vent qui sans vergogne, les avaient entièrement dépouillées de leurs si jolies et gracieuses pétales.

Elles s’étaient envolées de part et d’autre du jardin et reposaient de-ci de-là sur l’immense pelouse telles de belles endormies.

Elles avaient √©t√© arrach√©es de force √† leur m√®re nourrici√®re et ne tarderaient pas √† s‚Äôab√ģmer puis √† se fl√©trir au fil des heures.

Mais pour l’instant, leur couleur rouge si profonde offrait un contraste des plus ravissant et romantique sur la vaste pelouse verte pomme.

La rageuse tempête n’avait pas réussi à détruire la magnificence de ce lieu habituellement si charmant par temps radieux…

Les oiseaux tout comme les v√©g√©taux semblaient vouloir oublier ses terribles affres en continuant leur vie bien paisible tout en attendant avec une certaine impatience la venue de ¬ę Monsieur Soleil ¬Ľ qui les r√©chaufferait de bon cŇďur de ses ardents et lumineux rayons.

****

La pluie s‚Äô√©tait arr√™t√©e de tomber depuis d√©j√† quelques bonnes heures mais toujours pas de Monsieur soleil √† l‚Äôhorizon…

Pourtant à cet instant même, le ciel venait de changer de nuance et sa couleur si grise de tout à l’heure s’était alors transformée en un joli bleu gris parsemé de gros nuages effilochés.

Des nuages qui n’allaient pas tarder √† s’√©vaporer selon les dires de l‚Äôannonce m√©t√©orologique diffus√©e hier soir √† la t√©l√©vision.

Cependant, Monsieur Soleil se faisait encore attendre et ne daignait toujours pas pointer le bout de son nez…

Que Diable attendait-il pour faire son entrée ?

Soudain, √ī Miracle ! les premiers rayons apparurent et commenc√®rent √† traverser les vitres des deux grandes fen√™tres du salon ainsi que celle de la baie vitr√©e ; caressant au passage, la t√™te de Mira qui reposait sur l’un des accoudoirs moelleux du fauteuil.

La douce lumière s’insinua davantage à l’intérieur de la pièce, la rendant alors beaucoup plus spacieuse et conviviale.

Elle finit ensuite par se projeter avec fougue sur les jolies courbes anatomiques de Mira et s’y attarda longuement en y faisant une jolie danse d‚Äôondulation.

Elle explorait ainsi ce corps endormi en ne cessant d’y dessiner à l’infini de douces vagues tels des tatouages éphémères.

Elle aimait jouer avec les sens de Mira mais que cherchait-elle exactement ?

Mira ne le savait que trop bien et faisait semblant de ne pas comprendre…

Elle ressentait les chaudes caresses des rayons du soleil lui réchauffer le corps mais elle ne voulait pas encore lui céder… Pas tout de suite… Pas maintenant…

De son c√īt√© Mademoiselle Lumi√®re mettait du cŇďur √† l‚Äôouvrage en se faisant de plus en plus pressante et insistante‚Ķ

Elle jouait de plus belle avec Mira…

Brusquement, comme si une mouche venait de la piquer ; elle fini par se lasser de ce petit jeu et décida de terminer son incessante danse lumineuse en s’installant sur le bout de son nez ; obligeant ainsi cette dernière à ouvrir peu à peu ses grands yeux verts en amande.

La lumière fut si forte que Mira dut les plisser afin de les accoutumer à son intense luminosité…

Il faut dire que depuis pas mal d’heures déjà, il avait fait très sombre dans cette pièce.

Elle se souvenait encore des myriades de gouttelettes de pluie qui n’avaient eu de cesse de se projeter avec fracas contre les vitres des deux fen√™tres ainsi que sur celle de la baie vitr√©e lui donnant alors un l√©ger mal de t√™te suivi d’une irr√©sistible envie de dormir et de rejoindre sans plus tarder son cher fauteuil si douillet.

Mais le soleil venait à présent la déranger juste pour la réveiller alors qu’elle ; elle voulait encore et encore dormir telle une Belle au bois dormant.

¬ę Soleil ! va-t‚Äôen ! Tu aurais d√Ľ venir avant‚Ķ C‚Äôest trop tard maintenant ! Je ne veux plus sortir de mon fauteuil si doux et si moelleux‚Ķ Et puis tu as beau √™tre le ma√ģtre de l‚Äôunivers que cela n‚Äôy changerait rien alors laisse-moi tranquille ¬Ľ

Mais Mademoiselle Lumière lui chuchota à l’oreille :

¬ę Tu dois te lever Mira ! Tu as des choses √† faire. Et puis, tu as suffisamment dormi, ne trouves-tu pas petite flemmarde ? ¬Ľ

¬ę Non, non‚Ķ Pourquoi viens-tu me r√©veiller ? Va-t‚Äôen ! J‚Äô√©tais en train de faire un merveilleux r√™ve‚Ķ Oh ! Et puis tu m‚Äô√©nerves ! OK ! Tu as encore gagn√© ! ¬Ľ

Sortant enfin de sa léthargie, Mira finit par ouvrir en grand ses jolis yeux verts irisés de constellations ambrées qui se voyaient davantage avec la lumière du soleil.

Elle se leva de son fauteuil et s’√©tira longuement √† cause des courbatures qu’elle avait attrap√©es √† force d‚Äô√™tre rest√©e trop longtemps endormie dans la m√™me position.

À chaque fin de repas, elle avait pour habitude de faire une sieste.

C’√©tait pour ainsi dire, le meilleur moment de toutes ses journ√©es mais aujourd’hui, son sommeil n’avait pas √©t√© r√©parateur √† cause du vacarme de cette fichue pluie qui lui avait donn√© un terrible mal de t√™te avant de s‚Äôendormir.

Et le comble de tout, c’est que celle-ci n’avait eu de cesse de tomber depuis 11 heures du matin jusqu’√† 15H30 ; de quoi la mettre de tr√®s mauvaise humeur…

Mais fort heureusement, elle ne le resterait pas bien longtemps vu qu’elle était d’une nature toujours très gaie et optimiste.

Elle fit un long b√Ęillement √† s‚Äôen d√©faire la m√Ęchoire mais c‚Äô√©tait beaucoup plus pour exprimer son agacement que celui d‚Äôune fatigue quelconque puisqu‚Äôelle n‚Äôavait point sommeil √† cet instant-l√†.

Monsieur soleil avait osé lui envoyer une de ses fidèles servitrices pour la réveiller.

Et bien entendu, Mademoiselle Lumi√®re n’avait pas h√©sit√© la moindre seconde √† s’ex√©cuter illico presto…

Elle, toujours présente et si dévouée à son poste depuis des millions et des millions d’années devait très certainement trouver un certain plaisir non dissimulé à vouloir réveiller le monde entier.

Sa t√Ęche quotidienne d’illuminer de mille feux notre plan√®te lui tenait tant √† cŇďur qu‚Äôil ne valait mieux pas lui r√©sister‚Ķ

Et puis, de toute fa√ßon, elle avait l‚Äôart et la mani√®re de savoir se faire respecter…

C’est pourquoi Mira ne lui en voulut plus du tout et quand bien même son sommeil n’avait pas été réparateur ; eh bien, elle ferait avec…

Monsieur Soleil n‚Äôavait donc pas eu si tort que √ßa de lui envoyer sa fid√®le comp√®re pour la d√©loger de son fauteuil sinon qui d’autre l‚Äôaurait fait ?

D√©cid√©ment, ces deux-l√† √©taient tr√®s compl√©mentaires ! Et il savaient remplir leur r√īle √† la perfection : lui, de tourner autour de notre bonne vieille plan√®te terre et elle, de nous propager de ses intenses faisceaux lumineux.

Ainsi, gr√Ęce √† l‚Äô√©clat de leur rayonnement, le monde s’en trouvait heureux.

En conclusion, nous ne ferions pas grand-chose sans eux…

C’est pourquoi Mira se sentit à présent d’humeur plus guillerette et prête à affronter cette fin d’après-midi.

Elle s’étira encore tout en regardant le salon qui était devenu nettement plus lumineux ; semblant alors reprendre enfin vie.

****

Mira avait toujours aimé cette pièce qui ne manquait jamais de luminosité par temps radieux.

Par contre, par temps de pluie, le salon s’habillait alors d’une lugubre et aust√®re apparence qu’elle d√©testait au plus haut point ; lui faisant un tantinet peur et sursauter au moindre bruit.

Elle avait toujours eu une sainte horreur de la pluie et ce, depuis sa plus tendre enfance !

Mira s’√©tira une derni√®re fois puis regarda par la baie vitr√©e l’immense pelouse qui √©tait toujours autant imbib√©e d’eau.

Elle leva les yeux au ciel et constata qu’il avait pris une jolie teinte d’un bleu limpide, sans le moindre nuages.

¬ę Quel bien joli ciel ! ¬Ľ se dit-elle en ne se lassant pas de l’admirer.

Le fameux proverbe : ¬ę Apr√®s la pluie vient le beau temps ¬Ľ √©tait bien vrai.

La preuve était devant ses yeux ébahis.

Elle l‚Äôadmira encore quelques instants puis d√©cida de s’extirper avec h√Ęte de son fauteuil. Elle avait des tas de choses √† faire…

Finalement, cette fin de journ√©e ne serait pas si morose que √ßa se dit-elle tout en marchant et en regardant autour d’elle.

