√Čtiquette¬†: 1492 christophe colomb

Un jour extraordinaire ‚ėĄ

Je me rappelle encore d’un souvenir tr√®s intense pass√© √† Madagascar, dans la Capitale d’Antananarivo…

J’avais 16 ans et j’√©tais en classe de 3i√®me.

Nous √©tions dans les ann√©es 92 et notre professeure Principal de l’√©poque avait eu l’id√©e d’organiser une sortie d’√©l√®ves…

C’√©tait un jour de semaine et plus pr√©cis√©ment un matin aux alentours de 9H30.

Un matin tout √† fait ordinaire mais qui allait se transformer en un jour extraordinaire…

D’ailleurs, je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier….

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Voici mon histoire :

Mes camarades et moi √©tions en train d’attendre l’arriv√©e du bus dans la vaste cour du Lyc√©e Fran√ßais de Tananarive (l’ancien lyc√©e : Le Monast√®re).

Nous √©tions accompagn√©s de notre professeure principal de Fran√ßais (Je me souviens encore de son nom de famille : elle s’appelait Mme Origlio) et nous discutions avec elle de la fameuse sortie culturelle pendant que tous les autres √©l√®ves du Lyc√©e avaient d√©j√† tous rejoint leurs classes d’√©tudes…

À cet instant là, le lycée semblait désertique et était devenu totalement silencieux mis à part nos petits bavardages entre nous et notre professeure.

Je me disais m√™me qu’il √©tait redevenu ce qu’il √©tait autrefois : c’est √† dire, un Monast√®re. Un monast√®re paisible o√Ļ le silence √©tait roi…

Oui, cela faisait du bien de ne plus entendre le brouhaha perpétuel de tous ces élèves.

On aurait m√™me dit que le temps s’√©tait fig√© comme s’il n’y avait plus personne sur cette Terre…

Je n’exag√®re pas le moins du monde en vous disant cela et pour tout vous dire, je savourais pleinement ce moment avec un immense plaisir.

Je regardais les alentours tout en discutant avec une amie de l’√©poque et nous nous disions, toutes les deux, que nous avions vraiment beaucoup de chance de pouvoir faire cette sortie (escapade) alors que tous les autres √©l√®ves du lyc√©e √©taient en train d’√©tudier √† l’int√©rieur de pi√®ces confin√©es, par cette si belle matin√©e chaude et ensoleill√©e…

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Au bout de quelques minutes, le silence de plomb fut interrompu par l’arriv√©e de notre bus qui venait tout juste de s’engager dans la cour du lyc√©e.

Il roulait dans notre direction tout en faisant pas mal de bruits √† cause des petits graviers que ses grandes roues projetaient de part et d’autres sur son passage.

Il √©tait en train de contourner la vaste cour puis fini par effectuer une marche arri√®re afin de se placer directement devant la route principale d’o√Ļ il venait d’arriver.

La manŇďuvre termin√©e, le chauffeur laissa tourner son moteur puis nous fit signe de nous rapprocher afin de monter √† l’int√©rieur de son bus.

Ce que nous f√ģmes rapidement.

Une fois √† l’int√©rieur, il v√©rifia que nous √©tions tous bien install√©s √† l’arri√®re et nous demanda si nous voulions √©couter un peu de musique.

Ayant eu l’approbation de notre Professeure, mes camarades et moi lui r√©pond√ģmes tous en chŇďur que oui !

****

Petite parenthèse avant de continuer mon histoire :

Madame Origlio avait la r√©putation d’√™tre une excellente professeure qui savait hisser ses √©l√®ves vers le haut.

Elle √©tait ouverte d’esprit mais tr√®s stricte lorsqu’elle enseignait son cour de fran√ßais et ne supportait pas les bavardages intempestifs dans sa classe.

Mais dans certaines occasions comme celle d’aujourd’hui par exemple, elle savait √™tre souple et tr√®s g√©n√©reuse.

J’adorais √©tudier le fran√ßais avec elle et je dois bien avouer que j’√©tais tr√®s dou√©e en la mati√®re (disons que √ßa aide beaucoup).

D’ailleurs, √† maintes reprises, elle en faisait souvent la remarque lorsque j’obtenais d’excellentes notes, suite aux multiples r√©dactions qu’elle nous imposait et dont les diff√©rents sujets avaient souvent le don (fort heureusement) de toujours m’inspirer.

Et pour donner l’exemple aux autres √©l√®ves, elle ne pouvait s’emp√™cher de lire √† haute voix le texte de ma copie (avant de me la rendre) ; ce qui avait tendance √† m’intimider et √† vouloir me cacher mille pieds sous terre.

Je me souviens aussi des fins de trimestre avec ses fameux bilans qu’elle n‚Äôoubliait jamais de nous exposer en commen√ßant toujours et in√©vitablement son discours par le mien et ce bien √©videment devant tous mes camarades de classe (chose qui me mettait ind√©niablement tr√®s mal √† l’aise) :

¬ę C√©cile ! Vous √™tes une fois de plus la premi√®re de votre classe dans ma mati√®re ! F√©licitations ! ¬Ľ

D√®s lors o√Ļ elle pronon√ßait ces paroles, mon visage devenait soudainement rouge pivoine tellement j’√©tais embarrass√©e vis √† vis de mes camarades (Il faut dire aussi qu’√† cette √©poque l√†, je n’avais aucune confiance en moi).

