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Pour l’Ă©ternitĂ© 🕯

Pour l’éternitĂ©

Les os restaient sous l’ocĂ©an depuis d’innombrables annĂ©es,

Ne voulant pas encore remonter Ă  la surface pour respirer,

Les os se nourrissaient encore des larmes salées,

VersĂ©es par des ĂȘtres tristes et abandonnĂ©s,

Refoulés du pied et ignorés.

Les os se durcissaient mais vivaient,

Ne voulant toujours pas remonter Ă  la surface pour s’époumoner.

Ils souhaitaient s’enchaüner à jamais,

Au fond de l’ocĂ©an qui semblait les aimer,

Car ils ne voulaient pas encore se dessĂ©cher et s’effriter.

Ils voulaient se nourrir des larmes salées et rejetées,

Et restaient ainsi Ă  jamais,

À s’abandonner pour jouer Ă  leurs tours et sans dĂ©tours,

Avec toutes ces raies qui ondulaient,

Telles de majestueuses majestés,

Devant leurs yeux émerveillés,

Venant les envelopper, les caresser et leur chuchoter de tendres mots doux,

EntremĂȘlĂ©s d’algues vaporeuses et floues,

Ondulantes danseuses qui effaçeraient tout,

Car elles savaient les comprendre et les rassurer,

En absorbant telles des Ă©ponges,

Leurs troubles songes tourmentés,

Et leur avouer dans le creux de leurs oreilles décharnées,

Qu’ils n’étaient pas les seuls abandonnĂ©s,

Et que leur mÚre nourriciÚre « La Mer » était là,

Pour engloutir leur désarroi,

Et qu’ils devaient se laisser aller Ă  la dĂ©rive,

Pour mieux vivre.

Alors les os se dirent que tout compte fait,

L’ocĂ©an pourrait enfin les aider Ă  surmonter,

Toutes ces tempĂȘtes dĂ©chaĂźnĂ©es qui s’étaient accumulĂ©es,

Telles des baleines échouées sur la plage esseulée,

Pitoyablement ignorées par tous ces humains inhumains ne daignant pas leur tendre la main.

Alors les os se dirent que tout compte fait,

PlutÎt que de rester sur cette plage abandonnée,

Ils se devaient de toujours garder le cap et se relever,

Pour remonter à la surface et regarder en face tous ces cƓurs de glace,

Ces navires bondés qui passaient et repassaient devant leur nez pour juste les narguer.

Tous ces infĂąmes sans Ăąmes,

Qui semblaient ignorer qu’ici-bas,

Gisaient ça et là dans un infini oubli,

Des dĂ©bris d’os brisĂ©s par la vie,

D’un squelette endormi,

Appartenant sans nul doute à une personne chavirée,

Qui gouttes aprĂšs gouttes, larmes aprĂšs larmes,

Cette naufragĂ©e d’un monde sans pitiĂ©,

Venait de se jeter sans le moindre regret,

Dans cet océan de quiétude qui remplirait enfin sa solitude.

Cette solitude qui la pesait depuis tant d’annĂ©es,

Et que seul l’ocĂ©an viendrait effacer Ă  coup de grandes et hautes vagues,

Toutes ces attaques de pirates,

Ces envahisseurs des Mers qui voulaient la réduire en poussiÚre,

Ce vague à l’ñme qui la rongeait,

Et qui finirait bien par se désagréger, se dissiper et se cacher,

Au fond d’un coffre Ă  trĂ©sors,

Parmi les innombrables piùces d’or,

Pour ne plus jamais en ressortir,

Et ce jusqu’à la mort,

Prisonnier Ă  jamais et empĂȘchĂ©,

De détruire sa bien aimée,

Car lui seul, savait la protéger de tous ces empoisonneurs nés,

Tous ces requins qui voulaient la dévorer sans aucune pitié.

Tous ces ĂȘtres nuisibles de la terre,

Ces cƓurs de pierre,

Ces lĂąches avides de guerre,

Qui mĂȘme au-delĂ  des frontiĂšres,

Voulaient d’un coup de rĂ©volver,

Ou encore d’un coup d’épĂ©e,

Lui assener le coup de grĂące tant convoitĂ© pour l’achever,

Avec cette ultime grimace sur leur visages dĂ©formĂ©s d’aliĂ©nĂ©s,

Qui lui diraient dans un éclat de rire prolongé :

« Le pire viendra à venir,

Alors, ne veux-tu pas en finir ? »

Elle avait bien essayé de se camoufler derriÚre le déguisement de ce poisson clown que tout le monde appréciait,

Mais finalement, ce costume l’avait lassĂ©e et Ă©coeurĂ©e,

Alors elle voulait s’en dĂ©barrasser Ă  tout jamais,

En nageant au fin fond de ces abßmes si froids mais délicats,

Dont elle n’aurait en aucun cas,

ÉchangĂ© sa place de Reine,

Dans cet arĂšne sous-marin,

Qui lui avait tendu la main,

Et qui la considérait enfin,

Comme une sirĂšne, une Reine.

