Chez Papy

Le restaurant « Chez Papy » :

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Lorsque nous vivions en Guin√©e ; ma famille et moi avions pour habitude d’aller de temps en temps (en jour de semaine) dans un petit restaurant qui s’appelait : « Chez Papy ».
Ce restautant portait bien son nom puisque le chef cuisinier n’√©tait autre qu’un grand-p√®re…
Et je peux vous dire que ce « Papy » l√†, cuisinait vraiment tr√®s bien…
D’ailleurs tous les clients du restaurant et y compris nous-m√™me ; avions pour habitude de l’appeler « Papy »….
A cette √©poque l√†, Maman me disait souvent que cet homme lui rappelait beaucoup son p√®re…
C’est vrai que « Papy » √©tait une personne tr√®s gentille et tr√®s souriante….
Je me souviens encore tr√®s bien de lui…
D’apr√®s mes souvenirs, « Papy » √©tait d’origine Libanaise et il avait pratiquement v√©cu toute sa vie en Guin√©e (Conakry) ; de sa jeunesse jusqu’√† ce qu’il devienne un Grand-p√®re puisque qu’il avait des petits enfants…
Etant Chef cuisinier, Papy travaillait la majeure partie du temps en cuisine pendant que son neveu (√Ęg√© de 20 √† 25 ans) accueillait les clients…
Son neveu √©tait un gar√ßon tr√®s courtois et tr√®s gentil (tout comme son oncle) et il aimait bien, lui aussi, discuter avec mes parents lorsqu’on venait d√©jeuner dans leur restaurant…
Pour en revenir √† « Papy » ; je ne m’en souviens plus tr√®s bien mais je crois bien qu’il devait bien avoir 80 ans !!! Pour vous dire !!! et il √©tait tr√®s actif pour son √Ęge (tout comme mon propre Grand-P√®re, d’ailleurs)…
Lorsque mes parents, mon fr√®re et moi allions d√©jeuner dans son restaurant, je me rappelle que j’adorai commander les plats suivant :

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РAvocat à la crevette,
– Ch√Ęteau-Brillant avec des bonnes frites faites maison,
РBananes flambées aux sésames.

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Mon fr√®re et moi ; on prenait toujours ce m√™me menu et je peux vous dire qu’on s’en pourl√©chait les babines tellement c’√©tait succulent !!!
Je me devais de vous raconter cette petite anecdote de « Papy » ; car je souhaitai tout simplement rendre hommage √† cet homme que je trouvai tr√®s gentil…

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Découverte de Conakry

Arrivée à Conakry :
Lorsque nous nous retrouv√Ęmes moi et ma famille √† l’int√©rieur de l’a√©roport de Conakry ; mon p√®re cherchait des yeux notre chauffeur de voiture qui s’appelle « Momo »…

Petite parenthèse :
Auparavent, mon p√®re avait d√©j√† effectu√© une p√©riode de travail (p√©riode d’essai de 4 mois) en tant que contr√īleur de gestion dans la soci√©t√© « SOGUICOM » (une soci√©t√© commerciale de transport qui √©tait charg√©e de fret a√©rien et de fret maritime) et c’est pourquoi il connaissait d√©j√† assez bien la ville de Conakry et ses alentours (restaurants, h√ītels, ect…)

Durant sa p√©riode d’essai, mon p√®re habitait donc dans une maison de fonction situ√©e en plein centre-ville de Conakry…
Dans cette maison, mon p√®re avait du personnel dont notamment : – un cuisinier et un « boy » (un boy d√©signe en Afrique francophone, tout employ√© salari√© de maison) et en ce qui concerne l’ext√©rieur de celle-√ßi, il avait √©galement : 1 chauffeur de voiture, 1 gardien de jour et 1 gardien de nuit…

Découverte de Conakry :
Parmi la foule qui se trouvait √† l’int√©rieur de l’a√©roport ; mon p√®re cherchait des yeux notre chauffeur « Momo »….
Puis soudain mon p√®re s’√©cria en d√©signant une personne qui se tenait pr√®s de la porte de sortie de l’a√©roport : « Voici, notre chauffeur, vite allons vers lui… »
Nous all√Ęmes donc vers « Momo » qui venait de nous aper√ßevoir et qui nous souriait au loin…
Mon p√®re dit : « Bonjour Momo, tu vas bien ? Nous venons √† peine d’arriver…C’est bien que tu sois d√©j√† l√†…je te cherchai…Je te pr√©sente ma famille ; voici mon √©pouse et mes enfants… »
Ma m√®re, mon petit fr√®re et moi le salu√®rent puis Momo nous dit : « Bienvenue √† vous et bienvenue √† Conakry…Je suis content de conna√ģtre la petite famille de Monsieur et j’esp√®re que vous vous plairez dans notre pays, en Guin√©e… »
Puis apr√®s ces paroles chaleureuses, Momo nous aida √† ranger nos valises ainsi que nos bagages √† main dans le coffre de notre voiture puis nous commen√ß√Ęmes √† entreprendre notre trajet direction notre maison de fonction…
Durant le trajet, je ne cessai de regarder tous ces beaux paysages que je n’avais jamais encore vu…
Nous √©tions en p√©riode de saison des pluies ; et le temps √©tait tr√®s nuageux ; ce qui rendait encore plus belle toute cette atmosph√®re africaine…

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On aurait dit un magifique tableau enchanteur !!!
Puis √† un moment donn√©, ma m√®re aper√ßu au bord de la route, des √©talages de fruits et de l√©gumes qui √©taient dispos√©s sur de grandes nattes √† m√™me le sol, tels que : Mangues, ananas, goyaves, papailles, bananes, ect…
Ma m√®re s’√©cria : « Regardez les enfants ; vous avez vu les mangues, les avocats ? et regardez, il y a m√™me des ma√ģs grill√©s ; hum, les bons ma√ģs grill√©s… »
C’est alors que Momo lui r√©pondit : « Ah oui Madame, je vois que vous connaissez bien. Monsieur m’a dit que vous √©tiez n√©e √† l’√©tranger… Ici, en Guin√©e, il y a beaucoup de marchands sur le bord des routes, qui vendent souvent des ma√ģs grill√©s et toutes sortes de fruits… »
Maman lui dit : « Eh oui…effectivement, je connais bien car je suis n√©e √† Madagascar. Momo, ton pays est vraiment tr√®s beau et de plus quand je vois tous ces fruits et l√©gumes exotiques ; √ßa me rappelle vraiment mon pays natal.
Momo, tu pourrais t’arr√™ter ici, s’il te pla√ģt ; j’aimerai acheter quelques ma√ģs grill√©s pour les faire go√Ľter aux enfants… »
Momo dit : « Mais biens√Ľr Madame, pas de probl√®me ; j’allais vous le proposer… »

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Une fois la voiture arr√™t√©e devant l’√©talage de ma√ģs grill√©s ; ma m√®re ouvrit sa porti√®re et une marchande Guin√©enne vint √† elle en lui disant : « Bonjour Madame, tu veux ma√ģs grill√©s ? Tu veux combien ? j’ai d’autres fruits aussi si tu veux…C’est pas cher… »
Ma m√®re dit √† la marchande : « Je voudrais juste 3 ma√ģs grill√©s, s’il te pla√ģt… » puis la marchande enroula alors dans du papier journal, 3 ma√ģs grill√©s et les tendit √† ma m√®re avec un large sourire.
Puis ma m√®re r√©gla la marchande en lui donnant les premiers billets de banque Guin√©en, (le franc CFA) qu’elle d√©couvrait pour la premi√®re fois…
Une fois apr√®s avoir achet√© les ma√ģs ; Maman nous les donna et nous continu√Ęmes √† nouveau notre trajet vers notre maison ; direction Madina Corniche, tout en mangeant tranquillement nos fameux ma√ģs qui √©taient vraiment tr√®s bons…
Notre maison située à Madina Corniche :

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Arriv√©s devant le haut portail de notre maison, Momo klaxonna 3 fois (c’√©tait un code pour le gardien) et le gardien de jour nous ouvrit…
Une fois la voiture gar√©e dans l’all√©e ; mon p√®re nous pr√©senta le gardien de jour qui s’appellait « Bah » et qui avait l’air tr√®s sympathique…
Puis nous entrepr√ģmes enfin de faire le tour du propri√©taire…
C’√©tait vraiment une maison magnifique et n’en parlons pas du jardin qui se trouvait en bordure de mer…
D’ailleurs, de l√† ou je me trouvais, je pouvais entendre le ressac…
Le jardin √©tait cl√ītur√© par de hauts murs infranchissables…
En effet, par dessus ces murs, on pouvait aperçevoir des rangées de verres de bouteilles incrustés à même le ciment afin de pouvoir dissuader les voleurs.
Le seul mur qui √©tait ajour√© et qui se trouvait √™tre en fa√ßade de notre maison, donnait sur la mer…
Je d√©cidai alors, de m’en approcher et √† travers les alv√©oles, j’aper√ßu toute l’immensit√© de l’oc√©an Atlantique…
Quelle merveille !!! quel plaisir de regarder cette superbe vue et de sentir tous ces embruns…

