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22 Mai ♄♄♄

22 Mai, date que je n’oublierai jamais


Date qui m’émeut toujours autant lorsque je repense Ă  toi, Papa


Date de ta naissance, de ton entrée dans ce monde


Date que je souhaitais mettre en lumiĂšre aujourd’hui, ce Mercredi 22 Mai 2019 si ensoleillĂ© dans le Sud de la France


Ce soleil que tu aimais tant


D’ailleurs, lorsque tu nous as quittĂ©s en Novembre 2017, il y avait un grand soleil radieux le jour de ton enterrement
 Certes, il faisait trĂšs froid mais le soleil Ă©tait là


Tu avais alors rejoins l’immensitĂ© du ciel bleu azur un Mercredi matin tout comme celui d’aujourd’hui du mois de Mai de ton anniversaire


Un mercredi alors si triste et douloureux


Un mercredi qui me fit aussi prendre conscience à quel point je t’aimais


Non pas que je l’ignorais


Mais parfois on sous-estime ses sentiments


On ne se rend pas compte des années qui passent, qui elles, justement, nous rapprocheront pourtant un peu plus et irrémédiablement de la Mort


On ne fait pas suffisamment attention et un jour le moment fatidique que l’on repousse constamment de notre esprit finit par arriver


Cela fait hĂ©las parti de la vie, c’est vrai, mais c’est une chose que j’ai toujours autant de mal Ă  accepter


Je t’aimais tant mais je ne m’en rendais pas compte
 Pas compte Ă  quel point mon amour pour toi Ă©tait immense


Aujourd’hui, je sais


Et il y a tant de choses que j’aurais voulu encore te dire oĂč partager avec toi

On ne dit jamais assez « Je t’aime » aux personnes que l’on aime


Pas suffisamment en tous les cas et surtout de leurs vivants
 Sans doute par pudeur


Mais là encore, c’est une erreur de penser ainsi


Aujourd’hui, je t’écris et je revois tant de souvenirs de toi


De si beaux et merveilleux souvenirs


Alors voici ces quelques mots que je voulais te dĂ©dier car je t’aime fort et que je ne peux t’oublier


Ta Naissance :

Né un 22 Mai 1935 à Caudéran en Gironde à 02H00 du matin, ton signe astrologique est bien donc celui du Gémeaux.

En tant que signe d’air (tout comme moi), tu Ă©tais toujours reliĂ© Ă  tout ce qui concernait l’esprit.

Mercure, ta planĂšte te permettait de voler avec aisance d’une situation Ă  l’autre, d’un lieu Ă  l’autre avec une certaine facilitĂ©.

C’est pourquoi ton signe « GĂ©meaux » reprĂ©sentĂ© par des jumeaux identiques est Ă©galement symbolisĂ© par cette icĂŽne ci-aprĂšs qui ressemble fortement Ă  s’y mĂ©prendre en regardant de loin Ă  une paire d’ailes (en tous les cas cette icĂŽne lĂ  dont j’avoue particuliĂšrement aimer parmi toutes celles qui existent).

 

Ainsi, tu avais donc la facultĂ© de t’adapter Ă  n’importe quelle situation et ce malgrĂ© certains obstacles rencontrĂ©s dans ta vie


Tes ailes de GĂ©meaux te rendaient alors agile, libre et lĂ©ger comme peut l’ĂȘtre un oiseau


Tu dĂ©gageais une telle jeunesse Ă©ternelle, un charme adolescent, un sourire en coin, une lueur dans le regard pouvant sĂ©duire n’importe qui Ă  ton passage…

Ta curiositĂ©, ton intelligence, deux atouts majeurs de ta personnalitĂ© ne cessaient de t’enrichir et de te faire continuellement Ă©voluer


Tu avais toujours soif de connaissances, de nouvelles expĂ©riences car tu t’intĂ©ressais au monde qui t’entoure


Ne surtout pas restĂ© figĂ© sur certains soucis du passĂ© mais au contraire avancer ; tels Ă©taient tes maĂźtres mots car c’était ainsi que tu fonctionnais


Tu n’étais pas un homme Ă  te laisser abattre


Et si parfois la nostalgie te gagnait, c’était tout simplement parce que tu aimais ton passĂ© d’expatriation Ă  l’étranger


Et puis c’est humain d’ĂȘtre nostalgique, cela fait parti de la vie


Et toi, tu aimais tant la vie


VoilĂ  toutes les facettes qui caractĂ©risaient tant l’homme que tu Ă©tais


Sociable, gĂ©nĂ©reux, aimant beaucoup l’humour, tu Ă©tais un vĂ©ritable boute-en-train


Ah ! Tu avais une si belle personnalité ! Et je ne dis pas cela parce que je suis ta fille


Pour moi, tu Ă©tais un pĂšre exceptionnel, si sensible, si protecteur, si bon


Il est certain qu’en Ă©crivant tout cela sur toi et surtout en employant chaque verbe Ă  l’imparfait, je ne peux m’empĂȘcher d’avoir les larmes aux yeux mais c’est ainsi et je n’y peux rien


Tu me manques tant Papa


On dit que le temps guérit peu à peu les chagrins endurés mais me concernant je dirais que non


Tu es parti il y a dĂ©jĂ  1 an et 6 mois mais je ne m’en remets toujours pas


C’est pourquoi je tenais Ă  t’écrire ce petit texte, rien que pour toi


Mais avant d’en dire encore davantage sur tout ce que tu Ă©tais, je voudrais tout d’abord faire un petit retour en arriĂšre


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Un retour sur ton passé :

Dans les annĂ©es 50, ta mĂšre qui travaillait alors pour l’ambassade du Mexique avait Ă  cette Ă©poque-lĂ  pas mal d’ambition pour toi lorsque tu Ă©tais encore Ă©tudiant dans ton Ă©cole de commerce Ă  Marseille.

Elle souhaitait fortement que tu deviennes Avocat oĂč encore Journaliste. Mais ce qu’elle ignorait Ă©tait que ta destinĂ©e ne se profilerait point dans ces secteurs du travail mais plutĂŽt vers une autre filiĂšre


Une filiÚre qui te réserverait alors de bien belles surprises et opportunités


Une filiĂšre, certes au dĂ©part des plus classique puisqu’il s’agissait du domaine de la ComptabilitĂ© mais qui deviendrait au fil du temps et trĂšs nettement beaucoup plus enrichissante et stimulante


Toi-mĂȘme, tu ne pouvais alors pas encore t’en douter mais la voie que tu Ă©tais en train d’emprunter te mĂšnerait vers plusieurs et belles contrĂ©es


Elle te conduirait Ă  bord d’un Boeing pour aller vers ton premier pays africain : Madagascar Ă  Antananarivo puis en direction de Namakia, un village situĂ© en pleine brousse non loin de la mer mais pas non plus coupĂ© du monde oĂč encore totalement en vase clos comme on pourrait le penser
 Loin de là


Un endroit trÚs plaisant, un véritable lieu de Cocagne comme tu aimais à le dire à quiconque lorsque tu racontais ta vie passée là-bas


Un lieu inoubliable oĂč se trouvait alors la sociĂ©tĂ© sucriĂšre « Siramamy » (signifiant « Sucre » en langue Malgache) dans laquelle tu travaillais en tant que Chef-Comptable.

Une sociĂ©tĂ© qui marquerait alors Ă  jamais ta carriĂšre professionnelle et qui te propulserait quelques annĂ©es aprĂšs vers d’autres pays africains : CĂŽtĂ© d’Ivoire Ă  Abidjan, GuinĂ©e Ă  Conakry, Tchad Ă  N’Djamena puis Ă  nouveau un retour Ă  Madagascar Ă  Antananarivo dans les annĂ©es 92. Et bien-sĂ»r toujours accompagnĂ© de ta petite famille (Maman, Olivier et moi) !

