Guerre ethnique au Tchad en 1990

Le Tchad :

article_CarteWeb_Tchad1
Le Tchad est un pays d’Afrique Centrale sans accĂšs Ă  la mer, situĂ© au sud de la Libye, Ă  l’est du Niger et du Nigeria, au nord du Cameroun et de la RĂ©publique centrafricaine et Ă  l’ouest du Soudan.

GĂ©ographiquement et culturellement, le Tchad constitue un point de passage entre l’Afrique du Nord et l’Afrique noire.
Sa capitale est N’Djamena.

****

Histoire du Tchad :

article_sarko_tchad

Voici le Président du Tchad : Idriss Déby

6fca65c0-8b6d-11dc-8988-11358f84b847

Le Tchad, qui a fait partie des possessions Africaines de la France jusqu’en 1960, a subi 3 dĂ©cennies de guerre ethnique ainsi que des invasions par la Libye avant de retrouver une certaine paix en 1990.

a91c4874-3fe3-11e0-9503-6304ce6edd28

Voici des Goranes

Une paix qui ne dura hĂ©las pas trĂšs longtemps…

Je vais d’ailleurs vous raconter un bien mauvais souvenir que j’ai vĂ©cu (ma famille et moi) et dont je n’oublierai jamais…

****

Voici mon histoire : Guerre ethnique :

tchad_ndjamena

Par une belle matinĂ©e ensoleillĂ©e (nous Ă©tions le 2 DĂ©cembre 1990 et j’Ă©tais alors ĂągĂ©e de 13 ans) nous reçûmes un appel tĂ©lĂ©phonique nous annonçant qu’il y avait des rebelles qui venaient d’envahir N’Djamena pour prendre le pouvoir…

C’Ă©tait un coup d’Ă©tat qui avait Ă©tĂ© organisĂ© par surprise sous le commandement du GĂ©nĂ©ral Idriss DĂ©by afin de ne pas Ă©veiller les soupçons du PrĂ©sident Tchadien de l’Ă©poque : HissĂšne HabrĂ©, son ancien compagnon d’armes…

Ainsi, avec l’appui de la France, le GĂ©nĂ©ral Idriss DĂ©by voulait chasser HissĂšne HabrĂ© de son pouvoir…

02bb26f8-24ce-11de-9edf-4cf8bdb26134

Armée de terre Epervier

photo_1201993046709-11-0_zoom

N’Djamena Ă©tait donc assiĂ©gĂ© par des rebelles (Goranes) qui voulaient renverser l’actuel gouvernement d’HissĂšne HabrĂ© et placer au pouvoir leur GĂ©nĂ©ral Idriss DĂ©by en tant que nouveau PrĂ©sident de la RĂ©publique Tchadienne.

****

Petite parenthĂšse :

293554_photo_1329985756697-2-0

Voici Idriss DĂ©by

Idriss Déby Itno, né en 1952 à Berdoba (au sud-est de Fada) est un homme politique Tchadien.

Le 2 dĂ©cembre 1990, avec l’appui de la France, il chasse du pouvoir son ancien compagnon d’armes HissĂšne HabrĂ© aprĂšs une pĂ©riode de lutte armĂ©e menĂ©e Ă  partir du Soudan et le remplace le 4 dĂ©cembre avec le titre de prĂ©sident du Conseil d’État.

Il est ensuite dĂ©signĂ© « PrĂ©sident de la rĂ©publique du Tchad » le 28 fĂ©vrier 1991, aprĂšs l’adoption de la Charte nationale).

c3e456b2-d595-11dc-b9e5-1a86badc46c6

****

J’en reviens donc Ă  mon histoire…

Comme tout coup d’Ă©tat Africain, ce fut la panique gĂ©nĂ©rale…

AprĂšs cet appel tĂ©lĂ©phonique, mes parents, mon frĂšre et moi, dĂ»mes prĂ©parer nos bagages et prendre l’essentiel sans trop se charger.

