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Le flou total ðŸ

Elle était assise sur le sable et regardait la mer qui se trouvait juste en face d’elle. L’océan si bleu et si calme lui rappelait des bribes de son passé.

Un passé qui lui paraissait pourtant être très proche comme si c’était hier…

Elle revoyait alors à travers les vagues bleutées, son doux visage auréolé de cheveux blonds dorés flottant au vent ainsi que ses magnifiques yeux verts qui avaient tendance à changer de nuance suivant la lumière du jour…

Tantôt ils pouvaient être gris/bleus, tantôt verts/jaunes ou encore bleus/verts ; un peu comme la couleur de l’océan indien qu’elle aimait tant…

Elle ne savait plus exactement…

Elle ne l’avait aperçu qu’une seule fois. Une seule et unique fois qui avait pourtant suffit à lui faire battre le cœur à mille à l’heure…

Un instant si bref ; presque insaisissable…

Elle seule, avait su arrêter le temps par je ne sais quelle façon pour immortaliser ce moment et le figer à tout jamais dans les recoins de sa mémoire.

Un moment où deux regards s’étaient croisés avec une certaine éternisation d’une profondeur intense pour ensuite s’évanouir et s’évaporer dans l’air tel un nuage vaporeux finissant par totalement disparaître dans un ciel beaucoup trop bleu…

Non, Mira n’arrivait pas à oublier ces yeux verts qui se confondaient encore avec la profondeur de l’océan…

Elle regardait le visage de cet homme inconnu se fondre dans l’eau tout en essayant de se remémorer ce qu’il devait bien porter le jour de leur fugace rencontre…

Un détail qui la turlupinait encore et encore sans trop savoir pourquoi…

Sans doute une chemise bleue ciel à manches courtes largement ouverte sur un torse nu imberbe ou plutôt un t-shirt de la même couleur faisant apparaître la musculature de ses bras bronzés.

« Mais que portait-il exactement ? » se demanda t-elle tout bas en caressant du dos de sa main le sable si chaud.

Tout s’embrouillait dans sa tête… Elle ne savait plus…

Avait-elle imaginé cette personne ? Ce doux visage ? Ces yeux verts/bleus ?

Non, elle jurerait que non… Elle était sûre et certaine de l’avoir croisé sur cette plage il y quelques jours ou peut-être moins et qu’il lui avait même souri.

Elle se souvenait encore de son sourire. Un sourire enjôleur qu’il n’avait adressé qu’à elle et à aucune autre…

Ça, elle ne l’avait pas rêvé, tout de même !

Un regard et un sourire inoubliables juste l’espace d’un instant sur cette immense plage déserte…

Un regard et un sourire puis plus rien… Le flou total…

Sa tête était lourde et elle se sentait horriblement fatiguée comme si elle avait fait un marathon alors qu’il n’en était absolument rien…

« Mira ! Mira ! Je te cherchais partout ! Enfin je te retrouve ! Tu vas bien ? » cria au loin une jeune femme.

Elle reconnaissait cette voix entre mille. C’était son amie Lucia. Elle tourna la tête en sa direction et essaya de se relever mais eu subitement un petit vertige inopiné.

Inquiète, son amie Lucia courut rapidement vers elle et s’empressa de lui agripper le bras pour la soutenir afin qu’elle ne tomba pas.

« Comment vas-tu ma Chérie ? Tu as l’air fatigué. Tu viens d’avoir un vertige. Il vaudrait mieux que tu rentres pour te recoucher »

« Non, ça va aller. Ne t’inquiète pas. J’ai eu le tournis mais je t’assure que je vais bien. Je préfère rester ici encore quelques instants. J’aime cet endroit »

« Tu en es certaine ? »

« Oui ma Lucia. Le vent du large me fait du bien »

« Soit ! Comme tu voudras. Tu sais que tu m’as fait peur hier. J’ai bien cru que je ne t’aurais plus jamais revue »

Mira se demanda à quoi elle pouvait bien faire allusion.

Son vertige venant de se dissiper et se sentant nettement mieux ; elle lui posa sans plus attendre la question :

« Mais de quoi me parles tu ? »

« Tu ne t’en souviens vraiment plus ? »

« Mais non » s’agaça t-elle. « Allez, dis-moi ! Ça commence sérieusement à m’inquiéter. Que s’est-il passé hier ? »

« Le docteur m’avait prévenu que tu perdrais momentanément la mémoire »

« Quel docteur ? Mais de quoi me parles tu encore ? » s’écria t-elle sous le coup de la panique.

« Du calme Mira ! Attends, je vais tout te raconter depuis le début »

« Je t’écoute » dit-elle sous le ton de l’impatience.

« Hier après-midi, tu faisais du kayak là-bas près de la barrière de corail. Subitement, ton kayak s’est retourné pour je ne sais quelle raison et ensuite on ne t’a plus revue à la surface de l’eau. Tu venais de t’être noyée »

« Quoi !!?? » s’exclama Mira.

« Si, c’est bien vrai. Et j’ai appris par la suite que ta tête avait heurté la coque de ton canoë et qu’à cause du choc assez violent, tu avais perdu connaiss… »

« Quoi ! ? Mais qu’est-ce que tu me racontes là ? » coupa t-elle brutalement.