La suite était alors prévisible…

Quelques-uns d’entre eux ne manquaient pas de lui r√©torquer avec un certain agacement :

« Mais Madame, c’est pas notre faute si elle a toujours de l’inspiration pour vos r√©dactions… C’est dur de r√©diger un texte comme √ßa, surtout si on n’est pas inspir√©… »

Et Mme Origlio leur r√©pondait invariablement ceci avec une pointe d’ironie :

¬ę C’est parce que vous ne vous donnez pas la peine de vous atteler √† la t√Ęche. Il faut le vouloir aussi et non attendre que cela vous tombe du ciel ¬Ľ

Puis elle rajoutait :

¬ę Vous savez, si C√©cile r√©ussit √† faire de bonnes r√©dactions, ce n’est pas un simple hasard. Elle travaille tout simplement. Et √† force, elle s’am√©liore davantage. Mais si vous ne travaillez pas bien votre texte, celui-ci sera alors forc√©ment mauvais. C’est pourquoi, je ne cesse de vous r√©p√©ter √† chacun de mes cours que le travail compte √©norm√©ment. Tout le monde peut avoir de l’imagination. Mais ce qui reste difficile, je vous l’accorde, c’est de pouvoir r√©diger votre texte en le rendant compr√©hensible, agr√©able √† lire et si possible sans fautes d’orthographe. Tout ceci n’est pas √©vident mais c’est possible √† force de travail ¬Ľ

Et certains d’entre eux lui r√©pliquaient alors aussit√īt en ricanant :

¬ę Mais Madame ! c’est impossible de faire tout √ßa ! et en plus sans fautes d’orthographe ? ¬Ľ

¬ę Pourtant, je vous affirme que c’est tout √† fait possible. Pourquoi croyez-vous que je sois ici alors ? Il faut travailler davantage et vous vous am√©liorerez tout comme le fait C√©cile ¬Ľ

¬ę Oh non ! Ne leur d√ģtes surtout pas √ßa ! ¬Ľ me disais-je alors dans mon for int√©rieur ; le nez dans la feuille de copie qu’elle venait tout juste de me rendre.

Et malheureusement, je savais qu’√† ces moments-l√†, toute la classe et y compris mon amie de l’√©poque (qui n’en √©tait pas vraiment une finalement) n‚Äôappr√©cieraient point tous ces compliments √† mon √©gard et que forc√©ment, j’attiserai leurs m√©pris.

C’est pourquoi, j’√©tais le plus souvent une personne solitaire lors des diff√©rents cours en classe ou encore pendant les r√©cr√©ations.

Je n’avais pour ainsi dire qu’une seule amie mais l√† encore je savais pertinemment que le mot ¬ę amie ¬Ľ n’√©tait pas vraiment appropri√©, qu’il fallait le mettre entre parenth√®se, puisqu’elle n’√©tait pas une v√©ritable amie comme j’aurais voulu qu’elle le soit.

En fait, ce que j’avais compris √† cette √©poque l√†, c’est qu’il ne fallait surtout pas que je m‚Äôentiche d’avoir une amie sinc√®re puisque c’√©tait du domaine de l’impossible.

Par contre, ce que je savais au fond de moi, c’√©tait que la solitude √©tait la meilleure de mes amies et alli√©es puisque ¬ę ELLE ¬Ľ ne m’avait jamais laiss√©e tomber, trahie ou contrari√©e.

D’ailleurs, jusqu’au jour d’aujourd’hui, j’aime toujours autant la solitude.

Alors vous l’aurez compris ; ce qui m’importait le plus lorsque j‚Äô√©tais √©tudiante en classe de 3i√®me, c’√©tait d’√™tre avant tout appr√©ci√©e par ma professeure de Fran√ßais : Mme Origlio et d’avoir la joie de suivre chacun de ses cours.

D’ailleurs, √† la fin de mon ann√©e de 3i√®me, ce fut gr√Ęce √† elle et √† ses conseils avis√©s que j’avais d√©cid√© d’emprunter une autre voie que celle qui m’√©tait destin√©e.

En effet, n’√©tant pas au niveau exig√© par rapport aux autres mati√®res que j’avais du mal √† suivre ; Mme Origlio me conseilla la fili√®re de la formation professionnelle de BEPacc (Brevet d’√©tudes professionnel d’Administration, Commercial et Comptable) qui au final contribua largement √† mon √©panouissement d’√©tudiante.

Je ne la remercierai jamais assez de m’avoir conseill√©e de suivre cette formation qui fut pour moi une belle r√©ussite au cours de mes deux ann√©es de BEPacc pass√©es au Lyc√©e Fran√ßais d’Antananarivo et dont j‚Äôobtenu en finalit√© haut la main mes deux dipl√īmes avec beaucoup de fiert√©.

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Après cette longue parenthèse que je me devais de vous raconter, je peux enfin reprendre le cours de mon histoire.

Ce fut donc en musique, que le bus quitta enfin la cour du lyc√©e et commen√ßa √† emprunter sans plus tarder la fameuse route qui nous conduirait au centre-ville d’Antananarivo.

C’√©tait parti pour l’aventure !

Mes camarades et moi, concrétisions enfin notre fameuse sortie culturelle !

Le bus nous emmenait donc en direction du Centre Culturel Albert Camus et moi, j’√©tais d√©j√† en train de r√™vasser en me disant que je d√©couvrirai enfin et pour la toute premi√®re fois la fameuse salle de cin√©ma dans laquelle mes parents avaient d√©j√† visionn√© pas mal de films durant les ann√©es 77 √† 79…

Au fur et √† mesure que nous nous rapprochions de notre destination ; j’√©tais toute excit√©e de joie et je savourais pleinement chaque instant de notre voyage en bus.

Quant √† mes camarades, eux aussi √©taient aux anges et tr√®s impatients d’arriver au fameux Centre Culturel.

Apr√®s une bonne quarantaine de minutes de trajet et quelques embouteillages que l’on ne pouvait h√©las gu√®re √©viter, (La Capitale de Tananarive est r√©put√©e pour ses embouteillages) nous arriv√Ęmes enfin √† bon port.

Le bus se gara ensuite devant le grand b√Ętiment du centre Culturel.

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A peine avais-je franchi le seuil du vaste hall du Centre Culturel ; l√† o√Ļ se situait le comptoir d’accueil ; que j’en fus totalement enchant√©e.

La d√©coration des lieux √©tait vraiment magnifique et d’une tr√®s grande classe…

La suite des événements promettait de me réserver de bien belles surprises…

Et ce fut d’ailleurs le cas lorsque nous nous retrouv√Ęmes au premier √©tage et que je poussais enfin une haute porte battante qui menait √† l’immense salle de cin√©ma √† l’int√©rieur de laquelle nous devions, mes camarades et moi visionner le fameux film tant attendu.

¬ę Wahou ! ¬Ľ m‚Äôexclamais-je tout haut en regardant tout autour de moi.