Ce que nous fĂźmes assez rapidement car il fallait au plus vite quitter notre maison de fonction afin de rejoindre un Ăźlot (une maison rĂ©quisitionnĂ©e sous le commandement de l’armĂ©e de Terre Française « Epervier » et qui y regroupait une petite minoritĂ© d’expatriĂ©s Français tout comme nous…)

Les bagages faits et nos 3 chats installés dans leur sacs de voyage respectifs, nous partßmes direction cet ßlot, en voiture.

Au cours de notre trajet, nous nous retrouvĂąmes subitement nez Ă  nez devant un tank de l’armĂ©e Française et je peux vous dire que la vision de cet Ă©norme engin fut trĂšs impressionnante car son canon Ă©tait tournĂ© en notre direction…

k2_black_panther_mbt

L’espace d’un instant je crus dĂ©faillir tellement j’avais peur…

Tout de mĂȘme, ce n’est pas tous les jours que l’on se retrouve face Ă  face devant un tank…

Et pourtant ma famille et moi en faisions l’horrible expĂ©rience.

J’en garde d’ailleurs un trĂšs mauvais souvenir…

Mis Ă  part cette mauvaise rencontre lors de notre trajet, nous trouvĂąmes enfin l’adresse de l’Ăźlot.

Une fois notre voiture garĂ©e dans le jardin de celui-çi, tout prĂšs du portail (nous n’avions pas le choix puisqu’il y avait dĂ©jĂ  un bon nombre de voitures qui Ă©taient garĂ©es en Ă©pis) ; nous dĂ©cidĂąmes de laisser nos 3 chats et nos valises Ă  l’intĂ©rieur de notre vĂ©hicule.

Mes parents dĂ©cidĂšrent de sortir nos chats de leur sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus Ă  l’aise et ouvrirent Ă©galement un petit peu les fenĂȘtres arriĂšres de la voiture afin qu’ils puissent mieux respirer.

Ensuite, tous les 4, nous rejoignĂźmes le petit groupe d’expatriĂ©s qui se trouvait dĂ©jĂ  Ă  l’intĂ©rieur de l’Ăźlot.

Une fois Ă  l’intĂ©rieur, les heures passĂšrent et passĂšrent sans que quiconque ne vienne nous sauver.

Ma famille et moi Ă©tions trĂšs inquiets car on avait l’impression d’ĂȘtre abandonnĂ©s et vraiment coupĂ©s du monde…

C’Ă©tait interminable cette attente et cela Ă©tait dĂ» en grande partie Ă  cause de la mauvaise stratĂ©gie de l’armĂ©e de terre Française et du Quai d’Orsay (le MinistĂšre des affaires Ă©trangĂšres).

****

Le temps passait irrĂ©mĂ©diablement lorsque soudain 2 goranes (des rebelles Tchadiens) armĂ©s de leur kalachnikov et muni d’un pistolet, firent irruption dans le jardin en rĂ©clamant qu’ils voulaient juste une voiture (afin de pouvoir s’enfuir de N’Djamena, selon les dires du gardien de jour Tchadien de la maison).

photo-280085-LEt malheureusement, comme notre voiture se trouvait ĂȘtre garĂ©e prĂšs du portail, vous devinez alors la suite…

Pourtant, il y avait bien un autre vĂ©hicule garĂ© tout prĂšs de notre voiture et ce, juste en face du portail et qui se trouvait ĂȘtre un 4X4 tout terrain…

Ce 4X4 Ă©tait vide, c’est Ă  dire : sans aucun bagage et qui plus est sans animaux…

Mes parents ne voulaient pas donner leur voiture pour les simples et uniques raisons qu’il y avait tous nos bagages ainsi que nos chats qui Ă©taient restĂ©s Ă  l’intĂ©rieur.

