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Une bien jolie d√©couverte

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Je me rappelle encore d’un souvenir lointain qui date depuis fort longtemps : en effet, je devais bien avoir 10 ou 11 ans…
Mais je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier…

Ce jour là, je me trouvais dehors en compagnie de mon petit frère en train de jouer avec nos chats et nos chiens.
Nous attendions l’arriv√©e de notre p√®re qui ne devait pas tarder √† rentrer de son travail afin d’aller d√©jeuner en famille au restaurant chinois qui s’appelait : « Le Jardin Chinois » et qui se trouvait non loin de notre villa.

Soudain nous entend√ģmes le klaxon de notre voiture que je savais parfaitement reconna√ģtre entre mille.¬†C’√©tait Papa qui arrivait enfin de son travail.
Je regardais ma montre. Il était exactement 12H00 pile.
Mon p√®re gara le 4×4 dans l’all√©e qui menait √† notre jardin pendant que notre gardien de jour refermait les portes du portail.

Mon fr√®re et moi, nous pr√©cipit√Ęmes vers lui afin de lui dire bonjour et de l’embrasser chacun notre tour.

Puis mon fr√®re d√©cida d’aller v√©rifier le fameux QG de ses fourmis car √† cette √©poque l√†, je remarquai qu’il aimait beaucoup les observer et m√™me leur donner √† manger ; voire les prot√©ger de tous pr√©dateurs car je crois bien qu’il devait en √™tre r√©ellement passionn√© de ces insectes (une similitude que mon fr√®re avait avec notre Maman qui adorait, elle aussi, lorsqu’elle √©tait petite, jouer avec ces charmantes petites bestioles) par rapport √† moi qui pr√©f√©rait de loin : les chats.

Bref, pendant que mon petit fr√®re observait ses ch√®res fourmis en train de construire leur forteresse, moi je regardais mon p√®re du coin de l’oeil.

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Apr√®s que mon p√®re eut demand√© un verre d’eau glac√© au domestique qui se trouvait encore √† l’int√©rieur de notre maison en train de terminer son m√©nage et pendant que Maman se pr√©parait dans sa chambre pour s’appr√™ter √† sortir ; je ne pouvais m’emp√™cher de me dire rien qu’en regardant son visage qu’il avait d√Ľ s√Ľrement se passer quelque-chose aujourd’hui, car il me paraissait bien absent.

Je m’asseyais donc pr√®s de lui alors qu’il √©tait en train de boire son verre d’eau, tranquillement install√© sur le petit muret de notre gloriette qui √©tait situ√©e au centre de notre jardin puis je d√©cidai de lui poser la question qui me br√Ľlait les l√®vres :

« Papa, tu m’as l’air bien soucieux, il s’est pass√© quelque-chose ? on aurait dit que tu es un peu triste ? »

Papa me répondit avec un petit sourire :

 » Pourquoi tu me poses cette question ? Je vois que tu es toujours autant curieuse C√©cile… »

« Mais je vois bien que tu as l’air soucieux comme si tu avais fait quelque-chose…mais je sais pas quoi…Allez dis-moi…s’il te pla√ģt…s’il te pla√ģt »

« Mais je n’ai rien fait. Enfin, si…il y a quelque-chose. Tout √† l’heure lorsque je conduisais, j’ai failli √©craser un chat mais je ne sais pas vraiment si j’ai pu l’√©viter ou pas. Je ne sais pas du tout. Je pense peut-√™tre l’avoir √©vit√© mais maintenant je n’en suis plus si s√Ľr que √ßa…enfin bref, j’en sais rien du tout… »

« C’est vrai ?? Mais sur quelle route tu te trouvais ? »

« C’√©tait tout pr√®s de notre maison. Pas loin du tout, juste sur la route √† double sens qui est devant chez nous, l’avenue Madina Corniche »

« Mais alors, on devrait aller voir…Peut-√™tre que le chat doit √™tre toujours l√†…et s’il est bless√©, on pourrait le sauver. C’√©tait un chat, comment ? Comme nos 3 chats ? grands comme eux ? »

« Mais enfin C√©cile ! ce chat, m√™me s’il est encore vivant, il doit √™tre d√©j√† tr√®s loin. C’√©tait un petit chat. Enfin, je sais plus. Mais on ne va pas partir l√† pour aller chercher un chat. Oublie √ßa, surtout que Maman ne va pas tarder √† sortir pour qu’on aille au restaurant. Laisse tomber. Je sais que tu aimes les chats mais l√† je t’assure, √ßa sert √† rien du tout. Allez, laisse tomber. Je n’aurais pas d√Ľ t’en parler, d’ailleurs »

Je lui r√©pondis aussit√īt, avec un certain agacement dans la voix :

« Si ! il faut qu’on y aille ! ou alors j’irais voir sans toi mais je t’en prie, viens s’il te pla√ģt ! il faut se d√©p√™cher maintenant ! »

Je l’agrippai par le bras en le tirant fortement vers moi afin qu’il se l√®ve.

« Allez viens Papa ! »

Subitement, ne pouvant plus attendre, je me mis √† courir vers le portail et demandai au gardien de l’ouvrir afin que je puisse sortir.

Aussit√īt, mon p√®re courut derri√®re moi et cria :

« C√©cile ! Mais non ! o√Ļ vas-tu ? Reviens… »

Avant de sortir dans la rue, je lui dis de mon air le plus triste :

« Viens, on va juste aller voir Papa puis on revient. Je veux juste savoir qu’est-ce qu’est devenu ce chat… viens, s’il te pla√ģt… »

Puis mon p√®re me suivit et nous sort√ģmes ensemble dans la rue ; la fameuse avenue qui portait le nom de « Madina Corniche » pendant que le Gardien maintenait l√©g√®rement le portail entrouvert.

L’avenue grouillait de monde et il y avait un va et vient de voitures sur la grande route √† double sens.
Ici, c’√©tait loin d’√™tre le havre de paix de notre maison avec tous ces bruits assourdissants.

Soudain, j’aper√ßus √† ma droite, une femme Guin√©√®nne assez forte qui √©tait en train de faire griller des ma√Įs¬†au bord de la route (comme il en existe souvent ici, en Guin√©e) et qui venait de donner un magistral coup de pied dans l’arri√®re train d’un tout petit chat. Sans aucun doute un chaton.

