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Le flou total ðŸ

Elle était assise sur le sable et regardait la mer qui se trouvait juste en face d’elle. L’océan si bleu et si calme lui rappelait des bribes de son passé.

Un passé qui lui paraissait pourtant être très proche comme si c’était hier…

Elle revoyait alors à travers les vagues bleutées, son doux visage auréolé de cheveux blonds dorés flottant au vent ainsi que ses magnifiques yeux verts qui avaient tendance à changer de nuance suivant la lumière du jour…

Tantôt ils pouvaient être gris/bleus, tantôt verts/jaunes ou encore bleus/verts ; un peu comme la couleur de l’océan indien qu’elle aimait tant…

Elle ne savait plus exactement…

Elle ne l’avait aperçu qu’une seule fois. Une seule et unique fois qui avait pourtant suffit à lui faire battre le cœur à mille à l’heure…

Un instant si bref ; presque insaisissable…

Elle seule, avait su arrêter le temps par je ne sais quelle façon pour immortaliser ce moment et le figer à tout jamais dans les recoins de sa mémoire.

Un moment où deux regards s’étaient croisés avec une certaine éternisation d’une profondeur intense pour ensuite s’évanouir et s’évaporer dans l’air tel un nuage vaporeux finissant par totalement disparaître dans un ciel beaucoup trop bleu…

Non, Mira n’arrivait pas à oublier ces yeux verts qui se confondaient encore avec la profondeur de l’océan…

Elle regardait le visage de cet homme inconnu se fondre dans l’eau tout en essayant de se remémorer ce qu’il devait bien porter le jour de leur fugace rencontre…

Un détail qui la turlupinait encore et encore sans trop savoir pourquoi…

Sans doute une chemise bleue ciel à manches courtes largement ouverte sur un torse nu imberbe ou plutôt un t-shirt de la même couleur faisant apparaître la musculature de ses bras bronzés.

« Mais que portait-il exactement ? » se demanda t-elle tout bas en caressant du dos de sa main le sable si chaud.

Tout s’embrouillait dans sa tête… Elle ne savait plus…

Avait-elle imaginé cette personne ? Ce doux visage ? Ces yeux verts/bleus ?

Non, elle jurerait que non… Elle était sûre et certaine de l’avoir croisé sur cette plage il y quelques jours ou peut-être moins et qu’il lui avait même souri.

Elle se souvenait encore de son sourire. Un sourire enjôleur qu’il n’avait adressé qu’à elle et à aucune autre…

Ça, elle ne l’avait pas rêvé, tout de même !

Un regard et un sourire inoubliables juste l’espace d’un instant sur cette immense plage déserte…

Un regard et un sourire puis plus rien… Le flou total…

Sa tête était lourde et elle se sentait horriblement fatiguée comme si elle avait fait un marathon alors qu’il n’en était absolument rien…

« Mira ! Mira ! Je te cherchais partout ! Enfin je te retrouve ! Tu vas bien ? » cria au loin une jeune femme.

Elle reconnaissait cette voix entre mille. C’était son amie Lucia. Elle tourna la tête en sa direction et essaya de se relever mais eu subitement un petit vertige inopiné.

Inquiète, son amie Lucia courut rapidement vers elle et s’empressa de lui agripper le bras pour la soutenir afin qu’elle ne tomba pas.

« Comment vas-tu ma Chérie ? Tu as l’air fatigué. Tu viens d’avoir un vertige. Il vaudrait mieux que tu rentres pour te recoucher »

« Non, ça va aller. Ne t’inquiète pas. J’ai eu le tournis mais je t’assure que je vais bien. Je préfère rester ici encore quelques instants. J’aime cet endroit »

« Tu en es certaine ? »

« Oui ma Lucia. Le vent du large me fait du bien »

« Soit ! Comme tu voudras. Tu sais que tu m’as fait peur hier. J’ai bien cru que je ne t’aurais plus jamais revue »

Mira se demanda à quoi elle pouvait bien faire allusion.

Son vertige venant de se dissiper et se sentant nettement mieux ; elle lui posa sans plus attendre la question :

« Mais de quoi me parles tu ? »

« Tu ne t’en souviens vraiment plus ? »

« Mais non » s’agaça t-elle. « Allez, dis-moi ! Ça commence sérieusement à m’inquiéter. Que s’est-il passé hier ? »

« Le docteur m’avait prévenu que tu perdrais momentanément la mémoire »

« Quel docteur ? Mais de quoi me parles tu encore ? » s’écria t-elle sous le coup de la panique.

« Du calme Mira ! Attends, je vais tout te raconter depuis le début »

« Je t’écoute » dit-elle sous le ton de l’impatience.

« Hier après-midi, tu faisais du kayak là-bas près de la barrière de corail. Subitement, ton kayak s’est retourné pour je ne sais quelle raison et ensuite on ne t’a plus revue à la surface de l’eau. Tu venais de t’être noyée »

« Quoi !!?? » s’exclama Mira.

« Si, c’est bien vrai. Et j’ai appris par la suite que ta tête avait heurté la coque de ton canoë et qu’à cause du choc assez violent, tu avais perdu connaiss… »

« Quoi ! ? Mais qu’est-ce que tu me racontes là ? » coupa t-elle brutalement.

« La stricte vérité »

« Mais je ne me souviens pas de tout ça !! » s’écria t-elle, horrifiée d’apprendre une telle nouvelle à son sujet.

« C’est normal que tu ne t’en souviennes pas pour l’instant. Tu as perdu partiellement la mémoire à cause du choc que tu as subi à la tête. Bon, je peux à nouveau te raconter la suite ? »

« Oui vas-y. Au point où j’en suis. De toute façon, je ne me souviens de rien du tout » déplora t-elle.

« Bon, je reprends. Heureusement, un des sauveteurs avait remarqué ton accident alors il est tout de suite venu te secourir. Ensuite, il t’a ramené ici et il a dû te réanimer car tu ne respirais plus du tout. S’il n’avait pas été là, tu ne serais plus de ce monde aujourd’hui. C’était très grave, tu sais… »

Mira n’en revenait toujours pas de ce que son amie venait de lui raconter. Elle restait encore abasourdie.

« Mais, mais… je ne me souviens vraiment pas de tout ça… » bredouilla t-elle toute désorientée.

Lucia lui pressa affectueusement l’épaule puis s’empressa d’ajouter :

« Le docteur m’a assuré que petit à petit tu finirais par retrouver ta mémoire alors sois rassurée ma petite Mira. Il ne faut surtout plus que tu t’inquiètes pour ça »

Mira se mordit la lèvre inférieure. Elle ne se souvenait toujours pas de cette noyade. En revanche, elle revoyait sans cesse dans sa tête le visage de cet inconnu avec de jolis yeux verts rieurs.

« En plus, ton sauveteur était vraiment très sexy. Un blond avec des yeux verts ; il me semble bien. Il a même demandé de tes nouvelles ce matin lorsque tu dormais. Tu en as de la chance ! Je crois que tu lui plais »

Mais alors ? se demanda soudainement Mira dans son for intérieur: Se pourrait-il que l’image de cet homme qu’elle avait dans la tête depuis son réveil, soit effectivement ce sauveteur ?

Et dire qu’elle pensait que sa mémoire lui jouait des tours…

Ce regard et ce sourire étaient donc réels et non imaginaires ?

Ils lui étaient donc véritablement destinés…

« Tu entends ce que je te dis Mira ? Tu as l’air ailleurs. Tu es sûre que tu vas bien ? » demanda son amie quelque peu inquiète.

« Désolée ma Lucia. Oui, je vais très bien, rassure toi. Je suis juste un peu déconcertée et fatiguée »

« Et il y a de quoi ! Tu aurais pu mourir ! Mais n’y pense plus ! Tu es bel et bien vivante et surtout en bonne santé. C’est tout ce qui compte… »

« Oui, tu as raison »

« Parfaitement ! Bon, ben… c’est pas tout mais moi, j’ai un rendez-vous ce soir avec un charmant garçon et j’ai la nette impression que c’est parti pour durer notre histoire. Est-ce que je peux te laisser ma Chérie ? car je dois me préparer pour être la plus belle pour aller danser »

Sacrée Lucia ! Elle n’était pas une personne à se laisser abattre par quoi que ce soit ! Un vrai rayon de soleil !

« Mais biensûr que tu peux y aller ma Lucia. Moi, je vais rester encore un peu ici. Passe une bonne soirée et amuse toi bien ! »

« Tu es un amour ! J’y vais ! »

La silhouette de son amie courait déjà vers le grand bâtiment de l’hôtel-restaurant « Les Rives bleues » qui se trouvait tout juste en bordure de la plage « Coco Lodge » puis finit par disparaître derrière une dune de sable.

Le ciel venait de changer de nuance et le soleil commençait à plonger progressivement dans la mer.

Mira adorait les couchers de soleil et plus particulièrement ceux des îles.

Ils étaient d’autant plus flamboyants qu’en métropole et elle aimait les contempler.

« Bonsoir Mademoiselle. Puis-je m’asseoir ? »

Surprise par cette voix inconnue qui venait de troubler ses pensées ; Mira tourna la tête et reconnu presque immédiatement ce visage ainsi que ces yeux verts…

Elle resta sans voix tandis qu’il continuait :

« Avant que vous ne refusiez, je tiens à me présenter. Je suis Patrick. Je ne sais pas si vous vous rappelez de moi. Je suis sauveteur et je travaille ici. C’est moi qui vous ai sauvé hier après-midi. Vous vous étiez noyée »

Mira n’en revenait toujours pas de se retrouver face à l’homme qu’elle pensait avoir imaginé dans son subconscient.