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J’√©tais tout simplement sous le charme de ce magnifique spectacle et je me disais en mon fort int√©rieur, que j’avais √©norm√©ment de chance de me retrouver ici, en famille et qui plus est dans un tr√®s beau pays tel que la Guin√©e…
Dans ce jardin, il y avait également, 3 immenses manguiers et une charmante gloriette qui se trouvait non loin de la véranda extérieure de notre maison.
Tout √©tait si beau et si parfait que j’avais l’impression de r√™ver mais pourtant j’√©tais bel et bien en train de vivre ce joli r√™ve…
Apr√®s avoir fait le tour du propri√©taire, nous visit√Ęmes enfin l’int√©rieur de la maison…
Tout ce que je peux en dire en me souvenant de cette visite int√©rieure, c’est que je trouvai une fois de plus que tout √©tait parfait.
En effet, mon fr√®re et moi avions chacun notre chambre et notre salle de bain…
Alors que demander de plus ?
La chambre de mes parents se trouvait non loin de la n√ītre et ils avaient eux aussi leur propre salle de bain, attennante √† leur chambre.
Le salon √©tait immense et la salle √† manger se trouvait pr√®s de la cuisine…
La maison √©tait vraiment bien agenc√©e et tr√®s agr√©able…
Bref tout √©tait parfait √† part quelques r√©novations qui √©taient d√©j√† pr√©vus tels que : peinture des murs du salon et des chambres ou encore changement du carrelage de la salle √† manger et de la cuisine puis pose de la moquette dans les 3 chambres…
La visite de notre maison termin√©e, et pour nous remmettre de notre long voyage, mon p√®re d√©cida de nous emmener d√©jeuner dans un restaurant qui √©tait tr√®s r√©put√© √† Conakry et qui s’appellait : « Chez Papy »…

Un repos bien mérité :
Arriv√©s au restaurant, mon p√®re nous pr√©senta « Papy », une figure de Conakry et qui avait la r√©putation de faire de la bonne cuisine…
Et je peux vous dire que cette halte au restaurant f√Ľt de tr√®s bonne augure √©tant donn√© que nous √©tions tous les 4 tr√®s fatigu√©s de notre voyage…
La cuisine √©tait vraiment excellente…
Je me rappelle encore de ce fameux steak √† cheval (un oeuf sur le plat pos√© dessus) accompagn√© de savoureuses frites fa√ģtes maison…
Un pur régal des papilles !!!
« Papy » m√©ritait vraiment sa r√©putation de bon cuisiner √† Conakry…
Et ce f√Ľt donc, le ventre bien rempli que nous quitt√Ęmes ce si bon restaurant, direction notre maison…
Arriv√©s chez nous ; Maman d√Ľ nettoyer rapidement la partie de nos chambre afin que nous puissions vite nous reposer…

****

Les jours suivants d√©but√®rent les premiers travaux puis ainsi de suite jusqu’√† ce que notre maison soit totalement habitable…
Il est vrai que lorsque les travaux furent termin√©s ; nous v√©curent, tous les 4 ; vraiment tr√®s heureux dans cette si belle et vaste maison…
J’ai gard√© de tr√®s bons souvenirs de notre vie pass√©e en Guin√©e √† Conakry…

Mon bapt√™me de l’air

Dans les ann√©es 87, nous part√ģmes de nouveau en Afrique ; direction : La Guin√©e, √† Conakry (La Capitale)…

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A cette √©poque l√†, j’avais 10 ans et je peux vous dire que ce f√Ľt pour moi le plus beau et le plus m√©morable des voyages africains…
En effet, √©tant donn√© que je n’avais gard√© pratiquement aucuns souvenirs de la C√īte d’Ivoire ; ce fut donc avec d√©l√®ctation que je profitai pleinement de mon premier voyage Africain et disons-le ; de mon premier bapt√®me de l’air et ce ; m√™me si j’avais d√©j√† pris plusieurs fois l’avion avec mes parents lorsque j’√©tais encore un b√©b√©…
Mon premier bapt√®me de l’air :

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J’ai eu vraiment beaucoup de chance de pouvoir d√©couvrir la Guin√©e √† l’√Ęge de 10 ans !!! et d’y vivre en famille, durant 2 belles ann√©es !!!
Mais je dois avouer que l’un de mes plus beaux souvenirs restera tout d’abord et avant tout, mon voyage en avion…
L’un de mes tr√®s grands moments √† mes yeux…

A présent, je vais vous raconter mon histoire :

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A l’int√©rieur de l’a√©roport de Paris, Roissy Charles de Gaulle ; mes parents, mon petit fr√®re et moi attendions notre tour dans la file d’attente des passagers en partance pour la Guin√©e…
Lorsque vint enfin notre tour de remettre nos billets d’avion √† l’h√ītesse d’accueil ; ce f√Ľt dans une d√©marche assez rapide que nous commen√ß√Ęmes √† marcher dans l’interminable couloir d’embarquement qui menait √† l’entr√©e de notre boeing…
Et je dois dire qu’√† partir de ce moment-l√† tr√®s pr√©cis, je commen√ßai √† me dire : « C√©cile !!, √ßa y est, tu vas bient√īt te retrouver √† l’int√©rieur de l’avion et ce ; dans √† peine quelques minutes… »

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A l’int√©rieur de l’avion :

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La premi√®re fois que je suis mont√© dans un boeing ; ce fut pour moi une v√©ritable d√©couverte…
Je reviens donc √† mon histoire ou je me retrouvai enfin √† l’int√©rieur de l’avion…
Il devait bien √™tre 21h00 du soir…(C’√©tait en juillet et donc il faisait encore jour…)
Lorsque nous entr√Ęmes enfin, √† l’int√©rieur de l’avion ; ma famille et moi, f√Ľmes accueillis par 2 h√ītesses de l’air et 1 stewart qui nous dirent : « Bienvenue √† bord de notre Compagnie « Air Sabena ». Nous vous souhaitons un agr√©able voyage Madame, Mademoiselle et Messieurs… »
Pendant que je suivai mes parents et mon petit fr√®re dans l’√©troit couloir, j’observai aux alentours tous ces gens qui rangeaient leur affaires dans des compartiments qui se trouvaient au dessus leurs fauteuils ou encore des passagers qui commen√ßaient √† s’installer dans leur si√®ges respectifs…
J’adorai d√©j√† toute cette effervescence…

Puis mon p√®re s’arr√™ta de marcher et nous dit : « Voici nos places et vous les enfants, vous √™tes plac√©s juste devant nous ; donnez-moi vos sacs, je vais les ranger en haut dans les compartiments… »
Une fois d√©barrass√©e de mon sac je m’installai dans mon fauteuil et je commen√ßai √† d√©couvrir avec mes yeux d’enfant √©merveill√©s tout l’int√©rieur de l’avion tels que : les si√®ges, les hublots, le personnel naviguant, ect…
J’√©tais totalement fascin√©e par toute cette ambiance…
Il faut dire que c’√©tait vraiment une premi√®re pour moi….
Mon petit fr√®re aussi √©tait aux anges car il d√©couvrait tout comme moi, l’int√©rieur de l’avion.
Mais ce qui lui plaisait le plus, vraisemblablement ; c’√©tait de regarder √† travers le hublot, la piste de l’a√©roport…

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D’ailleurs, lorsque nous √©tions rentr√© √† l’int√©rieur de l’avion ; mon fr√®re m’avait dit d’embl√©e : « C√©cile, je voudrais √™tre plac√© pr√®s du hublot, s’il te pla√ģt… »
Et comme je suis d’une nature g√©n√©reuse ; je lui disais que je n’y voyais aucun inconv√©nient…bien au contraire puisque je souhaitai moi-m√™me, √™tre plac√©e pr√®s du couloir afin de mieux regarder les all√©es et venues du personnel naviguant….(√† cette √©poque l√†, c’√©tait un m√©tier qui me plaisait beaucoup : √ßa me faisait r√™ver…)

D√©collage de l’avion :
Je parlai tranquillement avec mon fr√®re, lorsque soudain je ressenti des vibrations sous mes pieds…
En effet, l’avion commen√ßait √† rouler doucement sur la piste…
Puis il se mit peu √† peu, √† acc√©l√©rer sa vitesse…
A pr√©sent, l’avion roulait tellement vite que je ne distinguai m√™me plus l’a√©roport √† travers le hublot…
Puis ce f√Ľt √† partir de ce moment que l’avion d√©colla…
Et je ressentis alors, comme une dr√īle de sensation : C’√©tait comme si une lourde pesanteur s’abattait sur mon corps ; avec cette impression √©trange de m’enfoncer litt√©ralement dans mon fauteuil…

La tête dans les nuages :
Mon petit fr√®re me regarda et me dit : « Wahou !!! t’as vu C√©cile…√ßa y est on est dans le ciel…. »
Et je lui r√©pondis aussit√īt : « Oui, √ßa fait bizarre…mon dieu, √ßa fait peur…t’as vu…regarde par ton hublot…on ne voit presque plus la terre…on est vraiment tr√®s haut dans le ciel…maintenant… »
Olivier me r√©pondit : « Oui c’est vrai…je ne vois plus la terre…√ßa y est…regarde les nuages…Wahou !!! c’est beau…t’as vu ? »
Je me penchais davantage pour pouvoir aper√ßevoir √† travers le hublot ; les jolis nuages qui ressemblaient √† du coton tr√®s vaporeux…

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Puis je dis √† mon fr√®re : « C’est beau…on dirait des morceaux de coton g√©ants… »
Puis je sentis une main qui me touchait l’√©paule : C’√©tait ma Maman qui √©tait juste install√©e derri√®re moi …
Je me retournai et aper√ßu son sourire…
Puis elle me dit : « T’as vu C√©cile…on est dans les nuages maintenant…t’as vu par le hublot ? »
« Oui, j’ai vu Maman…C’est vraiment trop beau…et je suis contente d’√™tre dans cet avion… »