« La stricte vérité »

« Mais je ne me souviens pas de tout ça !! » s’écria t-elle, horrifiée d’apprendre une telle nouvelle à son sujet.

« C’est normal que tu ne t’en souviennes pas pour l’instant. Tu as perdu partiellement la mémoire à cause du choc que tu as subi à la tête. Bon, je peux à nouveau te raconter la suite ? »

« Oui vas-y. Au point où j’en suis. De toute façon, je ne me souviens de rien du tout » déplora t-elle.

« Bon, je reprends. Heureusement, un des sauveteurs avait remarqué ton accident alors il est tout de suite venu te secourir. Ensuite, il t’a ramené ici et il a dû te réanimer car tu ne respirais plus du tout. S’il n’avait pas été là, tu ne serais plus de ce monde aujourd’hui. C’était très grave, tu sais… »

Mira n’en revenait toujours pas de ce que son amie venait de lui raconter. Elle restait encore abasourdie.

« Mais, mais… je ne me souviens vraiment pas de tout ça… » bredouilla t-elle toute désorientée.

Lucia lui pressa affectueusement l’épaule puis s’empressa d’ajouter :

« Le docteur m’a assuré que petit à petit tu finirais par retrouver ta mémoire alors sois rassurée ma petite Mira. Il ne faut surtout plus que tu t’inquiètes pour ça »

Mira se mordit la lèvre inférieure. Elle ne se souvenait toujours pas de cette noyade. En revanche, elle revoyait sans cesse dans sa tête le visage de cet inconnu avec de jolis yeux verts rieurs.

« En plus, ton sauveteur était vraiment très sexy. Un blond avec des yeux verts ; il me semble bien. Il a même demandé de tes nouvelles ce matin lorsque tu dormais. Tu en as de la chance ! Je crois que tu lui plais »

Mais alors ? se demanda soudainement Mira dans son for intérieur: Se pourrait-il que l’image de cet homme qu’elle avait dans la tête depuis son réveil, soit effectivement ce sauveteur ?

Et dire qu’elle pensait que sa mémoire lui jouait des tours…

Ce regard et ce sourire étaient donc réels et non imaginaires ?

Ils lui étaient donc véritablement destinés…

« Tu entends ce que je te dis Mira ? Tu as l’air ailleurs. Tu es sûre que tu vas bien ? » demanda son amie quelque peu inquiète.

« Désolée ma Lucia. Oui, je vais très bien, rassure toi. Je suis juste un peu déconcertée et fatiguée »

« Et il y a de quoi ! Tu aurais pu mourir ! Mais n’y pense plus ! Tu es bel et bien vivante et surtout en bonne santé. C’est tout ce qui compte… »

« Oui, tu as raison »

« Parfaitement ! Bon, ben… c’est pas tout mais moi, j’ai un rendez-vous ce soir avec un charmant garçon et j’ai la nette impression que c’est parti pour durer notre histoire. Est-ce que je peux te laisser ma Chérie ? car je dois me préparer pour être la plus belle pour aller danser »

Sacrée Lucia ! Elle n’était pas une personne à se laisser abattre par quoi que ce soit ! Un vrai rayon de soleil !

« Mais biensûr que tu peux y aller ma Lucia. Moi, je vais rester encore un peu ici. Passe une bonne soirée et amuse toi bien ! »

« Tu es un amour ! J’y vais ! »

La silhouette de son amie courait déjà vers le grand bâtiment de l’hôtel-restaurant « Les Rives bleues » qui se trouvait tout juste en bordure de la plage « Coco Lodge » puis finit par disparaître derrière une dune de sable.

Le ciel venait de changer de nuance et le soleil commençait à plonger progressivement dans la mer.

Mira adorait les couchers de soleil et plus particulièrement ceux des îles.

Ils étaient d’autant plus flamboyants qu’en métropole et elle aimait les contempler.

« Bonsoir Mademoiselle. Puis-je m’asseoir ? »

Surprise par cette voix inconnue qui venait de troubler ses pensées ; Mira tourna la tête et reconnu presque immédiatement ce visage ainsi que ces yeux verts…

Elle resta sans voix tandis qu’il continuait :

« Avant que vous ne refusiez, je tiens à me présenter. Je suis Patrick. Je ne sais pas si vous vous rappelez de moi. Je suis sauveteur et je travaille ici. C’est moi qui vous ai sauvé hier après-midi. Vous vous étiez noyée »

Mira n’en revenait toujours pas de se retrouver face à l’homme qu’elle pensait avoir imaginé dans son subconscient.

Il lui souriait tout en la regardant intensément de ses yeux verts.

Son cœur se mit alors à battre plus fort.

À cet instant là, elle aurait voulu le fuir mais il était déjà trop tard pour cette éventualité…

Le vent venait de se lever et les quelques mèches blondes et rebelles qui recouvraient le front de Patrick se mirent à voleter dans tous les sens.

