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22 Mai ♄♄♄

22 Mai, date que je n’oublierai jamais


Date qui m’émeut toujours autant lorsque je repense Ă  toi, Papa


Date de ta naissance, de ton entrée dans ce monde


Date que je souhaitais mettre en lumiĂšre aujourd’hui, ce Mercredi 22 Mai 2019 si ensoleillĂ© dans le Sud de la France


Ce soleil que tu aimais tant


D’ailleurs, lorsque tu nous as quittĂ©s en Novembre 2017, il y avait un grand soleil radieux le jour de ton enterrement
 Certes, il faisait trĂšs froid mais le soleil Ă©tait là


Tu avais alors rejoins l’immensitĂ© du ciel bleu azur un Mercredi matin tout comme celui d’aujourd’hui du mois de Mai de ton anniversaire


Un mercredi alors si triste et douloureux


Un mercredi qui me fit aussi prendre conscience à quel point je t’aimais


Non pas que je l’ignorais


Mais parfois on sous-estime ses sentiments


On ne se rend pas compte des années qui passent, qui elles, justement, nous rapprocheront pourtant un peu plus et irrémédiablement de la Mort


On ne fait pas suffisamment attention et un jour le moment fatidique que l’on repousse constamment de notre esprit finit par arriver


Cela fait hĂ©las parti de la vie, c’est vrai, mais c’est une chose que j’ai toujours autant de mal Ă  accepter


Je t’aimais tant mais je ne m’en rendais pas compte
 Pas compte Ă  quel point mon amour pour toi Ă©tait immense


Aujourd’hui, je sais


Et il y a tant de choses que j’aurais voulu encore te dire oĂč partager avec toi

On ne dit jamais assez « Je t’aime » aux personnes que l’on aime


Pas suffisamment en tous les cas et surtout de leurs vivants
 Sans doute par pudeur


Mais là encore, c’est une erreur de penser ainsi


Aujourd’hui, je t’écris et je revois tant de souvenirs de toi


De si beaux et merveilleux souvenirs


Alors voici ces quelques mots que je voulais te dĂ©dier car je t’aime fort et que je ne peux t’oublier


Ta Naissance :

Né un 22 Mai 1935 à Caudéran en Gironde à 02H00 du matin, ton signe astrologique est bien donc celui du Gémeaux.

En tant que signe d’air (tout comme moi), tu Ă©tais toujours reliĂ© Ă  tout ce qui concernait l’esprit.

Mercure, ta planĂšte te permettait de voler avec aisance d’une situation Ă  l’autre, d’un lieu Ă  l’autre avec une certaine facilitĂ©.

C’est pourquoi ton signe « GĂ©meaux » reprĂ©sentĂ© par des jumeaux identiques est Ă©galement symbolisĂ© par cette icĂŽne ci-aprĂšs qui ressemble fortement Ă  s’y mĂ©prendre en regardant de loin Ă  une paire d’ailes (en tous les cas cette icĂŽne lĂ  dont j’avoue particuliĂšrement aimer parmi toutes celles qui existent).

 

Ainsi, tu avais donc la facultĂ© de t’adapter Ă  n’importe quelle situation et ce malgrĂ© certains obstacles rencontrĂ©s dans ta vie


Tes ailes de GĂ©meaux te rendaient alors agile, libre et lĂ©ger comme peut l’ĂȘtre un oiseau


Tu dĂ©gageais une telle jeunesse Ă©ternelle, un charme adolescent, un sourire en coin, une lueur dans le regard pouvant sĂ©duire n’importe qui Ă  ton passage…

Ta curiositĂ©, ton intelligence, deux atouts majeurs de ta personnalitĂ© ne cessaient de t’enrichir et de te faire continuellement Ă©voluer


Tu avais toujours soif de connaissances, de nouvelles expĂ©riences car tu t’intĂ©ressais au monde qui t’entoure


Ne surtout pas restĂ© figĂ© sur certains soucis du passĂ© mais au contraire avancer ; tels Ă©taient tes maĂźtres mots car c’était ainsi que tu fonctionnais


Tu n’étais pas un homme Ă  te laisser abattre


Et si parfois la nostalgie te gagnait, c’était tout simplement parce que tu aimais ton passĂ© d’expatriation Ă  l’étranger


Et puis c’est humain d’ĂȘtre nostalgique, cela fait parti de la vie


Et toi, tu aimais tant la vie


VoilĂ  toutes les facettes qui caractĂ©risaient tant l’homme que tu Ă©tais


Sociable, gĂ©nĂ©reux, aimant beaucoup l’humour, tu Ă©tais un vĂ©ritable boute-en-train


Ah ! Tu avais une si belle personnalité ! Et je ne dis pas cela parce que je suis ta fille


Pour moi, tu Ă©tais un pĂšre exceptionnel, si sensible, si protecteur, si bon


Il est certain qu’en Ă©crivant tout cela sur toi et surtout en employant chaque verbe Ă  l’imparfait, je ne peux m’empĂȘcher d’avoir les larmes aux yeux mais c’est ainsi et je n’y peux rien


Tu me manques tant Papa


On dit que le temps guérit peu à peu les chagrins endurés mais me concernant je dirais que non


Tu es parti il y a dĂ©jĂ  1 an et 6 mois mais je ne m’en remets toujours pas


C’est pourquoi je tenais Ă  t’écrire ce petit texte, rien que pour toi


Mais avant d’en dire encore davantage sur tout ce que tu Ă©tais, je voudrais tout d’abord faire un petit retour en arriĂšre


****

Un retour sur ton passé :

Dans les annĂ©es 50, ta mĂšre qui travaillait alors pour l’ambassade du Mexique avait Ă  cette Ă©poque-lĂ  pas mal d’ambition pour toi lorsque tu Ă©tais encore Ă©tudiant dans ton Ă©cole de commerce Ă  Marseille.

Elle souhaitait fortement que tu deviennes Avocat oĂč encore Journaliste. Mais ce qu’elle ignorait Ă©tait que ta destinĂ©e ne se profilerait point dans ces secteurs du travail mais plutĂŽt vers une autre filiĂšre


Une filiÚre qui te réserverait alors de bien belles surprises et opportunités


Une filiĂšre, certes au dĂ©part des plus classique puisqu’il s’agissait du domaine de la ComptabilitĂ© mais qui deviendrait au fil du temps et trĂšs nettement beaucoup plus enrichissante et stimulante


Toi-mĂȘme, tu ne pouvais alors pas encore t’en douter mais la voie que tu Ă©tais en train d’emprunter te mĂšnerait vers plusieurs et belles contrĂ©es


Elle te conduirait Ă  bord d’un Boeing pour aller vers ton premier pays africain : Madagascar Ă  Antananarivo puis en direction de Namakia, un village situĂ© en pleine brousse non loin de la mer mais pas non plus coupĂ© du monde oĂč encore totalement en vase clos comme on pourrait le penser
 Loin de là


Un endroit trÚs plaisant, un véritable lieu de Cocagne comme tu aimais à le dire à quiconque lorsque tu racontais ta vie passée là-bas


Un lieu inoubliable oĂč se trouvait alors la sociĂ©tĂ© sucriĂšre « Siramamy » (signifiant « Sucre » en langue Malgache) dans laquelle tu travaillais en tant que Chef-Comptable.

Une sociĂ©tĂ© qui marquerait alors Ă  jamais ta carriĂšre professionnelle et qui te propulserait quelques annĂ©es aprĂšs vers d’autres pays africains : CĂŽtĂ© d’Ivoire Ă  Abidjan, GuinĂ©e Ă  Conakry, Tchad Ă  N’Djamena puis Ă  nouveau un retour Ă  Madagascar Ă  Antananarivo dans les annĂ©es 92. Et bien-sĂ»r toujours accompagnĂ© de ta petite famille (Maman, Olivier et moi) !

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Et donc, pour en revenir au souhait de ta Maman qui voulait que tu deviennes avocat oĂč encore Journaliste lorsque tu Ă©tais jeune, on peut dire aujourd’hui avec du recul, que tu n’aurais vraiment rien eu Ă  envier Ă  ces deux mĂ©tiers. Bien au contraire, puisque ton goĂ»t de l’aventure, de l’exploration, des voyages, de l’évasion furent pleinement exaucĂ©s et accomplis de bout en bout


Et ce que tu ne savais pas non plus encore, c’est que tu aurais connu aussi le grand amour à Madagascar


L’amour de ta vie, celle qui serait alors devenue ta femme ainsi que la mùre de tes enfants


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Oui, la terre si rouge de Madagascar que tu avais alors foulĂ© du pied pour la toute premiĂšre fois Ă  l’ñge de 33 ans un certain 26 FĂ©vrier 1968 t’avait donc rĂ©ellement portĂ©e chance


Elle t’avait permis de rencontrer Maman, de vous aimer puis de vous unir quelques annĂ©es aprĂšs en 1972 Ă  Majunga Ă  la mĂȘme date que celle de ton arrivĂ©e Ă  Madagascar


DĂ©cidĂ©ment, le 26 FĂ©vrier Ă©tait Ă  n’en pas douter une date porte-bonheur symbolique !

Quelle magnifique histoire d’amour ! N’est-ce pas ?

Maintenant, Papa, je te propose d’aller encore plus loin dans ton passé 

Parlons à présent un peu de ton enfance.

Une enfance que tu aimais bien nous raconter de temps en temps et que je souhaiterais retranscrire ici, dans cet article


Nous étions alors dans les années 40 et tu séjournais dans la maison de tes grands-parents maternels située à Chalon-sur-SaÎne.

Un jour de sortie, dans les rues du centre-ville, ta grand-mĂšre et toi Ă©tiez tombĂ©s sur un soldat Allemand. Et en te voyant, sans doute par rapport Ă  ton adorable petite bouille de garçonnet ĂągĂ© de 5 ans, le soldat avait souhaitĂ© t’offrir des bonbons. Ta Grand-mĂšre accepta sans rechigner qu’il te les donna afin de ne pas le contrarier oĂč tout simplement juste par crainte vu le contexte de l’époque
 Quoi qu’il en soit, et comme n’importe quel enfant insouciant de ton Ăąge, tu Ă©tais bien content de sucer tes bonbons


Une autre fois encore, toujours lors d’une promenade dans les rues de Chalon-sur-SaĂŽne, c’était alors durant la pĂ©riode de la libĂ©ration de la France, tu avais donc 9 ans ; vous Ă©tiez tombĂ©s Ă  nouveau ta Grand-mĂšre et toi sur un soldat mais cette fois-ci un G.I (soldat AmĂ©ricain) qui t’offrit spontanĂ©ment des chewing-gum comme ils aimaient bien le faire Ă  cette Ă©poque-lĂ  avec tous les Français


Une confiserie que tu dĂ©couvrais alors avec dĂ©lectation et pour la toute premiĂšre fois de ta vie d’enfant.
Une confiserie dont le goĂ»t mentholĂ©/sucrĂ© ainsi que leur fameuse texture en gomme destinĂ©e Ă  ĂȘtre mĂąchĂ©e et non avalĂ©e firent sans aucun doute ton Ă©merveillement vu qu’il n’existait point ce genre de sucrerie en France.