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Et donc, pour en revenir au souhait de ta Maman qui voulait que tu deviennes avocat oĂč encore Journaliste lorsque tu Ă©tais jeune, on peut dire aujourd’hui avec du recul, que tu n’aurais vraiment rien eu Ă  envier Ă  ces deux mĂ©tiers. Bien au contraire, puisque ton goĂ»t de l’aventure, de l’exploration, des voyages, de l’évasion furent pleinement exaucĂ©s et accomplis de bout en bout


Et ce que tu ne savais pas non plus encore, c’est que tu aurais connu aussi le grand amour à Madagascar


L’amour de ta vie, celle qui serait alors devenue ta femme ainsi que la mùre de tes enfants


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Oui, la terre si rouge de Madagascar que tu avais alors foulĂ© du pied pour la toute premiĂšre fois Ă  l’ñge de 33 ans un certain 26 FĂ©vrier 1968 t’avait donc rĂ©ellement portĂ©e chance


Elle t’avait permis de rencontrer Maman, de vous aimer puis de vous unir quelques annĂ©es aprĂšs en 1972 Ă  Majunga Ă  la mĂȘme date que celle de ton arrivĂ©e Ă  Madagascar


DĂ©cidĂ©ment, le 26 FĂ©vrier Ă©tait Ă  n’en pas douter une date porte-bonheur symbolique !

Quelle magnifique histoire d’amour ! N’est-ce pas ?

Maintenant, Papa, je te propose d’aller encore plus loin dans ton passé 

Parlons à présent un peu de ton enfance.

Une enfance que tu aimais bien nous raconter de temps en temps et que je souhaiterais retranscrire ici, dans cet article


Nous étions alors dans les années 40 et tu séjournais dans la maison de tes grands-parents maternels située à Chalon-sur-SaÎne.

Un jour de sortie, dans les rues du centre-ville, ta grand-mĂšre et toi Ă©tiez tombĂ©s sur un soldat Allemand. Et en te voyant, sans doute par rapport Ă  ton adorable petite bouille de garçonnet ĂągĂ© de 5 ans, le soldat avait souhaitĂ© t’offrir des bonbons. Ta Grand-mĂšre accepta sans rechigner qu’il te les donna afin de ne pas le contrarier oĂč tout simplement juste par crainte vu le contexte de l’époque
 Quoi qu’il en soit, et comme n’importe quel enfant insouciant de ton Ăąge, tu Ă©tais bien content de sucer tes bonbons


Une autre fois encore, toujours lors d’une promenade dans les rues de Chalon-sur-SaĂŽne, c’était alors durant la pĂ©riode de la libĂ©ration de la France, tu avais donc 9 ans ; vous Ă©tiez tombĂ©s Ă  nouveau ta Grand-mĂšre et toi sur un soldat mais cette fois-ci un G.I (soldat AmĂ©ricain) qui t’offrit spontanĂ©ment des chewing-gum comme ils aimaient bien le faire Ă  cette Ă©poque-lĂ  avec tous les Français


Une confiserie que tu dĂ©couvrais alors avec dĂ©lectation et pour la toute premiĂšre fois de ta vie d’enfant.
Une confiserie dont le goĂ»t mentholĂ©/sucrĂ© ainsi que leur fameuse texture en gomme destinĂ©e Ă  ĂȘtre mĂąchĂ©e et non avalĂ©e firent sans aucun doute ton Ă©merveillement vu qu’il n’existait point ce genre de sucrerie en France.

Ce fut d’ailleurs Ă  ce moment-lĂ  que tu appris que le Cheming-gum avait Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en AmĂ©rique et que les G.I en avaient ramenĂ©s plein de lĂ -bas dans leurs bardas lors de leur dĂ©barquement en Normandie, le 06 Juin 1944 pour libĂ©rer et sauver la France.

Et pour continuer la petite histoire du chewing-gum, l’un de ces G.I, Courtland E. Parfet dĂ©cida un jour de revenir en France en 1952 pour y lancer la marque « Hollywood », un chewing-gum Ă  la chlorophylle entiĂšrement alors fabriquĂ© en France et qui plus est dans la premiĂšre usine qui venait de s’installer Ă  Montreuil.

Et voilà comment le fameux Cheming-gum (bubble gum) finit par se populariser en France à la fin de la deuxiùme guerre mondiale et qu’il devint de plus en plus à la mode


IntĂ©ressant, n’est-ce pas ? Je parle de ton enfance et j’en apprends des choses car j’ignorais que la marque « Hollywood » avait Ă©tĂ© entiĂšrement fabriquĂ©e en France… Comme quoi !

Alors Papa, que dirais-tu de parler encore d’une autre anecdote ? Maintenant que je suis sur ma lancĂ©e, je ne vais pas m’arrĂȘter en si bon chemin
 C’est parti !

Ton Grand-pĂšre maternel que tu apprĂ©ciais vraiment beaucoup, Pharmacien de profession tenait sa propre officine dans le centre-ville de Chalon-sur-SaĂŽne et lorsque tu Ă©tais en vacances scolaires et que tu venais sĂ©journer chez tes grands-parents, tu ne manquer jamais de te retrouver avec lui dans sa pharmacie et d’observer avec grand intĂ©rĂȘt tout ce qu’il accomplissait et surtout la maniĂšre dont il prĂ©parait les mĂ©dicaments de sa clientĂšle. Tu trouvais cela particuliĂšrement fascinant et passionnant qu’il puisse par de savants mĂ©langes et dosages bien pesĂ©s, fabriquer sous tes yeux Ă©bahis des mĂ©dicaments qui par la suite, permettraient de soigner et de guĂ©rir les patients venant alors les rĂ©cupĂ©rer.

D’ailleurs, Ă  force de venir sur le lieu de travail de ton Grand-pĂšre, tu finissais mĂȘme par apprĂ©cier l’odeur de tous ces mĂ©dicaments


Si certaines personnes n’aiment pas trop ce genre d’odeur, toi, par contre tu ne trouvais pas cela si dĂ©sagrĂ©able que ça


En fait, tu commençais Ă  aimer tout ce qui Ă©tait en relation avec la mĂ©decine et mĂȘme que la vue du sang ne te faisait point peur


Quelques annĂ©es aprĂšs, lorsque tu fis ton service militaire obligatoire et qu’on t’affecta au poste d’infirmier, tes supĂ©rieurs disaient de toi que tu savais mieux que personne administrer les piqĂ»res aprĂšs ton apprentissage en la matiĂšre bien-sĂ»r. C’était devenu pour toi ta grande spĂ©cialitĂ© d’insĂ©rer une aiguille dans la veine d’un avant-bras oĂč encore dans le muscle d’une fesse. Et donc, le maniement de la seringue n’avait plus aucun secret pour toi !

Tout cela pour dire, que le domaine de la mĂ©decine t’attirait mais pas non plus pour en faire ton mĂ©tier.

Certes, pas mĂ©decin mais tu veillais toujours Ă  avoir avec toi toutes sortes de mĂ©dicaments Ă  portĂ©e de main, au cas oĂč, sait-on jamais ?

Et puis ne dit-on pas qu’il vaut mieux prĂ©venir que guĂ©rir ? Et donc, toi, tu Ă©tais toujours bien muni, peut-ĂȘtre un peu trop d’ailleurs et c’est sans doute pour cela que Maman disait toujours de toi en te taquinant que tu Ă©tais une vĂ©ritable armoire Ă  pharmacie Ă  toi tout seul ! Ce qui Ă©tait la stricte vĂ©ritĂ© !

Un petit mal de tĂȘte ? Demande Ă  Papa, c’est certain qu’il aura de l’aspirine sur lui


Et il s’avĂ©rait que c’était toujours le cas et ce durant des annĂ©es et des annĂ©es


Un petit bobo ? Des crampes d’estomac ? Un mal au cƓur ? Papa aura trĂšs certainement de quoi te soigner, c’est sĂ»r


Quand j’y repense Ă  tous ces instants-lĂ , cela me fait sourire et me rappelle ĂŽ combien c’était le bon temps


Ah ! Tu étais vraiment un sacré Papa !

Et maintenant mon Papounet, que dirais-tu si nous parlions un peu de tes goĂ»ts, de tes passions, de ce que tu aimais oĂč encore dĂ©testais ? Tu es partant ? Alors on y va


Épicurien dans l’ñme, tu ne pouvais cĂ©der Ă  la tentation de dĂ©guster une belle entrecĂŽte de bƓuf saignante accompagnĂ©e de ses pommes de terre sautĂ©es et bien-sĂ»r le tout relevĂ© d’un soupçon de moutarde et si possible Ă  l’ancienne


Tu Ă©tais un tantinet Carnivore et si on t’aurait demandĂ© de ne plus manger de viande rouge, de devenir pour ainsi dire VĂ©gĂ©tarien, tu aurais alors Ă©tĂ© bien malheureux


La nourriture Ă©tait trĂšs importante pour toi voire essentielle pour pouvoir te sentir bien
 Elle contribuait Ă  ton bonheur


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Voici d’ailleurs une petite liste de ce que tu aimais particuliùrement savourer :

Les huütres, les crevettes, le saumon, les moules-frites, le foie gras, l’andouillette, l’omelette aux champignons, le saucisson à l’ail, les spaghettis à la bolognaise, les lasagnes, la moussaka, le gratin dauphinois, le melon bien frais, les fraises à la chantilly, les truffes, le chocolat noir et bien d’autres mets encore


Tu mangeais un peu de tout à part les abats ainsi que toutes les catégories de fromages que tu fuyais comme la peste !

