√Čtiquette¬†: africain

Une charmante bestiole

1990 : Tchad √† N’Djamena :
Je me souviens encore de cette ann√©e l√† o√Ļ j’avais exactement 13 ans et mon fr√®re 12 ans…
J’√©tais d√©j√† une tr√®s grande passionn√©e de cin√©ma et j’adorai notamment tous les films fantastiques et futuristes…
La vid√©oth√®que : « SAVI » :

videothequeUn jour, que j’√©tais en train de regarder les jaquettes de films dans leurs boitiers VHS qui √©taient soigneusement align√©es et rang√©es √† l’int√©rieur des grandes √©tag√®res de la vid√©oth√®que « SAVI » ; je fus attir√©e par le titre d’un film que je n’avais encore jamais vu… : « GREMLINS »…

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Tout √† fait √† droite de l’√©tag√®re, vous pouvez aper√ßevoir le titre du film : Gremlins

Ce titre √©tait vraiment tr√®s √©trange mais surtout tr√®s accrocheur puisqu’il avait r√©ussi √† √©veiller ma curiosit√©…
Rapidement ; je lus le sujet du film et fus tout de suite tr√®s enthousiasm√©e par son histoire…

18462089.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxTitre original : Gremlins
Réalisé : par Joe Dante
Durée : 1H45
Date de sortie : 5 Décembre 1984 en France
Genre : Fantastique
Pays d’origine : Etats-Unis

Sujet du film :
L’inventeur Rand Peltzer veut offrir √† son fils Billy une √©trange petite cr√©ature, craquante comme une peluche, un « mogwa√Į », d√©nich√© chez un vieil antiquaire chinois.
Celui-ci ayant refus√© de lui vendre la bestiole, c’est son petit-fils qui le c√®de √† Rand en lui expliquant les consignes indispensables au bon entretien d’un tel animal : ne jamais l’exposer √† l’eau ni √† la lumi√®re et ne pas le nourrir apr√®s minuit.

Je venais √† peine de ranger dans mon sac, les 7 VHS que j’avais s√©lectionn√© (pour la semaine) chez « SAVI » ; que je pensai d√©j√† √† vouloir regarder √† tout prix, le fameux film fantastique « GREMLINS »…
En tous les cas ; ce serait tr√®s certainement celui-√ßi que j’insisterai aupr√®s de mes parents de regarder en premier ; parmis tous les autres VHS…
D’ailleurs, j’avais h√Ęte de rentrer √† la maison et d’y retrouver mon petit fr√®re afin de lui parler de ma petite trouvaille…

Un samedi soir en famille au Tchad : Soirée Cinéma :
Soir√©e « GREMLINS » :

18860808.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMon petit fr√®re et moi avions les yeux riv√©s sur l’√©cran et on ne loupait pas une seule miette du fameux film : « GREMLINS »…

Maman et Papa aimaient bien aussi regarder, le film…Mais disons que mon cher Papounet n’√©tait pas autant r√©ceptif que ma Mamounette car disons-le : mon Papa n’aime pas trop les films fantastiques avec des bestioles ; surtout avec ce genre de bestiole un peu loufoque et d√©jant√©e ; c’est pas trop son truc…

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Voici le Chef des Gremlins

Par contre, en ce qui nous concernait ; mon fr√®re et moi, pas de soucis ; nous √©tions totalement subjugu√©s par chacune des sc√®nes qui se d√©roulaient devant nos yeux…
D’ailleurs, au fur et √† mesure ; le film devenait de plus en plus int√©r√©ssant et m√™me effrayant…

gremlins-1984-01-gUne fois le film termin√© ; mon fr√®re et moi n’arr√™tions pas d’en parler ; m√™me au moment du coucher ; tellement nous l’avions bien appr√©ci√©…

GREMLINS_2_THE_NEW_BATCH-8Et comme nous partagions la m√™me chambre ; je peux vous dire qu’on s’en donnait √† coeur joie…
Allong√©s dans nos lits respectifs ; nous ne voulions pas dormir et on n’avait de cesse de chantonner le fameux chant interpr√©t√© par le si mignon Gizmo ; le h√©ros de GREMLINS..

Je vous invite à découvrir ce joli chant en cliquant sur la vidéo çi-dessous :

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Gremlins1984Réal. : Joe Dante

Le lendemain :

La magie du film ne s’√©tait toujours pas √©vapor√©e ; bien au contraire…
Mon fr√®re et moi ; on aimait bien parler de chacune des s√©quences du film ; surtout de la fameuse sc√®ne √† l’int√©rieur de la cuisine ; o√Ļ la m√®re de Billy, arm√©e de son grand couteau de cuisine √©tait en train d’√©pier chaque recoins sans se douter une seule seconde que l’un des Gremlins s’√©tait cach√© √† l’int√©rieur de l’un de ses placards…

GizmoOn adorait discuter de cette sc√®ne qui ne manquait pas de suspens et qui √©tait pour nous ; le moment le plus effrayant du film…

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Les vacances de Noêl : Décembre 1990 :

joyeux-noel-sapin-rougeLorsque vint enfin les vacances de No√™l ; au moment de faire ma s√©lection de vid√©os VHS √† la Vid√©oth√®que « SAVI » ; je d√©cidai de relouer le fameux film « GREMLINS » afin de faire une petite surprise √† mon petit fr√®re qui j’en suis certaine, serait ravi de le revoir avec moi..

Gizmo_dEt comme je m’y attendai ; Olivier en fut totalement enthousiasm√© ; et √† en juger par ses yeux fix√©s sur l’√©cran de notre t√©l√©viseur et ses commentaires sur certaines sc√®nes ; cela voulait dire qu’il √©tait devenu un fan de ce film ; tout comme moi, d’ailleurs…

gremlins-1984-06-gEt disons-le : nous avions √©t√© totalement conquis par ces charmantes bestioles…
Puis comme √† notre accoutum√©e ; √† la fin du film ; on aimait bien chanter ensemble le c√©l√®bre air du charmant h√©ros : Gizmo…

gremlins_gizmo_sipa_culturebox_1611 » laaaa, laaaa, lalalalala…lala… »
Une bien douce m√©lodie que l’on n’a jamais p√Ľ oublier, ni lui, ni moi ; et ce ; jusqu’√† aujourd’hui…
Et m√™me que de nos jours ; il suffit juste que je sifflote ce petit air pour que mon fr√®re s’en souvienne imm√©diatement ; tellement il a d√Ľ en garder, sans aucun doute ; un excellent souvenir depuis ce fameux jour o√Ļ nous avions regard√© en famille, pour la premi√®re fois « GREMLINS » ; dans notre maison √† N’Djamena, au Tchad…
Oui, un excellent souvenir que je n’oublierai jamais… et que je tenais √† en retracer le r√©cit ici, dans mon blog…

Invasion de criquets dans la ville de N’Djamena

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Je me souviens d’un jour ou nous devions aller s√©journer 2 ou 3 jours dans un H√ītel qui s’appelle : « Novotel »…

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Voici l’H√ītel Novotel √† N’Djamena

Et ce jour-l√† comme par hasard, il y avait √† N’Djamena ; une invasion de criquets nomade…
Afin de nous rendre √† l’h√ītel Novotel ; ma famille et moi avions emprunt√© notre voiture et c’√©tait tr√®s dur pour mon p√®re de conduire car la visibilit√© de la route √©tait assez r√©duite √† cause de tous ces innombrables criquets qui volaient un peu partout dans l’air et qui venaient le plus souvent se fracasser contre notre pare-brise…
Et d’ailleurs, pour pouvoir d√©loger tous ces criquets vivants ou morts ; mon p√®re fut oblig√© d’utiliser ses essuie-glaces ; ce qui lui permit d’avoir une meilleure visibilit√© de la route ; quoique ce n’√©tait pas non plus gagn√©, tellement il y avait bien trop de criquets !!!