Elle repensa alors √† Laura qui lui avait dit juste apr√®s le repas de ce midi, qu’elle irait faire des courses mais qu’elle ne tarderait pas pour revenir.

Elle se souvenait également que celle-çi lui avait promis une petite surprise dès son retour. Mais laquelle au juste ?

Mira n’aimait pas trop les surprises et elle bouillonnait d√©j√† d’impatience de revoir au plus vite sa maman.

Mais en attendant celle-√ßi, que pourrait t-elle bien faire d’int√©ressant ?

Elle l’ignorait encore mais trouverait bien une id√©e d’ici l√†…

****

Mira avait toujours aimé cette grande et belle demeure située en pleine campagne.

Elle était certes assez éloignée de la ville mais pas si isolée que ça par rapport au voisinage bienveillant qui l’entourait.

Oui, Mira était vraiment heureuse de vivre ici.

Et parmi toutes les pièces de la maison ; elle avait une nette préférence pour le grand salon.

C’√©tait son endroit favori.

Il faut dire que sa Maman Laura l’avait d√©cor√© avec beaucoup de go√Ľt en agr√©mentant chaque pan de mur, de jolis tableaux d’aquarelles.

Ses propres Ňďuvres qu’elle aimait peindre durant ses heures de loisir car oui ; en dehors de son m√©tier de professeure de Fran√ßais, Laura √©tait aussi une artiste peintre extr√™mement dou√©e.

Mira ne se lassait jamais de regarder ses toiles tant elles étaient belles.

Soudain, elle fut prise d’√©motion lorsque son regard s’attarda sur l’une d’entre elles.

Celle qu’elle pr√©f√©rait le plus‚Ķ

Celle qui la représentait et dont elle était si admirative…

Il s’agissait de son propre portrait.

Mira se souvenait encore de ce merveilleux jour o√Ļ Laura √©tait devenue sa m√®re adoptive.

Il y avait 5 ans de ça.

5 ans de pur bonheur se dit-elle en admirant le tableau.

Une toile que sa douce et si belle Maman avait peint en son honneur pour lui dire √† quel point elle l’aimait de tout son cŇďur et de toute son √Ęme.

La toile √©tait si bien r√©ussie que Mira avait l’impression de se voir dedans comme dans un miroir tant la ressemblance √©tait frappante.

Sa Maman avait su la dessiner et l‚Äôimmortaliser telle qu’elle √©tait…

Oui, elle √©tait vraiment fi√®re de ce tableau…

Elle avait eu beaucoup de chance de tomber sur une Maman telle que Laura…

Et pour tout l’or du monde, elle n’en aurait souhait√© une autre car oui, sa Laura √©tait un √™tre unique et √† part‚Ķ

Cinq belles ann√©es qu’elle grandissait et √©voluait √† ses c√īt√©s, entour√©e de plein d’amour.

Un amour pur et sinc√®re dont elle avait cruellement manqu√© autrefois mais qui aujourd’hui comblait son cŇďur.

Un amour si profond qu’elle avait fini par oublier les maltraitances subies dans son pass√©…

Un pass√© d√©sormais r√©volu car aujourd’hui, elle √©tait pleinement heureuse et √©panouie…

****

Mira sentit une agr√©able odeur de fra√ģcheur vivifiante.

Elle provenait du mobilier en bois de pin massif qui se trouvait dans le salon.

Il sentait agr√©ablement bon l’odeur des pins comme si on se retrouvait √† l‚Äôint√©rieur de l’une de ces for√™ts enivrantes et revigorantes capables de lib√©rer votre esprit.

Une odeur certes piquante et quelque peu entêtante mais que Mira aimait respirer à pleins poumons.

D’ailleurs, il n’y avait pas qu’elle qui appr√©ciait ces effluves menthol√©es.

Les rares convives qui passaient à la maison aimaient aussi l’humer tout en faisant quelques remarques agréable à son sujet :

¬ę Hum, quelle agr√©able senteur Laura ! On se croirait dans une for√™t de pins tellement c’est vivifiant ! ¬Ľ

Ils pensaient alors que cette forte odeur de r√©sine devait sans aucun doute provenir de bougies d’ambiance alors qu’il n’en √©tait absolument rien.

Et c’est l√† que quelque peu amus√©e, Laura leur r√©pondait toujours invariablement ceci :

« Il s’agit de mes meubles et non de bougies parfum√©es. Ils sont tous en bois de pin ¬Ľ

S‚Äôensuivait alors un petit silence d’√©tonnement rapidement rompu par quelques exclamations :

¬ę Mais ce n’est pas possible !! Tu plaisantes ? √áa sent tellement bon. Tu en es certaine ? ¬Ľ

Et à son tour, elle leur rétorquait de son joli sourire un brin moqueur :

¬ę C’est pourtant bien vrai. Et pour faire perdurer leur odeur si plaisante ; j’utilise une cire d’abeille liquide √† base d’huile essentielle de pin pour bien les nourrir et les faire briller. Voil√† le secret. Ni plus ni moins ¬Ľ

Mira aimait alors voir l‚Äôexpression de leurs visages dubitatifs comme s’ils ne croyaient pas du tout √† ce que venait de leur r√©v√©ler sa Maman.

Et cela l’amusait d’autant plus lorsque venait le moment fatidique o√Ļ ils se rapprochaient du grand buffet en pin pour pouvoir le renifler de tr√®s pr√®s ; histoire de v√©rifier ses dires…

Oui, cela l’amusait toujours beaucoup‚Ķ

****

Mira s’approcha du grand buffet en pin et commen√ßa √† l’humer intens√©ment.

Elle ne pouvait s’emp√™cher de faire ce petit rituel √† chaque fois qu’elle passait par ici, avant de franchir le seuil de la cuisine.

Elle le respira de très près et très longuement.

Cette effluve lui rappelait toujours celle de la forêt qui se trouvait à quelques mètres de leur demeure.

Quelques fois et lorsque Laura n’√©tait pas l√† ; elle aimait bien s’y aventurer tout en sachant que c’√©tait un lieu qui lui √©tait interdit.

En effet, Laura l’avait souvent mise en garde √† ce sujet, lui r√©p√©tant inlassablement les m√™me paroles :

« Je te pr√©viens encore Mira ! Tu ne dois pas aller dans cette for√™t ! C’est bien trop dangereux et tu pourrais t’y perdre. Pourtant, je suis certaine que tu me d√©sob√©iras encore. Mais, tu ne devrais pas faire √ßa. J’esp√®re que tu ne le feras plus et que tu resteras bien sagement ici chez nous sinon je dirais √† Madame Sanchez de te garder chez elle ¬Ľ

Oh non ! Surtout pas Madame Sanchez !

Mira n’aimait pas du tout cette vieille dame avec sa grosse voix √©raill√©e d‚Äôancienne fumeuse qui la faisait toujours peur.

Mais ce qu’elle d√©testait par-dessus tout √©tait bien lorsqu’elle celle-ci la prenait dans ses bras pour lui faire des c√Ęlins…

Elle avait alors l’impression de litt√©ralement √©touffer sous ces innombrables baisers baveux‚Ķ

Berk ! Elle n’aimait pas ça du tout !

Non, par piti√© ! Surtout pas Madame Sanchez qui √©tait √† son go√Ľt bien trop d√©bordante d’amour envers elle‚Ķ

Certes, elle √©tait tr√®s gentille mais elle n’aimait pas son c√īt√© envahissant et disons-le trop √©touffant.

Madame Sanchez √©tait une vieille dame √Ęg√©e de 90 ans qui vivait seule dans une grande demeure qui se trouvait non loin de la leur.

Elle n’avait plus aucune famille mais fort heureusement pas mal d’amis du voisinage y compris sa Maman venaient r√©guli√®rement lui rendre quelques petites visites pour lui changer les id√©es et prendre de ses nouvelles.

À ces moments là, elle semblait alors beaucoup plus gaie.

Cependant, la solitude devait parfois la peser et c‚Äôest pourquoi elle avait autant besoin de transmettre son amour √† tous ceux qui la c√ītoyaient‚Ķ

Mira compatissait et avait de la peine pour elle alors elle acceptait sans trop rechigner ses bisous baveux ainsi que ses petites mignardises bien trop sucrés.

Elle savait aussi que Madame Sanchez adorait s’occuper d’elle‚Ķ

N√©anmoins, elle n’aimait pas du tout rester en sa compagnie car elle s’ennuyait √† mourir dans sa vieille maison et ce malgr√© la distrayante balan√ßoire qui se trouvait dans son jardin.

Non ! Rien n’y faisait ! C’√©tait comme √ßa‚Ķ

Et Laura ne le savait que trop bien alors pourquoi lui infliger un tel chantage √† chaque fois qu’elle s’absentait de la maison ?

Certes, la for√™t lui √©tait interdite mais pourquoi en faire toute une histoire surtout qu’elle √©tait tr√®s d√©gourdie pour son √Ęge et pas du tout du genre √† se laisser influencer par n’importe qui et n’importe quoi…

Alors pourquoi ne pas lui faire tout simplement confiance ?

De toute façon, elle persisterait à aller dans sa forêt et ce malgré les nombreuses recommandations de Laura.

Ce n’√©tait sans doute pas tr√®s prudent de sa part, mais elle aimait le go√Ľt du risque et de l’aventure alors pourquoi s’en priverait-elle ?

