LĂ©on

Je me souviens encore d’un trĂšs joli souvenir de la GuinĂ©e lorsque nous habitions encore, ma famille et moi dans notre charmante villa situĂ©e en bord de mer, Ă  l’avenue Madina Corniche, dans la Capitale de la GuinĂ©e, Ă  Conakry…

****

Mon frĂšre « Olivier » aimait beaucoup s’amuser Ă  explorer notre jardin car je dois dire qu’il y avait une multitude de toutes sortes d’insectes trĂšs insolites et Ă©tant donnĂ© qu’il avait une passion certaine pour les fourmis ; il aimait bien Ă©galement observer d’autres spĂ©cimens d’insectes pour son plus grand plaisir !

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Pour ma part, je n’aimais pas du tout le monde des insectes mais alors pas du tout, Ă  part peut-ĂȘtre pour les fourmis ou encore les coccinelles mais c’est tout !

Un jour, pendant que je jouais avec nos deux chiens Urs et Biciline ainsi que nos 3 chats, Olivier m’interpella et me demanda de le suivre car il avait quelque-chose Ă  me faire montrer.

Je le suivis avec pas mal d’inquiĂ©tude, non pas que je me mĂ©fiais de lui car je dois bien avouer que jamais il ne m’avait jouĂ© un sale petit tour comme certains petits frĂšres osent le faire par sadisme envers leurs soeurs.

Non, bien au contraire, Olivier ne m’avait jamais fait quoi que ce soit pour m’effrayer en me lançant un insecte sur moi par exemple, non jamais et tant mieux d’ailleurs !

Par contre, le seul inconvĂ©nient chez lui, Ă©tait que si jamais je voulais qu’il Ă©crabouille vite fait bien fait une mante religieuse (j’ai horreur de ces sales bestioles) qui osait se mettre en travers de mon chemin, il ne le faisait jamais car il estimait que chaque insecte mĂ©ritait de vivre et donc il prenait l’insecte en question et le jetait un peu plus loin afin que celui-çi puisse continuer sa petite vie…

Eh oui ! il Ă©tait trĂšs respectueux de la nature et du monde des insectes, pour mon plus grand malheur ! (Je veux parler des insectes bien entendu)

Ce fut donc avec une lĂ©gĂšre apprĂ©hension que je suivis mon petit frĂšre en me demandant tout de mĂȘme ce qu’il allait bien me faire montrer ; sans doute le fameux QG de ces chĂšres fourmis…

Enfin arrivĂ©s sur le fameux lieu oĂč se trouvait ladite chose, Olivier me dit :

« Viens avec moi CĂ©cile. Allez viens. Suis-moi et accroupis toi derriĂšre ce petit arbuste. Regarde lĂ -bas… Tu as vu ?? »

Une fois m’ĂȘtre accroupie, je regardai dans la direction qu’il me dĂ©signait du doigt.

Et ce fut Ă  ce moment lĂ  que j’aperçus une bien Ă©trange bestiole que je n’avais jusqu’alors pas encore remarquĂ©e dans notre jardin car cela ne faisait pas trĂšs longtemps que nous vivions en GuinĂ©e. Et donc, nous n’avions pas encore fait suffisamment le tour de toutes ces charmantes bĂ©bĂȘtes…

Cette bestiole lĂ , semblait venir tout droit de l’Ăšre prĂ©historique tellement elle Ă©tait diffĂ©rente de tous les insectes que j’avais jusque lĂ  dĂ©jĂ  vu dans ma vie d’enfant. Et il se trouvait que cet extraordinaire animal Ă©tait lĂ , juste devant mes yeux, Ă  quelques mĂštres seulement de moi…

Vraiment incroyable une telle dĂ©couverte ! et qui plus est dans notre jardin…

****

Puis, avec un petit sourire en coin, Olivier me dit :

« T’as vu ?? C’est la premiĂšre fois que je vois un tel spĂ©cimen. Il est beau, non ? Tu as vu ses pattes ? Et sa tĂȘte ? Trop bizarre, hein ?? »

« Oui c’est vrai, tu as raison » lui rĂ©pondis-je. « J’avais jamais vu une telle bestiole ! Elle fait un peu peur. Mais qu’est-ce qu’il fait lĂ  ?? » ajoutai-je avec curiositĂ©.