Il portait un bermuda noir ainsi qu’un t-shirt bleu ciel moulant laissant apparaître la virilité de son torse et de ses biceps saillants.

C’était indéniablement un très bel homme…

Un peu comme dans les nombreux rêves de son imagination débordante sauf que cette fois-çi, il s’agissait de la réalité et non d’un conte de fées.

En se noyant dans cet océan, elle avait attiré ce sauveteur qui l’avait sauvée des sombres profondeurs…

Ensuite, elle avait perdu la mémoire qui lui avait joué bien des tours.

Et à présent, venait d’apparaître cet homme qui se tenait assis tout près d’elle en train de lui parler de ce mémorable moment où il l’avait réanimé sur la plage.

Un moment qui selon ses dire l’avait particulièrement touché vu que ce fut une grande première pour lui.

Mira l’écoutait sans dire un mot tout en lui jetant de brefs regards car elle n’osait le regarder dans les yeux.

Soudain, en observant plus attentivement ses lèvres remuer ; C’est alors qu’elle se souvint d’un détail précis où plutôt d’un instant qu’elle avait enfoui au fond de sa mémoire et qui venait brusquement de lui revenir…

Il s’agissait d’un long baiser sans fin…

Un souffle de vie qui lui avait traversé la gorge puis parcouru le corps telle une décharge électrique refaisant ainsi battre son cœur…

Une foudroyante décharge ; un véritable coup de foudre ! qui l’avait alors réanimée et laissait à nouveau en vie sur notre planète Terre…

Une renaissance grâce à un seul et unique baiser.

Patrick venait de terminer son récit et un silence se fit.

Soudain, il lui avoua que cet interminable bouche à bouche lui avait fait prendre conscience qu’il venait d’être foudroyé par l’amour et qu’il avait eu du mal à se séparer des lèvres si douces de Mira.

Et qu’au moment où elle avait enfin entrouvrit ses grands yeux gris/bleus hypnotisants ; ce fut alors pour lui comme une évidence…

À cet instant là, il réalisa qu’il venait de tomber amoureux.

C’est pourquoi, il avait voulu la revoir ce soir car il était déterminé à ne plus la perdre.

Oui, son souhait le plus ardent était de faire un long chemin avec elle. Mais l’accepterait-elle ?

Il espérait que oui alors sans plus tarder, il lui posa la question qui lui brûlait tant les lèvres.

À ce moment-là, ses yeux verts s’intensifièrent davantage, ne quittant plus ceux de Mira.

Rougissante, elle baissa les siens et ne lui répondit pas tout de suite.

Elle était encore sous le coup de l’émotion.

Sa mémoire lui avait peut être joué des tours mais pas le commencement de cette belle histoire d’amour.

Un amour à peine naissant et palpitant ; ici, sur cette magnifique plage de sable blanc alors qu’elle ne s’y attendait pas.

Une belle histoire qui sans nul doute resterait à jamais gravée dans sa mémoire et qu’elle raconterait plus tard à leurs enfants en commençant par ceci :

Il était une fois sur l’inoubliable plage de Coco Lodge, un homme et une femme…

Ce jour : Deuxième partie

LES 3 TIGROS

Jessica gara sa voiture dans l’étroite ruelle qui était quasi déserte à cette heure de la matinée.

Il était 08h30 et le soleil était déjà très ardent mais fort heureusement, aujourd’hui, il y avait pas mal de vent et c’était assez agréable par rapport à hier.

Jessica avait décidé de venir beaucoup plus tôt afin de pouvoir bien profiter de ce jour.

Pour cela elle avait tout prévu : une petite glaçière remplie de deux accumulateurs, 3 bouteilles d’eau qu’elle avait pris le soin de congeler au préalable afin que la boîte de sorbet au cassis qu’elle adorait tant resta bien glaçée ainsi que les quelques victuailles tels que : petits sandwichs aux concombres et tomates assaisonnés de sauce vinaigrette aux herbes.
Oui, Jessica comptait bien en profiter au maximum ; étant donné que c’était son dernier jour de congés.

Cette nuit, durant son sommeil, elle n’avait cessé de rêver à sa fameuse rencontre d’hier : L’inconnu et son petit chaton si adorable.

C’était tout de même incroyable toute cette histoire : un chaton qui s’était égaré juste sur la plage où elle se trouvait et dont elle avait pris l’habitude de s’y prélasser depuis déjà une semaine et puis cet homme qui était venu vers elle et qui lui avait demandé de dîner avec lui pour la remercier d’avoir retrouvé son chat.

Oui, quelle histoire !!!

De toute façon, elle avait cessé de rêver et ne croyait plus du tout au Prince charmant. Non, cette période était belle et bien révolue et ce depuis pas mal d’années.
Jessica restait toujours méfiante surtout en ce qui concerne les hommes. Elle préférait garder la tête froide et elle avait bien raison.

Ne dit-on pas qu’il vaut mieux être seule que mal accompagnée ?
Mais cette fois-çi il y avait quelque-chose de nouveau qui semblait faire changer le point de vue de Jessica.

Un ce je ne sais quoi de différent et dont elle n’arrivait pas elle-même à comprendre.