Mais de l√† o√Ļ je me trouvais, je n’arrivais pas √† bien distinguer la sc√®ne alors je m’√©criai vers mon p√®re avec pas mal d’excitation dans la voix :

« Papa ! Papa ! Je viens de voir le chat ! Je suis s√Ľre que c’est celui que tu as failli √©craser ! C’est lui ! Viens ! La femme vient de lui donner un coup de pied ! Oh non ! Vite, il faut y aller ! »

Je courus tr√®s vite vers la femme Guin√©√®nne qui parut tr√®s surprise de me voir l√† ; sans doute qu’elle n’√©tait pas habitu√©e √† voir une petite fille « Blanche » qui √©tait en train de courir pour je ne sais quelle raison, sur cette avenue…

Puis la femme comprit et se mit à éclater de rire en regardant le petit chat qui fuyait.
Moi, de mon c√īt√©, en un clin d’oeil, j’avais aper√ßu la petite boule de poil de couleur tigr√©e rouquine qui courait en boitillant, vers une bouche d’√©gout.

Je courus tr√®s rapidement vers le chaton qui avait d√©j√† engouffr√© sa petite t√™te √† l’int√©rieur de l’√©gout (il avait pratiquement la moiti√© de son corps √† l’int√©rieur) puis d’un geste tr√®s rapide, j’attrapai sa queue et la tirait de toute mes forces vers moi afin que je puisse l’extirper de cet endroit si sale et puant.

Mais ce ne fut pas √©vident du tout car (ce n’est pas la meilleure mani√®re qu’il soit pour attraper un chat) le chaton √©tait non seulement tr√®s effray√© par le bruit de cette avenue si bruyante mais aussi par le sale coup de pied qu’il venait de re√ßevoir.

Mais je r√©ussis tant bien que mal √† l’attraper de justesse. A pr√©sent, je le tenais bien fermement dans mes mains afin qu’il ne puisse surtout pas s’√©chapper.
Il √©tait si fr√™le et si apeur√© qu’il tremblait de tout son corps dans mes bras.
Il me ragardait de ses petits yeux verts en amande et il ne cessait de cracher. Un vrai petit rebelle !

Minouchkaya :

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Voici Minouchkaya √† l’√Ęge adulte. Ici, elle se trouve au Tchad avec l’un de ses chatons.

Ce chaton √©tait tout mignon et il ressemblait √©trangement √† la chatte de ma Maman qui s’appelait « Minith » et qui √©tait tr√®s gravement malade.
Il ne cessait de me mordiller le bout des doigts et il sortait les griffes car il √©tait tr√®s apeur√©. Quoi de plus normal, vu qu’il n’avait plus confiance en l’√™tre humain et qu’il devait penser que je voulais sans doute, lui faire du mal.

Pourtant je ne cessai de le rassurer en lui murmurant des mots doux tout près de ses petites oreilles si pointues :

« Coucou, toi ! non, non et non, tu ne m’√©chapperas pas. Je te tiens tr√®s bien. Tu te rends compte que tu aurais pu t’enfuir dans cet √©gout si sale. Non, tu ne seras plus dans la rue. Tu es sauv√© maintenant ! Et on ne te fera plus de mal…Eh !! tu sais que tu ressembles beaucoup √† Minith ! Tu le sais mon joli chaton ? Aie ! Aie ! Mais tu oses me mordre et me griffer petit rebelle ! »

Je passai devant la femme Guin√©√®nne qui venait il n’y a pas si longtemps d’√©clater de rire. Elle me regarda d’un air incr√©dule et pointa du doigt le chaton que je tenais dans les mains puis me dit :

« Ah ! Tu as trouv√© le chat ! Il voulait manger mon ma√Įs alors j’ai tap√© lui…Mais lui, il n’a plus sa maman, je crois…Tu vas prendre lui ? »

Mon père qui se trouvait tout près de moi, lui répondit :

« Oui, on va garder le chat mais toi pas tr√®s gentille avec le chat… »

La femme lui répondit en riant :

« Ah ! missieu ! Oui pas gentille avec lui mais vous maintenant garder lui dans votre maison…C’est bon pour lui…Lui, tr√®s content maintenant… »

Apr√®s avoir dit au revoir √† cette femme que je n’aimais pas du tout,¬†mon p√®re et moi, nous rend√ģmes tr√®s vite chez nous, avec notre merveilleuse d√©couverte.
Mon petit fr√®re ne s’√©tait m√™me pas rendu compte de notre absence tellement il √©tait absorb√© par ses ch√®res fourmis !
Je vins vers lui et lui dit :

« Regarde Olivier, ce qu’on a trouv√© Papa et moi ! t’as vu ? C’est un petit chaton »

Olivier qui √©tait accroupi, se leva et regarda la petite boule de poil qui ne cessait de se contorsionner dans mes mains pour pouvoir s’enfuir.

« Wahou ! Mais vous l’avez trouv√© o√Ļ ? C’est vrai qu’il ressemble beaucoup √† Minith ! Il fait que cracher ! »

« C’est gr√Ęce √† C√©cile ! » dit mon p√®re. « Elle a tout fait pour qu’on aille retrouver le chat que je pensais avoir √©cras√© sur la route. Le chat √©tait toujours l√† mais √† un moment donn√©, il a failli s’√©chapper √† l’int√©rieur d’un √©gout. Heureusement que C√©cile √©tait l√† pour l’emp√™cher d’aller plus loin sinon on ne l’aurait plus jamais retrouv√© ! »

 » Wahou ! C’est vrai C√©cile ? Va vite le faire montrer √† Maman maintenant…Vite, d√©p√™che toi… »

Aussit√īt dit et aussit√īt fait. Je me retrouvai donc en un rien de temps √† l’int√©rieur de notre maison, faisant montrer √† Maman et √† notre domestique « Mamadou » notre jolie d√©couverte…
Mamadou dit en s’√©criant √† Maman :

« Madame ! Ce chat, il ressemble trop √† Minith ! C’est vrai, regarde Madame…Lui, trop beau comme Minith… »

Maman lui répondit :

« C’est vrai Mamadou ! Ce chaton ressemble vraiment beaucoup √† Minith ! Mais dis moi C√©cile, c’est un m√Ęle ou une femelle ? Il faudrait v√©rifier. Tu peux me le donner, s’il te pla√ģt ? Je vais voir si c’est une fille ou un gar√ßon »

Je tendis le chat √† ma m√®re puis celle-√ßi commen√ßa √† bien l’observer. Au bout de quelques secondes, elle nous dit √† moi et √† Mamadou :

« C’est bien une femelle ! ah ! Je suis vraiment contente. En plus, elle est tr√®s belle ! Elle a la m√™me couleur que Minith. Son pelage est tigr√©. Il faudra bien la laver car elle est tr√®s sale »

Et ce fut ainsi que « notre belle d√©couverte » devint notre jolie « Minouchkaya ».