Le grand lĂ©zard venait de boire une petite lampĂ©e d’eau d’une petite flaque boueuse (la veille, il y avait eu une forte pluie) puis il enfouit sa drĂŽle de tĂȘte prĂ©historique dans un petit trou qui devait ĂȘtre assez profond car Ă  prĂ©sent, je ne voyais plus que ses deux pattes arriĂšres griffues ainsi que sa si longue queue…

C’est alors que mon frĂšre me dit :

« Ă§a fait un moment que je l’observe et j’ai vu qu’il n’arrĂȘtait pas de sortir des trucs ronds et blancs du petit trou ; sans doute des oeufs et qu’il les crevait ensuite avec ses pattes de devant pour manger ce qu’il y a dedans. Je pense que ce doit ĂȘtre un mĂąle sinon il aurait pas manger ses propres oeufs si c’Ă©taient les siens… »

« Mais Ă  qui sont les oeufs alors ? demandai-je. « Berk, il est dĂ©gueulasse en tout cas. Pourquoi il mange ça ?? Il est mĂ©chant, je trouve. Il tue des bĂ©bĂ©s »

« Mais c’est la nature CĂ©cile ! Tu peux pas empĂȘcher ça. Je pense que les oeufs appartiennent Ă  la femelle lĂ©zard qui lui ressemble un peu, sauf que j’ai remarquĂ© qu’elle est beaucoup plus petite que lui. Je l’ai vu tout Ă  l’heure avant de voir le grand mĂąle et elle mettait souvent sa tĂȘte Ă  l’intĂ©rieur du petit trou mais je sais pas trop ce qu’elle y faisait. Puis ensuite, j’ai vu le grand lĂ©zard qui venait tout prĂšs du trou pendant que la femelle Ă©tait partie. Et c’est lĂ  que j’ai mieux observĂ© le manĂšge du mĂąle et que j’ai voulu que tu vois ça. Depuis tout Ă  l’heure, il a dĂ©jĂ  mangĂ© 3 oeufs »

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« Mais tu le laisses faire ? Pourquoi ?? Et la femelle ?? Qu’est-ce qu’elle fait ?? pourquoi elle revient pas ?? »

« Mais elle Ă©tait revenue tout Ă  l’heure. Sauf que le mĂąle lui barrait la route qui mĂšne Ă  ses oeufs et il avait l’air de la menacer alors elle s’est enfuit quelque part et depuis elle n’est plus revenue. Mais je voulais faire quelque-chose, c’est pour ça que je t’ai appelĂ©. Tu veux que je te dise mon plan ? »

« Mais c’est quoi comme plan ?? Qu’est-ce que tu veux faire ? Dis-moi… »

Avec de nouveau ce petit sourire que je lui connaissais si bien ; il me dit :

« VoilĂ , j’aimerais l’attraper et le placer Ă  l’intĂ©rieur de la gloriette. Ensuite, on pourrait lui donner Ă  manger, prendre soin de lui et mieux l’observer. Tu sais, c’est rare une bĂȘte comme ça ! Moi, en tout cas, j’aimerais bien le faire et toi ?? »

« Eh bien, je sais pas trop… Il fait un peu peur quand mĂȘme. Comment on ferait pour l’attraper ? En plus, il a des griffes. Je sais pas trop… Tu crois vraiment qu’il faudrait faire ça ?? »

« Mais oui, pourquoi pas ?? Allez CĂ©cile ! N’aie pas peur. Je suis lĂ . Regarde, j’ai dĂ©jĂ  cette ficelle en raphia que je viens de faire un noeud coulant pour pouvoir l’attraper. Toi, tu prendras ce bĂąton pour l’empĂȘcher de fuir et alors il sera pris au piĂšge ici mĂȘme. C’est le lieu idĂ©al pour l’attraper, je trouve… »

****

En effet, nous nous trouvions dans l’allĂ©e principale qui menait Ă  notre jardin avec des murs en vis Ă  vis.

