Mon baptĂȘme de l’air

Dans les annĂ©es 87, nous partĂźmes de nouveau en Afrique ; direction : La GuinĂ©e, Ă  Conakry (La Capitale)…

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A cette Ă©poque lĂ , j’avais 10 ans et je peux vous dire que ce fĂ»t pour moi le plus beau et le plus mĂ©morable des voyages africains…
En effet, Ă©tant donnĂ© que je n’avais gardĂ© pratiquement aucuns souvenirs de la CĂŽte d’Ivoire ; ce fut donc avec dĂ©lĂšctation que je profitai pleinement de mon premier voyage Africain et disons-le ; de mon premier baptĂšme de l’air et ce ; mĂȘme si j’avais dĂ©jĂ  pris plusieurs fois l’avion avec mes parents lorsque j’Ă©tais encore un bĂ©bĂ©…
Mon premier baptĂšme de l’air :

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J’ai eu vraiment beaucoup de chance de pouvoir dĂ©couvrir la GuinĂ©e Ă  l’Ăąge de 10 ans !!! et d’y vivre en famille, durant 2 belles annĂ©es !!!
Mais je dois avouer que l’un de mes plus beaux souvenirs restera tout d’abord et avant tout, mon voyage en avion…
L’un de mes trĂšs grands moments Ă  mes yeux…

A présent, je vais vous raconter mon histoire :

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A l’intĂ©rieur de l’aĂ©roport de Paris, Roissy Charles de Gaulle ; mes parents, mon petit frĂšre et moi attendions notre tour dans la file d’attente des passagers en partance pour la GuinĂ©e…
Lorsque vint enfin notre tour de remettre nos billets d’avion Ă  l’hĂŽtesse d’accueil ; ce fĂ»t dans une dĂ©marche assez rapide que nous commençùmes Ă  marcher dans l’interminable couloir d’embarquement qui menait Ă  l’entrĂ©e de notre boeing…
Et je dois dire qu’Ă  partir de ce moment-lĂ  trĂšs prĂ©cis, je commençai Ă  me dire : « CĂ©cile !!, ça y est, tu vas bientĂŽt te retrouver Ă  l’intĂ©rieur de l’avion et ce ; dans Ă  peine quelques minutes… »

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A l’intĂ©rieur de l’avion :

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La premiĂšre fois que je suis montĂ© dans un boeing ; ce fut pour moi une vĂ©ritable dĂ©couverte…
Je reviens donc Ă  mon histoire ou je me retrouvai enfin Ă  l’intĂ©rieur de l’avion…
Il devait bien ĂȘtre 21h00 du soir…(C’Ă©tait en juillet et donc il faisait encore jour…)
Lorsque nous entrĂąmes enfin, Ă  l’intĂ©rieur de l’avion ; ma famille et moi, fĂ»mes accueillis par 2 hĂŽtesses de l’air et 1 stewart qui nous dirent : « Bienvenue Ă  bord de notre Compagnie « Air Sabena ». Nous vous souhaitons un agrĂ©able voyage Madame, Mademoiselle et Messieurs… »
Pendant que je suivai mes parents et mon petit frĂšre dans l’Ă©troit couloir, j’observai aux alentours tous ces gens qui rangeaient leur affaires dans des compartiments qui se trouvaient au dessus leurs fauteuils ou encore des passagers qui commençaient Ă  s’installer dans leur siĂšges respectifs…
J’adorai dĂ©jĂ  toute cette effervescence…

Puis mon pĂšre s’arrĂȘta de marcher et nous dit : « Voici nos places et vous les enfants, vous ĂȘtes placĂ©s juste devant nous ; donnez-moi vos sacs, je vais les ranger en haut dans les compartiments… »
Une fois dĂ©barrassĂ©e de mon sac je m’installai dans mon fauteuil et je commençai Ă  dĂ©couvrir avec mes yeux d’enfant Ă©merveillĂ©s tout l’intĂ©rieur de l’avion tels que : les siĂšges, les hublots, le personnel naviguant, ect…
J’Ă©tais totalement fascinĂ©e par toute cette ambiance…
Il faut dire que c’Ă©tait vraiment une premiĂšre pour moi….
Mon petit frĂšre aussi Ă©tait aux anges car il dĂ©couvrait tout comme moi, l’intĂ©rieur de l’avion.
Mais ce qui lui plaisait le plus, vraisemblablement ; c’Ă©tait de regarder Ă  travers le hublot, la piste de l’aĂ©roport…

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D’ailleurs, lorsque nous Ă©tions rentrĂ© Ă  l’intĂ©rieur de l’avion ; mon frĂšre m’avait dit d’emblĂ©e : « CĂ©cile, je voudrais ĂȘtre placĂ© prĂšs du hublot, s’il te plaĂźt… »
Et comme je suis d’une nature gĂ©nĂ©reuse ; je lui disais que je n’y voyais aucun inconvĂ©nient…bien au contraire puisque je souhaitai moi-mĂȘme, ĂȘtre placĂ©e prĂšs du couloir afin de mieux regarder les allĂ©es et venues du personnel naviguant….(Ă  cette Ă©poque lĂ , c’Ă©tait un mĂ©tier qui me plaisait beaucoup : ça me faisait rĂȘver…)

DĂ©collage de l’avion :
Je parlai tranquillement avec mon frĂšre, lorsque soudain je ressenti des vibrations sous mes pieds…
En effet, l’avion commençait Ă  rouler doucement sur la piste…
Puis il se mit peu Ă  peu, Ă  accĂ©lĂ©rer sa vitesse…
A prĂ©sent, l’avion roulait tellement vite que je ne distinguai mĂȘme plus l’aĂ©roport Ă  travers le hublot…
Puis ce fĂ»t Ă  partir de ce moment que l’avion dĂ©colla…
Et je ressentis alors, comme une drĂŽle de sensation : C’Ă©tait comme si une lourde pesanteur s’abattait sur mon corps ; avec cette impression Ă©trange de m’enfoncer littĂ©ralement dans mon fauteuil…

La tĂȘte dans les nuages :
Mon petit frĂšre me regarda et me dit : « Wahou !!! t’as vu CĂ©cile…ça y est on est dans le ciel…. »
Et je lui rĂ©pondis aussitĂŽt : « Oui, ça fait bizarre…mon dieu, ça fait peur…t’as vu…regarde par ton hublot…on ne voit presque plus la terre…on est vraiment trĂšs haut dans le ciel…maintenant… »
Olivier me rĂ©pondit : « Oui c’est vrai…je ne vois plus la terre…ça y est…regarde les nuages…Wahou !!! c’est beau…t’as vu ? »
Je me penchais davantage pour pouvoir aperçevoir Ă  travers le hublot ; les jolis nuages qui ressemblaient Ă  du coton trĂšs vaporeux…

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Puis je dis Ă  mon frĂšre : « C’est beau…on dirait des morceaux de coton gĂ©ants… »
Puis je sentis une main qui me touchait l’Ă©paule : C’Ă©tait ma Maman qui Ă©tait juste installĂ©e derriĂšre moi …
Je me retournai et aperçu son sourire…
Puis elle me dit : « T’as vu CĂ©cile…on est dans les nuages maintenant…t’as vu par le hublot ? »
« Oui, j’ai vu Maman…C’est vraiment trop beau…et je suis contente d’ĂȘtre dans cet avion… »

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Et Maman me dit « Je savais que tu aurais aimĂ© prendre l’avion…et tout Ă  l’heure on mangera le repas…tu verras comment c’est…surtout profite bien de ce voyage ma poupoule… »
et je lui rĂ©pondis : « Merci Maman…bisous »
Les hĂŽtesses de l’air :

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Alors que je discutais avec animation avec mon frĂšre, j’entendis une voix, Ă  ma droite me dire : « Bonsoir les enfants, vous pouvez dĂ©tacher votre ceinture Ă  prĂ©sent… »
C’Ă©tait une hĂŽtesse de l’air qui s’adressait Ă  nous avec un large sourire et qui avait stoppĂ© devant elle un gros chariot dans lequel je pouvais aperçevoir des boissons et des petits sachets de cacahuĂštes apĂ©ritifs…
Puis, elle nous dit :  » Les enfants, vous dĂ©sirez boire quelque-chose ? »
Je lui rĂ©pondis timidement : « heu oui… »
L’hĂŽtesse de l’air dit : « Il y a du jus d’orange ou du jus de pomme ? »
Je lui dis : « Je voudrais un jus d’orange s’il vous plaĂźt »
L’hĂŽtesse dit : « Et vous jeune homme ? »
Mon frĂšre rĂ©pondit : « moi je prendrais aussi un jus d’orange s’il vous plaĂźt… »
AussitĂŽt dit et aussitĂŽt fait, l’hĂŽtesse nous donna nos boissons accompagnĂ©s de petits sachets de biscuits apĂ©ritifs…
J’adorai vraiment toute cette ambiance et je me sentais trĂšs bien dans ma peau…
Bref, j’Ă©tais heureuse !!!
Quelques instants plus tard, une autre hĂŽtesse de l’air nous donnait Ă  moi et Ă  mon frĂšre des trousses de toilette (de la Compagnie aĂ©rienne « Sabena »), des couvertures pour dormir, des masques de nuit, des jeux pour enfants (puzzle reprĂ©sentant l’avion « Sabena » ; jeu de l’oie, et jeux de dames) ainsi que des casques d’Ă©couteurs pour pouvoir Ă©couter de la musique ou encore Ă©couter le son du film que la Compagnie « Sabena » diffuserait ce soir…
Inutile de vous dire que mon frĂšre et moi Ă©tions ravis d’avoir reçu des jeux pour s’amuser…
Et sans plus attendre, on commença Ă  jouer au jeu de dames…ce qui nous permettait de passer un peu le temps…
Visite du cockpit :