Elle se sentait happée par cette émotion qui la bouleversait et si c’était un signe du destin ? ça peut exister ?? oui ? non ?
Enfin bref, de toute façon elle verrait bien la tournure des choses. Surtout ne rien laisser paraître. Rester sur ses gardes et ne plus y croire. C’est la plus sage des décisions.

Elle n’avait qu’un seul objectif : terminer bien agréablement ses vacances à la mer et au passage adopter un petit chaton puisque cet homme le lui proposait alors pourquoi ne pas accepter l’offre ? 

Sur ces belles pensées, Jessica s’extirpa de son véhicule en prenant son grand sac de plage qui lui rappelait l’histoire du chaton qu’elle avait transporté la veille à l’intérieur.

Jessica aimait bien ce sac de couleur bleu ciel qui allait parfaitement avec sa tenue vestimentaire d’aujourd’hui : petit top blanc à petites fleurs bleues et roses et fines bretelles croisées dans le dos avec un bermuda bleu pastel uni. Un look confortable et décontracté qui lui allait à râvir et sans oublier ses tongues qui lui rappelaient Chenapan en train de les mordiller gentiment.
En se remémorant ce souvenir, elle se mit à sourire.

Bon, il ne fallait pas trop qu’elle traîne. Elle regarda sa montre : il était exactement 09h00 et les magasins aux alentours commençaient à peine à ouvrir leurs portes.

Il était encore trop tôt pour faire du shopping et inutile d’emmener avec elle la petite glaçière qui l’encombrerait plus qu’autre chose. Mieux valait la laisser encore dans le coffre de la voiture.

Jessica décida d’aller se promener le long de la plage côté promenade des Anglais car c’était l’une des plus belles avenues de cette petite ville portuaire.

Elle marchait tranquillement en admirant les alentours puis elle aperçut un banc vide qui faisait face à l’océan alors elle décida de s’y asseoir quelques instants.

Le vent du large lui soufflait doucement dans les cheveux et l’air sentait bon les embruns.
Il faisait déjà très chaud mais c’était tellement bien ventilé que c’était agréable.

Jessica adorait l’océan depuis toujours. Cela lui rappelait de merveilleux souvenirs d’enfance qu’elle aimait bien se remémorer en venant se balader ici.

La vue était parfaite. La mer méditerranée bleue marine si lisse comme une ardoise. La plage de sable fin doré quasi déserte mis à part quelques touristes par çi par là et des mouettes blanches qui volaient dans le ciel bleu azuré ; sans oublier le soleil à son zénith qui illuminait ce magnifique cadre.

Oui, tout était parfait sauf que ce soleil si magnifique soit-il commençait sérieusement à cogner.

Vite, il valait mieux qu’elle mette sa casquette à visière pour se protéger la tête ainsi que ses jolies lunettes bleutées.

Mais à peine, avait-elle glissé la main à l’intérieur de son sac de plage ; Jessica eut un sursaut lorsqu’elle entendit une voix l’interpeller dans son dos.

“Bonjour Jessica !!”

C’était l’inconnu d’hier après-midi et il se tenait là devant elle avec son éternel  large sourire. 

Cette fois-çi il portait des lunettes de soleil très sombres qui lui cachaient les yeux et pas de casquette bleue marine.

Son t-shirt noir moulant à manches courtes faisait apparaître un torse musclé d’où on pouvait lire devant : les inscriptions suivantes en caractères blancs et gris : La vie est belle !!!

Il portait un bermuda long de couleur beige sable avec des tennis blanches. Un look très décontracté qui lui allait plutôt bien…

Jessica pouvait sentir les effluves de son eau de toilette enivrante qui ressemblait fortement à celle de Chrome Intense d’Azzaro : frais, épicé et boisé avec une pointe de menthe glacée. Des fragrances qu’elle aimait bien…

Ce qui ne faisait que rajouter un côté très sexy à ce séduisant trentenaire.

Thierry lui serra la main puis lui demanda :

“Puis-je m’asseoir près de vous ?”

“heu… oui biensûr…” répondit Jessica.

Elle poussa son sac de plage vers elle afin de lui céder la place.

“Je vous ai vu au loin. J’étais en train de faire ma petite promenade matinale avant d’aller travailler. Vous allez bien ?”

“Oui très bien, merci. Je me baladai un peu dans le coin avant de venir dans votre restaurant.”

“Je pensais que vous ne viendriez pas. Je suis content que vous soyez venu comme convenu pour venir chercher votre chaton. Cela me fait vraiment plaisir de vous revoir. Sincèrement.”

“C’est très gentil à vous de me donner un chaton. J’adore tellement les chats. C’est une passion que j’ai depuis toute jeune.”

“Et bien en ce qui me concerne, c’est pareil. J’aime beaucoup les chats. Ils sont tellement adorables. Comme je le vous disais hier, j’ai une chatte qui s’appelle Blanchette et qui a eu une portée de 5 chatons il y a deux mois et j’essaye de trouver des personnes qui aimeraient bien les adopter car je ne peux pas tous les garder à part mon petit Chenapan dont je me suis tout de suite, pris d’affection.”