Mes parents ont tout fait pour faire entendre raison Ă  ce propriĂ©taire du 4X4 (qui Ă©tait Ă©galement le propriĂ©taire de la maison) mais celui-çi ne voulait en aucun cas donner son vĂ©hicule car il avait peur et qu’il Ă©tait tout bonnement un lĂąche…

Je me souviens encore de cet homme et pĂšre de famille qui se fichait totalement de notre sort…

Ce jour-lĂ , je me suis mĂȘme dis que c’Ă©tait un ĂȘtre immonde, Ă©goiste et totalement indigne qui aurait du alors se retrouver Ă  notre place Ă  cet instant lĂ … Oui, une situation des plus affreuses qu’il aurait du subir lui aussi…

D’ailleurs, si jamais il lisait cet article (que je souhaite), je tenais Ă  lui dire ceci :

« Vous Ă©tiez une vĂ©ritable ordure ce jour-lĂ  ! Oui une lamentable ordure ! Et vous vous Ă©tiez comportĂ© comme un lĂąche ! Comment avez-vous pu oser ne pas donner votre 4X4 rutilant Ă  ces deux Goranes ? Hein ? Pourquoi ? La rĂ©ponse est Ă©vidente. Vous ne vouliez pas donner votre voiture toute neuve ! Allez au diable ! espĂšce de sale crĂ©tin ! »

****

MalgrĂ© un dialogue sans fin à bĂątons rompus (vraiment pitoyable et grotesque) avec cet homme dĂ©nuĂ© d’intelligence et de bon sens (pour lui faire soit disant entendre raison) ; mes parents durent se rĂ©soudre au pire ; donner leur voiture car les rebelles commençaient Ă  s’impatienter.

C’est alors que mon pĂšre prit ses clefs de voiture et sortit dehors.

Ma mĂšre le suivit afin de pouvoir sauver toutes nos affaires ainsi que nos chats dans le cas ou les rebelles leur donneraient peut-ĂȘtre cette Ă©ventuelle possibilité (Ce que ma mĂšre et mon pĂšre espĂ©raient vraiment).

Mon pĂšre essaya donc d’expliquer (par des gestes) aux goranes qu’il voulait rĂ©cupĂ©rer ses valises ainsi que ses chats.

Ceux-çi ne s’y opposĂšrent pas mais ils voulaient en contrepartie, que mes parents se dĂ©pĂȘchent au plus vite afin qu’ils puissent quitter les lieux.

Vu leur excitation et leur impatience, cela se voyait qu’ils voulaient fuir au plus vite N’Djamena Ă  cause de l’arrivĂ©e des troupes du GĂ©nĂ©ral Idriss DĂ©by.

Mais lĂ  encore, mes parents n’eurent pas de chance…

En effet, mon pĂšre n’arrivait pas ouvrir la portiĂšre avant (droite) Ă  cause de la serrure qui Ă©tait dĂ©fectueuse et qui devait normalement ĂȘtre rĂ©parĂ©e dans les jours Ă  venir. C’Ă©tait vraiment pas de chance !

****

Mon pÚre dut batailler tant bien que mal avec cette satanée serrure mais heureusement, la portiÚre finit enfin par céder !

Mais c’Ă©tait sans compter sur ces rebelles qui commençaient de plus en plus Ă  s’exciter et Ă  s’Ă©nerver davantage…

L’un deux commença Ă  hurler en un dialecte incomprĂ©hensible car il pensait que mon pĂšre avait fait exprĂšs de leur faire cette ruse afin qu’ils ne puissent pas voler sa voiture.