Ce fut d’ailleurs Ă  ce moment-lĂ  que tu appris que le Cheming-gum avait Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en AmĂ©rique et que les G.I en avaient ramenĂ©s plein de lĂ -bas dans leurs bardas lors de leur dĂ©barquement en Normandie, le 06 Juin 1944 pour libĂ©rer et sauver la France.

Et pour continuer la petite histoire du chewing-gum, l’un de ces G.I, Courtland E. Parfet dĂ©cida un jour de revenir en France en 1952 pour y lancer la marque « Hollywood », un chewing-gum Ă  la chlorophylle entiĂšrement alors fabriquĂ© en France et qui plus est dans la premiĂšre usine qui venait de s’installer Ă  Montreuil.

Et voilà comment le fameux Cheming-gum (bubble gum) finit par se populariser en France à la fin de la deuxiùme guerre mondiale et qu’il devint de plus en plus à la mode


IntĂ©ressant, n’est-ce pas ? Je parle de ton enfance et j’en apprends des choses car j’ignorais que la marque « Hollywood » avait Ă©tĂ© entiĂšrement fabriquĂ©e en France… Comme quoi !

Alors Papa, que dirais-tu de parler encore d’une autre anecdote ? Maintenant que je suis sur ma lancĂ©e, je ne vais pas m’arrĂȘter en si bon chemin
 C’est parti !

Ton Grand-pĂšre maternel que tu apprĂ©ciais vraiment beaucoup, Pharmacien de profession tenait sa propre officine dans le centre-ville de Chalon-sur-SaĂŽne et lorsque tu Ă©tais en vacances scolaires et que tu venais sĂ©journer chez tes grands-parents, tu ne manquer jamais de te retrouver avec lui dans sa pharmacie et d’observer avec grand intĂ©rĂȘt tout ce qu’il accomplissait et surtout la maniĂšre dont il prĂ©parait les mĂ©dicaments de sa clientĂšle. Tu trouvais cela particuliĂšrement fascinant et passionnant qu’il puisse par de savants mĂ©langes et dosages bien pesĂ©s, fabriquer sous tes yeux Ă©bahis des mĂ©dicaments qui par la suite, permettraient de soigner et de guĂ©rir les patients venant alors les rĂ©cupĂ©rer.

D’ailleurs, Ă  force de venir sur le lieu de travail de ton Grand-pĂšre, tu finissais mĂȘme par apprĂ©cier l’odeur de tous ces mĂ©dicaments


Si certaines personnes n’aiment pas trop ce genre d’odeur, toi, par contre tu ne trouvais pas cela si dĂ©sagrĂ©able que ça


En fait, tu commençais Ă  aimer tout ce qui Ă©tait en relation avec la mĂ©decine et mĂȘme que la vue du sang ne te faisait point peur


Quelques annĂ©es aprĂšs, lorsque tu fis ton service militaire obligatoire et qu’on t’affecta au poste d’infirmier, tes supĂ©rieurs disaient de toi que tu savais mieux que personne administrer les piqĂ»res aprĂšs ton apprentissage en la matiĂšre bien-sĂ»r. C’était devenu pour toi ta grande spĂ©cialitĂ© d’insĂ©rer une aiguille dans la veine d’un avant-bras oĂč encore dans le muscle d’une fesse. Et donc, le maniement de la seringue n’avait plus aucun secret pour toi !

Tout cela pour dire, que le domaine de la mĂ©decine t’attirait mais pas non plus pour en faire ton mĂ©tier.

Certes, pas mĂ©decin mais tu veillais toujours Ă  avoir avec toi toutes sortes de mĂ©dicaments Ă  portĂ©e de main, au cas oĂč, sait-on jamais ?

Et puis ne dit-on pas qu’il vaut mieux prĂ©venir que guĂ©rir ? Et donc, toi, tu Ă©tais toujours bien muni, peut-ĂȘtre un peu trop d’ailleurs et c’est sans doute pour cela que Maman disait toujours de toi en te taquinant que tu Ă©tais une vĂ©ritable armoire Ă  pharmacie Ă  toi tout seul ! Ce qui Ă©tait la stricte vĂ©ritĂ© !

Un petit mal de tĂȘte ? Demande Ă  Papa, c’est certain qu’il aura de l’aspirine sur lui


Et il s’avĂ©rait que c’était toujours le cas et ce durant des annĂ©es et des annĂ©es


Un petit bobo ? Des crampes d’estomac ? Un mal au cƓur ? Papa aura trĂšs certainement de quoi te soigner, c’est sĂ»r


Quand j’y repense Ă  tous ces instants-lĂ , cela me fait sourire et me rappelle ĂŽ combien c’était le bon temps


Ah ! Tu étais vraiment un sacré Papa !

Et maintenant mon Papounet, que dirais-tu si nous parlions un peu de tes goĂ»ts, de tes passions, de ce que tu aimais oĂč encore dĂ©testais ? Tu es partant ? Alors on y va


Épicurien dans l’ñme, tu ne pouvais cĂ©der Ă  la tentation de dĂ©guster une belle entrecĂŽte de bƓuf saignante accompagnĂ©e de ses pommes de terre sautĂ©es et bien-sĂ»r le tout relevĂ© d’un soupçon de moutarde et si possible Ă  l’ancienne


Tu Ă©tais un tantinet Carnivore et si on t’aurait demandĂ© de ne plus manger de viande rouge, de devenir pour ainsi dire VĂ©gĂ©tarien, tu aurais alors Ă©tĂ© bien malheureux


La nourriture Ă©tait trĂšs importante pour toi voire essentielle pour pouvoir te sentir bien
 Elle contribuait Ă  ton bonheur


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Voici d’ailleurs une petite liste de ce que tu aimais particuliùrement savourer :

Les huütres, les crevettes, le saumon, les moules-frites, le foie gras, l’andouillette, l’omelette aux champignons, le saucisson à l’ail, les spaghettis à la bolognaise, les lasagnes, la moussaka, le gratin dauphinois, le melon bien frais, les fraises à la chantilly, les truffes, le chocolat noir et bien d’autres mets encore


Tu mangeais un peu de tout à part les abats ainsi que toutes les catégories de fromages que tu fuyais comme la peste !

Et rien que d’y penser, cela me fait à nouveau sourire


C’est vrai que tu Ă©tais vraiment fĂąchĂ© avec le fromage.

Je me souviens encore des Saints Sylvestres passĂ©s ensemble en famille dans des restaurants dansants et prĂ©cisĂ©ment au fameux moment oĂč le serveur ne tarderait plus Ă  nous apporter nos assiettes remplies de diffĂ©rentes variĂ©tĂ©s de portions de fromages. Et c’est lĂ  que je faisais exprĂšs de te taquiner en te disant :

« Papa ! Tu vas adorer la suite du menu de fĂȘte ! »

« Ah oui ? Qu’est-ce que c’est ? » me disais-tu alors intriguĂ© sans savoir que je te faisais une blague.

« C’est du fromage Papounet ! Tu sais, ce que tu adores le plus ! »

Tu faisais alors directement la grimace en signe de dégoût puis pour te venger tu nous disais :

« Mais comment faites-vous pour manger ça ? L’odeur est franchement dĂ©sagrĂ©able !  »

Et nous, on renchérissait de plus belle :

« Tu es sûr que tu ne veux vraiment pas y goûter ? »

« Ah non alors ! Jamais d’la vie ! »

« Tu ne sais pas ce que tu perds ! » lui disions-nous alors en riant.

« Je ne perds rien du tout ! Allez ! Terminez plutÎt vos fromages qui sentent mauvais ! »

« Tu exagĂšres Papa ! Ça ne sent pas si mauvais que ça » disais-je alors en Ă©clatant de rire.

« Oh que si ! D’ailleurs, ça commence dĂ©jĂ  Ă  m’Ă©coeurer
 Pour vous dire ! »

DĂ©cidĂ©ment, le fromage et toi, c’était tout bonnement impossible !

Ah ! comme j’aimerais encore t’entendre me dire que tu dĂ©testais le fromage
 Cela m’amusait tellement


Certes, définitivement fùché avec le fromage mais friand des bonnes tartes aux pommes de Maman, de son onctueuse mousse au chocolat ainsi que de son fameux flan maison


Sans oublier la « ForĂȘt noire » que tu adorais dĂ©guster Ă  chacun de tes anniversaires


Et puis il y avait aussi les bonnes madeleines dorĂ©es Ă  souhait, les croissants Ă  la confiture d’abricots oĂč encore les gaufres sucrĂ©s qui te procuraient toujours autant de plaisir en les accompagnant d’un grand verre de lait bien chaud


C’est que tu Ă©tais trĂšs gourmand


Mais qui a dit déjà que la gourmandise était un vilain défaut ? Pas toi, en tous les cas


On sait maintenant tes goĂ»ts gustatifs mais qu’en est-il de tes passions ? Il serait temps d’en parler


Lorsque tu Ă©tais enfant, tu aimais beaucoup aller au cinĂ©ma… C’était un moment agrĂ©able qui te plaisait Ă©normĂ©ment ! Pouvoir visionner des films sur grand Ă©cran Ă©tait quelque-chose de magique pour toi. Si bien, que tu aurais bien voulu que le film ne s’arrĂȘta jamais
 En fait, Ă©tant dĂ©jĂ  un enfant trĂšs sensible, tu souhaitais tout simplement que la magie du film continua encore et encore d’opĂ©rer tout en illuminant  indĂ©finiment l’intĂ©rieur de la vaste salle obscure


Étrange oĂč pas, j’Ă©tais exactement comme toi enfant et mĂȘme durant la pĂ©riode de mon adolescence
 Pour dire ! Tel pĂšre, telle fille !

Et donc, les annĂ©es passants, tu aimais toujours autant aller au cinĂ©ma mais avec l’arrivĂ©e des K7 vidĂ©os puis enfin des DVD, tu prĂ©fĂ©rais largement regarder les films via ton tĂ©lĂ©viseur.