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Et Maman me dit « Je savais que tu aurais aim√© prendre l’avion…et tout √† l’heure on mangera le repas…tu verras comment c’est…surtout profite bien de ce voyage ma poupoule… »
et je lui r√©pondis : « Merci Maman…bisous »
Les h√ītesses de l’air :

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Alors que je discutais avec animation avec mon fr√®re, j’entendis une voix, √† ma droite me dire : « Bonsoir les enfants, vous pouvez d√©tacher votre ceinture √† pr√©sent… »
C’√©tait une h√ītesse de l’air qui s’adressait √† nous avec un large sourire et qui avait stopp√© devant elle un gros chariot dans lequel je pouvais aper√ßevoir des boissons et des petits sachets de cacahu√®tes ap√©ritifs…
Puis, elle nous dit :  » Les enfants, vous d√©sirez boire quelque-chose ? »
Je lui r√©pondis timidement : « heu oui… »
L’h√ītesse de l’air dit : « Il y a du jus d’orange ou du jus de pomme ? »
Je lui dis : « Je voudrais un jus d’orange s’il vous pla√ģt »
L’h√ītesse dit : « Et vous jeune homme ? »
Mon fr√®re r√©pondit : « moi je prendrais aussi un jus d’orange s’il vous pla√ģt… »
Aussit√īt dit et aussit√īt fait, l’h√ītesse nous donna nos boissons accompagn√©s de petits sachets de biscuits ap√©ritifs…
J’adorai vraiment toute cette ambiance et je me sentais tr√®s bien dans ma peau…
Bref, j’√©tais heureuse !!!
Quelques instants plus tard, une autre h√ītesse de l’air nous donnait √† moi et √† mon fr√®re des trousses de toilette (de la Compagnie a√©rienne « Sabena »), des couvertures pour dormir, des masques de nuit, des jeux pour enfants (puzzle repr√©sentant l’avion « Sabena » ; jeu de l’oie, et jeux de dames) ainsi que des casques d’√©couteurs pour pouvoir √©couter de la musique ou encore √©couter le son du film que la Compagnie « Sabena » diffuserait ce soir…
Inutile de vous dire que mon fr√®re et moi √©tions ravis d’avoir re√ßu des jeux pour s’amuser…
Et sans plus attendre, on commen√ßa √† jouer au jeu de dames…ce qui nous permettait de passer un peu le temps…
Visite du cockpit :

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Durant ce voyage, mon fr√®re et moi avions eu l’opportunit√© de visiter le cockpit ….
Mon fr√®re et moi regardions avec des yeux √©merveill√©s, tous ces boutons (certains √©taient lumineux et d’autres pas) et ces petites loupiotes qui n’en finissaient pas…..si bien que je m’√©tais demand√© comment pouvaient bien faire le pilote et le copilote pour ne pas s’y perdre…
Je me souviens m√™me que j’avais dis √† haute voix : « Il y a beaucoup de boutons !!! »

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Et le commandant de bord m’avait dit en souriant : « Eh oui, vous avez vu les enfants !!! c’est vrai qu’il y a beaucoup de boutons mais mon coll√®gue et moi ; on est tr√®s habitu√©s alors √ßa ne nous fait pas peur du tout…et peut-√™tre qu’un jour le m√©tier de pilote de ligne vous plaira √† votre tour et qui c’est vous serez vous aussi peut-√™tre amen√©s √† conduire des avions ? »
Et Olivier lui avait r√©pondu sans grande conviction : « Peut-√™tre, je sais pas encore…en tout cas √ßa a l’air difficile… »
Puis ce fut sur ces derni√®res phrases prononc√©es ; que notre visite du cockpit s’acheva…
Et inutile de vous dire que ce fut une tr√®s belle exp√©rience pour moi et sans aucun doute, √©galement pour mon petit fr√®re…

Le d√ģner :
Je me souviens encore du repas qui n’√©tait pas si mal que √ßa puisque je l’avais appr√©ci√© :

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– Carottes r√Ęp√©s, oeufs mimosas et petits canap√©s de p√Ęt√©,
РCuisse de poulet accompagné de coquillettes au beurre,
– Une petite assiette de fromages,
– un bol de salades de fruits.

Je me souviens encore de ce menu car je l’avais not√© dans mon journal intime de l’√©poque…
Diffusion d’un film :
Je me rappelle que j’avais regard√© un bout de film ( je ne me souviens plus du tout du titre de ce film) mais qu’ensuite je m’√©tais endormie devant…
Puis je me souviens que mon p√®re m’avait r√©veill√© et chuchotai : « Tiens, C√©cile, Mets ton masque de nuit, tu seras mieux avec…et comme il fait froid, tiens ta couverture…. »
Puis mon p√®re d√©ploya la couverture et me la d√©posa sur les √©paules car il est vrai qu’il faisait l√©g√®rement frisquet √† l’int√©rieur de l’avion…
Il fit de m√™me avec mon fr√®re puis nous souhaita une douce nuit et de beaux r√™ves car √† partir de demain matin on se retrouverait tous les 4 en Afrique : En Guin√©e…
Le lendemain matin :
Ma Maman nous r√©veilla et nous dit d’aller faire rapidement un brin de toilette avant qu’il n’y ait trop de monde…
Ce que l’on f√ģt….
Et je peux vous dire que je garde un souvenir m√©morable des toilettes…
En effet, ils sont extr√™mements petits et ce ne f√Ľt pas si √©vident que √ßa de me laver le visage, de me brosser les dents ou encore de me coiffer les cheveux….
Mais bon…il fallait bien faire avec…
Quelques instants apr√®s, mon fr√®re et moi prenions un petit d√©jeuner √† base : de lait, de biscottes, de confitures et de jus d’orange…
Puis le temps passa et soudain on entendit dans un micro ; la voix du Commandant de Bord qui annonçait à tous les passagers :
« Bonjour, je suis le Commandant de bord « X » ; et je vous annon√ße que nous approchons des c√ītes Guin√©ennes et que nous allons entamer notre descente vers Conakry, la capitale ; dans quelques minutes…
Veuillez donc regagner votre si√®ge et attachez votre ceinture…
La temp√©rature ext√©rieure est de 28 degr√©s celsus et il exactement 6h00, heure locale de Conakry et √† Paris il est exactement 8h00…
J’esp√®re que votre vol aura √©t√© agr√©able aupr√®s de notre Compagnie « air Sabena » et esp√©rons vous revoir tr√®s prochainement √† bord de notre ligne. Merci √† vous et tr√®s bon s√©jour √† Conakry. »
L’atterissage :

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Ce fut au moment de l’atterissage que je d√©couvrai pour la premi√®re fois que j’avais « le mal de l’air »…
Et je peux vous dire que durant quelques minutes ; (pour moi, cauchemardesques) j’√©tais devenue toute verte car j’essayai de me contr√īler afin de ne pas vomir…
Mais d√®s lors ou les roues de l’avion touch√®rent le sol Guin√©en ; je me senti de plus en plus mal….
Et ce qui devait arriver ; arriva… (si vous voyez ce que je veux dire)
Mais heureusement qu’il y avait le fameux sac en plastique, destin√© sp√©cialement, pour ce genre de d√©sagr√©ment ; et qui √©tait pla√ß√©, juste l√†, devant moi ; √† l’int√©rieur de la housse, au dos du fauteuil avant…
Mais tout de m√™me ; quelle plaie, que celui d’avoir le mal de l’air !!! surtout si on aime les voyages en avion…
Mis √† part ce d√©sagr√©ment ; je garderai toute ma vie au fond de mon coeur, un tr√®s bon souvenir de ce merveilleux voyage en destination de la Guin√©e… car c’√©tait mon premier bapt√®me de l’air en quelque sorte ; m√™me si j’avais d√©j√† voyag√© en avion √©tant tout b√©b√©…

Ir√®ne Peyre De Lescure : Ma Mamie

Pour toi, Mamie :

Je d√©die cette page √† mes grands-parents maternels qui me manquent vraiment beaucoup…

Je souhaitais leur rendre cet hommage afin de leur dire à quel point je les trouvais formidables.

Je les regrette √©norm√©ment…

Je sais qu’ils me regardent de l√† o√Ļ ils se trouvent et je me dis qu’ils auraient √©t√© fiers de moi ; de la personne que je suis devenue…

En effet, ils n’ont pas eu le temps de me conna√ģtre davantage ; ce que je regrette infiniment, car ils sont partis beaucoup trop t√īt…

Lorsqu’ils sont partis,¬†ma famille et moi √©tions √† l’√©tranger (Guin√©e puis Tchad).

En ce qui concerne leur d√©c√®s : j’√©tais √Ęg√©e de 11 ans lorsque ma Mamie est d√©c√©d√©e (Je vivais en Guin√©e) et j’avais 15 ans lorsque mon Papy nous a quitt√©… (Je vivais au Tchad)

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Ma Grand-Mère maternelle :

Ma Grand-M√®re maternelle « Ir√®ne Peyre de Lescure » est n√©e √† Majunga (ses origines sont R√©unionnaise et de Poitiers, France).

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Carte de Madagascar (Vous pouvez aperçevoir Majunga)

Carte Google de Majunga

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Ile de la Réunion

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Ma Mamie est d√©c√©d√©e √† l’√Ęge de 70 ans en France.

