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Son plus beau cadeau sur Terre 🎁 La suite…

L’hypnotisant et chaleureux feu de cheminĂ©e avec ses braises crĂ©pitantes et rougeoyantes dans son Ăątre.

Oh ! Rien que d’y penser, elle avait presque hĂąte !

Oui, un bon feu de cheminĂ©e qui lui rĂ©chaufferait le cƓur et l’ñme durant l’hiver.

Entendre le doux son du bois craquer au contact des flammes dansantes et lumineuses lui ferait trĂšs certainement oublier sa forĂȘt enchantĂ©e


L’oublier un temps soit peu, c’est vrai, mais pas dans ses rĂȘves nocturnes pendant que la neige se mettrait Ă  tomber dehors et finirait par la recouvrir intĂ©gralement d’un joli manteau d’une blancheur immaculĂ©e…

Voilà tout ce dont à quoi ce buffet en pin massif lui faisait penser


À toutes ces belles choses qui la rendaient infiniment heureuse…

Ah ! qu’elle aurait aimĂ©, Ă  cet instant prĂ©cis, se retrouver dans sa merveilleuse forĂȘt !

Mais cela n’aurait pas Ă©tĂ© raisonnable, Ă©tant donnĂ© qu’il avait bien trop plu.

Tout ne serait donc qu’humiditĂ© et rien que d’y penser Mira en fut Ă©cƓurĂ©e !

Non, il Ă©tait plus sage d’attendre que celle-ci redevienne bien sĂšche comme elle l’Ă©tait il n’y a pas si longtemps.

« Peut-ĂȘtre aprĂšs demain et biensĂ»r Ă  condition que Maman ne soit pas lĂ  » se dit-elle tout en baillant.

****

Mira attendait toujours bien sagement que sa Maman revienne mais elle trouvait que le temps Ă©tait de plus en plus long et commençait sĂ©rieusement Ă  s’inquiĂ©ter de son absence prolongĂ©e.

Soudain, elle sursauta en entendant :

« Cou-cou ! Cou-cou ! Cou-cou ! »

Le bruit provenait de l’horloge en bois qui se trouvait juste au-dessus de la porte de la cuisine.

CentrĂ©e au beau milieu de celle-ci ; une petite porte arrondie venait Ă  peine de s’ouvrir laissant surgir un oiseau qu’elle connaissait fort bien et qui avait le don de l’horripiler.

Il s’agissait de « Canari », le fameux oiseau de malheur qui se cachait Ă  l’intĂ©rieur et qui rĂ©apparaissait de temps en temps quand cela lui chantait.

Et lĂ , il Ă©tait en train de siffloter gaiement dans un son particuliĂšrement aigu qui l’agaçait :

« Cou-cou ! Cou-cou ! Cou-cou ! »

Elle le regarda d’un air mauvais et mĂ©prisant :

« Mais tais-toi donc le Canari ! Pfff ! Oh la la ! On a compris le message ! Il est telle heure ! Et alors ? C’est pas la fin du monde que je sache ! » lui lança t-elle rageuse avec cette irrĂ©sistible envie de lui arracher le bec en deux temps trois mouvements pour qu’il puisse se taire une bonne fois pour toutes.

« Cou-cou ! Cou-cou ! » continua de chanter le petit oiseau sans vergogne.

Il venait d’annoncer qu’il Ă©tait exactement 17H00.

Mira avait toujours aimĂ© cette bonne vieille horloge en bois qui devait trĂšs certainement dater de l’avant guerre.

Les jolies arabesques qui y Ă©taient gravĂ©es lui donnaient une allure des plus singuliĂšre et d’une rare authenticitĂ©.

C’Ă©tait vraiment une magnifique horloge !

Par contre, le petit ĂȘtre arrogant qui se renfermait dans ses entrailles n’avait pas le moins du monde sa grĂące.

À dire vrai, elle le dĂ©testait.

Certes, c’Ă©tait peut-ĂȘtre un bel oiseau avec son plumage jaune poussin des plus rayonnant mais elle n’arrivait plus Ă  supporter son sempiternel « Cou-cou » lui sortant de son minuscule bec orange vif.

Deux couleurs des plus criardes qui se voyaient Ă  des kilomĂštres Ă  la ronde !

C’est pourquoi elle aimait bien se moquer de lui en l’appelant : Canari.

Quant Ă  ses petits yeux noirs vifs et malicieux ; ils semblaient toujours la narguer lorsqu’il jaillissait subrepticement de son antre fermĂ©e Ă  double tour.

Sans doute qu’il se sentait Ă  l’abri, lĂ  haut, Ă  l’intĂ©rieur de son refuge et qu’il savait fort bien que Mira n’aurait pas pu lui faire quoi que ce soit


Ah ! Comme elle aurait voulu l’attraper pour lui rĂ©gler enfin son compte !

Oui ! Pour toutes ces fois oĂč il avait eu l’audace de la faire sursauter en lui chantant Ă  tue tĂȘte ses infernales coucous rĂ©pĂ©titifs


« Cou-cou ! Cou-cou ! »

Mais il ne perdait rien pour attendre celui-là


Un beau jour, elle se vengerait. Elle ne savait pas encore par quel moyen mais elle finirait bien par trouver…

Elle l’observa encore. C’est fou comme il avait l’air vivant, lĂ  haut sur son perchoir en train de lui chanter la sĂ©rĂ©nade !

C’en Ă©tait presque bluffant !

Monsieur Canari faisait son intĂ©ressant. Son grand show. Il devait trĂšs certainement se prendre pour Monsieur Rossignol alors qu’il avait une voix stridente de crĂ©celle !

Mira ne le dĂ©testait pas tant que ça


Non, c’Ă©tait bien pire. Elle le haĂŻssait !

Elle Ă©tait pourtant habituĂ©e Ă  le voir quotidiennement et ce depuis pas mal d’annĂ©es dĂ©jĂ  mais bizarrement, elle ne s’Ă©tait point faites Ă  son chant.

Non, celui-lĂ , elle n’arrivait toujours pas Ă  l’ingurgiter


Cependant, elle reconnaissait qu’il accomplissait fort bien son travail d’annonceur


Ah ça oui ! Et ce durant ces 5 annĂ©es oĂč elle avait habitĂ© ici.

Et d’aussi loin qu’elle s’en souvienne, jamais encore il n’avait eu la moindre extinction de voix


Non ! Une vraie machine de guerre ce Canari lĂ  ! Et biensĂ»r n’ayant pas la moindre pitiĂ© pour ses oreilles fines et si dĂ©licates.

Elle avait bien essayĂ© de se faire Ă  son chant oĂč encore de contrĂŽler ses sursauts lorsqu’il entonnait ses horribles coucou mais elle avait fini par jeter l’Ă©ponge…

C’Ă©tait tout bonnement impossible !

Résultat des courses : elle détestait toujours autant sa voix et continuait à tressaillir lorsque le volatile en bois sortait de sa cachette tel un clown machiavélique.

Dieu qu’elle le mĂ©prisait !

Mira l’observait encore lorsque soudain la petite porte en bois se referma enfin sur lui.

« Pfff, il Ă©tait temps ! » soupira t-elle en regardant les grandes aiguilles noires de l’horloge.

Elles annonçaient qu’il Ă©tait dĂ©jĂ  17H15.

« Mais que pouvait bien faire Laura ? Elle n’Ă©tait toujours pas revenue » s’inquiĂ©ta t-elle en tournant la tĂȘte vers la porte d’entrĂ©e du salon.

****

Mira commençait à avoir une petite faim alors elle franchit le seuil de la cuisine dont la porte était restée grande ouverte.

Immédiatement, elle remarqua au loin une petite assiette garnie de madeleines dorées qui reposait sur la table centrale.

Juste Ă  cĂŽtĂ© de celle-ci se trouvait un bol Ă  anse accompagnĂ© d’une petite cuillĂšre Ă  cafĂ©.

Mira n’aimait pas trop les madeleines car elles avaient tendance Ă  lui coller au palais et puis il faut dire aussi que ce n’Ă©tait pas trop sa tasse de thĂ©.

Son intĂ©rĂȘt se porta donc sur le bol en porcelaine blanc Ă  gros pois rouges.

Que pouvait bien t-il contenir ? se demanda t-elle en ne le quittant pas de ses yeux perçants.

Sa curiositĂ© grandissait au fur et Ă  mesure qu’elle se rapprochait de la grande table.

Ses narines sentirent les effluves d’un parfum vanillĂ©.

Se pourrait-il que Laura lui ai préparé son dessert préféré ?

Une bonne et onctueuse crĂšme dessert Ă  la vanille ?

Hum ! Rien que d’y songer, Mira Ă©tait dĂ©jĂ  toute excitĂ©e Ă  l’idĂ©e qu’elle le dĂ©gusterait dans quelques secondes.

Un exquis dessert lacté rien que pour elle ! Elle en avait de la chance !

Et sa Maman avait bien veillĂ© Ă  le sortir du frigo Ă  l’avance car elle savait que Mira aimait le manger Ă  tempĂ©rature ambiante et non glacĂ©e.

Le goĂ»t s’en trouvait bien meilleur.

Décidément, elle avait vraiment une Maman en or.

C’Ă©tait donc ça la fameuse surprise que Laura lui avait concoctĂ©e ?

Pourtant, elle aurait jurĂ© que sa Maman lui avait bien dit qu’elle lui ramĂšnerait un cadeau en revenant de ses courses.

Mira plissa les yeux de contentement.

Se pourrait-il alors qu’il y ait une deuxiĂšme surprise ?

Elle s’apprĂȘtait Ă  dĂ©guster sa gourmandise lorsque soudain, elle entendit un drĂŽle de bruit qui provenait du salon.

Ah ! Non ! Personne n’avait le droit de la dĂ©ranger lorsqu’elle Ă©tait Ă  table !

« Fichu bruit ! Va t’en ! Et laisse moi savourer ce dĂ©licieux met »

Mira se pourlĂ©cha les babines, prĂȘte Ă  attaquer son savoureux dessert.

« Crrr, crrr, crrr »

Oh non ! Le bruit de tout Ă  l’heure venait encore de recommencer et cette fois-çi il ne s’arrĂȘtait plus.