Elle resta aupr√®s de nous durant des ann√©es et des ann√©es, voyageant √† nos c√īt√©s, traversant les fronti√®res et toujours en nous apportant beaucoup de joie et de bonheur. Et au cours de ces ann√©es, elle nous donna √©galement de bien jolies port√©es de chatons pour notre plus grand plaisir.

Cette jolie petit rouquine aux yeux verts fut un v√©ritable don du ciel car elle rempla√ßa pour ainsi dire notre si douce Minith qui √©tait atteinte (√† cette √©poque l√†) d’un cancer g√©n√©ralis√© et qui mourut quelques temps plus tard, apr√®s que l’on eut d√©couvert Minouchkaya.

Maman pleura beaucoup Minith car elle l’adorait plus que tout mais elle pressentait aussi depuis pas mal de temps qu’elle aurait eu une autre chatte qui aurait √©t√© sa r√©plique exacte mais en plus costaude et que sa rempla√ßante aurait v√©cue bien plus longtemps qu’elle…

Tout cela pour vous dire que ce jour l√† o√Ļ j’avais bien observ√© mon p√®re ; et bien, je pense que c’√©tait un jour b√©ni des Dieux car gr√Ęce √† moi, je donnais √† ma douce Mamounette, l’opportunit√© et le bonheur d’avoir une seconde petite Minith…

Et qui sait ? Peut-√™tre que c’√©tait tout simplement la r√©incarnation de Minith et que c’√©tait la providence qui nous l’apportait comme √ßa, afin d’apaiser la perte de notre regrett√©e Minith, par je ne sais quel miracle de la vie…

Un bien joli miracle et une bien jolie anecdote que je souhaitais absolument vous raconter…

Un amour de chat

Par un beau jour de semaine ; mes parents, mon fr√®re et moi √©tions all√©s au restaurant « Chez Papy »…
Et comme √† notre accoutum√©e, mon fr√®re et moi avions command√© le m√™me menu dont nous raffolions particuli√®rement….
Alors que nous mangions tranquillement ; le neveu de « Papy » vint nous annoncer que sa chatte venait d’avoir une port√©e de 6 chatons (les chatons avaient 2 semaines) et qu’il souhaitait en faire adopter quelques uns….

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Ma Maman fut tr√®s int√©r√©ss√©e par cette proposition et demanda au Neveu, qu’elle souhaitait juste en adopter 3, si c’√©tait possible…
Le Neveu lui dit que c’√©tait tout √† fait possible et qu’il suffisait juste qu’elle choisisse les coloris des pelages des 3 chatons…
En effet sur les 6 chatons ; le Neveu nous dit qu’ils y en avaient 3 qui √©taient particuli√®rement beaux ; dont 1 m√Ęle qui √©tait tout blanc, 1 autre m√Ęle qui √©tait tout noir avec les 4 pattes blanches (comme si il avait enfil√© des chaussettes) et enfin une femelle qui avait une robe de couleur tigr√©e rouquine…
Le Neveu insista beaucoup sur le fait que ces 3 chatons √©taient vraiment tr√®s mignons (par rapport aux autres chatons de la port√©e) et que chacun avaient une tr√®s belle robe…
Il ne pouvait pas nous les faire montrer car ils √©taient chez lui, dans sa maison, mais il promit √† ma m√®re qu’elle n’en serait vraiment pas d√©√ßue, bien au contraire….
Ma m√®re qui aimait d√©j√† beaucoup les chats, lui fit enti√®rement confiance…
Puis le Neveu lui dit : « Vous verrez Madame, vos enfants aimeront beaucoup ces petits chatons…ils sont si mignons…Vous pourrez par exemple les prendre demain si vous le souhaitez… »
Mon fr√®re et moi √©tions tous les deux tout excit√©s et nous regard√Ęmes Maman en lui disant : « Oh oui, Maman !!! ce serait bien pour demain !!! »
Maman nous regarda √† son tour, en souriant et nous dit : « Mais oui pourquoi pas !!!… »
Puis Maman s’adressa √† nouveau au Neveu de « Papy » et lui dit : »Oui, ce serait parfait pour demain…On pourrait faire venir notre chauffeur le matin par exemple…et il viendrait ici au restaurant pour r√©cup√©rer les chatons…qu’en pensez-vous ? »
Le Neveu lui dit : »Mais biens√Ľr, pas de probl√®me…Vous ferez donc venir votre chauffeur, le matin vers 10 heures car je serais l√† en cuisine avec mon oncle…Je mettrai donc les 3 chatons dans un carton afin qu’ils ne s’√©chappent pas et je remettrai le carton √† votre chauffeur…Voil√† Madame….en tout cas je vous remercie de bien vouloir les adopter…et je suis s√Ľr qu’ils seront tr√®s heureux chez vous et que vos enfants s’occuperont bien d’eux…N’est-ce pas les enfants ? »
Le Neveu nous regarda avec un large sourire puis mon fr√®re et moi, on s’empressa de lui dire en choeur : « Oui !!! merci beaucoup Monsieur… »
« Mais de rien les enfants, c’est un plaisir pour moi… » dit-il en souriant…
Et inutile de vous dire que mon fr√®re et moi √©tions vraiment tr√®s impatient d’arriver d√©j√† au lendemain…