Tu apprĂ©ciais beaucoup les films qui te faisaient rire tels que : 4 mariages et 1 enterrement, Pour le pire et le meilleur, Le dĂźner de cons, Les Visiteurs 1 et 2 mais certainement pas le 3 que tu trouvais ratĂ©, Le grand blond avec une chaussure noire, La chĂšvre, Rain Man, Mme Doubtfire oĂč encore Forrest Gump avec sa fameuse rĂ©plique que tu aimais bien et moi aussi d’ailleurs :

« La vie, c’est comme une boĂźte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber »

L’humour Ă©tait trĂšs important pour toi
 D’ailleurs, sans cela, je pense que la vie t’aurait paru un peu fade


Une fois, je me souviens t’avoir demandĂ© quel genre de film tu aurais souhaitĂ© emmenĂ© avec toi si jamais tu devais te retrouver seul sur une Ăźle dĂ©serte. Et tu m’avais alors rĂ©pondu sans la moindre hĂ©sitation :

« Un film rigolo, ça c’est certain vu la situation dĂ©sespĂ©rĂ©e »

Et je t’avais ensuite demandĂ© :

« Mais quel film exactement ? »

« Le dßner de cons ! Il est tellement marrant ce film ! Au moins, je me sentirais moins triste dans ta fameuse ßle déserte ! »

Et je ne pouvais qu’abonder dans ton sens


Sacré Papa !

Non seulement tu aimais bien regarder des comĂ©dies mais tu aimais bien aussi pratiquer l’humour de temps Ă  autres en nous lançant toutes sortes de blagues et vannes pour ton plus grand plaisir…

Il faut dire aussi que tu avais pas mal de K7 audio humoristiques de Raymond Devos, de Fernand Reynaud oĂč encore de Guy Bedos que tu avais prĂ©cieusement conservĂ© depuis des annĂ©es et des annĂ©es et que tu aimais bien Ă©couter durant tes moments de loisirs et ce, sans jamais en ĂȘtre lassé 

Voici d’ailleurs les sketchs que tu prĂ©fĂ©rais sans doute le plus :

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Nous savons Ă  prĂ©sent que tu adorais l’humour mais pas que puisque tu aimais aussi Ă©couter de la musique. Cela pouvait aller de la musique classique, aux chansons de Georges Moustaki que tu apprĂ©ciais particuliĂšrement oĂč encore des musiques des Ăźles que tu avais appris Ă  aimer grĂące Ă  Maman et dont tu n’hĂ©sitais pas Ă  venir te trĂ©mousser sur la piste de danse avec elle en les Ă©coutant


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Car oui, tu Ă©tais un excellent danseur qui savait autant bien danser le Tango, la Valse que le Rock, le Cha-cha oĂč encore le Sega. Tous les pas de chacune de ces danses n’avaient aucun secret pour toi


Ce fut d’ailleurs toi qui initia Maman (à Madagascar) en lui apprenant quelques bases essentielles de la danse qui lui permirent ainsi à son tour de devenir tout comme toi une excellente danseuse.

Non seulement tu avais trouvé la femme de ta vie mais tu avais à présent la meilleure partenaire de danse qui soit !

Et quel beau couple vous Ă©tiez lorsque vous vous mettiez Ă  danser ensemble sur la piste de danse


À chaque fois, vous faisiez sensation


Ah ! C’était vraiment de merveilleux souvenirs que ces instants-lĂ  et ils resteront Ă  jamais gravĂ©s dans ma mĂ©moire


Mon petit Papounet, voilà que nous arrivons déjà presque à la fin de mon article


Et je sais que tu aimerais que cela continue encore et encore et moi aussi d’ailleurs


Tu me manques tellement…

Tu Ă©tais vraiment un Papa en or
 Un Papa si protecteur


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Sache que tu resteras pour toujours dans mon cƓur


Sache que le temps Ă©coulĂ© ne pourra t’effacer,

Sache que tu me manqueras toujours Ă©ternellement…

Sache que tous ces instants passés avec toi resteront


Oui, ils resteront infiniment gravĂ©s dans mon esprit…

Car je t’aime immensĂ©ment Papa ChĂ©ri ♄♄♄.

Ta fille, CĂ©cile.

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Un amour de Papa đŸ’–

Pour toi, Papa :

À l’occasion de la fĂȘte des PĂšres, en ce Dimanche 18 Juin 2017, je souhaitais te dĂ©dier cet article pour t’exprimer tout l’amour que j’ai pour toi.

C’est la premiĂšre fois que je fais un article en ton honneur et il Ă©tait temps d’ailleurs


Et pour t’émouvoir un peu, je voulais te raconter une anecdote qui me tient particuliĂšrement Ă  cƓur et qui nous lie toi et moi. Cela te fera aussi sourire en la lisant


Mais avant toute chose :

Bonne fĂȘte mon Papa adorĂ© que j’aime tant !

Tu es un Papa formidable et je voulais tout simplement te l’Ă©crire Ă  travers cet article.

Je sais que tu seras trĂšs Ă©mu mais c’est aussi le but recherchĂ©.

Ne dit-on pas que les paroles s’envolent et que les Ă©crits restent ?

Eh bien, je voulais que ce jour unique de fĂȘte des PĂšres reste Ă  jamais gravĂ© dans ta mĂ©moire ainsi que sur mon blog ; un peu Ă  la maniĂšre d’une photographie figĂ©e dans le temps


Alors, mon petit Papounet, es-tu prĂȘt Ă  lire la fameuse anecdote ? C’est parti !

Pour toi, mon Papounet :

Tu es un excellent danseur et ce depuis que tu es tout jeune et que tu avais appris Ă  danser dans les bals de ta jeunesse lorsque tu avais la vingtaine.

À l’Ă©poque, dans les annĂ©es 1955, il Ă©tait important de savoir danser toutes les danses qui Ă©taient Ă  la mode si tu ne voulais pas passer pour un ringard et pouvoir ainsi inviter Ă  danser la gente fĂ©minine assez exigeante qui ne dansait qu’avec les bons danseurs


Tous les autres garçons faisaient alors tapisserie ; eh oui ! C’Ă©tait nettement plus dur qu’aujourd’hui en matiĂšre de sĂ©duction.

Et comme la danse Ă©tait entre autre justement une arme de sĂ©duction trĂšs prisĂ©e Ă  cette Ă©poque lĂ  ; alors vous l’aurez compris, les jeunes hommes se devaient d’ĂȘtre d’excellents danseurs lors des bals.

Et donc, ce fut dans ces fameux bals que tu t’exerças au fur et Ă  mesure et que tu devins par la suite un trĂšs bon danseur dont les pistes de danse n’avaient plus aucun secrets pour toi.

Tu excellais en la matiĂšre !

Et bien entendu, lorsque tu fus mutĂ© Ă  Madagascar dans le cadre de ton travail en 1968 (tu avais donc 33 ans) et que tu rencontras Maman Ă  Namakia (lieu oĂč Ă©tait situĂ© la sociĂ©tĂ© SucriĂšre de Namakia « Siramamy » dans laquelle tu travaillais en tant que Comptable) et que vous sortĂźtes ensemble ; tu lui appris Ă  danser lorsque vous alliez au « Cercle » de Namakia ; l’unique Ă©tablissement du village qui organisait rĂ©guliĂšrement des bals de fin de coupe (de la canne Ă  sucre) ainsi que toutes autres fĂȘtes ou Ă©vĂ©nements.

C’est pourquoi, au fil du temps, elle devint Ă  son tour une excellente danseuse tout comme toi.

Quelques annĂ©es aprĂšs vous vous mariĂątes et eĂ»tes une petite fille qui n’Ă©tait autre que moi : CĂ©cile.

Et donc, tout comme ma Maman, je naissais Ă  l’hĂŽpital de Namakia, un certain Dimanche 13 FĂ©vrier 1977.

Mon petit frĂšre Olivier vint au monde en 1978 mais pas dans le mĂȘme village que moi puisque dans le cadre de ton travail, Maman et toi quittĂątes Namakia pour aller vous installer dans la belle Capitale d’Antananarivo.

Ce fut dans cette grande ville qu’Olivier poussa son premier cri.

Et donc tous les quatre vivions dans une charmante villa situĂ©e au cƓur d’Antananarivo.

Les années passÚrent comme un long fleuve tranquille puis toujours dans le cadre de ton travail, vous dûtes quitter définitivement Madagascar pour retourner en France.

Et les annĂ©es passĂšrent entremĂȘlĂ©es d’expatriations en Afrique : CĂŽte d’Ivoire, GuinĂ©e, Tchad et Ă  nouveau un retour au source dans ma belle Ăźle natale : Madagascar.

Et donc l’anecdote que je vais Ă  prĂ©sent vous raconter se situe Ă  l’Ă©poque oĂč nous habitions Ă  nouveau Ă  Antananarivo, lieu de travail de mon Papa.

Nous Ă©tions dans les annĂ©es 93 et j’Ă©tais ĂągĂ©e de 16 ans.

L’Ăąge oĂč je voulais Ă  tout prix savoir danser comme vous deux, mes chers parents


Je ne sais pas pourquoi mais j’enviais tellement votre jeu de jambes ! Que je me disais :

« CĂ©cile ! Tu ne peux pas ne pas savoir danser face Ă  tes danseurs de parents ! Regarde les comme ils dansent bien ! Non, si tu veux ĂȘtre comme eux, il va falloir que tu observes bien attentivement leurs pas de danse. Et puis tu te dois de leur faire montrer que toi aussi, leur fille, tu as l’ADN de la danse en toi ! »

Et c’est ce que je fis au bout de quelques temps, lors d’une soirĂ©e dansante Ă  l’hĂŽtel-restaurant « Villas Caroline » de Flic en Flac situĂ© Ă  L’Ăźle Maurice.

Villas Caroline

Eh oui, mes parents, mon petit frĂšre et moi Ă©tions parti dans cette Ăźle de rĂȘve durant les vacances scolaires de PĂąques.

Et cette soirĂ©e lĂ , je ne sais pas pourquoi mais Ă  force de vous observer en train de vous trĂ©mousser sur la piste de danse au rythme des diffĂ©rentes musiques endiablĂ©es que le DJ passait ; un dĂ©clic se fit dans ma tĂȘte et je commençais peu Ă  peu Ă  vouloir imiter vos pas de danse et tout particuliĂšrement ceux de Maman


Et devinez quoi ? Alléluia ! Je venais de réussir quelques timides chorégraphies un peu hésitantes au début mais ensuite elles furent beaucoup plus précises


Ce qui m’enchanta de plus en plus et me permis d’avoir davantage confiance en moi.

Ce fut donc la premiĂšre fois de ma vie que j’arrivais enfin Ă  faire les mĂȘmes pas de danse que vous et surtout ceux de ma trĂšs chĂšre Maman


Au dĂ©but, vous ne vous en Ă©tiez pas tout de suite aperçu mais lorsque vous m’avez tous les deux enfin remarquĂ©e ; Maman n’avait pas pu s’empĂȘcher de s’exclamer Ă  haute voix :

« Mais ma Poupoule sait trĂšs bien danser ! Ça y est, tu danses comme moi, maintenant. Bravo ! »

Elle avait eu ce large sourire qui illuminait son visage tant elle Ă©tait heureuse et fiĂšre de me voir enfin bien danser.