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Durant ce voyage, mon frĂšre et moi avions eu l’opportunitĂ© de visiter le cockpit ….
Mon frĂšre et moi regardions avec des yeux Ă©merveillĂ©s, tous ces boutons (certains Ă©taient lumineux et d’autres pas) et ces petites loupiotes qui n’en finissaient pas…..si bien que je m’Ă©tais demandĂ© comment pouvaient bien faire le pilote et le copilote pour ne pas s’y perdre…
Je me souviens mĂȘme que j’avais dis Ă  haute voix : « Il y a beaucoup de boutons !!! »

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Et le commandant de bord m’avait dit en souriant : « Eh oui, vous avez vu les enfants !!! c’est vrai qu’il y a beaucoup de boutons mais mon collĂšgue et moi ; on est trĂšs habituĂ©s alors ça ne nous fait pas peur du tout…et peut-ĂȘtre qu’un jour le mĂ©tier de pilote de ligne vous plaira Ă  votre tour et qui c’est vous serez vous aussi peut-ĂȘtre amenĂ©s Ă  conduire des avions ? »
Et Olivier lui avait rĂ©pondu sans grande conviction : « Peut-ĂȘtre, je sais pas encore…en tout cas ça a l’air difficile… »
Puis ce fut sur ces derniĂšres phrases prononcĂ©es ; que notre visite du cockpit s’acheva…
Et inutile de vous dire que ce fut une trĂšs belle expĂ©rience pour moi et sans aucun doute, Ă©galement pour mon petit frĂšre…

Le dĂźner :
Je me souviens encore du repas qui n’Ă©tait pas si mal que ça puisque je l’avais apprĂ©ciĂ© :

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– Carottes rĂąpĂ©s, oeufs mimosas et petits canapĂ©s de pĂątĂ©,
– Cuisse de poulet accompagnĂ© de coquillettes au beurre,
– Une petite assiette de fromages,
– un bol de salades de fruits.

Je me souviens encore de ce menu car je l’avais notĂ© dans mon journal intime de l’Ă©poque…
Diffusion d’un film :
Je me rappelle que j’avais regardĂ© un bout de film ( je ne me souviens plus du tout du titre de ce film) mais qu’ensuite je m’Ă©tais endormie devant…
Puis je me souviens que mon pĂšre m’avait rĂ©veillĂ© et chuchotai : « Tiens, CĂ©cile, Mets ton masque de nuit, tu seras mieux avec…et comme il fait froid, tiens ta couverture…. »
Puis mon pĂšre dĂ©ploya la couverture et me la dĂ©posa sur les Ă©paules car il est vrai qu’il faisait lĂ©gĂšrement frisquet Ă  l’intĂ©rieur de l’avion…
Il fit de mĂȘme avec mon frĂšre puis nous souhaita une douce nuit et de beaux rĂȘves car Ă  partir de demain matin on se retrouverait tous les 4 en Afrique : En GuinĂ©e…
Le lendemain matin :
Ma Maman nous rĂ©veilla et nous dit d’aller faire rapidement un brin de toilette avant qu’il n’y ait trop de monde…
Ce que l’on fĂźt….
Et je peux vous dire que je garde un souvenir mĂ©morable des toilettes…
En effet, ils sont extrĂȘmements petits et ce ne fĂ»t pas si Ă©vident que ça de me laver le visage, de me brosser les dents ou encore de me coiffer les cheveux….
Mais bon…il fallait bien faire avec…
Quelques instants aprĂšs, mon frĂšre et moi prenions un petit dĂ©jeuner Ă  base : de lait, de biscottes, de confitures et de jus d’orange…
Puis le temps passa et soudain on entendit dans un micro ; la voix du Commandant de Bord qui annonçait à tous les passagers :
« Bonjour, je suis le Commandant de bord « X » ; et je vous annonçe que nous approchons des cĂŽtes GuinĂ©ennes et que nous allons entamer notre descente vers Conakry, la capitale ; dans quelques minutes…
Veuillez donc regagner votre siĂšge et attachez votre ceinture…
La tempĂ©rature extĂ©rieure est de 28 degrĂ©s celsus et il exactement 6h00, heure locale de Conakry et Ă  Paris il est exactement 8h00…
J’espĂšre que votre vol aura Ă©tĂ© agrĂ©able auprĂšs de notre Compagnie « air Sabena » et espĂ©rons vous revoir trĂšs prochainement Ă  bord de notre ligne. Merci Ă  vous et trĂšs bon sĂ©jour Ă  Conakry. »
L’atterissage :

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Ce fut au moment de l’atterissage que je dĂ©couvrai pour la premiĂšre fois que j’avais « le mal de l’air »…
Et je peux vous dire que durant quelques minutes ; (pour moi, cauchemardesques) j’Ă©tais devenue toute verte car j’essayai de me contrĂŽler afin de ne pas vomir…
Mais dĂšs lors ou les roues de l’avion touchĂšrent le sol GuinĂ©en ; je me senti de plus en plus mal….
Et ce qui devait arriver ; arriva… (si vous voyez ce que je veux dire)
Mais heureusement qu’il y avait le fameux sac en plastique, destinĂ© spĂ©cialement, pour ce genre de dĂ©sagrĂ©ment ; et qui Ă©tait plaçé, juste lĂ , devant moi ; Ă  l’intĂ©rieur de la housse, au dos du fauteuil avant…
Mais tout de mĂȘme ; quelle plaie, que celui d’avoir le mal de l’air !!! surtout si on aime les voyages en avion…
Mis Ă  part ce dĂ©sagrĂ©ment ; je garderai toute ma vie au fond de mon coeur, un trĂšs bon souvenir de ce merveilleux voyage en destination de la GuinĂ©e… car c’Ă©tait mon premier baptĂšme de l’air en quelque sorte ; mĂȘme si j’avais dĂ©jĂ  voyagĂ© en avion Ă©tant tout bĂ©bĂ©…

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IrĂšne Peyre De Lescure : Ma Mamie

Pour toi, Mamie :

Je dĂ©die cette page Ă  mes grands-parents maternels qui me manquent vraiment beaucoup…

Je souhaitais leur rendre cet hommage afin de leur dire Ă  quel point je les trouvais formidables.

Je les regrette Ă©normĂ©ment…

Je sais qu’ils me regardent de lĂ  oĂč ils se trouvent et je me dis qu’ils auraient Ă©tĂ© fiers de moi ; de la personne que je suis devenue…

En effet, ils n’ont pas eu le temps de me connaĂźtre davantage ; ce que je regrette infiniment, car ils sont partis beaucoup trop tĂŽt…

Lorsqu’ils sont partis, ma famille et moi Ă©tions Ă  l’Ă©tranger (GuinĂ©e puis Tchad).

En ce qui concerne leur dĂ©cĂšs : j’Ă©tais ĂągĂ©e de 11 ans lorsque ma Mamie est dĂ©cĂ©dĂ©e (Je vivais en GuinĂ©e) et j’avais 15 ans lorsque mon Papy nous a quittĂ©… (Je vivais au Tchad)

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Ma Grand-MĂšre maternelle :

Ma Grand-MĂšre maternelle « IrĂšne Peyre de Lescure » est nĂ©e Ă  Majunga (ses origines sont RĂ©unionnaise et de Poitiers, France).

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Carte de Madagascar (Vous pouvez aperçevoir Majunga)

Carte Google de Majunga

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Ile de la RĂ©union

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Ma Mamie est dĂ©cĂ©dĂ©e Ă  l’Ăąge de 70 ans en France.

Elle est dĂ©cĂ©dĂ©e des suites d’un cancer gĂ©nĂ©ralisĂ©…

C’est vraiment « dĂ©gueulasse » cette maladie, elle emporte les personnes que l’on aime comme ça, sournoisement, sans faire de bruit…

Et cette « saloperie » de maladie m’a enlevĂ©e ma jolie Maminette…

Ma tendre Maminette qui Ă©tait si douce et si gentille…

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Mamie, une fine cuisiniĂšre :

Je me rappelle d’un souvenir de toi Mamie, oĂč tu Ă©tais installĂ©e Ă  une table, Ă  l’intĂ©rieur de ta cuisine ; tu Ă©tais en train d’Ă©craser des cacahuĂštes grillĂ©es dans un mortier, afin de les rĂ©duire en poudre (un mortier et un pilon en pierre que tu avais prĂ©cieusement ramenĂ© de ta terre natale : Madagascar).

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Mortier et pilon en pierre

Dans cette cuisine, je revois encore trĂšs clairement ; cette scĂšne de toi, oĂč Ă  travers la vitre d’une fenĂȘtre, filtrait un petit rayon de soleil, venant illuminer ton doux et joli visage, ainsi que toute ta personne…

Un bien joli tableau, que cet instant lĂ  ! dont je n’oublierai jamais…(dommage que je n’ai pas pu immortaliser cet instant magique, par une photographie).

Et donc tu continuais tranquillement Ă  piler les cacahuĂštes…

Puis, une fois que celles-çi furent rĂ©duites en pĂąte ; tu prĂ©paras ton fameux « rougail cacahuĂštes » (sans doute un de tes pĂ©chĂ©s mignons dont tu raffolais tant et qui provenait de tes origines rĂ©unionnaises).