Et bientĂŽt elle chanterait sa douce mĂ©lodie du bonheur qui lui tenait tant Ă  cƓur,

Sans ce soucier de tous ces infĂąmes,

Ces voleurs d’ñmes,

Qui n’oseraient plus la juger et la jeter au banc des accusĂ©s.

Être enfin libĂ©rĂ©e de toutes ces chaĂźnes qui encombraient encore ses poignets.

Être enfin libre et sereine,

Dans cet océan de candeur et de douceur,

Qui connaissait dĂ©jĂ  par cƓur,

Son joli chant de sirĂšne,

Trop longtemps refoulé,

Par les remous agités de tous ces navires qui osaient lui lancer :

« ArrĂȘte de chanter ! On en a assez ! Tu nous donnes la migraine avec ton chant de sirĂšne ! »

Mais l’ocĂ©an n’allait pas tarder Ă  les entraĂźner dans son terrible tourbillon,

Car il Ă©tait furibond,

Que l’on puisse s’attaquer Ă  sa bien aimĂ©e.

Et bientÎt tous ces navires bondés,

Qui n’avaient eu de cesse de pourchasser son adorĂ©e,

Se retrouveraient confrontés à sa colÚre légendaire,

Pour disparaĂźtre Ă  jamais de cette terre.

Car l’ocĂ©an Ă©tait venu la sauver,

De ce monde de cruautés,

De cette suffocante cage de verre et d’acier,

Qui l’avait trop longtemps retenue prisonniùre.

Et que pour s’en dĂ©faire,

Elle avait écouté ses conseils avisés.

Et aujourd’hui,

Elle avait décidé de se noyer et de se fondre en lui,

De se jeter Ă  corps perdu,

Et de goĂ»ter le sel de cet inconnu dont elle s’était toujours dĂ©fendu,

Pour trouver enfin la lumiĂšre,

La réponse à sa priÚre,

Et se dĂ©tacher Ă  tout jamais de cet obscuritĂ© qui l’avait fragilisĂ©e,

Pour rejoindre avec délectation,

Ces profondeurs qui l’attiraient avec passion,

Et dans lesquelles elle venait de plonger avec volupté,

En plein cƓur de cette puretĂ© inĂ©galĂ©e,

Limpide Ă  souhait,

Qui ne la décevrait jamais.

Pour vivre enfin son conte de fées,

En s’ancrant à jamais tel un rocher,

Dans ces profondeurs inexplorées.

Car la tentation l’avait gagnĂ©e,

Et que son cƓur venait d’ĂȘtre happĂ© et scellĂ© Ă  tout jamais,

À son ocĂ©an bien aimĂ©,

Et ce pour l’éternitĂ©…

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Un poĂšme de CĂ©cile La Suricate.

Mon stage de communication Ă  Mantasoa

Mantasoa se trouve Ă  proximitĂ© de la Capitale d’Antananarivo »Â dans une rĂ©gion montagneuse entourĂ©e de forĂȘts de pins, d’eucalyptus, de forĂȘts primaires et de rĂ©serves naturelles prĂ©servĂ©es :

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Voici mon histoire :

Lorsque j’Ă©tais Ă©tudiante au LycĂ©e Français de Tananarive, j’ai eu l’opportunitĂ© de faire un stage de communication Ă  Mantasoa dans un Ă©tablissement qui s’appelait « L’Ermitage » ; un charmant HĂŽtel-restaurant situĂ© en pleine nature au bord du lac Mantasoa.

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Voici le lien qui vous mĂšnera Ă  L’HĂŽtel Ermitage :

HĂŽtel-restaurant L’Ermitage

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MANTASO

Mes professeurs de l’Ă©poque (AnnĂ©e 93/94) avaient organisĂ© ce stage en vue de nous faire progresser dans le domaine de la communication afin de nous ouvrir au monde du travail.