Il lui souriait tout en la regardant intensément de ses yeux verts.

Son cœur se mit alors à battre plus fort.

À cet instant là, elle aurait voulu le fuir mais il était déjà trop tard pour cette éventualité…

Le vent venait de se lever et les quelques mèches blondes et rebelles qui recouvraient le front de Patrick se mirent à voleter dans tous les sens.

Il portait un bermuda noir ainsi qu’un t-shirt bleu ciel moulant laissant apparaître la virilité de son torse et de ses biceps saillants.

C’était indéniablement un très bel homme…

Un peu comme dans les nombreux rêves de son imagination débordante sauf que cette fois-çi, il s’agissait de la réalité et non d’un conte de fées.

En se noyant dans cet océan, elle avait attiré ce sauveteur qui l’avait sauvée des sombres profondeurs…

Ensuite, elle avait perdu la mémoire qui lui avait joué bien des tours.

Et à présent, venait d’apparaître cet homme qui se tenait assis tout près d’elle en train de lui parler de ce mémorable moment où il l’avait réanimé sur la plage.

Un moment qui selon ses dire l’avait particulièrement touché vu que ce fut une grande première pour lui.

Mira l’écoutait sans dire un mot tout en lui jetant de brefs regards car elle n’osait le regarder dans les yeux.

Soudain, en observant plus attentivement ses lèvres remuer ; C’est alors qu’elle se souvint d’un détail précis où plutôt d’un instant qu’elle avait enfoui au fond de sa mémoire et qui venait brusquement de lui revenir…

Il s’agissait d’un long baiser sans fin…

Un souffle de vie qui lui avait traversé la gorge puis parcouru le corps telle une décharge électrique refaisant ainsi battre son cœur…

Une foudroyante décharge ; un véritable coup de foudre ! qui l’avait alors réanimée et laissait à nouveau en vie sur notre planète Terre…

Une renaissance grâce à un seul et unique baiser.

Patrick venait de terminer son récit et un silence se fit.

Soudain, il lui avoua que cet interminable bouche à bouche lui avait fait prendre conscience qu’il venait d’être foudroyé par l’amour et qu’il avait eu du mal à se séparer des lèvres si douces de Mira.

Et qu’au moment où elle avait enfin entrouvrit ses grands yeux gris/bleus hypnotisants ; ce fut alors pour lui comme une évidence…

À cet instant là, il réalisa qu’il venait de tomber amoureux.

C’est pourquoi, il avait voulu la revoir ce soir car il était déterminé à ne plus la perdre.

Oui, son souhait le plus ardent était de faire un long chemin avec elle. Mais l’accepterait-elle ?

Il espérait que oui alors sans plus tarder, il lui posa la question qui lui brûlait tant les lèvres.

À ce moment-là, ses yeux verts s’intensifièrent davantage, ne quittant plus ceux de Mira.

Rougissante, elle baissa les siens et ne lui répondit pas tout de suite.

Elle était encore sous le coup de l’émotion.

Sa mémoire lui avait peut être joué des tours mais pas le commencement de cette belle histoire d’amour.

Un amour à peine naissant et palpitant ; ici, sur cette magnifique plage de sable blanc alors qu’elle ne s’y attendait pas.

Une belle histoire qui sans nul doute resterait à jamais gravée dans sa mémoire et qu’elle raconterait plus tard à leurs enfants en commençant par ceci :

Il était une fois sur l’inoubliable plage de Coco Lodge, un homme et une femme…

Un amour de Papa ðŸ’–

Pour toi, Papa :

À l’occasion de la fête des Pères, en ce Dimanche 18 Juin 2017, je souhaitais te dédier cet article pour t’exprimer tout l’amour que j’ai pour toi.

C’est la première fois que je fais un article en ton honneur et il était temps d’ailleurs…

Et pour t’émouvoir un peu, je voulais te raconter une anecdote qui me tient particulièrement à cœur et qui nous lie toi et moi. Cela te fera aussi sourire en la lisant…

Mais avant toute chose :

Bonne fête mon Papa adoré que j’aime tant !

Tu es un Papa formidable et je voulais tout simplement te l’écrire à travers cet article.

Je sais que tu seras très ému mais c’est aussi le but recherché.

Ne dit-on pas que les paroles s’envolent et que les écrits restent ?

Eh bien, je voulais que ce jour unique de fête des Pères reste à jamais gravé dans ta mémoire ainsi que sur mon blog ; un peu à la manière d’une photographie figée dans le temps…

Alors, mon petit Papounet, es-tu prêt à lire la fameuse anecdote ? C’est parti !

Pour toi, mon Papounet :

Tu es un excellent danseur et ce depuis que tu es tout jeune et que tu avais appris à danser dans les bals de ta jeunesse lorsque tu avais la vingtaine.

À l’époque, dans les années 1955, il était important de savoir danser toutes les danses qui étaient à la mode si tu ne voulais pas passer pour un ringard et pouvoir ainsi inviter à danser la gente féminine assez exigeante qui ne dansait qu’avec les bons danseurs…

Tous les autres garçons faisaient alors tapisserie ; eh oui ! C’était nettement plus dur qu’aujourd’hui en matière de séduction.

Et comme la danse était entre autre justement une arme de séduction très prisée à cette époque là ; alors vous l’aurez compris, les jeunes hommes se devaient d’être d’excellents danseurs lors des bals.

Et donc, ce fut dans ces fameux bals que tu t’exerças au fur et à mesure et que tu devins par la suite un très bon danseur dont les pistes de danse n’avaient plus aucun secrets pour toi.

Tu excellais en la matière !

Et bien entendu, lorsque tu fus muté à Madagascar dans le cadre de ton travail en 1968 (tu avais donc 33 ans) et que tu rencontras Maman à Namakia (lieu où était situé la société Sucrière de Namakia « Siramamy » dans laquelle tu travaillais en tant que Comptable) et que vous sortîtes ensemble ; tu lui appris à danser lorsque vous alliez au « Cercle » de Namakia ; l’unique établissement du village qui organisait régulièrement des bals de fin de coupe (de la canne à sucre) ainsi que toutes autres fêtes ou événements.

C’est pourquoi, au fil du temps, elle devint à son tour une excellente danseuse tout comme toi.

Quelques années après vous vous mariâtes et eûtes une petite fille qui n’était autre que moi : Cécile.

Et donc, tout comme ma Maman, je naissais à l’hôpital de Namakia, un certain Dimanche 13 Février 1977.

Mon petit frère Olivier vint au monde en 1978 mais pas dans le même village que moi puisque dans le cadre de ton travail, Maman et toi quittâtes Namakia pour aller vous installer dans la belle Capitale d’Antananarivo.

Ce fut dans cette grande ville qu’Olivier poussa son premier cri.

Et donc tous les quatre vivions dans une charmante villa située au cœur d’Antananarivo.

Les années passèrent comme un long fleuve tranquille puis toujours dans le cadre de ton travail, vous dûtes quitter définitivement Madagascar pour retourner en France.

Et les années passèrent entremêlées d’expatriations en Afrique : Côte d’Ivoire, Guinée, Tchad et à nouveau un retour au source dans ma belle île natale : Madagascar.

Et donc l’anecdote que je vais à présent vous raconter se situe à l’époque où nous habitions à nouveau à Antananarivo, lieu de travail de mon Papa.

Nous étions dans les années 93 et j’étais âgée de 16 ans.

L’âge où je voulais à tout prix savoir danser comme vous deux, mes chers parents…

Je ne sais pas pourquoi mais j’enviais tellement votre jeu de jambes ! Que je me disais :

« Cécile ! Tu ne peux pas ne pas savoir danser face à tes danseurs de parents ! Regarde les comme ils dansent bien ! Non, si tu veux être comme eux, il va falloir que tu observes bien attentivement leurs pas de danse. Et puis tu te dois de leur faire montrer que toi aussi, leur fille, tu as l’ADN de la danse en toi ! »

Et c’est ce que je fis au bout de quelques temps, lors d’une soirée dansante à l’hôtel-restaurant « Villas Caroline » de Flic en Flac situé à L’île Maurice.

Villas Caroline

Eh oui, mes parents, mon petit frère et moi étions parti dans cette île de rêve durant les vacances scolaires de Pâques.

Et cette soirée là, je ne sais pas pourquoi mais à force de vous observer en train de vous trémousser sur la piste de danse au rythme des différentes musiques endiablées que le DJ passait ; un déclic se fit dans ma tête et je commençais peu à peu à vouloir imiter vos pas de danse et tout particulièrement ceux de Maman…

Et devinez quoi ? Alléluia ! Je venais de réussir quelques timides chorégraphies un peu hésitantes au début mais ensuite elles furent beaucoup plus précises…

Ce qui m’enchanta de plus en plus et me permis d’avoir davantage confiance en moi.

Ce fut donc la première fois de ma vie que j’arrivais enfin à faire les mêmes pas de danse que vous et surtout ceux de ma très chère Maman…

Au début, vous ne vous en étiez pas tout de suite aperçu mais lorsque vous m’avez tous les deux enfin remarquée ; Maman n’avait pas pu s’empêcher de s’exclamer à haute voix :

« Mais ma Poupoule sait très bien danser ! Ça y est, tu danses comme moi, maintenant. Bravo ! »

Elle avait eu ce large sourire qui illuminait son visage tant elle était heureuse et fière de me voir enfin bien danser.