Wanderheuschrecke-03Tout le long de notre parcours, je ne pouvais m’emp√™cher de regarder tous ces nombreux criquets qui volaient dans tous les sens et qui venaient se coller contre la vitre de ma porti√®re…

essaim_criquetsEt je peux vous dire que je d√©testais les voir marcher, ces vilaines bestioles sur les vitres de notre voiture ; car j’en ai¬†une peur bleue de ces insectes !!!
Mais le plus dur et le plus p√©nible pour moi fut lorsque nous arriv√Ęmes enfin √† notre h√ītel et que nous devions obligatoirement sortir de notre v√©hicule afin de regagner la porte d’entr√©e de celui-√ßi…

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Voici une invasion de criquets !

Malgr√© que mes parents et mon fr√®re faisaient un rempart autour de moi afin de me prot√©ger des criquets ; je ne pouvais m’emp√™cher de pousser des petits cris tellement j’√©tais effray√© par ces horribles insectes…(dans ma famille, je suis la seule √† en avoir peur !!!)

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Des myriades de criquets !

Et donc, nous cour√Ľmes tous les 4 tr√®s rapidement, vers les portes d’entr√©es de l’h√ītel afin de nous y engouffrer mais une fois √† l’int√©rieur et avant que les portes ne se referm√®rent derri√®re nous ; une dizaine de criquets nous avaient suivi dans notre course folle ; ce qui ne me rassurait pas du tout. Et comme vous pouvez vous l’imaginer ; il y en avaient qui voletaient un peu partout √† l’int√©rieur du hall de l’h√ītel.

1001048-Criquetcriquets1Mais disons que cela n’√©tait rien compar√© aux innombrables criquets qui volaient √† l’ext√©rieur !!!
C’est bien simple ; on ne pouvait plus distinguer la couleur du ciel tellement celui-√ßi √©tait obscurcit par une nu√©e d’essaims de criquets faisant un bruit assourdissant √† cause du frottement incessant de leurs ailes…

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Vue du ciel : Invasion d’essaims de criquets

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A l’accueil de l’h√ītel, lorsque l’h√ītesse nous remit les clefs de nos chambres ; je ne savais pas qu’une autre √©preuve m’attendait…

Cliquez sur ce lien pour d√©couvrir L’H√ītel Novotel de N’Djamena :

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L’H√ītel Novotel :

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En effet, il se trouvait que nos chambres communicantes donnaient sur une des ailes ext√©rieures de l’h√ītel ; ce qui ne m’enchanta pas du tout…

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Couloirs ext√©rieurs de l’H√ītel Novotel menant √† nos chambres

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Et au moment d’ouvrir la porte de notre chambre ; nous f√ģmes donc, tr√®s attention de ne pas entra√ģner dans notre sillage les fameux insectes ; √©tant donn√© qu’il y en avaient encore un peu partout qui volaient dans tous les sens ou encore d’autres, qui restaient agglutin√©s contre les murs des couloirs ext√©rieurs de l’h√ītel…

9y8ia9s3Mais heureusement tout se passa sans encombres et finalement aucune de ces affreuses bestioles ne s’engouffra ou m√™me ne se trouva √† l’int√©rieur dans nos chambre…
Je pouvais enfin me d√©tendre…
Une fois apr√®s avoir pris une bonne douche, je m’allongeai sur mon lit et avec un soupir de soulagement je me disais en mon for int√©rieur, que j’√©tais en s√©curit√© ici ; alors qu’√† l’ext√©rieur ; la ville de N’Djamena √©tait envahie de ces essaims de criquets…

a41d30ca-48fe-11e1-8c33-83a9aa16abdcEt pourtant, je dois avouer que cette nuit l√†, mon sommeil avait √©t√© tr√®s r√©parateur mis √† part quelques mauvais r√™ves concernant ces ind√©sirables envahisseurs…

Je tenais √† vous raconter cette anecdote de ma vie d’expatriation pass√©e au Tchad car ce fut pour moi un souvenir fort m√©morable…Ce n’est pas tous les jours qu’on voit ce genre d’invasion d’insectes !!!

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Quelques explications sur le criquet nomade :

Schistocerca-gregaria-AdultLe criquet nomade ou criquet rouge est une espèce de criquet de la famille Acrididae, la seule du genreNomadacris.

SauteriauSa morphologie :
Taille des ail√©s m√Ęles : 6 √† 7 cm.
Taille des ailés femelles : 6 à 8,5 cm.

Son comportement :
Le criquet nomade a un comportement semi-arboricole.
Il privilégie les environnements herbacés souvent embroussaillés et denses avec de hautes graminées tels que : mais, canne à sucre, sorgho.
En saison sèche, il utilise des perchoirs arbustifs voire arborés.

3385054893_7930ebb74fSon alimentation :
L’esp√®ce est consid√©r√©e comme nuisible de par les ravages qu’elle peut faire¬†sur les plantes.
Le criquet nomade est un ravageur polyphage (le terme polyphage d√©signe ou qualifie tout organisme se nourrissant d’aliments vari√©s.
Les Tchadiens :
En g√©n√©ral, durant l’invasion des criquets, les Tchadiens aiment bien les attrapper pour ensuite les faire frire afin de pouvoir les d√©guster un peu comme √† la mani√®re des petites fritures de poissons…
Pour ma part, je n’ai jamais go√Ľt√© √† ce genre de met et je pense que je ne m’y risquerai jamais…

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Voici une friture de criquets !

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Guerre ethnique au Tchad en 1990

Le Tchad :

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Le Tchad est un pays d’Afrique Centrale sans acc√®s √† la mer, situ√© au sud de la Libye, √† l’est du Niger et du Nigeria, au nord du Cameroun et de la R√©publique centrafricaine et √† l’ouest du Soudan.

G√©ographiquement et culturellement, le Tchad constitue un point de passage entre l’Afrique du Nord et l’Afrique noire.
Sa capitale est N’Djamena.

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Histoire du Tchad :

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Voici le Président du Tchad : Idriss Déby

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Le Tchad, qui a fait partie des possessions Africaines de la France jusqu’en 1960, a subi 3 d√©cennies de guerre ethnique ainsi que des invasions par la Libye avant de retrouver une certaine paix en 1990.