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Par un beau jour ensoleillĂ©, mes camarades et moi qui Ă©tions en classe de « BEP acc de premiĂšre annĂ©e » partĂźmes donc en bus, direction « Mantasoa ».

Inutile de vous dire que nous Ă©tions tous trĂšs excitĂ©s Ă  l’idĂ©e de rester 1 semaine dans cet endroit de rĂȘve dont on nous avait racontĂ© monts et merveilles.

Certains de mes camarades connaissaient bien ce lieu et me racontaient que c’Ă©tait un endroit fort agrĂ©able et trĂšs reposant.

Quant Ă  moi, je connaissais quelque peu Mantasoa car mes parents, mon frĂšre et moi allions pratiquement tous les dimanches y dĂ©jeuner dans la grande salle de restaurant du cĂŽtĂ© de la grande baie vitrĂ©e qui donnait sur le trĂšs beau jardin de l’Ă©tablissement et biensĂ»r sur le lac Mantasoa.

En effet, ma famille et moi adorions leur buffet à volonté qui était trÚs bien achalandé en toutes sortes de mets diversifiés.

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Lorsque j’ai vu pour la premiĂšre Mantasoa, j’Ă©tais littĂ©ralement tombĂ©e sous le charme de ce lieu que je trouvais bien agrĂ©able sans doute parce qu’il Ă©tait situĂ© en pleine campagne et donc loin du vacarme assourdissant de la Capitale d’Antananarivo.

Et comme ma famille et moi habitions justement à Tananarive ; Mantasoa nous apparaissait tel un endroit de paradis loin de tous les bruits de la ville et des embouteillages perpétuels.

Si jamais vous ne connaissiez pas Mantasoa ; il faudra un beau jour que vous envisagiez de le visiter car c’est un lieu incontournable Ă  Madagascar.

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Pour en revenir Ă  la suite de mon histoire concernant mon stage de communication effectuĂ© Ă  Mantasoa ; je n’avais jamais encore eu l’occasion de sĂ©journer Ă  l’hĂŽtel « L’Ermitage ».

Et biensĂ»r c’Ă©tait pour moi le rĂȘve de pouvoir y dormir avec mes camarade de classe ; accompagnĂ©s de nos deux maĂźtres de stage qui Ă©taient :

  • Mr Boussard (Prof de Maths)
  • Mr Husson (Prof de Droit).

J’Ă©tais dĂ©jĂ  toute Ă©moustillĂ©e Ă  l’idĂ©e de pouvoir mieux dĂ©couvrir Mantasoa et ce durant 1 semaine.

Pour moi, c’Ă©tait un peu comme si c’Ă©tait des vacances (Mais chut ! les professeurs avaient organisĂ© ce stage pour nous faire travailler et non l’inverse).

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De Tananarive Ă  Mantasoa :

Point de départ : Le lycée Français de Tananarive et direction Mantasoa.

Mes camarades et moi venions de nous installer bien confortablement Ă  l’intĂ©rieur du bus.
Et hop ! c’Ă©tait parti pour deux longues heures de route Ă  travers des lacets interminables de petites collines, Ă  vous donner quelque peu la nausĂ©e; surtout en ce qui me concernait.

En effet je suis sujette au mal des transports mais disons que le pire pour moi reste les voyages en avion.
Et donc, aprĂšs deux longues heures de route ; nous arrivĂąmes enfin Ă  bon port.

Nous Ă©tions chacun d’entre nous, trĂšs heureux d’ĂȘtre dans cet endroit de rĂȘve ; loin de la ville et surtout loin du LycĂ©e !

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Mes camarades et moi regagnùmes rapidement nos chambres afin de ranger nos affaires et de nous faire un brin de toilette.

Ensuite, nous visitĂąmes l’intĂ©rieur de l’hĂŽtel-restaurant ainsi que les alentours du grand domaine de l’Ermitage.
Comme il se faisait tard, les professeurs nous proposĂšrent d’aller nous coucher afin d’ĂȘtre frais et dispos pour le lendemain ; ce que nous fĂźment rapidement car nous Ă©tions tous fatiguĂ©s de notre voyage.

Le lendemain fut magique pour moi ainsi que les jours suivants.

Le seul fait d’avoir sĂ©journĂ©e dans cet hĂŽtel durant 1 semaine me mĂ©tamorphosa.

En effet, ce stage de communication fut une vĂ©ritable rĂ©vĂ©lation pour moi puisqu’il me permis de davantage m’ouvrir et surtout de me rĂ©vĂ©ler, vu que j’Ă©tais une personne assez timide Ă  l’Ă©poque.