L’arriv√©e de la bo√ģte en carton :
Momo, notre chauffeur, tapa √† la porte fen√™tre du salon et nous dit √† travers la baie vitr√©e : « Les enfants, vous pouvez dire √† Madame, que j’ai la bo√ģte en carton avec les chats √† l’int√©rieur ?…Merci… »
Je lui r√©pondis avec excitation : « Oui, oui, attends je vais vite aller lui dire… »
Je courus et me pr√©cipitai vers la chambre de mes parents car Maman s’y trouvait √† l’int√©rieur….
J’ouvris la porte de la chambre et lui dit : « Maman, Maman, √ßa y est, Momo vient de revenir avec les chatons !!! on va vite les voir, tu viens ? »
Maman me dit « Mais biens√Ľr, attends, je viens tout de suite…. »

Les 3 adorables chatons :
Le carton √©tait pos√© √† m√™me le sol (de la v√©randa abrit√©e de notre maison) et on pouvait y entendre, √† l’int√©rieur, des petits miaulements…
Maman dit √† mon fr√®re et √† moi : « Allez, les enfants…Ouvrez le carton, maintenant… »
Nous ouvr√ģmes le carton et subitement, un petit chaton tout blanc sauta dans mes bras…

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Je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier…
Ce chaton s’√©tait litt√©rallement jet√© dans mes bras comme s’il me disait : « Je veux √™tre ton chat, C√©cile… »
Je le soulevai et le serrai tout contre moi en disant √† ma m√®re et √† mon petit fr√®re : « Je voudrais qu’il soit mon chat, il est trop beau…Il est tout blanc et sa queue est toute noire….Maman, Olivier…il sera mon chat, hein ? »
Mon fr√®re ne m’√©coutait pas du tout…et il tenait lui aussi dans ses bras, le second chaton noir et blanc dont le nez √©tait tout noir…

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Au bout d’un instant, mon petit fr√®re dit √† ma m√®re et √† moi : »Maman, C√©cile, j’aime beaucoup ce chaton…Ses pattes sont toutes blanches comme s’ils portaient des chaussettes et en plus son nez est tr√®s sp√©cial…Il est tout noir… »
Ma m√®re ne fit pas attention √† ce que disait mon petit fr√®re car elle avait entendu un petit miaulement qui provenait de la bo√ģte en carton…
Elle s’approcha de la bo√ģte et se pencha en avant afin de regarder √† l’int√©rieur…
En effet, √† l’int√©rieur, se trouvait encore cach√©, dans un coin du carton ; le dernier chaton qui n’√©tait autre qu’une petite femelle toute tigr√©e couleur rouquine…
Cette petite derni√®re √©tait la plus sage des trois chatons et elle paraissait plus intimid√©e que les deux autres ; si bien que lorsque ma m√®re la prit dans ses bras, elle nous dit √† moi et √† mon fr√®re : « Les enfants, cette petite tigr√©e sera √† moi…J’aime beaucoup sa robe…elle est vraiment tr√®s belle… »
Puis ma m√®re nous dit : « Alors toi C√©cile, le chaton blanc sera √† toi et toi, Olivier, le chat noir et blanc sera √† toi…Quant √† moi, voici ma petite tigr√©e toute mignonne… »
Et ce fut donc, par cette belle matin√©e que nous re√ß√Ľmes, ma m√®re, mon petit fr√®re et moi, de bien jolis pr√©sents, tels que ces 3 adorables chatons…
Les jour suivant, ma m√®re nous aida √† trouver des pr√©noms √† nos chatons…
Elle finit d’ailleurs, par nous trouver de bien jolis pr√©noms qui allaient parfaitement avec ces adorables petites boules de poils…

Nos 3 chats : Pussy-Cat, Mitsou et Minith :

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Et ce fut ainsi que « Pussy-Cat » (mon chat), Mitsou (le chat de mon fr√®re) et Minith (la chatte de ma Maman) furent partis de notre vie durant plusieurs ann√©es, pour notre plus grand bonheur…

Chez Papy

Le restaurant « Chez Papy » :

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Lorsque nous vivions en Guin√©e ; ma famille et moi avions pour habitude d’aller de temps en temps (en jour de semaine) dans un petit restaurant qui s’appelait : « Chez Papy ».
Ce restautant portait bien son nom puisque le chef cuisinier n’√©tait autre qu’un grand-p√®re…
Et je peux vous dire que ce « Papy » l√†, cuisinait vraiment tr√®s bien…
D’ailleurs tous les clients du restaurant et y compris nous-m√™me ; avions pour habitude de l’appeler « Papy »….
A cette √©poque l√†, Maman me disait souvent que cet homme lui rappelait beaucoup son p√®re…
C’est vrai que « Papy » √©tait une personne tr√®s gentille et tr√®s souriante….
Je me souviens encore tr√®s bien de lui…
D’apr√®s mes souvenirs, « Papy » √©tait d’origine Libanaise et il avait pratiquement v√©cu toute sa vie en Guin√©e (Conakry) ; de sa jeunesse jusqu’√† ce qu’il devienne un Grand-p√®re puisque qu’il avait des petits enfants…
Etant Chef cuisinier, Papy travaillait la majeure partie du temps en cuisine pendant que son neveu (√Ęg√© de 20 √† 25 ans) accueillait les clients…
Son neveu √©tait un gar√ßon tr√®s courtois et tr√®s gentil (tout comme son oncle) et il aimait bien, lui aussi, discuter avec mes parents lorsqu’on venait d√©jeuner dans leur restaurant…
Pour en revenir √† « Papy » ; je ne m’en souviens plus tr√®s bien mais je crois bien qu’il devait bien avoir 80 ans !!! Pour vous dire !!! et il √©tait tr√®s actif pour son √Ęge (tout comme mon propre Grand-P√®re, d’ailleurs)…
Lorsque mes parents, mon fr√®re et moi allions d√©jeuner dans son restaurant, je me rappelle que j’adorai commander les plats suivant :

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РAvocat à la crevette,
– Ch√Ęteau-Brillant avec des bonnes frites faites maison,
РBananes flambées aux sésames.