Quant Ă  toi, mon Papa, tu n’Ă©tais pas de reste. Tu n’arrĂȘtais pas de lever ton pouce en l’air pour me fĂ©liciter.

Tes yeux brillaient et cela se voyait que tu Ă©tais trĂšs fier de moi.

Que ta progĂ©niture sache enfin bien danser ! (mĂȘme si je n’Ă©tais pas encore tout Ă  fait une pro mais je peux vous dire que c’Ă©tait dĂ©jĂ  un bon dĂ©but tout de mĂȘme !) te mettait en joie.

Et moi, je continuais de plus belle


Ben, quoi ? Il fallait bien que je vous en mette plein les yeux. J’avais enfin en moi votre fameuse ADN de la danse qui se diffusait en moi ; je n’allais tout de mĂȘme pas en rester lĂ  et laisser de cĂŽtĂ© la magie de la Power Dance s’Ă©loigner de mon corps alors que j’avais enfin un bon feeling avec elle


Elle s’Ă©tait propagĂ©e en moi et cela n’Ă©tait pas prĂȘt de s’arrĂȘter
 Non, ce n’Ă©tait que le dĂ©but de mon ascension


Une ascension pour devenir à mon tour une trùs bonne danseuse


Et ce jour-là, cette fameuse nuit là ; Olivier (mon petit frÚre) vous aviez aussi épaté en dansant sur la piste de danse


Et quel bon danseur, il Ă©tait !

La relÚve de la « POWER DANCE » était donc assurée dans notre famille !

Ah ! Cette soirée là fut vraiment mémorable !

Danser dans la douce brise de la nuit, face Ă  l’ocĂ©an (sans pouvoir le voir Ă  cause de l’opacitĂ© de la nuit) en entendant par moment le clapotis des vagues, le ressac lorsque le DJ changeait son registre musical par quelques slows lents permettant ainsi d’écouter les sons de l’ocĂ©an Indien.

Oui, toute cette ambiance était magique, presque irréelle tant il y avait ce cÎté merveilleux qui planait tout autour de nous


Nous Ă©tions aurĂ©olĂ©s de myriade d’étoiles et totalement insouciants


Heureux, tout simplement


Danser avec ses parents et son petit frÚre et qui plus est, dans un magnifique décor paradisiaque ! fut un véritable enchantement.

J’avais l’impression de vivre un conte de fĂ©es…

Et toutes ces fĂ©es bienveillantes me prouvaient qu’elles s’Ă©taient bel et bien penchĂ©es sur mon berceau pour me donner leurs clefs du bonheur


Un bonheur que j’étais en train de vivre pleinement auprĂšs de mes parents et de mon petit frĂšre.

Oui, j’en Ă©tais trĂšs consciente et reconnaissante


Oui, je vivais un bonheur absolu


Et apprendre Ă  danser dans une Ăźle comme L’Ăźle Maurice, n’Ă©tait que la cerise sur le gĂąteau


Un rĂȘve devenu rĂ©alité 

Un souvenir inaltĂ©rable que je n’oublierai jamais


T’en souviens-tu encore Mon Papa ? Cela remonte à si loin


Mais je suis certaine que tu n’as pas pu oublier ce jour lĂ , n’est-ce pas ?

Et te souviens-tu aussi lorsque j’avais dansĂ© ma toute premiĂšre danse avec toi lors d’une autre soirĂ©e qui s’Ă©tait dĂ©roulĂ©e cette fois-çi Ă  L’hĂŽtel restaurant Hilton d’Antananarivo Ă  Madagascar ?

J’Ă©tais toute intimidĂ©e face Ă  toi car si j’avais appris Ă  danser Ă  L’Ăźle Maurice toute seule en vous observant Maman et toi ; lĂ  par contre c’Ă©tait tout Ă  fait diffĂ©rent


Danser avec son pÚre qui est un excellent danseur ! La barre est plutÎt haute mais pas inaccessible surtout si on est devenue une passionnée de la danse


Ce que j’Ă©tais devenue au fil du temps


Cette soirĂ©e lĂ , j’avais su relever le dĂ©fi de danser avec toi et mĂȘme si j’Ă©tais quelque peu empruntĂ©e et malhabile face Ă  tes pas de danseur chevronnĂ©.

Et comme tu voulais que je sois Ă  la hauteur ; tu me donnais quelques conseils au passage afin d’Ă©viter quelques erreurs Ă  ne surtout pas commettre dans l’art de la danse.

Ah ! Mais c’est que mon Papa est un passionnĂ© de danse alors quand on a le rythme dans la peau comme lui ; il est bien normal d’ĂȘtre exigeant et de ne pas du tout apprĂ©cier de se faire marcher sur les pieds ou encore d’ĂȘtre trop rigide, pas assez souple si jamais vous dĂ©cidiez d’entamer quelques pas de danse avec lui et que biensĂ»r ; c’est lui qui mĂšnerait alors la danse puisqu’il serait votre cavalier.

Et je l’avoue, ce soir-lĂ , ce ne fut pas vraiment le top car je manquais encore de pratique du haut de mes 16/17/18 ans mais tu ne m’en tenu pas rigueur mĂȘme si tu Ă©tais trĂšs  pointilleux Ă  ce sujet.

Mais les annĂ©es passant, je te prouvais enfin le contraire ! J’avais finalement eu ma revanche


T’en souviens-tu encore mon Papa de ce fameux jour ? D’un certain 31 DĂ©cembre de l’an 2000 oĂč nous avions passĂ©s en famille la Saint Sylvestre dans le restaurant « Le Parc » situĂ© Ă  AlĂšs.

Je suis certaine que oui


J’avais Ă  cette Ă©poque lĂ , exactement 23 ans !

Et donc le soir du rĂ©veillon, nous Ă©tions tous les 4 Ă  table, accompagnĂ©s de ma Tante Patricia (sƓur de Maman) ainsi que de son compagnon.

L’ambiance Ă©tait Ă  son comble.

Il faut dire que le DJ passait de trĂšs bonnes musiques trĂšs entraĂźnantes et dansantes Ă  souhait pour notre plus grand plaisir.

TantĂŽt, nous dansions tous ensemble sur tous nos airs favoris (annĂ©es 80 et actuels) et tantĂŽt nous dĂ©gustions Ă  table l’excellent menu de fĂȘte.

C’Ă©tait vraiment une trĂšs belle soirĂ©e !

Nous Ă©tions en train de discuter lorsque subitement, tu te mis debout (tu te trouvais Ă  cĂŽtĂ© de moi) et tu t’adressa Ă  moi en me tendant la main :

« Une petite danse CĂ©cile ? C’est une valse. Tu sais danser les valses. Allez, viens avec moi, sur la piste de danse »

Je ne savais plus oĂč me mettre, surtout qu’il y avait pas mal de monde dans la salle du restaurant mais comme je voulais te faire ce plaisir (je n’avais pas vraiment le choix non plus et je suis certaine que tu l’avais fait exprĂšs, non ? Mais si, te connaissant, je suis certaine que oui) et aussi parce que tu Ă©tais mon Papa d’Amour alors je pris ta main sans vraiment hĂ©siter puis tu m’entraĂźnas vers la piste de danse.

Il y avait quelques couples qui dansaient dĂ©jĂ  mais il n’y avait pas foule non plus


Tu me regardais de tes jolis yeux verts/jaunes pétillant de joie et tu me dis tout doucement, prÚs de mon oreille, comme pour me rassurer :

« Tout se passera bien. Tu es trĂšs jolie. Il te suffit de bien me suivre comme je te l’ai toujours appris. Allez ! En piste, maintenant ! »

Et mon cƓur battait la chamade. Il fallait absolument que je sois Ă  la hauteur du danseur que tu Ă©tais et ne surtout pas trĂ©bucher ou encore te marcher sur les pieds.

J’essayai de me dĂ©tendre mais c’Ă©tait tout bonnement impossible !

Puis, je fini par me laisser aller en Ă©coutant les vibrations de la musique s’insinuer jusque dans mes oreilles, me donnant l’impression que j’Ă©tais seule avec toi ; toute seule, sur la grande piste de danse


La valse me donnait dĂ©jĂ  le tournis mais j’Ă©tais heureuse d’ĂȘtre dans tes bras. J’Ă©tais fiĂšre de danser avec toi


Tout le long de la danse, je faisais tout pour bien suivre tes pas et rester le plus souple possible dans tous mes mouvements.

Je me laissais aller dans le tourbillon de la valse et plus rien ne comptait


Toutes les personnes assises nous regardaient, nous admiraient ; y compris Maman qui ne manqua pas de nous photographier afin d’immortaliser ce moment.

Un Papa et sa fille dansant une valse


Que d’Ă©motions ! J’en Ă©tais toute retournĂ©e car je dansais avec mon danseur de Papa
Mon amour de Papounet !

Un moment intense que je n’oublierai jamais


Et lorsque la danse se termina alors que j’aurai souhaitĂ© qu’elle continua encore ; quelques personnes nous applaudirent Ă  notre passage avant que nous regagnĂąmes notre table.

Inutile de vous dire que je devins littĂ©ralement rouge pivoine tant je fus intimidĂ©e par toutes ces personnes qui ne cessaient de me sourire tout en me disant que j’avais bien dansĂ© la valse avec mon Papa.

Ah ! T’en souviens-tu encore Papa ? Tu Ă©tais si fier. Si fier de moi.

Et moi aussi, je l’Ă©tais


GrĂące Ă  toi et Ă  ton expĂ©rience de danseur, tu m’avais fait vivre un moment exceptionnel


Un moment que chaque jeune fille devrait vivre avec leur Papa


Un de ces moment qu’il faut savoir savourer dans l’instant et le garder Ă  jamais tout au fond de soi pour pouvoir un beau jour comme aujourd’hui se le remĂ©morer en l’Ă©crivant sous forme d’un article afin de le faire lire au monde entier


De le faire tout simplement partager


Oui, et particuliĂšrement aujourd’hui, le jour de la fĂȘte des PĂšres


Je t’aime mon Papa
 Pour toujours et Ă  jamais.

Et mon doux rĂȘve sera lorsque nous danserons ensemble sur l’une de ces merveilleuses valses Ă  mon Mariage


Un beau jour qui se concrĂ©tisera, j’en suis persuadĂ©e


Et ce jour-lĂ , nous virevolterons sur la piste de danse avec une certaine Ă©motion qui nous submergera


Un Papa et sa fille dansant une valse Ă  l’infini.