Et rien que d’y penser, cela me fait à nouveau sourire


C’est vrai que tu Ă©tais vraiment fĂąchĂ© avec le fromage.

Je me souviens encore des Saints Sylvestres passĂ©s ensemble en famille dans des restaurants dansants et prĂ©cisĂ©ment au fameux moment oĂč le serveur ne tarderait plus Ă  nous apporter nos assiettes remplies de diffĂ©rentes variĂ©tĂ©s de portions de fromages. Et c’est lĂ  que je faisais exprĂšs de te taquiner en te disant :

« Papa ! Tu vas adorer la suite du menu de fĂȘte ! »

« Ah oui ? Qu’est-ce que c’est ? » me disais-tu alors intriguĂ© sans savoir que je te faisais une blague.

« C’est du fromage Papounet ! Tu sais, ce que tu adores le plus ! »

Tu faisais alors directement la grimace en signe de dégoût puis pour te venger tu nous disais :

« Mais comment faites-vous pour manger ça ? L’odeur est franchement dĂ©sagrĂ©able !  »

Et nous, on renchérissait de plus belle :

« Tu es sûr que tu ne veux vraiment pas y goûter ? »

« Ah non alors ! Jamais d’la vie ! »

« Tu ne sais pas ce que tu perds ! » lui disions-nous alors en riant.

« Je ne perds rien du tout ! Allez ! Terminez plutÎt vos fromages qui sentent mauvais ! »

« Tu exagĂšres Papa ! Ça ne sent pas si mauvais que ça » disais-je alors en Ă©clatant de rire.

« Oh que si ! D’ailleurs, ça commence dĂ©jĂ  Ă  m’Ă©coeurer
 Pour vous dire ! »

DĂ©cidĂ©ment, le fromage et toi, c’était tout bonnement impossible !

Ah ! comme j’aimerais encore t’entendre me dire que tu dĂ©testais le fromage
 Cela m’amusait tellement


Certes, définitivement fùché avec le fromage mais friand des bonnes tartes aux pommes de Maman, de son onctueuse mousse au chocolat ainsi que de son fameux flan maison


Sans oublier la « ForĂȘt noire » que tu adorais dĂ©guster Ă  chacun de tes anniversaires


Et puis il y avait aussi les bonnes madeleines dorĂ©es Ă  souhait, les croissants Ă  la confiture d’abricots oĂč encore les gaufres sucrĂ©s qui te procuraient toujours autant de plaisir en les accompagnant d’un grand verre de lait bien chaud


C’est que tu Ă©tais trĂšs gourmand


Mais qui a dit déjà que la gourmandise était un vilain défaut ? Pas toi, en tous les cas


On sait maintenant tes goĂ»ts gustatifs mais qu’en est-il de tes passions ? Il serait temps d’en parler


Lorsque tu Ă©tais enfant, tu aimais beaucoup aller au cinĂ©ma… C’était un moment agrĂ©able qui te plaisait Ă©normĂ©ment ! Pouvoir visionner des films sur grand Ă©cran Ă©tait quelque-chose de magique pour toi. Si bien, que tu aurais bien voulu que le film ne s’arrĂȘta jamais
 En fait, Ă©tant dĂ©jĂ  un enfant trĂšs sensible, tu souhaitais tout simplement que la magie du film continua encore et encore d’opĂ©rer tout en illuminant  indĂ©finiment l’intĂ©rieur de la vaste salle obscure


Étrange oĂč pas, j’Ă©tais exactement comme toi enfant et mĂȘme durant la pĂ©riode de mon adolescence
 Pour dire ! Tel pĂšre, telle fille !

Et donc, les annĂ©es passants, tu aimais toujours autant aller au cinĂ©ma mais avec l’arrivĂ©e des K7 vidĂ©os puis enfin des DVD, tu prĂ©fĂ©rais largement regarder les films via ton tĂ©lĂ©viseur.

Tu apprĂ©ciais beaucoup les films qui te faisaient rire tels que : 4 mariages et 1 enterrement, Pour le pire et le meilleur, Le dĂźner de cons, Les Visiteurs 1 et 2 mais certainement pas le 3 que tu trouvais ratĂ©, Le grand blond avec une chaussure noire, La chĂšvre, Rain Man, Mme Doubtfire oĂč encore Forrest Gump avec sa fameuse rĂ©plique que tu aimais bien et moi aussi d’ailleurs :

« La vie, c’est comme une boĂźte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber »

L’humour Ă©tait trĂšs important pour toi
 D’ailleurs, sans cela, je pense que la vie t’aurait paru un peu fade


Une fois, je me souviens t’avoir demandĂ© quel genre de film tu aurais souhaitĂ© emmenĂ© avec toi si jamais tu devais te retrouver seul sur une Ăźle dĂ©serte. Et tu m’avais alors rĂ©pondu sans la moindre hĂ©sitation :

« Un film rigolo, ça c’est certain vu la situation dĂ©sespĂ©rĂ©e »

Et je t’avais ensuite demandĂ© :

« Mais quel film exactement ? »

« Le dßner de cons ! Il est tellement marrant ce film ! Au moins, je me sentirais moins triste dans ta fameuse ßle déserte ! »

Et je ne pouvais qu’abonder dans ton sens


Sacré Papa !

Non seulement tu aimais bien regarder des comĂ©dies mais tu aimais bien aussi pratiquer l’humour de temps Ă  autres en nous lançant toutes sortes de blagues et vannes pour ton plus grand plaisir…

Il faut dire aussi que tu avais pas mal de K7 audio humoristiques de Raymond Devos, de Fernand Reynaud oĂč encore de Guy Bedos que tu avais prĂ©cieusement conservĂ© depuis des annĂ©es et des annĂ©es et que tu aimais bien Ă©couter durant tes moments de loisirs et ce, sans jamais en ĂȘtre lassé 

Voici d’ailleurs les sketchs que tu prĂ©fĂ©rais sans doute le plus :

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Nous savons Ă  prĂ©sent que tu adorais l’humour mais pas que puisque tu aimais aussi Ă©couter de la musique. Cela pouvait aller de la musique classique, aux chansons de Georges Moustaki que tu apprĂ©ciais particuliĂšrement oĂč encore des musiques des Ăźles que tu avais appris Ă  aimer grĂące Ă  Maman et dont tu n’hĂ©sitais pas Ă  venir te trĂ©mousser sur la piste de danse avec elle en les Ă©coutant


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Car oui, tu Ă©tais un excellent danseur qui savait autant bien danser le Tango, la Valse que le Rock, le Cha-cha oĂč encore le Sega. Tous les pas de chacune de ces danses n’avaient aucun secret pour toi


Ce fut d’ailleurs toi qui initia Maman (à Madagascar) en lui apprenant quelques bases essentielles de la danse qui lui permirent ainsi à son tour de devenir tout comme toi une excellente danseuse.

Non seulement tu avais trouvé la femme de ta vie mais tu avais à présent la meilleure partenaire de danse qui soit !

Et quel beau couple vous Ă©tiez lorsque vous vous mettiez Ă  danser ensemble sur la piste de danse


À chaque fois, vous faisiez sensation


Ah ! C’était vraiment de merveilleux souvenirs que ces instants-lĂ  et ils resteront Ă  jamais gravĂ©s dans ma mĂ©moire


Mon petit Papounet, voilà que nous arrivons déjà presque à la fin de mon article


Et je sais que tu aimerais que cela continue encore et encore et moi aussi d’ailleurs


Tu me manques tellement…

Tu Ă©tais vraiment un Papa en or
 Un Papa si protecteur


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Sache que tu resteras pour toujours dans mon cƓur


Sache que le temps Ă©coulĂ© ne pourra t’effacer,

Sache que tu me manqueras toujours Ă©ternellement…

Sache que tous ces instants passés avec toi resteront


Oui, ils resteront infiniment gravĂ©s dans mon esprit…

Car je t’aime immensĂ©ment Papa ChĂ©ri ♄♄♄.