« Ah ! Mais c’est pas vrai ça ! Je ne peux vraiment pas ĂȘtre tranquille aujourd’hui ! »

À contre cƓur elle laissa son assiette de cĂŽtĂ© et retourna vite sur ses pas.

Du seuil de la cuisine elle inspecta de ses yeux d’aigle le vaste salon.

« Crrr, crrr, crrr »

Le bruit s’intensifiait davantage. C’Ă©tait un peu comme un grattement Ă  une porte mais elle n’arrivait pas Ă  dĂ©celer de quoi il s’agissait exactement.

À l’affĂ»t et aux aguets, elle avança Ă  pas de loup Ă  l’intĂ©rieur du salon tout en scrutant les alentours mais ce n’Ă©tait pas si Ă©vident que ça vu qu’il faisait Ă  nouveau sombre ici.

Nous Ă©tions en plein mois d’octobre et le soleil se couchait beaucoup plus tĂŽt.

BientĂŽt il ne tarderait plus Ă  faire nuit noire.

« Crrr, crrr, crrr »

Les sens en alerte, Mira Ă©piait les moindres recoins de la piĂšce.

« Crrrr, crrr, crrr »

Par moment, le grattement s’interrompait, rendant alors difficile la recherche de sa provenance.

« Crrr, crrr, crrr »

« Ah la la ! Fichu bruit ! Mais oĂč te caches tu ? » s’agaça Mira.

Soudain AllĂ©luia ! Elle cru voir quelque chose bouger lĂ -bas, lĂ  oĂč Ă©tait placĂ© son fauteuil.

Vite, sans plus attendre, elle couru en sa direction puis au dernier moment décida de se positionner juste derriÚre lui afin de mieux épier la chose qui remuait.

Ses yeux verts n’Ă©taient plus que deux fentes extrĂȘmement Ă©trĂ©cis Ă  force de scruter dans la pĂ©nombre les contours de cette Ă©trangetĂ©.

Une étrangeté qui avait dû ressentir sa présence car à cet instant précis, elle ne bougea plus du tout.

Sans doute, avait-elle entendu Mira


« Mince alors ! Allez ! Gratte encore saleté ! Pourquoi tu bouges plus ? » marmonna t-elle entre ses dents.

Soudain, la bestiole recommença innocemment sa petite besogne sans prĂȘter attention Ă  Mira qui Ă©tait Ă  prĂ©sent juste derriĂšre elle.

Les yeux toujours Ă©trĂ©cis Ă  l’extrĂȘme, Mira reconnut enfin le petit animal.

« Quoi ! ? Ce n’Ă©tait qu’une vulgaire souris ! ? » s’indigna t-elle courroucĂ©e et prĂȘte Ă  lui bondir dessus.

Tout ce raffut n’était dĂ» qu’à une insignifiante petite souris ?

Une souris blanche qui Ă©tait en train de gratter frĂ©nĂ©tiquement avec ses pattes avant un coin fissurĂ© de la plinthe en bois du mur de droite. Celui-lĂ  mĂȘme oĂč se trouvait Ă  quelques centimĂštres son fauteuil en velours.

À l’attaaaaaque !!

Toutes griffes dehors, Mira bondit en avant tel un boulet de canon mais au moment oĂč elle allait se jeter sur le rongeur ; celui-ci se faufila aussi vite que l’Ă©clair par un petit trou attenant Ă  l’Ă©troite fissure qu’il n’avait pas eu le temps d’Ă©largir.

« Oh non ! SaletĂ© va ! T’as rĂ©ussi Ă  ĂȘtre plus rapide que moi ! » pesta t-elle dĂ©pitĂ©e d’avoir pu manquer son coup.

Et dire qu’elle avait Ă©tĂ© Ă  deux doigts de lui rĂ©gler son compte !

« Une vraie Speedy Gonzales ! celle-là ! » admit-elle avec une certaine fascination.

« Mais tu ne perds rien pour attendre ! » souffla t-elle sournoisement.

« En plus tu as osĂ© faire ta petite cachette juste Ă  cĂŽtĂ© de mon fauteuil. Ah la la ! Grave erreur, vilaine souris ! » s’insurgea t-elle en regardant d’un Ɠil l’intĂ©rieur du trou par lequel le rongeur s’Ă©tait introduit si lĂąchement.

Mais hélas, celui-ci semblait totalement vide.

Speedy Gonzales s’Ă©tait bel et bien volatilisĂ©e.

Elle avait dĂ» trĂšs certainement emprunter une des nombreuses galeries creusĂ©es par elle oĂč ses congĂ©nĂšres.

Car s’il y en avait une ; il devait alors y en avoir plusieurs


Elle prendrait alors son temps et un malin plaisir Ă  les pourchasser l’une aprĂšs l’autre…

En tous cas, Ă  l’avenir, elle resterait vigilante car elle dĂ©testait que des intrus envahissent son territoire.

Speedy Gonzales et le Canari ne perdaient rien pour attendre…

Mira regarda autour d’elle.

Avec la venue impromptue de cette souris, elle ne s’Ă©tait pas aperçu que le salon Ă©tait Ă  prĂ©sent plongĂ© dans le noir.

Elle ne craignait point la nuit mais elle commençait à se faire du mauvais sang pour sa Maman.

Elle jeta un Ɠil Ă  la porte d’entrĂ©e qui Ă©tait toujours obstinĂ©ment fermĂ©e


Mais que pouvait bien faire Laura Ă  cette heure si tardive ?

Pour passer le temps, elle décida de rester encore quelques instants devant le trou de la plinthe, histoire de voir si la souris finirait bien par en ressortir.

Mais Speedy Gonzales Ă©tait loin d’ĂȘtre bĂȘte.

Ce soir, il Ă©tait Ă©vident qu’elle ne montrerait plus le bout de son museau.

Mira devait se résigner.

Elle commença Ă  bĂąiller d’ennui et repensa Ă  nouveau aux douces paroles de sa Maman :

« Je te ramÚnerai une petite surprise ma Mira ! Sois bien sage surtout ! »

Les rĂ©pĂ©ter inlassablement dans sa tĂȘte lui permettaient de se rassurer et mĂȘme si elle commençait Ă  redouter le pire.

« Pourvu que sa Maman n’ait pas eu un accident sur la route » se demanda t-elle trĂšs inquiĂšte.

Mais il ne fallait surtout pas qu’elle perde les pĂ©dales.

Et pour cela, il valait mieux qu’elle resta positive en se disant que Laura ne tarderait plus Ă  revenir.

Soudain, elle repensa Ă  son onctueuse crĂšme dessert qu’elle avait bien failli oublier Ă  cause de la satanĂ©e Speedy Gonzales.

Celle-ci lui redonnerait du baume au cƓur concernant son inquiĂ©tude pour sa Maman et lui permettrait Ă©galement d’oublier le fĂącheux petit incident qu’elle avait eu avec le rongeur.

****

Mira venait Ă  peine de terminer sa dĂ©licieuse crĂšme dessert Ă  la vanille lorsqu’elle repensa encore aux paroles de Laura :

« Je reviendrai avec une petite surprise pour toi ma Chérie. Sois bien sage surtout ! »

VoilĂ  ce qu’elle lui avait dit avant de refermer derriĂšre elle, la lourde porte d’entrĂ©e en bois massif.

Elle ne pouvait s’empĂȘcher de se la ressasser en boucle.

Elle revoyait aussi l’image de son doux visage souriant avec ce joli foulard rose pastel nouĂ© autour de son cou dĂ©licatement parfumĂ©.

Un parfum aux notes florales emportĂ© dans le sillage du vent frais de cet aprĂšs-midi lĂ  et que Mira n’avait point oubliĂ©.

À cette pensĂ©e, elle eut une boule dans la gorge. Sa Maman lui manquait…

Soudainement, elle entendit le Canari chanter :

« Cou-cou ! Cou-cou ! »

Elle sursauta mais bizarrement ne lui en voulut pas.

Cet oiseau de malheur rompait le silence de plomb qui régnait dans la vaste maison et cela la rassurait.

Et mĂȘme si son « Cou-cou » Ă©tait dĂ©testable ; elle lui en Ă©tait quand mĂȘme reconnaissante


Et dire qu’il n’y a pas si longtemps, elle mourait d’envie de lui arracher le bec !

Ce n’Ă©tait plus le cas maintenant. Le Canari Ă©tait devenu son ami.

Il venait d’annoncer qu’il Ă©tait exactement 19H00.

Son inquiétude redoubla.

Jamais encore sa Maman n’Ă©tait arrivĂ©e en retard. Elle respectait toujours ses promesses…

Mais que faisait-elle alors ?

Elle regarda par la baie vitrĂ©e. Le jardin Ă©tait dans l’obscuritĂ© totale et il n’y avait pas Ăąme qui vive.

Sa Maman ne donnait pas de cours le samedi au lycĂ©e et c’est pour cela qu’elle profitait toujours de ce jour pour faire ses courses.

« Maman ! Reviens moi ! S’il te plaĂźt ! »

Elle faisait cet ultime vƓu tout en regardant le ciel noir opaque dĂ©nuĂ© d’Ă©toiles


Soudain, elle entendit un cliquetis Ă  la porte.

Incroyable mais vrai ! Sa demande avait-elle été exaucée ? !

Vite, le cƓur battant et sans plus attendre, elle courut vers la porte et attendit.

Son impatience la rendait fébrile et trÚs nerveuse.

Subitement, la porte s’ouvrit enfin en grand, laissant apparaĂźtre sa douce et belle Maman qui lui lança :

« Coucou ma chĂ©rie ! Oui, je sais, je suis trĂšs en retard. Attends, je vais allumer. On n’y voit strictement rien ici ! »

Le grand lustre du salon s’illumina immĂ©diatement, Ă©clairant toute la piĂšce d’une intense lumiĂšre qui faisait plaisir Ă  voir.

Ainsi, le salon retrouvait enfin son cÎté chaleureux et sécurisant.

« Oh ma Chérie ! Tu as dû avoir peur toute seule ici dans le noir. Je suis vraiment désolée »

Laura dĂ©posa son gros sac de provisions sur le carrelage puis s’empressa de fermer Ă  clef la lourde porte en bois.