Quant à toi, mon Papa, tu n’étais pas de reste. Tu n’arrêtais pas de lever ton pouce en l’air pour me féliciter.

Tes yeux brillaient et cela se voyait que tu étais très fier de moi.

Que ta progéniture sache enfin bien danser ! (même si je n’étais pas encore tout à fait une pro mais je peux vous dire que c’était déjà un bon début tout de même !) te mettait en joie.

Et moi, je continuais de plus belle…

Ben, quoi ? Il fallait bien que je vous en mette plein les yeux. J’avais enfin en moi votre fameuse ADN de la danse qui se diffusait en moi ; je n’allais tout de même pas en rester là et laisser de côté la magie de la Power Dance s’éloigner de mon corps alors que j’avais enfin un bon feeling avec elle…

Elle s’était propagée en moi et cela n’était pas prêt de s’arrêter… Non, ce n’était que le début de mon ascension…

Une ascension pour devenir à mon tour une très bonne danseuse…

Et ce jour-là, cette fameuse nuit là ; Olivier (mon petit frère) vous aviez aussi épaté en dansant sur la piste de danse…

Et quel bon danseur, il était !

La relève de la « POWER DANCE » était donc assurée dans notre famille !

Ah ! Cette soirée là fut vraiment mémorable !

Danser dans la douce brise de la nuit, face à l’océan (sans pouvoir le voir à cause de l’opacité de la nuit) en entendant par moment le clapotis des vagues, le ressac lorsque le DJ changeait son registre musical par quelques slows lents permettant ainsi d’écouter les sons de l’océan Indien.

Oui, toute cette ambiance était magique, presque irréelle tant il y avait ce côté merveilleux qui planait tout autour de nous…

Nous étions auréolés de myriade d’étoiles et totalement insouciants…

Heureux, tout simplement…

Danser avec ses parents et son petit frère et qui plus est, dans un magnifique décor paradisiaque ! fut un véritable enchantement.

J’avais l’impression de vivre un conte de fées…

Et toutes ces fées bienveillantes me prouvaient qu’elles s’étaient bel et bien penchées sur mon berceau pour me donner leurs clefs du bonheur…

Un bonheur que j’étais en train de vivre pleinement auprès de mes parents et de mon petit frère.

Oui, j’en étais très consciente et reconnaissante…

Oui, je vivais un bonheur absolu…

Et apprendre à danser dans une île comme L’île Maurice, n’était que la cerise sur le gâteau…

Un rêve devenu réalité…

Un souvenir inaltérable que je n’oublierai jamais…

T’en souviens-tu encore Mon Papa ? Cela remonte à si loin…

Mais je suis certaine que tu n’as pas pu oublier ce jour là, n’est-ce pas ?

Et te souviens-tu aussi lorsque j’avais dansé ma toute première danse avec toi lors d’une autre soirée qui s’était déroulée cette fois-çi à L’hôtel restaurant Hilton d’Antananarivo à Madagascar ?

J’étais toute intimidée face à toi car si j’avais appris à danser à L’île Maurice toute seule en vous observant Maman et toi ; là par contre c’était tout à fait différent…

Danser avec son père qui est un excellent danseur ! La barre est plutôt haute mais pas inaccessible surtout si on est devenue une passionnée de la danse…

Ce que j’étais devenue au fil du temps…

Cette soirée là, j’avais su relever le défi de danser avec toi et même si j’étais quelque peu empruntée et malhabile face à tes pas de danseur chevronné.

Et comme tu voulais que je sois à la hauteur ; tu me donnais quelques conseils au passage afin d’éviter quelques erreurs à ne surtout pas commettre dans l’art de la danse.

Ah ! Mais c’est que mon Papa est un passionné de danse alors quand on a le rythme dans la peau comme lui ; il est bien normal d’être exigeant et de ne pas du tout apprécier de se faire marcher sur les pieds ou encore d’être trop rigide, pas assez souple si jamais vous décidiez d’entamer quelques pas de danse avec lui et que biensûr ; c’est lui qui mènerait alors la danse puisqu’il serait votre cavalier.

Et je l’avoue, ce soir-là, ce ne fut pas vraiment le top car je manquais encore de pratique du haut de mes 16/17/18 ans mais tu ne m’en tenu pas rigueur même si tu étais très  pointilleux à ce sujet.

Mais les années passant, je te prouvais enfin le contraire ! J’avais finalement eu ma revanche…

T’en souviens-tu encore mon Papa de ce fameux jour ? D’un certain 31 Décembre de l’an 2000 où nous avions passés en famille la Saint Sylvestre dans le restaurant « Le Parc » situé à Alès.

Je suis certaine que oui…

J’avais à cette époque là, exactement 23 ans !

Et donc le soir du réveillon, nous étions tous les 4 à table, accompagnés de ma Tante Patricia (sœur de Maman) ainsi que de son compagnon.

L’ambiance était à son comble.

Il faut dire que le DJ passait de très bonnes musiques très entraînantes et dansantes à souhait pour notre plus grand plaisir.

Tantôt, nous dansions tous ensemble sur tous nos airs favoris (années 80 et actuels) et tantôt nous dégustions à table l’excellent menu de fête.

C’était vraiment une très belle soirée !

Nous étions en train de discuter lorsque subitement, tu te mis debout (tu te trouvais à côté de moi) et tu t’adressa à moi en me tendant la main :

« Une petite danse Cécile ? C’est une valse. Tu sais danser les valses. Allez, viens avec moi, sur la piste de danse »

Je ne savais plus où me mettre, surtout qu’il y avait pas mal de monde dans la salle du restaurant mais comme je voulais te faire ce plaisir (je n’avais pas vraiment le choix non plus et je suis certaine que tu l’avais fait exprès, non ? Mais si, te connaissant, je suis certaine que oui) et aussi parce que tu étais mon Papa d’Amour alors je pris ta main sans vraiment hésiter puis tu m’entraînas vers la piste de danse.

Il y avait quelques couples qui dansaient déjà mais il n’y avait pas foule non plus…

Tu me regardais de tes jolis yeux verts/jaunes pétillant de joie et tu me dis tout doucement, près de mon oreille, comme pour me rassurer :

« Tout se passera bien. Tu es très jolie. Il te suffit de bien me suivre comme je te l’ai toujours appris. Allez ! En piste, maintenant ! »

Et mon cœur battait la chamade. Il fallait absolument que je sois à la hauteur du danseur que tu étais et ne surtout pas trébucher ou encore te marcher sur les pieds.

J’essayai de me détendre mais c’était tout bonnement impossible !

Puis, je fini par me laisser aller en écoutant les vibrations de la musique s’insinuer jusque dans mes oreilles, me donnant l’impression que j’étais seule avec toi ; toute seule, sur la grande piste de danse…

La valse me donnait déjà le tournis mais j’étais heureuse d’être dans tes bras. J’étais fière de danser avec toi…

Tout le long de la danse, je faisais tout pour bien suivre tes pas et rester le plus souple possible dans tous mes mouvements.

Je me laissais aller dans le tourbillon de la valse et plus rien ne comptait…

Toutes les personnes assises nous regardaient, nous admiraient ; y compris Maman qui ne manqua pas de nous photographier afin d’immortaliser ce moment.

Un Papa et sa fille dansant une valse…

Que d’émotions ! J’en étais toute retournée car je dansais avec mon danseur de Papa…Mon amour de Papounet !

Un moment intense que je n’oublierai jamais…

Et lorsque la danse se termina alors que j’aurai souhaité qu’elle continua encore ; quelques personnes nous applaudirent à notre passage avant que nous regagnâmes notre table.

Inutile de vous dire que je devins littéralement rouge pivoine tant je fus intimidée par toutes ces personnes qui ne cessaient de me sourire tout en me disant que j’avais bien dansé la valse avec mon Papa.

Ah ! T’en souviens-tu encore Papa ? Tu étais si fier. Si fier de moi.

Et moi aussi, je l’étais…

Grâce à toi et à ton expérience de danseur, tu m’avais fait vivre un moment exceptionnel…

Un moment que chaque jeune fille devrait vivre avec leur Papa…

Un de ces moment qu’il faut savoir savourer dans l’instant et le garder à jamais tout au fond de soi pour pouvoir un beau jour comme aujourd’hui se le remémorer en l’écrivant sous forme d’un article afin de le faire lire au monde entier…

De le faire tout simplement partager…

Oui, et particulièrement aujourd’hui, le jour de la fête des Pères…

Je t’aime mon Papa… Pour toujours et à jamais.

Et mon doux rêve sera lorsque nous danserons ensemble sur l’une de ces merveilleuses valses à mon Mariage…

Un beau jour qui se concrétisera, j’en suis persuadée…

Et ce jour-là, nous virevolterons sur la piste de danse avec une certaine émotion qui nous submergera…

Un Papa et sa fille dansant une valse à l’infini.

Un tourbillon de joie et d’amour.

L’amour d’un Père qui aime profondément sa fille et d’une fille qui aime infiniment son père…

Je t’aime, tout simplement…

Bonne fête mon Papa d’Amour !!