C’Ă©tait un regrettable mauvais coup du sort qui s’acharnait une fois de plus contre nous…

De lĂ  ou je me trouvais, (derriĂšre la grande baie vitrĂ©e du salon de la maison) je pouvais voir trĂšs nettement toute la scĂšne et je peux vous dire que jamais je n’avais eu autant peur de ma vie…

C’Ă©tait horrible de voir mes parents confrontĂ©s Ă  ces sales brutes de rebelles…

Je m’imaginais le pire et je n’avais pas si tort que ça…

****

Le gorane qui n’arrĂȘtait pas de hurler et qui avait les yeux injectĂ©s de sang car il Ă©tait sans aucun doute droguĂ©, pointa subitement le canon de son pistolet dans le dos de ma mĂšre qui essayait de sauver nos 3 chats et quelques uns de nos bagages.

Si vous vous souvenez bien, mes parents avaient dĂ©cidĂ© de laisser nos chats en dehors de leurs sacs de voyage afin qu’ils puissent se sentir plus Ă  l’aise Ă  l’intĂ©rieur de notre voiture. Eh bien, heureusement qu’ils avaient eu cette idĂ©e…

Deux chats avaient pu s’Ă©chapper de la voiture grĂące Ă  ma mĂšre qui les avait libĂ©rĂ©s en dĂ©grafant leurs laisses qui Ă©taient attachĂ©es autour de leur cou et qui les empĂȘchaient littĂ©ralement de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir…

Puis avec rage et dĂ©termination, elle les avait rapidement repoussĂ©s vers l’extĂ©rieur de l’habitacle afin qu’ils puissent enfin se sortir de ce piĂšge…

C’est vrai que ma mĂšre avait fait preuve de beaucoup de sang froid ce jour-lĂ  car ces deux chats auraient pu ne jamais s’en sortir si elle ne les avait pas dĂ©tachĂ©s de leurs laisses…

Minouchkaya-et-son-petit-bebe-image-petite

Voici Minouchkaya (Vous savez, celle que j’avais sauvĂ©e in extrĂ©mis en GuinĂ©e Ă  Conakry)

Et donc, une fois délivrés, nos deux chats se mirent à courir trÚs vite vers les buissons du jardin, tellement ils étaient effrayés.

Toujours avec autant de sans-froid, ma mĂšre essaya de sauver tant bien que mal mon chaton blanc « Snoopy » qui s’Ă©tait cachĂ© sous le siĂšge avant du vĂ©hicule tellement il avait eu peur des Goranes mais hĂ©las, elle ne parvint pas Ă  le dĂ©livrer car il Ă©tait Ă©galement prisonnier de sa laisse qui l’empĂȘchait de pouvoir se mouvoir et donc de s’enfuir de cet enfer.

MON PETIT SNOOPYNO

Voici mon petit Snoopy…

Mais Ă  ce moment lĂ , ma mĂšre ne se doutait pas une seule seconde que le Gorane droguĂ©, la visait dans le dos avec son arme Ă  feu…

C’est alors que mon pĂšre qui avait observĂ© les intentions de ce gorane fit un geste hĂ©roique…

Sans plus attendre, il tapa trĂšs fort sur le canon de la kalachnikov afin de rabaisser l’arme au sol et de dĂ©tourner la trajectoire de la balle. Le canon se rabattit violemment contre le sol au mĂȘme moment oĂč ce gorane (droguĂ©) avait appuyĂ© sur la gĂąchette.

Soudain, j’entendis une dĂ©flagration. Un bruit terrible et affreux, me laissant paralysĂ©e sur place…

La balle tirĂ©e de la kalachnikov venait de tomber au sol. Cette ordure de rebelle avait manquĂ© son sale coup…

Par son geste, mon pĂšre avait sauvĂ© la vie de ma mĂšre…

Mais hélas, il fut légÚrement blessé au niveau du ventre car la chaleur du bout du canon de la kalachnikov avait littéralement transpercée sa chemise et donc égratigné au passage sa peau, faisant apparaßtre au bout de quelques instants, une petite auréole de sang qui maculait sa chemise.

****

En voyant cette scĂšne, je dĂ©cidai de sortir de la maison car j’Ă©tais affolĂ©e et trĂšs inquiĂšte.