Elle se retourna et regarda Mira avec une extrĂȘme douceur dans le regard.

« Tu sais, je m’inquiĂ©tais pour toi ma Mira. Te savoir toute seule ici me tracassait. Mais je suis heureuse de te retrouver enfin. Allez, viens me faire un cĂąlin »

Tout en s’accroupissant, elle tendit les bras vers elle mais Mira ne broncha pas.

Elle restait immobile sans ciller.

« Que se passe-t-il ma Chérie ? Tu me boudes ? »

Le regard vert de Mira était réprobateur.

« Ah ! Je vois ! Tu m’en veux toujours. Mais tu sais ce n’est pas entiĂšrement de ma faute. Il y avait beaucoup de monde au supermarchĂ© et lorsque je conduisais sur la route qui mĂšne chez nous ; j’ai dĂ» faire un dĂ©tour Ă  cause d’un grave accident »

Les yeux verts de Mira s’arrondirent d’Ă©tonnement.

Mais alors l’absence prolongĂ©e de sa Maman Ă©tait donc dĂ» Ă  cause de toutes ces choses ?

« Tu m’en veux toujours ? » questionna Laura avec un petit sourire enjĂŽleur.

Avec de tels arguments ! Grand Dieu ! Biensûr que non ! Alors, contre toute attente, elle se précipita avec hùte vers sa Maman puis se caressa immédiatement tout contre elle en faisant ses pattes de velours.

« Oooh ! Ma jolie Mira ! » s’exclama Laura avec une certaine Ă©motion dans la voix.

Mira ronronnait de plaisir en ne cessant de se caresser contre elle.

« Mais toi aussi Maman ! Tu m’as manquĂ©e » miaula t-elle d’une petite voix en la dĂ©vorant des yeux.

« Oh ! J’aime quand tu me fais des cĂąlins comme ça ma Mira ! »

Laura lui caressa affectueusement la tĂȘte puis passa sa main sous son ventre tout blanc et si soyeux. Elle savait que Mira aimait bien qu’on le lui caresse en faisant de grands vas et vient.

Mira ronronnait de plus belle. Elle Ă©tait vraiment au septiĂšme ciel.

Laura lui fit ensuite un petit bisou sur le bout du nez.

« Ah ! mais j’allais oublier ta surprise ! » s’Ă©cria t-elle subitement.

« Attends, je vais la chercher dans le sac » ajouta t-elle en se relevant.

Quelques secondes plus tard, elle tenait dans sa main droite un sachet brillant qui ressemblait Ă  un gros paquet de chips.

Mira le reconnut immĂ©diatement avec son logo si particulier qui reprĂ©sentait l’empreinte d’un coussinet fĂ©lin.

« Tiens ! Regarde ! C’est pour toi ma Mira ! » s’enthousiasma Laura en commençant Ă  l’agiter de haut en bas.

« Tu reconnais ce bruit ? »

Bien Ă©videment qu’elle le reconnaissait !

Et quand bien mĂȘme il y aurait eu tout un tas de vacarme autour ; elle l’aurait encore reconnu entre mille


Mira ne cessa de le fixer de ses grands yeux verts en amande pendant que sa Maman continuait de le lui agiter sous le nez.

« Quel son merveilleux ! » miaula t-elle en ne le quittant pas des yeux.

Sa Maman venait de lui offrir un trĂšs joli cadeau : ses croquettes favorites d’aprĂšs le coussinet dorĂ© qui Ă©tait dessinĂ© dessus.

Sa marque prĂ©fĂ©rĂ©e ! Les savoureuses et fondantes croquettes de bƓuf aux lĂ©gumes verts dont elle raffolait tant.

Mira ronronna de plus belle Ă  l’idĂ©e de bientĂŽt les croquer


Mais elle ne ronronnait pas que pour elles


Est-ce que Laura s’Ă©tait aperçu qu’elle s’Ă©tait beaucoup inquiĂ©tĂ© pour elle ?

Et se doutait-elle un seul instant de l’immense amour qu’elle lui portait ?

Un amour qui surpassait tout le confort dont elle bénéficiait ici dans cette maison.

Un amour dĂ©bordant qui ne pouvait ĂȘtre comblĂ© et rassasiĂ© juste par des croquettes aussi affriolantes soient-elles.

Un amour qu’elle avait besoin de transmettre car elle n’Ă©tait peut-ĂȘtre qu’une chatte de gouttiĂšre, un fĂ©lin ronronnant Ă  la moindre caresse ou victuaille ; elle n’en restait pas moins un ĂȘtre vivant avec un cƓur rempli de sentiments Ă  l’intĂ©rieur.

Un cƓur qui n’oublierait jamais ce jour ou Laura l’avait adoptĂ©e un certain mois de juillet de l’annĂ©e 2013 Ă  la SPA ; juste en Ă©tant attirĂ©e par ses miaulements de dĂ©sespoir, sans mĂȘme la voir !

Ce jour oĂč elle Ă©tait encore tenue prisonniĂšre dans l’une de ces cages, enfermĂ©e Ă  double tour avec cinq autres amies comme elle qui attendaient en vain de se faire adopter mais sans aucun succĂšs.

Ce jour oĂč pourtant une certaine Laura avait su remarquer la dĂ©tresse dans sa voix Ă©raillĂ©e, Ă  force de miauler.

Ce jour qui avait changé irrémédiablement sa vie


Une complainte que Laura avait su Ă©couter et qui l’avait alors guidĂ©e et menĂ©e jusqu’Ă  elle.

Elle, la chatte de gouttiùre aux yeux verts


Et le coup de cƓur fut rĂ©ciproque. Aussi bien pour l’une que pour l’autre


Une rencontre qui Ă©tait sans doute Ă©crite


Le plus beau jour de sa vie…

Un jour Ă  jamais gravĂ© dans son petit cƓur de fĂ©lin.

Un cƓur qui avait enfin trouvĂ© sa Maman.

Une merveilleuse Maman qui l’avait sauvĂ©e et aimĂ©e de toute ses forces d’un amour inconditionnel


Un amour qui durerait encore et encore…

Son plus beau cadeau sur Terre…

 

Son plus beau cadeau sur Terre đŸŽ

Mira s’Ă©tait endormie dans le large fauteuil en velours si doux et si confortable qui se trouvait tout prĂšs de la grande baie vitrĂ©e.

À travers celle-ci, on pouvait voir un immense et magnifique jardin dont la pelouse venait tout juste d’ĂȘtre tondue il y a Ă  peine deux jours et qui Ă©tait Ă  prĂ©sent toute imbibĂ©e d’eau Ă  cause de l’interminable pluie.

Tout était redevenu calme dehors et peu à peu les petits moineaux revenaient se poser gaiement sur les branches dénudées des grands amandiers.
En haut de leurs cimes et par certaines ramifications de leurs branchages ; on pouvait remarquer quelques nids détruits.

Il faut dire que la tempĂȘte avait Ă©tĂ© d’une rare violence… Elle n’avait rien Ă©pargnĂ©…

Pourtant, Ă  voir les moineaux sautiller de branches en branches tout en piaffant entre eux ; ils ne semblaient guĂšre rancuniers au saccage de leurs petites demeures.

Sans doute que dans leurs langages d’oiseaux, ils prĂ©voyaient dĂ©jĂ  d’en reconstruire de nouvelles.

Par moment, ils venaient s’abreuvoir ou encore s’amuser dans les quelques flaques d’eau un peu boueuses qui s’étaient formĂ©es tels des petits cratĂšres dans les zones clairsemĂ©es de la pelouse.

Finalement, la pluie tant mĂ©prisĂ©e leur avait apportĂ©e de l’eau pour se dĂ©saltĂ©rer mais aussi la joie de pouvoir faire la toilette de leurs plumages.

Et c’était un spectacle des plus merveilleux que celui de pouvoir les observer en train de dĂ©ployer leurs petites ailes et secouer avec frĂ©nĂ©sie leurs plumes faisant alors jaillir d’innombrables gouttelettes d’eau autour d’eux.

Les moineaux avaient enfin retrouvĂ© leur joie de vivre comme si la tempĂȘte n’était jamais apparue


Mais ce n’Ă©tait hĂ©las pas le cas le cas pour tout le monde


Au centre du jardin, Ă  l’intĂ©rieur d’un pourtour de galets blancs ; de hauts rosiers buissons de couleur rouge-Bordeaux avaient perdu de leurs splendeurs Ă  cause des incessantes bourrasques de vent qui sans vergogne, les avaient entiĂšrement dĂ©pouillĂ©es de leurs si jolies et gracieuses pĂ©tales.

Elles s’étaient envolĂ©es de part et d’autre du jardin et reposaient de-ci de-lĂ  sur l’immense pelouse telles de belles endormies.

Elles avaient Ă©tĂ© arrachĂ©es de force Ă  leur mĂšre nourriciĂšre et ne tarderaient pas Ă  s’abĂźmer puis Ă  se flĂ©trir au fil des heures.

Mais pour l’instant, leur couleur rouge si profonde offrait un contraste des plus ravissant et romantique sur la vaste pelouse verte pomme.

La rageuse tempĂȘte n’avait pas rĂ©ussi Ă  dĂ©truire la magnificence de ce lieu habituellement si charmant par temps radieux


Les oiseaux tout comme les vĂ©gĂ©taux semblaient vouloir oublier ses terribles affres en continuant leur vie bien paisible tout en attendant avec une certaine impatience la venue de « Monsieur Soleil » qui les rĂ©chaufferait de bon cƓur de ses ardents et lumineux rayons.

****

La pluie s’était arrĂȘtĂ©e de tomber depuis dĂ©jĂ  quelques bonnes heures mais toujours pas de Monsieur soleil Ă  l’horizon…

Pourtant Ă  cet instant mĂȘme, le ciel venait de changer de nuance et sa couleur si grise de tout Ă  l’heure s’était alors transformĂ©e en un joli bleu gris parsemĂ© de gros nuages effilochĂ©s.