“Il est vraiment beau votre Chenapan et très espiègle. Hier, il mordillait une de mes tongues puis il avait joué avec les franges de mon paréo. Vous avez bien raison de le garder.”

“Oui, merci. Je l’adore mais si je ne m’y étais pas autant attaché, je vous assure que je vous l’aurais bien donné.”

“Mais non ça va. Ce n’est pas grave du tout, je vous assure. Cela ne me fait rien d’en choisir un autre et puis j’aime tous les chats.”

“Ok merci. »Â 

Thierry retira ses lunettes de soleil et se passa la main dans les cheveux mais les mèches rebelles et dorées lui retombèrent aussitôt sur le front.

“Vous venez souvent ici ? Vous êtes en vacances ?” demanda t-il.

“Cela fait une semaine que je viens ici car je suis effectivement en congés mais aujourd’hui c’est mon dernier jour. Dès Lundi je reprend le chemin du travail.”

“C’est vrai ?? et dire que j’aurais pu vous manquer si Chenapan n’était pas allé à votre rencontre.”

Jessica regarda un bref instant les yeux bleus turquoises qui la fixaient puis détourna la tête en ne sachant quoi lui répondre.

“Excusez-moi, je ne voulais pas vous gêner mais vous êtes si belle et je ne peux pas repousser mes sentiments. Je n’ai pas cessé de penser à vous hier soir, à notre rencontre grâce à Chenapan. Rien n’était prémédité. Je me disais même que vous ne reviendriez plus jamais et cela me tourmentait. Je suis sérieux…”

“Mais on se connaît à peine. Vous ne me connaissez pas…”

“Je ne vous connais pas. C’est vrai. Mais je vous vois telle que vous êtes et vous me plaisez beaucoup et peu importe tout le reste. Je suis célibataire depuis 6 mois et je recherche la femme de ma vie. Pas un simple flirt sans lendemain. J’ai essuyé pas mal d’échecs à ce sujet. Je ne me jette pas sur n’importe qui comme ça tous les jours. Je ne suis pas un cavaleur même si vous avez l’air de penser le contraire. Et encore une fois, je ne pense pas me tromper sur vous.”

Jessica ne savait plus trop où elle en était ; subitement tout allait trop vite et elle ne savait quoi lui répondre à ce moment là puis enfin, prenant son courage à deux mains elle lui dit :

“Vous semblez sincère mais je préfère prendre mon temps. J’espère ne pas vous froisser.”

“Mais bien au contraire. Je suis d’une nature patiente et d’instinct je sais si je peux me fier à telle ou telle personne. Mais je vous comprends tout à fait. Je ne suis qu’un étranger. Nous apprendrons à nous connaître au fur et à mesure. Mais en attendant, que diriez vous de choisir votre chaton ? Mon restaurant est à deux pâtés de maisons d’ici. Allons y si vous le voulez bien. Qu’en pensez-vous ?”

“Oui avec plaisir. Je veux bien.”

Ouf ! Jessica fut soulagée. Sauvée par le gong ; elle choisirait le chat puis disparaîtrait au plus vite.

Tous deux marchaient tranquillement, côte à côte parmi la foule qui commençait à envahir les petites rues qui menaient à la plage.

“Voilà, nous y sommes. Voici le restaurant dont je vous parlais. Je gère le resto depuis déjà 4 ans. C’est un patrimoine familial que mes parents tenaient durant 30 ans. A présent ils sont des retraités et c’est moi qui en suis le principal propriétaire. C’est beaucoup de travail mais je suis fier de cette succession familiale.”

Thierry entraîna Jessica à l’intérieur de la grande salle climatisée du restaurant comportant une grande et large baie vitrée qui donnait sur une vue panoramique du bord de mer. Vraiment splendide !

Les couverts étaient déjà disposés sur chacune des tables rondes habillées de nappes blanches et agrémentées de petits vases de fleurs de bougainvilliers rose fushia.

La salle était décorée avec beaucoup de goût et on pouvait entendre les premières notes musicales de “Song of Ocarina” provenant des 4 hauts-parleurs fixés à des supports murales tout autour de la pièce.

Cette musique était vraiment belle et était parfaitement adaptée au cadre du restaurant. Décidément cet homme avait tout pour plaire.

« Vous aimez cette musique Jessica ?

« Oui beaucoup, j’ai d’ailleurs son album. C’est bien de Diégo Mondena, n’est ce pas ?”

“Oui, en effet. Je vois que nous avons pas mal de points communs.”

Jessica esquissa un petit sourire. Oui il n’avait pas tort.

Des effluves d’oignons frits commencèrent à s’échapper de la cuisine. Ca sentait très bon.

“C’est mon meilleur ami et associé qui est déjà aux fourneaux. C’est vrai qu’il est déjà 11h00. Comme le temps passe vite. Il est en train de préparer les crabes farcis ; la spécialité de la maison. Venez, je vais vous le présenter.”

Jessica suivit Thierry dans un étroit corridor qui menait à la cuisine.

“Et voici Vincent, le Chef cuisinier de notre établissement. Vincent, je te présente Jessica. La personne dont je t’ai parlé hier.”