C’est vrai que c’Ă©tait trĂšs bon !

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Ma Mamie aimait beaucoup faire la cuisine et autrefois lorsqu’elle habitait Ă  Namakia avec mon Papy et leurs enfants, il lui arrivait souvent de faire les recettes suivantes :

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  • Poulet au coco,
  • RĂŽti de porc aux pois du Cap,
  • BrĂšdes mafanes ou Romazava,

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Pois du Cap cru

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Pois du Cap en sauce

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BrĂšdes mafanes

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Romazava

  • Rougail pistaches,
  • RagoĂ»t de viandes de boeuf aux bananes vertes et au lait de coco,
  • EmincĂ©s de viandes de pot au feu aux confits d’oignons dĂ©glacĂ©s au vinaigre de vin,
  • Grains de maĂźs bouillis au lait sucrĂ©,
  • GĂąteaux de patates douces,
  • Beignets de manioc,

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Bananes vertes

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GĂąteau de patates douces

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Les bonnes confitures de ma Mamie qu’elle concoctait elle-mĂȘme :

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  • Confiture de tamarin,
  • Confiture de mangue,
  • Confiture de papaille,
  • Confiture de goyave,
  • Confiture de zĂ©vi,

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Tamarins

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Voici des ZĂ©vis

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Goyaves

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C’est Maman qui m’a racontĂ© tous les souvenirs culinaires de sa mĂšre car elle aimait bien la regarder cuisiner (lorsqu’elle vivait chez ses parents Ă  Namakia) et du coup en l’observant, elle mĂ©morisait et apprenait chaque recette de celle-çi.

D’ailleurs ce fĂ»t grĂące Ă  ses parents que ma Maman tomba trĂšs tĂŽt dans la marmite de la passion culinaire et c’est pour cela qu’elle cuisine autant bien aujourd’hui…

En ce qui me concerne, je n’ai vraiment pas de talent en la matiĂšre mais je dois avouer que la cuisine m’intĂ©resse alors peu que peu j’apprends beaucoup Ă  travers ma Maman…

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Souvenir gravé dans mon coeur :

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Je me rappelle aussi d’un autre souvenir de toi, Mamie, oĂč tu m’avais donnĂ© un bien joli cadeau ; une petite gourmette en or.

Je m’en souviens encore comme si c’Ă©tait hier…

Tu me l’avais offerte comme ça ; sans occasion particuliĂšre…(ce n’Ă©tait pas mon anniversaire)

Et je me rappelle encore de ce que tu m’avais dit lorsque tu m’avais mis la gourmette autour de mon poignet :

« C’est pour toi…ça te portera bonheur CĂ©cile…Je te la donne car tu es une gentille fille comme ta Maman et que tu es si jolie…tu es comme une poupĂ©e… »

Puis tu m’avais tendrement embrassĂ© sur la joue…

Je n’oublierai jamais ce beau moment de complicitĂ© entre toi et moi ma Maminette ChĂ©rie…

Je me rappelle qu’Ă  cette pĂ©riode, je devais bien avoir 8 ou 9 ans lorsque tu m’avais donnĂ© ce joli bracelet.

Ce jour-lĂ , je me souviens que tu m’avais fait un grand honneur en me l’offrant comme ça, juste par amour envers moi…

Mais ce qui est le plus triste dans cette belle histoire ma chĂšre Maminette ChĂ©rie ; c’est que j’ai eu la malchance de perdre ce joli bracelet auquel je tenais tant…et je ne sais comment d’ailleurs…

Un jour, je m’Ă©tais aperçue qu’il n’Ă©tait plus attachĂ© Ă  mon poignet et prise de panique j’ai bien essayĂ© de le chercher partout en me disant que je finirais bien par le retrouver mais non il s’Ă©tait volatilisĂ© Ă  jamais…

Alors, j’ai dĂ» me rĂ©soudre au pire : le bracelet Ă©tait tombĂ© quelque part ; je ne sais dans quel endroit ; bref il Ă©tait bel et bien perdu dans la nature et c’Ă©tait une certitude que je ne le retrouverais plus jamais…

D’ailleurs, je m’en Ă©tais beaucoup voulue (jusqu’Ă  aujourd’hui d’ailleurs…) de l’avoir perdu car cette gourmette reprĂ©sentait tellement pour moi…

Non seulement par sa matiĂšre prĂ©cieuse (en or) mais aussi par ce qu’il en Ă©manait un lien profond qui me rattachait Ă  toi, ma douce Mamie…

Aujourd’hui je ne possĂšde peut-ĂȘtre plus ce joli bijou mais je garderai toujours et Ă©ternellement ce beau souvenir de toi…

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Et telle une gourmette sur laquelle on y graverait son prĂ©nom ; je tiens Ă  te dire ma douce Maminette que je graverai Ă  jamais dans mon coeur ; cette belle image de toi, m’offrant ce merveilleux cadeau…

Je t’aime Mamie et je ne t’oublierai jamais. Ta petite fille : CĂ©cile

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Cliquez sur ce lien si vous souhaitez Ă©couter la musique que j’ai concoctĂ© pour ma Grand-MĂšre maternelle :

MUSIQUE DE MA MAMIE

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Alors vous l’aurez compris ; voilĂ  pourquoi je souhaitais absolument rendre hommage Ă  mes grands-parents maternels afin de leur dire tout simplement que je les aime et que je ne les oublierai jamais….

Ma naissance Ă  Namakia

Carte Google de Madagascar

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Je m’appelle CĂ©cile et je suis nĂ©e à Madagascar, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  Namakia…

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Sur la carte, Namakia se trouve entre Katsepy et mitsinjo, pas trĂšs loin du lac Kinkony.

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Pour pouvoir accéder à Namakia, il faut aller à Majunga puis prendre le bac en destination de Katsepy (trÚs jolie plage).

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Plage de Majunga

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Centre-ville de Majunga

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Voici le baobab plus que centenaire Ă  Majunga

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Voici le bac de Majunga pour pouvoir aller Ă  Katsepy

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Le bac de Majunga

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Katsepy :

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Vous pouvez aperçevoir Katsepy sur la carte

Carte de Google : Katsepy

Ce village installé dans le centre occidental de la baie de Bombetoka (à une heure de bac de Mahajanga, est réputé pour ses plages et ses hußtre sauvages).

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La jolie plage de Katsepy

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La plage de Katsepy

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Le village de Katsepy

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Plusieurs buts de promenade Ă  pied ou en pirogue s’offrent dans les environs :

  • Le phare, Ă  8 km, qui domine la baie et le canal du Mozambique du haut de ses 35 m,
  • Une mine de cĂ©lestite et,
  • la forĂȘt voisine qui abrite une colonie de propithĂšques de Verreaux.

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Le phare de Katsepy

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Puis de Katsepy, on prend un 4X4 et en avant sur les pistes…

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Namakia, mon village natal :

Carte de Google : Namakia

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Enfin, on arrive Ă  mon village natal : Namakia…

Namakia se situe en pleine brousse.

C’est une zone agricole comportant une usine de canne Ă  sucre ainsi qu’une distillerie (pour le rhum).

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Mon histoire Ă  Namakia :

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Moi Ă  Namakia : J’ai 17 ans

moi et mon petit frĂšre Olivier Ă  Empassy bueny non loin de Namakia

Mon petit frĂšre Olivier (15 ans) et moi (17 ans) sur la plage d’Empassy Bueny

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Me voici Ă  l’Ăąge de 17 ans sur la jolie plage d’Empassy Bueny (elle se trouve non loin du village de Namakia)

photo CĂ©cile Ă  l'Ăąge de 16 ans Ă  la plage non loin de Namakia

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Ma naissance :

Avant de vous raconter mon histoire, il fallait avant tout que je vous donne un petit aperçu de mon ßle.

Je suis nĂ©e le 13 fĂ©vrier 1977 Ă  l’hĂŽpital de Namakia (mes origines Ă©tant : RĂ©unionnaise de par ma mĂšre et Espagnole + Corse de par mon pĂšre).

C’Ă©tait un jour ensoleillĂ© (car parait-il, avant ma naissance, il pleuvait des cordes durant des jours et des jours sans interruption. Mais le jour de ma naissance, il faisait un temps radieux).

J’ai donc poussĂ© mon premier cri dans cet hĂŽpital perdu en pleine brousse.

D’ailleurs, je suis trĂšs fiĂšre de vous apprendre Ă©galement que ce fut une doctoresse Malgache s’appelant : « Mme RAMALANJAONA » qui aida ma mĂšre Ă  accoucher.

Eh oui ! je vous disais bien que je suis nĂ©e sous une bonne Ă©toile…

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Une famille heureuse :

Je vĂ©cus donc Ă  Namakia avec mes parents dans une bien jolie maison…

Une annĂ©e s’Ă©coula puis mes parents durent quitter Namakia pour aller habiter Ă  Tananarive en raison du travail de mon pĂšre.

A Tananarive, nous vĂ©curent des jours heureux…

Puis la famille s’agrandit avec la naissance de mon petit frĂšre « Olivier » (un 02 Novembre 1978).

Nous Ă©tions alors une famille heureuse et unie vivant dans une Ăźle magnifique.

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Le départ définitif de Madagascar :

HĂ©las, j’ai dĂ» quitter dĂ©finitivement Madagascar lorsque j’avais Ă  peine 2 ans (annĂ©e 1979).