Un tourbillon de joie et d’amour.

L’amour d’un PĂšre qui aime profondĂ©ment sa fille et d’une fille qui aime infiniment son pĂšre…

Je t’aime, tout simplement…

Bonne fĂȘte mon Papa d’Amour !!

Friendly 2016 !

MEILLEURS VOEUX 2016

Je tenais Ă  Ă©crire ce petit article pour mes amis que je connais depuis pas mal de temps dĂ©jĂ  et que j’ai rencontrĂ© sur internet. Je voulais vous remercier tout simplement et vous dire Ă  quel point j’apprĂ©cie votre amitiĂ©.

Je souhaitai Ă©galement remercier tous les autres amis que j’ai connu au fur et Ă  mesure sur wordpress. Merci de suivre mon blog et d’apprĂ©cier mes articles !

Souvent Internet est décrié pour ses mauvais cÎtés mais il peut aussi y avoir du bon dans ce moyen de communication ultra moderne ; capable de vous procurer de la joie, tout simplement.

C’est mon cas puisque j’ai eu la chance de croiser des personnes sincĂšres, loyales, attachantes, qui sont devenues au fil du temps mes amis.

C’est pourquoi je voulais leur rendre hommage ici via mon blog de WordPress.

Et je rajouterai la phrase suivante : L’amitiĂ© existe vraiment !

LA FRANCHE AMITIE

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Voici les premiĂšres personnes que j’ai eu l’occasion de rencontrer sur le net (annĂ©e 2009 Ă  nos jours) et qui sont restĂ©es mes amis jusqu’Ă  aujourd’hui :

Je tenais à vous remercier pour votre amitié. Gros bisous à toutes et à tous !

 

 

 

 

 

  • Pokhara alias Ant-Woman : Voici son lien Twitter :
  • Pokhara

 

  • Dominique alias Domi : Voici son lien Twitter :
  • Domi

 

 

 

  • Daniel : Voici son lien Twitter :
  • Dan

 

  • Mario : Voici son lien Twitter :
  • Mario

 

Amitié 2

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Et voici les personnes que j’ai connu trĂšs rĂ©cemment entre septembre et dĂ©cembre 2015 sur WordPress et qui me suivent (ou qui ne me suivent pas) :

Merci encore pour votre fidélité, votre gentillesse, vos commentaires et vos étoiles :

 

 

 

 

 

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Et pour toutes les autres personnes que je rencontrerai en 2016 par le biais de WordPress oĂč des diffĂ©rents rĂ©seaux sociaux, je tenais encore Ă  vous souhaiter une trĂšs belle annĂ©e 2016 remplie de joie ! Gros bisous Ă  toutes et Ă  tous ! Portez vous bien et croyez toujours en votre bonne Ă©toile !

CĂ©cilou alias La Suricate.

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Le NoĂȘl de mon enfance : TroisiĂšme partie

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Minuit passé : Jésus Christ est né :

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Une fois aprÚs avoir dégusté nos savoureuses mignardises, mon frÚre et moi, nous étions endormi devant la télévision.
Soudain je sentis une main qui me touchait l’Ă©paule. C’Ă©tait Maman qui me rĂ©veillait tout doucement en me chuchotant Ă  l’oreille :

« CĂ©cile ? Il y a quelqu’un qui frappe Ă  la porte d’entrĂ©e. Je crois bien que c’est le Papa NoĂȘl… »

J’Ă©tais toute endormie mais trĂšs vite je me mis Ă  sourire tellement j’Ă©tais heureuse d’apprendre la bonne nouvelle.

« Le Papa NoĂȘl vient d’arriver ? » demandai-je en me frottant les yeux.

« Oui ma poupoule, il est lĂ  et il vous attend ton frĂšre et toi »

Sans plus attendre, je me levai et me dirigeai vers le fauteuil oĂč mon petit frĂšre dormait encore.

« Olivier ! Olivier ! RĂ©veille toi ! Le Papa NoĂȘl est lĂ  ! Il est arrivĂ© ! Vite ! dĂ©pĂȘche toi ! »

Le rĂ©veil fut tonitruant mais trĂšs efficace puisqu’il se leva presque aussitĂŽt puis dit Ă  Maman, d’une voix quelque peu endormie :

« Il est lĂ  ?? Mais oĂč ça ? Maman ? il est oĂč le Papa NoĂȘl ? »

« Il vous attend mes cocos. Venez, suivez-moi, maintenant »

Je me souviens encore que mon frĂšre et moi Ă©tions tout excitĂ©s Ă  l’idĂ©e de voir enfin ce cher Papa NoĂȘl et qui plus est dans notre belle demeure.

En suivant Maman dans le couloir qui menait vers la porte d’entrĂ©e, mon coeur se mit Ă  battre la chamade. Mon frĂšre ne tenait plus en place tellement il Ă©tait impatient.
Plus que quelques secondes et nous le verrions enfin …

****

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Soudain nous le vĂźmes ! il se trouvait lĂ  juste devant nous et il arborait un large sourire.
Incroyable mais vrai ! me dis-je avec stupĂ©faction tant j’Ă©tais surprise de le voir ici, chez nous. Je n’en revenais toujours pas.

Il Ă©tait grand et plutĂŽt imposant. Il revĂȘtait un manteau et un pantalon rouge vif qui ressemblaient aux images d’un livre que Maman avait l’habitude de nous faire montrer lorsqu’elle nous parlait de lui, lors des fĂȘtes de NoĂȘl.

Mais lĂ , il n’Ă©tait plus une image sur papier glacĂ©. Il Ă©tait bien rĂ©Ăšl et se tenait debout, juste devant nous.
Il portait une capuche de la mĂȘme couleur que sa tenue, lui tombant sur le front et lui couvrant lĂ©gĂšrement les oreilles.

Je dois bien avouer qu’au dĂ©but il me fit un peu peur sans doute Ă  cause de sa longue barbe blanche impressionnante qui lui mangeait le visage.
D’ailleurs, j’avais du mal Ă  distinguer ses traits. Je ne voyais que ses yeux Ă  travers ses lunettes ainsi que son nez.
C’est alors qu’il s’avança vers nous et de sa grosse voix, nous dit :

« Bonjour les enfants, je suis le PĂšre NoĂȘl ! Vous allez bien ? »

Mon frĂšre et moi lui dirent en choeur :

« Oui ! »

« Et, avez-vous Ă©tĂ© bien sage ? »

« Oui ! »

Nous Ă©tions tellement intimidĂ©s que nous rĂ©pondions invariablement la mĂȘme rĂ©ponse concise.

« Rapprochez-vous les enfants. Vous savez, j’ai fait un trĂšs long voyage pour venir ici dans votre maison et je ne pourrai pas rester trĂšs longtemps car j’ai d’autres maisons Ă  visiter »

Tout en continuant Ă  parler, le PĂšre NoĂȘl s’asseya sur une chaise car il disait ĂȘtre fatiguĂ© de son long voyage. Il nous souriait constamment puis nous demanda Ă  nouveau de venir prĂšs lui.

Nous Ă©tions quelque peu rĂ©ticents Ă  cause de son imposante barbe blanche qui nous faisait peur mais heureusement que Maman Ă©tait lĂ  pour nous rassurer. Elle nous demanda d’aller lui faire un bisou car elle nous dit qu’il Ă©tait trĂšs gentil d’ĂȘtre venu de si loin pour nous apporter nos cadeaux.

A peine eut-elle prononcĂ© le mot magique « cadeau » que nous commençùmes Ă  nous dĂ©rider et venir timidement vers lui.
Chacun notre tour, nous embrassùmes tant bien mal ses joues qui étaient envahi de barbe soyeuse, ondulée.

****

A un moment donné, il mit sa main gantée sur mon épaule et me demanda :

« Comment t’appelles tu jolie petite fille ? »

« CĂ©cile » rĂ©pondis-je toute intimidĂ©e.

« Et toi petit garçon ? Comment t’appelles-tu ? »

« Olivier »

« Vous m’avez dit tout Ă  l’heure, que vous aviez Ă©tĂ© bien sages. C’est vrai, les enfants ? »

« Oui » rĂ©pondĂźmes nous en choeur.

« C’est trĂšs bien les enfants. Et n’oubliez pas, il faudra toujours ĂȘtre bien sages entre vous deux ainsi qu’avec vos parents. Vous me le promettez CĂ©cile et Olivier ? »

« Oui ! »

« Merci, vous ĂȘtes trĂšs gentils. Vous savez, j’ai apportĂ© tous les cadeaux que vous m’avez demandĂ© dans vos lettres. J’espĂšre que vous les aimerez ! »

« Oui ! »

« Je suis trĂšs content d’ĂȘtre venu chez vous ! Vous ĂȘtes vraiment de gentils enfants. Mais je voulais vous dire aussi qu’il y a une bĂȘtise que vous faites toujours et pourtant, vous m’aviez promis dans vos lettre que vous ne recommenceriez plus. »

Mon frĂšre et moi le regardĂšrent interloquĂ©s car nous ne comprenions pas de quelle promesse il voulait bien nous parler mais au bout de quelques instants je compris de quoi il s’agissait.

« CĂ©cile, J’ai vu que tu suçais encore ton pouce » me dit-il de sa grosse voix mais toujours dans un large sourire.

« Oui » rĂ©pondis-je honteusement.

« Ce n’est pas trĂšs grave CĂ©cile mais il faudra me promettre que tu feras attention de ne plus sucer ton pouce. D’accord petite CĂ©cile ? Et c’est pareil pour toi Olivier. D’accord les enfants ?

« oui »

« Je suis content de vous avoir vu les enfants. Surtout, travaillez bien Ă  l’Ă©cole et soyez toujours gentils entre vous deux ainsi qu’avec vos parents. Papa NoĂȘl est vraiment fier de vous deux ! Maintenant, je vais devoir partir car j’ai d’autres enfants Ă  voir et plein de cadeaux Ă  livrer »

Sur ces belles paroles, le PĂšre NoĂȘl se leva de sa chaise et se pencha pour venir nous embrasser chacun notre tour.
AprĂšs nous avoir fait la bise, il nous dit au-revoir de la main.

« Au-revoir CĂ©cile et Olivier ! Amusez-vous bien avec vos jouets ! »

Il tourna les talons et repartit comme il Ă©tait venu par la porte d’entrĂ©e.

****

Je n’en revenais toujours pas ! On aurait dit un rĂȘve mais non, c’Ă©tait bien rĂ©Ăšl ! et nous venions de voir enfin le PĂšre NoĂȘl.
MĂȘme si au dĂ©but nous avions eu un peu peur de lui, on Ă©tait triste Ă  prĂ©sent qu’il soit dĂ©jĂ  parti.