“Bonjour Mademoiselle. C’est un plaisir de vous connaître. C’est vous qui avait retrouvé Chenapan ! encore merci. Je suis en train de cuisiner des crabes farcis, comme vous pouvez le voir.”

“Oui et je trouve que ça sent très bon.”

“Merci à vous.”

Vincent portait une toque et un tablier blanc noué à la taille, maculé d’éclaboussures de sauce tomate. Il avait de l’embonpoint au niveau du ventre et ses yeux étaient noirs comme des olives.

Son visage écarlate, sans doute dû à la chaleur des cuissons des différents mets qui mijotaient doucement dans plusieurs grandes et hautes casseroles, affichait néanmoins un large sourire bien sympathique.

On pouvait ressentir qu’il aimait bien faire la cuisine et que c’était un bon vivant.

Il est vrai que toutes ces odeurs culinaires ne pouvaient que vous mettre en appétit et à n’en pas douter le fameux crabe farci, spécialité de la maison devait être une pure merveille des papilles.

“On va te laisser mon cher Vincent. Je vais dans la véranda avec Jessica pour lui faire montrer les chatons.”

“OK, je retourne aux fourneaux. Au-revoir Jessica et à bientôt, j’espère !!! Ce fut un plaisir de vous rencontrer. Je vous souhaite une belle journée.”

“Merci beaucoup !! Pour moi aussi ce fut un plaisir. Au-revoir et bonne continuation !”

Jessica et Thierry quittèrent la cuisine et se retrouvèrent à l’intérieur de la jolie véranda vitrée qui donnait également vue sur la mer.

“Venez Jessica, je vais enfin pouvoir vous faire montrer nos adorables chatons. Ils sont là, dans cette caisse.”

Soudain elle sentit une petite morsure très légère à la cheville et elle ne put s’empêcher de sursauter.

C’était Chenapan, toujours autant espiègle celui-là !

“Hé !!” s’écria Jessica. « Tu veux jouer avec moi ? »

Thierry éclata de rire.

“Je crois bien qu’il en a après vos pieds !! C’est un petit joueur ce Chenapan !! Mais dis donc toi, tu vas arrêter d’embêter Jessica !”

Jessica sourit. Décidément ce Chenapan portait bien son nom !
Elle se rapprocha de la caisse et vit les 4 autres chatons qui jouaient ensemble. Qu’ils étaient beaux ! Mais son regard fut attiré par l’un d’entre eux qui était tout blanc avec des yeux gris-bleus comme Chenapan.
Jessica prit le chaton dans ses bras et commença à lui caresser la tête.

“Je vois que vous avez fait votre choix. C’est un mâle comme Chenapan. Les 3 autres sont des femelles.”

Jessica souriait. En effet elle venait de faire son choix.

“Je l’adore déjà. J’aime sa couleur toute blanche et il a vraiment de magnifiques yeux !”

“Oui vous avez raison. Et celui-là est très doux, il n’est pas comme Chenapan.

Il est disons plus calme et très calin. Je pense en effet que vous avez fait un excellent choix.”

Jessica ne cessait de caressait le petit ventre tout chaud du chaton qui fermait les yeux et ronronnait bruyamment.

“Je ne sais comment vous remercier. Il est vraiment très beau et j’en rêvai déjà depuis longtemps d’en adopter un. C’est vraiment très gentil de votre part.”

“Mais de rien Jessica !! C’est un réèl plaisir !!!”

Et voilà que les yeux bleus turquoise recommençaient à nouveau à la regarder avec insistance ; ce qui avait tendance à la rendre nerveuse, si bien qu’elle se cramponnait à ce chaton pour se donner une certaine contenance.

“Et bien je pense que je vais vous laisser à présent. Je vais devoir rentrer et ce sera mieux pour le chaton afin qu’il puisse s’acclimater à son nouvel environnement”

“Déjà !” s’exclama aussitôt Thierry.

Il se rapprocha davantage d’elle.

“Vous voulez déjà vous enfuir et me laisser. Vous me plaisez tellement. Je vous en prie, ne partez pas encore. J’aimerai vous inviter à déjeuner pour ce midi. Je demanderai à ma soeur de me remplacer. Je vous emmènerai ailleurs pour cette occasion. Je connais un petit restaurant qui fait d’excellentes moules marinière avec des frites faites maison ; que vous m’en direz des nouvelles. On peut y aller à pied. Le restaurant n’est pas très loin d’ici. Vous aimez les moules ?”

“Oui j’aime bien mais je ne veux pas vous ennuyer plus…”

“Mais point du tout. Cela me ferait très plaisir au contraire. Et puis, ça ne vous engage à rien. Il s’agit juste d’un déjeuner et ensuite vous jugerez de ne plus jamais me revoir si vous le souhaitez.”

Jessica se sentait toute bête. Oui après tout il avait raison. Cela n’engageait à rien. Alors pourquoi pas ? Et puis elle aimait beaucoup les moules marinières. Au diable sa glacière qui était restée dans le coffre de sa voiture !

