Cat√©gorie : Un amour de Papa ūüíĖ

Un amour de Papa ūüíĖ

Pour toi, Papa :

√Ä l’occasion de la f√™te des P√®res, en ce Dimanche 18 Juin 2017, je souhaitais te d√©dier cet article pour t’exprimer tout l’amour que j’ai pour toi.

C’est la premi√®re fois que je fais un article en ton honneur et il √©tait temps d’ailleurs‚Ķ

Et pour t‚Äô√©mouvoir un peu, je voulais te raconter une anecdote qui me tient particuli√®rement √† cŇďur et qui nous lie toi et moi. Cela te fera aussi sourire en la lisant‚Ķ

Mais avant toute chose :

Bonne f√™te mon Papa ador√© que j’aime tant !

Tu es un Papa formidable et je voulais tout simplement te l’√©crire √† travers cet article.

Je sais que tu seras tr√®s √©mu mais c’est aussi le but recherch√©.

Ne dit-on pas que les paroles s’envolent et que les √©crits restent ?

Eh bien, je voulais que ce jour unique de f√™te des P√®res reste √† jamais grav√© dans ta m√©moire ainsi que sur mon blog ; un peu √† la mani√®re d’une photographie fig√©e dans le temps‚Ķ

Alors, mon petit Papounet, es-tu pr√™t √† lire la fameuse anecdote ? C’est parti !

Pour toi, mon Papounet :

Tu es un excellent danseur et ce depuis que tu es tout jeune et que tu avais appris à danser dans les bals de ta jeunesse lorsque tu avais la vingtaine.

√Ä l’√©poque, dans les ann√©es 1955, il √©tait important de savoir danser toutes les danses qui √©taient √† la mode si tu ne voulais pas passer pour un ringard et pouvoir ainsi inviter √† danser la gente f√©minine assez exigeante qui ne dansait qu’avec les bons danseurs‚Ķ

Tous les autres gar√ßons faisaient alors tapisserie ; eh oui ! C’√©tait nettement plus dur qu’aujourd’hui en mati√®re de s√©duction.

Et comme la danse √©tait entre autre justement une arme de s√©duction tr√®s pris√©e √† cette √©poque l√† ; alors vous l’aurez compris, les jeunes hommes se devaient d’√™tre d’excellents danseurs lors des bals.

Et donc, ce fut dans ces fameux bals que tu t’exer√ßas au fur et √† mesure et que tu devins par la suite un tr√®s bon danseur dont les pistes de danse n’avaient plus aucun secrets pour toi.

Tu excellais en la matière !

Et bien entendu, lorsque tu fus mut√© √† Madagascar dans le cadre de ton travail en 1968 (tu avais donc 33 ans) et que tu rencontras Maman √† Namakia (lieu o√Ļ √©tait situ√© la soci√©t√© Sucri√®re de Namakia ¬ę Siramamy ¬Ľ dans laquelle tu travaillais en tant que Comptable) et que vous sort√ģtes ensemble ; tu lui appris √† danser lorsque vous alliez au ¬ę Cercle ¬Ľ de Namakia ; l‚Äôunique √©tablissement du village qui organisait r√©guli√®rement des bals de fin de coupe (de la canne √† sucre) ainsi que toutes autres f√™tes ou √©v√©nements.

C’est pourquoi, au fil du temps, elle devint √† son tour une excellente danseuse tout comme toi.

Quelques ann√©es apr√®s vous vous mari√Ętes et e√Ľtes une petite fille qui n’√©tait autre que moi : C√©cile.

Et donc, tout comme ma Maman, je naissais √† l’h√īpital de Namakia, un certain Dimanche 13 F√©vrier 1977.

Mon petit fr√®re Olivier vint au monde en 1978 mais pas dans le m√™me village que moi puisque dans le cadre de ton travail, Maman et toi quitt√Ętes Namakia pour aller vous installer dans la belle Capitale d’Antananarivo.

Ce fut dans cette grande ville qu’Olivier poussa son premier cri.

Et donc tous les quatre vivions dans une charmante villa situ√©e au cŇďur d‚ÄôAntananarivo.

Les ann√©es pass√®rent comme un long fleuve tranquille puis toujours dans le cadre de ton travail, vous d√Ľtes quitter d√©finitivement Madagascar pour retourner en France.

Et les ann√©es pass√®rent entrem√™l√©es d‚Äôexpatriations en Afrique : C√īte d’Ivoire, Guin√©e, Tchad et √† nouveau un retour au source dans ma belle √ģle natale : Madagascar.