Mais je savais qu’il devait voir d’autres enfants et livrer encore plein de cadeaux alors je me disais qu’il ne fallait pas que je sois Ă©goiste Ă©tant donnĂ© qu’il Ă©tait venu chez nous pour nous donner les nĂŽtres.

Je l’imaginai alors dans un ciel Ă©toilĂ©, son traĂźneau tirĂ© par des rennes en partance pour de nouvelles contrĂ©es, bravant le froid polaire afin de donner de la joie aux enfants du monde entier en leur apportant des jouets.

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Je repensais encore Ă  sa grosse voix et me disais intĂ©rieurement que je ferais tout pour tenir ma promesse car il avait rĂ©alisĂ© mon rĂȘve : celui de le voir en personne.
Oui, le simple fait de l’avoir vu et entendu avait suffit Ă  ravir mon coeur de petite fille insouciante que j’Ă©tais…

****

C’est alors que Maman nous dit :

« Vous Ă©tiez contents de voir le PĂšre NoĂȘl ? »

« Oui ! » nous empressĂąmes de lui crier Ă  coeur joie.

« Vous avez vu les beaux cadeaux qu’il vous a apportĂ© ? Venez les voir ! »

Maman nous entraĂźna Ă  l’intĂ©rieur d’une piĂšce et nous fit montrer les cadeaux qui reposaient sur la moquette. Nous Ă©tions Ă©merveillĂ©s devant tous ces jouets.

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« Wahou ! ils sont trop beaux nos vĂ©los, Maman ! » dis-je toute excitĂ©e.

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« Wahou ! Et la grosse boĂźte de playmobiles Safari ! wahou ! trop bien ! t’as vu CĂ©cile ? »

« Oui, j’ai vu ! On pourra bien s’amuser ! Je suis trop contente ! »

 

 

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Mon frĂšre et moi, Ă©tions vraiment trĂšs heureux car nous avions eu les cadeaux de nos rĂȘves.

« Maman ? oĂč il est Papa ? Il Ă©tait pas lĂ  quand le Papa NoĂȘl est venu » dit Olivier en faisant une moue boudeuse.

« Il Ă©tait aux toilettes, mon coco. Mais ce n’est pas bien grave, il le verra l’annĂ©e prochaine. Vous ĂȘtes contents que le Papa NoĂȘl soit venu chez nous ? »

« Oh oui ! en plus il avait une trĂšs grosse barbe ! Maman ? il doit ĂȘtre trĂšs vieux le Papa NoĂȘl ! Sa barbe, elle Ă©tait toute blanche ! » dit Olivier en faisant la grimace.

« Oui,mon coco, tu as raison, il est trĂšs vieux »

Soudain notre pĂšre fit son apparition.

« Coucou les enfants ! j’Ă©tais Ă  l’Ă©tage. Maman m’a dit que vous aviez vu le PĂšre NoĂȘl pendant que je n’Ă©tais pas lĂ . Comment il Ă©tait ? Il Ă©tait gentil avec vous ? »

« Oui, trĂšs gentil, Papa ! » s’empressa de lui rĂ©pondre Olivier.

« Et il nous a donnĂ© tous les jouets qu’on voulait ! les vĂ©los et les playmobiles ! » lui dis-je en souriant.

« Je suis content pour vous deux ! Ce sont de bien beaux cadeaux qu’il vous a apportĂ© pour NoĂȘl ! Moi, je n’ai pas pu le voir mais promis la prochaine fois je le verrai »

« Les enfants, il se fait tard » dit Maman. « Il faudra aller vous coucher maintenant et demain vous pourrez jouer avec vos playmobiles. D’accord ? Comme ça, vous pourrez vous amuser toute la journĂ©e avec vos jouets. Et vous avez vu comme la boĂźte Ă©tait trĂšs grosse ? »

« Oui Maman, c’est vrai. La boĂźte, elle est gĂ©ante ! Et demain on pourra mieux jouer, hein Olivier ? » dis-je en regardant mon petit frĂšre de connivence.

« Oui ! super ! Ce sera trop bien demain ! Tu viens CĂ©cile ? on va regarder encore la boĂźte »

Et nous voici tous les deux en train d’examiner sur toutes les coutures la fameuse grosse boĂźte de playmobiles Safari tout en nous exclamant sur les petites images qui se trouvaient au dos de celle-çi.
Nous faisions des commentaires sur tel ou tel personnage en vantant les mérites de chacun.

****

AprĂšs nous ĂȘtre soigneusement brossĂ© les dents, nos parents vinrent nous souhaiter une bonne nuit en nous embrassant l’un aprĂšs l’autre.
Quelques instants plus tard, nous dormions à poing fermés.

Bien au chaud, sous mes draps, je rĂȘvais Ă  la venue du bon vieux monsieur Ă  la barbe blanche qui nous avait apportĂ© de biens jolis cadeaux.

Je rĂȘvais Ă©galement au lendemain qui serait le jour le plus merveilleux de la terre, lorsque nous nous amuserions mon petit frĂšre et moi, avec nos jouets tant dĂ©sirĂ©s.

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Mon baptĂȘme de l’air

Dans les annĂ©es 87, nous partĂźmes de nouveau en Afrique ; direction : La GuinĂ©e, Ă  Conakry (La Capitale)…

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A cette Ă©poque lĂ , j’avais 10 ans et je peux vous dire que ce fĂ»t pour moi le plus beau et le plus mĂ©morable des voyages africains…
En effet, Ă©tant donnĂ© que je n’avais gardĂ© pratiquement aucuns souvenirs de la CĂŽte d’Ivoire ; ce fut donc avec dĂ©lĂšctation que je profitai pleinement de mon premier voyage Africain et disons-le ; de mon premier baptĂšme de l’air et ce ; mĂȘme si j’avais dĂ©jĂ  pris plusieurs fois l’avion avec mes parents lorsque j’Ă©tais encore un bĂ©bĂ©…
Mon premier baptĂšme de l’air :

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J’ai eu vraiment beaucoup de chance de pouvoir dĂ©couvrir la GuinĂ©e Ă  l’Ăąge de 10 ans !!! et d’y vivre en famille, durant 2 belles annĂ©es !!!
Mais je dois avouer que l’un de mes plus beaux souvenirs restera tout d’abord et avant tout, mon voyage en avion…
L’un de mes trĂšs grands moments Ă  mes yeux…

A présent, je vais vous raconter mon histoire :

Aeroport
A l’intĂ©rieur de l’aĂ©roport de Paris, Roissy Charles de Gaulle ; mes parents, mon petit frĂšre et moi attendions notre tour dans la file d’attente des passagers en partance pour la GuinĂ©e…
Lorsque vint enfin notre tour de remettre nos billets d’avion Ă  l’hĂŽtesse d’accueil ; ce fĂ»t dans une dĂ©marche assez rapide que nous commençùmes Ă  marcher dans l’interminable couloir d’embarquement qui menait Ă  l’entrĂ©e de notre boeing…
Et je dois dire qu’Ă  partir de ce moment-lĂ  trĂšs prĂ©cis, je commençai Ă  me dire : « CĂ©cile !!, ça y est, tu vas bientĂŽt te retrouver Ă  l’intĂ©rieur de l’avion et ce ; dans Ă  peine quelques minutes… »

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A l’intĂ©rieur de l’avion :

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La premiĂšre fois que je suis montĂ© dans un boeing ; ce fut pour moi une vĂ©ritable dĂ©couverte…
Je reviens donc Ă  mon histoire ou je me retrouvai enfin Ă  l’intĂ©rieur de l’avion…
Il devait bien ĂȘtre 21h00 du soir…(C’Ă©tait en juillet et donc il faisait encore jour…)
Lorsque nous entrĂąmes enfin, Ă  l’intĂ©rieur de l’avion ; ma famille et moi, fĂ»mes accueillis par 2 hĂŽtesses de l’air et 1 stewart qui nous dirent : « Bienvenue Ă  bord de notre Compagnie « Air Sabena ». Nous vous souhaitons un agrĂ©able voyage Madame, Mademoiselle et Messieurs… »
Pendant que je suivai mes parents et mon petit frĂšre dans l’Ă©troit couloir, j’observai aux alentours tous ces gens qui rangeaient leur affaires dans des compartiments qui se trouvaient au dessus leurs fauteuils ou encore des passagers qui commençaient Ă  s’installer dans leur siĂšges respectifs…
J’adorai dĂ©jĂ  toute cette effervescence…

Puis mon pĂšre s’arrĂȘta de marcher et nous dit : « Voici nos places et vous les enfants, vous ĂȘtes placĂ©s juste devant nous ; donnez-moi vos sacs, je vais les ranger en haut dans les compartiments… »
Une fois dĂ©barrassĂ©e de mon sac je m’installai dans mon fauteuil et je commençai Ă  dĂ©couvrir avec mes yeux d’enfant Ă©merveillĂ©s tout l’intĂ©rieur de l’avion tels que : les siĂšges, les hublots, le personnel naviguant, ect…
J’Ă©tais totalement fascinĂ©e par toute cette ambiance…
Il faut dire que c’Ă©tait vraiment une premiĂšre pour moi….
Mon petit frĂšre aussi Ă©tait aux anges car il dĂ©couvrait tout comme moi, l’intĂ©rieur de l’avion.
Mais ce qui lui plaisait le plus, vraisemblablement ; c’Ă©tait de regarder Ă  travers le hublot, la piste de l’aĂ©roport…

HUBLOT
D’ailleurs, lorsque nous Ă©tions rentrĂ© Ă  l’intĂ©rieur de l’avion ; mon frĂšre m’avait dit d’emblĂ©e : « CĂ©cile, je voudrais ĂȘtre placĂ© prĂšs du hublot, s’il te plaĂźt… »
Et comme je suis d’une nature gĂ©nĂ©reuse ; je lui disais que je n’y voyais aucun inconvĂ©nient…bien au contraire puisque je souhaitai moi-mĂȘme, ĂȘtre placĂ©e prĂšs du couloir afin de mieux regarder les allĂ©es et venues du personnel naviguant….(Ă  cette Ă©poque lĂ , c’Ă©tait un mĂ©tier qui me plaisait beaucoup : ça me faisait rĂȘver…)

DĂ©collage de l’avion :
Je parlai tranquillement avec mon frĂšre, lorsque soudain je ressenti des vibrations sous mes pieds…
En effet, l’avion commençait Ă  rouler doucement sur la piste…
Puis il se mit peu Ă  peu, Ă  accĂ©lĂ©rer sa vitesse…
A prĂ©sent, l’avion roulait tellement vite que je ne distinguai mĂȘme plus l’aĂ©roport Ă  travers le hublot…
Puis ce fĂ»t Ă  partir de ce moment que l’avion dĂ©colla…
Et je ressentis alors, comme une drĂŽle de sensation : C’Ă©tait comme si une lourde pesanteur s’abattait sur mon corps ; avec cette impression Ă©trange de m’enfoncer littĂ©ralement dans mon fauteuil…