“Alors c’est oui ? Je suis content. Merci d’accepter. Je vais téléphoner à ma soeur. Excusez-moi, je reviens dans quelques minutes. Vous pouvez redéposer le chaton dans la caisse puis vous le reprendrez plus tard.”

“D’accord” répondit Jessica.

Thierry lui sourit puis disparu à l’intérieur de la grande salle du restaurant.
Jessica ne pouvait plus s’échapper et en même temps elle n’y tenait pas tant que ça. Il était non seulement bel homme mais il était aussi très galant ; un vrai gentleman comme on en trouve peut et puis il lui plaisait bien.

Cette fois, elle en était certaine, ce serait sans doute lui l’homme de sa vie.
Thierry réapparut.

“Voilà c’est fait ! On peut y aller Jessica.”

“Je viens” répondit-elle dans un demi-sourire tout en regardant le petit chaton tout blanc qu’elle venait de déposer à terre et qui semblait lui miauler à son intention :

“Vas y, c’est une personne formidable, n’ai pas peur !! le grand amour est devant toi. Suit le, tout simplement.”

Et ce fut en cette belle journée ensoleillée de mois de Juillet que Jessica suivit Thierry pour ne plus jamais le quitter.

Tel fut le destin de ces deux êtres qui se marièrent 8 mois après leur rencontre.
Pourquoi attendre ? puisqu’ils étaient faits l’un pour l’autre et que tous deux le savaient déjà depuis longtemps ; dès la seconde où ils s’étaient rencontré Ce jour.

Ce jour unique et pas comme les autres.

Ce jour de l’amour…

 

Ce jour : Première partie

BLANCHEUR

Le soleil lui brûlait la peau mais elle profitait de ce moment. Le ciel était d’un bleu limpide sans nuages et ce soleil si brûlant l’aveuglait littéralement si bien qu’elle n’aperçut pas le petit chaton qui courait vers elle.

Soudain, elle le vit en train de machouiller une de ses tongues. 

“Hé petit chenapan ! Que fais tu ? Tu vas abîmer ma savatte.”

Le chaton était trop mignon. Son petit museau était d’un blanc immaculé alors que sa robe était de couleur rouquine : vraiment trop craquant.

“Et hop je te tiens mon petit ! Tu fais quoi ici sur cette plage ? Tu t’ais perdu ou bien on t’a abandonné ? tu ne portes pas de collier ?”  

Jessica caressait le doux pelage soyeux de Snoopy. Elle avait décidé de le garder au cas où il aurait été abandonné et elle avait déjà choisi son petit prénom pour lui car elle l’aimait déjà ce petit bout de chou.

“Tu verras, je prendrais bien soin de toi mon Snoopy et je t’aimerai énormément ».

Oui c’était le signe du destin et pourquoi pas ? Après tout, elle en était presque certaine que personne ne viendrait réclamer cette jolie petite boule de poil. Une rencontre des plus improbable mais pour une fois un bien joli cadeau tombé du ciel.

Jessica avait un grand sac de plage presque vide alors elle décida d’y installer Snoopy afin que celui çi ne puisse pas s’enfuir. Juste le temps de quitter cette plage, de rejoindre rapidement à pied son véhicule qui était stationné à quelques pâtés de maison et hop ! le tour était joué.

Au début Snoopy eut peur d’être à l’intérieur du grand sac puis il finit par se trouver une occupation en jouant avec les franges de son paréo légèrement humidifié par l’eau de mer et qui était resté en boule tout à fait au fond parmi toutes ses petites affaires.

Qu’est ce qu’il était joueur ce petit Snoopy !

Jessica était enfin à l’intérieur de sa voiture et elle chantonnait de joie tellement elle était heureuse.

Aujourd’hui était un jour pas comme les autres. Un jour unique ! dont elle n’oublierait jamais.

Soudain quelqu’un tapa sur la vitre côté passager. C’était un homme coiffé d’une casquette bleu marine avec des yeux rieurs couleur turquoise qui criait :

“Mademoiselle ! Heureusement que je suis venu à temps. Vous avez pris mon petit chaton. Je l’avais perdu ce matin. Je suis vraiment navré mais j’aimerais bien le récupérer s’il vous plaît ! »

L’homme en question avait un sourire colgate et il semblait être sincère dans ses dires en ce qui concernait le petit snoopy.

Mince alors ! C’était trop beau pour être vrai ! se dit Jessica. Elle ouvrit sa portière et se retrouva nez à nez avec Monsieur qui avait perdu son chat.”

Jessica lui dit presque à contre coeur :

“Sa tête est toute blanche et son corps est rouquin. C’est bien votre chat ? ”

“Oui” s’empressa de dire Thierry, tout en lui serrant la main. “C’est bien mon chaton. Je vous ai vu au loin sur la plage en train de mettre Chenapan à l’intérieur de votre sac. Oui c’est son petit nom car il est très espiègle. Je disais donc : j’ai couru mais ensuite il y avait trop de monde et je vous avais perdu de vue puis je vous revois ici dans cette rue. Heureusement, j’aurais pu vous manquer mais ne vous inquiétez pas, je pense que vous croyiez qu’il était abandonné n’est-ce pas ? Vous vouliez le garder ?”