Ta fille, CĂ©cile.

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Mr Lapin 🐰

Je me souviens encore d’un souvenir d’enfance qui aujourd’hui me fait sourire lorsque j’y repense…

Un souvenir qui je dois bien l’avouer me rend aussi quelque peu honteuse mais disons-le surtout trùs originale


Nous habitions alors ma famille et moi Ă  Marseille et plus prĂ©cisĂ©ment Ă  Sausset les pins, dans notre charmante villa avec vue sur la mer et situĂ©e seulement Ă  quelques centaines de mĂštres d’elle


À cette Ă©poque lĂ , je devais bien avoir 5 ou 6 ans


Ah la la, et rien que de vous raconter le début de cette histoire, je souris déjà mais vous comprendrez alors bientÎt pourquoi


Je disais donc que je devais bien avoir 5 ou 6 ans


Un beau jour, mes parents avaient eu l’heureuse idĂ©e de m’offrir une jolie peluche, juste comme ça pour le plaisir de me donner un cadeau car je me souviens fort bien que ce n’était point mon anniversaire


Une belle attention de leur part dont je me souviendrai toujours


Et cette surprise-lĂ  n’était autre qu’un charmant lapin.

J’insiste sur le « un lapin » et non une lapine puisque celui-ci portait en guise de vĂȘtements une jolie salopette bleue ciel


Vous me diriez alors :

« Mais une lapine peut tout aussi bien porter une salopette ! »

Et je m’empresserai de vous rĂ©pondre que vous avez entiĂšrement raison sur ce point sauf que pour moi, je ne sais pas pourquoi mais je savais d’ores et dĂ©jĂ  qu’il Ă©tait bel et bien un « Garçon » et non une fille


De toute façon, dans mon esprit, je voulais absolument qu’il en soit un car j’en avais un peu marre d’avoir toujours des poupĂ©es fĂ©minines


Et donc, pour moi, il s’agissait bien d’un garçon et mĂȘme si en lui retirant sa fameuse salopette, on aurait pu croire et mĂȘme penser qu’il aurait trĂšs bien pu ĂȘtre les deux Ă  la fois : Fille ou Garçon Ă©tant donnĂ© qu’il n’avait aucune particularitĂ©s physiques singuliĂšre Ă  ce sujet !

Aujourd’hui, je me dis que le crĂ©ateur de cette peluche voulait sans doute, selon l’imagination oĂč encore le souhait de l’enfant que son Ɠuvre puisse devenir mixte


Un concept pas si mal, finalement !

Et donc, Mr Lapin, c’est ainsi que j’avais dĂ©cidĂ© de le nommer Ă©tait une peluche de couleur beige relativement grande puisqu’il mesurait Ă  tout casser 40 cm de hauteur


Un lapin fort grand et bien diffĂ©rent de l’animal que nous connaissons tous normalement dotĂ© de deux pattes avants ainsi que de deux pattes arriĂšres
 Mais pas en ce concernait Mon Lapin


Non, lui, il Ă©tait vraiment exceptionnel puisqu’il avait l’apparence d’un humain avec ses deux bras, ses petites mains, ses jambes, ses petits pieds chaussĂ©s de baskets blanches pouvant ainsi se tenir tantĂŽt debout oĂč assis lorsque je l’articulais telle une marionnette


Car oui, Mr Lapin Ă©tait trĂšs souple
 Il n’était pas rigide et encore moins statique comme la plupart des peluches


Et moi, j’adorais le faire mouvoir Ă  n’en plus finir comme s’il Ă©tait un vĂ©ritable ĂȘtre humain
 Pouvoir le faire marcher debout et non Ă  quatre pattes Ă©tait pour moi un pur bonheur


D’ailleurs, s’il n’aurait Ă©tĂ© qu’un simple lapin ordinaire comme tous les autres, cela ne m’aurait sans doute pas suffit alors disons qu’avec lui, j’étais une petite fille vraiment comblĂ©e


Et puis j’aimais bien aussi ses longues oreilles qui pendaient de chaque cĂŽtĂ© de sa jolie frimousse.

Elles Ă©taient si grandes qu’elles reposaient constamment sur ses petites Ă©paules, le rendant alors encore plus craquant et extraordinaire Ă  mes yeux d’enfant…

Je pouvais elles aussi les faire mouvoir Ă  ma guise et mĂȘme les entourer autour de mon index si l’envie me prenait tant elles Ă©taient souples Ă  souhait


Souples et bien douces car oui, Mr Lapin avait un pelage d’une extrĂȘme douceur
 Une douceur comparable Ă  de la peau de chamois mais en nettement plus soyeuse encore


Ah ! Qu’il Ă©tait tout doux Mr Lapin !

Certes, il avait le poil bien court, pas du tout Ă©pais pour deux sous mais c’était justement ce que je prĂ©fĂ©rais chez lui


Car oui, je dois bien avouer que je n’aimais point du tout les peluches Ă  poils longs dont on peut aisĂ©ment enfoncer nos doigts en profondeur de leur fourrure… Une sensation certes agrĂ©able pour certains mais pas pour moi…

Non, fort heureusement, Mr Lapin, lui, avait la juste mesure d’une fourrure toute douce, non envahissante
 ce qui me convenait parfaitement


Ah ! Ce lapin ! Je pense qu’il devait savoir que je l’aimais Ă©normĂ©ment mais il devait aussi trĂšs certainement m’en vouloir un peu et mĂȘme beaucoup si jamais il Ă©tait un tantinet rancunier


Mais ça, je ne le saurai jamais


Et c’est là que vous me diriez aussitît :

« Mais pourquoi t’en aurait-il donc voulu ? »

Et je vous répondrai alors ceci :

« Ben, il est vrai que je l’aimais vraiment beaucoup Mr Lapin mais pas la nuit
 »

« Comment ça, pas la nuit ? » vous exclameriez-vous alors trÚs intrigués.

Et moi d’un sourire amusĂ©, je vous dirais :

« Attendez, je vais vous expliquer
 »

Alors oui, j’adorais jouer avec Mr Lapin, lui parler, l’écouter, lui donner de multiples conseils et qu’il m’en donne aussi par la mĂȘme occasion puisqu’il aimait bien dialoguer avec moi

Ben oui, c’est vrai qu’on communiquait beaucoup ensemble lui et moi et pas qu’un peu d’ailleurs


Nous étions de véritables bazarettes si bien que si Maman se trouvait dans les parages, elle pouvait alors me dire en riant :

« Mais qu’est-ce que tu lui racontes encore de beau aujourd’hui Ă  Mr Lapin ? »

Et moi, prise sur le fait, (Ă  force de discuter, je ne m’étais mĂȘme pas aperçu qu’elle venait tout juste d’entrer dans ma chambre) je lui rĂ©pondais de mon petit sourire d’ange :

« Heu… Rien, Maman
 Je lui parle juste comme ça
 C’est tout
 »

Ah ! Ce Lapin
 il devait sans doute en avoir marre de m’écouter
 Quoique je ne pense pas puisqu’il ne s’agaçait jamais avec moi
 La preuve, son Ă©ternel sourire figĂ© sur son charmant minois me le confirmait fort bien si jamais j’en doutais


Ainsi, Mr Lapin Ă©tait pour ainsi dire toujours content sauf si je lui trouvais exceptionnellement une mine quelque peu chagrine par temps d’hiver

Mais là encore, à force de le consoler et de le cajoler, il retrouvait trÚs vite le moral et bien-sûr le sourire


Vous l’aurez compris : Mr Lapin n’était pas du tout compliqué  Il Ă©tait facile Ă  vivre et savait me comprendre mais surtout me faire des cĂąlins Ă  tout moment


Il Ă©tait bien plus qu’un simple partenaire de jeu
 C’était mon meilleur ami
 Celui qui partageait toutes mes journĂ©es lorsque j’étais Ă  la maison


Car il faut aussi que je vous dise que je n’emmenais jamais ma peluche avec moi Ă  l’extĂ©rieur


Et pourquoi donc ?

Tout simplement parce que je ne voulais pas la salir et surtout parce que je n’aurais pas voulu non plus jouer avec elle dehors


Mais pourquoi ça ?