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Mon fr√®re et moi ; on prenait toujours ce m√™me menu et je peux vous dire qu’on s’en pourl√©chait les babines tellement c’√©tait succulent !!!
Je me devais de vous raconter cette petite anecdote de « Papy » ; car je souhaitai tout simplement rendre hommage √† cet homme que je trouvai tr√®s gentil…

Découverte de Conakry

Arrivée à Conakry :
Lorsque nous nous retrouv√Ęmes moi et ma famille √† l’int√©rieur de l’a√©roport de Conakry ; mon p√®re cherchait des yeux notre chauffeur de voiture qui s’appelle « Momo »…

Petite parenthèse :
Auparavent, mon p√®re avait d√©j√† effectu√© une p√©riode de travail (p√©riode d’essai de 4 mois) en tant que contr√īleur de gestion dans la soci√©t√© « SOGUICOM » (une soci√©t√© commerciale de transport qui √©tait charg√©e de fret a√©rien et de fret maritime) et c’est pourquoi il connaissait d√©j√† assez bien la ville de Conakry et ses alentours (restaurants, h√ītels, ect…)

Durant sa p√©riode d’essai, mon p√®re habitait donc dans une maison de fonction situ√©e en plein centre-ville de Conakry…
Dans cette maison, mon p√®re avait du personnel dont notamment : – un cuisinier et un « boy » (un boy d√©signe en Afrique francophone, tout employ√© salari√© de maison) et en ce qui concerne l’ext√©rieur de celle-√ßi, il avait √©galement : 1 chauffeur de voiture, 1 gardien de jour et 1 gardien de nuit…

Découverte de Conakry :
Parmi la foule qui se trouvait √† l’int√©rieur de l’a√©roport ; mon p√®re cherchait des yeux notre chauffeur « Momo »….
Puis soudain mon p√®re s’√©cria en d√©signant une personne qui se tenait pr√®s de la porte de sortie de l’a√©roport : « Voici, notre chauffeur, vite allons vers lui… »
Nous all√Ęmes donc vers « Momo » qui venait de nous aper√ßevoir et qui nous souriait au loin…
Mon p√®re dit : « Bonjour Momo, tu vas bien ? Nous venons √† peine d’arriver…C’est bien que tu sois d√©j√† l√†…je te cherchai…Je te pr√©sente ma famille ; voici mon √©pouse et mes enfants… »
Ma m√®re, mon petit fr√®re et moi le salu√®rent puis Momo nous dit : « Bienvenue √† vous et bienvenue √† Conakry…Je suis content de conna√ģtre la petite famille de Monsieur et j’esp√®re que vous vous plairez dans notre pays, en Guin√©e… »
Puis apr√®s ces paroles chaleureuses, Momo nous aida √† ranger nos valises ainsi que nos bagages √† main dans le coffre de notre voiture puis nous commen√ß√Ęmes √† entreprendre notre trajet direction notre maison de fonction…
Durant le trajet, je ne cessai de regarder tous ces beaux paysages que je n’avais jamais encore vu…
Nous √©tions en p√©riode de saison des pluies ; et le temps √©tait tr√®s nuageux ; ce qui rendait encore plus belle toute cette atmosph√®re africaine…

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On aurait dit un magifique tableau enchanteur !!!
Puis √† un moment donn√©, ma m√®re aper√ßu au bord de la route, des √©talages de fruits et de l√©gumes qui √©taient dispos√©s sur de grandes nattes √† m√™me le sol, tels que : Mangues, ananas, goyaves, papailles, bananes, ect…
Ma m√®re s’√©cria : « Regardez les enfants ; vous avez vu les mangues, les avocats ? et regardez, il y a m√™me des ma√ģs grill√©s ; hum, les bons ma√ģs grill√©s… »
C’est alors que Momo lui r√©pondit : « Ah oui Madame, je vois que vous connaissez bien. Monsieur m’a dit que vous √©tiez n√©e √† l’√©tranger… Ici, en Guin√©e, il y a beaucoup de marchands sur le bord des routes, qui vendent souvent des ma√ģs grill√©s et toutes sortes de fruits… »
Maman lui dit : « Eh oui…effectivement, je connais bien car je suis n√©e √† Madagascar. Momo, ton pays est vraiment tr√®s beau et de plus quand je vois tous ces fruits et l√©gumes exotiques ; √ßa me rappelle vraiment mon pays natal.
Momo, tu pourrais t’arr√™ter ici, s’il te pla√ģt ; j’aimerai acheter quelques ma√ģs grill√©s pour les faire go√Ľter aux enfants… »
Momo dit : « Mais biens√Ľr Madame, pas de probl√®me ; j’allais vous le proposer… »

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Une fois la voiture arr√™t√©e devant l’√©talage de ma√ģs grill√©s ; ma m√®re ouvrit sa porti√®re et une marchande Guin√©enne vint √† elle en lui disant : « Bonjour Madame, tu veux ma√ģs grill√©s ? Tu veux combien ? j’ai d’autres fruits aussi si tu veux…C’est pas cher… »
Ma m√®re dit √† la marchande : « Je voudrais juste 3 ma√ģs grill√©s, s’il te pla√ģt… » puis la marchande enroula alors dans du papier journal, 3 ma√ģs grill√©s et les tendit √† ma m√®re avec un large sourire.
Puis ma m√®re r√©gla la marchande en lui donnant les premiers billets de banque Guin√©en, (le franc CFA) qu’elle d√©couvrait pour la premi√®re fois…
Une fois apr√®s avoir achet√© les ma√ģs ; Maman nous les donna et nous continu√Ęmes √† nouveau notre trajet vers notre maison ; direction Madina Corniche, tout en mangeant tranquillement nos fameux ma√ģs qui √©taient vraiment tr√®s bons…
Notre maison située à Madina Corniche :