“Je suis vraiment désolée si j’avais su. Tenez, le voici” s’empressa de répliquer Jessica.

Elle attrapa le petit animal qui n’arrêtait pas de jouer avec les franges de son paréo au fond de son sac.

“Voilà. Tenez le.”

Jessica tendit Chenapan à son propriétaire qui s’empressa de le prendre dans ses bras.

“Merci beaucoup Mademoiselle. C’est chic de votre part.”

Jessica regardait le petit chaton se blottir dans les bras de l’homme. Elle était sans voix. Finalement, ce n’était pas un si bon jour que ça. Jessica allait s’apprêter à dire au revoir à l’inconnu quand celui-çi lui dit dans un grand sourire :

“J’aimerais vous inviter à dîner ou encore prendre un verre s’il vous plaît. Pour vous remercier d’avoir retrouvé mon chat.”

Ses yeux bleus turquoise la dévoraient intensément avec toujours cet éternel sourire de séducteur.

“Heu…mais ce n’est pas nécessaire. Je vous assure. Et puis j’avais décidé de l’adopter comme vous savez.”

“Et je suis certain que vous auriez pris grand soin de lui” dit l’homme tout en caressant le dos de Chenapan qui lui mordillait le bout des doigts.

“J’aimerais vous inviter. Je m’appelle Thierry et vous ? ”

“C’est Jessica” dit-elle.

“Je suis propriétaire de ce petit restaurant que vous voyez là-bas au bord de la plage et cela me ferait vraiment plaisir de vous inviter à dîner. Il est justement presque 19 heures.”

“Mais c’est à dire que…Je n’habite pas ici et je dois rentrer. Je suis désolée. »

“Bon je n’insiste pas Jessica mais je vois que vous avez l’air d’aimer nos amis les chats. Que diriez vous si je vous offrais un de mes chatons. Il se trouve que ma chatte a eu une portée de 5 chatons il y a deux mois et cela me ferait plaisir de vous en offrir un. Vous pourriez le choisir. Les chatons se trouvent sur la véranda de mon restaurant.”

Jessica se mordit la lèvre inférieure. La tentation d’avoir un petit chaton ou tout simplement refuser. Pourtant elle avait tellement envie d’avoir une petite boule de poil. Que faire ? Accepter l’offre ?

“Je vous promets que je n’attend rien en retour si cela vous pose problème. C’est juste que vous m’avez l’air sympathique et que vous étiez prête à me prendre mon petit chenapan alors…”

L’homme souriait sans arrêt et ne cessait de la regarder avec insistance. Jessica aimait bien son regard mais pas que…

Il avait un corps agréable et de jolis cheveux blonds dorés dont quelques mèches rebelles qui lui tombaient sur le front. Mais qu’avait elle ? Non encore un séducteur comme tant d’autres qui voulait sans aucun doute s’amuser et garder un petit souvenir de vacances sur son tableau de chasse.

Jessica décida de refuser l’offre si tentante et fit mine d’ouvrir sa portière. Il fallait qu’elle parte.

Thierry la regardait intensément puis lui dit :

“C’est dommage. Pourtant j’étais vraiment sincère, vous savez. C’est vrai aussi…je ne vais pas vous mentir, je vous trouve très belle. Dès que je vous ai vu…Mais sans doute que je dois vous faire peur d’être si pressant. Pourtant, je ne le fais pas exprès. Je pense qu’on pourrait mieux se connaître. Je pourrais vous donner mon numéro de mobile. J’insiste car…”

Le visage de Jessica devint rouge pivoine.

“Vous me plaisez, c’est tout. Et je recherche une relation sérieuse et sincère, pas du tout un petit flirt sans lendemain. J’ai passé l’âge” dit Thierry.

Il la regardait toujours autant intensément mais il ne souriait plus ; son visage était grave.

Jessica lui répondit en bafouillant :

“Heu… je ne sais que vous dire mais par contre je voudrais bien un petit chaton si…”

Thierry lui coupa les mots de la bouche en s’écriant de joie :

“Mais biensûr Jessica. L’offre tient toujours et cela me ferait plaisir.”

Jessica sourit timidement et dit :

“Merci. Là, je dois rentrer chez moi mais je pourrais revenir demain matin par exemple pour prendre un petit chaton.”

“Ok, pas de souci. Je vous attendrai Jessica” puis il s’approcha d’elle mais Jessica eut un mouvement de recul.

Thierry lui sourit. “Je voulais juste vous serrer la main.”

« Oui, biensûr. Désolée” dit Jessica avec nervosité.

La main de thierry enserra la sienne avec douceur tandis que le petit chaton était juché sur son épaule droite, en train de la fixer de ses petits yeux gris bleus espiègles.

Jessica ne le savait sans doute pas mais à cet instant là ; cette poignée de main scellerait bientôt son destin à celui de ce bel inconnu pour toujours, en ce fameux jour d’été tout à fait ordinaire du mois de Juillet.

Finalement ce fut un jour extraordinaire que Jessica raconterait un beau jour avec fierté et émotion à ses deux futurs enfants…