Étant une enfant assez dynamique qui aimait beaucoup faire du vĂ©lo, courir oĂč encore jouer Ă  trappe-trappe avec mon frĂšre, vous pensez bien que ma peluche si adorable soit-elle m’aurait beaucoup plus encombrĂ©e qu’autre chose. VoilĂ , pourquoi


Ah ! Mais qu’est-ce que j’ai pu passer d’agrĂ©ables moments en compagnie de Mr Lapin ! C’était vraiment une sacrĂ©e peluche, ce lapin-là


C’est alors vous me diriez sans plus tarder :

« Mais tu nous disais aussi tout Ă  l’heure que tu ne l’aimais pas la nuit ta peluche
 Et pourquoi donc pas la nuit ? »

Resourire en coin de ma part


Je vais enfin pouvoir vous expliquer le pourquoi du comment


La nuit, au moment de me glisser sous les draps pour me coucher, je prenais alors ma peluche avec moi, plaçais sa jolie frimousse toute douce tout prùs de mon visage, contre ma joue puis je fermais les yeux et commençais à compter les moutons tout comme Maman me l’avait bien appris afin de pouvoir mieux m’endormir


Et en général, cette méthode marchait trÚs bien


Sauf, qu’il y avait un petit souci non nĂ©gligeable qui finissait toujours par me rĂ©veiller au bout d’une dizaine de minutes environs


Mais quoi donc ? Ben, mon adorable peluche


Comment ça ? Ben, oui
 Je ne sais pas pourquoi mais ses poils pourtant si courts me donnaient l’impression d’étouffer
 Et ce n’était point Ă  cause de la tempĂ©rature de ma chambre qui elle, Ă©tait juste comme il faut en toutes saisons


Non, le véritable problÚme venait bien de ma peluche et plus précisément de son pelage


Je trouvais subitement que ses poils Ă©taient bien trop fournis, trop envahissants, voire mĂȘme gĂȘnants comme s’ils venaient de pousser en l’espace de quelques minutes seulement
 Et comme si le fait de s’ĂȘtre allongĂ© tout prĂšs de moi dans mon lit douillet leur avait donnĂ© soudainement le pouvoir de grandir davantage juste pour me contrarier


Totalement insensĂ© ! Je sais
 Et pourtant c’est ce que je pensais dur comme fer


Alors, je poussais gentiment de cĂŽtĂ© mon adorable peluche de façon Ă  ce qu’elle soit un peu plus Ă©loignĂ©e de moi afin qu’elle ne puisse plus du tout me toucher le visage

Je fermais alors Ă  nouveau les paupiĂšres puis comptais inlassablement les moutons et hop ! au bout de quelques instants comme par enchantement, je m’endormais presque instantanĂ©ment


Je dis bien presque


Car au bout d’un quart d’heure environ, j’avais Ă  nouveau comme l’impression que les membres de ma peluche me frĂŽlaient Ă  prĂ©sent le bras droit et alors je finissais irrĂ©mĂ©diablement par rouvrir mes yeux


Bien rĂ©veillĂ©e et quelque peu agacĂ©e, je poussais donc Ă  nouveau gentiment un peu plus sur le cĂŽtĂ© Mr Lapin afin qu’il soit nettement beaucoup plus loin de moi


Ma mission honteusement accomplie, je me rendormais alors presque aussitît mais pas vraiment non plus


Pourtant, Mr Lapin Ă©tait bel et bien loin de moi
 Mais lĂ  encore, cela ne semblait pas me suffire

J’avais l’impression qu’il envahissait toujours mon espace
 Comme s’il prenait toute la place de mon lit douillet


Alors, rebelote et cette fois-ci beaucoup plus honteusement, je finissais par le placer trĂšs trĂšs loin de moi, c’est-Ă -dire, presque au niveau de mes jambes, toujours sur le cĂŽtĂ©, un peu comme s’il n’était plus Mr Lapin l’ĂȘtre vivant que j’aimais tant mais plutĂŽt un vulgaire chiffon


Vous imaginez la scĂšne ? De quoi faire Ă©touffer cette pauvre peluche sous les draps mais c’était plus fort que moi


Alors, je lui chuchotais tout doucement pour le rassurer :

« Tu sais que je t’aime beaucoup, hein ? Tu le sais ? »

Et lui, me disait immédiatement :

« Ben, je crois pas là
 »

Alors, pour lui prouver le contraire, je renchérissais :

« Mais si, tu sais bien que tu es ma peluche prĂ©fĂ©rĂ©e
 »

Et lui me répondait un brin agacé :

« Mais je suis ton unique peluche
 Tu n’en as pas d’autres comme moi
 »

Ce qui Ă©tait totalement vrai alors pour mettre fin Ă  notre conversation, je finissais par lui dire que c’était de sa faute, qu’il m’étouffait trop avec son pelage
 Et lĂ , en gĂ©nĂ©ral, il ne m’adressait plus du tout la parole


Je savais que cela le rendait triste mais chaque soir c’était la mĂȘme sĂ©rĂ©nade


Je ne sais pas pourquoi mais je n’arrivais pas Ă  dormir prĂšs de lui oĂč encore que Lui dorme prĂšs de moi. C’était comme ça ! Et je vous assure que je ne le faisais vraiment pas exprĂšs


Alors, pour ne pas trop le blesser, je lui avouais tout simplement que j’étais obligĂ©e de le laisser loin de moi, au niveau de mes jambes afin que je puisse mieux m’endormir car oui, sa fourrure m’empĂȘchait d’ĂȘtre sereine pour rejoindre les bras de MorphĂ©e


Je ne sais pas s’il accepta aussi facilement que ça la situation car chaque matin, il se retrouvait toujours par terre, allongĂ© de tout son long sur la moquette rose tendre de ma chambre


Maman qui venait alors me réveiller me faisait montrer du doigt le désolant spectacle


« Tu as encore jetĂ© ton Lapin par terre CĂ©cile
 Ce n’est pas trĂšs gentil
 »

Et moi, réellement surprise et confuse de voir ma peluche reposant inerte sur la moquette, je lui disais toute penaude :

« Mais je n’sais pas Maman
 Je ne l’ai pas jetĂ© par terre
 »

Ce qui était la stricte vérité puisque durant mon sommeil, sans le faire exprÚs, à force de remuer tel un ver de terre, Mr Lapin avait fini par malencontreusement atterrir par terre


Maman savait parfaitement que je ne mentais pas à ce sujet et finit par en conclure que je ne supportais tout simplement pas le contact de la fourrure synthétique contre ma peau durant mon sommeil


Alors un beau jour, elle me dit :

« Tu sais ce qu’on va faire CĂ©cile ? »

« Non, Maman
 Qu’est-ce qu’on va faire ? »

« On va tout simplement laisser Mr Lapin là-bas dans ton petit fauteuil au moment du coucher »

« Mais il me manquera trop
 »

« Mais non, tu verras
 On le mettra assis bien en face de toi comme s’il te regardait, qu’il veillait sur toi »

« Tu crois ? Il ne m’en voudra pas ?  »

« Mais non
 il t’aime beaucoup
 Tu le sais bien et puis comme ça il ne se fera plus mal en tombant du lit »

« C’est vrai Maman
 Tu as raison »

Et Ă  ce moment-lĂ , un large sourire apparĂ»t alors sur mon visage qui Ă©tait l’instant d’avant si soucieux


Maman venait de trouver enfin la solution à mon problùme majeur de petite fille


Et dĂ©sormais, chaque soir, avant de me coucher, je venais embrasser Mr Lapin, lui murmurer des petits mots doux Ă  l’oreille, histoire de le rassurer encore et toujours afin qu’il sache Ă  quel point je l’aimais et qu’il ne devait surtout pas croire le contraire lorsque je dormais seule sans lui


Je lui demandais de bien vouloir me comprendre oĂč alors de bien vouloir me pardonner si jamais cela le rendait encore triste


Je lui expliquais que j’adorais son pelage tout doux et si soyeux mais pas le soir. Pas au moment de m’endormir en tous les cas


Je crois bien qu’il finit par accepter mon choix puisqu’un beau jour il me chuchota dans la nuit :

« Je suis bien dans mon fauteuil CĂ©cile
 Je te vois dormir
 Je veille sur toi et je m’endors moi aussi bien paisiblement »