Et donc l’anecdote que je vais √† pr√©sent vous raconter se situe √† l’√©poque o√Ļ nous habitions √† nouveau √† Antananarivo, lieu de travail de mon Papa.

Nous √©tions dans les ann√©es 93 et j’√©tais √Ęg√©e de 16 ans.

L’√Ęge o√Ļ je voulais √† tout prix savoir danser comme vous deux, mes chers parents‚Ķ

Je ne sais pas pourquoi mais j’enviais tellement votre jeu de jambes ! Que je me disais :

¬ę C√©cile ! Tu ne peux pas ne pas savoir danser face √† tes danseurs de parents ! Regarde les comme ils dansent bien ! Non, si tu veux √™tre comme eux, il va falloir que tu observes bien attentivement leurs pas de danse. Et puis tu te dois de leur faire montrer que toi aussi, leur fille, tu as l’ADN de la danse en toi ! ¬Ľ

Et c’est ce que je fis au bout de quelques temps, lors d’une soir√©e dansante √† l’h√ītel-restaurant ¬ę Villas Caroline ¬Ľ de Flic en Flac situ√© √† L’√ģle Maurice.

Villas Caroline

Eh oui, mes parents, mon petit fr√®re et moi √©tions parti dans cette √ģle de r√™ve durant les vacances scolaires de P√Ęques.

Et cette soirée là, je ne sais pas pourquoi mais à force de vous observer en train de vous trémousser sur la piste de danse au rythme des différentes musiques endiablées que le DJ passait ; un déclic se fit dans ma tête et je commençais peu à peu à vouloir imiter vos pas de danse et tout particulièrement ceux de Maman…

Et devinez quoi ? Alléluia ! Je venais de réussir quelques timides chorégraphies un peu hésitantes au début mais ensuite elles furent beaucoup plus précises…

Ce qui m‚Äôenchanta de plus en plus et me permis d’avoir davantage confiance en moi.

Ce fut donc la premi√®re fois de ma vie que j’arrivais enfin √† faire les m√™mes pas de danse que vous et surtout ceux de ma tr√®s ch√®re Maman‚Ķ

Au d√©but, vous ne vous en √©tiez pas tout de suite aper√ßu mais lorsque vous m’avez tous les deux enfin remarqu√©e ; Maman n’avait pas pu s’emp√™cher de s’exclamer √† haute voix :

¬ę Mais ma Poupoule sait tr√®s bien danser ! √áa y est, tu danses comme moi, maintenant. Bravo ! ¬Ľ

Elle avait eu ce large sourire qui illuminait son visage tant elle était heureuse et fière de me voir enfin bien danser.

Quant √† toi, mon Papa, tu n’√©tais pas de reste. Tu n‚Äôarr√™tais pas de lever ton pouce en l’air pour me f√©liciter.

Tes yeux brillaient et cela se voyait que tu étais très fier de moi.

Que ta prog√©niture sache enfin bien danser ! (m√™me si je n’√©tais pas encore tout √† fait une pro mais je peux vous dire que c’√©tait d√©j√† un bon d√©but tout de m√™me !) te mettait en joie.

Et moi, je continuais de plus belle…

Ben, quoi ? Il fallait bien que je vous en mette plein les yeux. J’avais enfin en moi votre fameuse ADN de la danse qui se diffusait en moi ; je n’allais tout de m√™me pas en rester l√† et laisser de c√īt√© la magie de la Power Dance s’√©loigner de mon corps alors que j’avais enfin un bon feeling avec elle‚Ķ

Elle s’√©tait propag√©e en moi et cela n’√©tait pas pr√™t de s’arr√™ter‚Ķ Non, ce n’√©tait que le d√©but de mon ascension‚Ķ

Une ascension pour devenir à mon tour une très bonne danseuse…

Et ce jour-là, cette fameuse nuit là ; Olivier (mon petit frère) vous aviez aussi épaté en dansant sur la piste de danse…

Et quel bon danseur, il était !

La rel√®ve de la ¬ę POWER DANCE ¬Ľ √©tait donc assur√©e dans notre famille !

Ah ! Cette soirée là fut vraiment mémorable !

Danser dans la douce brise de la nuit, face √† l’oc√©an (sans pouvoir le voir √† cause de l’opacit√© de la nuit) en entendant par moment le clapotis des vagues, le ressac lorsque le DJ changeait son registre musical par quelques slows lents permettant ainsi d‚Äô√©couter les sons de l’oc√©an Indien.