Il y avait le haut mur de clĂŽture qui se trouvait Ă  notre gauche et dont le dessus Ă©tait parsemĂ© de bris de verres (pour dissuader les voleurs de le franchir) ; quant Ă  notre droite, il y avait le mur de notre propre maison qui longeait notre allĂ©e ; oĂč se trouvait trĂšs prĂ©cisĂ©ment notre « Grand LĂ©zard »…

AussitĂŽt dit, aussitĂŽt fait, nous dĂ©cidĂąmes de mettre Ă  exĂ©cution notre plan machiavĂ©lique…

****

Mon frĂšre rĂ©ussit tant bien que mal Ă  capturer l’Ă©trange animal en lui passant la corde au cou pendant que moi je tapais trĂšs fort sur le sol de l’allĂ©e avec mon bĂąton afin qu’il ne puisse pas se frayer un passage et s’enfuir entre nos jambes.

AcculĂ© au mur de notre maison, le lĂ©zard Ă©tait bel et bien pris au piĂšge tandis que mon frĂšre Ă©tait en train de bien lui nouer le collier autour de son cou tout en veillant Ă  ne pas trop le lui serrer trop fortement afin que celui-çi n’en soit pas gĂȘnĂ©.

Enfin capturĂ©, notre trophĂ©e se trouvait Ă  prĂ©sent Ă  l’intĂ©rieur de notre gloriette, en train de ne cesser de glisser sur le carrelage Ă  cause de ses pattes griffues qui n’adhĂ©raient pas bien Ă  la surface trop lisse de celui-çi. Il essayait en vain de courir pour pouvoir s’enfuir mais sans succĂšs…

Le grand lĂ©zard Ă©tait attachĂ© de maniĂšre Ă  ce qu’il ne puisse pas s’enfuir de la gloriette pour aller dans le jardin mais il avait assez de laisse et suffisamment d’espace pour pouvoir marcher et se dĂ©gourdir les pattes.

Quelques temps plus tard, à force de glisser sur le carrelage, il commençait Ă  se fatiguer et sĂ»rement Ă  rĂ©aliser qu’il n’arriverait pas Ă  se sauver.

C’est alors qu’il finit par se calmer et donc Ă  ne plus se rebeller ; ce qui nous permĂźmes Ă  mon frĂšre et Ă  moi de pouvoir faire enfin, plus ample connaissance avec notre nouvel hĂŽte que nous avions dĂ©cidĂ© de baptiser : « LĂ©on ».

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Léon, le lézard géant :

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Petite parenthĂšse : « Le Crotaphytus collaris » :

Le Crotaphytus collaris est une espĂšce de sauriens de la famille des Crotaphytidae.

Ce lĂ©zard atteint environ 30 centimĂštres (queue comprise). Il a une large tĂȘte, des membres bien dĂ©veloppĂ©s avec des doigts longs et pourvus de griffes. Le corps est assez aplati et large.

Le Crotaphytus collaris possĂšde un collier noir autour du cou, caractĂ©ristique. La tĂȘte du mĂąle peut ĂȘtre jaune ou orange vif. Le reste de la livrĂ©e est colorĂ©e, avec une dominance de bleu azur, vert – gris, parsemĂ©e de taches jaunes ou grisĂątres. Cette livrĂ©e peut ĂȘtre assez variĂ©e selon les sous-espĂšces.