Il avait alors rĂ©ussi Ă  me rassurer cette nuit-là
 Si bien, que je lui rĂ©pondis aussitĂŽt avec tendresse :

« Je t’aime Mr Lapin ! »

« Moi aussi, je t’aime CĂ©cile ! »

À cet instant-lĂ , nous Ă©tions enfin tous les deux rĂ©conciliĂ©s


Ah ! Il faut dire qu’on s’aimait tant lui et moi que cette petite incartade venant de ma part n’aurait pas pu nous sĂ©parer oĂč en tout les cas pas pour longtemps


C’est pourquoi je tenais absolument à vous raconter cette petite anecdote de mon enfance


Aujourd’hui, je ne sais plus ce qu’est devenu Mr Lapin car en quittant Sausset Les Pins pour partir en Afrique Ă  Conakry (J’avais alors 10 ans), je finis hĂ©las par le perdre de vue au moment oĂč mes parents faisaient leurs cantines ainsi que leurs bagages


Ce qui est fort dommage, je le sais bien
 Mais dans la vie, il arrive parfois qu’on perde certains objets pourtant si prĂ©cieux Ă  nos yeux


Cet article est dĂ©diĂ© Ă  Mr Lapin
 Pour lui dire tout simplement que je ne l’ai jamais oubliĂ© et ce malgrĂ© toutes ces annĂ©es passĂ©es


Et si vous vous posiez encore cette fameuse question :

« Mais dis-nous, aprÚs Mr Lapin, as-tu eu encore une autre peluche ? »

Quand j’ai perdu Mr Lapin, j’avais exactement 10 ans. Il est vrai que je n’ai jamais Ă©tĂ© en adoration devant une quelconque peluche lorsque j’étais enfant
 À part pour Mr Lapin qui fut alors l’unique exception


Mais en grandissant, vers seulement l’ñge de 35 ans, Maman eu l’idĂ©e de m’offrir pour mon anniversaire une petite peluche et bien-sĂ»r Ă  poil court que vous pourrez voir ci-aprĂšs en photo.

Oui, il s’agit bien de la cĂ©lĂšbre Kitty que j’apprĂ©cie toujours autant Ă©tant donnĂ© que j’adore les chats


Sa fourrure est toute douce et agrĂ©able au toucher
 Elle repose sagement sur mon oreiller et j’aime bien parfois la contempler tant je la trouve toute mignonne


Elle ne ressemble en rien Ă  Mr Lapin mais c’est tout aussi bien comme ça
 Je prĂ©fĂšre sa petitesse qui n’est guĂšre encombrante


Mr Lapin, Lui, Ă©tait unique en son genre et je ne l’oublierai jamais mais il appartient Ă  mon passĂ© de petite fille


D’ailleurs, j’ai eu beau chercher sur internet
 Aucune peluche « Lapin » d’aujourd’hui ne lui ressemble


Et c’est là, avant que je termine mon histoire, que vous me poserez sans doute cette ultime question à mon sujet :

« Les peluches ne semblaient pas ĂȘtre ton dada et pourtant tu aimes les chats. Mais eux, ils ont pas mal de poils ! Et pas du synthĂ©tique qui plus est
 Alors ? cela ne te dĂ©range pas ? »

Je vous répondrai alors :

« Oui et non »

Tout simplement parce qu’en fin de compte, dĂšs l’ñge de 10 ans, j’appris avec une certaine tristesse que j’étais hĂ©las allergique aux poils des trois chats que Maman venait d’adopter lorsque nous habitions alors en GuinĂ©e Ă  Conakry


Mais cela ne m’empĂȘcha aucunement de les aimer et de les cĂąliner Ă  n’en plus finir
 De ressentir une vĂ©ritable passion pour eux


Il fallait juste que je respecte quelques rĂšgles d’hygiĂšne afin d’éviter tous dĂ©sagrĂ©ment avec ces chĂšres petites boules de poils


Car oui, les personnes qui connaissent tout comme moi ce type d’allergie savent fort bien que cela peut ĂȘtre un vĂ©ritable souci non nĂ©gligeable voire fatal si on ne fait pas suffisamment attention


Mais comme on dit :

« Quand on veut ! On peux ! »

Et donc, j’eus des chats jusqu’à l’ñge de 30 ans sans avoir le moindre problĂšme de santĂ© et ce malgrĂ© ma trĂšs forte allergie Ă  leurs poils


Aujourd’hui, je n’ai plus de chat et pas pour une question d’allergie mais tout simplement parce qu’un animal demande de l’attention, de l’amour et que si malheureusement vous n’avez pas de temps Ă  lui accorder alors il vaut mieux Ă©viter d’en adopter un et surtout Ă©viter de le rendre malheureux


Tout cela pour vous dire que j’apprĂ©cie tout de mĂȘme ma petite peluche « Kitty » mais que j’ai clairement une nette prĂ©fĂ©rence pour les chats


Quoi qu’il en soit, que ce soit pour l’un ou pour l’autre, j’aime leur fourrure soyeuse mais avec parcimonie


Voilà que mon histoire se termine
 J’avais envie de vous la raconter
 Je suis contente de l’avoir fait car cela m’a permis de revenir loin en arriùre et ce pour mon plus grand plaisir


Merci à vous encore de m’avoir lu.

CĂ©cile, La Suricate đŸŸđŸŸ

Ma petite Ă©toile đŸŒŸ

Pour toi, mon Papa… Ma petite Ă©toile…

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****

Un sĂ©duisant jeune homme trĂšs charmeur…

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Aimant dĂ©jĂ  beaucoup les voyages….

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Un charme fou… On comprend pourquoi Maman tomba amoureuse de toi et toi d’elle rien qu’en la voyant sur une certaine plage dĂ©serte de Madagascar portant le nom de « Empassy Bueny ». Tu avais ce jour-lĂ  succombĂ© Ă  sa grande beautĂ©… Tu Ă©tais  tombĂ© trĂšs amoureux de celle qui serait devenue un beau jour ta femme… Vous Ă©tiez vĂ©ritablement faits l’un pour l’autre ❀…

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Deux belles Ăąmes soeurs ❀❀… Deux destins qui devaient se rencontrer dans la Grande Île de Madagascar…

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Une histoire d’amour qui dura trĂšs longtemps… 49 ans !!! ❀

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Un souvenir de ta 1Ăšre Communion… Cet ange te protĂ©geait tout au long de ta vie. Tu le gardais bien prĂ©cieusement dans tes affaires… Aujourd’hui, c’est un honneur pour moi de le garder Ă  mon tour, bien prĂ©cieusement…

****

En ce dimanche 17 Juin 2018, je pense à toi


Je revois encore ton joli sourire lorsque je te souhaitais une bonne fĂȘte des Papas


Lorsque je t’offrais des petits cadeaux accompagnĂ©s d’une jolie carte…

Une carte que tu aimais lire Ă  haute voix tant cela te faisait plaisir…

Et quel plaisir des yeux que celui de te voir heureux en ces jours de fĂȘte des pĂšres…

Tu sais… je revois tant de souvenirs de toi que je ne peux m’empĂȘcher de verser quelques larmes
.

Tu me manques tant
 Je n’y peux rien… C’est ainsi…

Ton absence est si dure à vivre
.

Mais comme tu peux le voir
 je n’ai pas pu m’empĂȘcher de te dĂ©dier encore un article car j’y tenais tout simplement…

Pour moi, c’est juste une magnifique preuve d’amour…

Une preuve que je t’aime fort…

Et quoi de plus beau que de pouvoir parler de toi…

Cela veut dire que je ne t’oublie pas et que tu restes dans mes pensĂ©es…

C’est pourquoi je tenais Ă  te souhaiter aujourd’hui une bonne fĂȘte des Papas et mĂȘme si tu n’es plus Ă  nos cĂŽtĂ©s


Oui
 mĂȘme si tu n’es plus lĂ  car je sais que tu nous regardes de ton nouveau monde et que tu nous Ă©coutes


Tu es notre petite Ă©toile d’amour
.