Elle est d√©c√©d√©e des suites d’un cancer g√©n√©ralis√©…

C’est vraiment « d√©gueulasse » cette maladie,¬†elle emporte les personnes que l’on aime comme √ßa, sournoisement, sans faire de bruit…

Et cette « saloperie » de maladie m’a enlev√©e ma jolie Maminette…

Ma tendre Maminette qui √©tait si douce et si gentille…

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Mamie, une fine cuisinière :

Je me rappelle d’un souvenir de toi Mamie, o√Ļ tu √©tais install√©e √† une table, √† l’int√©rieur de ta cuisine ; tu √©tais en train d’√©craser des cacahu√®tes grill√©es dans un mortier, afin de les r√©duire en poudre (un mortier et un pilon en pierre que tu avais pr√©cieusement ramen√© de ta terre natale : Madagascar).

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Mortier et pilon en pierre

Dans cette cuisine, je revois encore tr√®s clairement ;¬†cette sc√®ne de toi, o√Ļ √† travers la vitre d’une fen√™tre, filtrait un petit rayon de soleil, venant illuminer ton doux et joli visage, ainsi que toute ta personne…

Un bien joli tableau, que cet instant l√† !¬†dont je n’oublierai jamais…(dommage que je n’ai pas pu immortaliser cet instant magique, par une photographie).

Et donc tu continuais tranquillement √† piler les cacahu√®tes…

Puis, une fois que celles-√ßi furent r√©duites en p√Ęte ; tu pr√©paras ton fameux « rougail cacahu√®tes » (sans doute un de tes p√©ch√©s mignons dont tu raffolais tant et qui provenait de tes origines r√©unionnaises).

C’est vrai que c’√©tait tr√®s bon !

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Ma Mamie aimait beaucoup faire la cuisine et autrefois lorsqu’elle habitait √† Namakia avec mon Papy et leurs enfants, il lui arrivait souvent de faire les recettes suivantes :

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  • Poulet au coco,
  • R√īti de porc aux pois du Cap,
  • Br√®des mafanes ou Romazava,

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Pois du Cap cru

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Pois du Cap en sauce

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Brèdes mafanes

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Romazava

  • Rougail pistaches,
  • Rago√Ľt de viandes de boeuf aux bananes vertes et au lait de coco,
  • Eminc√©s de viandes de pot au feu aux confits d’oignons d√©glac√©s au vinaigre de vin,
  • Grains de ma√ģs bouillis au lait sucr√©,
  • G√Ęteaux de patates douces,
  • Beignets de manioc,

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Bananes vertes

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G√Ęteau de patates douces

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Les bonnes confitures de ma Mamie qu’elle concoctait elle-m√™me :

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  • Confiture de tamarin,
  • Confiture de mangue,
  • Confiture de papaille,
  • Confiture de goyave,
  • Confiture de z√©vi,

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Tamarins

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Voici des Zévis

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Goyaves

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C’est Maman qui m’a racont√© tous les souvenirs culinaires de sa m√®re car elle aimait bien la regarder cuisiner (lorsqu’elle vivait chez ses parents √† Namakia) et du coup en l’observant, elle m√©morisait et apprenait chaque recette de celle-√ßi.

D’ailleurs ce f√Ľt gr√Ęce √† ses parents que ma Maman tomba tr√®s t√īt dans la marmite de la passion culinaire et c’est pour cela qu’elle cuisine autant bien aujourd’hui…

En ce qui me concerne, je n’ai vraiment pas de talent en la mati√®re mais je dois avouer que la cuisine m’int√©resse alors peu que peu j’apprends beaucoup √† travers ma Maman…

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Souvenir gravé dans mon coeur :

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Je me rappelle aussi d’un autre souvenir de toi, Mamie, o√Ļ tu m’avais donn√© un bien joli cadeau ; une petite gourmette en or.

Je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier…

Tu me l’avais offerte comme √ßa ; sans occasion particuli√®re…(ce n’√©tait pas mon anniversaire)

Et je me rappelle encore de ce que tu m’avais dit¬†lorsque tu m’avais mis la gourmette autour de mon poignet :

« C’est pour toi…√ßa te portera bonheur C√©cile…Je te la donne car tu es une gentille fille comme ta Maman et que tu es si jolie…tu es comme une poup√©e… »

Puis tu m’avais tendrement embrass√© sur la joue…

Je n’oublierai jamais ce beau moment de complicit√© entre toi et moi ma Maminette Ch√©rie…

Je me rappelle qu’√† cette p√©riode, je devais bien avoir 8 ou 9 ans lorsque tu m’avais donn√© ce joli bracelet.

Ce jour-l√†, je me souviens que tu m’avais fait un grand honneur en me l’offrant comme √ßa, juste par amour envers moi…

Mais ce qui est le plus triste dans cette belle histoire ma ch√®re Maminette Ch√©rie ; c’est que j’ai eu la malchance de perdre ce joli bracelet auquel je tenais tant…et je ne sais comment d’ailleurs…

Un jour, je m’√©tais aper√ßue qu’il n’√©tait plus attach√© √† mon poignet et prise de panique j’ai bien essay√© de le chercher partout en me disant que je finirais bien par le retrouver mais non il s’√©tait volatilis√© √† jamais…

Alors, j’ai d√Ľ me r√©soudre au pire : le bracelet √©tait tomb√© quelque part ; je ne sais dans quel endroit ; bref il √©tait bel et bien perdu dans la nature et c’√©tait une certitude que je ne le retrouverais plus jamais…

D’ailleurs, je m’en √©tais beaucoup voulue¬†(jusqu’√† aujourd’hui d’ailleurs…) de l’avoir perdu car cette gourmette repr√©sentait tellement pour moi…

Non seulement par sa mati√®re pr√©cieuse (en or) mais aussi par ce qu’il en √©manait un lien profond qui me rattachait √† toi, ma douce Mamie…

Aujourd’hui je ne poss√®de peut-√™tre plus ce joli bijou mais je garderai toujours et √©ternellement ce beau souvenir de toi…

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Et telle une gourmette sur laquelle on y graverait son pr√©nom ; je tiens √† te dire ma douce Maminette que je graverai √† jamais dans mon coeur ; cette belle image de toi, m’offrant ce merveilleux cadeau…

Je t’aime Mamie et je ne t’oublierai jamais. Ta petite fille : C√©cile

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Cliquez sur ce lien si vous souhaitez √©couter la musique que j’ai concoct√© pour ma Grand-M√®re maternelle :

MUSIQUE DE MA MAMIE

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Alors vous l’aurez compris ; voil√† pourquoi je souhaitais absolument rendre hommage √† mes grands-parents maternels afin de leur dire tout simplement que je les aime et que je ne les oublierai jamais….

Ma naissance √† Namakia

Carte Google de Madagascar

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Je m’appelle C√©cile et je suis n√©e √†¬†Madagascar, plus pr√©cis√©ment √† Namakia…

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Sur la carte, Namakia se trouve entre Katsepy et mitsinjo, pas très loin du lac Kinkony.

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Pour pouvoir accéder à Namakia, il faut aller à Majunga puis prendre le bac en destination de Katsepy (très jolie plage).

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Plage de Majunga

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Centre-ville de Majunga

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Voici le baobab plus que centenaire à Majunga

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Voici le bac de Majunga pour pouvoir aller à Katsepy

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Le bac de Majunga

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Katsepy :

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Vous pouvez aperçevoir Katsepy sur la carte

Carte de Google : Katsepy

Ce village install√© dans le centre occidental de la baie de Bombetoka (√† une heure de bac de Mahajanga, est r√©put√© pour ses plages et ses hu√ģtre sauvages).

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La jolie plage de Katsepy

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La plage de Katsepy

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Le village de Katsepy

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Plusieurs buts de promenade √† pied ou en pirogue s’offrent dans les environs :

  • Le phare, √† 8 km, qui domine la baie et le canal du Mozambique du haut de ses 35 m,
  • Une mine de c√©lestite et,
  • la for√™t voisine qui abrite une colonie de propith√®ques de Verreaux.

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Le phare de Katsepy

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Puis de Katsepy, on prend un 4X4 et en avant sur les pistes…

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Namakia, mon village natal :

Carte de Google : Namakia

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Enfin, on arrive √† mon village natal : Namakia…

Namakia se situe en pleine brousse.

C’est une zone agricole¬†comportant une usine de canne √† sucre ainsi qu’une distillerie (pour le rhum).

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Mon histoire à Namakia :

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Moi √† Namakia : J’ai 17 ans

moi et mon petit frère Olivier à Empassy bueny non loin de Namakia

Mon petit fr√®re Olivier (15 ans) et moi (17 ans) sur la plage d’Empassy Bueny

Cécile à la plage

Me voici √† l’√Ęge de 17 ans sur la jolie plage d’Empassy Bueny (elle se trouve non loin du village de Namakia)

photo C√©cile √† l'√Ęge de 16 ans √† la plage non loin de Namakia

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Ma naissance :

Avant de vous raconter mon histoire,¬†il fallait avant tout que je vous donne un petit aper√ßu de mon √ģle.

Je suis n√©e le 13 f√©vrier 1977 √† l’h√īpital de Namakia¬†(mes origines √©tant : R√©unionnaise de par ma m√®re et Espagnole + Corse de par mon p√®re).