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Voici des Goranes

Une paix qui ne dura h√©las pas tr√®s longtemps…

Je vais d’ailleurs vous raconter un bien mauvais souvenir que j’ai v√©cu (ma famille et moi) et dont je n’oublierai jamais…

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Voici mon histoire : Guerre ethnique :

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Par une belle matin√©e ensoleill√©e (nous √©tions le 2 D√©cembre 1990 et j’√©tais alors √Ęg√©e de 13 ans) nous re√ß√Ľmes un appel t√©l√©phonique nous annon√ßant qu’il y avait des rebelles qui venaient d’envahir N’Djamena pour prendre le pouvoir…

C’√©tait un coup d’√©tat qui avait √©t√© organis√© par surprise sous le commandement du G√©n√©ral Idriss D√©by afin de ne pas √©veiller les soup√ßons du Pr√©sident Tchadien de l’√©poque : Hiss√®ne Habr√©, son ancien compagnon d’armes…

Ainsi, avec l’appui de la France, le G√©n√©ral Idriss D√©by voulait chasser Hiss√®ne Habr√© de son pouvoir…

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Armée de terre Epervier

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N’Djamena √©tait donc assi√©g√© par des rebelles (Goranes) qui voulaient renverser l’actuel gouvernement d’Hiss√®ne Habr√© et placer au pouvoir leur G√©n√©ral Idriss D√©by en tant que nouveau Pr√©sident de la R√©publique Tchadienne.

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Petite parenthèse :

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Voici Idriss Déby

Idriss Déby Itno, né en 1952 à Berdoba (au sud-est de Fada) est un homme politique Tchadien.

Le 2 d√©cembre 1990, avec l’appui de la France, il chasse du pouvoir son ancien compagnon d’armes Hiss√®ne Habr√© apr√®s une p√©riode de lutte arm√©e men√©e √† partir du Soudan et le remplace le 4 d√©cembre avec le titre de pr√©sident du Conseil d’√Čtat.

Il est ensuite d√©sign√© « Pr√©sident de la r√©publique du Tchad » le 28 f√©vrier 1991, apr√®s l’adoption de la Charte nationale).

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J’en reviens donc √† mon histoire…

Comme tout coup d’√©tat Africain, ce fut la panique g√©n√©rale…

Apr√®s cet appel t√©l√©phonique, mes parents, mon fr√®re et moi, d√Ľmes pr√©parer nos bagages et prendre l’essentiel sans trop se charger.

Ce que nous f√ģmes assez rapidement car il fallait au plus vite quitter notre maison de fonction afin de rejoindre un √ģlot¬†(une maison r√©quisitionn√©e sous le commandement de l’arm√©e de Terre Fran√ßaise « Epervier » et qui y regroupait une petite minorit√© d’expatri√©s Fran√ßais tout comme nous…)

Les bagages faits et nos 3 chats install√©s dans leur sacs de voyage respectifs, nous part√ģmes direction cet √ģlot, en voiture.

Au cours de notre trajet, nous nous retrouv√Ęmes subitement nez √† nez devant un tank de l’arm√©e Fran√ßaise et je peux vous dire que la vision de cet √©norme engin fut tr√®s impressionnante car son canon √©tait tourn√© en notre direction…

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L’espace d’un instant je crus d√©faillir tellement j’avais peur…

Tout de m√™me, ce n’est pas tous les jours que l’on se retrouve face √† face devant un tank…

Et pourtant ma famille et moi en faisions l’horrible exp√©rience.

J’en garde d’ailleurs un tr√®s mauvais souvenir…

Mis √† part cette mauvaise rencontre lors de notre trajet, nous trouv√Ęmes enfin l’adresse de l’√ģlot.

Une fois notre voiture gar√©e dans le jardin de celui-√ßi, tout pr√®s du portail (nous n’avions pas le choix puisqu’il y avait d√©j√† un bon nombre de voitures qui √©taient gar√©es en √©pis) ; nous d√©cid√Ęmes de laisser nos 3 chats et nos valises √† l’int√©rieur de notre v√©hicule.

Mes parents d√©cid√®rent de sortir nos chats de leur sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus √† l’aise et ouvrirent √©galement un petit peu les fen√™tres arri√®res de la voiture afin qu’ils puissent mieux respirer.

Ensuite, tous les 4, nous rejoign√ģmes¬†le petit groupe d’expatri√©s qui se trouvait d√©j√† √† l’int√©rieur de l’√ģlot.

Une fois √† l’int√©rieur,¬†les heures pass√®rent et pass√®rent sans que quiconque ne vienne nous sauver.

Ma famille et moi √©tions tr√®s inquiets car on avait l’impression d’√™tre abandonn√©s et vraiment coup√©s du monde…

C’√©tait interminable cette attente¬†et cela √©tait d√Ľ en grande partie √† cause de la mauvaise strat√©gie de l’arm√©e de terre Fran√ßaise et du Quai d’Orsay (le Minist√®re des affaires √©trang√®res).

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Le temps passait irr√©m√©diablement lorsque soudain 2 goranes (des rebelles Tchadiens) arm√©s de leur kalachnikov et muni d’un pistolet, firent irruption dans le jardin en r√©clamant qu’ils voulaient juste une voiture (afin de pouvoir s’enfuir de N’Djamena, selon les dires du gardien de jour Tchadien de la maison).

photo-280085-LEt malheureusement, comme notre voiture se trouvait √™tre gar√©e pr√®s du portail,¬†vous devinez alors la suite…

Pourtant, il y avait bien un autre v√©hicule gar√© tout pr√®s de notre voiture et ce, juste en face du portail et qui se trouvait √™tre un 4X4 tout terrain…

Ce 4X4 √©tait vide,¬†c’est √† dire : sans aucun bagage et qui plus est sans animaux…

Mes parents ne voulaient pas donner leur voiture pour les simples et uniques raisons qu’il y avait tous nos bagages ainsi que nos chats qui √©taient rest√©s √† l’int√©rieur.

Mes parents ont tout fait pour faire entendre raison √† ce propri√©taire du 4X4 (qui √©tait √©galement le propri√©taire de la maison) mais celui-√ßi ne voulait en aucun cas donner son v√©hicule car il avait peur et qu’il √©tait tout bonnement un l√Ęche…

Je me souviens encore de cet homme¬†et p√®re de famille qui se fichait totalement de notre sort…

Ce jour-l√†, je me suis m√™me dis que c’√©tait un √™tre immonde, √©goiste et totalement indigne qui aurait du alors se retrouver √† notre place √† cet instant l√†… Oui, une situation des plus affreuses qu’il aurait du subir lui aussi…

D’ailleurs, si jamais il lisait cet article (que je souhaite), je tenais √† lui dire ceci :

« Vous √©tiez une v√©ritable ordure ce jour-l√† ! Oui une lamentable ordure ! Et vous vous √©tiez comport√© comme un l√Ęche ! Comment avez-vous pu oser ne pas donner votre 4X4 rutilant √† ces deux Goranes ? Hein ? Pourquoi ? La r√©ponse est √©vidente. Vous ne vouliez pas donner votre voiture toute neuve ! Allez au diable ! esp√®ce de sale cr√©tin ! »

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Malgr√© un dialogue sans fin¬†√† b√Ętons rompus (vraiment pitoyable et grotesque) avec cet homme d√©nu√© d’intelligence et de bon sens (pour lui faire soit disant entendre raison) ; mes parents durent se r√©soudre au pire ; donner leur voiture car les rebelles commen√ßaient √† s’impatienter.

C’est alors que mon p√®re prit ses clefs de voiture et sortit dehors.