C’√©tait un peu comme si je me retrouvais dans une salle de cin√©ma en France mais avec ce petit quelque chose de diff√©rent, d’original que je n’avais encore jamais vu ailleurs et qui se trouvait juste l√†, devant mes yeux √©bahis.

La salle était vraiment très spacieuse et avait des allures de Belle époque avec son sublime habillage (sol, plafond et murs) rouge bordeaux des plus profond et si raffiné.

Quant aux élégants fauteuils de velours de la même couleur dominante ; ils vous invitaient à vous y installer bien confortablement tant leurs revêtements semblaient à la fois doux et moelleux.

Tout n’√©tait que somptuosit√© ici et la couleur rouge bordeaux y √©tait pour beaucoup.

En effet, gr√Ęce √† elle, la salle de cin√©ma semblait tout droit sortir d’un bel op√©ra et c’√©tait sans doute pour cela qu’elle en devenait exceptionnelle, ne ressemblant alors √† aucune autre.

Avec de tels atours, cette magnifique salle ne pouvait que vous convier √† y passer un agr√©able moment lors de la diffusion d’un film sur son grand √©cran.

Et moi, j’√©tais d√©j√† tr√®s sensible √† toute cette ambiance feutr√©e et chaleureuse.

Sans oublier l’agr√©able fra√ģcheur de la climatisation qui contrastait avec la chaleur √©crasante du dehors.

Oui, je me sentais vraiment bien ici…

J’√©tais litt√©ralement tomb√©e sous le charme de cette salle et j’avais comme l’impression de me retrouver dans un cocon de bien √™tre m’enveloppant peu √† peu de son infinie douceur.

Je me laissais alors totalement envahir et submerger par cette sensation unique d’apaisement tout en me disant que j’avais vraiment beaucoup de chance de me retrouver ici, et qui plus est dans mon beau pays natal de Madagascar.

Et rien que d’y penser, j’√©tais encore plus envo√Ľt√©e et fascin√©e par ce lieu hors du temps qui me transportait dans un autre monde, un autre univers.

Un univers fantastique et magique…

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Après avoir longuement admiré la vaste salle de cinéma ; je m’asseyais enfin bien confortablement dans l’un de ces fauteuils de velours rouge.

En caressant le tissu de ma main ; je constatais qu’il √©tait vraiment comme je me l’√©tais imagin√© : tr√®s doux et tr√®s soyeux.

Comme j’√©tais bien dans ce fauteuil !

√Ä pr√©sent, je n’avais qu‚Äôune seule h√Ęte : regarder le fameux film qui n‚Äôavait eu que des √©loges aupr√®s des critiques de cin√©ma…

Et quel rêve absolu pour une cinéphile telle que moi de pouvoir enfin le regarder bien tranquillement dans une salle quasi déserte.

Déserte et qui plus est sans être ennuyée par une personne trop grande qui se trouverait comme par hasard juste devant moi ou qui aurait une de ces crinières volumineuses et sauvages nuisant fatalement et gravement à la vision de mon film.

Oh oui ! Quel plaisir immense que celui de ne point subir toutes ces incommodit√©s et d’avoir l’impression unique d’√™tre seule au monde comme si le film ne serait diffus√© que pour moi et moi uniquement.

J’en ferais l’exp√©rience et j’√©tais d√©j√† aux anges…

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Mes camarades √©taient eux aussi sous le charme de cette immense salle et √©taient de plus en plus excit√©s √† l’id√©e qu’ils regarderaient dans une poign√©e de minutes le fameux film.

N’ayant √† l’√©poque pas de meilleure amie attitr√©e ; je m’√©tais donc install√©e √† l’√©cart des autres √©l√®ves afin d’√©viter d’√©couter leur discussions entre eux.

Ainsi, je profiterai pleinement de mon film.

Confortablement assise dans mon fauteuil, j’attendais donc que les lumi√®res s’√©teignent enfin mais il semblait que le projectionniste n’√©tait pas encore pr√™t pour diffuser le film.

Sans doute un retard imprévu de sa part mais qui finirait bien par se régler.

Alors pour passer le temps, je décidais de me retourner pour voir quels élèves se trouvaient derrière moi.

√Ä ma grande surprise, il n’y en avait aucun √† part ma Prof de Fran√ßais pr√©f√©r√©e qui √©tait en train de me sourire et sur le point de me dire quelque chose vu qu’elle venait de se pencher vers mon fauteuil.

Je lui souris √©galement et c’est alors qu’elle me dit avec enthousiasme :

¬ę Vous ne serez pas d√©√ßue C√©cile !Ce film vous plaira beaucoup ! Je l’ai d√©j√† vu et connaissant votre sensibilit√© je suis certaine qu’il vous √©mouvra. Sans parler de sa bande originale qui est vraiment sublime. Je sais que vous aimez les musiques de films, n’est-ce pas ? ¬Ľ

¬ę Oui, c’est vrai Madame ¬Ľ lui r√©pondis-je un peu intimid√©e.

¬ę Je pense que vous l’aimerez aussi¬Ľ rajouta t-elle.

√Ä peine eut-t-elle fini de prononcer ces quelques mots que soudainement toutes les lumi√®res de la salle de cin√©ma s’√©teignirent toutes en m√™me temps.

Nous √©tions alors dans l’obscurit√© la plus totale et je ne voyais plus du tout le visage de Mme Origlio qui √©tait en train de me chuchoter :

¬ę Ah ! √áa y est ! Le film va enfin commencer ma ch√®re C√©cile ! Je vous souhaite un tr√®s bon film ! ¬Ľ

¬ę Merci. √Ä vous aussi Madame ¬Ľ lui chuchotais-je √† mon tour.

On ne voyait strictement rien dans tout ce noir.

Je me retournais alors pour faire face √† nouveau au grand √©cran et constatais qu’il venait tout juste de s‚Äôilluminer en faisant appara√ģtre les premi√®res images du g√©n√©rique du film.

Des images rouges et noirs repr√©sentant des sc√®nes historiques d’Am√©rindiens ainsi que de Colons sous un fond musical qui me donna d’embl√©e des frissons.

Une musique √† couper le souffle tant sa m√©lodie √©tait des plus envo√Ľtante et fascinante.

Une musique dont je tombais irrémédiablement amoureuse.