La femelle prĂ©sente en gĂ©nĂ©ral des couleurs plus ternes dans les bruns, sauf lorsqu’elle est en pĂ©riode de ponte, oĂč apparaissent des tĂąches et des traits rouge-orangĂ© sur la gorge et le flanc.

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Cela faisait dĂ©jĂ  pas mal de jours que LĂ©on vivait chez nous dans notre gloriette et je dois bien avouer que mon frĂšre et moi avions commencĂ© Ă  nous y attacher trĂšs fortement…

Pour ainsi dire, il Ă©tait devenu la mascotte de la maison et mĂȘme si au dĂ©but nos parents n’Ă©taient pas tout Ă  fait d’accord sur le principe de sa captivitĂ©, ils finirent par nous laisser faire, vu que Maman connaissait parfaitement ce genre de jeu qu’elle avait pratiquait elle-mĂȘme durant sa jeunesse, sauf qu’Ă  la seule diffĂ©rence prĂšs, c’est qu’elle n’avait encore jamais gardĂ© en captivitĂ© un lĂ©zard mais plutĂŽt jouer avec eux…

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Au fil des jours qui passaient, LĂ©on Ă©tait devenu trĂšs gentil et il aimait bien qu’on lui donne toutes sortes de nourritures : Des petits insectes tels que des vers de terre, des sauterelles, des mantes religieuses gĂ©antes (cela ne lui faisait pas peur de gober de trĂšs gros insectes vu que sa gueule Ă©tait dĂ©mesurĂ©e) que je chargeais bien volontiers mon petit frĂšre de les lui donner, vu que j’avais une trouille bleue de tous ces insectes et encore plus des mantes religieuses ! Quelle horreur ! 

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Pour ma part, j’aimais bien lui donner des petites feuilles de salade que Maman me donnait lorsqu’elle faisait de la salade verte pour ses repas…

Bref, mon frĂšre et moi, nous occupions fort bien de notre petit LĂ©on…

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Et comme on l’avait attrapĂ© durant nos congĂ©s de scolaritĂ©, on prenait bien soin de lui dĂšs le lever du matin jusqu’en fin d’aprĂšs-midi. On adorait jouer avec lui, le nourrir ou encore le caresser…

Il est vrai qu’en ce qui me concernait, je n’avais jamais osĂ© lui caresser la tĂȘte ou encore le ventre et je prĂ©fĂ©rais de loin que ce soit mon petit frĂšre qui lui fasse ce genre de soin.

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Mais ça n’empĂȘchait pas que je l’aimais bien notre lĂ©zard mĂȘme si celui-çi avait une tĂȘte un peu Ă©trange et qu’il ressemblait quelque peu Ă  un tyrannosaure rex de la prĂ©histoire, certes en version miniature et en beaucoup moins fĂ©roce ou effrayant que l’original… Je le trouvais tout de mĂȘme assez mignon !

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Et ce fut donc durant prĂšs de 2 semaines que nous gardĂąmes en captivitĂ© notre petit LĂ©on que nous aimions tant…

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Mais un jour, mon frĂšre et moi dĂ©cidĂąmes qu’il fallait le remettre en libertĂ© car nous avions remarquĂ© que de plus en plus, il y avait d’autres lĂ©zards de son espĂšce qui venaient lui rendre visite par curiositĂ© ou qui venaient lui chercher querelle…

Et comme il Ă©tait attachĂ© par une corde, il ne pouvait pas bien se dĂ©fendre face Ă  ses dĂ©tracteurs qui n’hĂ©sitaient pas Ă  s’attaquer Ă  lui en le mordant, lui laissant au passage quelques vilaines petites cicatrices sur le corps…

De plus, mon frĂšre et moi n’Ă©tions pas non plus 24 h/24 Ă  le protĂ©ger car nous avions aussi d’autres occupations et ce fut donc en parti Ă  cause de toutes ces raisons, que nous dĂ©cidĂąmes un beau jour, de le relĂącher afin qu’il redevienne libre comme il l’Ă©tait autrefois…