Et puis c’√©tait aussi de son √Ęge de faire des petites b√™tises, non ? !

Elle ne voulait surtout pas vieillir sans les avoir commises sinon elle le regretterai tr√®s certainement…

Et puis cela lui faisait le plus grand bien de s’√©loigner de temps en temps de cette maison et de son jardin, si immense soit-il.

Car oui ! Mira aimait se sentir libre !

Libre comme l’√©tait le vent ou encore ces moineaux qui piaffaient gaiement entre eux sur les branches des grands amandiers‚Ķ

Elle avait besoin de cette liberté pour se sentir exister…

Et la for√™t exaltait tous ses sens. Elle s’y sentait bien.

Elle aimait s’y balader mais toujours avec une certaine prudence car elle √©tait peut-√™tre une grande aventureuse mais pas non plus une irresponsable inconsciente…

Elle savait fort bien que sa douce Maman √©tait une personne tr√®s inqui√®te alors elle ne tenterait jamais le diable car elle l’aimait bien trop pour agir inconsid√©r√©ment‚Ķ

Mais Laura ne lui faisait pas encore enti√®rement confiance. Elle l’a trait√©e toujours comme un b√©b√©‚Ķ

Son ¬ę petit b√©b√© ¬Ľ comme elle aimait l’appeler affectueusement‚Ķ

Mira aimait bien ce petit surnom mais elle ne le trouvait pas en accord avec sa personnalité intrépide.

De toute façon, personne ne pouvait lui mettre d’entraves pas même sa bien-aimée Maman…

C’est pourquoi, elle agirait toujours derri√®re son dos durant ses absences pour pouvoir enfin partir en vadrouille.

Ben quoi ? Avait-elle le choix ?

Et il fallait qu’elle en profita encore car l’automne ne tarderait plus √† arriver‚Ķ

Elle s’en √©tait bien rendue compte avec l‚Äôinterminable pluie d’aujourd’hui.

Elle savait alors qu’elle serait bien oblig√©e de ralentir ses cadences d‚Äôaventuri√®re dans sa for√™t √ī combien si captivante car le temps hivernal deviendrait aussit√īt un obstacle avec son incessante et perp√©tuelle humidit√©.

L’insidieux froid que Mira détestait tant l’empêcherait de faire ses petites escapades…

Comme le temps deviendrait alors trop long durant cette période !

Mais elle finit par se rassurer en se souvenant d’une belle image qui lui revint en m√©moire.

LA SUITE…

Interview d’Andy Ferguson

R√©cemment, ce samedi 06 f√©vrier 2016, Andy Ferguson¬†m’a nomin√©e pour le¬†Le Liebster Award¬†.

C’est un passionn√© d’√©critures, de rugby et de s√©ries TV que j’ai pu rencontrer sur la vaste plateforme de WordPress gr√Ęce √† mon amie¬†La Belette¬†.

En effet, √©tant intrigu√©e par le titre de son blog « Southshield ; j’√©tais donc all√©e m’y balader un peu¬†puis en le parcourant √† la va-vite (je dois bien l’avouer), j’avais d√©cid√© ensuite de le follow juste pour ne pas le perdre de vu afin de pouvoir par la suite m’en faire une id√©e…

Aujourd’hui, je ne regrette vraiment pas mon choix √©tant donn√© que j’ai¬†d’ores et d√©j√† lu les 3 chapitres de son histoire et que j’ai tout de suite bien accroch√©.

Voici le premier chapitre de son histoire « Southshield » qui s’intitule :

Les secrets se cachent en forêt

Il y a beaucoup de rebondissements dans la ville de Southshield et les h√©ros ont tous des particularit√©s que j’appr√©cie bien. Ils nous embarquent dans leur univers et sont sonvent loufoques √† souhait. Mais ce qu’il me tarde le plus de d√©couvrir est bien l’intrigue qui reste primordiale au coeur de cette histoire.

Vous voulez en savoir plus ? Il vous suffit alors de cliquer sur son lien et vous n’aurez qu’une envie : vous y abonner pour lire son histoire pleine d’intrigues.

Mis √† part son talent pour l’√©criture, Andy est tr√®s sympathique et il vous r√©pondra toujours avec beaucoup de franchise dans ses commentaires. J’ai remarqu√© √©galement que c’est une personne qui ne manque pas d’humour et qui sait vous mettre √† l’aise…

Merci encore √† toi Andy de m’avoir nomin√©e et c’est avec grand plaisir que je vais r√©pondre √† tes 11 questions.

****

Voici le questionnaire d’Andy :

1. Mon fast and curious : chocolat/vanille ? matin/soir ? organisé/brouillon ? facebook/instagram ? fromage/dessert ? maison/jardin ? plage/montagne ? lire/écrire ? (Ahah, la dernière va vous énerver)

Je suis une grande gourmande mais avec mod√©ration. Je suis plut√īt sal√© (j’adore les plats exotiques √©pic√©s) que sucr√© mais je dois bien avouer qu’avec le temps je me surprends √† aimer certaines p√Ętisseries que je d√©testais lorsque j’√©tais plus jeune…

Mon petit péché mignon restera incontestablement le sorbet cassis mais la deuxième tentation culinaire est bien le chocolat. Pas le chocolat noir que je trouve bien trop amer mais le chocolat au lait. Ah ! la bonne tablette de chocolat au lait et noisettes entières !

CHOCO BON

J’adore le matin alors je me l√®ve tr√®s t√īt (√† part le week-end). Ne dit-on pas que l’avenir appartient √† ceux qui se l√®vent aux aurores ?

Le soir est r√©serv√© pour mes √©crits et ce depuis toujours. Je ne sais pas mais j’ai beaucoup plus d’inspiration la nuit que le jour.

Je suis tr√®s organis√©e dans la vie de tous les jours et assez stricte je dirais. C’est sans doute mon c√īt√© un peu pointilleux et s√©rieux.

En ce qui concerne l’√©criture, c’est totalement diff√©rent : je ne me donne aucune r√®gle. C’est tellement un moment privil√©gi√© pour moi que je me laisse aller ; disons que je l√Ęche prise car pour moi cela reste de l’√©vasion, du r√™ve et alors oui je dirais que je suis un tantinet brouillonne √† ce sujet…

Je suis √† peu pr√®s sur tous les r√©seaux sociaux. Etant d’une nature tr√®s curieuse, je me suis inscrite √† toutes ces plateformes juste comme √ßa, pour le plaisir…

Ah ! les plaisirs culinaires ! un vaste sujet. J’aime beaucoup le fromage (√† peu pr√®s tous) et en particulier le camembert mais je ne suis pas contre un bon fromage de ch√®vre chaud sur une tartine de pain croutillante √† souhait. Mon dessert number one pr√©f√©r√© : des cr√™pes napp√©es de confiture de fraises, d’abricots, de cerises ou de Nutella.

J’aime autant les int√©rieurs que les ext√©rieurs (en toutes saisons). En ce qui concerne l’√©criture, je n’ai jamais encore essay√© mais je pense que je n’aimerais pas √©crire dehors (jardin, lieux publics, ect…) via mon ordinateur portable…

Ind√©niablement je pr√©f√®re l’oc√©an. Ah ! la mer…C’est tout un po√®me.

Tenez, voici justement un petit extrait tiré du poème de Blaise Cendrars (feuilles de route 1924) qui me convienne parfaitement :

Iles inoubliables et sans nom,

Je lance mes chaussures par-dessus bord car je voudrais bien aller jusqu’à vous.

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Pour r√©pondre √† la finalit√© de cette question, j’aime bien d√©couvrir et lire les oeuvres de certains(es) auteurs sur wordpress et je dois dire qu’il y en a pas mal qui sont tr√®s int√©ressants. Mais √©videmment ce que j’aime le plus c’est √©crire dans mon petit coin et m’√©vader toute seule dans mon monde sans voir le temps passer…

****

2. Parle-moi de tes go√Ľts musicaux, qu’est-ce que tu aimes √©couter et qu’est-ce que tu ne mettras jamais dans ta playlist ? Artistes, genre, chansons particuli√®res, peu importe.

Je suis tr√®s s√©lective en ce qui concerne la musique. Je ne peux pas √™tre fan √† proprement dit d’un(e) seu(e) chanteur(se) et d’ailleurs je ne pourrais jamais assister √† un concert d’une dur√©e 2 heures √† √©couter le m√™me registre du m√™me artiste.

C’est pour cela que j’ai deux playlists bien distinctes : Voici un petit extrait de ma premi√®re playlist que j’√©coute √† mes heures perdues :

– « Un monde meilleur » de Keen’v

– « Me quemo » de Kendji Girac

– « Sur ma route » de Black M

– « Bris√© » de Ma√ģtre Gims

– « Wonderful life » de Zucchero

Et voici ma deuxi√®me playlist (uniquement des musiques de films) que j’√©coute avant de me plonger dans mes √©crits : √ßa m’inspire √©norm√©ment (mais je peux varier selon mon humeur par la premi√®re playlist !) :

– « Love me like you do » de Ellie Goulding (musique du film cinquante nuances de Grey)

– « Forrest Gump theme soundtrack » de Alan Silvestri

– « 1492, conquest of paradise theme soundtrack » de Vangelis

– « Now, we are free » de Hans Zimmer (Soundtrack theme du film Gladiator)

– « Hold me, thrill me, kiss me, kill me » de U2 (Soundtrack theme du film Batman forever)

Ce que je ne pourrais jamais rajouter √† mes deux playlists, est bien la musique Metal. Mes petites oreilles de Suricate ont bien essay√© d’en √©couter un petit extrait un jour pour faire plaisir √† un ami mais c’est tout simplement insupportable pour moi.