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Arriv√©s devant le haut portail de notre maison, Momo klaxonna 3 fois (c’√©tait un code pour le gardien) et le gardien de jour nous ouvrit…
Une fois la voiture gar√©e dans l’all√©e ; mon p√®re nous pr√©senta le gardien de jour qui s’appellait « Bah » et qui avait l’air tr√®s sympathique…
Puis nous entrepr√ģmes enfin de faire le tour du propri√©taire…
C’√©tait vraiment une maison magnifique et n’en parlons pas du jardin qui se trouvait en bordure de mer…
D’ailleurs, de l√† ou je me trouvais, je pouvais entendre le ressac…
Le jardin √©tait cl√ītur√© par de hauts murs infranchissables…
En effet, par dessus ces murs, on pouvait aperçevoir des rangées de verres de bouteilles incrustés à même le ciment afin de pouvoir dissuader les voleurs.
Le seul mur qui √©tait ajour√© et qui se trouvait √™tre en fa√ßade de notre maison, donnait sur la mer…
Je d√©cidai alors, de m’en approcher et √† travers les alv√©oles, j’aper√ßu toute l’immensit√© de l’oc√©an Atlantique…
Quelle merveille !!! quel plaisir de regarder cette superbe vue et de sentir tous ces embruns…

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J’√©tais tout simplement sous le charme de ce magnifique spectacle et je me disais en mon fort int√©rieur, que j’avais √©norm√©ment de chance de me retrouver ici, en famille et qui plus est dans un tr√®s beau pays tel que la Guin√©e…
Dans ce jardin, il y avait également, 3 immenses manguiers et une charmante gloriette qui se trouvait non loin de la véranda extérieure de notre maison.
Tout √©tait si beau et si parfait que j’avais l’impression de r√™ver mais pourtant j’√©tais bel et bien en train de vivre ce joli r√™ve…
Apr√®s avoir fait le tour du propri√©taire, nous visit√Ęmes enfin l’int√©rieur de la maison…
Tout ce que je peux en dire en me souvenant de cette visite int√©rieure, c’est que je trouvai une fois de plus que tout √©tait parfait.
En effet, mon fr√®re et moi avions chacun notre chambre et notre salle de bain…
Alors que demander de plus ?
La chambre de mes parents se trouvait non loin de la n√ītre et ils avaient eux aussi leur propre salle de bain, attennante √† leur chambre.
Le salon √©tait immense et la salle √† manger se trouvait pr√®s de la cuisine…
La maison √©tait vraiment bien agenc√©e et tr√®s agr√©able…
Bref tout √©tait parfait √† part quelques r√©novations qui √©taient d√©j√† pr√©vus tels que : peinture des murs du salon et des chambres ou encore changement du carrelage de la salle √† manger et de la cuisine puis pose de la moquette dans les 3 chambres…
La visite de notre maison termin√©e, et pour nous remmettre de notre long voyage, mon p√®re d√©cida de nous emmener d√©jeuner dans un restaurant qui √©tait tr√®s r√©put√© √† Conakry et qui s’appellait : « Chez Papy »…

Un repos bien mérité :
Arriv√©s au restaurant, mon p√®re nous pr√©senta « Papy », une figure de Conakry et qui avait la r√©putation de faire de la bonne cuisine…
Et je peux vous dire que cette halte au restaurant f√Ľt de tr√®s bonne augure √©tant donn√© que nous √©tions tous les 4 tr√®s fatigu√©s de notre voyage…
La cuisine √©tait vraiment excellente…
Je me rappelle encore de ce fameux steak √† cheval (un oeuf sur le plat pos√© dessus) accompagn√© de savoureuses frites fa√ģtes maison…
Un pur régal des papilles !!!
« Papy » m√©ritait vraiment sa r√©putation de bon cuisiner √† Conakry…
Et ce f√Ľt donc, le ventre bien rempli que nous quitt√Ęmes ce si bon restaurant, direction notre maison…
Arriv√©s chez nous ; Maman d√Ľ nettoyer rapidement la partie de nos chambre afin que nous puissions vite nous reposer…

****

Les jours suivants d√©but√®rent les premiers travaux puis ainsi de suite jusqu’√† ce que notre maison soit totalement habitable…
Il est vrai que lorsque les travaux furent termin√©s ; nous v√©curent, tous les 4 ; vraiment tr√®s heureux dans cette si belle et vaste maison…
J’ai gard√© de tr√®s bons souvenirs de notre vie pass√©e en Guin√©e √† Conakry…

Mon bapt√™me de l’air

Dans les ann√©es 87, nous part√ģmes de nouveau en Afrique ; direction : La Guin√©e, √† Conakry (La Capitale)…

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A cette √©poque l√†, j’avais 10 ans et je peux vous dire que ce f√Ľt pour moi le plus beau et le plus m√©morable des voyages africains…
En effet, √©tant donn√© que je n’avais gard√© pratiquement aucuns souvenirs de la C√īte d’Ivoire ; ce fut donc avec d√©l√®ctation que je profitai pleinement de mon premier voyage Africain et disons-le ; de mon premier bapt√®me de l’air et ce ; m√™me si j’avais d√©j√† pris plusieurs fois l’avion avec mes parents lorsque j’√©tais encore un b√©b√©…
Mon premier bapt√®me de l’air :

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J’ai eu vraiment beaucoup de chance de pouvoir d√©couvrir la Guin√©e √† l’√Ęge de 10 ans !!! et d’y vivre en famille, durant 2 belles ann√©es !!!
Mais je dois avouer que l’un de mes plus beaux souvenirs restera tout d’abord et avant tout, mon voyage en avion…
L’un de mes tr√®s grands moments √† mes yeux…

A présent, je vais vous raconter mon histoire :

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A l’int√©rieur de l’a√©roport de Paris, Roissy Charles de Gaulle ; mes parents, mon petit fr√®re et moi attendions notre tour dans la file d’attente des passagers en partance pour la Guin√©e…
Lorsque vint enfin notre tour de remettre nos billets d’avion √† l’h√ītesse d’accueil ; ce f√Ľt dans une d√©marche assez rapide que nous commen√ß√Ęmes √† marcher dans l’interminable couloir d’embarquement qui menait √† l’entr√©e de notre boeing…
Et je dois dire qu’√† partir de ce moment-l√† tr√®s pr√©cis, je commen√ßai √† me dire : « C√©cile !!, √ßa y est, tu vas bient√īt te retrouver √† l’int√©rieur de l’avion et ce ; dans √† peine quelques minutes… »

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A l’int√©rieur de l’avion :