C’√©tait un jour ensoleill√© (car parait-il, avant ma naissance, il pleuvait des cordes durant des jours et des jours sans interruption. Mais le jour de ma naissance, il faisait un temps radieux).

J’ai donc pouss√© mon premier cri dans cet h√īpital perdu en pleine brousse.

D’ailleurs, je suis tr√®s fi√®re de vous apprendre √©galement que ce fut une doctoresse Malgache s’appelant : « Mme RAMALANJAONA » qui aida ma m√®re √† accoucher.

Eh oui ! je vous disais bien que je suis n√©e sous une bonne √©toile…

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Une famille heureuse :

Je v√©cus donc √† Namakia¬†avec mes parents dans une bien jolie maison…

Une ann√©e s’√©coula¬†puis mes parents durent quitter Namakia pour aller habiter √† Tananarive en raison du travail de mon p√®re.

A Tananarive, nous v√©curent des jours heureux…

Puis la famille s’agrandit¬†avec la naissance de mon petit fr√®re « Olivier » (un 02 Novembre 1978).

Nous √©tions alors une famille heureuse et unie vivant dans une √ģle magnifique.

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Le départ définitif de Madagascar :

H√©las, j’ai d√Ľ quitter d√©finitivement Madagascar lorsque j’avais √† peine 2 ans (ann√©e 1979).

Et donc, je n’avais gard√© pratiquement aucun souvenir de mon √ģle…

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Retour au source dans mon √ģle :

Mais comme je suis n√©e sous une bonne √©toile (du moins, je le pense) ; j’eus l’immense joie d’y retourner √† l’√Ęge de 15 ans.

Ce fut alors un v√©ritable retour au source pour moi…

J’ai donc eu la chance de vivre 3 ann√©es cons√©cutives √† Madagascar ; plus pr√©cis√©ment √† Tananarive (Capitale de Madagascar) ou je poursuivi mes √©tudes avec succ√®s, dans le lyc√©e Fran√ßais de Tananarive (l’ancien Monast√®re des Moines).

Biens√Ľr, durant ces ann√©es, mes parents me firent conna√ģtre mon village natal : Namakia.

C’est alors que je d√©couvris ce joli petit village (durant les vacances de P√Ęques de cette belle ann√©e 1993) et inutile de vous dire que ce fut une joie immense pour moi et encore, le mot est faible…

Je n’oublierai jamais cette aventure incroyable…

Je n’en garde que de merveilleux souvenirs…

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Mes plus beaux souvenirs de Madagascar :

A Namakia, j’ai m√™me eu l’occasion de visiter la maison de ma Maman (la maison de son enfance) mais aussi la maison de mes parents lorsqu’ils y habitaient juste apr√®s la c√©l√©bration de leur mariage durant les ann√©es 1970.

Biens√Ľr, j’avais moi-m√™me v√©cu¬†dans cette belle maison mais h√©las je n’ai gard√© aucun souvenir de cette p√©riode car j’√©tais bien trop petite…

Alors, vous pensez bien que d’avoir pu visiter ces maisons remplies de souvenirs, fut pour moi le plus beau des r√™ves…

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Mes origines :

Ma m√®re est √©galement n√©e √† Namakia…

C’est toute une g√©n√©ration, vous savez !

Mon Grand-Père Maternel est né à Tuléar et ma Grand-Mère Maternelle est née à Majunga.

Mon petit frère est né à Tananarive.

Quant √† moi, je suis fi√®re d’√™tre n√©e √† Namakia tout comme ma Maman.

Comme vous voyez, Madagascar c’est ma Terre. J’y ai toutes mes racines, mes anc√™tres et √ßa, c’est vraiment sacr√© pour moi…

Nous avons eu beaucoup de chance, mon frère et moi.

Nous avons eu l’opportunit√© de pouvoir retourner dans notre √ģle natale.

Ce fut une chance unique pour nous deux mais aussi pour mes parents qui y avaient v√©cu de nombreuses ann√©es…

Et je peux vous dire que cette chance n’est pas donn√©e √† tout le monde !

Comme quoi, la vie peut vous offrir de bien belles surprises…

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Mon doux rêve :

Aujourd’hui, je vis en France mais Madagascar me manque…

C’est pour cela que j’ai voulu cr√©er un blog sur Madagascar.

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Moi, C√©cile √† l’√Ęge de 17 ans √† Namakia

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Cliquez sur ce lien si vous souhaitez en savoir davantage sur mon √ģle natale :

Madagascar, mon √ģle de r√™ve

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Cliquez sur ce lien pour voir mes photos en diaporama :

Moi, Cécile en diaporama

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Mais je compte bien un jour y retourner car c’est mon voeu le plus cher au monde…

Revoir mon √ģle ; ce serait le plus beau de mes r√™ves…

Th√©odore Peyre De Lescure : Mon Papy

Pour toi, Papy :

Je d√©die cette page √† mes grands-parents maternels qui me manquent vraiment beaucoup…

Je souhaitais leur rendre cet hommage afin de leur dire √† quel point je les trouvais formidables…

Je les regrette √©norm√©ment…

Je sais qu’ils me regardent de l√† ou ils se trouvent et je me dis qu’ils auraient √©t√© fiers de moi ; de la personne que je suis devenue…

En effet, ils n’ont pas eu le temps de me conna√ģtre davantage ; ce que je regrette infiniment car ils sont partis beaucoup trop t√īt…

Lorsqu’ils sont partis,¬†ma famille et moi √©tions √† l’√©tranger (Guin√©e puis Tchad).

En ce qui concerne leur d√©c√®s : j’√©tais √Ęg√©e de 11 ans lorsque ma Mamie est d√©c√©d√©e (Je vivais en Guin√©e) et j’avais 15 ans lorsque mon Papy nous a quitt√© (Je vivais au Tchad).

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Mon Grand-Père maternel :

Mon grand-père maternel : Théodore Peyre De Lescure est né à Tuléar (ses origines sont : Réunionnaise et de Vendée, France).

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Carte Google de Tuléar

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Ile de la Réunion

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Mon Papy est d√©c√©d√© en France, dans un tragique accident de voiture (il avait √©t√© victime d’un mauvais conducteur qui s’√©tait arr√™t√© √† un virage et qui plus est par un mauvais temps de brouillard).

Et par le comportement inadmissible et tr√®s dangereux de ce chauffard, mon Grand-P√®re en est mort…

C’est pourquoi, je trouve totalement injuste qu’il soit parti de cette mani√®re et de fa√ßon si brutal…

Mais ce que je trouve encore plus injuste ; c’est qu’il nous ait quitt√© comme √ßa sans m√™me pouvoir nous dire un dernier au-revoir…

Mon tendre Papinet √©tait un homme tr√®s costaud pour son √Ęge et il avait vraiment une sant√© de fer.

Il avait une tr√®s bonne hygi√®ne de vie et je suis s√Ľr qu’il aurait v√©cu tr√®s certainement, centenaire !

Mon Papinet était un homme droit, intègre avec des valeurs familiales.

Dot√© d’un caract√®re fort √† toute √©preuve et d’un esprit tr√®s vif, mon Papinet √©tait toujours tr√®s actif pour son √Ęge (82 ans).

En effet, il adorait faire la cuisine¬†et comme tout passionn√© d’art culinaire, il se r√©veillait toujours tr√®s t√īt afin de pouvoir concocter tous ses bons petits plats.

Et je peux vous dire qu’il cuisinait vraiment tr√®s bien ! un v√©ritable cordon bleu !

Je me souviendrai toujours des bons petits plats qu’il nous mitonnait √† mes parents, mon petit fr√®re et moi lorsqu’on venait lui rendre visite dans son appartement.

Je sens encore toutes ces bonnes odeurs qui me donnaient l’eau √† la bouche.

Un souvenir culinaire qui me frappe encore particulièrement : Ses fameux steaks de boeuf au poivre noir accompagnés de riz blanc, de pommes de terre sautées et de brèdes mafanes.

Hum ! un pur r√©gal des papilles…

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Les fameuses brèdes mafanes

Et il pouvait lui arriver √©galement de faire un confit d’oignons d√©glac√© au vinaigre de vin en guise de condiment afin de rehausser ses plats…

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Hum…et je peux vous dire que son confit √©tait vraiment tr√®s go√Ľteux…

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Mais évidemment pas de plats sans pili-pili (piment) ou piments antillais, comme diraient mon Papy, ma Mamie ou encore ma Maman.

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Il est vrai qu’√† ce sujet, en ce qui me concerne, je pr√©f√®re agr√©menter mes plats de sauce Tabasco (made in USA) car le pili-pili ou le piment antillais sont trop forts pour moi.

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C’est vrai que pour ce coup-l√†, je n’ai pas du tout suivi ma m√®re ou mes grands-parents…

Mais apr√®s tout, peu importe le type de piment que l’on mange, du moment qu’il soit assez fort pour √©veiller nos sens et nos papilles et le tour est jou√©, non ?

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Voici le piment Antillais

Et pour parfaire ce repas si go√Ľteux,¬†mon Papinet concoctait aussi en guise de dessert : de succulents beignets de bananes.