3. Ton film et ta s√©rie t√©l√©vis√©e pr√©f√©r√©e ? Un film et une s√©rie que tu n’as pas aim√© ? Du tout.

Mon film pr√©f√©r√© est sans conteste « 1492, Christophe Colomb » de Ridley Scott. Je vous dirai un jour pourquoi j’appr√©cie tant ce film en √©crivant un petit article √† ce sujet.

Ma s√©rie pr√©f√©r√©e est « Les Tudors » de Michael Hirst avec le bel acteur principal Jonathan Rhys Meyers. Je ne m’en lasse jamais. Et puis j’aime beaucoup la main title theme soundtrack de ce feuilleton t√©l√©vis√© qui fait partie de ma deuxi√®me playlist dont je vous parlais pr√©c√©demment.

the tu dors

Le film que je n’aime pas du tout : « Very bad trip » de Todd Phillips. Ce film ne me fait pas rire. Sans doute, suis-je la seule mais je n’adh√®re pas du tout √† leurs blagues.

Une s√©rie que je n’ai pas aim√© : Toute la s√©rie des experts m’ennuie (Les experts Manhattan, les experts Miami, ect …) y compris le dernier en date « Les experts cyber ». Au d√©but j’aimais bien regarder ce genre de s√©ries mais √† pr√©sent plus du tout. Je pr√©f√®re¬†nettement « The fall » et « Esprits criminels ».

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4. Ton passe-temps favori ? A part l’√©criture. Et la lecture. Ne soufflez pas.

J’aime bien regarder des DVD en tout genre car je suis une cin√©phile. J’adore particuli√®rement les films futuristes et fantastiques.¬†Et si jamais je n’ai pas envie de regarder de DVD alors je joue √† des jeux vid√©os sur mon ordinateur portable (j’adore tous les Tomb raider sur PC et en particulier « Tomb raider anniversary ») ou encore j’√©coute mes airs pr√©f√©r√©s.

lara l'aura tomb raider

5. Quatre mots qui te définissent. Verbes, adjectifs, noms communs, qualités et défauts acceptés.

РJe suis une personne très généreuse et en général je donne sans compter (ça dépend de certaines personnes)

– Je suis fid√®le en amiti√© et je d√©teste au plus haut point l’hypocrisie et les couteaux dans le dos du jour au lendemain

– Je suis une personne loyale : on peut compter sur moi. Je ne suis pas une Suricate pour rien.

РJe suis trop spontanée et impulsive : ce qui peut me mettre en porte à faux dans certains cas et situations.

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6. Quelque chose que tu fais tous les jours. Ou presque tous les jours.

J’ai mon petit rituel journalier : regarder d√®s mon r√©veil mes notifications de messages sur mon smartphone et m√™me si je n’y r√©pondrai pas forc√©ment…

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7. Un probl√®me de soci√©t√© ou un th√®me qui te tient √† coeur. Conteurs d’histoires, front of the line !

J’adore nos amis les cats mais je n’ai jamais milit√© pour la cause animale.

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Par contre, je ne supporte pas la maltraitance sur les animaux tels que les chats, les chiens, les grands félins, ect.. 

D’ailleurs, √† ce sujet, lorsque j’habitais en Afrique en Guin√©e, il m’est arriv√© un jour une dr√īle d’aventure que je vous invite √† d√©couvrir en cliquant sur ce lien :

Une bien jolie découverte

8. Un projet en cours ou un projet idéal.

Actuellement, j’√©cris une nouvelle en plusieurs parties dont le titre est : La derni√®re danse de la lune¬†.¬†C’est une histoire qui me tient particuli√®rement √† coeur.

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9. Une superstition √† laquelle tu crois… Ou tu te surprends de croire.

Je ne suis pas du genre √† √™tre superstitieuse…Etant n√©e un certain 13 F√©vrier, J’aime particuli√®rement lorsque ma date d’anniversaire tombe un Vendredi. Mais bon, pour cette fois-√ßi, ce ne sera pas le cas, hi hi !

bonbon 13

10. De quel personnage tu te rapproches le plus ET le moins dans mon histoire ? Pour les r√©ticents : quel personnage tu aimerais ET tu n’aimerais pas avoir comme ami ?

En ce qui concerne ton histoire « Southshield », je dirais que j’aime bien le personnage qu’incarne Olga Jorgen, la fille du commissaire Jorgen. Elle est intelligente et tr√®s fut√©e. Elle s’est tr√®s bien adapt√©e √† ses camarades qui sont tr√®s loufoques. D’ailleurs elle a r√©ussi √† se faire int√©grer dans leur groupe « Les Hipsters ».

Au d√©but (chapitres 1 et 2), je dois bien avouer que je n’aimais pas trop le personnage de Rebecca Roger. Trop d√©jant√©e √† mon go√Ľt et surtout en ce qui concerne sa conception de l’amour : coucher avec un gars d√®s le premier soir sans vraiment le conna√ģtre puis le jeter ensuite d√®s le lendemain parce qu’elle s’ennuie de lui. Je trouve qu’elle ne se respecte pas elle-m√™me. Mais bon ! tous les go√Ľts sont dans la nature, comme on dit !

Par contre, ce que j’ai aim√© chez elle dans le troisi√®me chapitre, c’est qu’elle √©tait en proie au doute et que √ßa l’√©nervait d’avoir enfin des atomes crochus avec un homme. Et je dois dire que de la voir dans cet √©tat d’ind√©cision me faisait vraiment plaisir. Ce sera un sacr√© dilemme pour elle en ce qui concerne sa relation avec cet homme. D’ailleurs, j’ai presque h√Ęte qu’elle se stabilise enfin avec lui (il n’est pas comme les autres gars qu’elle a jusqu’√† pr√©sent rencontr√© sur sa route). Mais √ßa, je le d√©couvrirai plus tard dans tes prochains chapitres.

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11. Ton opinion sur l’histoire de Southshield. Bonne ou mauvaise, critiques accept√©es. (J’assume son c√īt√© un peu lent et contemplatif, j’aime √ßa!)

En ce qui concerne ton histoire, j’ai tout de suite √©t√© scotch√©e.

D’une part, j’aime bien l’intrigue et d’autre part, je trouve que les personnages ont tous leur place dans ce sc√©nario. Ils sont tr√®s diff√©rents les uns des autres et ils ont chacun leur particularit√© qui les rendent attachants ou intrigants.

En conclusion, je dirais que ton histoire est tout simplement captivante et que j’ai toujours envie de d√©couvrir la suite.

Merci encore √† toi Andy pour ce questionnaire que j’ai pris plaisir √† r√©pondre !

Amicalement,

Cécile, la Suricate

Guerre ethnique au Tchad en 1990

Le Tchad :

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Le Tchad est un pays d’Afrique Centrale sans acc√®s √† la mer, situ√© au sud de la Libye, √† l’est du Niger et du Nigeria, au nord du Cameroun et de la R√©publique centrafricaine et √† l’ouest du Soudan.

G√©ographiquement et culturellement, le Tchad constitue un point de passage entre l’Afrique du Nord et l’Afrique noire.
Sa capitale est N’Djamena.

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Histoire du Tchad :

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Voici le Président du Tchad : Idriss Déby

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Le Tchad, qui a fait partie des possessions Africaines de la France jusqu’en 1960, a subi 3 d√©cennies de guerre ethnique ainsi que des invasions par la Libye avant de retrouver une certaine paix en 1990.

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Voici des Goranes

Une paix qui ne dura h√©las pas tr√®s longtemps…

Je vais d’ailleurs vous raconter un bien mauvais souvenir que j’ai v√©cu (ma famille et moi) et dont je n’oublierai jamais…

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Voici mon histoire : Guerre ethnique :

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Par une belle matin√©e ensoleill√©e (nous √©tions le 2 D√©cembre 1990 et j’√©tais alors √Ęg√©e de 13 ans) nous re√ß√Ľmes un appel t√©l√©phonique nous annon√ßant qu’il y avait des rebelles qui venaient d’envahir N’Djamena pour prendre le pouvoir…

C’√©tait un coup d’√©tat qui avait √©t√© organis√© par surprise sous le commandement du G√©n√©ral Idriss D√©by afin de ne pas √©veiller les soup√ßons du Pr√©sident Tchadien de l’√©poque : Hiss√®ne Habr√©, son ancien compagnon d’armes…

Ainsi, avec l’appui de la France, le G√©n√©ral Idriss D√©by voulait chasser Hiss√®ne Habr√© de son pouvoir…

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N’Djamena √©tait donc assi√©g√© par des rebelles (Goranes) qui voulaient renverser l’actuel gouvernement d’Hiss√®ne Habr√© et placer au pouvoir leur G√©n√©ral Idriss D√©by en tant que nouveau Pr√©sident de la R√©publique Tchadienne.

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Petite parenthèse :

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Voici Idriss Déby

Idriss Déby Itno, né en 1952 à Berdoba (au sud-est de Fada) est un homme politique Tchadien.