Je sortis donc de la maison en courant...

Mais heureusement, une des personnes qui se trouvait Ă  l’intĂ©rieur stoppa ma course en me saisissant par la taille.

L’homme me plaqua contre lui et me dit tout doucement qu’il ne fallait plus que je fasse aucun geste…

En me stoppant dans ma course, j’eu le souffle coupĂ© et ne pu m’empĂȘcher de pleurer (pas Ă  cause de la douleur mais par le fait que j’Ă©tais morte d’inquiĂ©tude pour mes parents).

Le geste de ce monsieur m’avait tout simplement sauvĂ© la vie car Ă  ce moment lĂ , le deuxiĂšme gorane me visait de loin avec sa kalachnikov…

Mon petit frĂšre qui se trouvait Ă  l’intĂ©rieur de la maison Ă©tait trĂšs angoissĂ© car il venait de voir toute la scĂšne.

****

Je regardais mes parents au loin et je me disais que c’Ă©tait la fin du monde…

Le Gorane qui m’avait visĂ©, attrapa brusquement le bras de son acolyte… Je crois bien qu’il essayait de le rĂ©sonner.

La situation les Ă©chappait.

Et c’Ă©tait une certitude, mes parents ne pourraient pas sauver l’intĂ©gralitĂ© de leurs affaires, restĂ©es dans le coffre de leur voiture. 

D’ailleurs, l’instant d’aprĂšs, les goranes se prĂ©cipitĂšrent Ă  l’intĂ©rieur du vĂ©hicule et s’enfuyĂšrent en roulant Ă  grande vitesse, ne laissant apparaĂźtre derriĂšre eux, qu’un Ă©pais nuage de poussiĂšre de terre rouge…

****

Ma mĂšre Ă©tait sous le choc ainsi que mon pĂšre…

Ils Ă©taient dĂ©semparĂ©s et perdus… Nous avions absolument tout perdu…

Nous n’avions plus aucun bagage (les bijoux en or de ma mĂšre qui Ă©taient des souvenirs de Madagascar et d’Afrique se trouvaient dans une de nos valises et ce fut un vĂ©ritable crĂšve-coeur pour elle de savoir que ses biens les plus prĂ©cieux furent entre les mains d’immondes salopards).

Mais dans ce terrible malheur, nous avions la chance d’avoir toujours nos deux chats qui avaient pu ĂȘtre sauvĂ©s grĂące Ă  Maman…

HĂ©las, ce ne fut pas le cas de mon chaton (que j’aimais tant) « Snoopy » qui Ă©tait restĂ© coincĂ© sous le siĂšge avant, cĂŽtĂ© conducteur de notre voiture…

J’imagine que ces ordures ont du l’abattre en le faisant souffrir (je ne sais de quelle maniĂšre mais jusqu’Ă  aujourd’hui je prĂ©fĂšre ne pas trop y penser) vu que c’Ă©taient des sanguinaires !

****

Mais ce que j’ai retenu le plus de cette atroce journĂ©e dont je ne cesserai jamais de me la remĂ©morer avec beaucoup d’Ă©motion et de tristesse ; c’est que nous avions frĂŽlĂ© la mort de trĂšs prĂšs et que dans cet infernal chaos, nous avions eu l’immense chance de pouvoir rester en vie tous les 4…

Cela aurait pu mal se terminer mais je remercie encore le ciel d’avoir Ă©pargnĂ© nos vies… Qu’il ne soit rien arrivĂ© Ă  ma mĂšre, ni Ă  mon pĂšre (juste une lĂ©gĂšre blessure due Ă  la brĂ»lure de la chaleur du canon de la Kalachnikov) et ni Ă  mon petit frĂšre !