Ah ! ses fameux beignets de bananes ! un vrai d√©lice…

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C’est pour vous dire √† quel point mon Papy avait vraiment une passion certaine pour la cuisine et que parmi tous ses talents culinaires, il aimait bien aussi cuisiner les mets suivants :

  • Poissons frits en carry aux margozes,
  • Rougail tomates,
  • Rougail d’oignons,
  • Rougail de margozes (pour accompagner tous les plats)

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Voici des margozes

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Une margoze coupée en deux

  • Confit d’oignons √©minc√©s et d√©glac√© au vinaigre de vin (se d√©guste en accompagnement de viandes rouges et de l√©gumes),
  • Eminc√©s de viandes de pot au feu, aux confits d’oignons d√©glac√©s au vinaigre de vin.

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Souvenir de mon Papy :

Matin bonheur :

Je me rappelle des bons petits déjeuners lorsque ma famille et moi séjournions chez mon Papy et ma Mamie.

Je m’en souviens encore comme si c’√©tait hier…

Je me r√©veillais le matin et je sentais d√©j√† les bonnes odeurs de pains grill√©s, de croissants et de caf√©…

croissant

Lorsque j’aper√ßevais la grande table de la salle √† manger avec toutes ces merveilles, je n’avais qu’une h√Ęte, m’installer √† table et d√©guster enfin toutes ces petites douceurs.

J’adorais boire le bon lait au chocolat « Nesquik »¬†tout en croquant de belles tartines de pain beurr√©es, croustillantes √† souhait et bien napp√©es de confiture d’abricots ou de cerises griottes.

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C’√©tait v√©ritablement pour moi, un pur r√©gal…

J’√©tais tellement gourmande, qu’il pouvait m’arriver de manger 3 ou 4 belles tartines, accompagn√©es d’un bon croissant bien chaud.

Et parfois mon Papy pouvait m√™me nous faire quelques cr√™pes car il voulait nous faire plaisir, tout simplement…

Hum ! de quoi me rendre encore plus gourmande !

Pour vous dire √† quel point j’adorais prendre les petits d√©jeuners chez mes grands-parents !

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Je n’oublierai jamais ces merveilleux petits d√©jeuners entour√©s de mes Grands-parents, de mes parents, de mes deux oncles (Francis et Christian) ainsi que de mon petit fr√®re.

Pour moi, ces petits d√©jeuners repr√©sentaient de grands moments de joies et d’all√©gresses…

Ces matins l√†, resteront √† jamais grav√©s dans mon coeur car ils respiraient tout simplement le bonheur….

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Un autre souvenir de mon Papinet :

Tendre Snorky :

Je me souviens de toi Papy, lorsque tu nous avais fait une petite surprise à mon petit frère et à moi lorsque nous étions venus te rendre visite (A cette époque là je devais avoir 9 ans et mon petit frère devait bien avoir 7 ans).

Ce jour-là (un jour tout à fait ordinaire), tu nous avais réuni dans ton salon et tu nous avais dit :

« Les enfants, j’ai une petite surprise pour vous. J’esp√®re que vous aimerez. Tenez c’est pour vous… »

Puis tu avais d√©pos√© sur la table √† manger deux adorables peluches qui repr√©sentaient des « Snorky ». En d√©signant du doigt l’une d’elles, tu m’avais dit :

« Tiens C√©cile, cette peluche l√†, est pour toi… »

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Une petite parenth√®se s’impose avant de continuer mon histoire :

Les Snorky sont des petites créatures sous-marines colorées, toujours prêtes à aider en cas de problème.

Elles disposent d’une sorte de tuba sur la t√™te dont elles se servent pour avancer sous l’eau.

Les Snorky √©tait une s√©rie t√©l√©vis√©e d’animation Am√©ricaine, diffus√©e √† la TV dans « le club doroth√©e » durant les ann√©es 84 √† 89).

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Puis tu avais donné à mon frère la seconde peluche en lui disant :

« Tiens Olivier, √ßa c’est pour toi… »

Mais ce que tu ignorais encore mon petit Papinet ; c’est que tu avais fait une l√©g√®re erreur en me donnant la peluche qui se nommait « Astral ».

En effet, tu avais confondu¬†les deux peluches en pensant sans doute que la peluche « Astral » devait √™tre une fille et que la peluche « Daphn√© » devait √™tre « un gar√ßon » (Il faut dire que leurs pr√©noms respectifs n’√©taient pas indiqu√©s).

Et cela n’avait pas √©chapp√© non plus √† mon petit fr√®re¬†qui s’√©tait vite empress√© de te dire :

« Papy, tu t’es tromp√©. Tu m’as donn√© « la Snorky fille ». Et √† C√©cile, tu lui as donn√© le gar√ßon… »

Ah ! mon petit Papy, tu ne pouvais pas savoir et je me rappelle que tu nous avais même dit :

« Ah bon ? je savais pas du tout. D√©cid√©ment, je ne suis pas trop √† la page sur ce genre de chose… »

Et je me rappelle que mon fr√®re et moi, on t’avait r√©pondu presque en m√™me temps :

« Mais Papy, c’est pas grave du tout. Il suffit qu’on s’√©change les peluches »

Aussit√īt dit, aussit√īt fait,¬†mon fr√®re et moi s’√©tions √©chang√©s les peluches et ce fut avec un large sourire que l’on vint t’embrasser afin de te remercier.

Et ce fut à ce moment là que tu nous dis en souriant :

« Alors √ßa vous pla√ģt les enfants ? je suis bien content. Par contre je savais pas du tout qu’il y avait des filles ou des gar√ßons dans ces peluches l√† »

Oui, ce jour-là, tu ne le savais peut-être pas mon Papy adoré mais tu nous avais fait une bien jolie surprise à mon petit frère et à moi.

Une très belle attention de ta part qui nous avait beaucoup touchés.

C’est vrai qu’elles √©taient bien mignonnes ces petites peluches !

Merci encore pour tous ces petits moments de bonheur, Papinet !

Tu me manques tellement ! Je ne t’oublierai jamais.

Je t’aime Papinet. Ta petite fille C√©cile.

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Cliquez sur ce lien pour écouter la musique de mon Grand-Père maternel :

MUSIQUE DE MON PAPY

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Alors vous comprendrez √† quel point, pourquoi je souhaitais absolument rendre hommage √† mes grands-parents maternels afin de leur dire tout simplement que je les aime et que je ne les oublierai jamais….

 

Ce jour : Deuxi√®me partie

LES 3 TIGROS

Jessica gara sa voiture dans l’√©troite ruelle qui √©tait quasi d√©serte √† cette heure de la matin√©e.

Il √©tait 08h30 et le soleil √©tait d√©j√† tr√®s ardent mais fort heureusement, aujourd’hui, il y avait pas mal de vent et c’√©tait assez agr√©able par rapport √† hier.

Jessica avait d√©cid√© de venir beaucoup plus t√īt afin de pouvoir bien profiter de ce jour.

Pour cela elle avait tout pr√©vu : une petite gla√ßi√®re remplie de deux accumulateurs, 3 bouteilles d’eau qu’elle avait pris le soin de congeler au pr√©alable afin que la bo√ģte de sorbet au cassis qu’elle adorait tant resta bien gla√ß√©e ainsi que les quelques victuailles tels que : petits sandwichs aux concombres et tomates assaisonn√©s de sauce vinaigrette aux herbes.
Oui, Jessica comptait bien en profiter au maximum ; √©tant donn√© que c’√©tait son dernier jour de cong√©s.

Cette nuit, durant son sommeil, elle n’avait cess√© de r√™ver √† sa fameuse rencontre d’hier : L’inconnu et son petit chaton si adorable.

C’√©tait tout de m√™me incroyable toute cette histoire : un chaton qui s’√©tait √©gar√© juste sur la plage o√Ļ elle se trouvait et dont elle avait pris l’habitude de s’y pr√©lasser depuis d√©j√† une semaine et puis cet homme qui √©tait venu vers elle et qui lui avait demand√© de d√ģner avec lui pour la remercier d’avoir retrouv√© son chat.

Oui, quelle histoire !!!

De toute fa√ßon, elle avait cess√© de r√™ver et ne croyait plus du tout au Prince charmant. Non, cette p√©riode √©tait belle et bien r√©volue et ce depuis pas mal d’ann√©es.
Jessica restait toujours méfiante surtout en ce qui concerne les hommes. Elle préférait garder la tête froide et elle avait bien raison.

Ne dit-on pas qu’il vaut mieux √™tre seule que mal accompagn√©e ?
Mais cette fois-çi il y avait quelque-chose de nouveau qui semblait faire changer le point de vue de Jessica.

Un ce je ne sais quoi de diff√©rent et dont elle n’arrivait pas elle-m√™me √† comprendre.

Elle se sentait happ√©e par cette √©motion qui la bouleversait et si c’√©tait un signe du destin ? √ßa peut exister ?? oui ? non ?
Enfin bref, de toute fa√ßon elle verrait bien la tournure des choses. Surtout ne rien laisser para√ģtre. Rester sur ses gardes et ne plus y croire. C’est la plus sage des d√©cisions.

Elle n’avait qu’un seul objectif : terminer bien agr√©ablement ses vacances √† la mer et au passage adopter un petit chaton puisque cet homme le lui proposait alors pourquoi ne pas accepter l’offre ?¬†

Sur ces belles pens√©es, Jessica s’extirpa de son v√©hicule en prenant son grand sac de plage qui lui rappelait l’histoire du chaton qu’elle avait transport√© la veille √† l’int√©rieur.