Le 2 d√©cembre 1990, avec l’appui de la France, il chasse du pouvoir son ancien compagnon d’armes Hiss√®ne Habr√© apr√®s une p√©riode de lutte arm√©e men√©e √† partir du Soudan et le remplace le 4 d√©cembre avec le titre de pr√©sident du Conseil d’√Čtat.

Il est ensuite d√©sign√© « Pr√©sident de la r√©publique du Tchad » le 28 f√©vrier 1991, apr√®s l’adoption de la Charte nationale).

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J’en reviens donc √† mon histoire…

Comme tout coup d’√©tat Africain, ce fut la panique g√©n√©rale…

Apr√®s cet appel t√©l√©phonique, mes parents, mon fr√®re et moi, d√Ľmes pr√©parer nos bagages et prendre l’essentiel sans trop se charger.

Ce que nous f√ģmes assez rapidement car il fallait au plus vite quitter notre maison de fonction afin de rejoindre un √ģlot¬†(une maison r√©quisitionn√©e sous le commandement de l’arm√©e de Terre Fran√ßaise « Epervier » et qui y regroupait une petite minorit√© d’expatri√©s Fran√ßais tout comme nous…)

Les bagages faits et nos 3 chats install√©s dans leur sacs de voyage respectifs, nous part√ģmes direction cet √ģlot, en voiture.

Au cours de notre trajet, nous nous retrouv√Ęmes subitement nez √† nez devant un tank de l’arm√©e Fran√ßaise et je peux vous dire que la vision de cet √©norme engin fut tr√®s impressionnante car son canon √©tait tourn√© en notre direction…

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L’espace d’un instant je crus d√©faillir tellement j’avais peur…

Tout de m√™me, ce n’est pas tous les jours que l’on se retrouve face √† face devant un tank…

Et pourtant ma famille et moi en faisions l’horrible exp√©rience.

J’en garde d’ailleurs un tr√®s mauvais souvenir…

Mis √† part cette mauvaise rencontre lors de notre trajet, nous trouv√Ęmes enfin l’adresse de l’√ģlot.

Une fois notre voiture gar√©e dans le jardin de celui-√ßi, tout pr√®s du portail (nous n’avions pas le choix puisqu’il y avait d√©j√† un bon nombre de voitures qui √©taient gar√©es en √©pis) ; nous d√©cid√Ęmes de laisser nos 3 chats et nos valises √† l’int√©rieur de notre v√©hicule.

Mes parents d√©cid√®rent de sortir nos chats de leur sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus √† l’aise et ouvrirent √©galement un petit peu les fen√™tres arri√®res de la voiture afin qu’ils puissent mieux respirer.

Ensuite, tous les 4, nous rejoign√ģmes¬†le petit groupe d’expatri√©s qui se trouvait d√©j√† √† l’int√©rieur de l’√ģlot.

Une fois √† l’int√©rieur,¬†les heures pass√®rent et pass√®rent sans que quiconque ne vienne nous sauver.

Ma famille et moi √©tions tr√®s inquiets car on avait l’impression d’√™tre abandonn√©s et vraiment coup√©s du monde…

C’√©tait interminable cette attente¬†et cela √©tait d√Ľ en grande partie √† cause de la mauvaise strat√©gie de l’arm√©e de terre Fran√ßaise et du Quai d’Orsay (le Minist√®re des affaires √©trang√®res).

****

Le temps passait irr√©m√©diablement lorsque soudain 2 goranes (des rebelles Tchadiens) arm√©s de leur kalachnikov et muni d’un pistolet, firent irruption dans le jardin en r√©clamant qu’ils voulaient juste une voiture (afin de pouvoir s’enfuir de N’Djamena, selon les dires du gardien de jour Tchadien de la maison).

photo-280085-LEt malheureusement, comme notre voiture se trouvait √™tre gar√©e pr√®s du portail,¬†vous devinez alors la suite…

Pourtant, il y avait bien un autre v√©hicule gar√© tout pr√®s de notre voiture et ce, juste en face du portail et qui se trouvait √™tre un 4X4 tout terrain…

Ce 4X4 √©tait vide,¬†c’est √† dire : sans aucun bagage et qui plus est sans animaux…

Mes parents ne voulaient pas donner leur voiture pour les simples et uniques raisons qu’il y avait tous nos bagages ainsi que nos chats qui √©taient rest√©s √† l’int√©rieur.

Mes parents ont tout fait pour faire entendre raison √† ce propri√©taire du 4X4 (qui √©tait √©galement le propri√©taire de la maison) mais celui-√ßi ne voulait en aucun cas donner son v√©hicule car il avait peur et qu’il √©tait tout bonnement un l√Ęche…

Je me souviens encore de cet homme¬†et p√®re de famille qui se fichait totalement de notre sort…

Ce jour-l√†, je me suis m√™me dis que c’√©tait un √™tre immonde, √©goiste et totalement indigne qui aurait du alors se retrouver √† notre place √† cet instant l√†… Oui, une situation des plus affreuses qu’il aurait du subir lui aussi…

D’ailleurs, si jamais il lisait cet article (que je souhaite), je tenais √† lui dire ceci :

« Vous √©tiez une v√©ritable ordure ce jour-l√† ! Oui une lamentable ordure ! Et vous vous √©tiez comport√© comme un l√Ęche ! Comment avez-vous pu oser ne pas donner votre 4X4 rutilant √† ces deux Goranes ? Hein ? Pourquoi ? La r√©ponse est √©vidente. Vous ne vouliez pas donner votre voiture toute neuve ! Allez au diable ! esp√®ce de sale cr√©tin ! »

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Malgr√© un dialogue sans fin¬†√† b√Ętons rompus (vraiment pitoyable et grotesque) avec cet homme d√©nu√© d’intelligence et de bon sens (pour lui faire soit disant entendre raison) ; mes parents durent se r√©soudre au pire ; donner leur voiture car les rebelles commen√ßaient √† s’impatienter.

C’est alors que mon p√®re prit ses clefs de voiture et sortit dehors.

Ma mère le suivit afin de pouvoir sauver toutes nos affaires ainsi que nos chats dans le cas ou les rebelles leur donneraient peut-être cette éventuelle possibilité (Ce que ma mère et mon père espéraient vraiment).

Mon p√®re essaya donc¬†d’expliquer (par des gestes) aux goranes qu’il voulait r√©cup√©rer ses valises ainsi que ses chats.

Ceux-√ßi ne s’y oppos√®rent pas mais ils voulaient en contrepartie, que mes parents se d√©p√™chent au plus vite afin qu’ils puissent quitter les lieux.

Vu leur excitation et leur impatience, cela se voyait qu’ils voulaient fuir au plus vite N’Djamena √† cause de l’arriv√©e des troupes du G√©n√©ral Idriss D√©by.

Mais l√† encore,¬†mes parents n’eurent pas de chance…

En effet, mon p√®re n’arrivait pas ouvrir la porti√®re avant (droite) √† cause de la serrure qui √©tait d√©fectueuse et qui devait normalement √™tre r√©par√©e dans les jours √† venir.¬†C’√©tait vraiment pas de chance !

****

Mon père dut batailler tant bien que mal avec cette satanée serrure mais heureusement, la portière finit enfin par céder !

Mais c’√©tait sans compter sur ces rebelles qui commen√ßaient de plus en plus √† s’exciter et √† s’√©nerver davantage…

L’un deux commen√ßa √† hurler en un dialecte incompr√©hensible car il pensait que mon p√®re avait fait expr√®s de leur faire cette ruse afin qu’ils ne puissent pas voler sa voiture.

C’√©tait un regrettable mauvais coup du sort qui s’acharnait une fois de plus contre nous…

De l√† ou je me trouvais, (derri√®re la grande baie vitr√©e du salon de la maison) je pouvais voir tr√®s nettement toute la sc√®ne et je peux vous dire que jamais je n’avais eu autant peur de ma vie…

C’√©tait horrible de voir mes parents confront√©s √† ces sales brutes de rebelles…

Je m’imaginais le pire et je n’avais pas si tort que √ßa…

****

Le gorane qui n’arr√™tait pas de hurler et qui avait les yeux inject√©s de sang car il √©tait sans aucun doute drogu√©, pointa subitement le canon de son pistolet dans le dos de ma m√®re qui essayait de sauver nos 3 chats et quelques uns de nos bagages.

Si vous vous souvenez bien,¬†mes parents avaient d√©cid√© de laisser nos chats en dehors de leurs sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus √† l’aise √† l’int√©rieur de notre voiture.¬†Eh bien, heureusement qu’ils avaient eu cette id√©e…

Deux chats avaient pu s’√©chapper de la voiture gr√Ęce √† ma m√®re qui les avait lib√©r√©s en d√©grafant leurs laisses qui √©taient attach√©es autour de leur cou et qui les emp√™chaient litt√©ralement de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir…

Puis avec rage et d√©termination, elle les avait rapidement repouss√©s vers l’ext√©rieur de l’habitacle afin qu’ils puissent enfin se sortir de ce pi√®ge…

C’est vrai que ma m√®re avait fait preuve de beaucoup de sang froid ce jour-l√† car ces deux chats auraient pu ne jamais s’en sortir si elle ne les avait pas d√©tach√©s de leurs laisses…

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Voici Minouchkaya (Vous savez, celle que j’avais sauv√©e in extr√©mis en Guin√©e √† Conakry)

Et donc, une fois délivrés, nos deux chats se mirent à courir très vite vers les buissons du jardin, tellement ils étaient effrayés.