Ma mère le suivit afin de pouvoir sauver toutes nos affaires ainsi que nos chats dans le cas ou les rebelles leur donneraient peut-être cette éventuelle possibilité (Ce que ma mère et mon père espéraient vraiment).

Mon p√®re essaya donc¬†d’expliquer (par des gestes) aux goranes qu’il voulait r√©cup√©rer ses valises ainsi que ses chats.

Ceux-√ßi ne s’y oppos√®rent pas mais ils voulaient en contrepartie, que mes parents se d√©p√™chent au plus vite afin qu’ils puissent quitter les lieux.

Vu leur excitation et leur impatience, cela se voyait qu’ils voulaient fuir au plus vite N’Djamena √† cause de l’arriv√©e des troupes du G√©n√©ral Idriss D√©by.

Mais l√† encore,¬†mes parents n’eurent pas de chance…

En effet, mon p√®re n’arrivait pas ouvrir la porti√®re avant (droite) √† cause de la serrure qui √©tait d√©fectueuse et qui devait normalement √™tre r√©par√©e dans les jours √† venir.¬†C’√©tait vraiment pas de chance !

****

Mon père dut batailler tant bien que mal avec cette satanée serrure mais heureusement, la portière finit enfin par céder !

Mais c’√©tait sans compter sur ces rebelles qui commen√ßaient de plus en plus √† s’exciter et √† s’√©nerver davantage…

L’un deux commen√ßa √† hurler en un dialecte incompr√©hensible car il pensait que mon p√®re avait fait expr√®s de leur faire cette ruse afin qu’ils ne puissent pas voler sa voiture.

C’√©tait un regrettable mauvais coup du sort qui s’acharnait une fois de plus contre nous…

De l√† ou je me trouvais, (derri√®re la grande baie vitr√©e du salon de la maison) je pouvais voir tr√®s nettement toute la sc√®ne et je peux vous dire que jamais je n’avais eu autant peur de ma vie…

C’√©tait horrible de voir mes parents confront√©s √† ces sales brutes de rebelles…

Je m’imaginais le pire et je n’avais pas si tort que √ßa…

****

Le gorane qui n’arr√™tait pas de hurler et qui avait les yeux inject√©s de sang car il √©tait sans aucun doute drogu√©, pointa subitement le canon de son pistolet dans le dos de ma m√®re qui essayait de sauver nos 3 chats et quelques uns de nos bagages.

Si vous vous souvenez bien,¬†mes parents avaient d√©cid√© de laisser nos chats en dehors de leurs sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus √† l’aise √† l’int√©rieur de notre voiture.¬†Eh bien, heureusement qu’ils avaient eu cette id√©e…

Deux chats avaient pu s’√©chapper de la voiture gr√Ęce √† ma m√®re qui les avait lib√©r√©s en d√©grafant leurs laisses qui √©taient attach√©es autour de leur cou et qui les emp√™chaient litt√©ralement de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir…

Puis avec rage et d√©termination, elle les avait rapidement repouss√©s vers l’ext√©rieur de l’habitacle afin qu’ils puissent enfin se sortir de ce pi√®ge…

C’est vrai que ma m√®re avait fait preuve de beaucoup de sang froid ce jour-l√† car ces deux chats auraient pu ne jamais s’en sortir si elle ne les avait pas d√©tach√©s de leurs laisses…

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Voici Minouchkaya (Vous savez, celle que j’avais sauv√©e in extr√©mis en Guin√©e √† Conakry)

Et donc, une fois délivrés, nos deux chats se mirent à courir très vite vers les buissons du jardin, tellement ils étaient effrayés.

Toujours avec autant de sans-froid, ma m√®re essaya de sauver tant bien que mal mon chaton blanc « Snoopy » qui s’√©tait cach√© sous le si√®ge avant du v√©hicule tellement il avait eu peur des Goranes mais h√©las, elle ne parvint pas √† le d√©livrer car il √©tait √©galement prisonnier de sa laisse qui l’emp√™chait de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir de cet enfer.

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Voici mon petit Snoopy…

Mais √† ce moment l√†, ma m√®re ne se doutait pas une seule seconde que le Gorane drogu√©, la visait dans le dos avec son arme √† feu…

C’est alors que mon p√®re qui avait observ√© les intentions de ce gorane fit un geste h√©roique…

Sans plus attendre, il tapa tr√®s fort sur le canon de la kalachnikov afin de rabaisser l’arme au sol et de d√©tourner la trajectoire de la balle.¬†Le canon se rabattit violemment contre le sol au m√™me moment o√Ļ ce gorane (drogu√©) avait appuy√© sur la g√Ęchette.

Soudain, j’entendis une d√©flagration.¬†Un bruit terrible et affreux,¬†me laissant paralys√©e sur place…

La balle tir√©e de la kalachnikov venait de tomber au sol.¬†Cette ordure de rebelle avait manqu√© son sale coup…

Par son geste, mon p√®re avait sauv√© la vie de ma m√®re…

Mais h√©las, il fut l√©g√®rement bless√© au niveau du ventre car la chaleur du bout du canon de la kalachnikov avait litt√©ralement transperc√©e sa chemise et donc √©gratign√© au passage sa peau, faisant appara√ģtre au bout de quelques instants, une petite¬†aur√©ole de sang qui maculait sa chemise.

****

En voyant cette sc√®ne,¬†je d√©cidai de sortir de la maison car j’√©tais affol√©e et tr√®s inqui√®te.

Je sortis donc de la maison en courant...

Mais heureusement, une des personnes qui se trouvait √† l’int√©rieur stoppa ma course en me saisissant par la taille.

L’homme me plaqua contre lui et me dit tout doucement qu’il ne fallait plus que je fasse aucun geste…

En me stoppant dans ma course, j’eu le souffle coup√© et ne pu m’emp√™cher de pleurer (pas √† cause de la douleur mais par le fait que j’√©tais morte d’inqui√©tude pour mes parents).

Le geste de ce monsieur m’avait tout simplement sauv√© la vie car √† ce moment l√†, le deuxi√®me gorane me visait de loin avec sa kalachnikov…

Mon petit fr√®re qui se trouvait √† l’int√©rieur de la maison √©tait tr√®s angoiss√© car il venait de voir toute la sc√®ne.

****

Je regardais mes parents au loin et je me disais que c’√©tait la fin du monde…

Le Gorane qui m’avait vis√©, attrapa brusquement le bras de son acolyte…¬†Je crois bien qu’il essayait de le r√©sonner.

La situation les échappait.

Et c’√©tait une certitude, mes parents ne pourraient pas sauver l’int√©gralit√© de leurs affaires, rest√©es dans le coffre de leur voiture.¬†

D’ailleurs, l’instant d’apr√®s, les goranes se pr√©cipit√®rent √† l’int√©rieur du v√©hicule et s’enfuy√®rent en roulant √† grande vitesse, ne laissant appara√ģtre derri√®re eux, qu’un √©pais nuage de poussi√®re de terre rouge…

****

Ma m√®re √©tait sous le choc ainsi que mon p√®re…

Ils √©taient d√©sempar√©s et perdus…¬†Nous avions absolument tout perdu…

Nous n’avions plus aucun¬†bagage (les bijoux en or de ma m√®re qui √©taient des souvenirs de Madagascar et d’Afrique se trouvaient dans une de nos valises et ce fut un v√©ritable cr√®ve-coeur pour elle de savoir que ses biens les plus pr√©cieux furent entre les mains d’immondes salopards).