Pour ton anniversaire, Maman

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Je souhaitai faire ce petit article pour exprimer tout l’amour que je ressens pour toi Maman…
En ce jour d’anniversaire, ce 28 Novembre 2015 : ma chère petite Mamounette d’amour que j’aime tant, je voulais te dédier cette page pour te dire à quel point je t’aime et que je t’aimerai pour toujours et à jamais…

Heureux Anniversaire Maman !

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Une petite surprise juste pour toi, en toute sincérité…

Ma belle mamounette adorée

Te voici à Namakia (Madagascar) à l’âge de 16 ans

 

Un petit souvenir de ton enfance :

Un jour, ta Maîtresse (une Religieuse originaire de la Suisse qu’on appelait « Soeur Myriam ») vous aviez demandé à toi ( tu devait avoir 12/13 ans) et à tes camarades de classe de bien vouloir apprendre par coeur une chanson d’école dont vous veniez de recopier les paroles sur vos cahiers de chants.

De retour à la maison, tu avais donc appris les paroles de ladite chanson mais comme tu n’aimais pas trop sa mélodie, tu décidas d’en apprendre aussi une autre que tu aimais particulièrement et dont le titre était : « Les Marionnettes » du chanteur Christophe. Un chanteur populaire qui était très à la mode à cette époque là et qui avait pas mal de succès.

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Certes, la chanson ne faisait pas partie du registre musical de l’enseignement auquel les instituteurs avaient pour habitude de partager avec leurs élèves mais qu’importe, du moment qu’elle te plaisait…

****

Le lendemain matin, durant le cours de chant, la Soeur Myriam désigna au hasard quelques élèves afin qu’il puisse chanter la fameuse chanson d’école puis vint enfin ton tour…

Tu te levas alors de ton banc puis tu commenças à entonner les premières notes de la mélodie que tu n’aimais pas beaucoup. Tu la chantas si parfaitement bien que la Soeur Myriam te félicita pour ta prestation. Avant de te rasseoir, tu te lanças et lui demanda timidement :

« Soeur Myriam, j’ai appris aussi une autre chanson que j’aimerais vous chanter s’il vous plaît… »

Quelque peu surprise, la Soeur Myriam te répondit :

« Une chanson ? Mais tu sais qu’elle ne comptera pas dans ta note car je vous avais demandé de n’apprendre que cette chanson que tu viens de nous chanter. Mais bon, je veux bien que tu nous la chantes. Quel est le titre de cette chanson Héliette ? »

« Le titre de la chanson est : « Les Marionnettes du chanteur Christophe… » lui dis-tu avec une petite voix mais néanmoins avec assurance et satisfaction car tu te réjouissais de pouvoir la chanter devant elle et tes camarades.

La Soeur Myriam ajouta :

« Mais ce n’est pas une chanson d’école ? Bon, je veux bien que tu nous la chantes mais comme je te l’ai dit tout à l’heure, elle ne sera pas notée. Vas-y Héliette, on t’écoute maintenant. »

Ce fut un très grand moment d’émotion pour toi lorsque tu commença à chanter les premières notes des « marionnettes ». Tu étais un peu intimidée mais fière de la chanter haut et fort et ce jusqu’au bout sans faire une seule fois trembler ta voix ni faire de fausses notes.

D’ailleurs, la Soeur Myriam ne put s’empêcher de te féliciter tellement tu l’avais merveilleusement bien chantée.
Quant à Tes camarades ils n’avaient eu de cesse de t’encenser car eux aussi avaient été bluffé par ta prestation musicale.
Il faut dire que tu avais une voix magnifique qui ne pouvait laisser quiconque indifférent lorsque tu te mettais à chanter toutes sortes de mélodies.

Et de toi même, tu étais consciente de ce fabuleux don que tu avais mais tu restais modeste car tu n’aimais pas trop te mettre au devant de la scène. Cependant, tu n’avais aucune gêne à chanter chez toi, dans ton cocon familial car tu t’y sentais pleinement heureuse et sereine.

Oui, chanter était ta passion et tes parents disaient de toi que tu étais le petit pinson de votre maison.
D’ailleurs, ne dit-on pas : « gai comme un pinson ». Un petit rappel s’impose pour ceux qui ne le savent pas : Les pinsons européens sont des oiseaux chanteurs et de ce fait les « Pinsonneux » les élèvent pour participer à des concours de chants.

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Je trouve que tes parents avaient bien eu raison de te comparer à ce joli petit oiseau chanteur.

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Déjà, lorsque tu étais enfant (dès l’âge de 8 ans) tu aimais beaucoup chanter et cette passion ne fit que s’accroître au fur et à mesure jusqu’à ce que tu atteignis ton adolescence où tu pris à ce moment là, un peu plus d’assurance par rapport à ta voix.

Tous les dimanches matins, toi et ta famille aviez pour habitude d’aller à la messe (à la petite église de Namakia à Madagascar) et tu ne manquais jamais de chanter avec allégresse chaque chant religieux en faisant ressortir du plus profond de ton être et de ton âme toute la puissance de ta voix d’alto.

Etant de religion catholique, tu aimais beaucoup te rendre dans cette église pour prier car tu avais la foi en notre Seigneur et que tu appréciais chanter tous ces chants liturgiques que tu trouvais beaux et mélodieux. De plus, ils te permettaient de travailler ta voix et de l’embellir un peu plus davantage.

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Découverte des musiques de chambre :

Dans ton école de Namakia (à Madagascar), lorsque toi et tes camarades de classe aviez cours de dessin, ta Maîtresse d’école, la Soeur Myriam aimait bien vous faire écouter ses vinyles de musique classique tel que le célèbre compositeur Wolfgang Amadeus Mozart ou encore Bethoveen, ect…

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Ce fut d’ailleurs à cette période là que tu commenças à apprécier les musiques de chambre.

En effet, lorsque tu écoutais ce genre musical, tu étais encore plus inspirée et ton imagination devenant fertile, tu prenais encore plus de plaisir à dessiner (toi, tes frères Christian et Francis ainsi que ta soeur Denise aimiez bien dessiner à vos heures perdues car c’était votre grande passion. Il arrivait également que Christian, Francis et toi réalisiez des bandes dessinées. Tout ceci pour dire à quel point vous étiez doués pour le dessin dans la famille et ce dès votre plus jeune âge.)

Un jour tu demandas à la Soeur Myriam si elle pouvait te prêter un de ses disques classiques, notamment le vinyle de Mozart (l’un de tes préférés) afin de pouvoir l’écouter bien tranquillement chez toi.

Elle en fut d’abord agréablement surprise puis te répondit que oui car elle était très fière de constater que tu aimais bien la musique classique.
Et inutile de dire que tu t’en réjouissais déjà à l’avance car tu pourrais le réécouter à loisir et autant de fois que tu le voudrais.

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Lorsque tu avais du temps libre devant toi, tu ne pouvais t’empêcher de chanter car cela te procurait de la joie. Ta famille (Tes parents : Irène et Théodore ainsi que tes frères et soeurs : Solange, Christian, Denise, Francis, Alain et Patricia) savait que tu avais beaucoup de talent en la matière et que tu rêvais d’être une chanteuse.

Ta meilleure amie (Renée) le savait aussi puisque vous aimiez bien chanter ensemble vos airs préférés.

Il pouvait t’arriver de chanter rien que pour ta Maman ou ton papa ou même devant tes soeurs aînées (Solange et Denise) rien que pour le plaisir ou tout simplement parce qu’ils te le demandaient car ils aimaient bien écouter ta jolie voix.

Dans ces moments là tu ouvrais ton coeur et ton âme car tu adorais leur faire plaisir. Oui, tu avais le don magique de vouloir toujours les rendre heureux, les rassembler.

Ta Maman était ta plus grande fan et elle te demandait souvent de lui chanter une ou plusieurs de ses chansons favorites des artistes suivants : Alain Barrière, Salvatore Adamo ou encore Charles Aznavour…

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Dans ces instants là, vous partagiez toutes les deux de grands moments de complicité et d’émotion car tout comme toi elle aimait la musique alors le simple fait de voir ses jolis yeux noirs pétiller de bonheur suffisait à te procurer une immense joie.

Ta soeur aînée Solange aimait bien également lorsque tu lui chantais les chansons de son artiste préférée : Dalida car elle trouvait que ta voix ressemblait beaucoup à celle de l’artiste.

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En effet, tu arrivais facilement à imiter la voix si particulière de Dalida en roulant les R, si bien que Solange en était totalement admirative. D’ailleurs, avant de chanter tous les airs préférés de son artiste, elle ne manquait jamais de te demander de chanter toujours en premier lieu sa chanson fétiche qui n’était autre que « Gondolier » interprétée par Dalida.

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Le plaisir de chanter en duo :

Souvent, il pouvait t’arriver de chanter avec ta meilleure amie « Renée » (ton amie d’enfance) car en matière de chant, vous étiez vraiment deux inséparables.
Vous chantiez à tue-tête et d’ailleurs vos parents ne manquaient jamais de vous dire que vous aviez vraiment de la voix, toutes les deux !

Vous aimiez chanter ensemble toutes sortes de chansons des artistes suivants : Dalida, Salvatore Adamo, Marie Laforêt ou encore Christophe…

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Chanter, faisait parti de l’un de vos passe-temps favoris et il faut dire qu’à ce sujet, vous vous accordiez fort bien…

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La passion pour le chant et la musique :

Le chant faisait donc parti intégrante de ta vie et tout comme le peuple Malgache qui aime chanter (à savoir que le Malgache a une âme de chanteur et de musicien) tu avais la passion de la musique dans le sang.