Toujours avec autant de sans-froid, ma m√®re essaya de sauver tant bien que mal mon chaton blanc « Snoopy » qui s’√©tait cach√© sous le si√®ge avant du v√©hicule tellement il avait eu peur des Goranes mais h√©las, elle ne parvint pas √† le d√©livrer car il √©tait √©galement prisonnier de sa laisse qui l’emp√™chait de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir de cet enfer.

MON PETIT SNOOPYNO

Voici mon petit Snoopy…

Mais √† ce moment l√†, ma m√®re ne se doutait pas une seule seconde que le Gorane drogu√©, la visait dans le dos avec son arme √† feu…

C’est alors que mon p√®re qui avait observ√© les intentions de ce gorane fit un geste h√©roique…

Sans plus attendre, il tapa tr√®s fort sur le canon de la kalachnikov afin de rabaisser l’arme au sol et de d√©tourner la trajectoire de la balle.¬†Le canon se rabattit violemment contre le sol au m√™me moment o√Ļ ce gorane (drogu√©) avait appuy√© sur la g√Ęchette.

Soudain, j’entendis une d√©flagration.¬†Un bruit terrible et affreux,¬†me laissant paralys√©e sur place…

La balle tir√©e de la kalachnikov venait de tomber au sol.¬†Cette ordure de rebelle avait manqu√© son sale coup…

Par son geste, mon p√®re avait sauv√© la vie de ma m√®re…

Mais h√©las, il fut l√©g√®rement bless√© au niveau du ventre car la chaleur du bout du canon de la kalachnikov avait litt√©ralement transperc√©e sa chemise et donc √©gratign√© au passage sa peau, faisant appara√ģtre au bout de quelques instants, une petite¬†aur√©ole de sang qui maculait sa chemise.

****

En voyant cette sc√®ne,¬†je d√©cidai de sortir de la maison car j’√©tais affol√©e et tr√®s inqui√®te.

Je sortis donc de la maison en courant...

Mais heureusement, une des personnes qui se trouvait √† l’int√©rieur stoppa ma course en me saisissant par la taille.

L’homme me plaqua contre lui et me dit tout doucement qu’il ne fallait plus que je fasse aucun geste…

En me stoppant dans ma course, j’eu le souffle coup√© et ne pu m’emp√™cher de pleurer (pas √† cause de la douleur mais par le fait que j’√©tais morte d’inqui√©tude pour mes parents).

Le geste de ce monsieur m’avait tout simplement sauv√© la vie car √† ce moment l√†, le deuxi√®me gorane me visait de loin avec sa kalachnikov…

Mon petit fr√®re qui se trouvait √† l’int√©rieur de la maison √©tait tr√®s angoiss√© car il venait de voir toute la sc√®ne.

****

Je regardais mes parents au loin et je me disais que c’√©tait la fin du monde…

Le Gorane qui m’avait vis√©, attrapa brusquement le bras de son acolyte…¬†Je crois bien qu’il essayait de le r√©sonner.

La situation les échappait.

Et c’√©tait une certitude, mes parents ne pourraient pas sauver l’int√©gralit√© de leurs affaires, rest√©es dans le coffre de leur voiture.¬†

D’ailleurs, l’instant d’apr√®s, les goranes se pr√©cipit√®rent √† l’int√©rieur du v√©hicule et s’enfuy√®rent en roulant √† grande vitesse, ne laissant appara√ģtre derri√®re eux, qu’un √©pais nuage de poussi√®re de terre rouge…

****

Ma m√®re √©tait sous le choc ainsi que mon p√®re…

Ils √©taient d√©sempar√©s et perdus…¬†Nous avions absolument tout perdu…

Nous n’avions plus aucun¬†bagage (les bijoux en or de ma m√®re qui √©taient des souvenirs de Madagascar et d’Afrique se trouvaient dans une de nos valises et ce fut un v√©ritable cr√®ve-coeur pour elle de savoir que ses biens les plus pr√©cieux furent entre les mains d’immondes salopards).

Mais dans ce terrible malheur, nous avions la chance d’avoir toujours nos deux chats qui avaient pu √™tre sauv√©s gr√Ęce √† Maman…

H√©las, ce ne fut pas le cas de mon chaton (que j’aimais tant) « Snoopy » qui √©tait rest√© coinc√© sous le si√®ge avant, c√īt√© conducteur de notre voiture…

J’imagine que ces ordures ont du l’abattre en le faisant souffrir (je ne sais de quelle mani√®re mais jusqu’√† aujourd’hui je pr√©f√®re ne pas trop y penser) vu que c’√©taient des sanguinaires !

****

Mais ce que j’ai retenu le plus de cette atroce journ√©e dont je ne cesserai jamais de me la rem√©morer avec beaucoup d’√©motion et de tristesse ; c’est que nous avions fr√īl√© la mort de tr√®s pr√®s et que dans cet infernal chaos, nous avions eu l’immense chance de pouvoir rester en vie tous les 4…

Cela aurait pu mal se terminer mais je remercie encore le ciel d’avoir √©pargn√© nos vies… Qu’il ne soit rien arriv√© √† ma m√®re, ni √† mon p√®re (juste une l√©g√®re blessure due √† la br√Ľlure de la chaleur du canon de la Kalachnikov) et ni √† mon petit fr√®re !

Certes, on nous avait vol√© tous nos souvenirs de Madagascar et d’Afrique ainsi que nos biens les plus pr√©cieux ; sans oublier la perte de mon chaton mais dans tout ce drame, nous √©tions encore en vie et c’est ce qui est l’essentiel √† retenir finalement…

****

En conclusion de mon histoire, je terminerai mon récit en vous disant ceci :

« La vie est ce qu’il y a de plus beau et de plus important sur cette terre… Elle n’a pas de prix… Elle est tr√®s pr√©cieuse et plus que jamais, elle vaut d’√™tre v√©cue…

Une bien jolie d√©couverte

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Je me rappelle encore d’un souvenir lointain qui date depuis fort longtemps : en effet, je devais bien avoir 10 ou 11 ans…
Mais je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier…

Ce jour là, je me trouvais dehors en compagnie de mon petit frère en train de jouer avec nos chats et nos chiens.
Nous attendions l’arriv√©e de notre p√®re qui ne devait pas tarder √† rentrer de son travail afin d’aller d√©jeuner en famille au restaurant chinois qui s’appelait : « Le Jardin Chinois » et qui se trouvait non loin de notre villa.

Soudain nous entend√ģmes le klaxon de notre voiture que je savais parfaitement reconna√ģtre entre mille.¬†C’√©tait Papa qui arrivait enfin de son travail.
Je regardais ma montre. Il était exactement 12H00 pile.
Mon p√®re gara le 4×4 dans l’all√©e qui menait √† notre jardin pendant que notre gardien de jour refermait les portes du portail.

Mon fr√®re et moi, nous pr√©cipit√Ęmes vers lui afin de lui dire bonjour et de l’embrasser chacun notre tour.

Puis mon fr√®re d√©cida d’aller v√©rifier le fameux QG de ses fourmis car √† cette √©poque l√†, je remarquai qu’il aimait beaucoup les observer et m√™me leur donner √† manger ; voire les prot√©ger de tous pr√©dateurs car je crois bien qu’il devait en √™tre r√©ellement passionn√© de ces insectes (une similitude que mon fr√®re avait avec notre Maman qui adorait, elle aussi, lorsqu’elle √©tait petite, jouer avec ces charmantes petites bestioles) par rapport √† moi qui pr√©f√©rait de loin : les chats.

Bref, pendant que mon petit fr√®re observait ses ch√®res fourmis en train de construire leur forteresse, moi je regardais mon p√®re du coin de l’oeil.

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Apr√®s que mon p√®re eut demand√© un verre d’eau glac√© au domestique qui se trouvait encore √† l’int√©rieur de notre maison en train de terminer son m√©nage et pendant que Maman se pr√©parait dans sa chambre pour s’appr√™ter √† sortir ; je ne pouvais m’emp√™cher de me dire rien qu’en regardant son visage qu’il avait d√Ľ s√Ľrement se passer quelque-chose aujourd’hui, car il me paraissait bien absent.