Et lorsque le titre du film apparu : ¬ę 1492, Christophe Colomb ¬Ľ ; suivi de ce texte :

¬ę Il y 500 ans, L’Espagne √©tait une Nation Livr√©e √† la Peur Et √† la Superstition Sous la Loi de la Couronne Et d’une Inquisition Qui pers√©cutait Sans merci Tous ceux qui osaient r√™ver.

Un Seul Homme défia Ce pouvoir.

Conscient de son Destin, Il traversa La Mer des T√©n√®bres, En qu√™te d’Honneurs et d’Or Pour La Plus Grande Gloire de Dieu ¬Ľ

Je savais d’instinct que j’aimerais d’ores et d√©j√† ce film et m√™me en ne l’ayant jamais vu.

C’√©tait pour moi comme une certitude.

Et je ne m’√©tais point tromp√©e puisqu’il devint par la suite mon film historique pr√©f√©r√©.

Et l’ultime cerise sur le g√Ęteau fut de pouvoir le regarder dans la m√™me salle de cin√©ma que mes parents avaient autrefois fr√©quent√©e, des ann√©es auparavant.

Des années avant ma naissance.

Oui, cela ne faisait qu’intensifier le c√īt√© magique et √©motionnel que j‚Äô√©prouvais.

Une journ√©e cin√©ma qui fut l’un des plus beaux moments de ma vie.

Un moment qui n’appartenait qu’√† moi, comme si le temps s’√©tait subitement arr√™t√© et suspendu dans l’air…

Un grand moment d’√©motion avec une musique de film inoubliable qui me donne encore la chair de poule √† chaque fois que je l’√©coute et une petite larme √† l’Ňďil de nostalgie…

Une musique qui restera √©ternellement dans mon cŇďur et qui me rappellera toujours cette s√©ance de cin√©ma ainsi que mon √ģle natale avec tous les merveilleux moments pass√©s l√†-bas.

Un chef d’Ňďuvre musical digne du tr√®s grand compositeur Vangelis et qui restera incontestablement ma bande originale number one parmi toutes celles que j’aime.

Un souvenir cin√©ma que je n’oublierai jamais et que je souhaitais tout simplement partager avec vous.

Interview d’Andy Ferguson

R√©cemment, ce samedi 06 f√©vrier 2016, Andy Ferguson¬†m’a nomin√©e pour le¬†Le Liebster Award¬†.

C’est un passionn√© d’√©critures, de rugby et de s√©ries TV que j’ai pu rencontrer sur la vaste plateforme de WordPress gr√Ęce √† mon amie¬†La Belette¬†.

En effet, √©tant intrigu√©e par le titre de son blog « Southshield ; j’√©tais donc all√©e m’y balader un peu¬†puis en le parcourant √† la va-vite (je dois bien l’avouer), j’avais d√©cid√© ensuite de le follow juste pour ne pas le perdre de vu afin de pouvoir par la suite m’en faire une id√©e…

Aujourd’hui, je ne regrette vraiment pas mon choix √©tant donn√© que j’ai¬†d’ores et d√©j√† lu les 3 chapitres de son histoire et que j’ai tout de suite bien accroch√©.

Voici le premier chapitre de son histoire « Southshield » qui s’intitule :

Les secrets se cachent en forêt

Il y a beaucoup de rebondissements dans la ville de Southshield et les h√©ros ont tous des particularit√©s que j’appr√©cie bien. Ils nous embarquent dans leur univers et sont sonvent loufoques √† souhait. Mais ce qu’il me tarde le plus de d√©couvrir est bien l’intrigue qui reste primordiale au coeur de cette histoire.

Vous voulez en savoir plus ? Il vous suffit alors de cliquer sur son lien et vous n’aurez qu’une envie : vous y abonner pour lire son histoire pleine d’intrigues.

Mis √† part son talent pour l’√©criture, Andy est tr√®s sympathique et il vous r√©pondra toujours avec beaucoup de franchise dans ses commentaires. J’ai remarqu√© √©galement que c’est une personne qui ne manque pas d’humour et qui sait vous mettre √† l’aise…

Merci encore √† toi Andy de m’avoir nomin√©e et c’est avec grand plaisir que je vais r√©pondre √† tes 11 questions.

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Voici le questionnaire d’Andy :

1. Mon fast and curious : chocolat/vanille ? matin/soir ? organisé/brouillon ? facebook/instagram ? fromage/dessert ? maison/jardin ? plage/montagne ? lire/écrire ? (Ahah, la dernière va vous énerver)

Je suis une grande gourmande mais avec mod√©ration. Je suis plut√īt sal√© (j’adore les plats exotiques √©pic√©s) que sucr√© mais je dois bien avouer qu’avec le temps je me surprends √† aimer certaines p√Ętisseries que je d√©testais lorsque j’√©tais plus jeune…

Mon petit péché mignon restera incontestablement le sorbet cassis mais la deuxième tentation culinaire est bien le chocolat. Pas le chocolat noir que je trouve bien trop amer mais le chocolat au lait. Ah ! la bonne tablette de chocolat au lait et noisettes entières !

CHOCO BON

J’adore le matin alors je me l√®ve tr√®s t√īt (√† part le week-end). Ne dit-on pas que l’avenir appartient √† ceux qui se l√®vent aux aurores ?

Le soir est r√©serv√© pour mes √©crits et ce depuis toujours. Je ne sais pas mais j’ai beaucoup plus d’inspiration la nuit que le jour.

Je suis tr√®s organis√©e dans la vie de tous les jours et assez stricte je dirais. C’est sans doute mon c√īt√© un peu pointilleux et s√©rieux.

En ce qui concerne l’√©criture, c’est totalement diff√©rent : je ne me donne aucune r√®gle. C’est tellement un moment privil√©gi√© pour moi que je me laisse aller ; disons que je l√Ęche prise car pour moi cela reste de l’√©vasion, du r√™ve et alors oui je dirais que je suis un tantinet brouillonne √† ce sujet…

Je suis √† peu pr√®s sur tous les r√©seaux sociaux. Etant d’une nature tr√®s curieuse, je me suis inscrite √† toutes ces plateformes juste comme √ßa, pour le plaisir…

Ah ! les plaisirs culinaires ! un vaste sujet. J’aime beaucoup le fromage (√† peu pr√®s tous) et en particulier le camembert mais je ne suis pas contre un bon fromage de ch√®vre chaud sur une tartine de pain croutillante √† souhait. Mon dessert number one pr√©f√©r√© : des cr√™pes napp√©es de confiture de fraises, d’abricots, de cerises ou de Nutella.