Mais dans ce terrible malheur, nous avions la chance d’avoir toujours nos deux chats qui avaient pu √™tre sauv√©s gr√Ęce √† Maman…

H√©las, ce ne fut pas le cas de mon chaton (que j’aimais tant) « Snoopy » qui √©tait rest√© coinc√© sous le si√®ge avant, c√īt√© conducteur de notre voiture…

J’imagine que ces ordures ont du l’abattre en le faisant souffrir (je ne sais de quelle mani√®re mais jusqu’√† aujourd’hui je pr√©f√®re ne pas trop y penser) vu que c’√©taient des sanguinaires !

****

Mais ce que j’ai retenu le plus de cette atroce journ√©e dont je ne cesserai jamais de me la rem√©morer avec beaucoup d’√©motion et de tristesse ; c’est que nous avions fr√īl√© la mort de tr√®s pr√®s et que dans cet infernal chaos, nous avions eu l’immense chance de pouvoir rester en vie tous les 4…

Cela aurait pu mal se terminer mais je remercie encore le ciel d’avoir √©pargn√© nos vies… Qu’il ne soit rien arriv√© √† ma m√®re, ni √† mon p√®re (juste une l√©g√®re blessure due √† la br√Ľlure de la chaleur du canon de la Kalachnikov) et ni √† mon petit fr√®re !

Certes, on nous avait vol√© tous nos souvenirs de Madagascar et d’Afrique ainsi que nos biens les plus pr√©cieux ; sans oublier la perte de mon chaton mais dans tout ce drame, nous √©tions encore en vie et c’est ce qui est l’essentiel √† retenir finalement…

****

En conclusion de mon histoire, je terminerai mon récit en vous disant ceci :

« La vie est ce qu’il y a de plus beau et de plus important sur cette terre… Elle n’a pas de prix… Elle est tr√®s pr√©cieuse et plus que jamais, elle vaut d’√™tre v√©cue…

Souvenirs culinaires

Souvenirs culinaires en Guinée à Conakry : Année 1987 : Une douce gourmandise : Patates-douces-blanches

32636538 Je me rappelle encore lorsque ma m√®re faisait frire des patates douces √† chair blanche (√† peau blanche) et que du salon ou je me trouvais ; je pouvais sentir toutes les effluves de friture… patate-douceJ’attendais alors avec beaucoup d’impatience, le moment ou elle d√©poserait sur la grande table √† manger ; un grand saladier en verre dans lequel se trouvaient les fameuses tranches de patates douces frits et toutes dor√©es… 60735525_p Puis Maman ne manquait jamais de nous rappeler √† moi et √† mon fr√®re : « Les enfants, faites tr√®s attention !! j’ai d√©pos√© le saladier ici pour que les patates douces puissent se refroidir un peu car pour l’instant, elles sont tr√®s bouillantes !!! alors n’y touchez pas encore !!! d’accord ?? » Et je m’empressais de lui dire :  » Oui, Maman…On n’y touchera pas…c’est promis !!! » Mais c’√©tait tout simplement impossible pour moi d’attendre plus longtemps car la simple vue de ces patates me donnaient tout simplement l’eau √† la bouche… Et biens√Ľr, vous devinez la suite…Je me pr√©cipitai en cachette pendant que Maman avait le dos tourn√© et qu’elle se trouvait encore en cuisine ; pour chiper deux grandes tranches de patate douce… Sur le coup, c’est vrai que la chaleur des patates me br√Ľlait un peu le bout des doigts mais qu’importe du moment que j’avais r√©ussi √† en prendre au moins deux : une pour moi et une pour mon petit fr√®re. 8185233 Et quel plaisir immense ensuite, de pouvoir d√©guster cette ch√®re petite gourmandise… Je me souviens encore du go√Ľt de cette patate frite que j’avais plaisir √† avoir en bouche ; de la saveur de son sucre en poudre fondu et √† peine s√©ch√© qui la recouvrait si finement… sucre_poudre C’est vrai que je garderai toujours au fond de ma m√©moire cette jolie image de moi et de mon petit fr√®re en train de savourer avec d√©lice notre petit p√™ch√© mignon… sucre-en-poudre Ah les souvenirs d’enfance !!! quelles merveilles tout de m√™me !!!

Découverte de Conakry

Arrivée à Conakry :
Lorsque nous nous retrouv√Ęmes moi et ma famille √† l’int√©rieur de l’a√©roport de Conakry ; mon p√®re cherchait des yeux notre chauffeur de voiture qui s’appelle « Momo »…

Petite parenthèse :
Auparavent, mon p√®re avait d√©j√† effectu√© une p√©riode de travail (p√©riode d’essai de 4 mois) en tant que contr√īleur de gestion dans la soci√©t√© « SOGUICOM » (une soci√©t√© commerciale de transport qui √©tait charg√©e de fret a√©rien et de fret maritime) et c’est pourquoi il connaissait d√©j√† assez bien la ville de Conakry et ses alentours (restaurants, h√ītels, ect…)

Durant sa p√©riode d’essai, mon p√®re habitait donc dans une maison de fonction situ√©e en plein centre-ville de Conakry…
Dans cette maison, mon p√®re avait du personnel dont notamment : – un cuisinier et un « boy » (un boy d√©signe en Afrique francophone, tout employ√© salari√© de maison) et en ce qui concerne l’ext√©rieur de celle-√ßi, il avait √©galement : 1 chauffeur de voiture, 1 gardien de jour et 1 gardien de nuit…

Découverte de Conakry :
Parmi la foule qui se trouvait √† l’int√©rieur de l’a√©roport ; mon p√®re cherchait des yeux notre chauffeur « Momo »….
Puis soudain mon p√®re s’√©cria en d√©signant une personne qui se tenait pr√®s de la porte de sortie de l’a√©roport : « Voici, notre chauffeur, vite allons vers lui… »
Nous all√Ęmes donc vers « Momo » qui venait de nous aper√ßevoir et qui nous souriait au loin…
Mon p√®re dit : « Bonjour Momo, tu vas bien ? Nous venons √† peine d’arriver…C’est bien que tu sois d√©j√† l√†…je te cherchai…Je te pr√©sente ma famille ; voici mon √©pouse et mes enfants… »
Ma m√®re, mon petit fr√®re et moi le salu√®rent puis Momo nous dit : « Bienvenue √† vous et bienvenue √† Conakry…Je suis content de conna√ģtre la petite famille de Monsieur et j’esp√®re que vous vous plairez dans notre pays, en Guin√©e… »
Puis apr√®s ces paroles chaleureuses, Momo nous aida √† ranger nos valises ainsi que nos bagages √† main dans le coffre de notre voiture puis nous commen√ß√Ęmes √† entreprendre notre trajet direction notre maison de fonction…
Durant le trajet, je ne cessai de regarder tous ces beaux paysages que je n’avais jamais encore vu…
Nous √©tions en p√©riode de saison des pluies ; et le temps √©tait tr√®s nuageux ; ce qui rendait encore plus belle toute cette atmosph√®re africaine…