Je m’asseyais donc pr√®s de lui alors qu’il √©tait en train de boire son verre d’eau, tranquillement install√© sur le petit muret de notre gloriette qui √©tait situ√©e au centre de notre jardin puis je d√©cidai de lui poser la question qui me br√Ľlait les l√®vres :

« Papa, tu m’as l’air bien soucieux, il s’est pass√© quelque-chose ? on aurait dit que tu es un peu triste ? »

Papa me répondit avec un petit sourire :

 » Pourquoi tu me poses cette question ? Je vois que tu es toujours autant curieuse C√©cile… »

« Mais je vois bien que tu as l’air soucieux comme si tu avais fait quelque-chose…mais je sais pas quoi…Allez dis-moi…s’il te pla√ģt…s’il te pla√ģt »

« Mais je n’ai rien fait. Enfin, si…il y a quelque-chose. Tout √† l’heure lorsque je conduisais, j’ai failli √©craser un chat mais je ne sais pas vraiment si j’ai pu l’√©viter ou pas. Je ne sais pas du tout. Je pense peut-√™tre l’avoir √©vit√© mais maintenant je n’en suis plus si s√Ľr que √ßa…enfin bref, j’en sais rien du tout… »

« C’est vrai ?? Mais sur quelle route tu te trouvais ? »

« C’√©tait tout pr√®s de notre maison. Pas loin du tout, juste sur la route √† double sens qui est devant chez nous, l’avenue Madina Corniche »

« Mais alors, on devrait aller voir…Peut-√™tre que le chat doit √™tre toujours l√†…et s’il est bless√©, on pourrait le sauver. C’√©tait un chat, comment ? Comme nos 3 chats ? grands comme eux ? »

« Mais enfin C√©cile ! ce chat, m√™me s’il est encore vivant, il doit √™tre d√©j√† tr√®s loin. C’√©tait un petit chat. Enfin, je sais plus. Mais on ne va pas partir l√† pour aller chercher un chat. Oublie √ßa, surtout que Maman ne va pas tarder √† sortir pour qu’on aille au restaurant. Laisse tomber. Je sais que tu aimes les chats mais l√† je t’assure, √ßa sert √† rien du tout. Allez, laisse tomber. Je n’aurais pas d√Ľ t’en parler, d’ailleurs »

Je lui r√©pondis aussit√īt, avec un certain agacement dans la voix :

« Si ! il faut qu’on y aille ! ou alors j’irais voir sans toi mais je t’en prie, viens s’il te pla√ģt ! il faut se d√©p√™cher maintenant ! »

Je l’agrippai par le bras en le tirant fortement vers moi afin qu’il se l√®ve.

« Allez viens Papa ! »

Subitement, ne pouvant plus attendre, je me mis √† courir vers le portail et demandai au gardien de l’ouvrir afin que je puisse sortir.

Aussit√īt, mon p√®re courut derri√®re moi et cria :

« C√©cile ! Mais non ! o√Ļ vas-tu ? Reviens… »

Avant de sortir dans la rue, je lui dis de mon air le plus triste :

« Viens, on va juste aller voir Papa puis on revient. Je veux juste savoir qu’est-ce qu’est devenu ce chat… viens, s’il te pla√ģt… »

Puis mon p√®re me suivit et nous sort√ģmes ensemble dans la rue ; la fameuse avenue qui portait le nom de « Madina Corniche » pendant que le Gardien maintenait l√©g√®rement le portail entrouvert.

L’avenue grouillait de monde et il y avait un va et vient de voitures sur la grande route √† double sens.
Ici, c’√©tait loin d’√™tre le havre de paix de notre maison avec tous ces bruits assourdissants.

Soudain, j’aper√ßus √† ma droite, une femme Guin√©√®nne assez forte qui √©tait en train de faire griller des ma√Įs¬†au bord de la route (comme il en existe souvent ici, en Guin√©e) et qui venait de donner un magistral coup de pied dans l’arri√®re train d’un tout petit chat. Sans aucun doute un chaton.

Mais de l√† o√Ļ je me trouvais, je n’arrivais pas √† bien distinguer la sc√®ne alors je m’√©criai vers mon p√®re avec pas mal d’excitation dans la voix :

« Papa ! Papa ! Je viens de voir le chat ! Je suis s√Ľre que c’est celui que tu as failli √©craser ! C’est lui ! Viens ! La femme vient de lui donner un coup de pied ! Oh non ! Vite, il faut y aller ! »

Je courus tr√®s vite vers la femme Guin√©√®nne qui parut tr√®s surprise de me voir l√† ; sans doute qu’elle n’√©tait pas habitu√©e √† voir une petite fille « Blanche » qui √©tait en train de courir pour je ne sais quelle raison, sur cette avenue…

Puis la femme comprit et se mit à éclater de rire en regardant le petit chat qui fuyait.
Moi, de mon c√īt√©, en un clin d’oeil, j’avais aper√ßu la petite boule de poil de couleur tigr√©e rouquine qui courait en boitillant, vers une bouche d’√©gout.

Je courus tr√®s rapidement vers le chaton qui avait d√©j√† engouffr√© sa petite t√™te √† l’int√©rieur de l’√©gout (il avait pratiquement la moiti√© de son corps √† l’int√©rieur) puis d’un geste tr√®s rapide, j’attrapai sa queue et la tirait de toute mes forces vers moi afin que je puisse l’extirper de cet endroit si sale et puant.

Mais ce ne fut pas √©vident du tout car (ce n’est pas la meilleure mani√®re qu’il soit pour attraper un chat) le chaton √©tait non seulement tr√®s effray√© par le bruit de cette avenue si bruyante mais aussi par le sale coup de pied qu’il venait de re√ßevoir.

Mais je r√©ussis tant bien que mal √† l’attraper de justesse. A pr√©sent, je le tenais bien fermement dans mes mains afin qu’il ne puisse surtout pas s’√©chapper.
Il √©tait si fr√™le et si apeur√© qu’il tremblait de tout son corps dans mes bras.
Il me ragardait de ses petits yeux verts en amande et il ne cessait de cracher. Un vrai petit rebelle !

Minouchkaya :

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Voici Minouchkaya √† l’√Ęge adulte. Ici, elle se trouve au Tchad avec l’un de ses chatons.

Ce chaton √©tait tout mignon et il ressemblait √©trangement √† la chatte de ma Maman qui s’appelait « Minith » et qui √©tait tr√®s gravement malade.
Il ne cessait de me mordiller le bout des doigts et il sortait les griffes car il √©tait tr√®s apeur√©. Quoi de plus normal, vu qu’il n’avait plus confiance en l’√™tre humain et qu’il devait penser que je voulais sans doute, lui faire du mal.

Pourtant je ne cessai de le rassurer en lui murmurant des mots doux tout près de ses petites oreilles si pointues :

« Coucou, toi ! non, non et non, tu ne m’√©chapperas pas. Je te tiens tr√®s bien. Tu te rends compte que tu aurais pu t’enfuir dans cet √©gout si sale. Non, tu ne seras plus dans la rue. Tu es sauv√© maintenant ! Et on ne te fera plus de mal…Eh !! tu sais que tu ressembles beaucoup √† Minith ! Tu le sais mon joli chaton ? Aie ! Aie ! Mais tu oses me mordre et me griffer petit rebelle ! »

Je passai devant la femme Guin√©√®nne qui venait il n’y a pas si longtemps d’√©clater de rire. Elle me regarda d’un air incr√©dule et pointa du doigt le chaton que je tenais dans les mains puis me dit :

« Ah ! Tu as trouv√© le chat ! Il voulait manger mon ma√Įs alors j’ai tap√© lui…Mais lui, il n’a plus sa maman, je crois…Tu vas prendre lui ? »

Mon père qui se trouvait tout près de moi, lui répondit :

« Oui, on va garder le chat mais toi pas tr√®s gentille avec le chat… »

La femme lui répondit en riant :

« Ah ! missieu ! Oui pas gentille avec lui mais vous maintenant garder lui dans votre maison…C’est bon pour lui…Lui, tr√®s content maintenant… »

Apr√®s avoir dit au revoir √† cette femme que je n’aimais pas du tout,¬†mon p√®re et moi, nous rend√ģmes tr√®s vite chez nous, avec notre merveilleuse d√©couverte.
Mon petit fr√®re ne s’√©tait m√™me pas rendu compte de notre absence tellement il √©tait absorb√© par ses ch√®res fourmis !
Je vins vers lui et lui dit :

« Regarde Olivier, ce qu’on a trouv√© Papa et moi ! t’as vu ? C’est un petit chaton »

Olivier qui √©tait accroupi, se leva et regarda la petite boule de poil qui ne cessait de se contorsionner dans mes mains pour pouvoir s’enfuir.

« Wahou ! Mais vous l’avez trouv√© o√Ļ ? C’est vrai qu’il ressemble beaucoup √† Minith ! Il fait que cracher ! »

« C’est gr√Ęce √† C√©cile ! » dit mon p√®re. « Elle a tout fait pour qu’on aille retrouver le chat que je pensais avoir √©cras√© sur la route. Le chat √©tait toujours l√† mais √† un moment donn√©, il a failli s’√©chapper √† l’int√©rieur d’un √©gout. Heureusement que C√©cile √©tait l√† pour l’emp√™cher d’aller plus loin sinon on ne l’aurait plus jamais retrouv√© ! »

 » Wahou ! C’est vrai C√©cile ? Va vite le faire montrer √† Maman maintenant…Vite, d√©p√™che toi… »

Aussit√īt dit et aussit√īt fait. Je me retrouvai donc en un rien de temps √† l’int√©rieur de notre maison, faisant montrer √† Maman et √† notre domestique « Mamadou » notre jolie d√©couverte…
Mamadou dit en s’√©criant √† Maman :

« Madame ! Ce chat, il ressemble trop √† Minith ! C’est vrai, regarde Madame…Lui, trop beau comme Minith… »

Maman lui répondit :

« C’est vrai Mamadou ! Ce chaton ressemble vraiment beaucoup √† Minith ! Mais dis moi C√©cile, c’est un m√Ęle ou une femelle ? Il faudrait v√©rifier. Tu peux me le donner, s’il te pla√ģt ? Je vais voir si c’est une fille ou un gar√ßon »

Je tendis le chat √† ma m√®re puis celle-√ßi commen√ßa √† bien l’observer. Au bout de quelques secondes, elle nous dit √† moi et √† Mamadou :

« C’est bien une femelle ! ah ! Je suis vraiment contente. En plus, elle est tr√®s belle ! Elle a la m√™me couleur que Minith. Son pelage est tigr√©. Il faudra bien la laver car elle est tr√®s sale »

Et ce fut ainsi que « notre belle d√©couverte » devint notre jolie « Minouchkaya ».