Et donc, je n’avais gardĂ© pratiquement aucun souvenir de mon Ăźle…

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Retour au source dans mon Ăźle :

Mais comme je suis nĂ©e sous une bonne Ă©toile (du moins, je le pense) ; j’eus l’immense joie d’y retourner Ă  l’Ăąge de 15 ans.

Ce fut alors un vĂ©ritable retour au source pour moi…

J’ai donc eu la chance de vivre 3 annĂ©es consĂ©cutives Ă  Madagascar ; plus prĂ©cisĂ©ment Ă  Tananarive (Capitale de Madagascar) ou je poursuivi mes Ă©tudes avec succĂšs, dans le lycĂ©e Français de Tananarive (l’ancien MonastĂšre des Moines).

Biensûr, durant ces années, mes parents me firent connaßtre mon village natal : Namakia.

C’est alors que je dĂ©couvris ce joli petit village (durant les vacances de PĂąques de cette belle annĂ©e 1993) et inutile de vous dire que ce fut une joie immense pour moi et encore, le mot est faible…

Je n’oublierai jamais cette aventure incroyable…

Je n’en garde que de merveilleux souvenirs…

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Mes plus beaux souvenirs de Madagascar :

A Namakia, j’ai mĂȘme eu l’occasion de visiter la maison de ma Maman (la maison de son enfance) mais aussi la maison de mes parents lorsqu’ils y habitaient juste aprĂšs la cĂ©lĂ©bration de leur mariage durant les annĂ©es 1970.

BiensĂ»r, j’avais moi-mĂȘme vĂ©cu dans cette belle maison mais hĂ©las je n’ai gardĂ© aucun souvenir de cette pĂ©riode car j’Ă©tais bien trop petite…

Alors, vous pensez bien que d’avoir pu visiter ces maisons remplies de souvenirs, fut pour moi le plus beau des rĂȘves…

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Mes origines :

Ma mĂšre est Ă©galement nĂ©e Ă  Namakia…

C’est toute une gĂ©nĂ©ration, vous savez !

Mon Grand-PÚre Maternel est né à Tuléar et ma Grand-MÚre Maternelle est née à Majunga.

Mon petit frÚre est né à Tananarive.

Quant Ă  moi, je suis fiĂšre d’ĂȘtre nĂ©e Ă  Namakia tout comme ma Maman.

Comme vous voyez, Madagascar c’est ma Terre. J’y ai toutes mes racines, mes ancĂȘtres et ça, c’est vraiment sacrĂ© pour moi…

Nous avons eu beaucoup de chance, mon frĂšre et moi.

Nous avons eu l’opportunitĂ© de pouvoir retourner dans notre Ăźle natale.

Ce fut une chance unique pour nous deux mais aussi pour mes parents qui y avaient vĂ©cu de nombreuses annĂ©es…

Et je peux vous dire que cette chance n’est pas donnĂ©e Ă  tout le monde !

Comme quoi, la vie peut vous offrir de bien belles surprises…

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Mon doux rĂȘve :

Aujourd’hui, je vis en France mais Madagascar me manque…

C’est pour cela que j’ai voulu crĂ©er un blog sur Madagascar.

moi CĂ©cile Ă  Namakia

Moi, CĂ©cile Ă  l’Ăąge de 17 ans Ă  Namakia

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Cliquez sur ce lien si vous souhaitez en savoir davantage sur mon Ăźle natale :

Madagascar, mon Ăźle de rĂȘve

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Cliquez sur ce lien pour voir mes photos en diaporama :

Moi, CĂ©cile en diaporama

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Mais je compte bien un jour y retourner car c’est mon voeu le plus cher au monde…

Revoir mon Ăźle ; ce serait le plus beau de mes rĂȘves…

ThĂ©odore Peyre De Lescure : Mon Papy

Pour toi, Papy :

Je dĂ©die cette page Ă  mes grands-parents maternels qui me manquent vraiment beaucoup…

Je souhaitais leur rendre cet hommage afin de leur dire Ă  quel point je les trouvais formidables…

Je les regrette Ă©normĂ©ment…

Je sais qu’ils me regardent de lĂ  ou ils se trouvent et je me dis qu’ils auraient Ă©tĂ© fiers de moi ; de la personne que je suis devenue…

En effet, ils n’ont pas eu le temps de me connaĂźtre davantage ; ce que je regrette infiniment car ils sont partis beaucoup trop tĂŽt…

Lorsqu’ils sont partis, ma famille et moi Ă©tions Ă  l’Ă©tranger (GuinĂ©e puis Tchad).

En ce qui concerne leur dĂ©cĂšs : j’Ă©tais ĂągĂ©e de 11 ans lorsque ma Mamie est dĂ©cĂ©dĂ©e (Je vivais en GuinĂ©e) et j’avais 15 ans lorsque mon Papy nous a quittĂ© (Je vivais au Tchad).

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Mon Grand-PĂšre maternel :

Mon grand-pÚre maternel : Théodore Peyre De Lescure est né à Tuléar (ses origines sont : Réunionnaise et de Vendée, France).

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Carte Google de Tuléar

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Ile de la RĂ©union

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Mon Papy est dĂ©cĂ©dĂ© en France, dans un tragique accident de voiture (il avait Ă©tĂ© victime d’un mauvais conducteur qui s’Ă©tait arrĂȘtĂ© Ă  un virage et qui plus est par un mauvais temps de brouillard).

Et par le comportement inadmissible et trĂšs dangereux de ce chauffard, mon Grand-PĂšre en est mort…

C’est pourquoi, je trouve totalement injuste qu’il soit parti de cette maniĂšre et de façon si brutal…

Mais ce que je trouve encore plus injuste ; c’est qu’il nous ait quittĂ© comme ça sans mĂȘme pouvoir nous dire un dernier au-revoir…

Mon tendre Papinet était un homme trÚs costaud pour son ùge et il avait vraiment une santé de fer.

Il avait une trĂšs bonne hygiĂšne de vie et je suis sĂ»r qu’il aurait vĂ©cu trĂšs certainement, centenaire !

Mon Papinet Ă©tait un homme droit, intĂšgre avec des valeurs familiales.

DotĂ© d’un caractĂšre fort Ă  toute Ă©preuve et d’un esprit trĂšs vif, mon Papinet Ă©tait toujours trĂšs actif pour son Ăąge (82 ans).

En effet, il adorait faire la cuisine et comme tout passionnĂ© d’art culinaire, il se rĂ©veillait toujours trĂšs tĂŽt afin de pouvoir concocter tous ses bons petits plats.

Et je peux vous dire qu’il cuisinait vraiment trĂšs bien ! un vĂ©ritable cordon bleu !

Je me souviendrai toujours des bons petits plats qu’il nous mitonnait Ă  mes parents, mon petit frĂšre et moi lorsqu’on venait lui rendre visite dans son appartement.

Je sens encore toutes ces bonnes odeurs qui me donnaient l’eau Ă  la bouche.

Un souvenir culinaire qui me frappe encore particuliÚrement : Ses fameux steaks de boeuf au poivre noir accompagnés de riz blanc, de pommes de terre sautées et de brÚdes mafanes.

Hum ! un pur rĂ©gal des papilles…

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Les fameuses brĂšdes mafanes

Et il pouvait lui arriver Ă©galement de faire un confit d’oignons dĂ©glacĂ© au vinaigre de vin en guise de condiment afin de rehausser ses plats…

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Hum…et je peux vous dire que son confit Ă©tait vraiment trĂšs goĂ»teux…

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Mais Ă©videmment pas de plats sans pili-pili (piment) ou piments antillais, comme diraient mon Papy, ma Mamie ou encore ma Maman.

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Il est vrai qu’Ă  ce sujet, en ce qui me concerne, je prĂ©fĂšre agrĂ©menter mes plats de sauce Tabasco (made in USA) car le pili-pili ou le piment antillais sont trop forts pour moi.

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C’est vrai que pour ce coup-lĂ , je n’ai pas du tout suivi ma mĂšre ou mes grands-parents…

Mais aprĂšs tout, peu importe le type de piment que l’on mange, du moment qu’il soit assez fort pour Ă©veiller nos sens et nos papilles et le tour est jouĂ©, non ?

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Voici le piment Antillais

Et pour parfaire ce repas si goûteux, mon Papinet concoctait aussi en guise de dessert : de succulents beignets de bananes.

Ah ! ses fameux beignets de bananes ! un vrai dĂ©lice…

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C’est pour vous dire Ă  quel point mon Papy avait vraiment une passion certaine pour la cuisine et que parmi tous ses talents culinaires, il aimait bien aussi cuisiner les mets suivants :

  • Poissons frits en carry aux margozes,
  • Rougail tomates,
  • Rougail d’oignons,
  • Rougail de margozes (pour accompagner tous les plats)

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Voici des margozes

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Une margoze coupée en deux

  • Confit d’oignons Ă©mincĂ©s et dĂ©glacĂ© au vinaigre de vin (se dĂ©guste en accompagnement de viandes rouges et de lĂ©gumes),
  • EmincĂ©s de viandes de pot au feu, aux confits d’oignons dĂ©glacĂ©s au vinaigre de vin.

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Souvenir de mon Papy :

Matin bonheur :

Je me rappelle des bons petits déjeuners lorsque ma famille et moi séjournions chez mon Papy et ma Mamie.