J’aime autant les int√©rieurs que les ext√©rieurs (en toutes saisons). En ce qui concerne l’√©criture, je n’ai jamais encore essay√© mais je pense que je n’aimerais pas √©crire dehors (jardin, lieux publics, ect…) via mon ordinateur portable…

Ind√©niablement je pr√©f√®re l’oc√©an. Ah ! la mer…C’est tout un po√®me.

Tenez, voici justement un petit extrait tiré du poème de Blaise Cendrars (feuilles de route 1924) qui me convienne parfaitement :

Iles inoubliables et sans nom,

Je lance mes chaussures par-dessus bord car je voudrais bien aller jusqu’à vous.

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Pour r√©pondre √† la finalit√© de cette question, j’aime bien d√©couvrir et lire les oeuvres de certains(es) auteurs sur wordpress et je dois dire qu’il y en a pas mal qui sont tr√®s int√©ressants. Mais √©videmment ce que j’aime le plus c’est √©crire dans mon petit coin et m’√©vader toute seule dans mon monde sans voir le temps passer…

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2. Parle-moi de tes go√Ľts musicaux, qu’est-ce que tu aimes √©couter et qu’est-ce que tu ne mettras jamais dans ta playlist ? Artistes, genre, chansons particuli√®res, peu importe.

Je suis tr√®s s√©lective en ce qui concerne la musique. Je ne peux pas √™tre fan √† proprement dit d’un(e) seu(e) chanteur(se) et d’ailleurs je ne pourrais jamais assister √† un concert d’une dur√©e 2 heures √† √©couter le m√™me registre du m√™me artiste.

C’est pour cela que j’ai deux playlists bien distinctes : Voici un petit extrait de ma premi√®re playlist que j’√©coute √† mes heures perdues :

– « Un monde meilleur » de Keen’v

– « Me quemo » de Kendji Girac

– « Sur ma route » de Black M

– « Bris√© » de Ma√ģtre Gims

– « Wonderful life » de Zucchero

Et voici ma deuxi√®me playlist (uniquement des musiques de films) que j’√©coute avant de me plonger dans mes √©crits : √ßa m’inspire √©norm√©ment (mais je peux varier selon mon humeur par la premi√®re playlist !) :

– « Love me like you do » de Ellie Goulding (musique du film cinquante nuances de Grey)

– « Forrest Gump theme soundtrack » de Alan Silvestri

– « 1492, conquest of paradise theme soundtrack » de Vangelis

– « Now, we are free » de Hans Zimmer (Soundtrack theme du film Gladiator)

– « Hold me, thrill me, kiss me, kill me » de U2 (Soundtrack theme du film Batman forever)

Ce que je ne pourrais jamais rajouter √† mes deux playlists, est bien la musique Metal. Mes petites oreilles de Suricate ont bien essay√© d’en √©couter un petit extrait un jour pour faire plaisir √† un ami mais c’est tout simplement insupportable pour moi.

3. Ton film et ta s√©rie t√©l√©vis√©e pr√©f√©r√©e ? Un film et une s√©rie que tu n’as pas aim√© ? Du tout.

Mon film pr√©f√©r√© est sans conteste « 1492, Christophe Colomb » de Ridley Scott. Je vous dirai un jour pourquoi j’appr√©cie tant ce film en √©crivant un petit article √† ce sujet.

Ma s√©rie pr√©f√©r√©e est « Les Tudors » de Michael Hirst avec le bel acteur principal Jonathan Rhys Meyers. Je ne m’en lasse jamais. Et puis j’aime beaucoup la main title theme soundtrack de ce feuilleton t√©l√©vis√© qui fait partie de ma deuxi√®me playlist dont je vous parlais pr√©c√©demment.

the tu dors

Le film que je n’aime pas du tout : « Very bad trip » de Todd Phillips. Ce film ne me fait pas rire. Sans doute, suis-je la seule mais je n’adh√®re pas du tout √† leurs blagues.

Une s√©rie que je n’ai pas aim√© : Toute la s√©rie des experts m’ennuie (Les experts Manhattan, les experts Miami, ect …) y compris le dernier en date « Les experts cyber ». Au d√©but j’aimais bien regarder ce genre de s√©ries mais √† pr√©sent plus du tout. Je pr√©f√®re¬†nettement « The fall » et « Esprits criminels ».

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4. Ton passe-temps favori ? A part l’√©criture. Et la lecture. Ne soufflez pas.

J’aime bien regarder des DVD en tout genre car je suis une cin√©phile. J’adore particuli√®rement les films futuristes et fantastiques.¬†Et si jamais je n’ai pas envie de regarder de DVD alors je joue √† des jeux vid√©os sur mon ordinateur portable (j’adore tous les Tomb raider sur PC et en particulier « Tomb raider anniversary ») ou encore j’√©coute mes airs pr√©f√©r√©s.

lara l'aura tomb raider

5. Quatre mots qui te définissent. Verbes, adjectifs, noms communs, qualités et défauts acceptés.

РJe suis une personne très généreuse et en général je donne sans compter (ça dépend de certaines personnes)

– Je suis fid√®le en amiti√© et je d√©teste au plus haut point l’hypocrisie et les couteaux dans le dos du jour au lendemain

– Je suis une personne loyale : on peut compter sur moi. Je ne suis pas une Suricate pour rien.

РJe suis trop spontanée et impulsive : ce qui peut me mettre en porte à faux dans certains cas et situations.

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6. Quelque chose que tu fais tous les jours. Ou presque tous les jours.

J’ai mon petit rituel journalier : regarder d√®s mon r√©veil mes notifications de messages sur mon smartphone et m√™me si je n’y r√©pondrai pas forc√©ment…

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7. Un probl√®me de soci√©t√© ou un th√®me qui te tient √† coeur. Conteurs d’histoires, front of the line !