Chanter pour toi était comme une seconde nature…

Dans la maison de tes parents, vous aviez un transistor et tu aimais bien écouter les dernières nouveautés qui passaient sur les ondes. Dès lors où il y avait une chanson qui te plaisait, tu prenais tout de suite ton cahier pour y recopier les paroles de celle-çi afin que tu puisses l’apprendre par coeur et pouvoir par la suite la chanter.

Tu avais aussi un mange-disque qui te permettait d’écouter tes vinyles préférés. Pour dire, à quel point tu étais une grande mélomane et que pour toi c’était tout à fait impossible de vivre sans musique !

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Aujourd’hui, rien n’a changé puisque tu es toujours autant passionnée de musique et d’ailleurs nous avons les mêmes goûts musicaux toi et moi.

Cela peut aller de Kendji Girac, Lady Gaga, Enrique Iglesias, Florent Pagny à Shy’m, Johnny Hallyday ou encore aux musiques d’ambiance des îles, jusqu’aux musiques de films telles que : la BO de 1492 Christophe Colomb, Gladiator ou encore Out of Africa…La liste n’est pas exhaustive.

Voici ta Musique du moment que tu adores écouter actuellement :

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Tes registres sont très variés et on se ressemble beaucoup de ce côté là vu que nous sommes deux mélomanes…
Et non seulement tu es une passionnée de musique, mais tu adores aussi danser…

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La danse :

C’est d’ailleurs grâce à toi si j’ai appris un jour, à faire mes premiers pas de danse rien qu’en te regardant danser sur la piste…
Et depuis ce jour, je suis devenue (sans me vanter) une excellente danseuse tout comme toi…
Ce fut Papa qui t’appris à danser car il était lui-même un excellent danseur qui savait dès son plus jeune âge danser le rock, la valse, le paso doble, ect…

Et jusqu’à présent, Papa et toi, dansez superbement bien et je dois bien avouer que j’adore vous regarder lorsque vous êtes sur la piste de danse.
Concernant notre famille, je dois dire que la relève est bien assurée puisque la danse fait partie aussi de l’une de mes innombrables passions…

Du coup, on sait très bien danser (Toi, Papa et Olivier) ! si bien que les pistes de danses n’ont aucun secrets pour nous car nous avons le swing et le rythme dans la peau ! ce qui n’est pas donné à tout le monde !

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Pour terminer ma page en l’honneur de ton anniversaire :

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Je voulais te dire que tu incarnes pour moi : la loyauté, la sincérité, l’honnêteté, la tempérance, l’harmonie et la générosité sans oublier l’éclat de ta beauté dont j’ai hérité…

Et moi je suis fière d’être ta fille, d’être ta petite Cécile…

C’est pourquoi je souhaitai te dédier cette page en ton honneur car je trouve que l’on ne dit jamais assez « je t’aime » aux personnes que l’on aime…

Aujourd’hui comme hier et pour tous les autres jours à venir : « Je t’aime Maman ».

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Je te souhaite un très bon anniversaire !

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Ta fille Cécile.

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Voici les paroles de la chanson : « Les Marionnettes » du Chanteur « Christophe » :

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Je vais, je vais vous les présenter

L’une d’entre elles est la plus belle
Elle sait bien dire papa maman
Quand à son frère il peut prédire
Pour demain la pluie ou bien le beau temps

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Je vais, je vais vous les présenter

Chez nous à chaque instant c’est jour de fête
Grâce au petit clown qui nous fait rire
Même Alexa cette pauvrette
Oublie, oublie, qu’elle a toujours pleuré

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Elles vous diront, elles vous diront
Que je suis leur ami, que je suis leur ami
Que je suis leur ami, leur ami, leur ami

 

Un amour de chat

Par un beau jour de semaine ; mes parents, mon frère et moi étions allés au restaurant « Chez Papy »…
Et comme à notre accoutumée, mon frère et moi avions commandé le même menu dont nous raffolions particulièrement….
Alors que nous mangions tranquillement ; le neveu de « Papy » vint nous annoncer que sa chatte venait d’avoir une portée de 6 chatons (les chatons avaient 2 semaines) et qu’il souhaitait en faire adopter quelques uns….

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Ma Maman fut très intéréssée par cette proposition et demanda au Neveu, qu’elle souhaitait juste en adopter 3, si c’était possible…
Le Neveu lui dit que c’était tout à fait possible et qu’il suffisait juste qu’elle choisisse les coloris des pelages des 3 chatons…
En effet sur les 6 chatons ; le Neveu nous dit qu’ils y en avaient 3 qui étaient particulièrement beaux ; dont 1 mâle qui était tout blanc, 1 autre mâle qui était tout noir avec les 4 pattes blanches (comme si il avait enfilé des chaussettes) et enfin une femelle qui avait une robe de couleur tigrée rouquine…
Le Neveu insista beaucoup sur le fait que ces 3 chatons étaient vraiment très mignons (par rapport aux autres chatons de la portée) et que chacun avaient une très belle robe…
Il ne pouvait pas nous les faire montrer car ils étaient chez lui, dans sa maison, mais il promit à ma mère qu’elle n’en serait vraiment pas déçue, bien au contraire….
Ma mère qui aimait déjà beaucoup les chats, lui fit entièrement confiance…
Puis le Neveu lui dit : « Vous verrez Madame, vos enfants aimeront beaucoup ces petits chatons…ils sont si mignons…Vous pourrez par exemple les prendre demain si vous le souhaitez… »
Mon frère et moi étions tous les deux tout excités et nous regardâmes Maman en lui disant : « Oh oui, Maman !!! ce serait bien pour demain !!! »
Maman nous regarda à son tour, en souriant et nous dit : « Mais oui pourquoi pas !!!… »
Puis Maman s’adressa à nouveau au Neveu de « Papy » et lui dit : »Oui, ce serait parfait pour demain…On pourrait faire venir notre chauffeur le matin par exemple…et il viendrait ici au restaurant pour récupérer les chatons…qu’en pensez-vous ? »
Le Neveu lui dit : »Mais biensûr, pas de problème…Vous ferez donc venir votre chauffeur, le matin vers 10 heures car je serais là en cuisine avec mon oncle…Je mettrai donc les 3 chatons dans un carton afin qu’ils ne s’échappent pas et je remettrai le carton à votre chauffeur…Voilà Madame….en tout cas je vous remercie de bien vouloir les adopter…et je suis sûr qu’ils seront très heureux chez vous et que vos enfants s’occuperont bien d’eux…N’est-ce pas les enfants ? »
Le Neveu nous regarda avec un large sourire puis mon frère et moi, on s’empressa de lui dire en choeur : « Oui !!! merci beaucoup Monsieur… »
« Mais de rien les enfants, c’est un plaisir pour moi… » dit-il en souriant…
Et inutile de vous dire que mon frère et moi étions vraiment très impatient d’arriver déjà au lendemain…

L’arrivée de la boîte en carton :
Momo, notre chauffeur, tapa à la porte fenêtre du salon et nous dit à travers la baie vitrée : « Les enfants, vous pouvez dire à Madame, que j’ai la boîte en carton avec les chats à l’intérieur ?…Merci… »
Je lui répondis avec excitation : « Oui, oui, attends je vais vite aller lui dire… »
Je courus et me précipitai vers la chambre de mes parents car Maman s’y trouvait à l’intérieur….
J’ouvris la porte de la chambre et lui dit : « Maman, Maman, ça y est, Momo vient de revenir avec les chatons !!! on va vite les voir, tu viens ? »
Maman me dit « Mais biensûr, attends, je viens tout de suite…. »

Les 3 adorables chatons :
Le carton était posé à même le sol (de la véranda abritée de notre maison) et on pouvait y entendre, à l’intérieur, des petits miaulements…
Maman dit à mon frère et à moi : « Allez, les enfants…Ouvrez le carton, maintenant… »
Nous ouvrîmes le carton et subitement, un petit chaton tout blanc sauta dans mes bras…

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Je m’en souviens encore comme si c’était hier…
Ce chaton s’était littérallement jeté dans mes bras comme s’il me disait : « Je veux être ton chat, Cécile… »
Je le soulevai et le serrai tout contre moi en disant à ma mère et à mon petit frère : « Je voudrais qu’il soit mon chat, il est trop beau…Il est tout blanc et sa queue est toute noire….Maman, Olivier…il sera mon chat, hein ? »
Mon frère ne m’écoutait pas du tout…et il tenait lui aussi dans ses bras, le second chaton noir et blanc dont le nez était tout noir…

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Au bout d’un instant, mon petit frère dit à ma mère et à moi : »Maman, Cécile, j’aime beaucoup ce chaton…Ses pattes sont toutes blanches comme s’ils portaient des chaussettes et en plus son nez est très spécial…Il est tout noir… »
Ma mère ne fit pas attention à ce que disait mon petit frère car elle avait entendu un petit miaulement qui provenait de la boîte en carton…
Elle s’approcha de la boîte et se pencha en avant afin de regarder à l’intérieur…
En effet, à l’intérieur, se trouvait encore caché, dans un coin du carton ; le dernier chaton qui n’était autre qu’une petite femelle toute tigrée couleur rouquine…
Cette petite dernière était la plus sage des trois chatons et elle paraissait plus intimidée que les deux autres ; si bien que lorsque ma mère la prit dans ses bras, elle nous dit à moi et à mon frère : « Les enfants, cette petite tigrée sera à moi…J’aime beaucoup sa robe…elle est vraiment très belle… »
Puis ma mère nous dit : « Alors toi Cécile, le chaton blanc sera à toi et toi, Olivier, le chat noir et blanc sera à toi…Quant à moi, voici ma petite tigrée toute mignonne… »
Et ce fut donc, par cette belle matinée que nous reçûmes, ma mère, mon petit frère et moi, de bien jolis présents, tels que ces 3 adorables chatons…
Les jour suivant, ma mère nous aida à trouver des prénoms à nos chatons…
Elle finit d’ailleurs, par nous trouver de bien jolis prénoms qui allaient parfaitement avec ces adorables petites boules de poils…

Nos 3 chats : Pussy-Cat, Mitsou et Minith :

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Et ce fut ainsi que « Pussy-Cat » (mon chat), Mitsou (le chat de mon frère) et Minith (la chatte de ma Maman) furent partis de notre vie durant plusieurs années, pour notre plus grand bonheur…

Ce jour : Deuxième partie

LES 3 TIGROS

Jessica gara sa voiture dans l’étroite ruelle qui était quasi déserte à cette heure de la matinée.