Je m’en souviens encore comme si c’Ă©tait hier…

Je me rĂ©veillais le matin et je sentais dĂ©jĂ  les bonnes odeurs de pains grillĂ©s, de croissants et de cafĂ©…

croissant

Lorsque j’aperçevais la grande table de la salle Ă  manger avec toutes ces merveilles, je n’avais qu’une hĂąte, m’installer Ă  table et dĂ©guster enfin toutes ces petites douceurs.

J’adorais boire le bon lait au chocolat « Nesquik »Â tout en croquant de belles tartines de pain beurrĂ©es, croustillantes Ă  souhait et bien nappĂ©es de confiture d’abricots ou de cerises griottes.

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C’Ă©tait vĂ©ritablement pour moi, un pur rĂ©gal…

J’Ă©tais tellement gourmande, qu’il pouvait m’arriver de manger 3 ou 4 belles tartines, accompagnĂ©es d’un bon croissant bien chaud.

Et parfois mon Papy pouvait mĂȘme nous faire quelques crĂȘpes car il voulait nous faire plaisir, tout simplement…

Hum ! de quoi me rendre encore plus gourmande !

Pour vous dire Ă  quel point j’adorais prendre les petits dĂ©jeuners chez mes grands-parents !

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Je n’oublierai jamais ces merveilleux petits dĂ©jeuners entourĂ©s de mes Grands-parents, de mes parents, de mes deux oncles (Francis et Christian) ainsi que de mon petit frĂšre.

Pour moi, ces petits dĂ©jeuners reprĂ©sentaient de grands moments de joies et d’allĂ©gresses…

Ces matins lĂ , resteront Ă  jamais gravĂ©s dans mon coeur car ils respiraient tout simplement le bonheur….

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Un autre souvenir de mon Papinet :

Tendre Snorky :

Je me souviens de toi Papy, lorsque tu nous avais fait une petite surprise Ă  mon petit frĂšre et Ă  moi lorsque nous Ă©tions venus te rendre visite (A cette Ă©poque lĂ  je devais avoir 9 ans et mon petit frĂšre devait bien avoir 7 ans).

Ce jour-là (un jour tout à fait ordinaire), tu nous avais réuni dans ton salon et tu nous avais dit :

« Les enfants, j’ai une petite surprise pour vous. J’espĂšre que vous aimerez. Tenez c’est pour vous… »

Puis tu avais dĂ©posĂ© sur la table Ă  manger deux adorables peluches qui reprĂ©sentaient des « Snorky ». En dĂ©signant du doigt l’une d’elles, tu m’avais dit :

« Tiens CĂ©cile, cette peluche lĂ , est pour toi… »

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Une petite parenthĂšse s’impose avant de continuer mon histoire :

Les Snorky sont des petites crĂ©atures sous-marines colorĂ©es, toujours prĂȘtes Ă  aider en cas de problĂšme.

Elles disposent d’une sorte de tuba sur la tĂȘte dont elles se servent pour avancer sous l’eau.

Les Snorky Ă©tait une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e d’animation AmĂ©ricaine, diffusĂ©e Ă  la TV dans « le club dorothĂ©e » durant les annĂ©es 84 Ă  89).

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Puis tu avais donné à mon frÚre la seconde peluche en lui disant :

« Tiens Olivier, ça c’est pour toi… »

Mais ce que tu ignorais encore mon petit Papinet ; c’est que tu avais fait une lĂ©gĂšre erreur en me donnant la peluche qui se nommait « Astral ».

En effet, tu avais confondu les deux peluches en pensant sans doute que la peluche « Astral » devait ĂȘtre une fille et que la peluche « DaphnĂ© » devait ĂȘtre « un garçon » (Il faut dire que leurs prĂ©noms respectifs n’Ă©taient pas indiquĂ©s).

Et cela n’avait pas Ă©chappĂ© non plus Ă  mon petit frĂšre qui s’Ă©tait vite empressĂ© de te dire :

« Papy, tu t’es trompĂ©. Tu m’as donnĂ© « la Snorky fille ». Et Ă  CĂ©cile, tu lui as donnĂ© le garçon… »

Ah ! mon petit Papy, tu ne pouvais pas savoir et je me rappelle que tu nous avais mĂȘme dit :

« Ah bon ? je savais pas du tout. DĂ©cidĂ©ment, je ne suis pas trop Ă  la page sur ce genre de chose… »

Et je me rappelle que mon frĂšre et moi, on t’avait rĂ©pondu presque en mĂȘme temps :

« Mais Papy, c’est pas grave du tout. Il suffit qu’on s’Ă©change les peluches »

AussitĂŽt dit, aussitĂŽt fait, mon frĂšre et moi s’Ă©tions Ă©changĂ©s les peluches et ce fut avec un large sourire que l’on vint t’embrasser afin de te remercier.

Et ce fut Ă  ce moment lĂ  que tu nous dis en souriant :

« Alors ça vous plaĂźt les enfants ? je suis bien content. Par contre je savais pas du tout qu’il y avait des filles ou des garçons dans ces peluches lĂ  »

Oui, ce jour-lĂ , tu ne le savais peut-ĂȘtre pas mon Papy adorĂ© mais tu nous avais fait une bien jolie surprise Ă  mon petit frĂšre et Ă  moi.

Une trÚs belle attention de ta part qui nous avait beaucoup touchés.

C’est vrai qu’elles Ă©taient bien mignonnes ces petites peluches !

Merci encore pour tous ces petits moments de bonheur, Papinet !

Tu me manques tellement ! Je ne t’oublierai jamais.

Je t’aime Papinet. Ta petite fille CĂ©cile.

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Cliquez sur ce lien pour Ă©couter la musique de mon Grand-PĂšre maternel :

MUSIQUE DE MON PAPY

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Alors vous comprendrez Ă  quel point, pourquoi je souhaitais absolument rendre hommage Ă  mes grands-parents maternels afin de leur dire tout simplement que je les aime et que je ne les oublierai jamais….

 

Ce jour : DeuxiĂšme partie

LES 3 TIGROS

Jessica gara sa voiture dans l’Ă©troite ruelle qui Ă©tait quasi dĂ©serte Ă  cette heure de la matinĂ©e.

Il Ă©tait 08h30 et le soleil Ă©tait dĂ©jĂ  trĂšs ardent mais fort heureusement, aujourd’hui, il y avait pas mal de vent et c’Ă©tait assez agrĂ©able par rapport Ă  hier.

Jessica avait décidé de venir beaucoup plus tÎt afin de pouvoir bien profiter de ce jour.

Pour cela elle avait tout prĂ©vu : une petite glaçiĂšre remplie de deux accumulateurs, 3 bouteilles d’eau qu’elle avait pris le soin de congeler au prĂ©alable afin que la boĂźte de sorbet au cassis qu’elle adorait tant resta bien glaçée ainsi que les quelques victuailles tels que : petits sandwichs aux concombres et tomates assaisonnĂ©s de sauce vinaigrette aux herbes.
Oui, Jessica comptait bien en profiter au maximum ; Ă©tant donnĂ© que c’Ă©tait son dernier jour de congĂ©s.

Cette nuit, durant son sommeil, elle n’avait cessĂ© de rĂȘver Ă  sa fameuse rencontre d’hier : L’inconnu et son petit chaton si adorable.

C’Ă©tait tout de mĂȘme incroyable toute cette histoire : un chaton qui s’Ă©tait Ă©garĂ© juste sur la plage oĂč elle se trouvait et dont elle avait pris l’habitude de s’y prĂ©lasser depuis dĂ©jĂ  une semaine et puis cet homme qui Ă©tait venu vers elle et qui lui avait demandĂ© de dĂźner avec lui pour la remercier d’avoir retrouvĂ© son chat.

Oui, quelle histoire !!!

De toute façon, elle avait cessĂ© de rĂȘver et ne croyait plus du tout au Prince charmant. Non, cette pĂ©riode Ă©tait belle et bien rĂ©volue et ce depuis pas mal d’annĂ©es.
Jessica restait toujours mĂ©fiante surtout en ce qui concerne les hommes. Elle prĂ©fĂ©rait garder la tĂȘte froide et elle avait bien raison.

Ne dit-on pas qu’il vaut mieux ĂȘtre seule que mal accompagnĂ©e ?
Mais cette fois-çi il y avait quelque-chose de nouveau qui semblait faire changer le point de vue de Jessica.

Un ce je ne sais quoi de diffĂ©rent et dont elle n’arrivait pas elle-mĂȘme Ă  comprendre.

Elle se sentait happĂ©e par cette Ă©motion qui la bouleversait et si c’Ă©tait un signe du destin ? ça peut exister ?? oui ? non ?
Enfin bref, de toute façon elle verrait bien la tournure des choses. Surtout ne rien laisser paraĂźtre. Rester sur ses gardes et ne plus y croire. C’est la plus sage des dĂ©cisions.

Elle n’avait qu’un seul objectif : terminer bien agrĂ©ablement ses vacances Ă  la mer et au passage adopter un petit chaton puisque cet homme le lui proposait alors pourquoi ne pas accepter l’offre ? 

Sur ces belles pensĂ©es, Jessica s’extirpa de son vĂ©hicule en prenant son grand sac de plage qui lui rappelait l’histoire du chaton qu’elle avait transportĂ© la veille Ă  l’intĂ©rieur.