J’adore nos amis les cats mais je n’ai jamais milit√© pour la cause animale.

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Par contre, je ne supporte pas la maltraitance sur les animaux tels que les chats, les chiens, les grands félins, ect.. 

D’ailleurs, √† ce sujet, lorsque j’habitais en Afrique en Guin√©e, il m’est arriv√© un jour une dr√īle d’aventure que je vous invite √† d√©couvrir en cliquant sur ce lien :

Une bien jolie découverte

8. Un projet en cours ou un projet idéal.

Actuellement, j’√©cris une nouvelle en plusieurs parties dont le titre est : La derni√®re danse de la lune¬†.¬†C’est une histoire qui me tient particuli√®rement √† coeur.

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9. Une superstition √† laquelle tu crois… Ou tu te surprends de croire.

Je ne suis pas du genre √† √™tre superstitieuse…Etant n√©e un certain 13 F√©vrier, J’aime particuli√®rement lorsque ma date d’anniversaire tombe un Vendredi. Mais bon, pour cette fois-√ßi, ce ne sera pas le cas, hi hi !

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10. De quel personnage tu te rapproches le plus ET le moins dans mon histoire ? Pour les r√©ticents : quel personnage tu aimerais ET tu n’aimerais pas avoir comme ami ?

En ce qui concerne ton histoire « Southshield », je dirais que j’aime bien le personnage qu’incarne Olga Jorgen, la fille du commissaire Jorgen. Elle est intelligente et tr√®s fut√©e. Elle s’est tr√®s bien adapt√©e √† ses camarades qui sont tr√®s loufoques. D’ailleurs elle a r√©ussi √† se faire int√©grer dans leur groupe « Les Hipsters ».

Au d√©but (chapitres 1 et 2), je dois bien avouer que je n’aimais pas trop le personnage de Rebecca Roger. Trop d√©jant√©e √† mon go√Ľt et surtout en ce qui concerne sa conception de l’amour : coucher avec un gars d√®s le premier soir sans vraiment le conna√ģtre puis le jeter ensuite d√®s le lendemain parce qu’elle s’ennuie de lui. Je trouve qu’elle ne se respecte pas elle-m√™me. Mais bon ! tous les go√Ľts sont dans la nature, comme on dit !

Par contre, ce que j’ai aim√© chez elle dans le troisi√®me chapitre, c’est qu’elle √©tait en proie au doute et que √ßa l’√©nervait d’avoir enfin des atomes crochus avec un homme. Et je dois dire que de la voir dans cet √©tat d’ind√©cision me faisait vraiment plaisir. Ce sera un sacr√© dilemme pour elle en ce qui concerne sa relation avec cet homme. D’ailleurs, j’ai presque h√Ęte qu’elle se stabilise enfin avec lui (il n’est pas comme les autres gars qu’elle a jusqu’√† pr√©sent rencontr√© sur sa route). Mais √ßa, je le d√©couvrirai plus tard dans tes prochains chapitres.

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11. Ton opinion sur l’histoire de Southshield. Bonne ou mauvaise, critiques accept√©es. (J’assume son c√īt√© un peu lent et contemplatif, j’aime √ßa!)

En ce qui concerne ton histoire, j’ai tout de suite √©t√© scotch√©e.

D’une part, j’aime bien l’intrigue et d’autre part, je trouve que les personnages ont tous leur place dans ce sc√©nario. Ils sont tr√®s diff√©rents les uns des autres et ils ont chacun leur particularit√© qui les rendent attachants ou intrigants.

En conclusion, je dirais que ton histoire est tout simplement captivante et que j’ai toujours envie de d√©couvrir la suite.

Merci encore √† toi Andy pour ce questionnaire que j’ai pris plaisir √† r√©pondre !

Amicalement,

Cécile, la Suricate

Pour ton anniversaire, Maman

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Je souhaitai faire ce petit article pour exprimer tout l’amour que je ressens pour toi Maman…
En ce jour d’anniversaire, ce 28 Novembre 2015 : ma ch√®re petite Mamounette d’amour que j’aime tant, je voulais te d√©dier cette page pour te dire √† quel point je t’aime et que je t’aimerai pour toujours et √† jamais…

Heureux Anniversaire Maman !

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Une petite surprise juste pour toi, en toute sinc√©rit√©…

Ma belle mamounette adorée

Te voici √† Namakia (Madagascar) √† l’√Ęge de 16 ans

 

Un petit souvenir de ton enfance :

Un jour, ta Ma√ģtresse (une Religieuse originaire de la Suisse qu’on appelait « Soeur Myriam ») vous aviez demand√© √† toi ( tu devait avoir 12/13 ans) et √† tes camarades de classe de bien vouloir apprendre par coeur une chanson d’√©cole dont vous veniez de recopier les paroles sur vos cahiers de chants.

De retour √† la maison, tu avais donc appris les paroles de ladite chanson mais comme tu n’aimais pas trop sa m√©lodie, tu d√©cidas d’en apprendre aussi une autre que tu aimais particuli√®rement et dont le titre √©tait : « Les Marionnettes » du chanteur Christophe. Un chanteur populaire qui √©tait tr√®s √† la mode √† cette √©poque l√† et qui avait pas mal de succ√®s.

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Certes, la chanson ne faisait pas partie du registre musical de l’enseignement auquel les instituteurs avaient pour habitude de partager avec leurs √©l√®ves mais qu’importe, du moment qu’elle te plaisait…

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Le lendemain matin, durant le cours de chant, la Soeur Myriam d√©signa au hasard quelques √©l√®ves afin qu’il puisse chanter la fameuse chanson d’√©cole puis vint enfin ton tour…

Tu te levas alors de ton banc puis tu commen√ßas √† entonner les premi√®res notes de la m√©lodie que tu n’aimais pas beaucoup. Tu la chantas si parfaitement bien que la Soeur Myriam te f√©licita pour ta prestation. Avant de te rasseoir, tu te lan√ßas et lui demanda timidement :

« Soeur Myriam, j’ai appris aussi une autre chanson que j’aimerais vous chanter s’il vous pla√ģt… »

Quelque peu surprise, la Soeur Myriam te répondit :

« Une chanson ? Mais tu sais qu’elle ne comptera pas dans ta note car je vous avais demand√© de n’apprendre que cette chanson que tu viens de nous chanter. Mais bon, je veux bien que tu nous la chantes. Quel est le titre de cette chanson H√©liette ? »

« Le titre de la chanson est : « Les Marionnettes du chanteur Christophe… » lui dis-tu avec une petite voix mais n√©anmoins avec assurance et satisfaction car tu te r√©jouissais de pouvoir la chanter devant elle et tes camarades.