Jessica aimait bien ce sac de couleur bleu ciel qui allait parfaitement avec sa tenue vestimentaire d’aujourd’hui : petit top blanc √† petites fleurs bleues et roses et fines bretelles crois√©es dans le dos avec un bermuda bleu pastel uni. Un look confortable et d√©contract√© qui lui allait √† r√Ęvir et sans oublier ses tongues qui lui rappelaient Chenapan en train de les mordiller gentiment.
En se remémorant ce souvenir, elle se mit à sourire.

Bon, il ne fallait pas trop qu’elle tra√ģne. Elle regarda sa montre : il √©tait exactement 09h00 et les magasins aux alentours commen√ßaient √† peine √† ouvrir leurs portes.

Il √©tait encore trop t√īt pour faire du shopping et inutile d‚Äôemmener avec elle la petite gla√ßi√®re qui l‚Äôencombrerait plus qu‚Äôautre chose. Mieux valait la laisser encore dans le coffre de la voiture.

Jessica d√©cida d’aller se promener le long de la plage c√īt√© promenade des Anglais car c’√©tait l’une des plus belles avenues de cette petite ville portuaire.

Elle marchait tranquillement en admirant les alentours¬†puis elle aper√ßut un banc vide qui faisait face √† l’oc√©an alors elle d√©cida de s’y asseoir quelques instants.

Le vent du large lui soufflait doucement dans les cheveux et l’air sentait bon les embruns.
Il faisait d√©j√† tr√®s chaud mais c’√©tait tellement bien ventil√© que c’√©tait agr√©able.

Jessica adorait l’oc√©an depuis toujours. Cela lui rappelait de merveilleux souvenirs d’enfance qu’elle aimait bien se rem√©morer en venant se balader ici.

La vue était parfaite. La mer méditerranée bleue marine si lisse comme une ardoise. La plage de sable fin doré quasi déserte mis à part quelques touristes par çi par là et des mouettes blanches qui volaient dans le ciel bleu azuré ; sans oublier le soleil à son zénith qui illuminait ce magnifique cadre.

Oui, tout était parfait sauf que ce soleil si magnifique soit-il commençait sérieusement à cogner.

Vite, il valait mieux qu’elle mette sa casquette √† visi√®re pour se prot√©ger la t√™te ainsi que ses jolies lunettes bleut√©es.

Mais √† peine, avait-elle gliss√© la main √† l’int√©rieur de son sac de plage ; Jessica eut un sursaut lorsqu’elle entendit une voix l’interpeller dans son dos.

‚ÄúBonjour Jessica !!‚ÄĚ

C’√©tait l’inconnu d’hier apr√®s-midi et il se tenait l√† devant elle avec son √©ternel ¬†large sourire.¬†

Cette fois-çi il portait des lunettes de soleil très sombres qui lui cachaient les yeux et pas de casquette bleue marine.

Son t-shirt noir moulant √† manches courtes faisait appara√ģtre un torse muscl√© d’o√Ļ on pouvait lire devant : les inscriptions suivantes en caract√®res blancs et gris : La vie est belle !!!

Il portait un bermuda long de couleur beige sable avec des tennis blanches. Un look tr√®s d√©contract√© qui lui allait plut√īt bien‚Ķ

Jessica¬†pouvait sentir les effluves de son eau de toilette enivrante qui ressemblait fortement √† celle de Chrome Intense d’Azzaro : frais, √©pic√© et bois√© avec une pointe de menthe glac√©e. Des fragrances qu‚Äôelle aimait bien‚Ķ

Ce qui ne faisait que rajouter un c√īt√© tr√®s sexy √† ce s√©duisant trentenaire.

Thierry lui serra la main puis lui demanda :

‚ÄúPuis-je m’asseoir pr√®s de vous ?‚ÄĚ

‚Äúheu… oui biens√Ľr‚Ķ‚ÄĚ r√©pondit Jessica.

Elle poussa son sac de plage vers elle afin de lui céder la place.

‚ÄúJe vous ai vu au loin. J’√©tais en train de faire ma petite promenade matinale avant d’aller travailler. Vous allez bien ?‚ÄĚ

‚ÄúOui tr√®s bien, merci. Je me baladai un peu dans le coin avant de venir dans votre restaurant.‚ÄĚ

‚ÄúJe pensais que vous ne viendriez pas. Je suis content que vous soyez venu comme convenu pour venir chercher votre chaton. Cela me fait vraiment plaisir de vous revoir. Sinc√®rement.‚ÄĚ

‚ÄúC’est tr√®s gentil √† vous de me donner un chaton. J’adore tellement les chats. C’est une passion que j’ai depuis toute jeune.‚ÄĚ

‚ÄúEt bien en ce qui me concerne, c’est pareil. J’aime beaucoup les chats. Ils sont tellement adorables. Comme je le vous disais hier, j’ai une chatte qui s’appelle Blanchette et qui a eu une port√©e de 5 chatons il y a deux mois et j’essaye de trouver des personnes qui aimeraient bien les adopter car je ne peux pas tous les garder √† part mon petit Chenapan dont je me suis tout de suite, pris d’affection.‚ÄĚ

‚ÄúIl est vraiment beau votre Chenapan et tr√®s espi√®gle. Hier, il mordillait une de mes tongues puis il avait jou√© avec les franges de mon par√©o. Vous avez bien raison de le garder.‚ÄĚ

‚ÄúOui, merci. Je l’adore mais si je ne m’y √©tais pas autant attach√©, je vous assure que je vous l’aurais bien donn√©.‚ÄĚ

‚ÄúMais non √ßa va. Ce n’est pas grave du tout, je vous assure. Cela ne me fait rien d’en choisir un autre et puis j’aime tous les chats.‚ÄĚ

‚ÄúOk merci. »¬†

Thierry retira ses lunettes de soleil et se passa la main dans les cheveux mais les m√®ches rebelles et dor√©es lui retomb√®rent aussit√īt sur le front.

‚ÄúVous venez souvent ici ? Vous √™tes en vacances ?‚ÄĚ demanda t-il.

‚ÄúCela fait une semaine que je viens ici car je suis effectivement en cong√©s mais aujourd’hui c’est mon dernier jour. D√®s Lundi je reprend le chemin du travail.‚ÄĚ

‚ÄúC’est vrai ?? et dire que j’aurais pu vous manquer si Chenapan n’√©tait pas all√© √† votre rencontre.‚ÄĚ

Jessica regarda un bref instant les yeux bleus turquoises qui la fixaient puis détourna la tête en ne sachant quoi lui répondre.

‚ÄúExcusez-moi, je ne voulais pas vous g√™ner mais vous √™tes si belle et je ne peux pas repousser mes sentiments. Je n’ai pas cess√© de penser √† vous hier soir, √† notre rencontre gr√Ęce √† Chenapan. Rien n’√©tait pr√©m√©dit√©. Je me disais m√™me que vous ne reviendriez plus jamais et cela me tourmentait. Je suis s√©rieux‚Ķ‚ÄĚ

‚ÄúMais on se conna√ģt √† peine. Vous ne me connaissez pas‚Ķ‚ÄĚ

‚ÄúJe ne vous connais pas. C’est vrai. Mais je vous vois telle que vous √™tes et vous me plaisez beaucoup et peu importe tout le reste. Je suis c√©libataire depuis 6 mois et je recherche la femme de ma vie. Pas un simple flirt sans lendemain. J’ai essuy√© pas mal d’√©checs √† ce sujet. Je ne me jette pas sur n’importe qui comme √ßa tous les jours. Je ne suis pas un cavaleur m√™me si vous avez l’air de penser le contraire. Et encore une fois, je ne pense pas me tromper sur vous.‚ÄĚ

Jessica ne savait plus trop o√Ļ elle en √©tait ; subitement tout allait trop vite et elle ne savait quoi lui r√©pondre √† ce moment l√† puis enfin, prenant son courage √† deux mains elle lui dit :

‚ÄúVous semblez sinc√®re mais je pr√©f√®re prendre mon temps. J’esp√®re ne pas vous froisser.‚ÄĚ

‚ÄúMais bien au contraire. Je suis d’une nature patiente et d’instinct je sais si je peux me fier √† telle ou telle personne. Mais je vous comprends tout √† fait. Je ne suis qu’un √©tranger. Nous apprendrons √† nous conna√ģtre au fur et √† mesure. Mais en attendant, que diriez vous de choisir votre chaton ? Mon restaurant est √† deux p√Ęt√©s de maisons d’ici. Allons y si vous le voulez bien. Qu’en pensez-vous ?‚ÄĚ

‚ÄúOui avec plaisir. Je veux bien.‚ÄĚ

Ouf ! Jessica fut soulag√©e. Sauv√©e par le gong ; elle choisirait le chat puis dispara√ģtrait au plus vite.

Tous deux marchaient tranquillement, c√īte √† c√īte parmi la foule qui commen√ßait √† envahir les petites rues qui menaient √† la plage.

‚ÄúVoil√†, nous y sommes. Voici le restaurant dont je vous parlais. Je g√®re le resto depuis d√©j√† 4 ans. C’est un patrimoine familial que mes parents tenaient durant 30 ans. A pr√©sent ils sont des retrait√©s et c’est moi qui en suis le principal propri√©taire. C’est beaucoup de travail mais je suis fier de cette succession familiale.‚ÄĚ

Thierry entra√ģna Jessica √† l’int√©rieur de la grande salle climatis√©e du restaurant comportant une grande et large baie vitr√©e qui donnait sur une vue panoramique du bord de mer. Vraiment splendide !

Les couverts étaient déjà disposés sur chacune des tables rondes habillées de nappes blanches et agrémentées de petits vases de fleurs de bougainvilliers rose fushia.