La tĂȘte dans les nuages :
Mon petit frĂšre me regarda et me dit : « Wahou !!! t’as vu CĂ©cile…ça y est on est dans le ciel…. »
Et je lui rĂ©pondis aussitĂŽt : « Oui, ça fait bizarre…mon dieu, ça fait peur…t’as vu…regarde par ton hublot…on ne voit presque plus la terre…on est vraiment trĂšs haut dans le ciel…maintenant… »
Olivier me rĂ©pondit : « Oui c’est vrai…je ne vois plus la terre…ça y est…regarde les nuages…Wahou !!! c’est beau…t’as vu ? »
Je me penchais davantage pour pouvoir aperçevoir Ă  travers le hublot ; les jolis nuages qui ressemblaient Ă  du coton trĂšs vaporeux…

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Puis je dis Ă  mon frĂšre : « C’est beau…on dirait des morceaux de coton gĂ©ants… »
Puis je sentis une main qui me touchait l’Ă©paule : C’Ă©tait ma Maman qui Ă©tait juste installĂ©e derriĂšre moi …
Je me retournai et aperçu son sourire…
Puis elle me dit : « T’as vu CĂ©cile…on est dans les nuages maintenant…t’as vu par le hublot ? »
« Oui, j’ai vu Maman…C’est vraiment trop beau…et je suis contente d’ĂȘtre dans cet avion… »

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Et Maman me dit « Je savais que tu aurais aimĂ© prendre l’avion…et tout Ă  l’heure on mangera le repas…tu verras comment c’est…surtout profite bien de ce voyage ma poupoule… »
et je lui rĂ©pondis : « Merci Maman…bisous »
Les hĂŽtesses de l’air :

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Alors que je discutais avec animation avec mon frĂšre, j’entendis une voix, Ă  ma droite me dire : « Bonsoir les enfants, vous pouvez dĂ©tacher votre ceinture Ă  prĂ©sent… »
C’Ă©tait une hĂŽtesse de l’air qui s’adressait Ă  nous avec un large sourire et qui avait stoppĂ© devant elle un gros chariot dans lequel je pouvais aperçevoir des boissons et des petits sachets de cacahuĂštes apĂ©ritifs…
Puis, elle nous dit :  » Les enfants, vous dĂ©sirez boire quelque-chose ? »
Je lui rĂ©pondis timidement : « heu oui… »
L’hĂŽtesse de l’air dit : « Il y a du jus d’orange ou du jus de pomme ? »
Je lui dis : « Je voudrais un jus d’orange s’il vous plaĂźt »
L’hĂŽtesse dit : « Et vous jeune homme ? »
Mon frĂšre rĂ©pondit : « moi je prendrais aussi un jus d’orange s’il vous plaĂźt… »
AussitĂŽt dit et aussitĂŽt fait, l’hĂŽtesse nous donna nos boissons accompagnĂ©s de petits sachets de biscuits apĂ©ritifs…
J’adorai vraiment toute cette ambiance et je me sentais trĂšs bien dans ma peau…
Bref, j’Ă©tais heureuse !!!
Quelques instants plus tard, une autre hĂŽtesse de l’air nous donnait Ă  moi et Ă  mon frĂšre des trousses de toilette (de la Compagnie aĂ©rienne « Sabena »), des couvertures pour dormir, des masques de nuit, des jeux pour enfants (puzzle reprĂ©sentant l’avion « Sabena » ; jeu de l’oie, et jeux de dames) ainsi que des casques d’Ă©couteurs pour pouvoir Ă©couter de la musique ou encore Ă©couter le son du film que la Compagnie « Sabena » diffuserait ce soir…
Inutile de vous dire que mon frĂšre et moi Ă©tions ravis d’avoir reçu des jeux pour s’amuser…
Et sans plus attendre, on commença Ă  jouer au jeu de dames…ce qui nous permettait de passer un peu le temps…
Visite du cockpit :

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Durant ce voyage, mon frĂšre et moi avions eu l’opportunitĂ© de visiter le cockpit ….
Mon frĂšre et moi regardions avec des yeux Ă©merveillĂ©s, tous ces boutons (certains Ă©taient lumineux et d’autres pas) et ces petites loupiotes qui n’en finissaient pas…..si bien que je m’Ă©tais demandĂ© comment pouvaient bien faire le pilote et le copilote pour ne pas s’y perdre…
Je me souviens mĂȘme que j’avais dis Ă  haute voix : « Il y a beaucoup de boutons !!! »

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Et le commandant de bord m’avait dit en souriant : « Eh oui, vous avez vu les enfants !!! c’est vrai qu’il y a beaucoup de boutons mais mon collĂšgue et moi ; on est trĂšs habituĂ©s alors ça ne nous fait pas peur du tout…et peut-ĂȘtre qu’un jour le mĂ©tier de pilote de ligne vous plaira Ă  votre tour et qui c’est vous serez vous aussi peut-ĂȘtre amenĂ©s Ă  conduire des avions ? »
Et Olivier lui avait rĂ©pondu sans grande conviction : « Peut-ĂȘtre, je sais pas encore…en tout cas ça a l’air difficile… »
Puis ce fut sur ces derniĂšres phrases prononcĂ©es ; que notre visite du cockpit s’acheva…
Et inutile de vous dire que ce fut une trĂšs belle expĂ©rience pour moi et sans aucun doute, Ă©galement pour mon petit frĂšre…

Le dĂźner :
Je me souviens encore du repas qui n’Ă©tait pas si mal que ça puisque je l’avais apprĂ©ciĂ© :

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– Carottes rĂąpĂ©s, oeufs mimosas et petits canapĂ©s de pĂątĂ©,
– Cuisse de poulet accompagnĂ© de coquillettes au beurre,
– Une petite assiette de fromages,
– un bol de salades de fruits.

Je me souviens encore de ce menu car je l’avais notĂ© dans mon journal intime de l’Ă©poque…
Diffusion d’un film :
Je me rappelle que j’avais regardĂ© un bout de film ( je ne me souviens plus du tout du titre de ce film) mais qu’ensuite je m’Ă©tais endormie devant…
Puis je me souviens que mon pĂšre m’avait rĂ©veillĂ© et chuchotai : « Tiens, CĂ©cile, Mets ton masque de nuit, tu seras mieux avec…et comme il fait froid, tiens ta couverture…. »
Puis mon pĂšre dĂ©ploya la couverture et me la dĂ©posa sur les Ă©paules car il est vrai qu’il faisait lĂ©gĂšrement frisquet Ă  l’intĂ©rieur de l’avion…
Il fit de mĂȘme avec mon frĂšre puis nous souhaita une douce nuit et de beaux rĂȘves car Ă  partir de demain matin on se retrouverait tous les 4 en Afrique : En GuinĂ©e…
Le lendemain matin :
Ma Maman nous rĂ©veilla et nous dit d’aller faire rapidement un brin de toilette avant qu’il n’y ait trop de monde…
Ce que l’on fĂźt….
Et je peux vous dire que je garde un souvenir mĂ©morable des toilettes…
En effet, ils sont extrĂȘmements petits et ce ne fĂ»t pas si Ă©vident que ça de me laver le visage, de me brosser les dents ou encore de me coiffer les cheveux….
Mais bon…il fallait bien faire avec…
Quelques instants aprĂšs, mon frĂšre et moi prenions un petit dĂ©jeuner Ă  base : de lait, de biscottes, de confitures et de jus d’orange…
Puis le temps passa et soudain on entendit dans un micro ; la voix du Commandant de Bord qui annonçait à tous les passagers :
« Bonjour, je suis le Commandant de bord « X » ; et je vous annonçe que nous approchons des cĂŽtes GuinĂ©ennes et que nous allons entamer notre descente vers Conakry, la capitale ; dans quelques minutes…
Veuillez donc regagner votre siĂšge et attachez votre ceinture…
La tempĂ©rature extĂ©rieure est de 28 degrĂ©s celsus et il exactement 6h00, heure locale de Conakry et Ă  Paris il est exactement 8h00…
J’espĂšre que votre vol aura Ă©tĂ© agrĂ©able auprĂšs de notre Compagnie « air Sabena » et espĂ©rons vous revoir trĂšs prochainement Ă  bord de notre ligne. Merci Ă  vous et trĂšs bon sĂ©jour Ă  Conakry. »
L’atterissage :

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Ce fut au moment de l’atterissage que je dĂ©couvrai pour la premiĂšre fois que j’avais « le mal de l’air »…
Et je peux vous dire que durant quelques minutes ; (pour moi, cauchemardesques) j’Ă©tais devenue toute verte car j’essayai de me contrĂŽler afin de ne pas vomir…
Mais dĂšs lors ou les roues de l’avion touchĂšrent le sol GuinĂ©en ; je me senti de plus en plus mal….
Et ce qui devait arriver ; arriva… (si vous voyez ce que je veux dire)
Mais heureusement qu’il y avait le fameux sac en plastique, destinĂ© spĂ©cialement, pour ce genre de dĂ©sagrĂ©ment ; et qui Ă©tait plaçé, juste lĂ , devant moi ; Ă  l’intĂ©rieur de la housse, au dos du fauteuil avant…
Mais tout de mĂȘme ; quelle plaie, que celui d’avoir le mal de l’air !!! surtout si on aime les voyages en avion…
Mis Ă  part ce dĂ©sagrĂ©ment ; je garderai toute ma vie au fond de mon coeur, un trĂšs bon souvenir de ce merveilleux voyage en destination de la GuinĂ©e… car c’Ă©tait mon premier baptĂšme de l’air en quelque sorte ; mĂȘme si j’avais dĂ©jĂ  voyagĂ© en avion Ă©tant tout bĂ©bĂ©…

ThĂ©odore Peyre De Lescure : Mon Papy

Pour toi, Papy :

Je dĂ©die cette page Ă  mes grands-parents maternels qui me manquent vraiment beaucoup…

Je souhaitais leur rendre cet hommage afin de leur dire Ă  quel point je les trouvais formidables…

Je les regrette Ă©normĂ©ment…

Je sais qu’ils me regardent de lĂ  ou ils se trouvent et je me dis qu’ils auraient Ă©tĂ© fiers de moi ; de la personne que je suis devenue…

En effet, ils n’ont pas eu le temps de me connaĂźtre davantage ; ce que je regrette infiniment car ils sont partis beaucoup trop tĂŽt…

Lorsqu’ils sont partis, ma famille et moi Ă©tions Ă  l’Ă©tranger (GuinĂ©e puis Tchad).