Des nuages qui n’allaient pas tarder Ă  s’Ă©vaporer selon les dires de l’annonce mĂ©tĂ©orologique diffusĂ©e hier soir Ă  la tĂ©lĂ©vision.

Cependant, Monsieur Soleil se faisait encore attendre et ne daignait toujours pas pointer le bout de son nez…

Que Diable attendait-il pour faire son entrée ?

Soudain, ĂŽ Miracle ! les premiers rayons apparurent et commencĂšrent Ă  traverser les vitres des deux grandes fenĂȘtres du salon ainsi que celle de la baie vitrĂ©e ; caressant au passage, la tĂȘte de Mira qui reposait sur l’un des accoudoirs moelleux du fauteuil.

La douce lumiĂšre s’insinua davantage Ă  l’intĂ©rieur de la piĂšce, la rendant alors beaucoup plus spacieuse et conviviale.

Elle finit ensuite par se projeter avec fougue sur les jolies courbes anatomiques de Mira et s’y attarda longuement en y faisant une jolie danse d’ondulation.

Elle explorait ainsi ce corps endormi en ne cessant d’y dessiner Ă  l’infini de douces vagues tels des tatouages Ă©phĂ©mĂšres.

Elle aimait jouer avec les sens de Mira mais que cherchait-elle exactement ?

Mira ne le savait que trop bien et faisait semblant de ne pas comprendre…

Elle ressentait les chaudes caresses des rayons du soleil lui réchauffer le corps mais elle ne voulait pas encore lui céder
 Pas tout de suite
 Pas maintenant


De son cĂŽtĂ© Mademoiselle LumiĂšre mettait du cƓur Ă  l’ouvrage en se faisant de plus en plus pressante et insistante


Elle jouait de plus belle avec Mira


Brusquement, comme si une mouche venait de la piquer ; elle fini par se lasser de ce petit jeu et dĂ©cida de terminer son incessante danse lumineuse en s’installant sur le bout de son nez ; obligeant ainsi cette derniĂšre Ă  ouvrir peu Ă  peu ses grands yeux verts en amande.

La lumiĂšre fut si forte que Mira dut les plisser afin de les accoutumer Ă  son intense luminosité 

Il faut dire que depuis pas mal d’heures dĂ©jĂ , il avait fait trĂšs sombre dans cette piĂšce.

Elle se souvenait encore des myriades de gouttelettes de pluie qui n’avaient eu de cesse de se projeter avec fracas contre les vitres des deux fenĂȘtres ainsi que sur celle de la baie vitrĂ©e lui donnant alors un lĂ©ger mal de tĂȘte suivi d’une irrĂ©sistible envie de dormir et de rejoindre sans plus tarder son cher fauteuil si douillet.

Mais le soleil venait Ă  prĂ©sent la dĂ©ranger juste pour la rĂ©veiller alors qu’elle ; elle voulait encore et encore dormir telle une Belle au bois dormant.

« Soleil ! va-t’en ! Tu aurais dĂ» venir avant
 C’est trop tard maintenant ! Je ne veux plus sortir de mon fauteuil si doux et si moelleux
 Et puis tu as beau ĂȘtre le maĂźtre de l’univers que cela n’y changerait rien alors laisse-moi tranquille »

Mais Mademoiselle Lumiùre lui chuchota à l’oreille :

« Tu dois te lever Mira ! Tu as des choses à faire. Et puis, tu as suffisamment dormi, ne trouves-tu pas petite flemmarde ? »

« Non, non
 Pourquoi viens-tu me rĂ©veiller ? Va-t’en ! J’étais en train de faire un merveilleux rĂȘve
 Oh ! Et puis tu m’énerves ! OK ! Tu as encore gagnĂ© ! »

Sortant enfin de sa léthargie, Mira finit par ouvrir en grand ses jolis yeux verts irisés de constellations ambrées qui se voyaient davantage avec la lumiÚre du soleil.

Elle se leva de son fauteuil et s’Ă©tira longuement Ă  cause des courbatures qu’elle avait attrapĂ©es Ă  force d’ĂȘtre restĂ©e trop longtemps endormie dans la mĂȘme position.

À chaque fin de repas, elle avait pour habitude de faire une sieste.

C’Ă©tait pour ainsi dire, le meilleur moment de toutes ses journĂ©es mais aujourd’hui, son sommeil n’avait pas Ă©tĂ© rĂ©parateur Ă  cause du vacarme de cette fichue pluie qui lui avait donnĂ© un terrible mal de tĂȘte avant de s’endormir.

Et le comble de tout, c’est que celle-ci n’avait eu de cesse de tomber depuis 11 heures du matin jusqu’Ă  15H30 ; de quoi la mettre de trĂšs mauvaise humeur…

Mais fort heureusement, elle ne le resterait pas bien longtemps vu qu’elle Ă©tait d’une nature toujours trĂšs gaie et optimiste.

Elle fit un long bĂąillement Ă  s’en dĂ©faire la mĂąchoire mais c’était beaucoup plus pour exprimer son agacement que celui d’une fatigue quelconque puisqu’elle n’avait point sommeil Ă  cet instant-lĂ .

Monsieur soleil avait osé lui envoyer une de ses fidÚles servitrices pour la réveiller.

Et bien entendu, Mademoiselle LumiĂšre n’avait pas hĂ©sitĂ© la moindre seconde Ă  s’exĂ©cuter illico presto…

Elle, toujours prĂ©sente et si dĂ©vouĂ©e Ă  son poste depuis des millions et des millions d’annĂ©es devait trĂšs certainement trouver un certain plaisir non dissimulĂ© Ă  vouloir rĂ©veiller le monde entier.

Sa tĂąche quotidienne d’illuminer de mille feux notre planĂšte lui tenait tant Ă  cƓur qu’il ne valait mieux pas lui rĂ©sister


Et puis, de toute façon, elle avait l’art et la maniĂšre de savoir se faire respecter…

C’est pourquoi Mira ne lui en voulut plus du tout et quand bien mĂȘme son sommeil n’avait pas Ă©tĂ© rĂ©parateur ; eh bien, elle ferait avec


Monsieur Soleil n’avait donc pas eu si tort que ça de lui envoyer sa fidĂšle compĂšre pour la dĂ©loger de son fauteuil sinon qui d’autre l’aurait fait ?

Décidément, ces deux-là étaient trÚs complémentaires ! Et il savaient remplir leur rÎle à la perfection : lui, de tourner autour de notre bonne vieille planÚte terre et elle, de nous propager de ses intenses faisceaux lumineux.

Ainsi, grĂące Ă  l’éclat de leur rayonnement, le monde s’en trouvait heureux.

En conclusion, nous ne ferions pas grand-chose sans eux…

C’est pourquoi Mira se sentit Ă  prĂ©sent d’humeur plus guillerette et prĂȘte Ă  affronter cette fin d’aprĂšs-midi.

Elle s’étira encore tout en regardant le salon qui Ă©tait devenu nettement plus lumineux ; semblant alors reprendre enfin vie.

****

Mira avait toujours aimé cette piÚce qui ne manquait jamais de luminosité par temps radieux.

Par contre, par temps de pluie, le salon s’habillait alors d’une lugubre et austĂšre apparence qu’elle dĂ©testait au plus haut point ; lui faisant un tantinet peur et sursauter au moindre bruit.

Elle avait toujours eu une sainte horreur de la pluie et ce, depuis sa plus tendre enfance !

Mira s’Ă©tira une derniĂšre fois puis regarda par la baie vitrĂ©e l’immense pelouse qui Ă©tait toujours autant imbibĂ©e d’eau.

Elle leva les yeux au ciel et constata qu’il avait pris une jolie teinte d’un bleu limpide, sans le moindre nuages.

« Quel bien joli ciel ! » se dit-elle en ne se lassant pas de l’admirer.

Le fameux proverbe : « AprÚs la pluie vient le beau temps » était bien vrai.

La preuve Ă©tait devant ses yeux Ă©bahis.

Elle l’admira encore quelques instants puis dĂ©cida de s’extirper avec hĂąte de son fauteuil. Elle avait des tas de choses Ă  faire…

Finalement, cette fin de journĂ©e ne serait pas si morose que ça se dit-elle tout en marchant et en regardant autour d’elle.

Elle repensa alors Ă  Laura qui lui avait dit juste aprĂšs le repas de ce midi, qu’elle irait faire des courses mais qu’elle ne tarderait pas pour revenir.

Elle se souvenait également que celle-çi lui avait promis une petite surprise dÚs son retour. Mais laquelle au juste ?

Mira n’aimait pas trop les surprises et elle bouillonnait dĂ©jĂ  d’impatience de revoir au plus vite sa maman.

Mais en attendant celle-çi, que pourrait t-elle bien faire d’intĂ©ressant ?

Elle l’ignorait encore mais trouverait bien une idĂ©e d’ici lĂ …

****

Mira avait toujours aimé cette grande et belle demeure située en pleine campagne.

Elle Ă©tait certes assez Ă©loignĂ©e de la ville mais pas si isolĂ©e que ça par rapport au voisinage bienveillant qui l’entourait.

Oui, Mira Ă©tait vraiment heureuse de vivre ici.

Et parmi toutes les piÚces de la maison ; elle avait une nette préférence pour le grand salon.

C’Ă©tait son endroit favori.

Il faut dire que sa Maman Laura l’avait dĂ©corĂ© avec beaucoup de goĂ»t en agrĂ©mentant chaque pan de mur, de jolis tableaux d’aquarelles.

Ses propres Ɠuvres qu’elle aimait peindre durant ses heures de loisir car oui ; en dehors de son mĂ©tier de professeure de Français, Laura Ă©tait aussi une artiste peintre extrĂȘmement douĂ©e.

Mira ne se lassait jamais de regarder ses toiles tant elles Ă©taient belles.

Soudain, elle fut prise d’Ă©motion lorsque son regard s’attarda sur l’une d’entre elles.

Celle qu’elle prĂ©fĂ©rait le plus


Celle qui la représentait et dont elle était si admirative


Il s’agissait de son propre portrait.

Mira se souvenait encore de ce merveilleux jour oĂč Laura Ă©tait devenue sa mĂšre adoptive.

Il y avait 5 ans de ça.

5 ans de pur bonheur se dit-elle en admirant le tableau.