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On aurait dit un magifique tableau enchanteur !!!
Puis √† un moment donn√©, ma m√®re aper√ßu au bord de la route, des √©talages de fruits et de l√©gumes qui √©taient dispos√©s sur de grandes nattes √† m√™me le sol, tels que : Mangues, ananas, goyaves, papailles, bananes, ect…
Ma m√®re s’√©cria : « Regardez les enfants ; vous avez vu les mangues, les avocats ? et regardez, il y a m√™me des ma√ģs grill√©s ; hum, les bons ma√ģs grill√©s… »
C’est alors que Momo lui r√©pondit : « Ah oui Madame, je vois que vous connaissez bien. Monsieur m’a dit que vous √©tiez n√©e √† l’√©tranger… Ici, en Guin√©e, il y a beaucoup de marchands sur le bord des routes, qui vendent souvent des ma√ģs grill√©s et toutes sortes de fruits… »
Maman lui dit : « Eh oui…effectivement, je connais bien car je suis n√©e √† Madagascar. Momo, ton pays est vraiment tr√®s beau et de plus quand je vois tous ces fruits et l√©gumes exotiques ; √ßa me rappelle vraiment mon pays natal.
Momo, tu pourrais t’arr√™ter ici, s’il te pla√ģt ; j’aimerai acheter quelques ma√ģs grill√©s pour les faire go√Ľter aux enfants… »
Momo dit : « Mais biens√Ľr Madame, pas de probl√®me ; j’allais vous le proposer… »

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Une fois la voiture arr√™t√©e devant l’√©talage de ma√ģs grill√©s ; ma m√®re ouvrit sa porti√®re et une marchande Guin√©enne vint √† elle en lui disant : « Bonjour Madame, tu veux ma√ģs grill√©s ? Tu veux combien ? j’ai d’autres fruits aussi si tu veux…C’est pas cher… »
Ma m√®re dit √† la marchande : « Je voudrais juste 3 ma√ģs grill√©s, s’il te pla√ģt… » puis la marchande enroula alors dans du papier journal, 3 ma√ģs grill√©s et les tendit √† ma m√®re avec un large sourire.
Puis ma m√®re r√©gla la marchande en lui donnant les premiers billets de banque Guin√©en, (le franc CFA) qu’elle d√©couvrait pour la premi√®re fois…
Une fois apr√®s avoir achet√© les ma√ģs ; Maman nous les donna et nous continu√Ęmes √† nouveau notre trajet vers notre maison ; direction Madina Corniche, tout en mangeant tranquillement nos fameux ma√ģs qui √©taient vraiment tr√®s bons…
Notre maison située à Madina Corniche :

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Arriv√©s devant le haut portail de notre maison, Momo klaxonna 3 fois (c’√©tait un code pour le gardien) et le gardien de jour nous ouvrit…
Une fois la voiture gar√©e dans l’all√©e ; mon p√®re nous pr√©senta le gardien de jour qui s’appellait « Bah » et qui avait l’air tr√®s sympathique…
Puis nous entrepr√ģmes enfin de faire le tour du propri√©taire…
C’√©tait vraiment une maison magnifique et n’en parlons pas du jardin qui se trouvait en bordure de mer…
D’ailleurs, de l√† ou je me trouvais, je pouvais entendre le ressac…
Le jardin √©tait cl√ītur√© par de hauts murs infranchissables…
En effet, par dessus ces murs, on pouvait aperçevoir des rangées de verres de bouteilles incrustés à même le ciment afin de pouvoir dissuader les voleurs.
Le seul mur qui √©tait ajour√© et qui se trouvait √™tre en fa√ßade de notre maison, donnait sur la mer…
Je d√©cidai alors, de m’en approcher et √† travers les alv√©oles, j’aper√ßu toute l’immensit√© de l’oc√©an Atlantique…
Quelle merveille !!! quel plaisir de regarder cette superbe vue et de sentir tous ces embruns…

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J’√©tais tout simplement sous le charme de ce magnifique spectacle et je me disais en mon fort int√©rieur, que j’avais √©norm√©ment de chance de me retrouver ici, en famille et qui plus est dans un tr√®s beau pays tel que la Guin√©e…
Dans ce jardin, il y avait également, 3 immenses manguiers et une charmante gloriette qui se trouvait non loin de la véranda extérieure de notre maison.
Tout √©tait si beau et si parfait que j’avais l’impression de r√™ver mais pourtant j’√©tais bel et bien en train de vivre ce joli r√™ve…
Apr√®s avoir fait le tour du propri√©taire, nous visit√Ęmes enfin l’int√©rieur de la maison…
Tout ce que je peux en dire en me souvenant de cette visite int√©rieure, c’est que je trouvai une fois de plus que tout √©tait parfait.
En effet, mon fr√®re et moi avions chacun notre chambre et notre salle de bain…
Alors que demander de plus ?
La chambre de mes parents se trouvait non loin de la n√ītre et ils avaient eux aussi leur propre salle de bain, attennante √† leur chambre.
Le salon √©tait immense et la salle √† manger se trouvait pr√®s de la cuisine…
La maison √©tait vraiment bien agenc√©e et tr√®s agr√©able…
Bref tout √©tait parfait √† part quelques r√©novations qui √©taient d√©j√† pr√©vus tels que : peinture des murs du salon et des chambres ou encore changement du carrelage de la salle √† manger et de la cuisine puis pose de la moquette dans les 3 chambres…
La visite de notre maison termin√©e, et pour nous remmettre de notre long voyage, mon p√®re d√©cida de nous emmener d√©jeuner dans un restaurant qui √©tait tr√®s r√©put√© √† Conakry et qui s’appellait : « Chez Papy »…

Un repos bien mérité :
Arriv√©s au restaurant, mon p√®re nous pr√©senta « Papy », une figure de Conakry et qui avait la r√©putation de faire de la bonne cuisine…
Et je peux vous dire que cette halte au restaurant f√Ľt de tr√®s bonne augure √©tant donn√© que nous √©tions tous les 4 tr√®s fatigu√©s de notre voyage…
La cuisine √©tait vraiment excellente…
Je me rappelle encore de ce fameux steak √† cheval (un oeuf sur le plat pos√© dessus) accompagn√© de savoureuses frites fa√ģtes maison…
Un pur régal des papilles !!!
« Papy » m√©ritait vraiment sa r√©putation de bon cuisiner √† Conakry…
Et ce f√Ľt donc, le ventre bien rempli que nous quitt√Ęmes ce si bon restaurant, direction notre maison…
Arriv√©s chez nous ; Maman d√Ľ nettoyer rapidement la partie de nos chambre afin que nous puissions vite nous reposer…

****

Les jours suivants d√©but√®rent les premiers travaux puis ainsi de suite jusqu’√† ce que notre maison soit totalement habitable…
Il est vrai que lorsque les travaux furent termin√©s ; nous v√©curent, tous les 4 ; vraiment tr√®s heureux dans cette si belle et vaste maison…
J’ai gard√© de tr√®s bons souvenirs de notre vie pass√©e en Guin√©e √† Conakry…

Mon bapt√™me de l’air

Dans les ann√©es 87, nous part√ģmes de nouveau en Afrique ; direction : La Guin√©e, √† Conakry (La Capitale)…