En ce qui concerne leur dĂ©cĂšs : j’Ă©tais ĂągĂ©e de 11 ans lorsque ma Mamie est dĂ©cĂ©dĂ©e (Je vivais en GuinĂ©e) et j’avais 15 ans lorsque mon Papy nous a quittĂ© (Je vivais au Tchad).

****

Mon Grand-PĂšre maternel :

Mon grand-pÚre maternel : Théodore Peyre De Lescure est né à Tuléar (ses origines sont : Réunionnaise et de Vendée, France).

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Carte Google de Tuléar

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Ile de la RĂ©union

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Mon Papy est dĂ©cĂ©dĂ© en France, dans un tragique accident de voiture (il avait Ă©tĂ© victime d’un mauvais conducteur qui s’Ă©tait arrĂȘtĂ© Ă  un virage et qui plus est par un mauvais temps de brouillard).

Et par le comportement inadmissible et trĂšs dangereux de ce chauffard, mon Grand-PĂšre en est mort…

C’est pourquoi, je trouve totalement injuste qu’il soit parti de cette maniĂšre et de façon si brutal…

Mais ce que je trouve encore plus injuste ; c’est qu’il nous ait quittĂ© comme ça sans mĂȘme pouvoir nous dire un dernier au-revoir…

Mon tendre Papinet était un homme trÚs costaud pour son ùge et il avait vraiment une santé de fer.

Il avait une trĂšs bonne hygiĂšne de vie et je suis sĂ»r qu’il aurait vĂ©cu trĂšs certainement, centenaire !

Mon Papinet Ă©tait un homme droit, intĂšgre avec des valeurs familiales.

DotĂ© d’un caractĂšre fort Ă  toute Ă©preuve et d’un esprit trĂšs vif, mon Papinet Ă©tait toujours trĂšs actif pour son Ăąge (82 ans).

En effet, il adorait faire la cuisine et comme tout passionnĂ© d’art culinaire, il se rĂ©veillait toujours trĂšs tĂŽt afin de pouvoir concocter tous ses bons petits plats.

Et je peux vous dire qu’il cuisinait vraiment trĂšs bien ! un vĂ©ritable cordon bleu !

Je me souviendrai toujours des bons petits plats qu’il nous mitonnait Ă  mes parents, mon petit frĂšre et moi lorsqu’on venait lui rendre visite dans son appartement.

Je sens encore toutes ces bonnes odeurs qui me donnaient l’eau Ă  la bouche.

Un souvenir culinaire qui me frappe encore particuliÚrement : Ses fameux steaks de boeuf au poivre noir accompagnés de riz blanc, de pommes de terre sautées et de brÚdes mafanes.

Hum ! un pur rĂ©gal des papilles…

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Les fameuses brĂšdes mafanes

Et il pouvait lui arriver Ă©galement de faire un confit d’oignons dĂ©glacĂ© au vinaigre de vin en guise de condiment afin de rehausser ses plats…

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Hum…et je peux vous dire que son confit Ă©tait vraiment trĂšs goĂ»teux…

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Mais Ă©videmment pas de plats sans pili-pili (piment) ou piments antillais, comme diraient mon Papy, ma Mamie ou encore ma Maman.

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Il est vrai qu’Ă  ce sujet, en ce qui me concerne, je prĂ©fĂšre agrĂ©menter mes plats de sauce Tabasco (made in USA) car le pili-pili ou le piment antillais sont trop forts pour moi.

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C’est vrai que pour ce coup-lĂ , je n’ai pas du tout suivi ma mĂšre ou mes grands-parents…

Mais aprĂšs tout, peu importe le type de piment que l’on mange, du moment qu’il soit assez fort pour Ă©veiller nos sens et nos papilles et le tour est jouĂ©, non ?

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Voici le piment Antillais

Et pour parfaire ce repas si goûteux, mon Papinet concoctait aussi en guise de dessert : de succulents beignets de bananes.

Ah ! ses fameux beignets de bananes ! un vrai dĂ©lice…

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C’est pour vous dire Ă  quel point mon Papy avait vraiment une passion certaine pour la cuisine et que parmi tous ses talents culinaires, il aimait bien aussi cuisiner les mets suivants :

  • Poissons frits en carry aux margozes,
  • Rougail tomates,
  • Rougail d’oignons,
  • Rougail de margozes (pour accompagner tous les plats)

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Voici des margozes

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Une margoze coupée en deux

  • Confit d’oignons Ă©mincĂ©s et dĂ©glacĂ© au vinaigre de vin (se dĂ©guste en accompagnement de viandes rouges et de lĂ©gumes),
  • EmincĂ©s de viandes de pot au feu, aux confits d’oignons dĂ©glacĂ©s au vinaigre de vin.

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Souvenir de mon Papy :

Matin bonheur :

Je me rappelle des bons petits déjeuners lorsque ma famille et moi séjournions chez mon Papy et ma Mamie.

Je m’en souviens encore comme si c’Ă©tait hier…

Je me rĂ©veillais le matin et je sentais dĂ©jĂ  les bonnes odeurs de pains grillĂ©s, de croissants et de cafĂ©…

croissant

Lorsque j’aperçevais la grande table de la salle Ă  manger avec toutes ces merveilles, je n’avais qu’une hĂąte, m’installer Ă  table et dĂ©guster enfin toutes ces petites douceurs.

J’adorais boire le bon lait au chocolat « Nesquik »Â tout en croquant de belles tartines de pain beurrĂ©es, croustillantes Ă  souhait et bien nappĂ©es de confiture d’abricots ou de cerises griottes.

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C’Ă©tait vĂ©ritablement pour moi, un pur rĂ©gal…

J’Ă©tais tellement gourmande, qu’il pouvait m’arriver de manger 3 ou 4 belles tartines, accompagnĂ©es d’un bon croissant bien chaud.

Et parfois mon Papy pouvait mĂȘme nous faire quelques crĂȘpes car il voulait nous faire plaisir, tout simplement…

Hum ! de quoi me rendre encore plus gourmande !

Pour vous dire Ă  quel point j’adorais prendre les petits dĂ©jeuners chez mes grands-parents !

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Je n’oublierai jamais ces merveilleux petits dĂ©jeuners entourĂ©s de mes Grands-parents, de mes parents, de mes deux oncles (Francis et Christian) ainsi que de mon petit frĂšre.

Pour moi, ces petits dĂ©jeuners reprĂ©sentaient de grands moments de joies et d’allĂ©gresses…

Ces matins lĂ , resteront Ă  jamais gravĂ©s dans mon coeur car ils respiraient tout simplement le bonheur….

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Un autre souvenir de mon Papinet :

Tendre Snorky :

Je me souviens de toi Papy, lorsque tu nous avais fait une petite surprise Ă  mon petit frĂšre et Ă  moi lorsque nous Ă©tions venus te rendre visite (A cette Ă©poque lĂ  je devais avoir 9 ans et mon petit frĂšre devait bien avoir 7 ans).

Ce jour-là (un jour tout à fait ordinaire), tu nous avais réuni dans ton salon et tu nous avais dit :

« Les enfants, j’ai une petite surprise pour vous. J’espĂšre que vous aimerez. Tenez c’est pour vous… »

Puis tu avais dĂ©posĂ© sur la table Ă  manger deux adorables peluches qui reprĂ©sentaient des « Snorky ». En dĂ©signant du doigt l’une d’elles, tu m’avais dit :

« Tiens CĂ©cile, cette peluche lĂ , est pour toi… »

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Une petite parenthĂšse s’impose avant de continuer mon histoire :

Les Snorky sont des petites crĂ©atures sous-marines colorĂ©es, toujours prĂȘtes Ă  aider en cas de problĂšme.

Elles disposent d’une sorte de tuba sur la tĂȘte dont elles se servent pour avancer sous l’eau.

Les Snorky Ă©tait une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e d’animation AmĂ©ricaine, diffusĂ©e Ă  la TV dans « le club dorothĂ©e » durant les annĂ©es 84 Ă  89).

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****

Puis tu avais donné à mon frÚre la seconde peluche en lui disant :

« Tiens Olivier, ça c’est pour toi… »

Mais ce que tu ignorais encore mon petit Papinet ; c’est que tu avais fait une lĂ©gĂšre erreur en me donnant la peluche qui se nommait « Astral ».

En effet, tu avais confondu les deux peluches en pensant sans doute que la peluche « Astral » devait ĂȘtre une fille et que la peluche « DaphnĂ© » devait ĂȘtre « un garçon » (Il faut dire que leurs prĂ©noms respectifs n’Ă©taient pas indiquĂ©s).

Et cela n’avait pas Ă©chappĂ© non plus Ă  mon petit frĂšre qui s’Ă©tait vite empressĂ© de te dire :

« Papy, tu t’es trompĂ©. Tu m’as donnĂ© « la Snorky fille ». Et Ă  CĂ©cile, tu lui as donnĂ© le garçon… »

Ah ! mon petit Papy, tu ne pouvais pas savoir et je me rappelle que tu nous avais mĂȘme dit :

« Ah bon ? je savais pas du tout. DĂ©cidĂ©ment, je ne suis pas trop Ă  la page sur ce genre de chose… »

Et je me rappelle que mon frĂšre et moi, on t’avait rĂ©pondu presque en mĂȘme temps :

« Mais Papy, c’est pas grave du tout. Il suffit qu’on s’Ă©change les peluches »

AussitĂŽt dit, aussitĂŽt fait, mon frĂšre et moi s’Ă©tions Ă©changĂ©s les peluches et ce fut avec un large sourire que l’on vint t’embrasser afin de te remercier.

Et ce fut Ă  ce moment lĂ  que tu nous dis en souriant :

« Alors ça vous plaĂźt les enfants ? je suis bien content. Par contre je savais pas du tout qu’il y avait des filles ou des garçons dans ces peluches lĂ  »

Oui, ce jour-lĂ , tu ne le savais peut-ĂȘtre pas mon Papy adorĂ© mais tu nous avais fait une bien jolie surprise Ă  mon petit frĂšre et Ă  moi.

Une trÚs belle attention de ta part qui nous avait beaucoup touchés.

C’est vrai qu’elles Ă©taient bien mignonnes ces petites peluches !

Merci encore pour tous ces petits moments de bonheur, Papinet !

Tu me manques tellement ! Je ne t’oublierai jamais.

Je t’aime Papinet. Ta petite fille CĂ©cile.

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Cliquez sur ce lien pour Ă©couter la musique de mon Grand-PĂšre maternel :

MUSIQUE DE MON PAPY

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Alors vous comprendrez Ă  quel point, pourquoi je souhaitais absolument rendre hommage Ă  mes grands-parents maternels afin de leur dire tout simplement que je les aime et que je ne les oublierai jamais….