Tu nous Ă©claires de ta rayonnante clartĂ© et tu nous protĂšges…

Tu avais tant de bontĂ© en toi…

Oh Papa… Je t’aime tant…❀

Je ne cesserai jamais de te souhaiter ta fĂȘte des PĂšres en pensant trĂšs fort Ă  toi…

Tu restes Ă  jamais dans mon cƓur… 💘

Un cƓur qui te pleure encore et encore…

Je t’aime 💘


Ta fille, CĂ©cile ❀

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Petits souvenirs de ton parcours professionnel dont je suis si fiĂšre :

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Un pin’s de la SociĂ©tĂ© « SAGA » pour laquelle tu travaillais en Afrique. Une expatriation merveilleuse Ă  travers plusieurs pays : Madagascar en 1968, CĂŽte D’Ivoire en 1980, GuinĂ©e en 1987, Tchad en 1989, Madagascar en 1992… Des voyages que je n’oublierai jamais… De jolis souvenirs passĂ©s Ă  l’Ă©tranger en famille que je garde jusqu’Ă  prĂ©sent en mĂ©moire…

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Montre de la SociĂ©tĂ© Saga… je la garde bien prĂ©cieusement en souvenir de toi 💗.

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Voici quelques chansons pour toi 💘 : Je sais que tu les Ă©couteras avec plaisir et beaucoup d’Ă©motions :

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Je t’aime fort mon Papa 💖💖💖. Je te garde dans mon coeur pour toujours ❀❀

Pour toi, Maman â€đŸ’‹

Pour toi, Maman :

En ce Dimanche 27 Mai 2018, je voulais te dĂ©dier ces mots en l’honneur de ta fĂȘte des MĂšres


Une fĂȘte des Mamans qui sera bien diffĂ©rente de toutes les autres


DiffĂ©rente par la grande absence si douloureuse de l’amour de ta vie qui n’est dĂ©sormais plus Ă  tes cĂŽtĂ©s


L’amour de ta vie qui Ă©tait toujours prĂ©sent Ă  chacune de tes fĂȘtes des mĂšres


Qui aimait participer Ă  cet Ă©vĂ©nement en t’offrant un magnifique bouquet de fleurs


Qui Ă©tait si fier d’avoir eu deux beaux enfants avec toi


Qui ne pouvait aussi s’empĂȘcher de te faire des petites surprises car oui il aimait tant te faire sourire
 te faire rire


Il aimait tout simplement la vie et toutes ces petites choses qui nous entourent et qui contribuent à nous rendre heureux sur cette terre


Et la fĂȘte des MĂšres en faisait largement partie


Une fĂȘte des MĂšres qu’il aurait souhaitĂ© joyeuse tout en Ă©coutant tes airs favoris


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Car oui, il nous regardera du nouveau monde d’oĂč il se trouve et voudra trĂšs certainement voir un joli sourire sur ton doux visage…

Ce que je voudrais voir Ă©galement ma petite Maman d’amour et mĂȘme si je sais fort bien que l’Ă©motion finira par te faire pleurer


Laisse couler tes larmes ma petite Maman


Elles ne seront que le reflet de ton immense amour envers ton Ăąme sƓur et tes deux enfants…

Elles n’en seront alors que plus belles et si bouleversantes de sincĂ©rité 

Maman, je t’aime tant…

Aujourd’hui, c’est avec beaucoup d’Ă©motion que je te souhaite une trĂšs belle fĂȘte des Mamans


Et plus que jamais… plus que tout
 Si ce n’est davantage depuis la trĂšs grande perte de Papa qui nous manque tant…

« Bonne fĂȘte ma Mamounette ChĂ©rie !! »

Je ne cesserai jamais de continuer Ă  te cĂ©lĂ©brer cet Ă©vĂ©nement car je t’aime fort


Si fort


Et sans aucun doute plus fort que jamais car il ne me reste désormais plus que toi depuis que Papa nous as quittés


Et de savoir cela
 me fait déjà monter les larmes aux yeux, et craindre le futur


Craindre de te perdre un jour comme j’ai perdu Papa


Je sais que je ne devrais pas penser à cela


Je le sais fort bien
 mais je ne peux m’en empĂȘcher car tu reprĂ©sentes tant pour moi


Tu es ma principale confidente


Je partage tant de choses avec toi


On s’entend si bien


On s’aime fort, tout simplement…

C’est pourquoi j’espĂšre de tout mon cƓur te souhaiter encore et encore de trĂšs belles fĂȘte des Mamans durant de nombreuses et nombreuses annĂ©es


Plus que jamais


Plus que tout


Par delà les frontiùres


Sans aucune limite…

Car je dĂ©borde d’amour pour toi…

Et que mon cƓur ne cessera jamais de battre pour toi d’un amour intense


VoilĂ  pourquoi c’Ă©tait si important pour moi de te dĂ©dier ce texte
 pas pour te prouver mon amour Ă  travers le monde entier mais juste pour te dire que tu m’as donnĂ© le plus beau des cadeaux sur Terre : la vie


Sans toi
 je n’aurais jamais pu voir le jour…

Je n’aurai jamais eu l’immense joie de te connaĂźtre en tant que Maman…

Et je suis si fiĂšre d’ĂȘtre ta fille…

Et pour ce magnifique lien de sang entre toi et moi ; je voulais te faire aujourd’hui Ă  mon tour ce petit cadeau… t’Ă©crire une lettre… une lettre d’amour 💟…

Un cadeau que tous les enfants, petits et grands, devraient offrir Ă  leur Maman en ce jour de fĂȘte des mĂšres… et pas uniquement ce jour d’ailleurs…

Car donner la vie Ă  un petit ĂȘtre
 c’est ce qu’il y a de plus beau dans ce monde
 Rien ne pourrait surpasser un tel acte d’amour


Non, absolument rien
 pas mĂȘme tout l’or du monde…

Bonne fĂȘte Ă  toi ma si prĂ©cieuse Maman ! Et merci de m’avoir donnĂ© la vie et d’ĂȘtre toujours lĂ  pour moi…

Je t’aime fort et Ă  l’infini 💟💟💟

Ta fille, CĂ©cile.

****

À toi, l’amour de ma vie đŸ’˜

****

Voici un texte que ma Maman a Ă©crit pour rendre hommage Ă  mon pĂšre Guy ❀ :

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À toi, l’amour de ma vie :

Mon coeur est parti avec toi et dans l’immensitĂ© du ciel Ă©toilĂ©, mes yeux se brouillent de larmes et l’Ă©motion m’envahit…

J’ai perdu mon pilier d’amour, si grand, si fort, si protecteur et toujours lĂ  Ă  mes cĂŽtĂ©s, un matin du 15 Novembre 2017.

On se prĂ©pare Ă  toutes Ă©ventualitĂ©s et malgrĂ© tous les remparts pour me protĂ©ger, ta prĂ©sence me manque…

Le passĂ© est devant moi et je m’accroche Ă  tous nos souvenirs pour avancer…

Ils seront mes piliers…

Pour ton anniversaire, ce 22 Mai 2018, je te dĂ©die ces trĂšs belles musiques et chansons qui retracent ton arrivĂ©e Ă  Madagascar, Ă  Namakia le 26 FĂ©vrier 1968 et le dĂ©but de notre histoire d’amour en Juillet 1968 scellĂ© par un mariage le 26 FĂ©vrier 1972 Ă  Namakia, suivi de deux naissances : CĂ©cile en 1977 Ă  Namakia et Olivier en 1978 Ă  Antananarivo.

Ce matin-lĂ  du 15 Novembre 2017 qui devait ĂȘtre une journĂ©e ordinaire et lĂ©gĂšre, tu nous as quittĂ©s…

DĂ©sarmĂ©e et dĂ©semparĂ©e, je me suis effondrĂ©e devant cette fatalitĂ© dont personne n’est jamais prĂ©parĂ©…

Je m’allonge, je t’enlace et je m’endors contre toi…

Notre amour sera toujours Ă©ternel.

Ton HĂ©liette qui t’aime… tout simplement.