L’expĂ©rience humaine ; le fait de vivre en communautĂ© avec mes camarades de classe ; tout cela m’apporta un grand bienfait.

De plus, pouvoir effectuer ce stage Ă  l’Ă©tranger et qui plus est dans mon pays natal fut incroyable et sensationnel pour moi !

D’ailleurs, jusqu’Ă  aujourd’hui, j’en garde un excellent souvenir que je n’oublierai jamais et qui restera Ă  jamais gravĂ© dans ma mĂ©moire.

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Jeu de piste dans le village de Mantasoa :

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Au cours de notre séjour, nos deux professeurs décidÚrent de nous faire participer à un jeu de piste qui consistait à retrouver des balises qui se trouvaient dans le village de Mantasoa.

Comme nous étions 16 élÚves, les professeurs nous séparÚrent en deux groupes composés de 8 élÚves.

Je faisais partie de l’Ă©quipe n°2 et le but du jeu Ă©tait de retrouver Ă  travers toute l’Ă©tendue du village de Mantasoa, Ă  l’aide d’une carte de la rĂ©gion chacune des balises mentionnĂ©es sur une feuille que nos professeurs nous avaient donnĂ©e.

Ensuite, nous devions rĂ©pertorier dans un calepin les balises trouvĂ©es et ramener celles qu’il fallait Ă  nos professeurs et biensĂ»r, le tout devait ĂȘtre effectuĂ© dans un laps de temps limitĂ© si nous voulions remporter la victoire.

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Recherche des balises :

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Mantasoa est si vaste qu’on peut facilement s’y perdre si on ne connaĂźt pas trĂšs bien l’endroit.

Son village est entourĂ© de grandes Ă©tendues de forĂȘts d’eucalyptus qui sentent agrĂ©ablement bon.

Je me souviens encore de cette odeur vivifiante.

Lorsque mes camarades et moi, nous retrouvĂąmes dans le coeur du village de Mantasoa ; ce ne fut pas si Ă©vident que ça de se repĂ©rer Ă  l’aide de la carte de la rĂ©gion et mĂȘme en Ă©tant muni d’une boussole que nos professeur nous avaient prĂȘtĂ©e.

Parmi toutes les recherches que l’on devait effectuer, on devait trouver la maison de Jean Laborde ; le cĂ©lĂšbre personnage historique qui avait crĂ©Ă© le premier site industriel Ă  Madagascar.

Cliquez sur ce lien si vous souhaitez en savoir un peu plus sur Jean Laborde :

L’histoire de Jean Laborde

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Je me souviens que j’avais adorĂ© visiter les alentours de cette maison ; par contre mes camarades et moi n’avions pas pu visiter ses intĂ©rieurs car la personne qui dĂ©tenait la clef Ă©tait absente.

La recherche des balises fut pour nous, la plus difficile de toutes les Ă©preuves qu’on avait dĂ» effectuer durant notre stage de communication mais ce fut aussi un sacrĂ© dĂ©fi que chacun d’entre nous avait su relever avec succĂšs !

Comme quoi ce sont dans les dĂ©fis qu’on se rĂ©vĂšle le plus ; du moins pour ma part.

Ce fut donc une excellente expĂ©rience humaine et j’en garderai toujours un trĂšs bon souvenir.

Ce jour-lĂ , nous fĂ»mes filmĂ©s par l’un de nos professeurs afin de garder un souvenir de nos recherches de balises Ă  travers le village de Mantasoa, qui Ă  n’en pas douter resterait Ă  jamais gravĂ© dans nos mĂ©moires !

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Le journal télévisé :

journal tv
De plus lors de ce stage, mes camarades et moi avions été filmés, chacun notre tour pour présenter le journal télévisé comme de véritables présentateurs de JT (journal télévisé).

Ce fut d’ailleurs pour moi une grande premiĂšre que je tenais Ă  vous raconter !
Je me souviens encore de cette petite piĂšce qui se trouvait Ă  l’intĂ©rieur de L’hĂŽtel et oĂč l’on devait y jouer le rĂŽle du prĂ©sentateur de JT.

J’Ă©tais installĂ©e Ă  une table avec devant moi des feuillets que je venais de rĂ©diger avec l’aide de mes professeurs et que je devais le moins possible lire car je devais regarder la camĂ©ra.