Il était 08h30 et le soleil était déjà très ardent mais fort heureusement, aujourd’hui, il y avait pas mal de vent et c’était assez agréable par rapport à hier.

Jessica avait décidé de venir beaucoup plus tôt afin de pouvoir bien profiter de ce jour.

Pour cela elle avait tout prévu : une petite glaçière remplie de deux accumulateurs, 3 bouteilles d’eau qu’elle avait pris le soin de congeler au préalable afin que la boîte de sorbet au cassis qu’elle adorait tant resta bien glaçée ainsi que les quelques victuailles tels que : petits sandwichs aux concombres et tomates assaisonnés de sauce vinaigrette aux herbes.
Oui, Jessica comptait bien en profiter au maximum ; étant donné que c’était son dernier jour de congés.

Cette nuit, durant son sommeil, elle n’avait cessé de rêver à sa fameuse rencontre d’hier : L’inconnu et son petit chaton si adorable.

C’était tout de même incroyable toute cette histoire : un chaton qui s’était égaré juste sur la plage où elle se trouvait et dont elle avait pris l’habitude de s’y prélasser depuis déjà une semaine et puis cet homme qui était venu vers elle et qui lui avait demandé de dîner avec lui pour la remercier d’avoir retrouvé son chat.

Oui, quelle histoire !!!

De toute façon, elle avait cessé de rêver et ne croyait plus du tout au Prince charmant. Non, cette période était belle et bien révolue et ce depuis pas mal d’années.
Jessica restait toujours méfiante surtout en ce qui concerne les hommes. Elle préférait garder la tête froide et elle avait bien raison.

Ne dit-on pas qu’il vaut mieux être seule que mal accompagnée ?
Mais cette fois-çi il y avait quelque-chose de nouveau qui semblait faire changer le point de vue de Jessica.

Un ce je ne sais quoi de différent et dont elle n’arrivait pas elle-même à comprendre.

Elle se sentait happée par cette émotion qui la bouleversait et si c’était un signe du destin ? ça peut exister ?? oui ? non ?
Enfin bref, de toute façon elle verrait bien la tournure des choses. Surtout ne rien laisser paraître. Rester sur ses gardes et ne plus y croire. C’est la plus sage des décisions.

Elle n’avait qu’un seul objectif : terminer bien agréablement ses vacances à la mer et au passage adopter un petit chaton puisque cet homme le lui proposait alors pourquoi ne pas accepter l’offre ? 

Sur ces belles pensées, Jessica s’extirpa de son véhicule en prenant son grand sac de plage qui lui rappelait l’histoire du chaton qu’elle avait transporté la veille à l’intérieur.

Jessica aimait bien ce sac de couleur bleu ciel qui allait parfaitement avec sa tenue vestimentaire d’aujourd’hui : petit top blanc à petites fleurs bleues et roses et fines bretelles croisées dans le dos avec un bermuda bleu pastel uni. Un look confortable et décontracté qui lui allait à râvir et sans oublier ses tongues qui lui rappelaient Chenapan en train de les mordiller gentiment.
En se remémorant ce souvenir, elle se mit à sourire.

Bon, il ne fallait pas trop qu’elle traîne. Elle regarda sa montre : il était exactement 09h00 et les magasins aux alentours commençaient à peine à ouvrir leurs portes.

Il était encore trop tôt pour faire du shopping et inutile d’emmener avec elle la petite glaçière qui l’encombrerait plus qu’autre chose. Mieux valait la laisser encore dans le coffre de la voiture.

Jessica décida d’aller se promener le long de la plage côté promenade des Anglais car c’était l’une des plus belles avenues de cette petite ville portuaire.

Elle marchait tranquillement en admirant les alentours puis elle aperçut un banc vide qui faisait face à l’océan alors elle décida de s’y asseoir quelques instants.

Le vent du large lui soufflait doucement dans les cheveux et l’air sentait bon les embruns.
Il faisait déjà très chaud mais c’était tellement bien ventilé que c’était agréable.

Jessica adorait l’océan depuis toujours. Cela lui rappelait de merveilleux souvenirs d’enfance qu’elle aimait bien se remémorer en venant se balader ici.

La vue était parfaite. La mer méditerranée bleue marine si lisse comme une ardoise. La plage de sable fin doré quasi déserte mis à part quelques touristes par çi par là et des mouettes blanches qui volaient dans le ciel bleu azuré ; sans oublier le soleil à son zénith qui illuminait ce magnifique cadre.

Oui, tout était parfait sauf que ce soleil si magnifique soit-il commençait sérieusement à cogner.

Vite, il valait mieux qu’elle mette sa casquette à visière pour se protéger la tête ainsi que ses jolies lunettes bleutées.

Mais à peine, avait-elle glissé la main à l’intérieur de son sac de plage ; Jessica eut un sursaut lorsqu’elle entendit une voix l’interpeller dans son dos.

“Bonjour Jessica !!”

C’était l’inconnu d’hier après-midi et il se tenait là devant elle avec son éternel  large sourire. 

Cette fois-çi il portait des lunettes de soleil très sombres qui lui cachaient les yeux et pas de casquette bleue marine.

Son t-shirt noir moulant à manches courtes faisait apparaître un torse musclé d’où on pouvait lire devant : les inscriptions suivantes en caractères blancs et gris : La vie est belle !!!

Il portait un bermuda long de couleur beige sable avec des tennis blanches. Un look très décontracté qui lui allait plutôt bien…

Jessica pouvait sentir les effluves de son eau de toilette enivrante qui ressemblait fortement à celle de Chrome Intense d’Azzaro : frais, épicé et boisé avec une pointe de menthe glacée. Des fragrances qu’elle aimait bien…

Ce qui ne faisait que rajouter un côté très sexy à ce séduisant trentenaire.

Thierry lui serra la main puis lui demanda :

“Puis-je m’asseoir près de vous ?”

“heu… oui biensûr…” répondit Jessica.

Elle poussa son sac de plage vers elle afin de lui céder la place.

“Je vous ai vu au loin. J’étais en train de faire ma petite promenade matinale avant d’aller travailler. Vous allez bien ?”

“Oui très bien, merci. Je me baladai un peu dans le coin avant de venir dans votre restaurant.”

“Je pensais que vous ne viendriez pas. Je suis content que vous soyez venu comme convenu pour venir chercher votre chaton. Cela me fait vraiment plaisir de vous revoir. Sincèrement.”

“C’est très gentil à vous de me donner un chaton. J’adore tellement les chats. C’est une passion que j’ai depuis toute jeune.”

“Et bien en ce qui me concerne, c’est pareil. J’aime beaucoup les chats. Ils sont tellement adorables. Comme je le vous disais hier, j’ai une chatte qui s’appelle Blanchette et qui a eu une portée de 5 chatons il y a deux mois et j’essaye de trouver des personnes qui aimeraient bien les adopter car je ne peux pas tous les garder à part mon petit Chenapan dont je me suis tout de suite, pris d’affection.”

“Il est vraiment beau votre Chenapan et très espiègle. Hier, il mordillait une de mes tongues puis il avait joué avec les franges de mon paréo. Vous avez bien raison de le garder.”

“Oui, merci. Je l’adore mais si je ne m’y étais pas autant attaché, je vous assure que je vous l’aurais bien donné.”

“Mais non ça va. Ce n’est pas grave du tout, je vous assure. Cela ne me fait rien d’en choisir un autre et puis j’aime tous les chats.”

“Ok merci. »Â 

Thierry retira ses lunettes de soleil et se passa la main dans les cheveux mais les mèches rebelles et dorées lui retombèrent aussitôt sur le front.

“Vous venez souvent ici ? Vous êtes en vacances ?” demanda t-il.

“Cela fait une semaine que je viens ici car je suis effectivement en congés mais aujourd’hui c’est mon dernier jour. Dès Lundi je reprend le chemin du travail.”

“C’est vrai ?? et dire que j’aurais pu vous manquer si Chenapan n’était pas allé à votre rencontre.”

Jessica regarda un bref instant les yeux bleus turquoises qui la fixaient puis détourna la tête en ne sachant quoi lui répondre.