La Soeur Myriam ajouta :

« Mais ce n’est pas une chanson d’√©cole ? Bon, je veux bien que tu nous la chantes mais comme je te l’ai dit tout √† l’heure, elle ne sera pas not√©e. Vas-y H√©liette, on t’√©coute maintenant. »

Ce fut un tr√®s grand moment d’√©motion pour toi lorsque tu commen√ßa √† chanter les premi√®res notes des « marionnettes ». Tu √©tais un peu intimid√©e mais fi√®re de la chanter haut et fort et ce jusqu’au bout sans faire une seule fois trembler ta voix ni faire de fausses notes.

D’ailleurs, la Soeur Myriam ne put s’emp√™cher de te f√©liciter tellement tu l’avais merveilleusement bien chant√©e.
Quant √† Tes camarades ils n’avaient eu de cesse de t’encenser car eux aussi avaient √©t√© bluff√© par ta prestation musicale.
Il faut dire que tu avais une voix magnifique qui ne pouvait laisser quiconque indifférent lorsque tu te mettais à chanter toutes sortes de mélodies.

Et de toi m√™me, tu √©tais consciente de ce fabuleux don que tu avais mais tu restais modeste car tu n’aimais pas trop te mettre au devant de la sc√®ne. Cependant, tu n’avais aucune g√™ne √† chanter chez toi, dans ton cocon familial car tu t’y sentais pleinement heureuse et sereine.

Oui, chanter était ta passion et tes parents disaient de toi que tu étais le petit pinson de votre maison.
D’ailleurs, ne dit-on pas : « gai comme un pinson ». Un petit rappel s’impose pour ceux qui ne le savent pas : Les pinsons europ√©ens sont des oiseaux chanteurs et de ce fait les ¬ę Pinsonneux ¬Ľ les √©l√®vent pour participer √† des concours de chants.

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Je trouve que tes parents avaient bien eu raison de te comparer à ce joli petit oiseau chanteur.

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D√©j√†, lorsque tu √©tais enfant (d√®s l’√Ęge de 8 ans) tu aimais beaucoup chanter et cette passion ne fit que s’accro√ģtre au fur et √† mesure jusqu’√† ce que tu atteignis ton adolescence o√Ļ tu pris √† ce moment l√†, un peu plus d’assurance par rapport √† ta voix.

Tous les dimanches matins, toi et ta famille aviez pour habitude d’aller √† la messe (√† la petite √©glise de Namakia √† Madagascar) et tu ne manquais jamais de chanter avec all√©gresse chaque chant religieux en faisant ressortir du plus profond de ton √™tre et de ton √Ęme toute la puissance de ta voix d’alto.

Etant de religion catholique, tu aimais beaucoup te rendre dans cette √©glise pour prier car tu avais la foi en notre Seigneur et que tu appr√©ciais chanter tous ces chants liturgiques que tu trouvais beaux et m√©lodieux. De plus, ils te permettaient de travailler ta voix et de l’embellir un peu plus davantage.

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Découverte des musiques de chambre :

Dans ton √©cole de Namakia (√† Madagascar), lorsque toi et tes camarades de classe aviez cours de dessin, ta Ma√ģtresse d’√©cole, la Soeur Myriam aimait bien vous faire √©couter ses vinyles de musique classique tel que le c√©l√®bre compositeur Wolfgang Amadeus Mozart ou encore Bethoveen, ect…

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Ce fut d’ailleurs √† cette p√©riode l√† que tu commen√ßas √† appr√©cier les musiques de chambre.

En effet, lorsque tu √©coutais ce genre musical, tu √©tais encore plus inspir√©e et ton imagination devenant fertile, tu prenais encore plus de plaisir √† dessiner (toi, tes fr√®res Christian et Francis ainsi que ta soeur Denise aimiez bien dessiner √† vos heures perdues car c’√©tait votre grande passion. Il arrivait √©galement que Christian, Francis et toi r√©alisiez des bandes dessin√©es. Tout ceci pour dire √† quel point vous √©tiez dou√©s pour le dessin dans la famille et ce d√®s votre plus jeune √Ęge.)

Un jour tu demandas √† la Soeur Myriam si elle pouvait te pr√™ter un de ses disques classiques, notamment le vinyle de Mozart (l’un de tes pr√©f√©r√©s) afin de pouvoir l’√©couter bien tranquillement chez toi.

Elle en fut d’abord agr√©ablement surprise puis te r√©pondit que oui car elle √©tait tr√®s fi√®re de constater que tu aimais bien la musique classique.
Et inutile de dire que tu t’en r√©jouissais d√©j√† √† l’avance car tu pourrais le r√©√©couter √† loisir et autant de fois que tu le voudrais.

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Lorsque tu avais du temps libre devant toi, tu ne pouvais t’emp√™cher de chanter car cela te procurait de la joie. Ta famille (Tes parents : Ir√®ne et Th√©odore ainsi que tes fr√®res et soeurs : Solange, Christian, Denise, Francis, Alain et Patricia) savait que tu avais beaucoup de talent en la mati√®re et que tu r√™vais d’√™tre une chanteuse.

Ta meilleure amie (Renée) le savait aussi puisque vous aimiez bien chanter ensemble vos airs préférés.

Il pouvait t’arriver de chanter rien que pour ta Maman ou ton papa ou m√™me devant tes soeurs a√ģn√©es (Solange et Denise) rien que pour le plaisir ou tout simplement parce qu’ils te le demandaient car ils aimaient bien √©couter ta jolie voix.

Dans ces moments l√† tu ouvrais ton coeur et ton √Ęme car tu adorais leur faire plaisir. Oui, tu avais le don magique de vouloir toujours les rendre heureux, les rassembler.