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La liberté de Léon :

Ce jour lĂ , chose trĂšs rarissime dans le domaine de nos amis les lĂ©zard, Monsieur LĂ©on ne voulait plus du tout nous quitter et ce malgrĂ© que mon frĂšre lui eut retirĂ© son collier…

Il s’Ă©tait trop habituĂ© Ă  nous et il restait plantĂ© lĂ , Ă  nous regarder de ses petits yeux noirs en amande, comme s’il nous disait :

« Mais je ne veux pas partir ! Je veux rester avec vous ! S’il vous plaĂźt, laissez-moi avec vous ! Je vous aime bien, moi… »

Mon frĂšre et moi Ă©tions trĂšs tristes de le laisser partir mais on voulait vraiment qu’il retrouve sa libertĂ©…

Alors d’un geste de la main, on lui faisait signe de s’en aller et on lui disait :

« Allez LĂ©on ! Il faut que tu partes maintenant. Tu verras, tu seras trĂšs heureux en libertĂ©. Allez, vas-y petit LĂ©on. Va retrouver ta libertĂ©. On ne t’oubliera jamais gentil petit LĂ©on…On t’aime, tu sais… »

Au bout d’un certain temps, il inclina la tĂȘte comme s’il avait compris notre message puis il nous regarda pour la derniĂšre fois de ses Ă©tranges petits yeux malicieux puis s’enfuya Ă  toutes pattes Ă  travers une des alvĂ©oles de notre mur de clĂŽture qui donnait sur la plage…

Et hop ! en un rien de temps, il s’Ă©tait retrouvĂ© Ă  l’extĂ©rieur de notre jardin, cĂŽtĂ© plage ; l’endroit mĂȘme oĂč tous ses amis les lĂ©zards de son espĂšce, aimaient bien rĂ©chauffer leur corps au soleil et qui devaient trĂšs certainement l’attendre Ă  ce moment-lĂ …

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Et voilà que notre ami Léon était bel et bien parti pour de nouvelles aventures.

Des aventures qui n’appartiendraient qu’Ă  lui…

DĂ©sormais, nous n’aurions plus jamais le plaisir et le privilĂšge de pouvoir observer notre petit lĂ©zard…

Mais c’Ă©tait notre souhait ! alors nous n’avions aucun regret Ă  ce sujet !

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LĂ©on fut donc le seul et dernier des lĂ©zards de son espĂšce Ă  ĂȘtre restĂ© en captivitĂ© chez nous et Ă©galement le seul Ă  ĂȘtre observĂ© de trĂšs prĂšs durant plusieurs jours…

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Pour toutes celles ou tous ceux qui se demanderaient si un jour, mon frĂšre et moi Ă©tions tombĂ©s par hasard sur notre petit LĂ©on ; la rĂ©ponse sera nĂ©gative…

LĂ©on avait quelques particularitĂ©s physiques telles que de longues balafres sur ses flancs ainsi qu’une tĂȘte bien spĂ©cifique que l’on aurait pu reconnaĂźtre entre mille parmi tous ses congĂ©nĂšres…

Non, notre LĂ©on ne revint plus jamais chez nous mais cela ne nous attristĂąmes pas ; bien au contraire, puisque nous nous disions qu’il devait sans doute couler des jours heureux ailleurs, avec ses amis(es) les lĂ©zards de son espĂšce…

****

C’Ă©tait l’histoire de LĂ©on, notre lĂ©zard gĂ©ant que je voulais absolument vous raconter car il faisait parti de l’un de mes plus beaux souvenirs passĂ©s en GuinĂ©e lorsque j’avais 10 ans. Un Ăąge oĂč l’on est intrĂ©pide et que la dĂ©couverte est trĂšs enrichissante…

2 réflexions sur “LĂ©on

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