“Excusez-moi, je ne voulais pas vous gêner mais vous êtes si belle et je ne peux pas repousser mes sentiments. Je n’ai pas cessé de penser à vous hier soir, à notre rencontre grâce à Chenapan. Rien n’était prémédité. Je me disais même que vous ne reviendriez plus jamais et cela me tourmentait. Je suis sérieux…”

“Mais on se connaît à peine. Vous ne me connaissez pas…”

“Je ne vous connais pas. C’est vrai. Mais je vous vois telle que vous êtes et vous me plaisez beaucoup et peu importe tout le reste. Je suis célibataire depuis 6 mois et je recherche la femme de ma vie. Pas un simple flirt sans lendemain. J’ai essuyé pas mal d’échecs à ce sujet. Je ne me jette pas sur n’importe qui comme ça tous les jours. Je ne suis pas un cavaleur même si vous avez l’air de penser le contraire. Et encore une fois, je ne pense pas me tromper sur vous.”

Jessica ne savait plus trop où elle en était ; subitement tout allait trop vite et elle ne savait quoi lui répondre à ce moment là puis enfin, prenant son courage à deux mains elle lui dit :

“Vous semblez sincère mais je préfère prendre mon temps. J’espère ne pas vous froisser.”

“Mais bien au contraire. Je suis d’une nature patiente et d’instinct je sais si je peux me fier à telle ou telle personne. Mais je vous comprends tout à fait. Je ne suis qu’un étranger. Nous apprendrons à nous connaître au fur et à mesure. Mais en attendant, que diriez vous de choisir votre chaton ? Mon restaurant est à deux pâtés de maisons d’ici. Allons y si vous le voulez bien. Qu’en pensez-vous ?”

“Oui avec plaisir. Je veux bien.”

Ouf ! Jessica fut soulagée. Sauvée par le gong ; elle choisirait le chat puis disparaîtrait au plus vite.

Tous deux marchaient tranquillement, côte à côte parmi la foule qui commençait à envahir les petites rues qui menaient à la plage.

“Voilà, nous y sommes. Voici le restaurant dont je vous parlais. Je gère le resto depuis déjà 4 ans. C’est un patrimoine familial que mes parents tenaient durant 30 ans. A présent ils sont des retraités et c’est moi qui en suis le principal propriétaire. C’est beaucoup de travail mais je suis fier de cette succession familiale.”

Thierry entraîna Jessica à l’intérieur de la grande salle climatisée du restaurant comportant une grande et large baie vitrée qui donnait sur une vue panoramique du bord de mer. Vraiment splendide !

Les couverts étaient déjà disposés sur chacune des tables rondes habillées de nappes blanches et agrémentées de petits vases de fleurs de bougainvilliers rose fushia.

La salle était décorée avec beaucoup de goût et on pouvait entendre les premières notes musicales de “Song of Ocarina” provenant des 4 hauts-parleurs fixés à des supports murales tout autour de la pièce.

Cette musique était vraiment belle et était parfaitement adaptée au cadre du restaurant. Décidément cet homme avait tout pour plaire.

« Vous aimez cette musique Jessica ?

« Oui beaucoup, j’ai d’ailleurs son album. C’est bien de Diégo Mondena, n’est ce pas ?”

“Oui, en effet. Je vois que nous avons pas mal de points communs.”

Jessica esquissa un petit sourire. Oui il n’avait pas tort.

Des effluves d’oignons frits commencèrent à s’échapper de la cuisine. Ca sentait très bon.

“C’est mon meilleur ami et associé qui est déjà aux fourneaux. C’est vrai qu’il est déjà 11h00. Comme le temps passe vite. Il est en train de préparer les crabes farcis ; la spécialité de la maison. Venez, je vais vous le présenter.”

Jessica suivit Thierry dans un étroit corridor qui menait à la cuisine.

“Et voici Vincent, le Chef cuisinier de notre établissement. Vincent, je te présente Jessica. La personne dont je t’ai parlé hier.”

“Bonjour Mademoiselle. C’est un plaisir de vous connaître. C’est vous qui avait retrouvé Chenapan ! encore merci. Je suis en train de cuisiner des crabes farcis, comme vous pouvez le voir.”

“Oui et je trouve que ça sent très bon.”

“Merci à vous.”

Vincent portait une toque et un tablier blanc noué à la taille, maculé d’éclaboussures de sauce tomate. Il avait de l’embonpoint au niveau du ventre et ses yeux étaient noirs comme des olives.

Son visage écarlate, sans doute dû à la chaleur des cuissons des différents mets qui mijotaient doucement dans plusieurs grandes et hautes casseroles, affichait néanmoins un large sourire bien sympathique.

On pouvait ressentir qu’il aimait bien faire la cuisine et que c’était un bon vivant.

Il est vrai que toutes ces odeurs culinaires ne pouvaient que vous mettre en appétit et à n’en pas douter le fameux crabe farci, spécialité de la maison devait être une pure merveille des papilles.

“On va te laisser mon cher Vincent. Je vais dans la véranda avec Jessica pour lui faire montrer les chatons.”

“OK, je retourne aux fourneaux. Au-revoir Jessica et à bientôt, j’espère !!! Ce fut un plaisir de vous rencontrer. Je vous souhaite une belle journée.”

“Merci beaucoup !! Pour moi aussi ce fut un plaisir. Au-revoir et bonne continuation !”

Jessica et Thierry quittèrent la cuisine et se retrouvèrent à l’intérieur de la jolie véranda vitrée qui donnait également vue sur la mer.

“Venez Jessica, je vais enfin pouvoir vous faire montrer nos adorables chatons. Ils sont là, dans cette caisse.”

Soudain elle sentit une petite morsure très légère à la cheville et elle ne put s’empêcher de sursauter.

C’était Chenapan, toujours autant espiègle celui-là !

“Hé !!” s’écria Jessica. « Tu veux jouer avec moi ? »

Thierry éclata de rire.

“Je crois bien qu’il en a après vos pieds !! C’est un petit joueur ce Chenapan !! Mais dis donc toi, tu vas arrêter d’embêter Jessica !”

Jessica sourit. Décidément ce Chenapan portait bien son nom !
Elle se rapprocha de la caisse et vit les 4 autres chatons qui jouaient ensemble. Qu’ils étaient beaux ! Mais son regard fut attiré par l’un d’entre eux qui était tout blanc avec des yeux gris-bleus comme Chenapan.
Jessica prit le chaton dans ses bras et commença à lui caresser la tête.

“Je vois que vous avez fait votre choix. C’est un mâle comme Chenapan. Les 3 autres sont des femelles.”

Jessica souriait. En effet elle venait de faire son choix.

“Je l’adore déjà. J’aime sa couleur toute blanche et il a vraiment de magnifiques yeux !”

“Oui vous avez raison. Et celui-là est très doux, il n’est pas comme Chenapan.

Il est disons plus calme et très calin. Je pense en effet que vous avez fait un excellent choix.”

Jessica ne cessait de caressait le petit ventre tout chaud du chaton qui fermait les yeux et ronronnait bruyamment.

“Je ne sais comment vous remercier. Il est vraiment très beau et j’en rêvai déjà depuis longtemps d’en adopter un. C’est vraiment très gentil de votre part.”

“Mais de rien Jessica !! C’est un réèl plaisir !!!”

Et voilà que les yeux bleus turquoise recommençaient à nouveau à la regarder avec insistance ; ce qui avait tendance à la rendre nerveuse, si bien qu’elle se cramponnait à ce chaton pour se donner une certaine contenance.

“Et bien je pense que je vais vous laisser à présent. Je vais devoir rentrer et ce sera mieux pour le chaton afin qu’il puisse s’acclimater à son nouvel environnement”

“Déjà !” s’exclama aussitôt Thierry.

Il se rapprocha davantage d’elle.

“Vous voulez déjà vous enfuir et me laisser. Vous me plaisez tellement. Je vous en prie, ne partez pas encore. J’aimerai vous inviter à déjeuner pour ce midi. Je demanderai à ma soeur de me remplacer. Je vous emmènerai ailleurs pour cette occasion. Je connais un petit restaurant qui fait d’excellentes moules marinière avec des frites faites maison ; que vous m’en direz des nouvelles. On peut y aller à pied. Le restaurant n’est pas très loin d’ici. Vous aimez les moules ?”

“Oui j’aime bien mais je ne veux pas vous ennuyer plus…”

“Mais point du tout. Cela me ferait très plaisir au contraire. Et puis, ça ne vous engage à rien. Il s’agit juste d’un déjeuner et ensuite vous jugerez de ne plus jamais me revoir si vous le souhaitez.”

Jessica se sentait toute bête. Oui après tout il avait raison. Cela n’engageait à rien. Alors pourquoi pas ? Et puis elle aimait beaucoup les moules marinières. Au diable sa glacière qui était restée dans le coffre de sa voiture !

“Alors c’est oui ? Je suis content. Merci d’accepter. Je vais téléphoner à ma soeur. Excusez-moi, je reviens dans quelques minutes. Vous pouvez redéposer le chaton dans la caisse puis vous le reprendrez plus tard.”

“D’accord” répondit Jessica.

Thierry lui sourit puis disparu à l’intérieur de la grande salle du restaurant.
Jessica ne pouvait plus s’échapper et en même temps elle n’y tenait pas tant que ça. Il était non seulement bel homme mais il était aussi très galant ; un vrai gentleman comme on en trouve peut et puis il lui plaisait bien.

Cette fois, elle en était certaine, ce serait sans doute lui l’homme de sa vie.
Thierry réapparut.