Ta Maman √©tait ta plus grande fan et elle te demandait souvent de lui chanter une ou plusieurs de ses chansons favorites des artistes suivants : Alain Barri√®re, Salvatore Adamo ou encore Charles Aznavour…

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Dans ces instants l√†, vous partagiez toutes les deux de grands moments de complicit√© et d’√©motion car tout comme toi elle aimait la musique alors le simple fait de voir ses jolis yeux noirs p√©tiller de bonheur suffisait √† te procurer une immense joie.

Ta soeur a√ģn√©e Solange aimait bien √©galement lorsque tu lui chantais les chansons de son artiste pr√©f√©r√©e : Dalida car elle trouvait que ta voix ressemblait beaucoup √† celle de l’artiste.

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En effet, tu arrivais facilement √† imiter la voix si particuli√®re de Dalida en roulant les R, si bien que Solange en √©tait totalement admirative. D’ailleurs, avant de chanter tous les airs pr√©f√©r√©s de son artiste, elle ne manquait jamais de te demander de chanter toujours en premier lieu sa chanson f√©tiche qui n’√©tait autre que « Gondolier » interpr√©t√©e par Dalida.

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Le plaisir de chanter en duo :

Souvent, il pouvait t’arriver de chanter avec ta meilleure amie « Ren√©e » (ton amie d’enfance) car en mati√®re de chant, vous √©tiez vraiment deux ins√©parables.
Vous chantiez √† tue-t√™te et d’ailleurs vos parents ne manquaient jamais de vous dire que vous aviez vraiment de la voix, toutes les deux !

Vous aimiez chanter ensemble toutes sortes de chansons des artistes suivants : Dalida, Salvatore Adamo, Marie Lafor√™t ou encore Christophe…

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Chanter, faisait parti de l’un de vos passe-temps favoris et il faut dire qu’√† ce sujet, vous vous accordiez fort bien…

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La passion pour le chant et la musique :

Le chant faisait donc parti int√©grante de ta vie et tout comme le peuple Malgache qui aime chanter (√† savoir que le Malgache a une √Ęme de chanteur et de musicien) tu avais la passion de la musique dans le sang.

Chanter pour toi √©tait comme une seconde nature…

Dans la maison de tes parents, vous aviez un transistor et tu aimais bien √©couter les derni√®res nouveaut√©s qui passaient sur les ondes. D√®s lors o√Ļ il y avait une chanson qui te plaisait, tu prenais tout de suite ton cahier pour y recopier les paroles de celle-√ßi afin que tu puisses l’apprendre par coeur et pouvoir par la suite la chanter.

Tu avais aussi un mange-disque qui te permettait d’√©couter tes vinyles pr√©f√©r√©s. Pour dire, √† quel point tu √©tais une grande m√©lomane et que pour toi c’√©tait tout √† fait impossible de vivre sans musique !

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Aujourd’hui, rien n’a chang√© puisque tu es toujours autant passionn√©e de musique et d’ailleurs nous avons les m√™mes go√Ľts musicaux toi et moi.

Cela peut aller de Kendji Girac, Lady Gaga, Enrique Iglesias, Florent Pagny √† Shy’m, Johnny Hallyday ou encore aux musiques d’ambiance des √ģles, jusqu’aux musiques de films telles que : la BO de 1492 Christophe Colomb, Gladiator ou encore Out of Africa…La liste n’est pas exhaustive.

Voici ta Musique du moment que tu adores écouter actuellement :

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Tes registres sont tr√®s vari√©s et on se ressemble beaucoup de ce c√īt√© l√† vu que nous sommes deux m√©lomanes…
Et non seulement tu es une passionn√©e de musique, mais tu adores aussi danser…

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La danse :

C’est d’ailleurs gr√Ęce √† toi si j’ai appris un jour, √† faire mes premiers pas de danse rien qu’en te regardant danser sur la piste…
Et depuis ce jour, je suis devenue (sans me vanter) une excellente danseuse tout comme toi…
Ce fut Papa qui t’appris √† danser car il √©tait lui-m√™me un excellent danseur qui savait d√®s son plus jeune √Ęge danser le rock, la valse, le paso doble, ect…

Et jusqu’√† pr√©sent, Papa et toi, dansez superbement bien et je dois bien avouer que j’adore vous regarder lorsque vous √™tes sur la piste de danse.
Concernant notre famille, je dois dire que la rel√®ve est bien assur√©e puisque la danse fait partie aussi de l’une de mes innombrables passions…

Du coup, on sait tr√®s bien danser (Toi, Papa et Olivier) ! si bien que les pistes de danses n’ont aucun secrets pour nous car nous avons le swing et le rythme dans la peau ! ce qui n’est pas donn√© √† tout le monde !

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Pour terminer ma page en l’honneur de ton anniversaire :

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Je voulais te dire que tu incarnes pour moi : la loyaut√©, la sinc√©rit√©, l’honn√™tet√©, la temp√©rance, l’harmonie et la g√©n√©rosit√© sans oublier l’√©clat de ta beaut√© dont j’ai h√©rit√©…

Et moi je suis fi√®re d’√™tre ta fille, d’√™tre ta petite C√©cile…

C’est pourquoi je souhaitai te d√©dier cette page en ton honneur car je trouve que l’on ne dit jamais assez « je t’aime » aux personnes que l’on aime…

Aujourd’hui comme hier et pour tous les autres jours √† venir : « Je t’aime Maman ».

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Je te souhaite un très bon anniversaire !

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Ta fille Cécile.

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Voici les paroles de la chanson : « Les Marionnettes » du Chanteur « Christophe » :

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Je vais, je vais vous les présenter

L’une d’entre elles est la plus belle
Elle sait bien dire papa maman
Quand à son frère il peut prédire
Pour demain la pluie ou bien le beau temps

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Je vais, je vais vous les présenter

Chez nous √† chaque instant c’est jour de f√™te
Gr√Ęce au petit clown qui nous fait rire
Même Alexa cette pauvrette
Oublie, oublie, qu’elle a toujours pleur√©

Refrain
Moi je construis des marionnettes
Avec de la ficelle et du papier
Elles sont jolies les mignonnettes
Elles vous diront, elles vous diront
Que je suis leur ami, que je suis leur ami
Que je suis leur ami, leur ami, leur ami