Jessica aimait bien ce sac de couleur bleu ciel qui allait parfaitement avec sa tenue vestimentaire d’aujourd’hui : petit top blanc Ă  petites fleurs bleues et roses et fines bretelles croisĂ©es dans le dos avec un bermuda bleu pastel uni. Un look confortable et dĂ©contractĂ© qui lui allait Ă  rĂąvir et sans oublier ses tongues qui lui rappelaient Chenapan en train de les mordiller gentiment.
En se remémorant ce souvenir, elle se mit à sourire.

Bon, il ne fallait pas trop qu’elle traĂźne. Elle regarda sa montre : il Ă©tait exactement 09h00 et les magasins aux alentours commençaient Ă  peine Ă  ouvrir leurs portes.

Il Ă©tait encore trop tĂŽt pour faire du shopping et inutile d’emmener avec elle la petite glaçiĂšre qui l’encombrerait plus qu’autre chose. Mieux valait la laisser encore dans le coffre de la voiture.

Jessica dĂ©cida d’aller se promener le long de la plage cĂŽtĂ© promenade des Anglais car c’Ă©tait l’une des plus belles avenues de cette petite ville portuaire.

Elle marchait tranquillement en admirant les alentours puis elle aperçut un banc vide qui faisait face Ă  l’ocĂ©an alors elle dĂ©cida de s’y asseoir quelques instants.

Le vent du large lui soufflait doucement dans les cheveux et l’air sentait bon les embruns.
Il faisait dĂ©jĂ  trĂšs chaud mais c’Ă©tait tellement bien ventilĂ© que c’Ă©tait agrĂ©able.

Jessica adorait l’ocĂ©an depuis toujours. Cela lui rappelait de merveilleux souvenirs d’enfance qu’elle aimait bien se remĂ©morer en venant se balader ici.

La vue était parfaite. La mer méditerranée bleue marine si lisse comme une ardoise. La plage de sable fin doré quasi déserte mis à part quelques touristes par çi par là et des mouettes blanches qui volaient dans le ciel bleu azuré ; sans oublier le soleil à son zénith qui illuminait ce magnifique cadre.

Oui, tout était parfait sauf que ce soleil si magnifique soit-il commençait sérieusement à cogner.

Vite, il valait mieux qu’elle mette sa casquette Ă  visiĂšre pour se protĂ©ger la tĂȘte ainsi que ses jolies lunettes bleutĂ©es.

Mais Ă  peine, avait-elle glissĂ© la main Ă  l’intĂ©rieur de son sac de plage ; Jessica eut un sursaut lorsqu’elle entendit une voix l’interpeller dans son dos.

“Bonjour Jessica !!”

C’Ă©tait l’inconnu d’hier aprĂšs-midi et il se tenait lĂ  devant elle avec son Ă©ternel  large sourire. 

Cette fois-çi il portait des lunettes de soleil trÚs sombres qui lui cachaient les yeux et pas de casquette bleue marine.

Son t-shirt noir moulant Ă  manches courtes faisait apparaĂźtre un torse musclĂ© d’oĂč on pouvait lire devant : les inscriptions suivantes en caractĂšres blancs et gris : La vie est belle !!!

Il portait un bermuda long de couleur beige sable avec des tennis blanches. Un look trÚs décontracté qui lui allait plutÎt bien


Jessica pouvait sentir les effluves de son eau de toilette enivrante qui ressemblait fortement Ă  celle de Chrome Intense d’Azzaro : frais, Ă©picĂ© et boisĂ© avec une pointe de menthe glacĂ©e. Des fragrances qu’elle aimait bien


Ce qui ne faisait que rajouter un cÎté trÚs sexy à ce séduisant trentenaire.

Thierry lui serra la main puis lui demanda :

“Puis-je m’asseoir prĂšs de vous ?”

“heu… oui biensĂ»r
” rĂ©pondit Jessica.

Elle poussa son sac de plage vers elle afin de lui céder la place.

“Je vous ai vu au loin. J’Ă©tais en train de faire ma petite promenade matinale avant d’aller travailler. Vous allez bien ?”

“Oui trùs bien, merci. Je me baladai un peu dans le coin avant de venir dans votre restaurant.”

“Je pensais que vous ne viendriez pas. Je suis content que vous soyez venu comme convenu pour venir chercher votre chaton. Cela me fait vraiment plaisir de vous revoir. Sincùrement.”

“C’est trĂšs gentil Ă  vous de me donner un chaton. J’adore tellement les chats. C’est une passion que j’ai depuis toute jeune.”

“Et bien en ce qui me concerne, c’est pareil. J’aime beaucoup les chats. Ils sont tellement adorables. Comme je le vous disais hier, j’ai une chatte qui s’appelle Blanchette et qui a eu une portĂ©e de 5 chatons il y a deux mois et j’essaye de trouver des personnes qui aimeraient bien les adopter car je ne peux pas tous les garder Ă  part mon petit Chenapan dont je me suis tout de suite, pris d’affection.”

“Il est vraiment beau votre Chenapan et trĂšs espiĂšgle. Hier, il mordillait une de mes tongues puis il avait jouĂ© avec les franges de mon parĂ©o. Vous avez bien raison de le garder.”

“Oui, merci. Je l’adore mais si je ne m’y Ă©tais pas autant attachĂ©, je vous assure que je vous l’aurais bien donnĂ©.”

“Mais non ça va. Ce n’est pas grave du tout, je vous assure. Cela ne me fait rien d’en choisir un autre et puis j’aime tous les chats.”

“Ok merci. »Â 

Thierry retira ses lunettes de soleil et se passa la main dans les cheveux mais les mÚches rebelles et dorées lui retombÚrent aussitÎt sur le front.

“Vous venez souvent ici ? Vous ĂȘtes en vacances ?” demanda t-il.

“Cela fait une semaine que je viens ici car je suis effectivement en congĂ©s mais aujourd’hui c’est mon dernier jour. DĂšs Lundi je reprend le chemin du travail.”

“C’est vrai ?? et dire que j’aurais pu vous manquer si Chenapan n’Ă©tait pas allĂ© Ă  votre rencontre.”

Jessica regarda un bref instant les yeux bleus turquoises qui la fixaient puis dĂ©tourna la tĂȘte en ne sachant quoi lui rĂ©pondre.

“Excusez-moi, je ne voulais pas vous gĂȘner mais vous ĂȘtes si belle et je ne peux pas repousser mes sentiments. Je n’ai pas cessĂ© de penser Ă  vous hier soir, Ă  notre rencontre grĂące Ă  Chenapan. Rien n’Ă©tait prĂ©mĂ©ditĂ©. Je me disais mĂȘme que vous ne reviendriez plus jamais et cela me tourmentait. Je suis sĂ©rieux
”

“Mais on se connaüt à peine. Vous ne me connaissez pas
”

“Je ne vous connais pas. C’est vrai. Mais je vous vois telle que vous ĂȘtes et vous me plaisez beaucoup et peu importe tout le reste. Je suis cĂ©libataire depuis 6 mois et je recherche la femme de ma vie. Pas un simple flirt sans lendemain. J’ai essuyĂ© pas mal d’Ă©checs Ă  ce sujet. Je ne me jette pas sur n’importe qui comme ça tous les jours. Je ne suis pas un cavaleur mĂȘme si vous avez l’air de penser le contraire. Et encore une fois, je ne pense pas me tromper sur vous.”

Jessica ne savait plus trop oĂč elle en Ă©tait ; subitement tout allait trop vite et elle ne savait quoi lui rĂ©pondre Ă  ce moment lĂ  puis enfin, prenant son courage Ă  deux mains elle lui dit :

“Vous semblez sincĂšre mais je prĂ©fĂšre prendre mon temps. J’espĂšre ne pas vous froisser.”

“Mais bien au contraire. Je suis d’une nature patiente et d’instinct je sais si je peux me fier Ă  telle ou telle personne. Mais je vous comprends tout Ă  fait. Je ne suis qu’un Ă©tranger. Nous apprendrons Ă  nous connaĂźtre au fur et Ă  mesure. Mais en attendant, que diriez vous de choisir votre chaton ? Mon restaurant est Ă  deux pĂątĂ©s de maisons d’ici. Allons y si vous le voulez bien. Qu’en pensez-vous ?”

“Oui avec plaisir. Je veux bien.”

Ouf ! Jessica fut soulagée. Sauvée par le gong ; elle choisirait le chat puis disparaßtrait au plus vite.

Tous deux marchaient tranquillement, cÎte à cÎte parmi la foule qui commençait à envahir les petites rues qui menaient à la plage.

“VoilĂ , nous y sommes. Voici le restaurant dont je vous parlais. Je gĂšre le resto depuis dĂ©jĂ  4 ans. C’est un patrimoine familial que mes parents tenaient durant 30 ans. A prĂ©sent ils sont des retraitĂ©s et c’est moi qui en suis le principal propriĂ©taire. C’est beaucoup de travail mais je suis fier de cette succession familiale.”

Thierry entraĂźna Jessica Ă  l’intĂ©rieur de la grande salle climatisĂ©e du restaurant comportant une grande et large baie vitrĂ©e qui donnait sur une vue panoramique du bord de mer. Vraiment splendide !

Les couverts étaient déjà disposés sur chacune des tables rondes habillées de nappes blanches et agrémentées de petits vases de fleurs de bougainvilliers rose fushia.

La salle Ă©tait dĂ©corĂ©e avec beaucoup de goĂ»t et on pouvait entendre les premiĂšres notes musicales de “Song of Ocarina” provenant des 4 hauts-parleurs fixĂ©s Ă  des supports murales tout autour de la piĂšce.

Cette musique était vraiment belle et était parfaitement adaptée au cadre du restaurant. Décidément cet homme avait tout pour plaire.