“Voilà c’est fait ! On peut y aller Jessica.”

“Je viens” répondit-elle dans un demi-sourire tout en regardant le petit chaton tout blanc qu’elle venait de déposer à terre et qui semblait lui miauler à son intention :

“Vas y, c’est une personne formidable, n’ai pas peur !! le grand amour est devant toi. Suit le, tout simplement.”

Et ce fut en cette belle journée ensoleillée de mois de Juillet que Jessica suivit Thierry pour ne plus jamais le quitter.

Tel fut le destin de ces deux êtres qui se marièrent 8 mois après leur rencontre.
Pourquoi attendre ? puisqu’ils étaient faits l’un pour l’autre et que tous deux le savaient déjà depuis longtemps ; dès la seconde où ils s’étaient rencontré Ce jour.

Ce jour unique et pas comme les autres.

Ce jour de l’amour…

 

Ce jour : Première partie

BLANCHEUR

Le soleil lui brûlait la peau mais elle profitait de ce moment. Le ciel était d’un bleu limpide sans nuages et ce soleil si brûlant l’aveuglait littéralement si bien qu’elle n’aperçut pas le petit chaton qui courait vers elle.

Soudain, elle le vit en train de machouiller une de ses tongues. 

“Hé petit chenapan ! Que fais tu ? Tu vas abîmer ma savatte.”

Le chaton était trop mignon. Son petit museau était d’un blanc immaculé alors que sa robe était de couleur rouquine : vraiment trop craquant.

“Et hop je te tiens mon petit ! Tu fais quoi ici sur cette plage ? Tu t’ais perdu ou bien on t’a abandonné ? tu ne portes pas de collier ?”  

Jessica caressait le doux pelage soyeux de Snoopy. Elle avait décidé de le garder au cas où il aurait été abandonné et elle avait déjà choisi son petit prénom pour lui car elle l’aimait déjà ce petit bout de chou.

“Tu verras, je prendrais bien soin de toi mon Snoopy et je t’aimerai énormément ».

Oui c’était le signe du destin et pourquoi pas ? Après tout, elle en était presque certaine que personne ne viendrait réclamer cette jolie petite boule de poil. Une rencontre des plus improbable mais pour une fois un bien joli cadeau tombé du ciel.

Jessica avait un grand sac de plage presque vide alors elle décida d’y installer Snoopy afin que celui çi ne puisse pas s’enfuir. Juste le temps de quitter cette plage, de rejoindre rapidement à pied son véhicule qui était stationné à quelques pâtés de maison et hop ! le tour était joué.

Au début Snoopy eut peur d’être à l’intérieur du grand sac puis il finit par se trouver une occupation en jouant avec les franges de son paréo légèrement humidifié par l’eau de mer et qui était resté en boule tout à fait au fond parmi toutes ses petites affaires.

Qu’est ce qu’il était joueur ce petit Snoopy !

Jessica était enfin à l’intérieur de sa voiture et elle chantonnait de joie tellement elle était heureuse.

Aujourd’hui était un jour pas comme les autres. Un jour unique ! dont elle n’oublierait jamais.

Soudain quelqu’un tapa sur la vitre côté passager. C’était un homme coiffé d’une casquette bleu marine avec des yeux rieurs couleur turquoise qui criait :

“Mademoiselle ! Heureusement que je suis venu à temps. Vous avez pris mon petit chaton. Je l’avais perdu ce matin. Je suis vraiment navré mais j’aimerais bien le récupérer s’il vous plaît ! »

L’homme en question avait un sourire colgate et il semblait être sincère dans ses dires en ce qui concernait le petit snoopy.

Mince alors ! C’était trop beau pour être vrai ! se dit Jessica. Elle ouvrit sa portière et se retrouva nez à nez avec Monsieur qui avait perdu son chat.”

Jessica lui dit presque à contre coeur :

“Sa tête est toute blanche et son corps est rouquin. C’est bien votre chat ? ”

“Oui” s’empressa de dire Thierry, tout en lui serrant la main. “C’est bien mon chaton. Je vous ai vu au loin sur la plage en train de mettre Chenapan à l’intérieur de votre sac. Oui c’est son petit nom car il est très espiègle. Je disais donc : j’ai couru mais ensuite il y avait trop de monde et je vous avais perdu de vue puis je vous revois ici dans cette rue. Heureusement, j’aurais pu vous manquer mais ne vous inquiétez pas, je pense que vous croyiez qu’il était abandonné n’est-ce pas ? Vous vouliez le garder ?”

“Je suis vraiment désolée si j’avais su. Tenez, le voici” s’empressa de répliquer Jessica.

Elle attrapa le petit animal qui n’arrêtait pas de jouer avec les franges de son paréo au fond de son sac.

“Voilà. Tenez le.”

Jessica tendit Chenapan à son propriétaire qui s’empressa de le prendre dans ses bras.

“Merci beaucoup Mademoiselle. C’est chic de votre part.”

Jessica regardait le petit chaton se blottir dans les bras de l’homme. Elle était sans voix. Finalement, ce n’était pas un si bon jour que ça. Jessica allait s’apprêter à dire au revoir à l’inconnu quand celui-çi lui dit dans un grand sourire :

“J’aimerais vous inviter à dîner ou encore prendre un verre s’il vous plaît. Pour vous remercier d’avoir retrouvé mon chat.”

Ses yeux bleus turquoise la dévoraient intensément avec toujours cet éternel sourire de séducteur.

“Heu…mais ce n’est pas nécessaire. Je vous assure. Et puis j’avais décidé de l’adopter comme vous savez.”

“Et je suis certain que vous auriez pris grand soin de lui” dit l’homme tout en caressant le dos de Chenapan qui lui mordillait le bout des doigts.

“J’aimerais vous inviter. Je m’appelle Thierry et vous ? ”

“C’est Jessica” dit-elle.

“Je suis propriétaire de ce petit restaurant que vous voyez là-bas au bord de la plage et cela me ferait vraiment plaisir de vous inviter à dîner. Il est justement presque 19 heures.”

“Mais c’est à dire que…Je n’habite pas ici et je dois rentrer. Je suis désolée. »

“Bon je n’insiste pas Jessica mais je vois que vous avez l’air d’aimer nos amis les chats. Que diriez vous si je vous offrais un de mes chatons. Il se trouve que ma chatte a eu une portée de 5 chatons il y a deux mois et cela me ferait plaisir de vous en offrir un. Vous pourriez le choisir. Les chatons se trouvent sur la véranda de mon restaurant.”

Jessica se mordit la lèvre inférieure. La tentation d’avoir un petit chaton ou tout simplement refuser. Pourtant elle avait tellement envie d’avoir une petite boule de poil. Que faire ? Accepter l’offre ?

“Je vous promets que je n’attend rien en retour si cela vous pose problème. C’est juste que vous m’avez l’air sympathique et que vous étiez prête à me prendre mon petit chenapan alors…”

L’homme souriait sans arrêt et ne cessait de la regarder avec insistance. Jessica aimait bien son regard mais pas que…

Il avait un corps agréable et de jolis cheveux blonds dorés dont quelques mèches rebelles qui lui tombaient sur le front. Mais qu’avait elle ? Non encore un séducteur comme tant d’autres qui voulait sans aucun doute s’amuser et garder un petit souvenir de vacances sur son tableau de chasse.

Jessica décida de refuser l’offre si tentante et fit mine d’ouvrir sa portière. Il fallait qu’elle parte.

Thierry la regardait intensément puis lui dit :

“C’est dommage. Pourtant j’étais vraiment sincère, vous savez. C’est vrai aussi…je ne vais pas vous mentir, je vous trouve très belle. Dès que je vous ai vu…Mais sans doute que je dois vous faire peur d’être si pressant. Pourtant, je ne le fais pas exprès. Je pense qu’on pourrait mieux se connaître. Je pourrais vous donner mon numéro de mobile. J’insiste car…”

Le visage de Jessica devint rouge pivoine.

“Vous me plaisez, c’est tout. Et je recherche une relation sérieuse et sincère, pas du tout un petit flirt sans lendemain. J’ai passé l’âge” dit Thierry.

Il la regardait toujours autant intensément mais il ne souriait plus ; son visage était grave.

Jessica lui répondit en bafouillant :

“Heu… je ne sais que vous dire mais par contre je voudrais bien un petit chaton si…”

Thierry lui coupa les mots de la bouche en s’écriant de joie :

“Mais biensûr Jessica. L’offre tient toujours et cela me ferait plaisir.”

Jessica sourit timidement et dit :

“Merci. Là, je dois rentrer chez moi mais je pourrais revenir demain matin par exemple pour prendre un petit chaton.”

“Ok, pas de souci. Je vous attendrai Jessica” puis il s’approcha d’elle mais Jessica eut un mouvement de recul.

Thierry lui sourit. “Je voulais juste vous serrer la main.”

« Oui, biensûr. Désolée” dit Jessica avec nervosité.

La main de thierry enserra la sienne avec douceur tandis que le petit chaton était juché sur son épaule droite, en train de la fixer de ses petits yeux gris bleus espiègles.

Jessica ne le savait sans doute pas mais à cet instant là ; cette poignée de main scellerait bientôt son destin à celui de ce bel inconnu pour toujours, en ce fameux jour d’été tout à fait ordinaire du mois de Juillet.

Finalement ce fut un jour extraordinaire que Jessica raconterait un beau jour avec fierté et émotion à ses deux futurs enfants…