Certes, on nous avait volĂ© tous nos souvenirs de Madagascar et d’Afrique ainsi que nos biens les plus prĂ©cieux ; sans oublier la perte de mon chaton mais dans tout ce drame, nous Ă©tions encore en vie et c’est ce qui est l’essentiel Ă  retenir finalement…

****

En conclusion de mon histoire, je terminerai mon récit en vous disant ceci :

« La vie est ce qu’il y a de plus beau et de plus important sur cette terre… Elle n’a pas de prix… Elle est trĂšs prĂ©cieuse et plus que jamais, elle vaut d’ĂȘtre vĂ©cue…

Publicités

14 réflexions sur “Guerre ethnique au Tchad en 1990

  1. Comme promis, je viens lire ce texte.
    Et bien, CĂ©cile, cela me permet de te dĂ©couvrir un peu plus. Ce que tu as vĂ©cu Ă©tait affreux ! Heureusement que ta famille est envie. C’est vrai que perdre toutes ses affaires est une Ă©preuve, mais au moins, vous Ă©tiez vivants, et c’Ă©tait ça le plus important.
    En tout cas, tu as Ă©tĂ© courageuse ! AprĂšs un tel enfer ! Je t’admire Ă©normĂ©ment, CĂ©cile. Merci d’avoir partagĂ© ce douloureux souvenir. Beaucoup n’en aurait plus jamais reparlĂ©.

    J'aime

    1. Merci beaucoup ma chĂšre Alessandra ♄. Je suis trĂšs touchĂ©e par ton commentaire. Oui, ce fut un exutoire d’Ă©crire ce mauvais souvenir qu’hĂ©las je n’oublierai jamais. Je t’embrasse bien fort. Et encore merci. ♄ ♄ gros bisous

      J'aime

  2. Bonsoir CĂ©cile 🙂
    Avec beaucoup de retard, je viens de terminer la lecture de ton article.
    Que dire ? Par oĂč commencer ? En 1990 je n’Ă©tais pas encore nĂ©e et pourtant, Ă  travers ton rĂ©cit, je n’ai pas pu faire autrement que de sentir les battements de mon coeur s’accĂ©lĂ©rer de plus en plus. Quelle histoire ! Comment rĂ©agir dans ce genre de situation ? Comment garder son sang froid ? Tes parents ont fait preuve de beaucoup de courage, tout comme toi et ton frĂšre. Je suis triste pour ce chat… Dans un autre cĂŽtĂ©, je suis soulagĂ©e de savoir que personne dans ta famille n’a Ă©tĂ© « touchĂ© », seulement une petite blessure qui s’avĂ©rait n’ĂȘtre que trĂšs lĂ©gĂšre par rapport Ă  la gravitĂ© qu’Ă  pris l’histoire avec la voiture.
    Personne ne devrait vivre ce genre de chose et toi tu l’as vĂ©cu. Un grand merci pour le partage de cette histoire, je suis sĂ»r que malgrĂ© ces 25 ans qui sĂ©pare cet Ă©vĂ©nement, ça n’a pas dĂ» ĂȘtre facile pour toi d’Ă©crire cet article. Un nouvel acte de courage. Chapeau ! Merci beaucoup pour ce tĂ©moignage Ă©mouvant, personnellement ce genre de lecture me marque beaucoup, donc je ne m’imagine quel mauvais souvenir tu dois garder de ce 2 dĂ©cembre 1990…
    Gros bisous CĂ©cile ♄