Une toile que sa douce et si belle Maman avait peint en son honneur pour lui dire Ă  quel point elle l’aimait de tout son cƓur et de toute son Ăąme.

La toile Ă©tait si bien rĂ©ussie que Mira avait l’impression de se voir dedans comme dans un miroir tant la ressemblance Ă©tait frappante.

Sa Maman avait su la dessiner et l’immortaliser telle qu’elle Ă©tait…

Oui, elle Ă©tait vraiment fiĂšre de ce tableau…

Elle avait eu beaucoup de chance de tomber sur une Maman telle que Laura


Et pour tout l’or du monde, elle n’en aurait souhaitĂ© une autre car oui, sa Laura Ă©tait un ĂȘtre unique et Ă  part


Cinq belles annĂ©es qu’elle grandissait et Ă©voluait Ă  ses cĂŽtĂ©s, entourĂ©e de plein d’amour.

Un amour pur et sincĂšre dont elle avait cruellement manquĂ© autrefois mais qui aujourd’hui comblait son cƓur.

Un amour si profond qu’elle avait fini par oublier les maltraitances subies dans son passĂ©…

Un passĂ© dĂ©sormais rĂ©volu car aujourd’hui, elle Ă©tait pleinement heureuse et Ă©panouie…

****

Mira sentit une agréable odeur de fraßcheur vivifiante.

Elle provenait du mobilier en bois de pin massif qui se trouvait dans le salon.

Il sentait agrĂ©ablement bon l’odeur des pins comme si on se retrouvait Ă  l’intĂ©rieur de l’une de ces forĂȘts enivrantes et revigorantes capables de libĂ©rer votre esprit.

Une odeur certes piquante et quelque peu entĂȘtante mais que Mira aimait respirer Ă  pleins poumons.

D’ailleurs, il n’y avait pas qu’elle qui apprĂ©ciait ces effluves mentholĂ©es.

Les rares convives qui passaient Ă  la maison aimaient aussi l’humer tout en faisant quelques remarques agrĂ©able Ă  son sujet :

« Hum, quelle agrĂ©able senteur Laura ! On se croirait dans une forĂȘt de pins tellement c’est vivifiant ! »

Ils pensaient alors que cette forte odeur de rĂ©sine devait sans aucun doute provenir de bougies d’ambiance alors qu’il n’en Ă©tait absolument rien.

Et c’est lĂ  que quelque peu amusĂ©e, Laura leur rĂ©pondait toujours invariablement ceci :

« Il s’agit de mes meubles et non de bougies parfumĂ©es. Ils sont tous en bois de pin »

S’ensuivait alors un petit silence d’Ă©tonnement rapidement rompu par quelques exclamations :

« Mais ce n’est pas possible !! Tu plaisantes ? Ça sent tellement bon. Tu en es certaine ? »

Et à son tour, elle leur rétorquait de son joli sourire un brin moqueur :

« C’est pourtant bien vrai. Et pour faire perdurer leur odeur si plaisante ; j’utilise une cire d’abeille liquide Ă  base d’huile essentielle de pin pour bien les nourrir et les faire briller. VoilĂ  le secret. Ni plus ni moins »

Mira aimait alors voir l’expression de leurs visages dubitatifs comme s’ils ne croyaient pas du tout Ă  ce que venait de leur rĂ©vĂ©ler sa Maman.

Et cela l’amusait d’autant plus lorsque venait le moment fatidique oĂč ils se rapprochaient du grand buffet en pin pour pouvoir le renifler de trĂšs prĂšs ; histoire de vĂ©rifier ses dires…

Oui, cela l’amusait toujours beaucoup


****

Mira s’approcha du grand buffet en pin et commença Ă  l’humer intensĂ©ment.

Elle ne pouvait s’empĂȘcher de faire ce petit rituel Ă  chaque fois qu’elle passait par ici, avant de franchir le seuil de la cuisine.

Elle le respira de trĂšs prĂšs et trĂšs longuement.

Cette effluve lui rappelait toujours celle de la forĂȘt qui se trouvait Ă  quelques mĂštres de leur demeure.

Quelques fois et lorsque Laura n’Ă©tait pas lĂ  ; elle aimait bien s’y aventurer tout en sachant que c’Ă©tait un lieu qui lui Ă©tait interdit.

En effet, Laura l’avait souvent mise en garde Ă  ce sujet, lui rĂ©pĂ©tant inlassablement les mĂȘme paroles :

« Je te prĂ©viens encore Mira ! Tu ne dois pas aller dans cette forĂȘt ! C’est bien trop dangereux et tu pourrais t’y perdre. Pourtant, je suis certaine que tu me dĂ©sobĂ©iras encore. Mais, tu ne devrais pas faire ça. J’espĂšre que tu ne le feras plus et que tu resteras bien sagement ici chez nous sinon je dirais Ă  Madame Sanchez de te garder chez elle »

Oh non ! Surtout pas Madame Sanchez !

Mira n’aimait pas du tout cette vieille dame avec sa grosse voix Ă©raillĂ©e d’ancienne fumeuse qui la faisait toujours peur.

Mais ce qu’elle dĂ©testait par-dessus tout Ă©tait bien lorsqu’elle celle-ci la prenait dans ses bras pour lui faire des cĂąlins…

Elle avait alors l’impression de littĂ©ralement Ă©touffer sous ces innombrables baisers baveux


Berk ! Elle n’aimait pas ça du tout !

Non, par pitiĂ© ! Surtout pas Madame Sanchez qui Ă©tait Ă  son goĂ»t bien trop dĂ©bordante d’amour envers elle


Certes, elle Ă©tait trĂšs gentille mais elle n’aimait pas son cĂŽtĂ© envahissant et disons-le trop Ă©touffant.

Madame Sanchez était une vieille dame ùgée de 90 ans qui vivait seule dans une grande demeure qui se trouvait non loin de la leur.

Elle n’avait plus aucune famille mais fort heureusement pas mal d’amis du voisinage y compris sa Maman venaient rĂ©guliĂšrement lui rendre quelques petites visites pour lui changer les idĂ©es et prendre de ses nouvelles.

À ces moments là, elle semblait alors beaucoup plus gaie.

Cependant, la solitude devait parfois la peser et c’est pourquoi elle avait autant besoin de transmettre son amour à tous ceux qui la cîtoyaient


Mira compatissait et avait de la peine pour elle alors elle acceptait sans trop rechigner ses bisous baveux ainsi que ses petites mignardises bien trop sucrés.

Elle savait aussi que Madame Sanchez adorait s’occuper d’elle


NĂ©anmoins, elle n’aimait pas du tout rester en sa compagnie car elle s’ennuyait Ă  mourir dans sa vieille maison et ce malgrĂ© la distrayante balançoire qui se trouvait dans son jardin.

Non ! Rien n’y faisait ! C’Ă©tait comme ça


Et Laura ne le savait que trop bien alors pourquoi lui infliger un tel chantage Ă  chaque fois qu’elle s’absentait de la maison ?

Certes, la forĂȘt lui Ă©tait interdite mais pourquoi en faire toute une histoire surtout qu’elle Ă©tait trĂšs dĂ©gourdie pour son Ăąge et pas du tout du genre Ă  se laisser influencer par n’importe qui et n’importe quoi…

Alors pourquoi ne pas lui faire tout simplement confiance ?

De toute façon, elle persisterait Ă  aller dans sa forĂȘt et ce malgrĂ© les nombreuses recommandations de Laura.

Ce n’Ă©tait sans doute pas trĂšs prudent de sa part, mais elle aimait le goĂ»t du risque et de l’aventure alors pourquoi s’en priverait-elle ?

Et puis c’Ă©tait aussi de son Ăąge de faire des petites bĂȘtises, non ? !

Elle ne voulait surtout pas vieillir sans les avoir commises sinon elle le regretterai trĂšs certainement…

Et puis cela lui faisait le plus grand bien de s’Ă©loigner de temps en temps de cette maison et de son jardin, si immense soit-il.

Car oui ! Mira aimait se sentir libre !

Libre comme l’Ă©tait le vent ou encore ces moineaux qui piaffaient gaiement entre eux sur les branches des grands amandiers


Elle avait besoin de cette liberté pour se sentir exister


Et la forĂȘt exaltait tous ses sens. Elle s’y sentait bien.

Elle aimait s’y balader mais toujours avec une certaine prudence car elle Ă©tait peut-ĂȘtre une grande aventureuse mais pas non plus une irresponsable inconsciente…

Elle savait fort bien que sa douce Maman Ă©tait une personne trĂšs inquiĂšte alors elle ne tenterait jamais le diable car elle l’aimait bien trop pour agir inconsidĂ©rĂ©ment


Mais Laura ne lui faisait pas encore entiĂšrement confiance. Elle l’a traitĂ©e toujours comme un bĂ©bé 

Son « petit bĂ©bĂ© » comme elle aimait l’appeler affectueusement


Mira aimait bien ce petit surnom mais elle ne le trouvait pas en accord avec sa personnalité intrépide.

De toute façon, personne ne pouvait lui mettre d’entraves pas mĂȘme sa bien-aimĂ©e Maman


C’est pourquoi, elle agirait toujours derriĂšre son dos durant ses absences pour pouvoir enfin partir en vadrouille.

Ben quoi ? Avait-elle le choix ?

Et il fallait qu’elle en profita encore car l’automne ne tarderait plus Ă  arriver


Elle s’en Ă©tait bien rendue compte avec l’interminable pluie d’aujourd’hui.

Elle savait alors qu’elle serait bien obligĂ©e de ralentir ses cadences d’aventuriĂšre dans sa forĂȘt ĂŽ combien si captivante car le temps hivernal deviendrait aussitĂŽt un obstacle avec son incessante et perpĂ©tuelle humiditĂ©.

L’insidieux froid que Mira dĂ©testait tant l’empĂȘcherait de faire ses petites escapades


Comme le temps deviendrait alors trop long durant cette période !

Mais elle finit par se rassurer en se souvenant d’une belle image qui lui revint en mĂ©moire.