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La premi√®re fois que je suis mont√© dans un boeing ; ce fut pour moi une v√©ritable d√©couverte…
Je reviens donc √† mon histoire ou je me retrouvai enfin √† l’int√©rieur de l’avion…
Il devait bien √™tre 21h00 du soir…(C’√©tait en juillet et donc il faisait encore jour…)
Lorsque nous entr√Ęmes enfin, √† l’int√©rieur de l’avion ; ma famille et moi, f√Ľmes accueillis par 2 h√ītesses de l’air et 1 stewart qui nous dirent : « Bienvenue √† bord de notre Compagnie « Air Sabena ». Nous vous souhaitons un agr√©able voyage Madame, Mademoiselle et Messieurs… »
Pendant que je suivai mes parents et mon petit fr√®re dans l’√©troit couloir, j’observai aux alentours tous ces gens qui rangeaient leur affaires dans des compartiments qui se trouvaient au dessus leurs fauteuils ou encore des passagers qui commen√ßaient √† s’installer dans leur si√®ges respectifs…
J’adorai d√©j√† toute cette effervescence…

Puis mon p√®re s’arr√™ta de marcher et nous dit : « Voici nos places et vous les enfants, vous √™tes plac√©s juste devant nous ; donnez-moi vos sacs, je vais les ranger en haut dans les compartiments… »
Une fois d√©barrass√©e de mon sac je m’installai dans mon fauteuil et je commen√ßai √† d√©couvrir avec mes yeux d’enfant √©merveill√©s tout l’int√©rieur de l’avion tels que : les si√®ges, les hublots, le personnel naviguant, ect…
J’√©tais totalement fascin√©e par toute cette ambiance…
Il faut dire que c’√©tait vraiment une premi√®re pour moi….
Mon petit fr√®re aussi √©tait aux anges car il d√©couvrait tout comme moi, l’int√©rieur de l’avion.
Mais ce qui lui plaisait le plus, vraisemblablement ; c’√©tait de regarder √† travers le hublot, la piste de l’a√©roport…

HUBLOT
D’ailleurs, lorsque nous √©tions rentr√© √† l’int√©rieur de l’avion ; mon fr√®re m’avait dit d’embl√©e : « C√©cile, je voudrais √™tre plac√© pr√®s du hublot, s’il te pla√ģt… »
Et comme je suis d’une nature g√©n√©reuse ; je lui disais que je n’y voyais aucun inconv√©nient…bien au contraire puisque je souhaitai moi-m√™me, √™tre plac√©e pr√®s du couloir afin de mieux regarder les all√©es et venues du personnel naviguant….(√† cette √©poque l√†, c’√©tait un m√©tier qui me plaisait beaucoup : √ßa me faisait r√™ver…)

D√©collage de l’avion :
Je parlai tranquillement avec mon fr√®re, lorsque soudain je ressenti des vibrations sous mes pieds…
En effet, l’avion commen√ßait √† rouler doucement sur la piste…
Puis il se mit peu √† peu, √† acc√©l√©rer sa vitesse…
A pr√©sent, l’avion roulait tellement vite que je ne distinguai m√™me plus l’a√©roport √† travers le hublot…
Puis ce f√Ľt √† partir de ce moment que l’avion d√©colla…
Et je ressentis alors, comme une dr√īle de sensation : C’√©tait comme si une lourde pesanteur s’abattait sur mon corps ; avec cette impression √©trange de m’enfoncer litt√©ralement dans mon fauteuil…

La tête dans les nuages :
Mon petit fr√®re me regarda et me dit : « Wahou !!! t’as vu C√©cile…√ßa y est on est dans le ciel…. »
Et je lui r√©pondis aussit√īt : « Oui, √ßa fait bizarre…mon dieu, √ßa fait peur…t’as vu…regarde par ton hublot…on ne voit presque plus la terre…on est vraiment tr√®s haut dans le ciel…maintenant… »
Olivier me r√©pondit : « Oui c’est vrai…je ne vois plus la terre…√ßa y est…regarde les nuages…Wahou !!! c’est beau…t’as vu ? »
Je me penchais davantage pour pouvoir aper√ßevoir √† travers le hublot ; les jolis nuages qui ressemblaient √† du coton tr√®s vaporeux…

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Puis je dis √† mon fr√®re : « C’est beau…on dirait des morceaux de coton g√©ants… »
Puis je sentis une main qui me touchait l’√©paule : C’√©tait ma Maman qui √©tait juste install√©e derri√®re moi …
Je me retournai et aper√ßu son sourire…
Puis elle me dit : « T’as vu C√©cile…on est dans les nuages maintenant…t’as vu par le hublot ? »
« Oui, j’ai vu Maman…C’est vraiment trop beau…et je suis contente d’√™tre dans cet avion… »

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Et Maman me dit « Je savais que tu aurais aim√© prendre l’avion…et tout √† l’heure on mangera le repas…tu verras comment c’est…surtout profite bien de ce voyage ma poupoule… »
et je lui r√©pondis : « Merci Maman…bisous »
Les h√ītesses de l’air :

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Alors que je discutais avec animation avec mon fr√®re, j’entendis une voix, √† ma droite me dire : « Bonsoir les enfants, vous pouvez d√©tacher votre ceinture √† pr√©sent… »
C’√©tait une h√ītesse de l’air qui s’adressait √† nous avec un large sourire et qui avait stopp√© devant elle un gros chariot dans lequel je pouvais aper√ßevoir des boissons et des petits sachets de cacahu√®tes ap√©ritifs…
Puis, elle nous dit :  » Les enfants, vous d√©sirez boire quelque-chose ? »
Je lui r√©pondis timidement : « heu oui… »
L’h√ītesse de l’air dit : « Il y a du jus d’orange ou du jus de pomme ? »
Je lui dis : « Je voudrais un jus d’orange s’il vous pla√ģt »
L’h√ītesse dit : « Et vous jeune homme ? »
Mon fr√®re r√©pondit : « moi je prendrais aussi un jus d’orange s’il vous pla√ģt… »
Aussit√īt dit et aussit√īt fait, l’h√ītesse nous donna nos boissons accompagn√©s de petits sachets de biscuits ap√©ritifs…
J’adorai vraiment toute cette ambiance et je me sentais tr√®s bien dans ma peau…
Bref, j’√©tais heureuse !!!
Quelques instants plus tard, une autre h√ītesse de l’air nous donnait √† moi et √† mon fr√®re des trousses de toilette (de la Compagnie a√©rienne « Sabena »), des couvertures pour dormir, des masques de nuit, des jeux pour enfants (puzzle repr√©sentant l’avion « Sabena » ; jeu de l’oie, et jeux de dames) ainsi que des casques d’√©couteurs pour pouvoir √©couter de la musique ou encore √©couter le son du film que la Compagnie « Sabena » diffuserait ce soir…
Inutile de vous dire que mon fr√®re et moi √©tions ravis d’avoir re√ßu des jeux pour s’amuser…
Et sans plus attendre, on commen√ßa √† jouer au jeu de dames…ce qui nous permettait de passer un peu le temps…
Visite du cockpit :