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A cette √©poque l√†, j’avais 10 ans et je peux vous dire que ce f√Ľt pour moi le plus beau et le plus m√©morable des voyages africains…
En effet, √©tant donn√© que je n’avais gard√© pratiquement aucuns souvenirs de la C√īte d’Ivoire ; ce fut donc avec d√©l√®ctation que je profitai pleinement de mon premier voyage Africain et disons-le ; de mon premier bapt√®me de l’air et ce ; m√™me si j’avais d√©j√† pris plusieurs fois l’avion avec mes parents lorsque j’√©tais encore un b√©b√©…
Mon premier bapt√®me de l’air :

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J’ai eu vraiment beaucoup de chance de pouvoir d√©couvrir la Guin√©e √† l’√Ęge de 10 ans !!! et d’y vivre en famille, durant 2 belles ann√©es !!!
Mais je dois avouer que l’un de mes plus beaux souvenirs restera tout d’abord et avant tout, mon voyage en avion…
L’un de mes tr√®s grands moments √† mes yeux…

A présent, je vais vous raconter mon histoire :

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A l’int√©rieur de l’a√©roport de Paris, Roissy Charles de Gaulle ; mes parents, mon petit fr√®re et moi attendions notre tour dans la file d’attente des passagers en partance pour la Guin√©e…
Lorsque vint enfin notre tour de remettre nos billets d’avion √† l’h√ītesse d’accueil ; ce f√Ľt dans une d√©marche assez rapide que nous commen√ß√Ęmes √† marcher dans l’interminable couloir d’embarquement qui menait √† l’entr√©e de notre boeing…
Et je dois dire qu’√† partir de ce moment-l√† tr√®s pr√©cis, je commen√ßai √† me dire : « C√©cile !!, √ßa y est, tu vas bient√īt te retrouver √† l’int√©rieur de l’avion et ce ; dans √† peine quelques minutes… »

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A l’int√©rieur de l’avion :

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La premi√®re fois que je suis mont√© dans un boeing ; ce fut pour moi une v√©ritable d√©couverte…
Je reviens donc √† mon histoire ou je me retrouvai enfin √† l’int√©rieur de l’avion…
Il devait bien √™tre 21h00 du soir…(C’√©tait en juillet et donc il faisait encore jour…)
Lorsque nous entr√Ęmes enfin, √† l’int√©rieur de l’avion ; ma famille et moi, f√Ľmes accueillis par 2 h√ītesses de l’air et 1 stewart qui nous dirent : « Bienvenue √† bord de notre Compagnie « Air Sabena ». Nous vous souhaitons un agr√©able voyage Madame, Mademoiselle et Messieurs… »
Pendant que je suivai mes parents et mon petit fr√®re dans l’√©troit couloir, j’observai aux alentours tous ces gens qui rangeaient leur affaires dans des compartiments qui se trouvaient au dessus leurs fauteuils ou encore des passagers qui commen√ßaient √† s’installer dans leur si√®ges respectifs…
J’adorai d√©j√† toute cette effervescence…

Puis mon p√®re s’arr√™ta de marcher et nous dit : « Voici nos places et vous les enfants, vous √™tes plac√©s juste devant nous ; donnez-moi vos sacs, je vais les ranger en haut dans les compartiments… »
Une fois d√©barrass√©e de mon sac je m’installai dans mon fauteuil et je commen√ßai √† d√©couvrir avec mes yeux d’enfant √©merveill√©s tout l’int√©rieur de l’avion tels que : les si√®ges, les hublots, le personnel naviguant, ect…
J’√©tais totalement fascin√©e par toute cette ambiance…
Il faut dire que c’√©tait vraiment une premi√®re pour moi….
Mon petit fr√®re aussi √©tait aux anges car il d√©couvrait tout comme moi, l’int√©rieur de l’avion.
Mais ce qui lui plaisait le plus, vraisemblablement ; c’√©tait de regarder √† travers le hublot, la piste de l’a√©roport…

HUBLOT
D’ailleurs, lorsque nous √©tions rentr√© √† l’int√©rieur de l’avion ; mon fr√®re m’avait dit d’embl√©e : « C√©cile, je voudrais √™tre plac√© pr√®s du hublot, s’il te pla√ģt… »
Et comme je suis d’une nature g√©n√©reuse ; je lui disais que je n’y voyais aucun inconv√©nient…bien au contraire puisque je souhaitai moi-m√™me, √™tre plac√©e pr√®s du couloir afin de mieux regarder les all√©es et venues du personnel naviguant….(√† cette √©poque l√†, c’√©tait un m√©tier qui me plaisait beaucoup : √ßa me faisait r√™ver…)

D√©collage de l’avion :
Je parlai tranquillement avec mon fr√®re, lorsque soudain je ressenti des vibrations sous mes pieds…
En effet, l’avion commen√ßait √† rouler doucement sur la piste…
Puis il se mit peu √† peu, √† acc√©l√©rer sa vitesse…
A pr√©sent, l’avion roulait tellement vite que je ne distinguai m√™me plus l’a√©roport √† travers le hublot…
Puis ce f√Ľt √† partir de ce moment que l’avion d√©colla…
Et je ressentis alors, comme une dr√īle de sensation : C’√©tait comme si une lourde pesanteur s’abattait sur mon corps ; avec cette impression √©trange de m’enfoncer litt√©ralement dans mon fauteuil…

La tête dans les nuages :
Mon petit fr√®re me regarda et me dit : « Wahou !!! t’as vu C√©cile…√ßa y est on est dans le ciel…. »
Et je lui r√©pondis aussit√īt : « Oui, √ßa fait bizarre…mon dieu, √ßa fait peur…t’as vu…regarde par ton hublot…on ne voit presque plus la terre…on est vraiment tr√®s haut dans le ciel…maintenant… »
Olivier me r√©pondit : « Oui c’est vrai…je ne vois plus la terre…√ßa y est…regarde les nuages…Wahou !!! c’est beau…t’as vu ? »
Je me penchais davantage pour pouvoir aper√ßevoir √† travers le hublot ; les jolis nuages qui ressemblaient √† du coton tr√®s vaporeux…

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Puis je dis √† mon fr√®re : « C’est beau…on dirait des morceaux de coton g√©ants… »
Puis je sentis une main qui me touchait l’√©paule : C’√©tait ma Maman qui √©tait juste install√©e derri√®re moi …
Je me retournai et aper√ßu son sourire…
Puis elle me dit : « T’as vu C√©cile…on est dans les nuages maintenant…t’as vu par le hublot ? »
« Oui, j’ai vu Maman…C’est vraiment trop beau…et je suis contente d’√™tre dans cet avion… »

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Et Maman me dit « Je savais que tu aurais aim√© prendre l’avion…et tout √† l’heure on mangera le repas…tu verras comment c’est…surtout profite bien de ce voyage ma poupoule… »
et je lui r√©pondis : « Merci Maman…bisous »
Les h√ītesses de l’air :