    Aimé par 1 personne

    1. Oh comme tu es adorable ma Pauline. Oui, je voulais absolument parler de cette histoire que ma famille et moi avions vĂ©cu pour faire montrer que la vie est prĂ©cieuse. Pour rĂ©veiller aussi les consciences. En tous les cas, merci Pauline de l’avoir lu. ça me touche Ă©normĂ©ment car pour moi le partage est essentiel ; il va au delĂ  des frontiĂšres. Et puis j’aime qu’on me connaisse davantage Ă  travers mes diffĂ©rents rĂ©cits. Je dirais que je ne manque pas de gĂ©nĂ©rositĂ© de ce point de vue lĂ . Oui, lorsque je me remĂ©more toute cette histoire, je ne peux m’empĂȘcher d’ĂȘtre Ă©mue mais ça je pense que c’est ancrĂ© en moi. Mais ne t’inquiĂšte pas, le fait d’en avoir parlĂ© sur la toile m’a fait un bien fou. Encore merci Ă  toi de ton passage qui m’a fait trĂšs plaisir. Je t’embrasse bien fort ma Pauline ! Gros gros bisous Ă  toi et merci pour ton commentaire qui m’a touchĂ©.

      Aimé par 1 personne

      1. Je comprends, c’est une belle histoire Ă  partager. C’est ce genre de partage fort qui permettent de crĂ©er des liens sur WordPress. C’est vrai qu’on en apprend beaucoup aux travers des Ă©crits d’une personne surtout quand ils sont bien Ă©crits. Je m’imagine qu’on garde toujours une trace au fond de soi de ce genre d’histoire. Merci Ă  toi d’avoir partager ton histoire, c’est vrai aussi que ça rĂ©veille les consciences. Gros bisous et prends soin de toi CĂ©cile ♄

        Aimé par 1 personne

      2. Merci beaucoup Pauline. Une fois de plus, je suis vraiment trĂšs touchĂ©e par ton commentaire. Tu ne sais pas Ă  qu’elle point cela me fait plaisir. Merci de tout coeur. Je t’embrasse bien fort ma Pauline ♄ ♄ ♄.

        Aimé par 1 personne

  3. Ma chĂšre CĂ©cilou. C’etait une situtation horrible et trĂšs difficile Ă  vivre pour tes parents et encore plus pour toi et ton frĂšre. On cĂŽtoie la mort de trĂšs prĂšs. La peur, la terreur sont des Ă©motions trĂšs dures Ă  endurer et permette malgrĂ© tout de rĂ©agir souvent de façon hĂ©roĂŻque comme ton pĂšre et façon posĂ©e, maĂźtrisĂ©e comme ta mĂšre.
    Avec de telles expĂ©rience on relativise sur la vie. Tu l’Ă©cris si bien dans le dernier paragraphe.

    Bisous CĂ©cilou 😙😊😊😊

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou mon ami Freddy ! J’espĂšre que tu vas bien ! Merci pour ton commentaire qui me touche beaucoup ! Oui, c’Ă©tait une situation des plus horrible et qui restera Ă  jamais gravĂ©e en moi c’est pourquoi j’ai voulu la retranscrire par Ă©crit… Merci de l’avoir lu…Je te fais de trĂšs gros bisous et te souhaite un excellent week-end ensoleillĂ© ! À trĂšs bientĂŽt pour d’autres aventures Suricatiennes ! â˜șđŸ™‚đŸ€—đŸ˜š

      Aimé par 1 personne

  4. Waouh, c’est vraiment une situation folle, j’imagine bien que ce souvenir te reste encore en mĂ©moire… Je ne pense pas qu’on puisse savoir ce que c’est d’ĂȘtre braquĂ© par une arme sans l’avoir vraiment vĂ©cu..Pis un tank !!! Waouh, la dinguerie…. Tes parents et toi, avez trĂšs courageux… Je tire mon chapeau Ă  ton papa, le rĂ©flexe qu’il a eut, qui a sauver ta maman, est vraiment hĂ©roĂŻque. Gros bisous, et bonne fin de journĂ©e ma chĂšre CĂ©cile.

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icÎne pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez Ă  l'aide de votre compte WordPress.com. DĂ©connexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez Ă  l'aide de votre compte Google+. DĂ©connexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez Ă  l'aide de votre compte Twitter. DĂ©connexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez Ă  l'aide de votre compte Facebook. DĂ©connexion /  Changer )

Connexion Ă  %s