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Durant ce voyage, mon fr√®re et moi avions eu l’opportunit√© de visiter le cockpit ….
Mon fr√®re et moi regardions avec des yeux √©merveill√©s, tous ces boutons (certains √©taient lumineux et d’autres pas) et ces petites loupiotes qui n’en finissaient pas…..si bien que je m’√©tais demand√© comment pouvaient bien faire le pilote et le copilote pour ne pas s’y perdre…
Je me souviens m√™me que j’avais dis √† haute voix : « Il y a beaucoup de boutons !!! »

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Et le commandant de bord m’avait dit en souriant : « Eh oui, vous avez vu les enfants !!! c’est vrai qu’il y a beaucoup de boutons mais mon coll√®gue et moi ; on est tr√®s habitu√©s alors √ßa ne nous fait pas peur du tout…et peut-√™tre qu’un jour le m√©tier de pilote de ligne vous plaira √† votre tour et qui c’est vous serez vous aussi peut-√™tre amen√©s √† conduire des avions ? »
Et Olivier lui avait r√©pondu sans grande conviction : « Peut-√™tre, je sais pas encore…en tout cas √ßa a l’air difficile… »
Puis ce fut sur ces derni√®res phrases prononc√©es ; que notre visite du cockpit s’acheva…
Et inutile de vous dire que ce fut une tr√®s belle exp√©rience pour moi et sans aucun doute, √©galement pour mon petit fr√®re…

Le d√ģner :
Je me souviens encore du repas qui n’√©tait pas si mal que √ßa puisque je l’avais appr√©ci√© :

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– Carottes r√Ęp√©s, oeufs mimosas et petits canap√©s de p√Ęt√©,
РCuisse de poulet accompagné de coquillettes au beurre,
– Une petite assiette de fromages,
– un bol de salades de fruits.

Je me souviens encore de ce menu car je l’avais not√© dans mon journal intime de l’√©poque…
Diffusion d’un film :
Je me rappelle que j’avais regard√© un bout de film ( je ne me souviens plus du tout du titre de ce film) mais qu’ensuite je m’√©tais endormie devant…
Puis je me souviens que mon p√®re m’avait r√©veill√© et chuchotai : « Tiens, C√©cile, Mets ton masque de nuit, tu seras mieux avec…et comme il fait froid, tiens ta couverture…. »
Puis mon p√®re d√©ploya la couverture et me la d√©posa sur les √©paules car il est vrai qu’il faisait l√©g√®rement frisquet √† l’int√©rieur de l’avion…
Il fit de m√™me avec mon fr√®re puis nous souhaita une douce nuit et de beaux r√™ves car √† partir de demain matin on se retrouverait tous les 4 en Afrique : En Guin√©e…
Le lendemain matin :
Ma Maman nous r√©veilla et nous dit d’aller faire rapidement un brin de toilette avant qu’il n’y ait trop de monde…
Ce que l’on f√ģt….
Et je peux vous dire que je garde un souvenir m√©morable des toilettes…
En effet, ils sont extr√™mements petits et ce ne f√Ľt pas si √©vident que √ßa de me laver le visage, de me brosser les dents ou encore de me coiffer les cheveux….
Mais bon…il fallait bien faire avec…
Quelques instants apr√®s, mon fr√®re et moi prenions un petit d√©jeuner √† base : de lait, de biscottes, de confitures et de jus d’orange…
Puis le temps passa et soudain on entendit dans un micro ; la voix du Commandant de Bord qui annonçait à tous les passagers :
« Bonjour, je suis le Commandant de bord « X » ; et je vous annon√ße que nous approchons des c√ītes Guin√©ennes et que nous allons entamer notre descente vers Conakry, la capitale ; dans quelques minutes…
Veuillez donc regagner votre si√®ge et attachez votre ceinture…
La temp√©rature ext√©rieure est de 28 degr√©s celsus et il exactement 6h00, heure locale de Conakry et √† Paris il est exactement 8h00…
J’esp√®re que votre vol aura √©t√© agr√©able aupr√®s de notre Compagnie « air Sabena » et esp√©rons vous revoir tr√®s prochainement √† bord de notre ligne. Merci √† vous et tr√®s bon s√©jour √† Conakry. »
L’atterissage :

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Ce fut au moment de l’atterissage que je d√©couvrai pour la premi√®re fois que j’avais « le mal de l’air »…
Et je peux vous dire que durant quelques minutes ; (pour moi, cauchemardesques) j’√©tais devenue toute verte car j’essayai de me contr√īler afin de ne pas vomir…
Mais d√®s lors ou les roues de l’avion touch√®rent le sol Guin√©en ; je me senti de plus en plus mal….
Et ce qui devait arriver ; arriva… (si vous voyez ce que je veux dire)
Mais heureusement qu’il y avait le fameux sac en plastique, destin√© sp√©cialement, pour ce genre de d√©sagr√©ment ; et qui √©tait pla√ß√©, juste l√†, devant moi ; √† l’int√©rieur de la housse, au dos du fauteuil avant…
Mais tout de m√™me ; quelle plaie, que celui d’avoir le mal de l’air !!! surtout si on aime les voyages en avion…
Mis √† part ce d√©sagr√©ment ; je garderai toute ma vie au fond de mon coeur, un tr√®s bon souvenir de ce merveilleux voyage en destination de la Guin√©e… car c’√©tait mon premier bapt√®me de l’air en quelque sorte ; m√™me si j’avais d√©j√† voyag√© en avion √©tant tout b√©b√©…