HĂ©liette Vidal

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GUY (33 ans) ET HÉLIETTE (16 ans) EN 1968 ❀

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LE BONHEUR EST LÀ ❀ :

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TOUT EST BEAU ❀ :

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LES JOIES ET LES SAVEURS ❀ :

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UNE TRÈS BELLE JOURNÉE ENSOLEILLÉE POUR TON ANNIVERSAIRE, CE 22 MAI 2018 ❀ :

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DÉTENTES ET SORTIES ❀ :

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JE TE GARDERAI TOUJOURS DANS MON COEUR ❀ ❀ :

HĂ©liette Vidal

L’absence 🌠

L’absence est si dure Ă  vivre


Je dirais qu’elle est intolĂ©rable et comparable Ă  un baromĂštre


TantĂŽt un degrĂ© de souffrance plus Ă©levé 

TantĂŽt un peu moins selon ses pensĂ©es envers l’ĂȘtre disparu


Ce n’est pas constant


C’est trĂšs variable


On ne saura alors jamais vraiment à quel degré on va se situer


Cela dépend des jours


Cela dépend de notre humeur


Cela dĂ©pend de soi…

L’absence, quant Ă  elle, viendra parfois s’immiscer dans votre esprit


Tout doucement
 Sans faire de bruits


Ensuite vous voudrez absolument la matérialiser


La rendre vivante


Comme si l’ĂȘtre cher disparu Ă©tait Ă  nouveau face Ă  vous en train de vous sourire


C’est alors que vous lui rendrez le vĂŽtre tant vous serez heureux de voir cette merveilleuse apparition juste lĂ , devant vos yeux


Mais hélas suivant votre pensée ; cette soudaine apparition pourra tout aussi bien disparaßtre


Et lĂ , vous serez Ă  nouveau confrontĂ© Ă  la dure rĂ©alitĂ© de l’absence


Cette absence si douloureuse
 si omniprĂ©sente
 qu’elle en devient suffocante
 presque irrespirable


Vous souhaiterez alors que l’apparition fugace revienne Ă  nouveau comme par enchantement


Et pour ce faire, il faudra vous remémorer un souvenir


Un souvenir tout simple qui vous liait à la personne disparue


Un souvenir heureux ou encore malheureux


Car oui
 il peut y avoir des souvenirs pas trĂšs gais aussi
 mais peu importe du moment que l’ĂȘtre cher revienne Ă  nouveau auprĂšs de vous


La mĂ©moire est donc primordiale dans ces moments là


Oui, l’absence n’est vraiment pas facile Ă  gĂ©rer


Elle vous ronge parfois de l’intĂ©rieur surtout les soirs de solitude


Mais la question est : Peut-on vivre avec l’absence ?

Oui et non
L’absence vous serrera toujours le cƓur


C’est ainsi car vous aimiez tant cet ĂȘtre cher disparu qu’il ne peut en ĂȘtre autrement


La seule solution serait alors d’oublier


Mais si vous ne le souhaitez pas ?

Si vous préférez au contraire raviver le passé en repensant à cet absent si précieux


Si vous préférez au contraire le revoir prÚs de vous


Le rendre Ă  nouveau bien vivant en train de vous serrer dans les bras, vous faire un bisou sur la joue…

Revoir tout simplement son sourire ou encore ses Ă©clats de rire…

Revoir tout son ĂȘtre, juste lĂ  devant vos yeux embuĂ©s de larmes


Car les larmes finiront par tomber


D’abord une le long de votre joue puis d’autres encore qui finiront par suivre


Vous n’y pourrez rien


C’est ainsi
 Ă  part si vous contrĂŽlez votre vive Ă©motion mais il est prĂ©fĂ©rable au contraire de se laisser aller…

De se laisser emporter
glisser


De vous rĂ©fugier dans les souvenirs du passé 

Cela vous fera du bien mais aussi du mal


Telle est la dure loi de l’absence


Une rĂšgle que l’on ne peut hĂ©las outrepasser


Et pourquoi résister de toute façon ?

Se laisser aller est donc le meilleur remùde qui soit afin de pouvoir rejoindre votre absent


Pour juste le revoir


Le revoir quelques instants
 quelques minutes
 ou quelques secondes


Peu importe le temps qui vous sĂ©pare de lui ; du moment qu’il transformera son absence en prĂ©sence


Une prĂ©sence qui vous comblera de joie mĂȘme si celle-ci restera Ă©phĂ©mĂšre…

Une présence que je voudrais tant garder prÚs de moi


Une présence qui me manque tous les jours


Une présence qui reste pourtant dans mon esprit


Papa
. Ton absence est si difficile à vivre


Que je ne peux m’empĂȘcher de te refaire revivre comme si tu n’avais jamais quittĂ© cette terre


Comme si tu Ă©tais toujours là


D’ailleurs, il en sera toujours ainsi


Pour moi, tu es là
Oui, tu es toujours lĂ …

Ton absence ne fait que raviver un peu plus chaque jour ta rayonnante présence


Tu ne fais pas parti de mon passé 

Tu suivras toujours mes pas


Tu me guideras


Tu resteras ma lumiĂšre Ă©clatante lorsque j’aurai peur dans la nuit noire


Tu resteras un pÚre présent pour moi


Car oui, plus que jamais, ton absence ne fait que raviver tout ton ĂȘtre


Ton existence telle une seconde naissance


L’absence ne pourra pas t’effacer car moi je ne cesserai jamais de t’aimer Ă  travers mes pensĂ©es


Des pensĂ©es qui me feront Ă©ternellement voyager pour ĂȘtre toujours Ă  tes cĂŽtĂ©s


Des pensĂ©es qui te font d’innombrables fois renaĂźtre Ă  l’infini dans les profondeurs de mon esprit…

Un esprit qui me relie un peu plus chaque jour Ă  toi…

Je t’aime Papa 💟💟💟

Ma plus belle Ă©toile đŸŒ 

En ce jour de 24 DĂ©cembre 2017 ; un de ces jours que j’aime particuliĂšrement ; un de ces jours que tous les enfants du monde entier affectionnent tant ; un de ces jours qui me ramĂšneront toujours loin en arriĂšre
.

Un de ces jours oĂč tous mes plus beaux souvenirs de NoĂ«l me reviennent en tĂȘte


De merveilleux souvenirs de repas de Noël passés en famille


Le sapin scintillant, la crÚche toute illuminée attendant la venue au monde du Christ


Les jolies dĂ©corations d’or et d’argent faisant briller mes yeux de joie


Le festin de fĂȘte prĂ©parĂ© avec amour de Maman


Les bonnes odeurs alléchantes de tous ces mets me faisant frétiller les narines de plaisir


Les mignardises sucrĂ©s Ă  souhait…

Les douces et chaleureuses mélodies de Noël me transportant dans une allégresse et me faisant verser quelques larmes


Des larmes que je verse encore aujourd’hui mais surtout pour un ĂȘtre cher que j’ai perdu et qui nous a quittĂ©s ce Mercredi 15 Novembre 2017


Un ĂȘtre exceptionnel que j’aimais si fort


Un ĂȘtre qui aimait beaucoup l’ambiance de NoĂ«l, sa magie et toute sa fĂ©erie…

Un ĂȘtre qui n’est autre que mon Cher Papa adorĂ©…

Un Papa au cƓur d’or avec une gĂ©nĂ©rositĂ© extrĂȘme prĂȘt Ă  toujours aider son prochain ; tendre la main


Un Papa aimant et tolérant


Un Papa qui aimait la vie, tout simplement…

Un homme fort, courageux, combatif et veillant tel un Papa Poule sur sa petite famille


Oui, tu Ă©tais bien tout cela mon Papa


Et tu aimais particuliĂšrement les veillĂ©es de NoĂ«l comme celle d’aujourd’hui qui te rendaient toujours si Ă©mu


Un Papa si fort et si sensible à la fois


Et moi, ta fille ; je souhaitais te dĂ©dier cet article en ce 24 DĂ©cembre 2017…

Tu n’es pas lĂ  mais tu veilleras toujours sur nous
 sur ta petite famille que tu aimais tant


Tu n’es pas mort
 Tu es juste parti faire un voyage dans le ciel
parmi les Ă©toiles toutes illuminĂ©es et tu nous observes de lĂ  haut


Tu es toujours là ; prùs de nos cƓurs


Tes jolis yeux verts pĂ©tillants nous regardent avec ce bel amour que tu portais Ă  chacun d’entre nous


Le plus grand amour de ta vie : Notre Maman que tu chĂ©rissais tant t’accompagnera pour l’Ă©ternitĂ© et Ă  jamais dans ton long voyage


Il en sera de mĂȘme pour nous, tes enfants… Olivier et Moi
.

Oui, un Papa merveilleux qui restera pour toujours dans nos cƓurs car nous t’aimons trĂšs fort et Ă  l’infini


Un Amour de Papa…

Ma plus belle Ă©toile qui scintillera Ă  jamais dans le ciel…🌠

Joyeux NoĂ«l ! Papa ! On t’aime !❀❀❀

Joyeux NoĂ«l Ă  tous ! 💗💖💖💖💖💝

La Suricate.