LA SUITE…

Le NoĂȘl de mon enfance : PremiĂšre partie

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J’ai toujours aimĂ© la magie de NoĂȘl ainsi que tous les prĂ©paratifs qui prĂ©cĂšdent ce si grand et bel Ă©vĂšnement.
Quel plaisir de pouvoir se remĂ©morer chaque instant de son enfance rien qu’en dĂ©corant le sapin de boules, de guirlandes scintillantes et d’ampoules Ă©lectriques multicolores.

C’est pourquoi j’ai dĂ©cidĂ© de vous raconter Ă  travers cette page, quelques anecdotes du NoĂȘl de mon enfance passĂ© Ă  Marseille, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  Sausset-Les-Pins.

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Un NoĂȘl Ă  Sausset-Les-Pins :

Je me souviens encore de mes noĂȘls passĂ©s Ă  Sausset-Les-Pins, dans notre charmante villa qui se trouvait dans un lotissement Ă  Carry Le rouet Ă  Marseille.
Ces noĂȘls lĂ  Ă©taient vraiment magiques !

Je me rappelle encore avec beaucoup d’Ă©motion, l’un d’entre eux oĂč mon frĂšre et moi avions reçu comme cadeaux, de magnifiques vĂ©los rouges tout terrain ainsi que toute la panoplie complĂšte des playmobiles catĂ©gorie « Safari en Afrique ».

Vous me diriez alors que c’Ă©tait tout Ă  fait de bon augure Ă©tant donnĂ© qu’aprĂšs avoir vĂ©cu 5 belles annĂ©es Ă  Marseille ; mes parents, mon petit frĂšre et moi allions faire quelques annĂ©es plus tard, notre premier voyage africain direction la GuinĂ©e Ă  Conakry.

Une petite parenthĂšse s’impose : mes parents connaissaient dĂ©jĂ  la CĂŽte d’Ivoire puisque nous y avions vĂ©cu 1 an et demi avant de faire construire notre villa Ă  Sausset-Les-Pins. Par contre, mon frĂšre et moi Ă©tions beaucoup trop petits pour nous souvenir de l’afrique.

Et donc, pour reprendre mon histoire, lorsque nous avions reçu ces magnifiques cadeaux, je devais bien avoir 6 ans et mon petit frÚre 5 ans (année 1983).

 

PrĂ©paratifs avant NoĂȘl :

Quelques jours avant NoĂȘl, notre maman nous avait aidĂ© Ă  fabriquer deux petites crĂšches pour mon frĂšre et moi que nous avions par la suite, installĂ©es dans nos chambres respectives.

Elles Ă©taient vraiment trĂšs jolies et le soir, lorsque je m’allongeais sur mon lit, j’adorais admirer la mienne tout en rĂȘvassant et en pensant au Papa NoĂȘl qui ne tarderait pas Ă  venir dans notre maison pour nous donner nos cadeaux.

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J’Ă©tais Ă©merveillĂ©e et ne cessais de me dire que j’avais beaucoup de chance de pouvoir fĂȘter NoĂȘl avec mes parents et mon petit frĂšre.
Oui j’Ă©tais trĂšs consciente du bonheur que j’avais et je m’en dĂ©lectais chaque jour qui passait jusqu’Ă  ce que NoĂȘl arrive enfin.

****

Au moment du coucher, en me glissant sous les couvertures, je ne manquais jamais de faire mes priĂšres pour la Sainte Vierge Marie et son mari Saint Joseph afin que tout puisse bien se passer pour eux ainsi que la future venue au monde de leur enfant JĂ©sus Christ.

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Il est vrai Ă©galement que je n’oubliais jamais de mentionner le Petit Papa noĂȘl car je me disais qu’il lui faudrait beaucoup de courage pour livrer tous ces cadeaux dans chacune des maisons et ce sans en oublier une seule, surtout par ce froid si glacial.

Oui, je voulais que Dieu prenne bien soin de lui afin qu’il puisse nous apporter sans encombres Ă  mon petit frĂšre et Ă  moi nos jouets et pourquoi pas d’autres petites surprises Ă©tant donnĂ© que nous avions tout fait pour ĂȘtre des enfants trĂšs sages avec nos parents (c’est du moins ce que je pensais).

Je priais aussi pour ma petite famille et demandais assez rĂ©guliĂšrement pardon (pratiquement tout le temps) au Seigneur et au Petit Papa NoĂȘl d’avoir une fois de plus sucer mon pouce et ce chaque soir durant. Oui, je dois bien avouer que c’Ă©tait ma plus grande faiblesse enfantine et qu’il m’Ă©tait difficile de m’en dĂ©tacher.

Et ce, malgrĂ© le vernis au goĂ»t amer que ma mĂšre prenait le soin d’appliquer tous les une fois par semaine car elle ne voulait pas que je me dĂ©forme la dentition.
En y repensant aujourd’hui, je me demande encore comment je pouvais bien faire pour continuer tout de mĂȘme Ă  sucer mon pouce alors que l’amertume du vernis Ă©tait bien prononcĂ©e !

Pour vous dire Ă  quel point j’Ă©tais totalement accro de ce satanĂ© pouce ! ce qui n’arrangea rien du tout puisque 2 ans aprĂšs je fus obligĂ© de porter un appareil dentaire puis par la suite des bagues inesthĂ©tiques pour redresser mes dents.
Oui une vĂ©ritable torture mais au moins je remercie encore mes parents (et mon dentiste) de m’avoir fait faire ce traitement d’orthodontie sinon je n’aurais jamais pu arborer un joli sourire, aujourd’hui.

Avec du recul, je me dis qu’un pouce peut bien faire des dĂ©gĂąts sans qu’on s’en rende compte durant son enfance !

****

Lettre au pĂšre NoĂȘl :

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En Ă©crivant ma lettre au Papa noĂȘl et avant de la lui adresser par l’intermĂ©diaire de mes parents, je lui promettais que je ferais tout pour ne plus sucer mon pouce mais que si jamais je le faisais (sans faire exprĂšs biensĂ»r), je lui demandais de bien vouloir ne pas trop m’en tenir rigueur.

J’espĂ©rais donc secrĂštement qu’il me pardonnerait cette petite incartade involontaire et qu’il tiendrait plutĂŽt compte de ma gentillesse et du fait que je fus durant tout le mois de novembre et dĂ©cembre, une enfant trĂšs sage avec ses parents et son petit frĂšre (du moins c’est ce que je pensais puisque j’Ă©tais une vraie petite fille modĂšle : douce, polie et appliquĂ©e).

Ensuite, je terminai ma lettre en le remerciant et en lui dessinant des petits coeurs au bas de la page pour lui prouver Ă  quel point je l’aimais beaucoup.
J’Ă©tais pour ainsi dire comme tous les enfants du monde entier qui souhaitaient tout simplement que le Papa NoĂȘl leur apporterait tous les jouets dont ils avaient rĂȘvĂ© durant le mois de dĂ©cembre.

****

La Chrétienté :

Tout petits dĂ©jĂ , Maman nous avait inculquĂ© Ă  mon frĂšre et Ă  moi, les valeurs de la ChrĂ©tientĂ© car c’Ă©tait trĂšs important pour elle de nous transmettre ce que ses parents lui avaient appris Ă©tant enfant.

Pour ma part j’y croyais trĂšs fortement et j’aimais lorsqu’elle nous racontait l’histoire de la naissance de JĂ©sus Christ Ă  quelques jours de sa venue au monde…

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Elle nous parlait aussi de tout ce qu’il avait accompli en grandissant et ce que les hommes lui avaient fait subir avant de mourir sur la croix.

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J’aimais ces instants lĂ  car j’Ă©tais fascinĂ©e par la vie de JĂ©sus Christ : cet homme si bon qui ne ressemblait Ă  personne et qui avait tant souffert mais toujours pardonnĂ© Ă  son prochain.

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****

Le soir, mon frĂšre et moi ne manquions jamais de faire nos priĂšres avant de nous coucher car c’Ă©tait tout simplement ancrĂ© en nous et que nous y avions pris l’habitude grĂące Ă  Maman.
Depuis mes convictions chrĂ©tiennes n’ont toujours pas changĂ©es et je reste trĂšs croyante en ce qui concerne ma religion catholique.

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Petit spectacle de marionnettes :

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RĂ©guliĂšrement, et mĂȘme assez souvent, notre Maman aimait bien nous raconter des petites histoires lorsqu’elle en avait le temps.
Je me rappelle que durant la pĂ©riode des fĂȘtes de NoĂȘl, elle faisait tout pour nous faire plaisir en nous en racontant davantage d’histoires car elle adorait nous faire rire et nous rendre heureux.

On s’asseyait bien sagement face Ă  elle et on l’Ă©coutait attentivement.
Le plus souvent, elle nous racontait ses petites histoires comme ça, juste en improvisant et elle y arrivait fort bien. Il pouvait lui arriver Ă©galement d’utiliser des marionnettes-main ou encore Ă  fil pour agrĂ©menter ses contes inventĂ©es.

Et le simple fait d’enfiler sa marionnette-main ou encore de la faire se mouvoir Ă  l’aide de ses fils, suffisaient Ă  l’inspirer et Ă  commençer le dĂ©but de son histoire.
Oui, elle aimait improviser et je dois dire qu’elle Ă©tait extrĂȘmement douĂ©e pour inventer de biens jolies petites histoires qui nous fascinaient mon frĂšre et moi.

Elle nous racontait Ă©galement les contes traditionnels que tout un chacun connaĂźt bien, tels que : le petit chaperon rouge, Cendrillon ou encore Blanche Neige et les sept nains, ect…
Lorsque mon frĂšre et moi l’Ă©coutions et regardions la marionnette qui s’animait, le temps Ă©tait comme suspendu et nous Ă©tions totalement subjuguĂ©s par toute cette magie qu’elle dĂ©ployait devant nos yeux Ă©bahis.

Les marionnettes nous faisaient tantĂŽt rire selon certaines situations ou peur lorsqu’elle faisait son Ă©trange voix qui imitait celle d’un animal que l’on connaissait bien ou encore celle d’une sorciĂšre ou d’un monstre d’un conte de fĂ©es.
Mon frĂšre et moi ne voulions jamais que le spectacle s’arrĂȘte et nous en redemandions toujours et encore afin que cela puisse continuer Ă  l’infini mais ne dit-on pas que les bonnes choses ont irrĂ©mĂ©diablement une fin ?