La salle √©tait d√©cor√©e avec beaucoup de go√Ľt et on pouvait entendre les premi√®res notes musicales de ‚ÄúSong of Ocarina‚ÄĚ provenant des 4 hauts-parleurs fix√©s √† des supports murales tout autour de la pi√®ce.

Cette musique était vraiment belle et était parfaitement adaptée au cadre du restaurant. Décidément cet homme avait tout pour plaire.

« Vous aimez cette musique Jessica ?

« Oui beaucoup, j’ai d’ailleurs son album. C’est bien de Di√©go Mondena, n’est ce pas ?‚ÄĚ

‚ÄúOui, en effet. Je vois que nous avons pas mal de points communs.‚ÄĚ

Jessica esquissa un petit sourire. Oui il n’avait pas tort.

Des effluves d‚Äôoignons frits commenc√®rent √† s’√©chapper de la cuisine. Ca sentait tr√®s bon.

‚ÄúC’est mon meilleur ami et associ√© qui est d√©j√† aux fourneaux. C’est vrai qu’il est d√©j√† 11h00. Comme le temps passe vite. Il est en train de pr√©parer les crabes farcis ; la sp√©cialit√© de la maison. Venez, je vais vous le pr√©senter.‚ÄĚ

Jessica suivit Thierry dans un étroit corridor qui menait à la cuisine.

‚ÄúEt voici Vincent, le Chef cuisinier de notre √©tablissement. Vincent, je te pr√©sente Jessica. La personne dont je t’ai parl√© hier.‚ÄĚ

‚ÄúBonjour Mademoiselle. C’est un plaisir de vous conna√ģtre. C’est vous qui avait retrouv√© Chenapan ! encore merci. Je suis en train de cuisiner des crabes farcis, comme vous pouvez le voir.‚ÄĚ

‚ÄúOui et je trouve que √ßa sent tr√®s bon.‚ÄĚ

‚ÄúMerci √† vous.‚ÄĚ

Vincent portait une toque et un tablier blanc nou√© √† la taille, macul√© d’√©claboussures de sauce tomate. Il avait de l’embonpoint au niveau du ventre et ses yeux √©taient noirs comme des olives.

Son visage √©carlate, sans doute d√Ľ √† la chaleur des cuissons des diff√©rents mets qui mijotaient doucement dans plusieurs grandes et hautes casseroles, affichait n√©anmoins un large sourire bien sympathique.

On pouvait ressentir qu’il aimait bien faire la cuisine et que c’√©tait un bon vivant.

Il est vrai que toutes ces odeurs culinaires ne pouvaient que vous mettre en app√©tit et √† n’en pas douter le fameux crabe farci, sp√©cialit√© de la maison devait √™tre une pure merveille des papilles.

‚ÄúOn va te laisser mon cher Vincent. Je vais dans la v√©randa avec Jessica pour lui faire montrer les chatons.‚ÄĚ

‚ÄúOK, je retourne aux fourneaux. Au-revoir Jessica et √† bient√īt, j’esp√®re !!! Ce fut un plaisir de vous rencontrer. Je vous souhaite une belle journ√©e.‚ÄĚ

‚ÄúMerci beaucoup !! Pour moi aussi ce fut un plaisir. Au-revoir et bonne continuation !‚ÄĚ

Jessica et Thierry quitt√®rent la cuisine et se retrouv√®rent √† l’int√©rieur de la jolie v√©randa vitr√©e qui donnait √©galement vue sur la mer.

‚ÄúVenez Jessica, je vais enfin pouvoir vous faire montrer nos adorables chatons. Ils sont l√†, dans cette caisse.‚ÄĚ

Soudain elle sentit une petite morsure tr√®s l√©g√®re √† la cheville et elle ne put s’emp√™cher de sursauter.

C’√©tait Chenapan, toujours autant espi√®gle celui-l√† !

‚ÄúH√© !!‚ÄĚ s’√©cria Jessica. « Tu veux jouer avec moi ? »

Thierry éclata de rire.

‚ÄúJe crois bien qu’il en a apr√®s vos pieds !! C’est un petit joueur ce Chenapan !! Mais dis donc toi, tu vas arr√™ter d’emb√™ter Jessica !‚ÄĚ

Jessica sourit. Décidément ce Chenapan portait bien son nom !
Elle se rapprocha de la caisse et vit les 4 autres chatons qui jouaient ensemble.¬†Qu’ils √©taient beaux ! Mais son regard fut attir√© par l’un d’entre eux qui √©tait tout blanc avec des yeux gris-bleus comme Chenapan.
Jessica prit le chaton dans ses bras et commença à lui caresser la tête.

‚ÄúJe vois que vous avez fait votre choix. C’est un m√Ęle comme Chenapan. Les 3 autres sont des femelles.‚ÄĚ

Jessica souriait. En effet elle venait de faire son choix.

‚ÄúJe l’adore d√©j√†. J’aime sa couleur toute blanche et il a vraiment de magnifiques yeux !‚ÄĚ

‚ÄúOui vous avez raison. Et celui-l√† est tr√®s doux, il n’est pas comme Chenapan.

Il est disons plus calme et tr√®s calin. Je pense en effet que vous avez fait un excellent choix.‚ÄĚ

Jessica ne cessait de caressait le petit ventre tout chaud du chaton qui fermait les yeux et ronronnait bruyamment.

‚ÄúJe ne sais comment vous remercier. Il est vraiment tr√®s beau et j’en r√™vai d√©j√† depuis longtemps d’en adopter un. C’est vraiment tr√®s gentil de votre part.‚ÄĚ

‚ÄúMais de rien Jessica !! C’est un r√©√®l plaisir !!!‚ÄĚ

Et voil√† que les yeux bleus turquoise recommen√ßaient √† nouveau √† la regarder avec insistance ; ce qui avait tendance √† la rendre nerveuse, si bien qu’elle se cramponnait √† ce chaton pour se donner une certaine contenance.

‚ÄúEt bien je pense que je vais vous laisser √† pr√©sent. Je vais devoir rentrer et ce sera mieux pour le chaton afin qu’il puisse s’acclimater √† son nouvel environnement‚ÄĚ

‚ÄúD√©j√† !‚ÄĚ s’exclama aussit√īt Thierry.

Il se rapprocha davantage d’elle.

‚ÄúVous voulez d√©j√† vous enfuir et me laisser. Vous me plaisez tellement. Je vous en prie, ne partez pas encore. J’aimerai vous inviter √† d√©jeuner pour ce midi. Je demanderai √† ma soeur de me remplacer. Je vous emm√®nerai ailleurs pour cette occasion. Je connais un petit restaurant qui fait d’excellentes moules marini√®re avec des frites faites maison ; que vous m’en direz des nouvelles. On peut y aller √† pied. Le restaurant n’est pas tr√®s loin d’ici. Vous aimez les moules ?‚ÄĚ

‚ÄúOui j’aime bien mais je ne veux pas vous ennuyer plus‚Ķ‚ÄĚ

‚ÄúMais point du tout. Cela me ferait tr√®s plaisir au contraire. Et puis, √ßa ne vous engage √† rien. Il s’agit juste d’un d√©jeuner et ensuite vous jugerez de ne plus jamais me revoir si vous le souhaitez.‚ÄĚ

Jessica se sentait toute b√™te. Oui apr√®s tout il avait raison. Cela n’engageait √† rien. Alors pourquoi pas ? Et puis elle aimait beaucoup les moules marini√®res. Au diable sa glaci√®re qui √©tait rest√©e dans le coffre de sa voiture !

‚ÄúAlors c’est oui ? Je suis content. Merci d’accepter. Je vais t√©l√©phoner √† ma soeur. Excusez-moi, je reviens dans quelques minutes. Vous pouvez red√©poser le chaton dans la caisse puis vous le reprendrez plus tard.‚ÄĚ

‚ÄúD’accord‚ÄĚ r√©pondit Jessica.

Thierry lui sourit puis disparu √† l’int√©rieur de la grande salle du restaurant.
Jessica ne pouvait plus s’√©chapper et en m√™me temps elle n’y tenait pas tant que √ßa. Il √©tait non seulement bel homme mais il √©tait aussi tr√®s galant ; un vrai gentleman comme on en trouve peut et puis il lui plaisait bien.

Cette fois, elle en √©tait certaine, ce serait sans doute lui l’homme de sa vie.
Thierry réapparut.

‚ÄúVoil√† c’est fait ! On peut y aller Jessica.‚ÄĚ

‚ÄúJe viens‚ÄĚ r√©pondit-elle dans un demi-sourire tout en regardant le petit chaton tout blanc qu’elle venait de d√©poser √† terre et qui semblait lui miauler √† son intention :

‚ÄúVas y, c’est une personne formidable, n’ai pas peur !! le grand amour est devant toi. Suit le, tout simplement.‚ÄĚ

Et ce fut en cette belle journée ensoleillée de mois de Juillet que Jessica suivit Thierry pour ne plus jamais le quitter.

Tel fut le destin de ces deux êtres qui se marièrent 8 mois après leur rencontre.
Pourquoi attendre ? puisqu’ils √©taient faits l’un pour l’autre et que tous deux le savaient d√©j√† depuis longtemps ; d√®s la seconde o√Ļ ils s’√©taient rencontr√© Ce jour.

Ce jour unique et pas comme les autres.

Ce jour de l’amour…