« Vous aimez cette musique Jessica ?

« Oui beaucoup, j’ai d’ailleurs son album. C’est bien de DiĂ©go Mondena, n’est ce pas ?”

“Oui, en effet. Je vois que nous avons pas mal de points communs.”

Jessica esquissa un petit sourire. Oui il n’avait pas tort.

Des effluves d’oignons frits commencĂšrent Ă  s’Ă©chapper de la cuisine. Ca sentait trĂšs bon.

“C’est mon meilleur ami et associĂ© qui est dĂ©jĂ  aux fourneaux. C’est vrai qu’il est dĂ©jĂ  11h00. Comme le temps passe vite. Il est en train de prĂ©parer les crabes farcis ; la spĂ©cialitĂ© de la maison. Venez, je vais vous le prĂ©senter.”

Jessica suivit Thierry dans un Ă©troit corridor qui menait Ă  la cuisine.

“Et voici Vincent, le Chef cuisinier de notre Ă©tablissement. Vincent, je te prĂ©sente Jessica. La personne dont je t’ai parlĂ© hier.”

“Bonjour Mademoiselle. C’est un plaisir de vous connaĂźtre. C’est vous qui avait retrouvĂ© Chenapan ! encore merci. Je suis en train de cuisiner des crabes farcis, comme vous pouvez le voir.”

“Oui et je trouve que ça sent trùs bon.”

“Merci à vous.”

Vincent portait une toque et un tablier blanc nouĂ© Ă  la taille, maculĂ© d’Ă©claboussures de sauce tomate. Il avait de l’embonpoint au niveau du ventre et ses yeux Ă©taient noirs comme des olives.

Son visage écarlate, sans doute dû à la chaleur des cuissons des différents mets qui mijotaient doucement dans plusieurs grandes et hautes casseroles, affichait néanmoins un large sourire bien sympathique.

On pouvait ressentir qu’il aimait bien faire la cuisine et que c’Ă©tait un bon vivant.

Il est vrai que toutes ces odeurs culinaires ne pouvaient que vous mettre en appĂ©tit et Ă  n’en pas douter le fameux crabe farci, spĂ©cialitĂ© de la maison devait ĂȘtre une pure merveille des papilles.

“On va te laisser mon cher Vincent. Je vais dans la vĂ©randa avec Jessica pour lui faire montrer les chatons.”

“OK, je retourne aux fourneaux. Au-revoir Jessica et Ă  bientĂŽt, j’espĂšre !!! Ce fut un plaisir de vous rencontrer. Je vous souhaite une belle journĂ©e.”

“Merci beaucoup !! Pour moi aussi ce fut un plaisir. Au-revoir et bonne continuation !”

Jessica et Thierry quittĂšrent la cuisine et se retrouvĂšrent Ă  l’intĂ©rieur de la jolie vĂ©randa vitrĂ©e qui donnait Ă©galement vue sur la mer.

“Venez Jessica, je vais enfin pouvoir vous faire montrer nos adorables chatons. Ils sont là, dans cette caisse.”

Soudain elle sentit une petite morsure trĂšs lĂ©gĂšre Ă  la cheville et elle ne put s’empĂȘcher de sursauter.

C’Ă©tait Chenapan, toujours autant espiĂšgle celui-lĂ  !

“HĂ© !!” s’Ă©cria Jessica. « Tu veux jouer avec moi ? »

Thierry Ă©clata de rire.

“Je crois bien qu’il en a aprĂšs vos pieds !! C’est un petit joueur ce Chenapan !! Mais dis donc toi, tu vas arrĂȘter d’embĂȘter Jessica !”

Jessica sourit. Décidément ce Chenapan portait bien son nom !
Elle se rapprocha de la caisse et vit les 4 autres chatons qui jouaient ensemble. Qu’ils Ă©taient beaux ! Mais son regard fut attirĂ© par l’un d’entre eux qui Ă©tait tout blanc avec des yeux gris-bleus comme Chenapan.
Jessica prit le chaton dans ses bras et commença Ă  lui caresser la tĂȘte.

“Je vois que vous avez fait votre choix. C’est un mĂąle comme Chenapan. Les 3 autres sont des femelles.”

Jessica souriait. En effet elle venait de faire son choix.

“Je l’adore dĂ©jĂ . J’aime sa couleur toute blanche et il a vraiment de magnifiques yeux !”

“Oui vous avez raison. Et celui-lĂ  est trĂšs doux, il n’est pas comme Chenapan.

Il est disons plus calme et trùs calin. Je pense en effet que vous avez fait un excellent choix.”

Jessica ne cessait de caressait le petit ventre tout chaud du chaton qui fermait les yeux et ronronnait bruyamment.

“Je ne sais comment vous remercier. Il est vraiment trĂšs beau et j’en rĂȘvai dĂ©jĂ  depuis longtemps d’en adopter un. C’est vraiment trĂšs gentil de votre part.”

“Mais de rien Jessica !! C’est un rĂ©Ăšl plaisir !!!”

Et voilĂ  que les yeux bleus turquoise recommençaient Ă  nouveau Ă  la regarder avec insistance ; ce qui avait tendance Ă  la rendre nerveuse, si bien qu’elle se cramponnait Ă  ce chaton pour se donner une certaine contenance.

“Et bien je pense que je vais vous laisser Ă  prĂ©sent. Je vais devoir rentrer et ce sera mieux pour le chaton afin qu’il puisse s’acclimater Ă  son nouvel environnement”

“DĂ©jĂ  !” s’exclama aussitĂŽt Thierry.

Il se rapprocha davantage d’elle.

“Vous voulez dĂ©jĂ  vous enfuir et me laisser. Vous me plaisez tellement. Je vous en prie, ne partez pas encore. J’aimerai vous inviter Ă  dĂ©jeuner pour ce midi. Je demanderai Ă  ma soeur de me remplacer. Je vous emmĂšnerai ailleurs pour cette occasion. Je connais un petit restaurant qui fait d’excellentes moules mariniĂšre avec des frites faites maison ; que vous m’en direz des nouvelles. On peut y aller Ă  pied. Le restaurant n’est pas trĂšs loin d’ici. Vous aimez les moules ?”

“Oui j’aime bien mais je ne veux pas vous ennuyer plus
”

“Mais point du tout. Cela me ferait trĂšs plaisir au contraire. Et puis, ça ne vous engage Ă  rien. Il s’agit juste d’un dĂ©jeuner et ensuite vous jugerez de ne plus jamais me revoir si vous le souhaitez.”

Jessica se sentait toute bĂȘte. Oui aprĂšs tout il avait raison. Cela n’engageait Ă  rien. Alors pourquoi pas ? Et puis elle aimait beaucoup les moules mariniĂšres. Au diable sa glaciĂšre qui Ă©tait restĂ©e dans le coffre de sa voiture !

“Alors c’est oui ? Je suis content. Merci d’accepter. Je vais tĂ©lĂ©phoner Ă  ma soeur. Excusez-moi, je reviens dans quelques minutes. Vous pouvez redĂ©poser le chaton dans la caisse puis vous le reprendrez plus tard.”

“D’accord” rĂ©pondit Jessica.

Thierry lui sourit puis disparu Ă  l’intĂ©rieur de la grande salle du restaurant.
Jessica ne pouvait plus s’Ă©chapper et en mĂȘme temps elle n’y tenait pas tant que ça. Il Ă©tait non seulement bel homme mais il Ă©tait aussi trĂšs galant ; un vrai gentleman comme on en trouve peut et puis il lui plaisait bien.

Cette fois, elle en Ă©tait certaine, ce serait sans doute lui l’homme de sa vie.
Thierry réapparut.

“VoilĂ  c’est fait ! On peut y aller Jessica.”

“Je viens” rĂ©pondit-elle dans un demi-sourire tout en regardant le petit chaton tout blanc qu’elle venait de dĂ©poser Ă  terre et qui semblait lui miauler Ă  son intention :

“Vas y, c’est une personne formidable, n’ai pas peur !! le grand amour est devant toi. Suit le, tout simplement.”

Et ce fut en cette belle journée ensoleillée de mois de Juillet que Jessica suivit Thierry pour ne plus jamais le quitter.

Tel fut le destin de ces deux ĂȘtres qui se mariĂšrent 8 mois aprĂšs leur rencontre.
Pourquoi attendre ? puisqu’ils Ă©taient faits l’un pour l’autre et que tous deux le savaient dĂ©jĂ  depuis longtemps ; dĂšs la seconde oĂč ils s’Ă©taient rencontrĂ© Ce jour.

Ce jour unique et pas comme les autres.

Ce jour de l’amour


 

Ce jour : PremiĂšre partie

BLANCHEUR

Le soleil lui brĂ»lait la peau mais elle profitait de ce moment. Le ciel Ă©tait d’un bleu limpide sans nuages et ce soleil si brĂ»lant l’aveuglait littĂ©ralement si bien qu’elle n’aperçut pas le petit chaton qui courait vers elle.

Soudain, elle le vit en train de machouiller une de ses tongues. 

“HĂ© petit chenapan ! Que fais tu ? Tu vas abĂźmer ma savatte.”

Le chaton Ă©tait trop mignon. Son petit museau Ă©tait d’un blanc immaculĂ© alors que sa robe Ă©tait de couleur rouquine : vraiment trop craquant.

“Et hop je te tiens mon petit ! Tu fais quoi ici sur cette plage ? Tu t’ais perdu ou bien on t’a abandonnĂ© ? tu ne portes pas de collier ?”  