Oui, toute cette ambiance √©tait magique, presque irr√©elle tant il y avait ce c√īt√© merveilleux qui planait tout autour de nous‚Ķ

Nous étions auréolés de myriade d’étoiles et totalement insouciants…

Heureux, tout simplement…

Danser avec ses parents et son petit frère et qui plus est, dans un magnifique décor paradisiaque ! fut un véritable enchantement.

J’avais l’impression de vivre un conte de f√©es…

Et toutes ces f√©es bienveillantes me prouvaient qu’elles s’√©taient bel et bien pench√©es sur mon berceau pour me donner leurs clefs du bonheur‚Ķ

Un bonheur que j’étais en train de vivre pleinement auprès de mes parents et de mon petit frère.

Oui, j’en √©tais tr√®s consciente et reconnaissante‚Ķ

Oui, je vivais un bonheur absolu…

Et apprendre √† danser dans une √ģle comme L’√ģle Maurice, n’√©tait que la cerise sur le g√Ęteau‚Ķ

Un rêve devenu réalité…

Un souvenir inalt√©rable que je n’oublierai jamais‚Ķ

T’en souviens-tu encore Mon Papa ? Cela remonte à si loin…

Mais je suis certaine que tu n’as pas pu oublier ce jour l√†, n‚Äôest-ce pas ?

Et te souviens-tu aussi lorsque j’avais dans√© ma toute premi√®re danse avec toi lors d’une autre soir√©e qui s’√©tait d√©roul√©e cette fois-√ßi √† L’h√ītel restaurant Hilton d’Antananarivo √† Madagascar ?

J’√©tais toute intimid√©e face √† toi car si j’avais appris √† danser √† L’√ģle Maurice toute seule en vous observant Maman et toi ; l√† par contre c’√©tait tout √† fait diff√©rent‚Ķ

Danser avec son p√®re qui est un excellent danseur ! La barre est plut√īt haute mais pas inaccessible surtout si on est devenue une passionn√©e de la danse‚Ķ

Ce que j’√©tais devenue au fil du temps‚Ķ

Cette soir√©e l√†, j’avais su relever le d√©fi de danser avec toi et m√™me si j’√©tais quelque peu emprunt√©e et malhabile face √† tes pas de danseur chevronn√©.

Et comme tu voulais que je sois √† la hauteur ; tu me donnais quelques conseils au passage afin d’√©viter quelques erreurs √† ne surtout pas commettre dans l’art de la danse.

Ah ! Mais c’est que mon Papa est un passionn√© de danse alors quand on a le rythme dans la peau comme lui ; il est bien normal d’√™tre exigeant et de ne pas du tout appr√©cier de se faire marcher sur les pieds ou encore d‚Äô√™tre trop rigide, pas assez souple si jamais vous d√©cidiez d’entamer quelques pas de danse avec lui et que biens√Ľr ; c’est lui qui m√®nerait alors la danse puisqu’il serait votre cavalier.

Et je l’avoue, ce soir-l√†, ce ne fut pas vraiment le top car je manquais encore de pratique du haut de mes 16/17/18 ans mais tu ne m’en tenu pas rigueur m√™me si tu √©tais tr√®s  pointilleux √† ce sujet.

Mais les ann√©es passant, je te prouvais enfin le contraire ! J’avais finalement eu ma revanche‚Ķ

T’en souviens-tu encore mon Papa de ce fameux jour ? D’un certain 31 D√©cembre de l’an 2000 o√Ļ nous avions pass√©s en famille la Saint Sylvestre dans le restaurant ¬ę Le Parc ¬Ľ situ√© √† Al√®s.

Je suis certaine que oui…

J’avais √† cette √©poque l√†, exactement 23 ans !

Et donc le soir du r√©veillon, nous √©tions tous les 4 √† table, accompagn√©s de ma Tante Patrica (sŇďur de Maman) ainsi que de son compagnon.

L’ambiance √©tait √† son comble.

Il faut dire que le DJ passait de tr√®s bonnes musiques tr√®s entra√ģnantes et dansantes √† souhait pour notre plus grand plaisir.

Tant√īt, nous dansions tous ensemble sur tous nos airs favoris (ann√©es 80 et actuels) et tant√īt nous d√©gustions √† table l’excellent menu de f√™te.

C’√©tait vraiment une tr√®s belle soir√©e !