Il est vrai qu’au dĂ©but j’Ă©tais trĂšs intimidĂ©e face Ă  l’objectif (c’Ă©tait mon Professeur de Math qui me filmait : Mr Boussard) mais ensuite je finissais peu Ă  peu Ă  m’y adapter et mĂȘme Ă  avoir plus de confiance en moi.

J’essayai de regarder le plus possible la camĂ©ra car il fallait Ă©viter de rester trop longtemps le nez plongĂ© dans les documents.

Et ce fut avec rĂ©ussite que je remplis cette tĂąche : En effet j’avais pratiquement tout le temps regardĂ© la camĂ©ra.
Par contre la chose la moins Ă©vidente pour moi, fut de sourire constamment.

D’ailleurs, en revoyant les images lors de la sĂ©ance de diffusion de notre journal tĂ©lĂ©visĂ© ; mes professeurs me firent remarquer que j’avais un petit sourire crispĂ© ; sans doute dĂ» Ă  mon Ă©motivitĂ© face Ă  la camĂ©ra.

Mais ce qui me rendit trĂšs heureuse, fĂ»t lorsqu’ils m’annoncĂšrent que je pouvais vraiment ĂȘtre fiĂšre de moi car j’avais su surmonter ma timiditĂ© et mon manque de confiance en moi.

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Le casting :

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A l’issue de ce stage, on avait aussi la possibilitĂ© de passer un casting si on le souhaitait pour pouvoir obtenir un rĂŽle dans le domaine du cinĂ©ma ou de la chanson.

Et devinez quoi ? J’avais choisi cette option car je voulais relever le dĂ©fi et surtout pouvoir me prouver Ă  moi-mĂȘme que je pouvais y arriver.
C’Ă©tait mon objectif principal ; faire montrer Ă  mes professeurs que je n’Ă©tais pas qu’une personne timide dans mon coin mais que je pouvais ĂȘtre bien plus que ça : une jeune fille qui avait de la personnalitĂ©.

J’avais donc choisi de jouer le premier rĂŽle d’une jeune fille qui s’appelait Lisa et qui voulait rĂ©aliser son rĂȘve : devenir une grande actrice de cinĂ©ma.

Et donc, mon professeur de Maths me remit un petit texte que je devais apprendre par coeur, la veille avant de passer mon audition.
Il me suggéra également de choisir une tenue appropriée qui me mettrai en valeur pour ce grand jour.

En ce qui concernait ce dĂ©tail vestimentaire, ce ne fut pas un problĂšme pour moi car ma douce Maman m’avait conseillĂ© d’emmener dans mon sac de voyage : ma jolie chemise bleue Ă  petites fleurs roses ainsi que mon pantalon en jean que j’aimais bien porter lorsque j’allais au lycĂ©e.

Ce casting Ă©tait si important pour moi, que j’avais pris pas mal de temps Ă  jouer la fameuse scĂšne que j’avais bien apprise par coeur, devant ma meilleure amie de l’Ă©poque.

Et lorsque j’Ă©tais toute seule, je continuais encore et encore Ă  la retravailler afin que je sois fin prĂȘte pour le lendemain.

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Et le jour J arriva irrémédiablement !

Quelques Ă©lĂšves devaient passer avant moi alors ce fut en quelque sorte une vĂ©ritable torture d’attendre enfin mon tour.
Ce jour là, les professeurs qui nous suivaient avaient pour mission de nous analyser dans les moindres détails ; ce qui accentua un peu plus ma peur.

Et de plus, pour cette grande occasion, la Directrice de casting d’une grande agence locale s’Ă©tait dĂ©placĂ©e en personne afin de nous Ă©valuer et de nous donner ses apprĂ©ciations concernant nos interprĂ©tations et nos performances.

Et bien Ă©videmment, les Ă©lĂšves qui avaient choisi de passer ce casting devraient Ă©galement ĂȘtre filmĂ©s comme pour le journal tĂ©lĂ©visĂ©.

Lorsque vint enfin mon tour, j’entrais en scĂšne en adoptant une attitude neutre car je voulais paraĂźtre le plus naturel possible.
Mon coeur battait la chamade mais j’Ă©tais trĂšs concentrĂ©e et chose incroyable je n’avais plus peur ; j’Ă©tais totalement dans la peau de mon personnage : Lisa.

Lorsque la Directrice de casting me demanda pourquoi je voulais absolument avoir le premier rĂŽle, je lui rĂ©pondis tout simplement que j’aimais le personnage de Lisa car c’Ă©tait une rĂȘveuse comme moi qui Ă©tait certes timide mais qui avait du talent pour jouer n’importe quel personnage que ce soit dans la tristesse ou la joie et que j’en Ă©tais capable car j’avais pris des cours d’art dramatique durant deux annĂ©es.