Jessica caressait le doux pelage soyeux de Snoopy. Elle avait dĂ©cidĂ© de le garder au cas oĂč il aurait Ă©tĂ© abandonnĂ© et elle avait dĂ©jĂ  choisi son petit prĂ©nom pour lui car elle l’aimait dĂ©jĂ  ce petit bout de chou.

“Tu verras, je prendrais bien soin de toi mon Snoopy et je t’aimerai Ă©normĂ©ment ».

Oui c’Ă©tait le signe du destin et pourquoi pas ? AprĂšs tout, elle en Ă©tait presque certaine que personne ne viendrait rĂ©clamer cette jolie petite boule de poil. Une rencontre des plus improbable mais pour une fois un bien joli cadeau tombĂ© du ciel.

Jessica avait un grand sac de plage presque vide alors elle dĂ©cida d’y installer Snoopy afin que celui çi ne puisse pas s’enfuir. Juste le temps de quitter cette plage, de rejoindre rapidement Ă  pied son vĂ©hicule qui Ă©tait stationnĂ© Ă  quelques pĂątĂ©s de maison et hop ! le tour Ă©tait jouĂ©.

Au dĂ©but Snoopy eut peur d’ĂȘtre Ă  l’intĂ©rieur du grand sac puis il finit par se trouver une occupation en jouant avec les franges de son parĂ©o lĂ©gĂšrement humidifiĂ© par l’eau de mer et qui Ă©tait restĂ© en boule tout Ă  fait au fond parmi toutes ses petites affaires.

Qu’est ce qu’il Ă©tait joueur ce petit Snoopy !

Jessica Ă©tait enfin Ă  l’intĂ©rieur de sa voiture et elle chantonnait de joie tellement elle Ă©tait heureuse.

Aujourd’hui Ă©tait un jour pas comme les autres. Un jour unique ! dont elle n’oublierait jamais.

Soudain quelqu’un tapa sur la vitre cĂŽtĂ© passager. C’Ă©tait un homme coiffĂ© d’une casquette bleu marine avec des yeux rieurs couleur turquoise qui criait :

“Mademoiselle ! Heureusement que je suis venu Ă  temps. Vous avez pris mon petit chaton. Je l’avais perdu ce matin. Je suis vraiment navrĂ© mais j’aimerais bien le rĂ©cupĂ©rer s’il vous plaĂźt ! »

L’homme en question avait un sourire colgate et il semblait ĂȘtre sincĂšre dans ses dires en ce qui concernait le petit snoopy.

Mince alors ! C’Ă©tait trop beau pour ĂȘtre vrai ! se dit Jessica. Elle ouvrit sa portiĂšre et se retrouva nez Ă  nez avec Monsieur qui avait perdu son chat.”

Jessica lui dit presque Ă  contre coeur :

“Sa tĂȘte est toute blanche et son corps est rouquin. C’est bien votre chat ? ”

“Oui” s’empressa de dire Thierry, tout en lui serrant la main. “C’est bien mon chaton. Je vous ai vu au loin sur la plage en train de mettre Chenapan Ă  l’intĂ©rieur de votre sac. Oui c’est son petit nom car il est trĂšs espiĂšgle. Je disais donc : j’ai couru mais ensuite il y avait trop de monde et je vous avais perdu de vue puis je vous revois ici dans cette rue. Heureusement, j’aurais pu vous manquer mais ne vous inquiĂ©tez pas, je pense que vous croyiez qu’il Ă©tait abandonnĂ© n’est-ce pas ? Vous vouliez le garder ?”

“Je suis vraiment dĂ©solĂ©e si j’avais su. Tenez, le voici” s’empressa de rĂ©pliquer Jessica.

Elle attrapa le petit animal qui n’arrĂȘtait pas de jouer avec les franges de son parĂ©o au fond de son sac.

“Voilà. Tenez le.”

Jessica tendit Chenapan Ă  son propriĂ©taire qui s’empressa de le prendre dans ses bras.

“Merci beaucoup Mademoiselle. C’est chic de votre part.”

Jessica regardait le petit chaton se blottir dans les bras de l’homme. Elle Ă©tait sans voix. Finalement, ce n’Ă©tait pas un si bon jour que ça. Jessica allait s’apprĂȘter Ă  dire au revoir Ă  l’inconnu quand celui-çi lui dit dans un grand sourire :

“J’aimerais vous inviter Ă  dĂźner ou encore prendre un verre s’il vous plaĂźt. Pour vous remercier d’avoir retrouvĂ© mon chat.”

Ses yeux bleus turquoise la dévoraient intensément avec toujours cet éternel sourire de séducteur.

“Heu
mais ce n’est pas nĂ©cessaire. Je vous assure. Et puis j’avais dĂ©cidĂ© de l’adopter comme vous savez.”

“Et je suis certain que vous auriez pris grand soin de lui” dit l’homme tout en caressant le dos de Chenapan qui lui mordillait le bout des doigts.

“J’aimerais vous inviter. Je m’appelle Thierry et vous ? ”

“C’est Jessica” dit-elle.

“Je suis propriĂ©taire de ce petit restaurant que vous voyez lĂ -bas au bord de la plage et cela me ferait vraiment plaisir de vous inviter Ă  dĂźner. Il est justement presque 19 heures.”

“Mais c’est Ă  dire que…Je n’habite pas ici et je dois rentrer. Je suis dĂ©solĂ©e. »

“Bon je n’insiste pas Jessica mais je vois que vous avez l’air d’aimer nos amis les chats. Que diriez vous si je vous offrais un de mes chatons. Il se trouve que ma chatte a eu une portĂ©e de 5 chatons il y a deux mois et cela me ferait plaisir de vous en offrir un. Vous pourriez le choisir. Les chatons se trouvent sur la vĂ©randa de mon restaurant.”

Jessica se mordit la lĂšvre infĂ©rieure. La tentation d’avoir un petit chaton ou tout simplement refuser. Pourtant elle avait tellement envie d’avoir une petite boule de poil. Que faire ? Accepter l’offre ?

“Je vous promets que je n’attend rien en retour si cela vous pose problĂšme. C’est juste que vous m’avez l’air sympathique et que vous Ă©tiez prĂȘte Ă  me prendre mon petit chenapan alors
”

L’homme souriait sans arrĂȘt et ne cessait de la regarder avec insistance. Jessica aimait bien son regard mais pas que


Il avait un corps agrĂ©able et de jolis cheveux blonds dorĂ©s dont quelques mĂšches rebelles qui lui tombaient sur le front. Mais qu’avait elle ? Non encore un sĂ©ducteur comme tant d’autres qui voulait sans aucun doute s’amuser et garder un petit souvenir de vacances sur son tableau de chasse.

Jessica dĂ©cida de refuser l’offre si tentante et fit mine d’ouvrir sa portiĂšre. Il fallait qu’elle parte.

Thierry la regardait intensément puis lui dit :

“C’est dommage. Pourtant j’Ă©tais vraiment sincĂšre, vous savez. C’est vrai aussi…je ne vais pas vous mentir, je vous trouve trĂšs belle. DĂšs que je vous ai vu…Mais sans doute que je dois vous faire peur d’ĂȘtre si pressant. Pourtant, je ne le fais pas exprĂšs. Je pense qu’on pourrait mieux se connaĂźtre. Je pourrais vous donner mon numĂ©ro de mobile. J’insiste car
”

Le visage de Jessica devint rouge pivoine.

“Vous me plaisez, c’est tout. Et je recherche une relation sĂ©rieuse et sincĂšre, pas du tout un petit flirt sans lendemain. J’ai passĂ© l’Ăąge” dit Thierry.

Il la regardait toujours autant intensément mais il ne souriait plus ; son visage était grave.

Jessica lui répondit en bafouillant :

“Heu… je ne sais que vous dire mais par contre je voudrais bien un petit chaton si
”

Thierry lui coupa les mots de la bouche en s’Ă©criant de joie :

“Mais biensĂ»r Jessica. L’offre tient toujours et cela me ferait plaisir.”

Jessica sourit timidement et dit :

“Merci. Là, je dois rentrer chez moi mais je pourrais revenir demain matin par exemple pour prendre un petit chaton.”

“Ok, pas de souci. Je vous attendrai Jessica” puis il s’approcha d’elle mais Jessica eut un mouvement de recul.

Thierry lui sourit. “Je voulais juste vous serrer la main.”

« Oui, biensĂ»r. DĂ©solĂ©e” dit Jessica avec nervositĂ©.

La main de thierry enserra la sienne avec douceur tandis que le petit chaton était juché sur son épaule droite, en train de la fixer de ses petits yeux gris bleus espiÚgles.

Jessica ne le savait sans doute pas mais Ă  cet instant lĂ  ; cette poignĂ©e de main scellerait bientĂŽt son destin Ă  celui de ce bel inconnu pour toujours, en ce fameux jour d’Ă©tĂ© tout Ă  fait ordinaire du mois de Juillet.

Finalement ce fut un jour extraordinaire que Jessica raconterait un beau jour avec fierté et émotion à ses deux futurs enfants


CĂ©cile, La Suricate đŸŸ

LES HISTOIRES DE CECILE

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Je m’appelle CĂ©cile et je suis nĂ©e Ă  Madagascar, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  Namakia.

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Je suis passionnée par mon ßle natale et par les passions suivantes :

  • Le monde du cinĂ©ma et des musiques de films,
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