Je n’oublierai jamais ces merveilleux instants que je garderai toujours en mĂ©moire…
Il est vrai que parfois j’aurais aimĂ© me projeter dans le passĂ© et me retrouver alors l’enfant que j’Ă©tais, en train d’Ă©couter et de savourer les belles histoires de Maman.

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Les belles dĂ©corations de NoĂȘl :

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Je me souviens encore des belles dĂ©corations de noĂȘl que Maman avait pris le soin d’installer un peu partout dans notre grand salon.
Il y avait des accordĂ©ons de guirlandes dorĂ©es/argentĂ©es accrochĂ©s au plafond ainsi que de grandes images autocollantes sur les vitres des fenĂȘtres reprĂ©sentants des scĂšnes de noĂȘl tels que des petits anges, des Ă©toiles, des sapins ou encore des petits pĂšres NoĂȘl.

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Pour moi, le salon de notre maison semblait alors tout droit sortir d’un conte de fĂ©es tellement il Ă©tait magnifiquement bien dĂ©corĂ© et qu’il s’en dĂ©gageait une telle magnificence que j’en Ă©tais subjuguĂ©e.
Je me rappelle aussi qu’Ă  ces moments lĂ , cette piĂšce m’apparaissait encore plus grande et dĂ©mesurĂ©e.

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Ne dit-on pas que tout peut nous paraĂźtre plus grand lorsque l’on est un petit enfant ?
Pour moi, c’Ă©tait ça aussi la magie de noĂȘl : toutes ces belles dĂ©corations qui mettaient immĂ©diatement dans l’ambiance et Ă©merveillaient mes yeux Ă  chaque fois que je les admirais.

 

Le soir du 24 décembre, avant la naissance de Jésus Christ :

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Ce soir lĂ , Maman nous avait passĂ© plein de disques de NoĂȘl et l’intĂ©rieur de notre demeure baignait dans une chaleur humaine trĂšs intense.
En effet, nous avions chantĂ© tous ensemble de trĂšs jolis chants de NoĂȘl tels que :

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– Petit Papa NoĂȘl,

– Vive le vent d’hiver,

– Mon beau sapin,

– NoĂȘl blanc, ect…

 

Tous ces chants mĂ©lodieux Ă©taient si merveilleux qu’ils enveloppaient nos coeurs de joie. Je me sentais en symbiose avec ma famille et en sĂ©curitĂ© Ă  l’intĂ©rieur de notre chez nous.

Cette nuit lĂ , fut une bien belle veillĂ©e de NoĂȘl.

 

Le sapin et la crĂšche :

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Je revois encore avec mes yeux d’enfant ce superbe et haut sapin vert (en synthĂ©tique) ornĂ© de boules, de guirlandes scintillantes ainsi que de guirlandes Ă©lectriques multicolores qui l’illuminaient joliment.

Le sapin trĂŽnait fiĂšrement dans notre salon et il Ă©tait accompagnĂ© de sa jolie crĂšche que Maman avait construite de ses mains pour l’occasion (elle est trĂšs douĂ©e pour faire en deux temps trois mouvements des merveilles avec de simples matĂ©riaux : papier, colle, ruban, ect ou avec du matĂ©riel de rĂ©cupĂ©ration).
Ah cette crĂšche ! Elle Ă©tait vraiment magnifique !

****

La fĂ©Ă©rie de NoĂȘl :

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Au moment oĂč notre salon fut plongĂ© dans le noir mais tamisĂ© par de doux Ă©clairages d’abat-jours, le spectacle fut tout simplement fĂ©Ă©rique !

Les petites ampoules multicolores du sapin clignotaient par intermittence et rendaient un effet trĂšs cosy Ă  toute la piĂšce.
Les effets de lumiĂšres colorĂ©es qui se projetaient sur la crĂšche lui donnaient un aspect magique, presque surrĂ©aliste qui me faisait rĂȘver.

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Les santons qui se trouvaient Ă  l’intĂ©rieur semblaient alors vivants comme s’ils Ă©taient sur le point de se mouvoir devant nos yeux Ă©merveillĂ©s.
Et devant un tel spectacle, je me mettais Ă  penser au Papa NoĂȘl qui ne tarderait plus Ă  venir chez nous et me disait qu’il devait dĂ©jĂ  ĂȘtre en chemin s’il ne voulait pas ĂȘtre en retard.

J’avais hĂąte d’arriver au lendemain mais restais patiente car j’adorais cette veillĂ©e de NoĂȘl en famille !
Demain, mon frĂšre et moi aurions l’immense joie de pouvoir dĂ©couvrir nos cadeaux et d’y jouer avec.

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Pour ton anniversaire, Maman

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Je souhaitai faire ce petit article pour exprimer tout l’amour que je ressens pour toi Maman…
En ce jour d’anniversaire, ce 28 Novembre 2015 : ma chĂšre petite Mamounette d’amour que j’aime tant, je voulais te dĂ©dier cette page pour te dire Ă  quel point je t’aime et que je t’aimerai pour toujours et Ă  jamais…

Heureux Anniversaire Maman !

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Une petite surprise juste pour toi, en toute sincĂ©ritĂ©…

Ma belle mamounette adorée

Te voici Ă  Namakia (Madagascar) Ă  l’Ăąge de 16 ans

 

Un petit souvenir de ton enfance :

Un jour, ta MaĂźtresse (une Religieuse originaire de la Suisse qu’on appelait « Soeur Myriam ») vous aviez demandĂ© Ă  toi ( tu devait avoir 12/13 ans) et Ă  tes camarades de classe de bien vouloir apprendre par coeur une chanson d’Ă©cole dont vous veniez de recopier les paroles sur vos cahiers de chants.

De retour Ă  la maison, tu avais donc appris les paroles de ladite chanson mais comme tu n’aimais pas trop sa mĂ©lodie, tu dĂ©cidas d’en apprendre aussi une autre que tu aimais particuliĂšrement et dont le titre Ă©tait : « Les Marionnettes » du chanteur Christophe. Un chanteur populaire qui Ă©tait trĂšs Ă  la mode Ă  cette Ă©poque lĂ  et qui avait pas mal de succĂšs.

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Certes, la chanson ne faisait pas partie du registre musical de l’enseignement auquel les instituteurs avaient pour habitude de partager avec leurs Ă©lĂšves mais qu’importe, du moment qu’elle te plaisait…

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Le lendemain matin, durant le cours de chant, la Soeur Myriam dĂ©signa au hasard quelques Ă©lĂšves afin qu’il puisse chanter la fameuse chanson d’Ă©cole puis vint enfin ton tour…

Tu te levas alors de ton banc puis tu commenças Ă  entonner les premiĂšres notes de la mĂ©lodie que tu n’aimais pas beaucoup. Tu la chantas si parfaitement bien que la Soeur Myriam te fĂ©licita pour ta prestation. Avant de te rasseoir, tu te lanças et lui demanda timidement :

« Soeur Myriam, j’ai appris aussi une autre chanson que j’aimerais vous chanter s’il vous plaĂźt… »

Quelque peu surprise, la Soeur Myriam te répondit :

« Une chanson ? Mais tu sais qu’elle ne comptera pas dans ta note car je vous avais demandĂ© de n’apprendre que cette chanson que tu viens de nous chanter. Mais bon, je veux bien que tu nous la chantes. Quel est le titre de cette chanson HĂ©liette ? »

« Le titre de la chanson est : « Les Marionnettes du chanteur Christophe… » lui dis-tu avec une petite voix mais nĂ©anmoins avec assurance et satisfaction car tu te rĂ©jouissais de pouvoir la chanter devant elle et tes camarades.

La Soeur Myriam ajouta :

« Mais ce n’est pas une chanson d’Ă©cole ? Bon, je veux bien que tu nous la chantes mais comme je te l’ai dit tout Ă  l’heure, elle ne sera pas notĂ©e. Vas-y HĂ©liette, on t’Ă©coute maintenant. »

Ce fut un trĂšs grand moment d’Ă©motion pour toi lorsque tu commença Ă  chanter les premiĂšres notes des « marionnettes ». Tu Ă©tais un peu intimidĂ©e mais fiĂšre de la chanter haut et fort et ce jusqu’au bout sans faire une seule fois trembler ta voix ni faire de fausses notes.

D’ailleurs, la Soeur Myriam ne put s’empĂȘcher de te fĂ©liciter tellement tu l’avais merveilleusement bien chantĂ©e.
Quant Ă  Tes camarades ils n’avaient eu de cesse de t’encenser car eux aussi avaient Ă©tĂ© bluffĂ© par ta prestation musicale.
Il faut dire que tu avais une voix magnifique qui ne pouvait laisser quiconque indifférent lorsque tu te mettais à chanter toutes sortes de mélodies.

Et de toi mĂȘme, tu Ă©tais consciente de ce fabuleux don que tu avais mais tu restais modeste car tu n’aimais pas trop te mettre au devant de la scĂšne. Cependant, tu n’avais aucune gĂȘne Ă  chanter chez toi, dans ton cocon familial car tu t’y sentais pleinement heureuse et sereine.

Oui, chanter Ă©tait ta passion et tes parents disaient de toi que tu Ă©tais le petit pinson de votre maison.
D’ailleurs, ne dit-on pas : « gai comme un pinson ». Un petit rappel s’impose pour ceux qui ne le savent pas : Les pinsons europĂ©ens sont des oiseaux chanteurs et de ce fait les « Pinsonneux » les Ă©lĂšvent pour participer Ă  des concours de chants.

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Je trouve que tes parents avaient bien eu raison de te comparer Ă  ce joli petit oiseau chanteur.

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DĂ©jĂ , lorsque tu Ă©tais enfant (dĂšs l’Ăąge de 8 ans) tu aimais beaucoup chanter et cette passion ne fit que s’accroĂźtre au fur et Ă  mesure jusqu’Ă  ce que tu atteignis ton adolescence oĂč tu pris Ă  ce moment lĂ , un peu plus d’assurance par rapport Ă  ta voix.