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Alors que je discutais avec animation avec mon fr√®re, j’entendis une voix, √† ma droite me dire : « Bonsoir les enfants, vous pouvez d√©tacher votre ceinture √† pr√©sent… »
C’√©tait une h√ītesse de l’air qui s’adressait √† nous avec un large sourire et qui avait stopp√© devant elle un gros chariot dans lequel je pouvais aper√ßevoir des boissons et des petits sachets de cacahu√®tes ap√©ritifs…
Puis, elle nous dit :  » Les enfants, vous d√©sirez boire quelque-chose ? »
Je lui r√©pondis timidement : « heu oui… »
L’h√ītesse de l’air dit : « Il y a du jus d’orange ou du jus de pomme ? »
Je lui dis : « Je voudrais un jus d’orange s’il vous pla√ģt »
L’h√ītesse dit : « Et vous jeune homme ? »
Mon fr√®re r√©pondit : « moi je prendrais aussi un jus d’orange s’il vous pla√ģt… »
Aussit√īt dit et aussit√īt fait, l’h√ītesse nous donna nos boissons accompagn√©s de petits sachets de biscuits ap√©ritifs…
J’adorai vraiment toute cette ambiance et je me sentais tr√®s bien dans ma peau…
Bref, j’√©tais heureuse !!!
Quelques instants plus tard, une autre h√ītesse de l’air nous donnait √† moi et √† mon fr√®re des trousses de toilette (de la Compagnie a√©rienne « Sabena »), des couvertures pour dormir, des masques de nuit, des jeux pour enfants (puzzle repr√©sentant l’avion « Sabena » ; jeu de l’oie, et jeux de dames) ainsi que des casques d’√©couteurs pour pouvoir √©couter de la musique ou encore √©couter le son du film que la Compagnie « Sabena » diffuserait ce soir…
Inutile de vous dire que mon fr√®re et moi √©tions ravis d’avoir re√ßu des jeux pour s’amuser…
Et sans plus attendre, on commen√ßa √† jouer au jeu de dames…ce qui nous permettait de passer un peu le temps…
Visite du cockpit :

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Durant ce voyage, mon fr√®re et moi avions eu l’opportunit√© de visiter le cockpit ….
Mon fr√®re et moi regardions avec des yeux √©merveill√©s, tous ces boutons (certains √©taient lumineux et d’autres pas) et ces petites loupiotes qui n’en finissaient pas…..si bien que je m’√©tais demand√© comment pouvaient bien faire le pilote et le copilote pour ne pas s’y perdre…
Je me souviens m√™me que j’avais dis √† haute voix : « Il y a beaucoup de boutons !!! »

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Et le commandant de bord m’avait dit en souriant : « Eh oui, vous avez vu les enfants !!! c’est vrai qu’il y a beaucoup de boutons mais mon coll√®gue et moi ; on est tr√®s habitu√©s alors √ßa ne nous fait pas peur du tout…et peut-√™tre qu’un jour le m√©tier de pilote de ligne vous plaira √† votre tour et qui c’est vous serez vous aussi peut-√™tre amen√©s √† conduire des avions ? »
Et Olivier lui avait r√©pondu sans grande conviction : « Peut-√™tre, je sais pas encore…en tout cas √ßa a l’air difficile… »
Puis ce fut sur ces derni√®res phrases prononc√©es ; que notre visite du cockpit s’acheva…
Et inutile de vous dire que ce fut une tr√®s belle exp√©rience pour moi et sans aucun doute, √©galement pour mon petit fr√®re…

Le d√ģner :
Je me souviens encore du repas qui n’√©tait pas si mal que √ßa puisque je l’avais appr√©ci√© :

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– Carottes r√Ęp√©s, oeufs mimosas et petits canap√©s de p√Ęt√©,
РCuisse de poulet accompagné de coquillettes au beurre,
– Une petite assiette de fromages,
– un bol de salades de fruits.

Je me souviens encore de ce menu car je l’avais not√© dans mon journal intime de l’√©poque…
Diffusion d’un film :
Je me rappelle que j’avais regard√© un bout de film ( je ne me souviens plus du tout du titre de ce film) mais qu’ensuite je m’√©tais endormie devant…
Puis je me souviens que mon p√®re m’avait r√©veill√© et chuchotai : « Tiens, C√©cile, Mets ton masque de nuit, tu seras mieux avec…et comme il fait froid, tiens ta couverture…. »
Puis mon p√®re d√©ploya la couverture et me la d√©posa sur les √©paules car il est vrai qu’il faisait l√©g√®rement frisquet √† l’int√©rieur de l’avion…
Il fit de m√™me avec mon fr√®re puis nous souhaita une douce nuit et de beaux r√™ves car √† partir de demain matin on se retrouverait tous les 4 en Afrique : En Guin√©e…
Le lendemain matin :
Ma Maman nous r√©veilla et nous dit d’aller faire rapidement un brin de toilette avant qu’il n’y ait trop de monde…
Ce que l’on f√ģt….
Et je peux vous dire que je garde un souvenir m√©morable des toilettes…
En effet, ils sont extr√™mements petits et ce ne f√Ľt pas si √©vident que √ßa de me laver le visage, de me brosser les dents ou encore de me coiffer les cheveux….
Mais bon…il fallait bien faire avec…
Quelques instants apr√®s, mon fr√®re et moi prenions un petit d√©jeuner √† base : de lait, de biscottes, de confitures et de jus d’orange…
Puis le temps passa et soudain on entendit dans un micro ; la voix du Commandant de Bord qui annonçait à tous les passagers :
« Bonjour, je suis le Commandant de bord « X » ; et je vous annon√ße que nous approchons des c√ītes Guin√©ennes et que nous allons entamer notre descente vers Conakry, la capitale ; dans quelques minutes…
Veuillez donc regagner votre si√®ge et attachez votre ceinture…
La temp√©rature ext√©rieure est de 28 degr√©s celsus et il exactement 6h00, heure locale de Conakry et √† Paris il est exactement 8h00…
J’esp√®re que votre vol aura √©t√© agr√©able aupr√®s de notre Compagnie « air Sabena » et esp√©rons vous revoir tr√®s prochainement √† bord de notre ligne. Merci √† vous et tr√®s bon s√©jour √† Conakry. »
L’atterissage :

200902080723
Ce fut au moment de l’atterissage que je d√©couvrai pour la premi√®re fois que j’avais « le mal de l’air »…
Et je peux vous dire que durant quelques minutes ; (pour moi, cauchemardesques) j’√©tais devenue toute verte car j’essayai de me contr√īler afin de ne pas vomir…
Mais d√®s lors ou les roues de l’avion touch√®rent le sol Guin√©en ; je me senti de plus en plus mal….
Et ce qui devait arriver ; arriva… (si vous voyez ce que je veux dire)
Mais heureusement qu’il y avait le fameux sac en plastique, destin√© sp√©cialement, pour ce genre de d√©sagr√©ment ; et qui √©tait pla√ß√©, juste l√†, devant moi ; √† l’int√©rieur de la housse, au dos du fauteuil avant…
Mais tout de m√™me ; quelle plaie, que celui d’avoir le mal de l’air !!! surtout si on aime les voyages en avion…
Mis √† part ce d√©sagr√©ment ; je garderai toute ma vie au fond de mon coeur, un tr√®s bon souvenir de ce merveilleux voyage en destination de la Guin√©e… car c’√©tait mon premier bapt√®me de l’air en quelque sorte ; m√™me si j’avais d√©j√† voyag√© en avion √©tant tout b√©b√©…