BiensĂ»r j’avais totalement inventĂ© cette histoire de cours dramatique mais le simple fait de l’avoir mentionnĂ© me donna l’avantage par rapport Ă  certains de mes camarades qui n’avaient pas pensĂ© Ă  cette idĂ©e lors de leur passage en scĂšne.

Ce jour lĂ , je ne sais pas pourquoi mais je m’Ă©tais sentie pousser des ailes dans le dos tellement je m’Ă©tais donnĂ©e Ă  fond car je voulais absolument dĂ©crocher le rĂŽle de Lisa.

Lorsque le casting fut terminé, les professeurs et la Directrice de casting se réunirent dans une autre salle afin de débattre pour savoir quel élÚve obtiendrait le premier rÎle de Lisa.

Une fois aprĂšs avoir Ă©lu l’Ă©lĂšve qui jouerait le rĂŽle de Lisa ; il revinrent dans la grande salle de confĂ©rence, dans laquelle, mes camarades et moi avions passĂ© le casting.

Lorsque mon professeur de Droit commença Ă  marquer Ă  la craie blanche les premiĂšres lettres de mon prĂ©nom « CĂ© » sur le grand tableau noir ; je croyais rĂȘver ! mais non, c’Ă©tait bel et bien vrai !

Oui c’Ă©tait bien moi qui avait obtenu le fameux rĂŽle !

Je n’en cru pas mes yeux ! et sous le coup de l’Ă©motion j’en versais quelques larmes surtout au moment oĂč tous mes camarades et professeurs m’applaudirent à l’unisson.

Et pour me rĂ©compenser d’ĂȘtre sortie enfin de ma coquille, mes professeurs m’offrirent un pin’s reprĂ©sentant l’emblĂȘme des Rolling stones : la fameuse langue qui sort d’une bouche.

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Car pour la premiĂšre fois j’avais dĂ©montrĂ© Ă  tout le monde de quoi je pouvais ĂȘtre capable !

Et pour fĂȘter la finalitĂ© de ces Ă©preuves, nos professeurs nous firent la surprise de faire une petite excursion en bateau sur le lac Mantasoa pour aller visiter la ferme du gĂ©rant de l’hĂŽtel qui Ă©tait situĂ©e sur un Ăźlot voisin.

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Visite d’une ferme :

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Mes camarades et moi Ă©tions ravis et heureux de faire du bateau.

Le soleil Ă©tait au rendez-vous et nous Ă©tions tous en osmose avec la nature : c’Ă©tait tellement magnifique de voir toutes ces maisons en bois qui bordaient le lac.

Et lorsque nous visitĂąmes la ferme du gĂ©rant de L’HĂŽtel L’Ermitage ; ce fut un pur plaisir des yeux.
Il y avait un Ă©levage de porcs et de volailles dont le gĂ©rant Ă©tait fier de nous montrer car il nous expliquait qu’il faisait lui-mĂȘme sa propre fabrication de charcuterie tels que : salamis, saucissons, saucisses, ect…

Il avait Ă©galement des cultures de toutes sortes de lĂ©gumes qu’il utilisait pour confectionner tous ses plats qu’il cuisinait car il Ă©tait le chef cuisinier du restaurant l’Ermitage.

Nous vßmes aussi deux magnifiques chevaux en liberté qui couraient ensemble, criniÚres au vent.

Cela se ressentait que tous les animaux qui vivaient ici étaient bien traités car ils étaient en bonne santé et heureux.
Jamais je n’oublierai cette visite de cette paisible ferme. Ce fut une bien magnifique journĂ©e !

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Pour terminer mon histoire, je tenais Ă  remercier tous mes professeurs.

Oui, merci d’avoir eu l’idĂ©e d’organiser ce stage de communication et qui plus est dans un merveilleux cadre tel que Mantasoa.

Ce stage me fut trĂšs bĂ©nĂ©fique et j’en garde jusqu’Ă  aujourd’hui une trĂšs bonne expĂ©rience.

Ce souvenir est immortalisĂ© sous forme de K7 vidĂ©o que je garde bien prĂ©cieusement et ce depuis des annĂ©es et d’ailleurs je ne tarderai pas le convertir en DVD afin de le faire montrer plus tard aux personnes qui me sont chĂšres…