Tous les dimanches matins, toi et ta famille aviez pour habitude d’aller Ă  la messe (Ă  la petite Ă©glise de Namakia Ă  Madagascar) et tu ne manquais jamais de chanter avec allĂ©gresse chaque chant religieux en faisant ressortir du plus profond de ton ĂȘtre et de ton Ăąme toute la puissance de ta voix d’alto.

Etant de religion catholique, tu aimais beaucoup te rendre dans cette Ă©glise pour prier car tu avais la foi en notre Seigneur et que tu apprĂ©ciais chanter tous ces chants liturgiques que tu trouvais beaux et mĂ©lodieux. De plus, ils te permettaient de travailler ta voix et de l’embellir un peu plus davantage.

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DĂ©couverte des musiques de chambre :

Dans ton Ă©cole de Namakia (Ă  Madagascar), lorsque toi et tes camarades de classe aviez cours de dessin, ta MaĂźtresse d’Ă©cole, la Soeur Myriam aimait bien vous faire Ă©couter ses vinyles de musique classique tel que le cĂ©lĂšbre compositeur Wolfgang Amadeus Mozart ou encore Bethoveen, ect…

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Ce fut d’ailleurs Ă  cette pĂ©riode lĂ  que tu commenças Ă  apprĂ©cier les musiques de chambre.

En effet, lorsque tu Ă©coutais ce genre musical, tu Ă©tais encore plus inspirĂ©e et ton imagination devenant fertile, tu prenais encore plus de plaisir Ă  dessiner (toi, tes frĂšres Christian et Francis ainsi que ta soeur Denise aimiez bien dessiner Ă  vos heures perdues car c’Ă©tait votre grande passion. Il arrivait Ă©galement que Christian, Francis et toi rĂ©alisiez des bandes dessinĂ©es. Tout ceci pour dire Ă  quel point vous Ă©tiez douĂ©s pour le dessin dans la famille et ce dĂšs votre plus jeune Ăąge.)

Un jour tu demandas Ă  la Soeur Myriam si elle pouvait te prĂȘter un de ses disques classiques, notamment le vinyle de Mozart (l’un de tes prĂ©fĂ©rĂ©s) afin de pouvoir l’Ă©couter bien tranquillement chez toi.

Elle en fut d’abord agrĂ©ablement surprise puis te rĂ©pondit que oui car elle Ă©tait trĂšs fiĂšre de constater que tu aimais bien la musique classique.
Et inutile de dire que tu t’en rĂ©jouissais dĂ©jĂ  Ă  l’avance car tu pourrais le rĂ©Ă©couter Ă  loisir et autant de fois que tu le voudrais.

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Lorsque tu avais du temps libre devant toi, tu ne pouvais t’empĂȘcher de chanter car cela te procurait de la joie. Ta famille (Tes parents : IrĂšne et ThĂ©odore ainsi que tes frĂšres et soeurs : Solange, Christian, Denise, Francis, Alain et Patricia) savait que tu avais beaucoup de talent en la matiĂšre et que tu rĂȘvais d’ĂȘtre une chanteuse.

Ta meilleure amie (Renée) le savait aussi puisque vous aimiez bien chanter ensemble vos airs préférés.

Il pouvait t’arriver de chanter rien que pour ta Maman ou ton papa ou mĂȘme devant tes soeurs aĂźnĂ©es (Solange et Denise) rien que pour le plaisir ou tout simplement parce qu’ils te le demandaient car ils aimaient bien Ă©couter ta jolie voix.

Dans ces moments lĂ  tu ouvrais ton coeur et ton Ăąme car tu adorais leur faire plaisir. Oui, tu avais le don magique de vouloir toujours les rendre heureux, les rassembler.

Ta Maman Ă©tait ta plus grande fan et elle te demandait souvent de lui chanter une ou plusieurs de ses chansons favorites des artistes suivants : Alain BarriĂšre, Salvatore Adamo ou encore Charles Aznavour…

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Dans ces instants lĂ , vous partagiez toutes les deux de grands moments de complicitĂ© et d’Ă©motion car tout comme toi elle aimait la musique alors le simple fait de voir ses jolis yeux noirs pĂ©tiller de bonheur suffisait Ă  te procurer une immense joie.

Ta soeur aĂźnĂ©e Solange aimait bien Ă©galement lorsque tu lui chantais les chansons de son artiste prĂ©fĂ©rĂ©e : Dalida car elle trouvait que ta voix ressemblait beaucoup Ă  celle de l’artiste.

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En effet, tu arrivais facilement Ă  imiter la voix si particuliĂšre de Dalida en roulant les R, si bien que Solange en Ă©tait totalement admirative. D’ailleurs, avant de chanter tous les airs prĂ©fĂ©rĂ©s de son artiste, elle ne manquait jamais de te demander de chanter toujours en premier lieu sa chanson fĂ©tiche qui n’Ă©tait autre que « Gondolier » interprĂ©tĂ©e par Dalida.

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Le plaisir de chanter en duo :

Souvent, il pouvait t’arriver de chanter avec ta meilleure amie « RenĂ©e » (ton amie d’enfance) car en matiĂšre de chant, vous Ă©tiez vraiment deux insĂ©parables.
Vous chantiez Ă  tue-tĂȘte et d’ailleurs vos parents ne manquaient jamais de vous dire que vous aviez vraiment de la voix, toutes les deux !

Vous aimiez chanter ensemble toutes sortes de chansons des artistes suivants : Dalida, Salvatore Adamo, Marie LaforĂȘt ou encore Christophe…

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Chanter, faisait parti de l’un de vos passe-temps favoris et il faut dire qu’Ă  ce sujet, vous vous accordiez fort bien…

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La passion pour le chant et la musique :

Le chant faisait donc parti intégrante de ta vie et tout comme le peuple Malgache qui aime chanter (à savoir que le Malgache a une ùme de chanteur et de musicien) tu avais la passion de la musique dans le sang.

Chanter pour toi Ă©tait comme une seconde nature…

Dans la maison de tes parents, vous aviez un transistor et tu aimais bien Ă©couter les derniĂšres nouveautĂ©s qui passaient sur les ondes. DĂšs lors oĂč il y avait une chanson qui te plaisait, tu prenais tout de suite ton cahier pour y recopier les paroles de celle-çi afin que tu puisses l’apprendre par coeur et pouvoir par la suite la chanter.

Tu avais aussi un mange-disque qui te permettait d’Ă©couter tes vinyles prĂ©fĂ©rĂ©s. Pour dire, Ă  quel point tu Ă©tais une grande mĂ©lomane et que pour toi c’Ă©tait tout Ă  fait impossible de vivre sans musique !

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Aujourd’hui, rien n’a changĂ© puisque tu es toujours autant passionnĂ©e de musique et d’ailleurs nous avons les mĂȘmes goĂ»ts musicaux toi et moi.

Cela peut aller de Kendji Girac, Lady Gaga, Enrique Iglesias, Florent Pagny Ă  Shy’m, Johnny Hallyday ou encore aux musiques d’ambiance des Ăźles, jusqu’aux musiques de films telles que : la BO de 1492 Christophe Colomb, Gladiator ou encore Out of Africa…La liste n’est pas exhaustive.

Voici ta Musique du moment que tu adores Ă©couter actuellement :

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Tes registres sont trĂšs variĂ©s et on se ressemble beaucoup de ce cĂŽtĂ© lĂ  vu que nous sommes deux mĂ©lomanes…
Et non seulement tu es une passionnĂ©e de musique, mais tu adores aussi danser…

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La danse :

C’est d’ailleurs grĂące Ă  toi si j’ai appris un jour, Ă  faire mes premiers pas de danse rien qu’en te regardant danser sur la piste…
Et depuis ce jour, je suis devenue (sans me vanter) une excellente danseuse tout comme toi…
Ce fut Papa qui t’appris Ă  danser car il Ă©tait lui-mĂȘme un excellent danseur qui savait dĂšs son plus jeune Ăąge danser le rock, la valse, le paso doble, ect…

Et jusqu’Ă  prĂ©sent, Papa et toi, dansez superbement bien et je dois bien avouer que j’adore vous regarder lorsque vous ĂȘtes sur la piste de danse.
Concernant notre famille, je dois dire que la relĂšve est bien assurĂ©e puisque la danse fait partie aussi de l’une de mes innombrables passions…

Du coup, on sait trĂšs bien danser (Toi, Papa et Olivier) ! si bien que les pistes de danses n’ont aucun secrets pour nous car nous avons le swing et le rythme dans la peau ! ce qui n’est pas donnĂ© Ă  tout le monde !

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Pour terminer ma page en l’honneur de ton anniversaire :

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Je voulais te dire que tu incarnes pour moi : la loyautĂ©, la sincĂ©ritĂ©, l’honnĂȘtetĂ©, la tempĂ©rance, l’harmonie et la gĂ©nĂ©rositĂ© sans oublier l’Ă©clat de ta beautĂ© dont j’ai hĂ©ritĂ©…

Et moi je suis fiĂšre d’ĂȘtre ta fille, d’ĂȘtre ta petite CĂ©cile…

C’est pourquoi je souhaitai te dĂ©dier cette page en ton honneur car je trouve que l’on ne dit jamais assez « je t’aime » aux personnes que l’on aime…

Aujourd’hui comme hier et pour tous les autres jours Ă  venir : « Je t’aime Maman ».

mamounette Ă  moi

Je te souhaite un trĂšs bon anniversaire !

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Ta fille CĂ©cile.

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Voici les paroles de la chanson : « Les Marionnettes » du Chanteur « Christophe » :

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Je vais, je vais vous les présenter

L’une d’entre elles est la plus belle
Elle sait bien dire papa maman
Quand à son frÚre il peut prédire
Pour demain la pluie ou bien le beau temps

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Je vais, je vais vous les présenter

Chez nous Ă  chaque instant c’est jour de fĂȘte
GrĂące au petit clown qui nous fait rire
MĂȘme Alexa cette pauvrette
Oublie, oublie, qu’elle a toujours pleurĂ©

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Elles vous diront, elles vous diront
Que je suis leur ami, que je suis leur ami
Que je suis leur ami, leur ami, leur ami