Nous √©tions en train de discuter lorsque subitement, tu te mis debout (tu te trouvais √† c√īt√© de moi) et tu t‚Äôadressa √† moi en me tendant la main :

¬ę Une petite danse C√©cile ? C’est une valse. Tu sais danser les valses. Allez, viens avec moi, sur la piste de danse ¬Ľ

Je ne savais plus o√Ļ me mettre, surtout qu’il y avait pas mal de monde dans la salle du restaurant mais comme je voulais te faire ce plaisir (je n‚Äôavais pas vraiment le choix non plus et je suis certaine que tu l’avais fait expr√®s, non ? Mais si, te connaissant, je suis certaine que oui) et aussi parce que tu √©tais mon Papa d’Amour alors je pris ta main sans vraiment h√©siter puis tu m’entra√ģnas vers la piste de danse.

Il y avait quelques couples qui dansaient d√©j√† mais il n’y avait pas foule non plus‚Ķ

Tu me regardais de tes jolis yeux verts/jaunes pétillant de joie et tu me dis tout doucement, près de mon oreille, comme pour me rassurer :

¬ę Tout se passera bien. Tu es tr√®s jolie. Il te suffit de bien me suivre comme je te l’ai toujours appris. Allez ! En piste, maintenant ! ¬Ľ

Et mon cŇďur battait la chamade. Il fallait absolument que je sois √† la hauteur du danseur que tu √©tais et ne surtout pas tr√©bucher ou encore te marcher sur les pieds.

J‚Äôessayai de me d√©tendre mais c’√©tait tout bonnement impossible !

Puis, je fini par me laisser aller en √©coutant les vibrations de la musique s‚Äôinsinuer jusque dans mes oreilles, me donnant l’impression que j’√©tais seule avec toi ; toute seule, sur la grande piste de danse‚Ķ

La valse me donnait d√©j√† le tournis mais j’√©tais heureuse d’√™tre dans tes bras. J’√©tais fi√®re de danser avec toi‚Ķ

Tout le long de la danse, je faisais tout pour bien suivre tes pas et rester le plus souple possible dans tous mes mouvements.

Je me laissais aller dans le tourbillon de la valse et plus rien ne comptait…

Toutes les personnes assises nous regardaient, nous admiraient ; y compris Maman qui ne manqua pas de nous photographier afin d’immortaliser ce moment.

Un Papa et sa fille dansant une valse…

Que d’√©motions ! J’en √©tais toute retourn√©e car je dansais avec mon danseur de Papa‚ĶMon amour de Papounet !

Un moment intense que je n’oublierai jamais‚Ķ

Et lorsque la danse se termina alors que j’aurai souhait√© qu’elle continua encore ; quelques personnes nous applaud√ģmes √† notre passage avant que nous regagn√Ęmes notre table.

Inutile de vous dire que je devins litt√©ralement rouge pivoine tant je fus intimid√©e par toutes ces personnes qui ne cessaient de me sourire tout en me disant que j’avais bien dans√© la valse avec mon Papa.

Ah ! T’en souviens-tu encore Papa ? Tu √©tais si fier. Si fier de moi.

Et moi aussi, je l’√©tais‚Ķ

Gr√Ęce √† toi et √† ton exp√©rience de danseur, tu m’avais fait vivre un moment exceptionnel‚Ķ

Un moment que chaque jeune fille devrait vivre avec leur Papa…

Un de ces moment qu’il faut savoir savourer dans l’instant et le garder √† jamais tout au fond de soi pour pouvoir un beau jour comme aujourd’hui se le rem√©morer en l’√©crivant sous forme d’un article afin de le faire lire au monde entier‚Ķ

De le faire tout simplement partager…

Oui, et particuli√®rement aujourd’hui, le jour de la f√™te des P√®res‚Ķ

Je t’aime mon Papa‚Ķ Pour toujours et √† jamais.

Et mon doux r√™ve sera lorsque nous danserons ensemble sur l’une de ces merveilleuses valses √† mon Mariage‚Ķ

Un beau jour qui se concr√©tisera, j’en suis persuad√©e‚Ķ

Et ce jour-là, nous virevolterons sur la piste de danse avec une certaine émotion qui nous submergera…

Un Papa et sa fille dansant une valse √† l’infini.

Un tourbillon de joie et d’amour.

L’amour d’un P√®re qui aime profond√©ment sa fille et d’une fille qui aime infiniment son p√®re…

Je t’aime, tout simplement…

Bonne f√™te mon Papa d’Amour !!

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