Elle resta aupr√®s de nous durant des ann√©es et des ann√©es, voyageant √† nos c√īt√©s, traversant les fronti√®res et toujours en nous apportant beaucoup de joie et de bonheur. Et au cours de ces ann√©es, elle nous donna √©galement de bien jolies port√©es de chatons pour notre plus grand plaisir.

Cette jolie petit rouquine aux yeux verts fut un v√©ritable don du ciel car elle rempla√ßa pour ainsi dire notre si douce Minith qui √©tait atteinte (√† cette √©poque l√†) d’un cancer g√©n√©ralis√© et qui mourut quelques temps plus tard, apr√®s que l’on eut d√©couvert Minouchkaya.

Maman pleura beaucoup Minith car elle l’adorait plus que tout mais elle pressentait aussi depuis pas mal de temps qu’elle aurait eu une autre chatte qui aurait √©t√© sa r√©plique exacte mais en plus costaude et que sa rempla√ßante aurait v√©cue bien plus longtemps qu’elle…

Tout cela pour vous dire que ce jour l√† o√Ļ j’avais bien observ√© mon p√®re ; et bien, je pense que c’√©tait un jour b√©ni des Dieux car gr√Ęce √† moi, je donnais √† ma douce Mamounette, l’opportunit√© et le bonheur d’avoir une seconde petite Minith…

Et qui sait ? Peut-√™tre que c’√©tait tout simplement la r√©incarnation de Minith et que c’√©tait la providence qui nous l’apportait comme √ßa, afin d’apaiser la perte de notre regrett√©e Minith, par je ne sais quel miracle de la vie…

Un bien joli miracle et une bien jolie anecdote que je souhaitais absolument vous raconter…

Un amour de chat

Par un beau jour de semaine ; mes parents, mon fr√®re et moi √©tions all√©s au restaurant « Chez Papy »…
Et comme √† notre accoutum√©e, mon fr√®re et moi avions command√© le m√™me menu dont nous raffolions particuli√®rement….
Alors que nous mangions tranquillement ; le neveu de « Papy » vint nous annoncer que sa chatte venait d’avoir une port√©e de 6 chatons (les chatons avaient 2 semaines) et qu’il souhaitait en faire adopter quelques uns….

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Ma Maman fut tr√®s int√©r√©ss√©e par cette proposition et demanda au Neveu, qu’elle souhaitait juste en adopter 3, si c’√©tait possible…
Le Neveu lui dit que c’√©tait tout √† fait possible et qu’il suffisait juste qu’elle choisisse les coloris des pelages des 3 chatons…
En effet sur les 6 chatons ; le Neveu nous dit qu’ils y en avaient 3 qui √©taient particuli√®rement beaux ; dont 1 m√Ęle qui √©tait tout blanc, 1 autre m√Ęle qui √©tait tout noir avec les 4 pattes blanches (comme si il avait enfil√© des chaussettes) et enfin une femelle qui avait une robe de couleur tigr√©e rouquine…
Le Neveu insista beaucoup sur le fait que ces 3 chatons √©taient vraiment tr√®s mignons (par rapport aux autres chatons de la port√©e) et que chacun avaient une tr√®s belle robe…
Il ne pouvait pas nous les faire montrer car ils √©taient chez lui, dans sa maison, mais il promit √† ma m√®re qu’elle n’en serait vraiment pas d√©√ßue, bien au contraire….
Ma m√®re qui aimait d√©j√† beaucoup les chats, lui fit enti√®rement confiance…
Puis le Neveu lui dit : « Vous verrez Madame, vos enfants aimeront beaucoup ces petits chatons…ils sont si mignons…Vous pourrez par exemple les prendre demain si vous le souhaitez… »
Mon fr√®re et moi √©tions tous les deux tout excit√©s et nous regard√Ęmes Maman en lui disant : « Oh oui, Maman !!! ce serait bien pour demain !!! »
Maman nous regarda √† son tour, en souriant et nous dit : « Mais oui pourquoi pas !!!… »
Puis Maman s’adressa √† nouveau au Neveu de « Papy » et lui dit : »Oui, ce serait parfait pour demain…On pourrait faire venir notre chauffeur le matin par exemple…et il viendrait ici au restaurant pour r√©cup√©rer les chatons…qu’en pensez-vous ? »
Le Neveu lui dit : »Mais biens√Ľr, pas de probl√®me…Vous ferez donc venir votre chauffeur, le matin vers 10 heures car je serais l√† en cuisine avec mon oncle…Je mettrai donc les 3 chatons dans un carton afin qu’ils ne s’√©chappent pas et je remettrai le carton √† votre chauffeur…Voil√† Madame….en tout cas je vous remercie de bien vouloir les adopter…et je suis s√Ľr qu’ils seront tr√®s heureux chez vous et que vos enfants s’occuperont bien d’eux…N’est-ce pas les enfants ? »
Le Neveu nous regarda avec un large sourire puis mon fr√®re et moi, on s’empressa de lui dire en choeur : « Oui !!! merci beaucoup Monsieur… »
« Mais de rien les enfants, c’est un plaisir pour moi… » dit-il en souriant…
Et inutile de vous dire que mon fr√®re et moi √©tions vraiment tr√®s impatient d’arriver d√©j√† au lendemain…

L’arriv√©e de la bo√ģte en carton :
Momo, notre chauffeur, tapa √† la porte fen√™tre du salon et nous dit √† travers la baie vitr√©e : « Les enfants, vous pouvez dire √† Madame, que j’ai la bo√ģte en carton avec les chats √† l’int√©rieur ?…Merci… »
Je lui r√©pondis avec excitation : « Oui, oui, attends je vais vite aller lui dire… »
Je courus et me pr√©cipitai vers la chambre de mes parents car Maman s’y trouvait √† l’int√©rieur….
J’ouvris la porte de la chambre et lui dit : « Maman, Maman, √ßa y est, Momo vient de revenir avec les chatons !!! on va vite les voir, tu viens ? »
Maman me dit « Mais biens√Ľr, attends, je viens tout de suite…. »

Les 3 adorables chatons :
Le carton √©tait pos√© √† m√™me le sol (de la v√©randa abrit√©e de notre maison) et on pouvait y entendre, √† l’int√©rieur, des petits miaulements…
Maman dit √† mon fr√®re et √† moi : « Allez, les enfants…Ouvrez le carton, maintenant… »
Nous ouvr√ģmes le carton et subitement, un petit chaton tout blanc sauta dans mes bras…

Barbouille
Je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier…
Ce chaton s’√©tait litt√©rallement jet√© dans mes bras comme s’il me disait : « Je veux √™tre ton chat, C√©cile… »
Je le soulevai et le serrai tout contre moi en disant √† ma m√®re et √† mon petit fr√®re : « Je voudrais qu’il soit mon chat, il est trop beau…Il est tout blanc et sa queue est toute noire….Maman, Olivier…il sera mon chat, hein ? »
Mon fr√®re ne m’√©coutait pas du tout…et il tenait lui aussi dans ses bras, le second chaton noir et blanc dont le nez √©tait tout noir…

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Au bout d’un instant, mon petit fr√®re dit √† ma m√®re et √† moi : »Maman, C√©cile, j’aime beaucoup ce chaton…Ses pattes sont toutes blanches comme s’ils portaient des chaussettes et en plus son nez est tr√®s sp√©cial…Il est tout noir… »
Ma m√®re ne fit pas attention √† ce que disait mon petit fr√®re car elle avait entendu un petit miaulement qui provenait de la bo√ģte en carton…
Elle s’approcha de la bo√ģte et se pencha en avant afin de regarder √† l’int√©rieur…
En effet, √† l’int√©rieur, se trouvait encore cach√©, dans un coin du carton ; le dernier chaton qui n’√©tait autre qu’une petite femelle toute tigr√©e couleur rouquine…
Cette petite derni√®re √©tait la plus sage des trois chatons et elle paraissait plus intimid√©e que les deux autres ; si bien que lorsque ma m√®re la prit dans ses bras, elle nous dit √† moi et √† mon fr√®re : « Les enfants, cette petite tigr√©e sera √† moi…J’aime beaucoup sa robe…elle est vraiment tr√®s belle… »
Puis ma m√®re nous dit : « Alors toi C√©cile, le chaton blanc sera √† toi et toi, Olivier, le chat noir et blanc sera √† toi…Quant √† moi, voici ma petite tigr√©e toute mignonne… »
Et ce fut donc, par cette belle matin√©e que nous re√ß√Ľmes, ma m√®re, mon petit fr√®re et moi, de bien jolis pr√©sents, tels que ces 3 adorables chatons…
Les jour suivant, ma m√®re nous aida √† trouver des pr√©noms √† nos chatons…
Elle finit d’ailleurs, par nous trouver de bien jolis pr√©noms qui allaient parfaitement avec ces adorables petites boules de poils…

Nos 3 chats : Pussy-Cat, Mitsou et Minith :

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Et ce fut ainsi que « Pussy-Cat » (mon chat), Mitsou (le chat de mon fr√®re) et Minith (la chatte de ma Maman) furent partis de notre vie durant plusieurs ann√©es, pour notre plus grand bonheur…